Bijoux confiés et perdus : Barid Al-Maghrib épinglé par la Justice

Très suivi sur les réseaux sociaux, le bijoutier Hassan Oudaoud se retrouve aujourd’hui au centre d’un litige sensible impliquant Barid Al-Maghrib. En toile de fond, plusieurs envois de bijoux qu’il avait confiés à l’opérateur public sont arrivés altérés, ou n’ont jamais atteint leurs destinataires, laissant planer un soupçon de vol.

La Cour d’appel commerciale de Casablanca vient de trancher ce dossier où commerçant et transporteur se renvoient la responsabilité des disparitions, soulevant un débat inédit autour de la charge de la preuve et du rôle du service postal face à des marchandises de valeur.

Entre 2022 et 2023, le bijoutier — connu du grand public à travers sa marque Gold Oudaoud — expédie cinq colis via Amana Express vers Marrakech, Tanger et Rabat. Deux clients affirment n’avoir jamais reçu leurs bijoux. Deux autres ont bien reçu un paquet, mais le contenu ne correspondait pas aux pièces achetées : des bijoux de pacotille auraient remplacé les articles authentiques. Un cinquième envoi ne figure dans aucun suivi. Après des réclamations restées sans suite satisfaisante, Oudaoud saisit le tribunal de commerce de Rabat. En mars 2025, la juridiction rejette sa demande.

Epaulé par Me Soukaina Rizky, le commerçant interjette appel et provoque un revirement favorable. La Cour de commerce entamera son examen par les extraits de suivi versés aux débats : numéros, dates, destinations, montants indiqués lors du dépôt. Barid Al-Maghrib reconnaît les avoir remis elle-même. Pour les juges, cette seule reconnaissance établit la prise en charge des colis et l’existence d’un contrat de transport. À partir de là, expliquent-ils, la charge de la preuve s’inverse : c’est au transporteur, tenu d’une obligation de résultat, de démontrer que les envois ont été livrés.

Transport, une obligation de résultat

C’est ici que se cristallise le nœud juridique du dossier : Soutenu par Me Ibrahim Cherkaoui, l’opérateur soutient que l’envoi d’objets précieux est strictement encadré, voire interdit sans déclaration explicite de la nature et de la valeur. Selon lui, le commerçant aurait manqué à cette obligation, ce qui exclurait toute responsabilité du transporteur. L’enjeu ? Si cette règle était établie et opposable, elle ferait basculer la responsabilité sur l’expéditeur, transformant une affaire de disparition en manquement à des conditions d’acceptation.

Mais la Cour écarte cet argument. Les documents invoqués — note interne de 2010, conditions générales — n’ont pas été produits. Ils sont donc inopposables. Les juges rappellent que le débat ne peut pas reposer sur des règles non communiquées. Ils reviennent au droit commun : une fois la prise en charge établie, le transporteur doit prouver la livraison. À défaut, sa responsabilité est engagée.

L’examen individualisé des envois confirme cette conclusion. Deux colis, destinés à Tanger (26.500 DH) et Rabat (13.000 DH), ne sont assortis d’aucune preuve de distribution. La Cour condamne Barid Al-Maghrib à verser 39.500 DH, avec intérêts légaux. Pour les deux envois parvenus à Marrakech, aucune preuve n’étaye la substitution alléguée : la demande est rejetée. Le cinquième envoi, absent des relevés de suivi, est écarté pour défaut de preuve.

En statuant ainsi, la Cour d’appel commerciale de Casablanca rappelle une règle essentielle : lorsqu’un transporteur reconnaît avoir pris en charge un colis, il lui appartient d’établir sa livraison. À défaut, sa responsabilité est automatique. Dans l’affaire Oudaoud, les deux envois restés sans trace suffisent à entraîner la condamnation de Barid Al-Maghrib, dans l’attente d’un éventuel pourvoi. Selon nos informations, les deux parties comptent prolonger le dossier en cassation.

Après Jumia, Barid Al-Maghrib fait condamner Cathedis

Barid Al-Maghrib poursuit son offensive judiciaire contre les opérateurs qu’elle estime empiéter sur son monopole postal. Après la condamnation de Jumia le mois dernier, c’est désormais Cathedis qui fait les frais d’une nouvelle décision rendue par le tribunal de commerce de Casablanca.

Daté du 8 octobre 2025, le jugement condamne la société de livraison à verser 20.000 dirhams de dommages et intérêts à Barid Al-Maghrib, et à cesser toute activité relevant du champ exclusif de cette dernière, sous astreinte de 1.000 dirhams par jour en cas de non-exécution.

Le tribunal a également ordonné la publication du jugement, une fois celui-ci devenu définitif, dans deux journaux nationaux, l’un en arabe et l’autre en français, aux frais de la défenderesse, et l’a condamnée aux dépens.

Le jugement reste une décision de première instance, susceptible d’appel. Il s’inscrit dans la même logique que celui prononcé le 16 septembre contre Ecart Services Morocco (Jumia).

Dans les deux cas, Barid Al-Maghrib fonde ses actions sur le monopole postal que lui confère l’article 48 de la loi n° 24-96 relative à la poste et aux télécommunications.

Ce texte réserve à l’opérateur public le service du courrier sous toutes ses formes, notamment la distribution des correspondances et paquets d’un poids inférieur ou égal à un kilogramme, seuil issu du dahir du 25 novembre 1924 et encore cité comme référence.

Cette séquence judiciaire survient dans un contexte de réforme annoncée du cadre postal et de débat croissant sur la concurrence dans le secteur de la livraison. Dans une correspondance adressée au Conseil de la concurrence en juillet, Barid Al-Maghrib a indiqué qu’un projet de refonte du dispositif légal était déjà en cours d’examen.

Ce texte, qui n’a pas encore été rendu public, prévoit d’ouvrir le marché de la livraison de colis aux opérateurs privés contre paiement d’une redevance, une évolution qui, selon l’opérateur public, devrait reconfigurer la structure du marché et réduire les tensions liées à son monopole historique.

Chrono Diali : opération autorisée, mais scrutée par le Conseil de la concurrence

Autorisée par le Conseil de la concurrence cinq ans après sa création, la coentreprise Chrono Diali, portée par Barid Al-Maghrib et Geopost, demeure sous étroite surveillance. Le régulateur prévoit de réexaminer l’opération dans un délai d’un an après l’autorisation datée de juillet 2024.

L’objectif est d’évaluer son impact sur le marché de la livraison de colis liés au e-commerce, lit-on dans la décision publiée au Bulletin officiel du 22 septembre.

Le Conseil indique avoir identifié plusieurs effets susceptibles d’altérer la concurrence :

Le texte fait une autre révélation. Dans une correspondance adressée au Conseil en juillet 2025, Barid Al-Maghrib annonce qu’un projet de réforme du cadre postal était déjà en cours d’examen. Ce texte prévoit d’ouvrir le marché de la livraison de colis aux opérateurs privés contre paiement d’une redevance. Une évolution qui, selon l’opérateur public, devrait modifier la structure du marché et atténuer les risques relevés.

L’annonce de cette refonte a conduit le Conseil à valider la création de Chrono Diali, tout en conditionnant cette autorisation à un suivi spécifique.

Pour rappel, l’autorisation a été délivrée par le Conseil de la concurrence dans le cadre d’une régularisation sollicitée par Barid Al Maghrib. Ce dernier avait procédé à la création de Chrono Diali sans notification préalable au régulateur, une infraction qui lui a valu le paiement d’une amende. Un deuxième dossier, toujours en cours, vise quant à lui à vérifier la légalité du transfert, par l’opérateur postal marocain, de son monopole légal à sa filiale.

Barid Al-Maghrib : un autre dossier au Conseil de la concurrence autour de Chrono Diali

ESM (Jumia) sommé de respecter le monopole de Barid Al Maghrib

Ecart Services Morocco, société gestionnaire du site de e-commerce Jumia, devra cesser toute activité relevant du monopole de Barid Al Maghrib (Poste Maroc). C’est ce qui ressort d’un jugement rendu le 16 septembre par le tribunal de commerce de Casablanca.

La décision condamne également la société à verser 40.000 dirhams de dommages et intérêts, sous astreinte de 1.000 dirhams par jour en cas de non-exécution. Elle impose en outre la publication du jugement, une fois définitif, dans deux journaux nationaux aux frais de la défenderesse.

Le dossier fait suite à une demande initiée en mai 2025 par l’opérateur public. Pour l’heure, il s’agit d’une décision de première instance. Elle est susceptible de recours.

À ce stade, nous ne disposons pas de la copie intégrale du jugement, laquelle n’a pas encore été communiquée aux parties. Le dispositif de la décision ne précise pas, dans la version consultée, quelle activité exacte de Jumia a été jugée comme empiétant sur le champ réservé à Barid Al Maghrib.

À la lecture des textes légaux, ce champ couvre le service du courrier sous toutes ses formes, monopole de l’État exécuté par Barid Al Maghrib en vertu de l’article 48 de la loi n° 24-96 relative à la poste et aux télécommunications.

Historiquement, ce monopole inclut la distribution des correspondances et paquets d’un poids inférieur ou égal à un kilogramme, seuil fixé par le dahir du 25 novembre 1924 et encore rappelé dans des analyses du Conseil de la concurrence.

Les atteintes à ce monopole sont expressément sanctionnées par l’article 87 de la loi 24-96, tandis que l’article 50 réserve à Barid, ou à des opérateurs autorisés, l’exploitation de certains services de courrier accéléré international.

En revanche, les colis, la messagerie rapide et la logistique du e-commerce relèvent d’un marché concurrentiel ouvert aux opérateurs privés.

Plateforme défaillante, régime à la peine : l’impasse des auto-entrepreneurs

Les défaillances du portail des auto-entrepreneurs sont nombreuses et répétitives. Elles refont surface suscitant un vif mécontentement parmi ses utilisateurs. Nombre d’entre eux dénoncent des dysfonctionnements récurrents qui entravent gravement leur accès aux services numériques.

Ils tentent, souvent en vain, de se connecter à leur espace personnel afin de déclarer leur chiffre d’affaires ou d’actualiser leur situation professionnelle. Les problèmes signalés sont nombreux : bugs techniques, pannes prolongées du site, impossibilité de se connecter à son espace personnel, ou encore blocage total de certaines fonctionnalités.

En conséquence, ces usagers se retrouvent dans l’impossibilité de réaliser leurs démarches administratives courantes et, surtout, de déposer dans les délais légaux leur déclaration fiscale trimestrielle.

Dans ce contexte, certains témoignages révèlent une frustration grandissante. Un internaute nous confie qu’il lui est impossible de modifier son adresse ou d’actualiser son activité, malgré plusieurs demandes répétées depuis des années.

« Changer d’adresse ou d’activité ? Impossible depuis des années malgré plusieurs demandes. Rien ne bouge », indique-t-il.

« La plateforme ne renvoie jamais le mot de passe, les gens ne peuvent jamais se connecter », témoigne un autre utilisateur.

Le formulaire de contact en ligne reste souvent sans réponse, laissant les auto-entrepreneurs livrés à eux-mêmes face à leurs démarchesDe nombreux usagers peinent à trouver un véritable interlocuteur pour les accompagner dans leurs démarches. Le seul canal de contact proposé est un formulaire en ligne, accessible depuis le portail. Mais selon plusieurs auto-entrepreneurs, cette interface reste sans suite : aucun accusé de réception automatique et, bien souvent, aucun retour des équipes de support.

Pour une partie des auto-entrepreneurs, notamment ceux moins familiers avec les outils digitaux, ce manque d’accompagnement peut rapidement devenir un frein.

Contactée, une source autorisée à Barid Al-Maghrib s’explique : « Il s’agit d’un incident technique qui a temporairement perturbé l’accès au portail des auto-entrepreneurs. L’anomalie a été rapidement prise en charge, et le service est désormais rétabli ».

Et d’ajouter : « Un plan d’action est en cours de mise en œuvre afin de renforcer davantage la plateforme et d’éviter que ce type de situation ne se reproduise à l’avenir. À ce jour, le portail fonctionne normalement, et nous restons attentifs à toute alerte afin d’assurer un service continu et fiable à l’ensemble des utilisateurs ».

Des dysfonctionnements qui reviennent, encore et encore

Or, ce problème ne date pas d’hier. Il s’agit d’un dysfonctionnement récurrent qui s’aggrave à chaque période de forte affluence, notamment lors des échéances de déclarations trimestrielles ou à l’approche de la fin d’année. Ce fut le cas en janvier 2025, lorsque le portail est resté inaccessible pendant plus d’une semaine, paralysant de nombreux usagers. Ce fut le cas également en février 2024. Si on remonte encore plus loin, nous avons consacré un article à ce sujet en 2018.

Dès lors, une question s’impose : si ces blocages sont connus, documentés et se répètent systématiquement, pourquoi rien ne change ? Pourquoi ces bugs persistent-ils ? Pourquoi n’a-t-on toujours pas mis en place une solution durable, une bonne fois pour toutes ?

Le soutien au régime des auto-entrepreneurs s’essouffle-t-il ?

Le statut d’auto-entrepreneur, introduit avec enthousiasme comme un levier d’intégration formelle d’une partie de l’économie informelle, se retrouve aujourd’hui au cœur d’un véritable paradoxe. D’un côté, il est promu par les pouvoirs publics comme une solution accessible et simplifiée pour encourager l’entrepreneuriat individuel. De l’autre, certaines institutions, à commencer par la Direction générale des impôts, manifestent une réserve face à son efficacité réelle.

En témoignent les chiffres officiels : seuls 27.000 auto-entrepreneurs déclarent effectivement leurs revenus, soit à peine 6,3% des personnes inscrites au registre. Ce taux de non-déclaration, extrêmement élevé, fait du régime de l’auto-entrepreneur l’un des dispositifs fiscaux les moins respectés du système marocain, soulevant des interrogations sur sa viabilité, sa gouvernance et sa crédibilité à long terme.

« Malgré une fiscalité très allégée, la grande majorité des auto-entrepreneurs ne respectent pas leurs obligations déclaratives. Le statut d’auto-entrepreneur est une forme de légalisation de l’informel », a déclaré Younes Idrissi Kaitouni, directeur général des Impôts, à l’occasion des Grands Rendez-vous de Médias24.

Ainsi, au-delà des difficultés techniques, certains utilisateurs font part d’un certain découragement. À leurs yeux, la récurrence des blocages pourrait traduire un manque d’attention ou d’engagement envers ce régime, voire, selon certains, une forme d’inflexion dans la manière dont il est perçu et soutenu.

Portail des auto-entrepreneurs : des pannes persistantes suscitent l’inquiétude des utilisateurs

Récemment, de nombreux auto-entrepreneurs se plaignent de leur incapacité à se connecter au portail officiel qui leur est dédié pour effectuer leurs déclarations fiscales. Cette situation, qui dure depuis plus d’une semaine, empêche certains d’entre eux de s’acquitter de leurs obligations administratives, les exposant ainsi à des pénalités et à des complications avec l’administration fiscale.

Approché par Médias24, un auto-entrepreneur témoigne de ses difficultés à accéder au portail : « L’accès au portail des auto-entrepreneurs est très compliqué. Les interruptions sont fréquentes, rendant les démarches administratives particulièrement ardues. »

Un autre auto-entrepreneur, visiblement agacé, nous confie que la panne ne date pas d’une semaine, mais dure depuis près d’un mois : « Ce n’est pas acceptable ! Le site est hors service depuis presque un mois et rien ne semble être fait pour résoudre le problème. Nous sommes bloqués dans nos démarches et cela impacte directement notre activité. », déplore-t-il.

L’un des points de préoccupation majeurs concerne l’impossibilité, pour de nombreux auto-entrepreneurs, d’effectuer leur inscription via le portail dédié en raison de pannes prolongées. Plusieurs utilisateurs signalent que le site est hors service depuis plusieurs semaines, rendant toute nouvelle adhésion impossible. Cette situation constitue un frein pour ceux qui souhaitent formaliser leur activité et se retrouvent dans l’incapacité de finaliser leurs démarches en raison de ces dysfonctionnements.

La situation est encore plus problématique pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE). Nombre d’entre eux affirment que l’accès au portail et au site de Poste Maroc est pratiquement impossible depuis l’international, ce qui complique davantage la gestion de leur statut à distance.

De même, sur la plateforme X (anciennement Twitter), un Marocain résidant à l’étranger (MRE) exprime son exaspération face aux dysfonctionnements persistants des services en ligne. « Pour nous, Marocains du monde, ces plateformes ne fonctionnent plus depuis un bon moment. Il est impossible d’y accéder, que ce soit au site des auto-entrepreneurs ou à celui de Poste Maroc. »

Réponse de Poste Maroc

Face aux difficultés d’accès rencontrées ces derniers jours sur la plateforme dédiée aux auto-entrepreneurs, Barid Al-Maghrib a apporté des précisions quant aux causes de ces dysfonctionnements et aux mesures prises pour y remédier. L’organisme en charge de la gestion du portail reconnaît que ces perturbations sont liées à une affluence exceptionnelle des utilisateurs, notamment en raison des déclarations fiscales et de la couverture sociale des auto-entrepreneurs.

« La plateforme des auto-entrepreneurs a récemment enregistré des pics significatifs de connexions simultanées, liés aux déclarations des revenus et à la couverture sociale. Comme pour toute plateforme destinée à un large public, ces sollicitations concentrées sur des plages horaires restreintes ont engendré des ralentissements et des engorgements du système », indique une source autorisée à Barid Al-Maghrib, contactée par Médias24.

Dans ce contexte, l’opérateur affirme avoir mobilisé ses équipes techniques afin d’apporter des solutions rapides à ces perturbations. « Barid Al-Maghrib a mobilisé ses ressources techniques pour apporter des solutions dans les plus brefs délais. Dès le 8 janvier, des interventions majeures ont été réalisées pour renforcer les capacités de la plateforme et garantir une expérience utilisateur fluide. Ces efforts ont permis de stabiliser la plateforme et d’assurer un service de qualité aux auto-entrepreneurs. », assure la même source.

Par ailleurs, si ce phénomène se produit chaque année, la question de l’anticipation se pose. La mise en place de solutions techniques adaptées ou de dispositifs préventifs pourrait permettre d’atténuer ces dysfonctionnements et d’assurer un accès continu au portail, en particulier durant les périodes de forte affluence.

Barid Al-Maghrib déploie une flotte de 190 cyclomoteurs électriques pour une distribution « écoresponsable »

Cette initiative s’inscrit dans les efforts continus du groupe pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre et promouvoir une modernisation durable du secteur postal marocain, explique un communiqué de Barid Al-Maghrib.

Un premier lot de 190 cyclomoteurs électriques a été déployé pour la distribution du courrier/colis dans sept grandes villes du Royaume : Laâyoune, Agadir, Marrakech, Fès, Casablanca, Tanger et Rabat. Selon Barid Al-Maghrib, un second lot, composé de 250 unités supplémentaires, est prévu d’ici fin décembre 2024. À l’horizon 2025, ce sont plus de 650 cyclomoteurs électriques qui sillonneront les différentes régions du Maroc.

Ces cyclomoteurs, offrant une autonomie de 80 à 100 km, répondent parfaitement aux exigences techniques de la distribution quotidienne. Ils représentent une avancée majeure pour une gestion plus écologique des livraisons du dernier kilomètre, ajoute la même source.

Cette initiative prolonge les actions déjà entreprises par Barid Al-Maghrib, notamment l’intégration de 225 véhicules électriques dans sa flotte dès 2022.

Barid Al-Maghrib : un timbre-poste pour les 10 ans du Musée Mohammed VI d’Art moderne et contemporain

La cérémonie de dévoilement de cette émission spéciale s’est tenue lundi 4 novembre au Musée Mohammed VI à Rabat, en présence de Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées, et d’Amin Benjelloun Touimi, directeur général de Barid Al-Maghrib, selon un communiqué du groupe.

Inauguré par le Roi Mohammed VI en octobre 2014, le MMVI se distingue comme la première institution muséale marocaine dédiée exclusivement aux arts modernes et contemporains, tout en étant la première du Royaume à répondre aux normes muséographiques internationales.

Ce timbre-poste commémoratif, intitulé « 10 ans – Musée Mohammed VI d’Art moderne et contemporain », met en avant le parvis du MMVI, avec l’œuvre emblématique du célèbre artiste Arman ; une sculpture en bronze intitulée « Accord final-1981 », présentant un piano brisé.

Cette nouvelle émission philatélique s’ajoute au timbre lancé en 2014 à l’occasion de l’inauguration du MMVI, enrichissant ainsi la collection dédiée aux arts plastiques.

Parmi les précédentes émissions figurent des timbres commémorant les expositions d’artistes de renommée internationale organisées au sein du MMVI, notamment : « Rétrospective GIACOMETTI » en 2016, « Face à PICASSO » en 2017, et « Les couleurs de l’Impressionnisme » en 2019, précise le communiqué.

Un nouveau billet de banque de 50 dirhams mis en circulation

S’inscrivant dans le sillage de l’émission de la nouvelle série de billets de banque et de pièces de monnaie, le nouveau billet de 50 dirhams met en exergue le développement durable du Maroc à travers la stratégie nationale relative aux énergies propres et la protection des ressources naturelles, précise Bank Al-Maghrib dans un communiqué.

Le recto du billet illustre le portrait du Roi Mohammed VI, les armoiries du Royaume, un motif architectural inspiré des portes marocaines, ainsi qu’une vue stylisée des cascades d’Ouzoud. Le verso comporte des vues stylisées de la station solaire « Noor » de Ouarzazate, des éoliennes, du barrage de Ouirgane et de la station de dessalement de l’eau de mer d’Agadir. Intégrant des technologies de sécurité avancées, ce billet a été entièrement conçu et réalisé par les compétences marocaines de Dar As-Sikkah, précise la Banque centrale.

Par ailleurs, Barid Al-Maghrib a émis un timbre-poste et un bloc-feuillet innovants pour commémorer cet événement. Cette émission spéciale met en lumière certaines des grandes réalisations du Maroc au cours des vingt-cinq dernières années. Le bloc-feuillet présente des dessins stylisés de la carte du Maroc, avec une ouverture sur l’Afrique symbolisée par le gazoduc Maroc-Nigeria, la Tour Mohammed VI, le Grand Théâtre de Rabat, l’Académie Mohammed VI de Football et une vue aérienne de la station de dessalement d’Agadir. Cette réalisation philatélique se distingue par l’utilisation de matériaux tels que le placage de bois de chêne, la feuille d’or premium et le papier graphique, ainsi que par des techniques de production avancées comme les découpes au laser et les impressions jet d’encre UV numériques, indique le groupe dans un communiqué.

Barid Al-Maghrib organise également une exposition philatélique sur le thème « 25e anniversaire de l’intronisation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI » à partir du 31 juillet dans son musée à Rabat, fait savoir le communiqué, ajoutant qu’une cérémonie de présentation de cette nouvelle émission innovante aura également lieu le 8 août.

Deux nouveaux membres au conseil de surveillance d’Al Barid Bank

Il s’agit de :

– Samia Kabbaj : lauréate de l’Université Paris Dauphine, elle possède une expertise dans la création, la gestion et le développement d’entreprises, construite au fil d’expériences réussies à la direction de grandes structures marocaines et internationales, souligne un communiqué d’Al Barid Bank.

– Jihane Errachidi : diplômée de l’École des Ponts ParisTech, experte en finance, actuellement directrice des investissements et de la stratégie de la Holding Al Ajial.

Ces nominations interviennent à la suite du conseil de surveillance d’Al Barid Bank, tenu le 31 mai.

Un nouveau timbre-poste à l’occasion du 60e anniversaire de l’ONCF

Le nouveau timbre a été dévoilé lors d’une cérémonie présidée le mardi 30 avril à la gare Rabat-Agdal par le directeur général de l’ONCF, Mohamed Rabie Khlie, et le directeur général du groupe Barid Al-Maghrib, Amin Benjelloun Touimi.

Intitulé « Office national des chemins de fer : 60 ans de progrès », ce nouveau timbre-poste représente un ancien train datant de plus de 50 ans et le train à grande vitesse Al Boraq. Ces deux trains côte à côte sur les rails témoignent de la transformation opérée par l’opérateur ferroviaire national depuis sa création en 1963 jusqu’à nos jours, persévérant sur la voie du progrès et de la modernité, souligne un communiqué diffusé à cette occasion.

« Sous l’impulsion de la vision du Roi Mohammed VI, l’ONCF a pu accélérer les mutations pour mieux accompagner notre pays dans son développement économique et social. Le mot d’ordre étant : moderniser et développer le réseau ferroviaire national, pour pouvoir accompagner efficacement la mobilité des personnes et des biens, réduire les temps de parcours, améliorer continuellement le confort et la sécurité des clients en consolidant ses choix stratégiques pour faire du rail l’épine dorsale d’un système de transport marocain, novateur, intelligent, propre et accessible à tous », a déclaré Mohamed Rabie Khlie, directeur général de l’ONCF, cité dans le communiqué.

De son côté, Amin Benjelloun Touimi, directeur général du groupe Barid Al-Maghrib, a déclaré que « l’émission de ce nouveau timbre-poste s’inscrivait dans le cadre de la politique de Barid Al-Maghrib qui vise à accompagner et à soutenir les grands projets structurants de notre pays. La coopération avec l’ONCF renforce notre volonté mutuelle à accompagner pleinement la dynamique de développement économique et social de notre pays sous la conduite du Roi Mohammed VI ».

L’émission de ce nouveau timbre-poste vient enrichir la collection philatélique de la poste marocaine consacrée au thème des moyens de transport. Dès 1948, un timbre-poste avait été dédié au « Train Marocain ». Par la suite, d’autres émissions ont vu le jour, comme « Moyens de Transport au Maroc » en 1966, « Ligne Ferroviaire de l’Unité » en 1982,  « Le Train » en 2010, « 50e anniversaire de l’ONCF » en 2014 et « Train à grande vitesse : Al Boraq » en 2019, rappelle le communiqué.