Dams: The filling rate rises to 45.2% as of January 8, 2026 (data and satellite images)

After heavy rainfall, Morocco’s dam reservoirs stood at 7.586 billion cubic meters, on Thursday, January 8, 2026, representing 45.2% of total capacity. This represents a sharp rise from 4.7 billion cubic meters (28.39%) recorded on the same date last year.

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Within four weeks, from December 14 to early January 2026, Morocco’s dams captured 2.3 billion cubic meters of water, equal to 14.2% of national storage capacity—a figure that underscores the exceptional scale of this rainy episode.

As a direct result of these inflows, several dams have now reached full capacity. Leading the list is the Sidi Mohammed Ben Abdellah dam, strategic for the Rabat–Casablanca axis, currently storing 967 million cubic meters (Mm³), followed by the Oued El Makhazine dam with 672 Mm³.

Other medium‑sized reservoirs have also reached full capacity, including Chérif Al Idrissi (121 Mm³), Allal El Fassi (99 Mm³), and the Oued Za dam (94 Mm³). The Moulay Abdellah and Aoulouz reservoirs respectively hold 90 and 88 Mm³.

Capacity of Morocco’s dams at 100% filling as of January 8, 2026

In addition, small reservoirs with capacities not exceeding 10 million cubic meters (Ahl Souss, Nakhla, Timoutine, Sidi Idriss…) have reached full capacity.

On the other hand, the situation of major dams is gradually improving. Al Wahda now exceeds 57% of its total capacity, surpassing 2 billion cubic meter mark. Meanwhile, Al Massira dam has surpassed, for the first time in several years, the threshold of 200 million cubic meters. Yet despite this progress, its reserves remain limited at just 8% of capacity.

Satellite data illustrate the significant evolution of dam filling levels across the country between December 2025 and January 2026.

Evolution of the Massira dam (Dec 6, 2025 – Jan 7, 2026)

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Evolution of the Bin Ouidane dam (Nov 28, 2025 Jan 7, 2026)

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Evolution of the Sidi Mohammed Ben Abdellah dam (Dec 6, 2025 – Jan 6, 2026)

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Evolution of the Charif Al Idrissi dam (Dec 1, 2025 – Jan 6, 2026)

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Evolution of the Aoulouz dam (Dec 1, 2025 – Jan 6, 2026)

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Barrages : le taux de remplissage grimpe à 45,2% au 8 janvier 2026 (data et images satellites)

Après un épisode pluvieux conséquent, les réserves des barrages se sont stabilisées ce jeudi 8 janvier 2026 à un volume de 7,586 milliards de mètres cubes (MMm³), ce qui représente 45,2% de leur capacité totale. Ceci marque une nette amélioration contre seulement 4,7 MMm³ stockés, soit 28,39%, à la même date l’année dernière.

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En l’espace de quatre semaines, du 14 décembre à début janvier 2026, les barrages ont capté 2,3 MMm³ d’eau, ce qui représente un apport équivalent à 14,2% de la capacité nationale de stockage. Un chiffre qui atteste de l’ampleur exceptionnelle de cet épisode pluvieux.

Conséquence directe de ces apports, plusieurs barrages affichent désormais complet. En tête de liste, le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, stratégique pour l’axe Rabat-Casablanca, stocke aujourd’hui 967 millions de m³ (Mm³), suivi du barrage Oued El Makhazine qui retient 672 Mm³.

D’autres ouvrages de taille moyenne ont également atteint leur capacité maximale, notamment le barrage Chérif Al Idrissi (121 Mm³), celui de Allal El Fassi (99 Mm³) ou encore le barrage sur l’Oued Za (94 Mm³). Les retenues de Moulay Abdellah et d’Aoulouz affichent respectivement 90 Mm³ et 88 Mm³.

S’ajoutent à cela les petits réservoirs dont la capacité ne dépasse pas 10 Mm³ (Ahl Souss, Nakhla, Timoutine, Sidi Idriss…), qui ont rempli pleinement leur capacité.

D’autre part, la situation des autres grands barrages s’améliore progressivement, avec notamment Al Wahda qui a dépassé 57% de sa capacité totale, franchissant la barre des 2 MMm³. De son côté, le barrage Al Massira a dépassé pour la première fois depuis plusieurs années le seuil de 200 Mm³. Toutefois, malgré cette amélioration, ses réserves ne représentent que 8% de sa capacité totale.

À partir des données satellitaires, nous retraçons l’évolution marquante des niveaux de remplissage de plusieurs barrages du pays entre décembre 2025 et janvier 2026.

Évolution du barrage Massira entre le 6 décembre 2025 et le 7 janvier 2026

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Évolution du barrage Bin Ouidane entre le 28 novembre 2025 et le 7 janvier 2026

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Évolution du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah entre le 6 décembre 2025 et le 7 janvier 2026

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Évolution du barrage Charif Al Idrissi entre le 1er décembre 2025 et le 6 janvier 2026

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Évolution du barrage Aoulouz entre le 1er décembre 2025 et le 6 janvier 2026

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L’alimentation en eau potable renforcée à Tétouan depuis le barrage Charif Al Idrissi

L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) a mis en service un important projet de transfert d’eau potable entre la ville de Tétouan et sa zone côtière.

Ce transfert assurera le renforcement et la sécurisation de l’alimentation en eau potable des villes de Tétouan, Martil, M’Diq, Fnideq et des localités avoisinantes à partir du barrage Charif Al Idrissi, indique un communiqué de l’Office.

D’un coût de 182 millions de DH, financé par l’ONEE à travers un prêt auprès du Fonds saoudien de développement, ce projet consiste principalement en la réalisation d’une conduite de transfert en acier protégé de diamètre 1.200 mm sur une longueur de près de 18 km permettant de véhiculer un débit de 110.000 mètres cubes par jour.

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI) 2020-2027, dont la convention a été signée le 13 janvier 2020 devant le Roi Mohammed VI, contribuera à l’amélioration des conditions de vie d’une population d’environ 740.000 habitants et au développement des activités socio-économiques de la région.

L’étude de conception du barrage Ras El Ma d’Ifrane bientôt lancée

L’étude sera réalisée sur une période globale de 14 mois, en trois étapes :

– Établissement des éléments de conception (5 mois)

Cette phase inclut une analyse critique des études antérieures, portant sur le choix du site, les études géologiques et hydrologiques, ainsi que les dimensions et types d’ouvrages prévus. Une étude topographique complète est également prévue.

– Études d’avant-projet détaillé (APD) (6 mois)

Elle consistera à affiner les éléments techniques du projet, notamment sur les aspects structurels et fonctionnels de l’ouvrage.

– Dossier de consultation des entreprises (DCE) (3 mois)

Cette phase préparera la mise en concurrence des entreprises pour la réalisation des travaux.

Le site du barrage Ras El Ma est situé dans la commune Ben Smim relevant de la province d’Ifrane. Il relève de la zone d’action de l’Agence du bassin hydraulique de Sebou.

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Les bassins d’irrigation, un atout pour l’agriculture à l’épreuve de l’évaporation (infographies)

L’évaporation des eaux s’est intensifiée au cours des dernières décennies sous l’effet de l’augmentation des températures moyennes. Ce ne sont pas uniquement les barrages qui en pâtissent. Les bassins ou bassines d’irrigation, où sont stockées des ressources autrefois protégées dans les nappes phréatiques avant leur extraction, subissent également des pertes significatives dues à ce phénomène naturel.

Si l’évaporation des eaux des barrages est estimée à environ 140 millions de mètres cubes par an, ce chiffre semble dérisoire face à l’ampleur des pertes enregistrées dans les bassins d’irrigation. Ces derniers, majoritairement situés dans des zones plus exposées aux températures élevées et à un important déficit pluviométrique, subissent des niveaux d’évaporation bien plus conséquents.

Selon une récente étude, présentée par Mokhtar Bzioui, expert international en gestion des ressources en eau, lors de la 2e édition des Assises nationales de la régionalisation avancée, environ 950 millions de mètres cubes d’eau s’évaporent chaque année à partir des bassins d’irrigation, dont la majorité sont situés dans la région de Béni Mellal-Khénifra.

Réalisée en collaboration entre l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et le Massachusetts Institute of Technology (MIT), cette étude met en lumière l’ampleur des pertes hydriques dues à l’évaporation et souligne la nécessité d’adopter des solutions innovantes pour préserver les ressources en eau, particulièrement dans les zones fortement impactées.

 

Capture d’écran extraite du live de la 2ᵉ édition des Assises nationales de la régionalisation avancée.

Plus de 200.000 bassins d’irrigation recensés dans le pays

Il existe deux principaux systèmes pour stocker l’eau en vue de la réutiliser pour irriguer les terres agricoles. Le premier consiste à recueillir l’eau de pluie ruisselant des collines. Dans ce cas, il s’agit d’une retenue collinaire. Le deuxième est appelé retenue de substitution ou bassin.

C’est un réservoir qui est creusé dans le sol puis tapissé d’une bâche en plastique et entouré de digues. L’eau est pompée soit dans les rivières, soit directement dans la nappe phréatique superficielle qui se remplit pendant l’hiver lorsqu’il pleut. Ces réservoirs sont de tailles diverses et peuvent stocker des centaines de mètres cubes d’eau.

Pour un bassin d’irrigation d’un volume de 1.500 m3, « il faut débourser pas moins de 30.000 DH », nous explique un agriculteur. « Il faut d’abord creuser le sol (2.500 DH), puis installer la bâche en plastique (2.500 DH). Mais ce sont l’acquisition du moteur et de la pompe qui représentent les dépenses les plus importantes », précise-t-il.

 

Bassin d’irrigation sous l’effet du soleil

Selon l’étude précitée, 227.042 bassins d’irrigation sont recensés dans le pays, dont plus de la moitié dans la région de Béni Mellal-Khénifra :

– Béni Mellal-Khénifra : 107.245 ; 

– Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 55.279 ; 

– Marrakech-Safi : 34.820 ; 

– Rabat-Salé-Kénitra : 7.342 ; 

– Souss-Massa : 7.041 ; 

– Fès-Meknès : 5.701 ;

– Casablanca-Settat : 3.884 ; 

– L’Oriental : 2.464 ; 

– Laâyoune-Sakia El Hamra : 1.219 ; 

– Dakhla-Oued Ed-Dahab : 896 ; 

– Guelmim-Oued Noun : 852 ; 

– Drâa-Tafilalet : 299.

Une méthode qui ne fait pas l’unanimité

« Le recours aux réservoirs de stockage d’eau, qu’ils soient collectifs au niveau des périmètres d’irrigation ou individuels dans les exploitations agricoles, est généralement dicté par de nombreuses considérations”, assure à Médias24 la direction de l’Irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole, relevant du ministère de l’Agriculture.

“Ces réservoirs sont indispensables pour créer des réserves tampon afin de garantir l’adéquation entre l’offre et la demande en eau, pour assurer la décantation des eaux chargées et pour réduire les risques d’approvisionnement en cas de pannes”, explique la même source.

Sauf qu’en période de sécheresse, ces bassins sont alimentés à longueur de journée par les eaux des nappes phréatiques qui ne se renouvellent plus assez pour maintenir un certain équilibre entre l’offre et la demande. D’après les agriculteurs que nous avons sondés, il s’avère que si les bassins sont toujours pleins, c’est parce que les cultures irriguées, à l’instar des maraîchers, nécessitent des rondes d’irrigation, surtout lorsqu’ils sont irrigués grâce au système de goutte-à-goutte.

L’irrigation d’une superficie cultivée ne se fait pas en même temps, mais par ronde. “Nous devons donc puiser dans ces bassins tout au long de la journée pour irriguer l’ensemble de la parcelle”, nous explique l’un d’entre eux.

Or, un bassin, qui n’est pas protégé du soleil et toujours plein, favorise l’évaporation. D’où le fait que cette méthode est loin de faire l’unanimité. « Cette pratique est, en principe, illégale puisqu’elle prive les autres de leur droit à l’eau. De plus, elle aggrave la perte et le gaspillage de cette ressource précieuse à cause de l’évaporation », déplore Mohammed Said Karrouk, climatologue et professeur universitaire.

En effet, d’après l’étude susmentionnée, le volume total perdu en raison de l’évaporation est de l’ordre d’environ 950 millions de m3 (Mm3), soit l’équivalent d’un grand barrage, comme celui d’Ahmed El Hansali :

– Béni Mellal-Khénifra : 608,3 Mm3 ;

– Tanger-Tétouan-Al Hoceima : 88,2 Mm3 ;

– Marrakech-Safi : 144,3 Mm3 ;

– Rabat-Salé-Kénitra : 15,9 Mm3 ;

– Souss-Massa : 21,9 Mm3 ;

– Fès-Meknès : 27,04 Mm3 ;

– Casablanca-Settat : 7,5 Mm3 ;

– L’Oriental : 6,08 Mm3 ;

– Laâyoune-Sakia El Hamra : 11,05 Mm3 ;

– Dakhla-Oued Ed-Dahab : 8,1 Mm3 ;

– Guelmim-Oued Noun : 7,7 Mm3 ;

– Drâa-Tafilalet : 2,6 Mm3.

 

 

Le bassin d’Oum Er-Rabia, exemple des dérives liées aux bassins d’irrigation

Dans les faits, ce n’est pas une surprise que la région de Béni Mellal-Khénifra soit la plus touchée par cette problématique. Plusieurs facteurs y contribuent. Au-delà de la hausse des températures moyennes, il s’agit de la région qui compte le plus de bassins d’irrigation au Maroc car le déficit pluviométrique y est important et le bassin d’Oum Er-Rabia, dont elle relève, n’a jamais connu une sécheresse aussi intense.

Pour preuve, parmi les dix bassins hydrauliques du Royaume, l’Oum Er-Rabia est le seul à avoir enregistré un déficit au cours de l’année hydrologique écoulée. “En 2023-2024, le volume des ressources en eau dans les barrages a enregistré un minimum de 704 millions de m³, contre une moyenne normale de 2,89 milliards de m³”, précise le ministère de l’Équipement et de l’Eau.

 

 

« Le déficit des apports hydriques au niveau des barrages du bassin a enregistré ces dernières années respectivement 38%, 54%, 55%, 77%, 67%, et 74%, par rapport à la moyenne annuelle normale, ce qui a eu un impact négatif sur le taux de remplissage des barrages”, ajoute la même source.

 

 

C’est justement l’absence de dotation agricole à partir des barrages du bassin d’Oum Er-Rabia, notamment les édifices d’Ahmed El Hansali et de Bin El Ouidane, qui pousse les agriculteurs à pomper l’eau des nappes phréatiques, afin d’irriguer des arbres fruitiers (agrumes, grenadiers, oliviers…) et d’autres cultures qui nécessitent un apport en eau important, à l’image de la betterave sucrière ou encore des cultures céréalières.

« Cette pratique explique pourquoi le bassin d’Oum Er-Rabia est asséché, malgré qu’il soit le 2ᵉ plus grand bassin en ressources en eau au Maroc”, regrette le Professeur Mohammed Said Karrouk. « Le volume des eaux souterraines dans le bassin atteint annuellement 528 millions de mètres cubes et souffre d’une surexploitation. Un déficit de 134 millions de mètres cubes par an est enregistré au niveau des nappes phréatiques en l’absence d’équilibre entre le volume d’extraction et l’eau exploitable”, corrobore le ministère de l’Équipement et de l’Eau.

Ainsi, le déficit pluviométrique encourage l’extraction de l’eau à partir des aquifères. Ce qui augmente l’évaporation des ressources de la nappe qui sont stockées dans les bassins d’irrigation, en plein air. Un cercle vicieux dont les solutions pour en sortir ne sont pas légion.

Une couche d’huile en surface

Au niveau des barrages, des solutions pour réduire l’évaporation des eaux ont été mises en place, notamment à travers l’installation de panneaux solaires flottants pour réduire l’évaporation et produire de l’énergie solaire. Cela dit, « Les panneaux solaires n’empêchent pas l’évaporation. Il est possible qu’ils l’augmentent en raison de la chaleur supplémentaire qu’ils génèrent », prévient Mohammed Said Karrouk.

S’agissant des bassins d’irrigation, l’une des solutions proposées est de créer des bassins souterrains pour éviter d’exposer l’eau aux rayons du soleil. Mais pour notre interlocuteur, « au lieu de les stocker dans des bassins souterrains, il serait préférable de les laisser là où elles étaient, dans les nappes phréatiques avant leur pompage ».

« Une méthode qui pourrait être efficace pour les bassins est l’application d’une couche d’huile en surface, mais cette solution n’est pas applicable aux barrages », assure-t-il. Concrètement, l’huile forme une barrière qui empêche les molécules d’eau de s’évaporer directement dans l’air, ce qui pourrait aider à conserver l’eau dans les bassins.

En outre, il est impératif de contrôler l’utilisation de l’eau, notamment dans le secteur agricole. « Nous devons espérer que l’eau revienne du ciel, afin de reconstituer les nappes phréatiques et de remplir les barrages. Mais la surveillance et le contrôle de l’utilisation de l’eau sont essentiels, afin d’éviter de nous retrouver dans la même situation à l’avenir”, espère M. Karrouk.

Toutefois, cela ne sera possible que si la loi permet de telles actions. « Aujourd’hui, l’utilisation de l’eau à des fins agricoles échappe à toute régulation législative. La loi initiale 10/95 intégrait l’agriculture, mais les articles relatifs à son application n’ont jamais été mis en œuvre. Quant à la loi 36/15, elle ignore tout simplement l’agriculture », conclut-il.

Les images satellitaires d’une hausse des retenues des barrages au Maroc

Après une année 2024 exceptionnellement sèche et chaude, avec des températures hivernales inhabituellement élevées, le Maroc entame une nouvelle saison agricole sous le signe de l’espoir en raison des dernières précipitations ayant intéressé l’ensemble du territoire national. Les conditions semblent plus clémentes, malgré les inquiétudes suscitées par les traces d’une sécheresse qui a perduré six années consécutives et qui fait appel à une gestion durable des ressources hydriques.

Les agriculteurs attendent avec impatience des précipitations additionnelles, capables de réalimenter les ressources d’eau essentielles pour un bon démarrage de la saison agricole, d’autant que la saison précédente avait été marquée par une raréfaction sans précédent de ces ressources, entraînant une réduction significative des superficies cultivées et provoquant des restrictions d’irrigation dans de nombreux périmètres agricoles.

Grâce aux récentes précipitations, les barrages ont pu stocker un volume cumulé de 4,896 milliards de m3 à ce jour, ce qui représente 29,09% de leur capacité totale, un volume supérieur à celui enregistré l’année dernière à la même période, qui ne dépassait pas 25%.

Lors de son intervention parlementaire le 14 octobre, le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, avait souligné l’impact positif des récentes précipitations exceptionnelles sur le remplissage des barrages. Ces dernières ont permis de stocker 780 millions de m3 d’eau supplémentaires, assurant ainsi un approvisionnement en eau potable pour plus de deux ans.

En exploitant les données satellitaires disponibles, nous illustrons les évolutions les plus importantes des niveaux de remplissage des barrages du pays entre les mois de septembre et octobre 2024.

Barrage de M’dez (Province de Sefrou)

À seulement neuf mois après sa mise en service, le barrage M’dez connaît une évolution très positive. Les récentes précipitations ont permis d’accroître significativement ses réserves, confirmant ainsi sa capacité à stocker jusqu’à 700 Mm3 d’eau.

Évolution du barrage de M’dez entre le 1er septembre et le 21 octobre 2024

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Barrage Hassan Dakhil (Province d’Errachidia)

À l’instar du barrage de Keddoussa, le barrage Hassan Dakhil a bénéficié des dernières précipitations exceptionnelles qui ont concerné la région. En l’espace d’un seul mois, les réserves de ce dernier ont bondi de 79 à 193 Mm3, soit une augmentation de plus de 36%.

2024 2024

Barrage Mohammed V (Région de l’Oriental)

Grâce aux récentes précipitations, le niveau d’eau du barrage Mohammed V a considérablement augmenté, passant de 24 Mm3 le 1er septembre à plus de 117 mm3 le 25 octobre 2024, soit une hausse d’environ 39%.

Évolution du barrage Mohammed V entre le 3 septembre et le 21 octobre 2024

2024 2024

Barrage d’Aoulouz (Province de Taroudant)

Confronté à une sécheresse sévère l’année dernière, le barrage d’Aoulouz, indispensable pour l’irrigation agricole de la région, a vu ses réserves se reconstituer de manière spectaculaire grâce aux récentes pluies abondantes. Jusqu’au 1er septembre 2024, le barrage n’affichait que 11 Mm3. Ce volume a quadruplé pour atteindre 51 Mm3 après les dernières précipitations sur la province.

Évolution du barrage d’Aoulouz entre le 1er septembre et le 22 octobre 2024

2024 2024

Barrage de Keddoussa (Province de Figuig)

Essentiel pour l’irrigation des oasis de la province, le barrage de Keddoussa a vu ses réserves augmenter de manière significative à la suite des récentes fortes précipitations, atteignant désormais 72 Mm3.

Évolution du barrage de Keddoussa entre le 1er septembre et le 21 octobre 2024

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Amélioration timide du volume du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah (Région de Rabat-Salé-Kénitra)

En tant que principale source d’eau potable pour les métropoles de Rabat et Casablanca, le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah joue un rôle particulièrement stratégique. Malgré les précipitations récentes, les réserves de ce réservoir stratégique n’ont augmenté que de manière limitée en raison de la grande pression sur ce barrage aux différentes finalités.

Évolution du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah entre le 1er septembre et le 21 octobre 2024

2024 2024

Rappelons que la situation du barrage Al Massira, principale source d’eau potable pour la région de Casablanca-Settat, demeure alarmante. Avec un taux de remplissage ne dépassant pas 1%, les réserves sont au plus bas depuis des années, imposant une vigilance accrue, notamment pour la ville de Casablanca aux 5 millions d’habitants.

Khouribga : 41,5 MDH pour la construction du nouveau barrage d’Aït Moussa

Ce nouveau petit barrage, qui nécessitera un budget de 41,58 millions de DH, sera situé sur un affluent de l’oued Bou Guerroum, au niveau de la rive droite de l’oued Oum Er-Rbia, selon les données de l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) de Béni Mellal-Khénifra qui vient de lancer un appel d’offres pour la construction de cet ouvrage.

Ce nouvel ouvrage hydraulique contribuera à l’alimentation des nappes d’eau souterraines et au renforcement de l’approvisionnement en eau potable dans cette partie de la région Béni Mellal-Khénifra.

Une douzaine de petits barrages et lacs collinaires sont programmés durant la période 2022-2024, dont cinq à Khénifra, trois à Khouribga, deux à Béni Mellal et deux à Azilal.

Le programme de réhabilitation des petits barrages, pour la même période, concerne trois barrages à Béni Mellal et sept barrages à Khouribga.

(Avec MAP)

Eau et agriculture : le projet du barrage Kheng Grou commence à prendre forme

Les travaux de construction du nouveau barrage se poursuivent sans relâche pour gagner du temps, dans un contexte de sécheresse sévère dans la région de l’Oriental. Situé dans la province de Figuig, le barrage de Kheng Grou sera bâti dans une gorge de l’oued Kheng Grou près de Ksar Moghel, caidat Beni Tadijit.

Ce cours d’eau s’écoule entre deux reliefs montagneux, le jbel Boudhir à l’ouest et le jbel Talmest à l’est. Il résulte de la confluence de plusieurs oueds situés en amont du bassin du Guir, principalement les oueds Safsaf, Rmila, Ghazouan, Hallouf et Sahb Sabab.

Une première zone à relocaliser située dans le bassin du barrage.

L’ouvrage, en cours de construction, est de type béton compacté au rouleau (BCR). Il s’agit d’une construction de barrage par mise en place successive de couches de béton. Cette approche permet une durabilité, une rapidité dans les travaux et une économie dans les coûts. Elle présente également l’avantage de déverser facilement les crues.

Les travaux récemment initiés concernent le début du coulage des couches de béton, qui atteindront une hauteur totale de 79 m à l’achèvement du projet. Deux ans après le lancement du projet, les travaux réalisés représentent environ 2/5 du projet total, soit un taux d’avancement d’environ 37%.

En raison de la crise hydrique, les travaux sont intensifiés pour achever le projet plus tôt que la date prévue. L’ambition est qu’il soit prêt vers juillet 2026 au lieu de mars 2027. De précieux mois gagnés.

Une fois finalisé, le projet, qui permettra le stockage d’environ 1.069 millions de mètres cubes d’eau supplémentaires, constituera le plus grand barrage de la région orientale et le cinquième plus grand du Maroc.

Image satellitaire montrant le caractère aride aux alentours du site du barrage (23 juin 2024).

En marge des travaux de construction, sont prévues des opérations de relocalisation des équipements qui seront noyés par la future retenue du barrage Kheng Grou, dont la ligne électrique de moyenne tension.

Forte sécheresse dans la province de Figuig

Contrairement à ce qui est médiatisé, ce projet ne constitue en aucun cas une menace hydrique pour l’ouest de l’Algérie puisque l’oued Kheng Grou ne présente aucune connexion avec l’oued Guir, dont la source est située dans la montagne Al Ayachi (province de Midelt) et qui déverse en Algérie.

Ce projet vise à trouver une solution face à la succession des années de sécheresse dans la région de l’Oriental.

D’une année à l’autre, le niveau des nappes souterraines a baissé en raison de la limitation des eaux de surface dans le bassin de Guir. Aujourd’hui, la surexploitation des nappes menace l’approvisionnement en eau potable et l’agriculture oasienne, très répandue dans cette zone aride.

Selon le ministère de l’Equipement et de l’eau, le bassin de Guir comprend principalement trois nappes, toutes surexploitées :

Nappe du Haut Atlas : cette nappe, la plus importante, s’étend de Figuig à l’est jusqu’au Rich à l’ouest. Les ressources d’eau renouvelables annuelles sont de 211,3 millions de mètres cubes contre une consommation de 211,3 millions de mètres cubes.

Nappe du Crétacé : elle se situe aux alentours de la ville d’Errachidia où les ressources renouvelables sont de l’ordre de 154.5 millions de mètres cubes contre une consommation annuelle de 154.4 millions de mètres cubes.

– Nappe du Quaternaire : il s’agit d’une nappe superficielle où les ressources renouvelables sont de 164,7 millions de mètres cubes contre une consommation de 188,1 millions de mètres, soit un déficit de 23,4 millions de mètres cubes.

Pour préserver l’oasis de Figuig, un projet de connexion entre le barrage Rkiza, avec une capacité de 17 millions de mètres cubes, et le barrage de Sfisef, dont la capacité ne dépasse pas 20 millions de mètres cubes, est envisagé.

Potentiel exploitable dans le bassin de Guir

Le bassin de Guir compte environ 59 seuils de dérivation et des khettaras le long des principaux oueds et affluents permettant le développement des oasis et le pastoralisme. Le projet Kheng Grou est pensé dans une zone où la qualité de l’eau de surface et souterraine est bonne et pérenne.

Il est estimé qu’il cumulerait un apport d’environ 110 millions de mètres cubes, pouvant doubler en cas de crues, fréquentes dans cette zone où les précipitations sont rares, sous forme de pluies torrentielles brèves mais intenses, pouvant apporter des volumes d’eau plus importants. Les grandes vallées traversées par les oueds du bassin Guir confirment ce constat.

Le bassin de Guir alimentant les provinces de Figuig et Errachidia ne dispose que de quelques barrages moyens, à savoir le barrage de Hassan Ad Dakhil (312 millions de mètres cubes) et le barrage de Kadoussa (220 millions de mètres cubes).

Ses potentialités, justifient la nécessité d’un nouveau barrage permettant de stocker plus de ressources, tout en réduisant la pression sur les eaux souterraines en surexploitation.

 

 

Le futur projet de barrage Kheng Grou permettra de créer une immense capacité de stockage d’eau, répondant ainsi à la demande croissante en eau face à l’épuisement des ressources souterraines. Il fournira de l’eau potable à la région, contribuera à la recharge de la nappe phréatique appauvrie, protégera contre les crues récurrentes et permettra le développement d’un périmètre agricole à l’aval du barrage, dont l’aménagement sera lancé prochainement et se développera en parallèle.

Enfin, il permettra de soutenir l’agriculture oasienne à l’aval du barrage sur une superficie de 1.000 hectares de petite et moyenne hydraulique traditionnelle, et d’étendre la superficie du périmètre sur 3.300 hectares additionnels.

Voici ce qu’il faut retenir du nouveau barrage de Kheng Grou :

– Capacité du barrage : 1 milliard 69 millions de mètres cubes ;

– Début de construction : deuxième trimestre de l’année 2022 ;

– Fin des travaux : juillet 2026 (au lieu de mars 2027, prévue initialement) ;

– Coût du projet : 1.150 millions de dirhams ;

– Finalité du barrage : eau potable, irrigation agricole, protection contre les inondations et recharge artificielle de la nappe de Guir.

En un mois, les réserves des barrages ont augmenté de plus de 500 Mm3

Le taux de remplissage des barrages est remonté à 26% le lundi 11 mars, gagnant ainsi 3,1 points par rapport au 9 février dernier.

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Le 9 février dernier, le taux de remplissage était à son plus bas niveau historique, soit 22,9% depuis que des statistiques sont recueillies, organisées et publiées quotidiennement.

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Du 9 février au 11 mars, les réserves nettes ont ainsi augmenté de près de 513 millions de mètres cubes (Mm3).

Ce 11 mars, les réserves totales se chiffraient à environ 4,2 milliards de mètres cubes, principalement concentrées dans le nord du Royaume, notamment à Al Wahda, Oued El Makhazin et Idriss 1er. Ces réserves ont enregistré des augmentations approximatives de 119 Mm3, 77 Mm3 et 34 Mm3 respectivement.

Les trois barrages qui ont profité le plus des pluies récentes, selon les calculs de Médias24, sont les suivants :

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Le Maroc prélève chaque année 1 milliard de mètres cubes des réserves des barrages au profit de l’eau potable ; le reste de l’eau destinée à la consommation humaine (700 Mm3) provient d’autres sources telles que le dessalement ou les nappes.

Les données récentes du barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, qui approvisionne désormais le nord de Casablanca en plus de Rabat, et bénéficie du transfert des eaux du Nord depuis le 28 août 2023, révèlent une amélioration significative entre le 9 février 2024 et le 11 mars 2024.

Le taux de remplissage est passé de 20,6% à 23,8%, avec des réserves d’eau augmentant de 31,542 Mm3 pour atteindre 232,204 Mm3.

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À Meknès, un projet à 280 MDH pour sécuriser l’accès à l’eau potable

La première tranche de ce projet, qui consiste à renforcer la sécurisation de l’alimentation en eau potable du monde rural à partir du barrage Idriss 1er, est en cours de réalisation, a affirmé le directeur provincial de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE)- branche Eau, Khalid Rahel, dans un entretien accordé à la MAP, faisant état, dans ce cadre, de la réalisation à terme d’une dizaine de forages par l’Agence du bassin hydraulique de Sebou (ABHS) avant qu’ils ne soient équipés par l’ONEE. Quant aux deuxième et troisième tranches, a fait savoir M. Rahel, elles devraient être lancées incessamment.

Le projet concerne plusieurs communes rurales dont Lamhaya, Oued Jdida, Sidi Abdellah Lkhayat, Mghassiyin, Moulay Driss, Oualili, N’zala, Cherkaoua, Ain karma, Ain jemaa, Dar Oum Soltan, Ain Orma, Ait Ouallal, a-t-il dit.

A Meknès ville, la production de l’eau potable est assurée par l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE), tandis que la distribution est gérée par la Régie autonome de distribution de l’eau et de l’électricité (RADEM). Selon M. Rahel, l’alimentation en eau potable dans la ville se fait de manière « normale ». Dans le milieu rural cependant, où la gestion est assurée par l’ONEE, la régression des forages au niveau de J’bel de Moulay Drisse a impacté l’approvisionnement des communes rurales de N’zlat Bni Ammar et Oualili.

Par ailleurs, la direction provinciale de l’ONEE-branche eau a entrepris une série de mesures et d’actions pour faire face à cette situation et réduire l’impact du stress hydrique sur l’alimentation en eau dans les différentes communes relevant du territoire de la province.

Parmi ces mesures, le responsable provincial a cité :

– la recherche et la réparation des fuites ;

– la réduction de la pression au niveau des réseaux de distribution ;

– la sensibilisation et le contrôle des industriels et des grands consommateurs ;

– l’organisation des campagnes de sensibilisations auprès de la société civile et du grand public.

La ville de Meknès est approvisionnée en eau potable depuis les sources de Btit et Ribaa à hauteur de 40% et les forages de Haj Kaddour, Saiss et Ras El Ma (30%). Une adduction du barrage Idriss 1er assure les 30% restant, selon des données de la RADEM.

Les services concernés sont à pied d’œuvre au niveau de la province, à l’instar du reste du Royaume, pour rationaliser l’utilisation de l’eau et sécuriser l’alimentation en cette denrée vitale, en application des directives royales qui accordent un intérêt particulier à cette question stratégique. Dans ce cadre, le gouvernement attache une importance capitale à cette problématique, en mobilisant des ressources financières et humaines conséquentes, et en mettant en place des comités de vigilance au niveau national pour assurer un suivi minutieux et responsable de cette question.

Dans cette optique, le gouvernement s’efforce d’accélérer la mise en oeuvre des projets s’inscrivant dans le Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation. Ce dernier prévoit la réalisation de plusieurs barrages et l’exploitation optimale de leurs eaux, le dessalement de l’eau de mer et l’interconnexion des bassins hydriques, à l’instar du raccordement des bassins de Sebou et de Bouregreg, réalisé grâce à une expertise marocaine et dans un laps de temps très court.

(Avec MAP)

Plus de 700.000 DH pour l’étude de conception du barrage Guelta à Jrada

Le délai d’exécution global pour la réalisation de l’étude est fixé à 10 mois.

Selon l’appel d’offres lancé par la société de développement régional, cette étude consiste en la réalisation des trois missions suivantes :

– L’étude d’avant-projet sommaire qui consiste en la réalisation de l’étude de faisabilité, de l’étude hydrologique et hydraulique, de l’étude topographique et de l’étude géotechnique dans un délai de 4 mois.

– L’étude d’avant-projet détaillé (APD), qui consiste en la réalisation des plans suffisamment détaillés et qui définiront les travaux à réaliser, notamment les fouilles et la définition des ouvrages hydrauliques, afin de réaliser un métré précis et une bonne estimation des conditions d’exécution. Cette étude devra être réalisée dans un délai global de 4 mois.

– L’établissement du dossier de consultation des entreprises (DCE) dans un délai de deux mois. Ce dossier permettra la désignation de l’entreprise qui sera chargée de la réalisation des travaux de génie civil.

Près de 15,4 MDH pour l’assistance technique du projet d’interconnexion des barrages Oued El Makhazine-Dar Khrofa

Une enveloppe budgétaire de près de 15,4 MDH sera consacrée à ce marché, dont le délai d’exécution a été fixé à 24 mois.

Pour une capacité de transfert d’un volume de 100 Mm3/an d’eau, avec un débit d’équipement de 3.2 m3/s, le projet d’interconnexion du barrage Oued EL Makhazine au barrage Dar Khrofa s’inscrit dans le cadre de la sécurisation de l’alimentation en eau potable et industrielle (AEPI) du Grand Tanger.

Ce projet comporte, à titre indicatif, les ouvrages suivants :

– la conduite de raccordement de la station de pompage au barrage se fera par une conduite en acier DN1800 par piquage sur la conduite DN1200 sortant du barrage ;

– une station de pompage d’un débit de 3.2 m3/s ;

– une conduite de refoulement en acier de DN1800 ;

– une cheminée d’équilibre pour la protection des conduites de refoulement et d’adduction ;

– une conduite gravitaire de DN1800 sur environ 40 km ;

– un ouvrage de restitution au niveau du barrage Dar Khrofa ;

– une ligne aérienne de raccordement électrique avec postes départ et transformation.

L’interconnexion Oued El Makhazine-Dar Khrofa coûtera plus de 750 MDH  

L’Office régional de mise en valeur agricole du Loukkos avait lancé un autre appel ayant pour objet les travaux d’interconnexion du barrage Oued El Makhazine au barrage Dar Khrofa, en deux lots :

– lot 1 : travaux de réalisation de la station de pompage et de la tranche 1 de la conduite d’adduction ;

– lot 2 : travaux de réalisation de la tranche 2 de la conduite d’adduction.

L’estimation du coût des travaux du premier lot est de 244,5 MDH, tandis que celle des travaux du deuxième lot est de 506,8 MDH.

Dans une déclaration à la presse à l’issue de la réunion du comité de pilotage du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, tenue en septembre dernier, le ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka, a affirmé que les efforts se poursuivaient pour réaliser l’interconnexion des barrages Oued El Makhazine et Dar Khrofa en vue d’assurer l’approvisionnement en eau potable des habitants de Tanger.