Le Future Leaders Challenge s’installe à Benguérir les 2 et 3 juin 2025

Le Maroc s’apprête à accueillir l’édition nationale du Future Leaders Challenge (FLC) les 2 et 3 juin 2025, au sein de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) à Ben Guerir. Cet événement de deux jours réunira plus de 150 étudiants parmi les plus brillants, des dirigeants du secteur, des représentants gouvernementaux et des sommités académiques. Ensemble, ils relèveront des défis stratégiques concrets du secteur de l’hospitalité et du tourisme, et concourront pour une place aux Finales Régionales MEA (Moyen-Orient et Afrique) à Dubaï, indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Un carrefour du capital humain au croisement des secteurs clés

En fédérant le monde académique, les instances gouvernementales et l’industrie, Future Leaders Platform cultive une communauté où l’éducation rencontre l’opportunité, et où les talents sont formés pour répondre aux horizons changeants du secteur. Grâce au dialogue entre directeurs d’établissements, décideurs politiques et cadres dirigeants, le FLC Maroc veille à ce que les diplômés soient non seulement préparés à diriger et à innover, mais aussi à surpasser les standards internationaux avec vision et détermination.

Une opportunité stratégique pour le Maroc

Alors que le Royaume se prépare à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du monde de la FIFA 2030, ces événements phares offrent une occasion exceptionnelle de positionner le Maroc comme un modèle régional d’excellence en matière de tourisme, d’hospitalité et de service.

Pour relever ces défis, il est impératif de renforcer les compétences locales, de professionnaliser les carrières dans l’hospitalité et de préparer une nouvelle génération de talents à adopter les normes internationales.

Le Future Leaders Challenge survient à un moment opportun, agissant comme un levier concret pour accélérer la croissance de ce secteur et contribuer à l’attractivité durable du Maroc sur la scène mondiale.

Le leadership en action

Au cœur du FLC Maroc siège un Conseil stratégique composé de cadres supérieurs, parmi lesquels Imad Barrakad (SMIT), Frédéric Feijs (Radisson Hotel Group), Hubert Ummels (Fondateur du FLC), Abbas Azzouzi (Experienciah Morocco), Raouf Ben Chedli (Hilton), Hamid Bentahar (Président, Confédération Nationale du Tourisme CNT), Laila Bensouda (Madaëf Sports & Events), Joafar Mrhardy (TMSA), Souleymane Khol (Accor) et Karim Sentici (SHB). Leur expertise garantit que le programme demeure étroitement aligné sur les priorités nationales et les meilleures pratiques mondiales.

Catalyser la transformation et l’impact

À travers des ateliers pratiques, des panels d’experts et le défi étudiant lui-même, les participants affûteront leurs compétences stratégiques, opérationnelles et en intelligence culturelle.

Une réunion spéciale de l’Alliance des directeurs d’établissements d’enseignement permettra également d’affiner les programmes d’études pour qu’ils soient en phase avec les besoins futurs de l’industrie.

« Dans un monde globalisé, l’hospitalité et le tourisme peuvent être des moteurs de croissance économique, d’inclusion et d’innovation – si nous unissons nos forces », déclare Hubert Ummels. « Le FLC fédère le gouvernement, l’industrie, les éducateurs et les jeunes leaders autour d’un agenda commun pour le capital humain, ancré localement et connecté mondialement ».

Les inscriptions pour le Future Leaders Challenge Maroc 2026 sont désormais ouvertes.

InnovX veut mobiliser 800 millions de dollars pour transformer les chaînes agricoles en Afrique

La plateforme MAVA (Mobilizing for Agricultural Value Chains in Africa), portée par InnovX, a organisé la 3ᵉ édition du Forum africain sur l’investissement dans les chaînes de valeur agricoles, en présence d’investisseurs, d’acteurs du secteur agroalimentaire, d’entrepreneurs et d’agences de développement, indique un communiqué d’InnovX.

« InnovX contribue au développement de l’initiative MAVA, aux côtés de l’IFC et du groupe OCP, dans une volonté commune d’accompagner la transformation durable des chaînes de valeur agricoles en Afrique. Cette 3e édition du forum reflète notre engagement à favoriser les synergies entre innovation, investissement et impact au service des territoires », déclare Amine Houssaim, CEO d’InnovX, cité dans le communiqué.

Créée en octobre 2023, MAVA est le fruit d’une alliance stratégique entre InnovX, le groupe OCP (via sa filiale OCP Africa) et la Société financière internationale (IFC), bras du secteur privé du groupe Banque mondiale.

« MAVA incarne une ambition forte : mobiliser 800 millions de dollars d’ici 2030 pour catalyser et déployer des investissements stratégiques dans les chaînes de valeur agricoles à travers l’Afrique en conjuguant leur expertise respective en matière de financement et de développement des systèmes alimentaires », explique Younes Addou, vice-président Agribusiness & Sustainability Solutions chez InnovX.

 

Lors du Forum, l’Agence française de développement (AFD) a annoncé une subvention stratégique de 350.000 euros à InnovX, destinée à financer des études de diagnostic et de faisabilité sur les chaînes de valeur agricoles. Parmi les axes ciblés : la valorisation des sous-produits agricoles à des fins de séquestration du carbone.

Des projets concrets déjà en cours

MAVA s’inscrit dans une approche orientée terrain. Elle a déjà soutenu des projets pilotes autour de filières stratégiques comme le riz et la noix de cajou, à savoir :

Un start-up challenge a également été lancé avec Digital Africa (groupe PROPARCO), pour appuyer les meilleures innovations en Agtech, Fintech et Insurtech, avec des tickets d’investissement pouvant aller jusqu’à 100.000 dollars.

 

L’approche MAVA repose sur un modèle collaboratif unique mêlant innovation, appui financier, renforcement des capacités locales et mise en réseau. D’autres rencontres sont prévues dans les mois à venir pour assurer le suivi opérationnel des projets et maintenir la dynamique engagée sur le terrain, conclut le communiqué.

UM6P Science Week : le thème « Convergences » au coeur de l’édition prochaine

La 5ᵉ édition de la Semaine scientifique de l’Université Mohammed VI Polytechnique s’est achevée après une semaine riche en conférences et débats autour de sujets d’actualité majeurs, tels que l’intelligence artificielle, l’agriculture durable, la transition énergétique et la mine de demain. Placée sous le thème « Shaping the Future« , cette édition s’inscrit dans une volonté de ne pas rester en retrait de l’évolution technologique qui se passe actuellement dans le monde et fait suite logique aux éditions précédentes axées sur « Transitions », « Le transhumanisme » et « La complexité ».

Cette édition a rassemblé 4.500 participants, parmi lesquels figuraient des étudiants issus de diverses universités, ainsi que 90 experts internationaux provenant du monde académique et industriel. Ils ont animé 45 conférences et 30 ateliers abordant des défis majeurs actuels et à venir : l’intelligence artificielle dans les transitions industrielles, les enjeux énergétiques et miniers, le rôle de l’innovation dans les secteurs de l’agriculture et de la santé, l’entreprenariat, ainsi que la souveraineté scientifique en Afrique…

La science n’est pas une abstraction confinée aux laboratoires et aux publications. C’est une force en mouvement, un levier qui transforme nos sociétés, nos économies et nos manières d’appréhender le monde.

L’événement marquant de cette 5ᵉ édition est la première présentation publique du projet du Grand Stade Hassan II, futur deuxième plus grand stade au monde et projet emblématique du pays, par l’architecte Tarik Oualalou. Ce dernier a détaillé les choix architecturaux et la démarche qui ont mené à cette conception, tout en évoquant le design et l’esthétisme et la performance énergétique du projet.

« La science n’est pas une abstraction confinée aux laboratoires et aux publications. C’est une force en mouvement, un levier qui transforme nos sociétés, nos économies et nos manières d’appréhender le monde », a souligné Hicham El Habti, président de l’UM6P.

À la clôture de cet événement, une note importante a été évoquée concernant la prochaine édition, qui devrait, dans une approche proactive, aborder le thème des convergences. Ce thème s’explique par une convergence multiniveaux entre les disciplines scientifiques, de plus en plus recherchée, ainsi que par les synergies entre la recherche, l’industrie et les politiques publiques, qui deviennent de plus en plus nécessaires pour promouvoir le développement économique, environnemental et social (à l’image du NEXUS).

Fouad Laroui : Nous assistons à un rapprochement progressif des disciplines

En marge de l’événement, Médias24 a rencontré Fouad Laroui, écrivain, journaliste et chroniqueur. Professeur de philosophie des sciences à l’UM6P, il est également à l’origine de l’idée ayant conduit à l’organisation de la semaine des sciences au sein de l’université.

Créée en 2020, la Science Week visait initialement à sensibiliser les étudiants de l’UM6P à l’importance de la science face aux défis mondiaux. « L’idée était de rappeler que la science apporte des réponses essentielles », explique Fouad Laroui. Cinq ans plus tard, l’événement a dépassé les frontières de l’université. Une évolution qu’il juge extrêmement favorable.

« Ce que je constate, c’est une différence marquante par rapport à l’époque où j’étais étudiant. À l’époque, nous visions à intégrer de grandes structures, que ce soit une entreprise ou une institution publique. Aujourd’hui, la majorité des étudiants aspirent à développer leurs propres projets. C’est une évolution positive, mais elle impose de repenser les cadres institutionnels », a précisé Fouad Laroui.

Le problème, c’est que les étudiants ont du mal à distinguer un professeur d’université d’un charlatan avec un million d’abonnés.

Dans un contexte marqué par l’essor des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle, Fouad Laroui a insisté sur l’impérieuse nécessité de préserver et de promouvoir la science, tout en plaidant pour une adaptation des institutions aux aspirations des nouvelles générations.

« Aujourd’hui, n’importe qui peut se proclamer influenceur et diffuser des informations erronées. Le problème, c’est que les étudiants ont du mal à distinguer un professeur d’université d’un charlatan avec un million d’abonnés. Je vous donne un exemple : il y a vingt ans, l’idée que des adultes éduqués puissent croire que la Terre est plate aurait été ridicule. Aujourd’hui, je rencontre des personnes diplômées qui affirment cela sans sourciller. Pourquoi ? Parce qu’elles mettent sur le même plan un professeur de géophysique et un influenceur qui diffuse des montages photos », a expliqué Fouad Laroui.

Sous un autre angle, le changement climatique illustre, selon Fouad Laroui, la nécessité d’une approche interdisciplinaire pour résoudre un défi complexe qui menace l’humanité entière. « Le changement climatique est ce qu’on appelle, en anglais, un wicked problem : un problème si complexe qu’aucune discipline seule ne peut prétendre le résoudre. Chimistes, économistes, politiques… tous doivent unir leurs efforts », constate-t-il.

« Nous observons un rapprochement progressif entre les disciplines, C’est pourquoi on a choisi le thème des « convergences » pour l’édition 2026 de la Science Week. Prenons l’exemple de la médecine : un futur médecin doit désormais maîtriser des notions de science des données. Il n’est plus possible de se limiter à une expertise unique, une évolution qui aurait été impensable il y a vingt ans »,  a conclu Fouad Laroui.

L’UM6P Science Week revient pour sa 5e édition à Benguérir

« Science Week est l’occasion de repenser notre rapport à la science et à l’innovation. Elle offre un espace d’échange pour repenser le monde de demain, un monde où la science et l’innovation sont au service du progrès humain et de la préservation de notre environnement, un monde où l’Afrique a un rôle majeur à jouer », a déclaré Hicham El Habti, président de l’UM6P.

Pour ce dernier, la Semaine de la science a pour objectif de relever les défis actuels en rapprochant les disciplines, de favoriser l’innovation et de transformer la recherche en impact concret. Il a également rappelé que l’approche scientifique de l’université repose sur trois piliers clés :

La recherche interdisciplinaire : briser les barrières entre les disciplines pour créer des solutions holistiques à des problèmes mondiaux complexes.

L’expérimentation et innovation : transformer le campus en un laboratoire d’essai où la recherche rencontre l’application dans le monde réel.

Le renforcement des capacités : donner aux jeunes talents une visibilité mondiale, des connaissances de pointe et un esprit d’entreprise.

En marge de la conférence de presse organisée à la veille de l’événement, Fouad Laroui, président du comité scientifique de la Science Week, a mis en avant l’importance de cet événement pour la recherche scientifique, mais aussi pour le parcours de formation des étudiants de l’UM6P et la nécessité de favoriser l’interdisciplinarité scientifique dans le monde d’aujourd’hui.

L’intelligence artificielle, la durabilité et l’avenir au centre des priorités de la recherche à l’université

Dans son discours inaugural, le président de l’Université Mohammed VI Polytechnique a souligné que, dans un monde évolutif, la responsabilité incombe à tout le monde – scientifiques, décideurs politiques, entrepreneurs, éducateurs et étudiants – de redéfinir la manière de penser, de créer et d’innover un futur proche, sachant que :

« Nous sommes convaincus que l’Afrique doit non seulement participer au progrès scientifique mondial, mais aussi en être un leader. Le continent est confronté à des défis uniques, de la sécurité alimentaire à la résilience climatique, de l’accès à l’énergie à la transformation numérique. Les solutions à ces défis doivent venir du talent africain, de l’innovation africaine et du leadership africain. C’est pourquoi l’UM6P ne se contente pas de suivre les tendances mondiales ; nous les anticipons et les adaptons aux réalités africaines », a précisé Hicham Habti.

Dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’intelligence artificielle, en particulier avec l’émergence du chinois DeepSeek, le président de l’université a réaffirmé l’importance de ne pas rester en retrait et de chercher les bonnes réponses à ces questions : quelles sont les implications éthiques de l’IA ? Comment garantir que le progrès technologique profite à tous, plutôt qu’à une minorité privilégiée ? Comment concilier innovation et durabilité ?

Face à la sécheresse qui se propage en Afrique, l’agriculture durable s’impose comme un pilier essentiel de la sécurité alimentaire, et l’innovation technologique, sociale et environnementale est indispensable pour relever ces défis liés à la raréfaction des ressources.

L’Université Mohammed VI Polytechnique est déterminée à demeurer une université africaine de référence, visant à accompagner les défis du continent, plus particulièrement ceux liés au développement durable et au développement du capital humain. En 2024, l’université a été classée parmi les 400-500 meilleures universités mondiales selon le Times Higher Education et a obtenu une notation de 5 étoiles au QS Ranking. Durant la même période, l’université a étendu son réseau par l’ouverture de deux antennes à Paris et à Montréal, et compte prochainement ouvrir une nouvelle antenne à Mexico, ainsi qu’une nouvelle école d’Agritech (Digital Farming School) qui sera inaugurée à Yamoussoukro, en Côte d’Ivoire, en 2025.

À l’échelle nationale, l’université compte renforcer sa présence territoriale à travers un nouveau campus dédié à la chimie à El Jadida, près de Jorf Lasfar, et l’expansion du campus de Benguérir. Au sein de la Healthcare City de Benguérir, l’université prévoit également l’ouverture prochaine d’un Centre hospitalier universitaire, qui permettra, d’une part, de former les étudiants en médecine de l’université et, d’autre part, d’offrir des soins à la population locale.

Verbatim. Le plaidoyer de Chakib Alj pour l’industrie à la 2e édition de la JNI

« Cette Journée nationale de l’industrie s’inscrit dans la continuité du succès de la première édition en 2023. Elle répond aux hautes directives de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, avec des orientations clairvoyantes, ambitieuses et réalisables qui tracent le chemin pour une véritable montée en gamme de notre industrie », a affirmé Chakib Alj, président de la CGEM.

Il a ensuite souligné que la JNI s’impose désormais comme un rendez-vous annuel incontournable, offrant une plateforme de discussion sur des sujets essentiels pour le développement industriel du Maroc et sa place dans l’économie mondiale. Dans une économie mondiale en perpétuelle transformation, où la souveraineté industrielle et l’indépendance économique sont devenues des priorités stratégiques, la JNI permet de réfléchir aux défis actuels et futurs.

Le président de la CGEM a également mis en avant la progression notable des exportations industrielles marocaines : « En 2023, notre industrie a atteint 429 milliards de DH d’exportations, contre 329 milliards en 2021. Une industrie performante et exportatrice contribue non seulement à rééquilibrer notre balance commerciale, mais aussi à renforcer la stabilité de notre monnaie ».

Des acquis…

Chakib Alj a évoqué la Charte de l’investissement et le Fonds Mohammed VI, doté de 15 milliards de DH, comme des catalyseurs du développement industriel. « Ces initiatives, ouvertes aux TPME, dynamisent les projets à travers tout le pays ».

Sur le plan environnemental, la décarbonation occupe une place centrale dans la stratégie industrielle. Le Maroc dispose aujourd’hui de 38% de capacité installée en énergies renouvelables, avec une ambition d’atteindre 52% d’ici 2030. En parallèle, la stratégie digitale à l’horizon 2030 vise à transformer les administrations et les entreprises, en intégrant la transformation digitale au secteur industriel, notamment pour les PME. Selon lui, cela est essentiel pour maintenir la compétitivité du pays sur la scène internationale.

Pour M. Alj, le Maroc est désormais perçu comme un connecteur stratégique et une base arrière industrielle de premier plan pour les marchés mondiaux. Parmi les succès notables, il a cité le projet de gigafactory et les récentes investissements chinois dans le secteur textile, qui devraient générer près de 10.000 emplois.

… et des défis

Le président de la CGEM a insisté sur l’importance d’une inclusion territoriale plus large, rappelant que 80% de l’industrie est concentrée entre El Jadida et Tanger. Le développement des autres régions et l’accessibilité au foncier sont des priorités pour attirer les investissements. Il a également souligné l’urgence de réformer le système de formation professionnelle, avec l’appui du secteur privé, pour former la main-d’œuvre nécessaire à la transformation industrielle.

Lors de son discours, Chakib Alj a également mis en exergue la nécessité de réformer le Code du travail, en vigueur depuis plus de 20 ans, et de promulguer la loi sur la grève, afin de stimuler la création d’emplois. Il a ajouté que la simplification des procédures administratives est cruciale pour améliorer l’attractivité des investissements, appelant à une refonte du parcours de l’investisseur.

Le financement des projets industriels reste un défi central. Le président de la CGEM a appelé les banques à soutenir davantage les entrepreneurs, tout en mettant en avant la Bourse de Casablanca comme un levier essentiel pour l’accélération du développement des entreprises via des levées de fonds publics.

Chakib Alj a conclu en réaffirmant que l’objectif ultime est d’accélérer le développement industriel du Maroc, avec une inclusion territoriale accrue et la création d’emplois durables, tout en renforçant la souveraineté industrielle. Il a également appelé à l’émergence de champions nationaux capables de porter les ambitions marocaines à l’international, notamment en Afrique, à travers des complémentarités régionales dans des secteurs clés comme l’agroalimentaire, le textile, l’électronique et l’automobile.

OCP s’associe au groupe Weir pour fournir des solutions énergétiques durables aux projets de Benguérir et Louta

La commande des solutions que fournira Weir au groupe OCP soutiendra la poursuite de la construction du projet Louta ainsi que le triplement de la production du projet de Benguérir où Weir a déjà fourni des solutions similaires de séparation et de déschlammage basées également sur sa pompe à boues Warman et sa technologie d’hydrocyclone Cavex, lit-on dans un communiqué de l’entreprise écossaise.

L’expansion du site de Benguérir commencera après la phase initiale du projet, dont la première production est prévue pour 2024 avec une durée de vie estimée de la mine de plus de 100 ans, poursuit la même source.

« Après la mise en service de l’équipement, le soutien après-vente sera assuré par des experts techniques de Weir depuis notre centre de services marocain, situé à proximité des projets », ajoute-t-on.

Cité dans le communiqué, Jon Stanton, directeur général de Weir a déclaré : »Nous sommes ravis d’avoir obtenu ce contrat majeur. Il représente une forte approbation de nos gammes Warman et Cavex qui offrent une séparation économe en énergie à grande échelle pour soutenir les objectifs de productivité et de durabilité de nos clients. En plus de nos solutions de pointe, nous promettons à nos clients un service de classe mondiale; notre équipe locale est ravie de continuer à livrer pour OCP alors qu’ils mettent en service la phase initiale à Benguérir et qu’ils se préparent à élargir ces projets passionnants ».

L’école Jacques-Majorelle ouvre ses portes à Benguérir

Fruit d’une collaboration entre l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et le réseau éducatif français d’excellence OSUI-Mlfmonde, l’antenne de l’école Jacques-Majorelle s’inscrit dans une « démarche éducative innovante qui privilégie un apprentissage de qualité dès la petite enfance », indique un communiqué du groupe scolaire.

Elle vise à offrir aux familles de la région un environnement pédagogique propice à l’épanouissement des enfants, en leur garantissant un accompagnement stimulant et épanouissant. L’objectif est de préparer les jeunes élèves non seulement à réussir leur parcours scolaire, mais aussi à les ouvrir à de nouvelles perspectives pour leur avenir académique et professionnel, en les accompagnant jusqu’aux portes de l’enseignement supérieur, souligne le groupe scolaire.

Rattachée au groupe scolaire Jacques-Majorelle de Marrakech, l’école Jacques-Majorelle de Benguérir poursuit cet engagement pour une éducation d’excellence. « Reconnu par le ministère français de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, cet établissement bénéficie du soutien continu de l’équipe de direction de Marrakech, garantissant une qualité d’enseignement constante et une pédagogie alignée sur les standards du réseau », souligne la même source.

L’école Jacques-Majorelle de Benguérir adopte une approche innovante en intégrant des dispositifs pédagogiques axés sur le développement psycho-social des élèves, avec des classes en plein air, des espaces inclusifs et des temps de repos individualisés, détaille le groupe scolaire. L’enseignement met l’accent sur les sciences via des programmes STIAM et une bibliothèque numérique. L’établissement s’engage également en faveur du développement durable avec un projet « école verte » et des initiatives sur la gestion de l’eau et l’agriculture durable, alignées sur les objectifs de l’ONU.

À l’UM6P, le programme « International campus of excellence » s’étend à l’Afrique

Le programme « International Campus of Excellence » est porté par l’Académie royale européenne des docteurs (RAED) et réunit deux générations de sommités aux côtés de jeunes leaders pour discuter de questions de pointe.

Ce programme est soutenu depuis 2005 par un groupe influent comprenant 50 lauréats du prix Nobel, 12 anciens chefs d’État et de gouvernements, 9 astronautes, 6 chefs étoilés Michelin et 1.200 industriels, rassemblant des représentants de 52 pays de tous les continents.

Ainsi, cette initiative s’étend aujourd’hui en Afrique, à l’UM6P Benguérir pour une 1re édition sur le thème « Façonner l’avenir : pensée transitoire dans un monde d’incertitudes », dont l’ambition est d’accompagner les transitions induites par les révolutions technologiques et les évolutions politiques.

L’édition organisée par l’UM6P a vu la participation du Pr Richard Roberts, lauréat du prix Nobel de médecine en 1993 (Royaume-Uni), du Pr Ouidad Bouchamaoui, lauréate du prix Nobel de la paix en 2015 (Tunisie), et de Carlos Umaña, lauréat du prix Nobel de la paix en 2017 (Espagne).

Dans ce cadre, Hicham El Habti, président de l’UM6P, a indiqué que « cette manifestation scientifique a été organisée pour discuter de plusieurs sujets, à savoir la révolution scientifique, l’intelligence artificielle et les changements climatiques. L’objectif principal pour nous est de permettre aux jeunes étudiants et chercheurs d’avoir accès à la connaissance développée par des personnalités de renom qui ont eu des récompenses sur leurs travaux ».

L’événement a également abrité des panels consacrés à divers sujets liés à la nouvelle génération et à la recherche scientifique, dont « les défis des pays du Sud et les nouvelles perspectives », « la cybersécurité pour la souveraineté industrielle », « la projection climatique, la création d’emplois et le maintien de la prospérité »…

Signature de trois accords

Par ailleurs, cette initiative a été marquée par la signature de trois accords : entre l’UM6P et le Centre national de supercalculateurs de Barcelone, l’Académie royale européenne des docteurs et le Réseau des femmes africaines dirigeantes.

Le premier accord a été signé avec l’Académie royale des médecins de Barcelone pour évaluer les opportunités de collaboration dans les domaines suivants :

– Encouragement des études par des membres qualifiés de chaque institution.

– Échange de professeurs, de chercheurs et d’académiciens pour les projets de recherche.

– Promotion de la recherche collaborative dans des domaines d’intérêt mutuel.

– Développement de programmes académiques et de formation à court terme.

– Participation à des réunions académiques, séminaires et ateliers organisés conjointement.

– Efforts collaboratifs de collecte de fonds ou de rédaction de subventions pour toutes les initiatives énumérées ci-dessus.

Le deuxième accord a été signé avec le Centre national de supercalculateurs de Barcelone. Ses objectifs sont les suivants :

– Encouragement des études par des étudiants qualifiés de chaque institution.

– Échange de professeurs et de chercheurs pour les projets de recherche.

– Promotion de la recherche collaborative dans des domaines d’intérêt mutuel.

– Développement de programmes académiques et de formation à court terme.

– Participation à des réunions académiques, séminaires et ateliers organisés conjointement.

– Efforts de collecte de fonds ou de rédaction de subventions collaboratives pour toutes les initiatives énumérées ci-dessus.

– Tout autre domaine que les parties conviennent d’inclure dans leur intérêt mutuel.

Enfin, le troisième accord, signé avec le Réseau des femmes leaders africaines, est axé sur deux volets :

–  Éducation de qualité : faciliter l’accès à une éducation de qualité pour les jeunes femmes africaines, encourager les études scientifiques en offrant un soutien précoce et continu, établir un programme de bourses pour faciliter l’accès aux programmes de l’UM6P pour les jeunes filles africaines au lycée et à l’université.

– Emplois à fort impact : mettre en place des programmes d’employabilité, accompagner les programmes de bourses en offrant des stages dans des institutions clés en Afrique, concevoir et mettre en œuvre un programme de mentorat établissant des liens entre des femmes expérimentées et des étudiantes.

Benguérir : lancement de l’élaboration du plan d’action communale 2022-2027

Cette rencontre a pour objectif de tracer les grandes lignes de la méthodologie de travail à mettre en oeuvre pour l’élaboration de ce PAC, et qui sera basée sur un diagnostic précis et stratégique des besoins de la commune.

L’élaboration du PAC de Benguérir au titre de 2022-2027 vise à mettre en place des projets répondant aux attentes des populations, à la lumière de la place de choix qu’occupe désormais cette ville dans le contexte régional, national, voire même international.

Dans son exposé, le représentant du Bureau d’études, Mohamed El Ghali, a mis l’accent sur les fondements de l’élaboration du PAC, notamment la Constitution et les plans et chartes nationales (l’Initiative nationale pour le développement humain, la Charte nationale de l’environnement et du développement durable, le Schéma Régional d’aménagement du territoire (SRAT) de Marrakech-Safi, la stratégie nationale de développement urbain, les programmes intégrés de développement des provinces et des régions….).

Le processus d’élaboration de ce PAC comprendra cinq étapes. Il s’agit de la réalisation d’un diagnostic des besoins et la définition des priorités, la mise en place et la classification des priorités de développement, l’identification de projets et activités à caractère prioritaire, l’élaboration d’un document de projet de Plan d’action de la commune, avec un système de suivi et enfin l’adoption de ce projet.

Les travaux de cette rencontre se sont déroulés, en présence également du président du Conseil provincial, des membres du conseil communal de Benguérir, des chefs des services extérieurs, de représentants du Groupe OCP ainsi que d’acteurs de la société civile.