Les travaux de gros œuvre et d’étanchéité seront lancés pour un coût estimé à 497,375 millions de DH. Ils s’étaleront sur un délai de 20 mois.
La future infrastructure comprendra plusieurs pôles et services :
Département administratif : administration, hall d’accueil et d’admission, salle pour les archives médicales, etc.
Département ambulatoire : centre de prélèvements, unité dentaire, hôpital de jour en médecine, etc.
Plateau médico-technique : service d’accueil des urgences, bloc obstétrical, unités de réanimation, pôle cardiologie, soins intensifs, bloc chirurgical, etc.
Département des hospitalisations : médecine (180 lits), chirurgie (150 lits), gynécologie-obstétrique (90 lits), pédiatrie et chirurgie pédiatrique (40 lits), hospitalisation pénitentiaire (10 lits).
Logistique médico-technique : chambre mortuaire, pharmacie, salle de stérilisation, cuisine, magasins et ateliers, déchèteries, locaux du personnel, etc.
Internat : bâtiment indépendant de 60 lits.
Centre de simulation : bâtiment indépendant dédié à la formation et à la simulation médicale.
Béni Mellal : prendre de la hauteur grâce au ksar Aïn Asserdoun
Il est impossible de rater le ksar Aïn Asserdoun. Le lieu est juché en haut d’une montagne, surplombant Béni Mellal et les montagnes environnantes, l’enveloppant de son aura magique. De l’esplanade du monument, vous pouvez contempler l’une des plus belles vues du Maroc, puisque la plaine du Tadla s’étend, immense, majestueuse et verdoyante.
À l’œil nu, il est possible d’avoir une visibilité jusqu’à 30 kilomètres. “Ce ksar est l’un des spots les plus visités de la région”, explique à Médias24 Imane Echiba, directrice du Centre régional du tourisme (CRT) Béni Mellal-Khénifra.
Le ksar Aïn Asserdoun est classé site patrimonial d’intérêt régional. Notre interlocutrice ajoute que “des démarches sont en cours pour son inscription officielle au patrimoine national”. Du côté du conservateur régional du patrimoine culturel pour la région Béni Mellal-Khénifra, Mohamed Choukri, l’heure est à la préparation d’un dossier à envoyer à la commission nationale pour pouvoir classer le lieu comme patrimoine national.
De là-haut, la plaine du Tadla se dessine. Au printemps, le paysage est sublime, la montagne est coiffée de neige et les fleurs abondent. Ph : Mohamed Choukri
Un trésor patrimonial au cœur de Béni Mellal
Le ksar Aïn Asserdoun est un symbole emblématique de la ville de Béni Mellal. Il est bien connu des Mellalis, qui le considèrent comme un repère culturel et historique. “À l’échelle nationale, il commence à se faire connaître davantage grâce aux efforts de promotion touristique récents”, précise la directrice du CRT.
Le conservateur régional du patrimoine culturel pour la région Béni Mellal-Khénifra explique que la kasbah est un fortin composé d’une cour de 10 m² avec quatre tours de garde, chacune dans un angle du carré que forme le plan de ce monument historique. Ce fortin avait été construit pour superviser les alentours de Aïn Asserdoun, pour bien “veiller au partage de l’eau et pour l’orienter vers les vergers à travers la séguia”, précise Mohamed Choukri.
“La ville de Béni Mellal et le ksar Aïn Asserdoun ont une histoire scindée et composite qui explique la création et l’apparition de la ville”, confie Mohamed Choukri.
Le fortin est composé d’une cour de 10 m² avec quatre tours de garde. Ph : CRT Béni Mellal
Un lieu de tradition
Certains rites perdurent. Le conservateur raconte que les mariés ont l’habitude de s’y rendre pour profiter “de la baraka de Aïn Asserdoun, la baraka de son eau”. Ils prennent des bains dans les rivières de cette source.
Mais la question qui se pose est : comment le ksar a-t-il été construit au sommet de la montagne ? Le spécialiste du monument nous rapporte que “selon la légende orale, une chaîne humaine a été formée, du sommet vers le flanc de la montagne”. Les participants se transmettaient les matériaux nécessaires de l’un à l’autre, qu’il s’agisse de pierres, de terre ou de seaux d’eau.
L’époque de Siba
Le ksar Aïn Asserdoun a été fondé à l’époque de Siba, après la mort de Hassan Ier. Des émeutes avaient éclaté dans tout le Maroc, et les membres de la tribu de Béni Mellal ont décidé de construire ce fortin pour protéger la source. “L’ennemi avait pour coutume de détruire les rivières pour laisser les eaux se déverser au hasard dans les plaines”, nous apprend Mohamed Choukri. “Si la rivière n’est pas bien gardée, ni orientée, les habitants ne pourront pas profiter de cette matière vitale qu’est l’eau”.
À l’époque, les tribus désignaient des membres pour passer vingt-quatre heures à l’intérieur du ksar. Armés, ravitaillés, le rôle de ces derniers consistait à guetter les “mouvements des tribus turbulentes”. Le ksar Aïn Asserdoun devient alors “un point de supervision, de défense qui marque la présence de la tribu de Béni Mellal sur le Dyr, le piémont de la montagne.”
Le ksar Aïn Asserdoun a été fondé à l’époque de Siba, après la mort de Hassan Ier. Ph : CRT Béni Mellal
La nouvelle vie du ksar
Le ksar a été récemment restauré dans le cadre d’un projet de valorisation du patrimoine local. Imane Echiba mentionne que ces travaux ont permis “de renforcer la structure et d’améliorer l’accès, mais aussi de transformer l’intérieur du ksar en un espace d’exposition artistique”. Ce lieu accueille des œuvres et des peintures d’artistes locaux, ajoutant ainsi une dimension culturelle à la visite. Mohamed Choukri précise que le ksar n’est ouvert que quand il y a des expositions.
Quelles activités possibles sur place ?
Les visiteurs ont un éventail de choix une fois à Aïn Asserdoun. Imane Echiba recommande de :
• découvrir l’architecture traditionnelle de la kasbah ;
• visiter le nouvel espace artistique à l’intérieur de la kasbah, avec des expositions de peintures et d’œuvres d’art ;
• se promener dans les magnifiques jardins de Aïn Asserdoun ;
• profiter de la vue panoramique sur Béni Mellal et le Moyen Atlas ;
• se rendre au musée dédié à la valorisation du patrimoine culturel de la région, situé également à Aïn Asserdoun, qui permet de mieux comprendre l’histoire, les traditions et les savoir-faire locaux.
Le ksar Aïn Asserdoun devient alors un point de supervision, de défense qui marque la présence de la tribu de Béni Mellal. Ph : Mohamed Choukri.
Nombre de personnes confondent le ksar Aïn Asserdoun et la kasbah Belkouch. Ce sont deux lieux différents. Le conservateur régional explique que Belkouch et la kasbah Tadla ont été érigées par le sultan Moulay Ismaïl. “C’est la kasbah Belkouch qui a donné naissance à la ville de Béni Mellal”, précise-t-il.
Le ksar Aïn Asserdoune devient une galerie d’art. Ph : Mohamed Choukri
Avant sa restauration en 2008, le ksar Aïn Asserdoun était quasiment à l’abandon. Il sera réaménagé une seconde fois au moment de la création d’une galerie d’art dans ce lieu emblématique.
La galerie d’art du ksar Aïn Asserdoun. Ph : Mohamed Choukri
Le ksar Aïn Asserdoun est désormais un espace d’exposition où les peintres de Béni Mellal et du reste du Maroc peuvent exposer leurs tableaux.
Béni Mellal, le futur eldorado de l’écotourisme au Maroc ?
La région de Béni Mellal était souvent considérée comme une simple étape de passage. Les voyageurs y faisaient escale pour « couper la route en deux ». Mais, depuis quelques années, la dynamique a changé. La région séduit avec ses atouts naturels hors du commun, son tourisme de montagne et la richesse des activités proposées.
Le Conseil régional du tourisme Béni Mellal-Khénifra (CRT) œuvre inlassablement à faire briller les atouts de la zone. La dernière activité en date était la 2ᵉ édition du Salon de la chasse et de la pêche durables, organisée du 12 au 15 mai par le CRT en collaboration avec l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) et l’Office national marocain du tourisme (ONMT).
L’événement a pu mettre en lumière le potentiel remarquable de la région comme destination d’écotourisme et d’activités en pleine nature. Des décideurs des tour-opérateurs internationaux de renom, en provenance de douze pays, ont fait le déplacement. « J’ai eu beaucoup de participants qui m’ont affirmé qu’il s’agissait du meilleur congrès auquel ils ont assisté de toute leur vie », confie à Médias24, avec un large sourire, Younes Laraqui, président du CRT Béni Mellal-Khénifra.
Lac Ahmed El Hansali dans la région de Béni Mellal. CP : CRT BK
1re destination du tourisme de villégiature et de nature
La région de Béni Mellal mériterait d’être davantage connue auprès des Marocains. Elle dispose de deux parcs nationaux, de la première réserve géologique protégée du Maroc. C’est la sixième région la plus vaste du Royaume et la première destination du tourisme de villégiature et de nature.
Au niveau national, Béni Mellal-Khénifra reste la plus attachée à préserver son identité à travers la protection de ses richesses naturelles. En 2022, les recettes touristiques s’élevaient à 1,47 milliard de dirhams, pour une capacité litière de 6.350 lits.
Le point qui reste à améliorer pour cette région est la durée moyenne de séjour, qui s’élève à seulement 1,5 jour.
Commercialiser l’expérience locale
La feuille de route du CRT inscrit Béni Mellal-Khénifra « comme une région de nature, de hiking et de trekking ». Il y a aussi le tourisme culturel, « tout ce qui englobe le patrimoine matériel et immatériel, la musique, les traditions », précise Imane Echifa, directrice du CRT. L’objectif est « de commercialiser tout ce qui est expérience locale ».
« L’écotourisme est le point le plus fort du Royaume », souligne le président du CRT. Sa région bénéficie de chutes de neige et se situe « au milieu du Maroc, pile au milieu des zones les plus touristiques, comme Marrakech, Ouarzazate, Meknès, Essaouira et Agadir ».
D’ailleurs, une autoroute reliant Béni-Mellal à Marrakech est en cours de construction. Sa livraison est prévue pour 2030, renforçant l’accessibilité de la région.
Béni Mellal-Khénifra est inscrite « comme une région de nature, de hiking et de trekking ». Ph : DR
Que peut-on faire à Béni Mellal-Khénifra ?
La région se prête principalement aux activités outdoor : chasse, pêche, trekking, rafting, canoeing, tyrolienne, parachutisme, promenades sur dos de mulet. « Béni Mellal, c’est aussi tout ce qui concerne la fantasia », mentionne notre interlocuteur. Les produits du terroir, les coopératives locales produisent du safran, de l’huile d’argan, de l’huile d’olive.
« La région est connue pour le tapis de Khénifra, l’héritage et le patrimoine juif dans la région de Demnate », précise Imane Echifa. Sans oublier le territoire du géoparc qui s’étend sur 5.000 kilomètres, les gravures rupestres, les traces de dinosaure, etc.
En 2025, le CRT Béni Mellal-Khénifra prévoit plusieurs actions promotionnelles dans le cadre d’un plan d’action, en partenariat avec l’ONMT. « Cette année, nous nous focalisons sur tout ce qui est événementiel. Nous sommes arrivés au stade où nous devons commercialiser la région », déclare la directrice du CRT.
Des initiatives verront prochainement le jour, pour chaque produit touristique. Par exemple, notre interlocutrice mentionne un événement dédié au parachutisme et un autre dédié aux sports de montagne, de plein air.
« Nous avons une région qui compte cinq provinces, chacune se démarque par son propre produit touristique et ses propres spécificités. Ainsi, nous faisons en sorte d’impliquer toutes les provinces de la région. À travers ces événements-là, nous donnons de la visibilité à la région, à travers les invités qui comptent, non seulement les nationaux, mais aussi les internationaux. Ceux-ci sont des vendeurs de produits touristiques, qui viennent sur place, qui testent le produit, réellement, comme il est », explique Imane Echifa.
Le CRT Béni Mellal-Khénifra s’adapte à son temps et s’est doté d’un écosystème digital performant : un site web regroupant l’infrastructure touristique de la région, des applications mobiles… « Nous sommes conscients de la problématique que rencontrent les professionnels dans le développement digital, dans une région composée à 80% du milieu rural », précise Imane Echifa.
En effet, certains professionnels issus du milieu rural ne savent pas commercialiser leurs produits et sont absents dans le digital. Le CRT les accompagnent pour se familiariser avec la plateforme Booking, par exemple, leur présente les solutions digitales disponibles et les aide à disposer d’une vitrine sur Internet pour mieux promouvoir leur activité.
« Les choses bougent. C’est une région qui mérite vraiment d’être connue », conclut Younes Laraqui.
Béni Mellal-Khénifra, la région reconnue mondialement pour la chasse touristique
La ville de Béni Mellal a accueilli, du 12 au 15 mai, la 2ᵉ édition du Salon de la chasse et de la pêche durables, organisée par le Conseil régional du tourisme de Béni Mellal-Khénifra en collaboration avec l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) et l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Cet événement vise à promouvoir les meilleures pratiques en matière de chasse et de pêche durables, tout en mettant en lumière le potentiel remarquable de la région comme destination d’écotourisme et d’activités de pleine nature.
« Nous avons invité douze pays, et cinq télévisions spécialisées de la chasse touristique d’Espagne et d’Angleterre ont couvert l’événement. Nous espérons avoir de nombreux échos », déclare à Médias24 Saïd Kachad, vice-président du Conseil régional du tourisme de Béni Mellal-Khénifra.
La 2ᵉ édition du Salon de la chasse et de la pêche durables à Béni Mellal. Ph: CRT Béni Mellal.
Le tourisme cynégétique combine le voyage d’agrément avec la pratique de la chasse. Le Maroc est, selon notre interlocuteur, le deuxième pays le plus connu pour la chasse touristique, après l’Espagne. En Afrique du Nord, le Royaume est le leader de cette activité, en raison de la proximité avec l’Europe, d’une météo clémente toute l’année et de la diversité des paysages.
« Dans la région, deux produits contribuent au séjour : la chasse touristique en premier lieu, puis le parachutisme », précise Saïd Kachad.
Le Maroc s’inspire de l’Espagne, le leader dans le secteur de la chasse, et introduit de nouveaux produits. Ph : DR
Une destination qui séduit les chasseurs
Selon les derniers chiffres datant de 2024, le Maroc compte 68.000 chasseurs et 1.562 lots de chasse amodiés, dont 193 réservés à la chasse touristique. Un chiffre qui paraît faible, mais il faut savoir que l’intérêt pour cette activité et sa pratique y sont croissants. La destination Béni Mellal séduit les férus de la chasse de par son originalité.
La superficie totale amodiée réservée à la chasse dépasse les 4 millions d’hectares. Dans le cadre de la stratégie Forêts du Maroc 2020-2030, l’ANEF a lancé le portail Masyad qui sera le point d’accès unique pour tous les chasseurs en centralisant les communications entre l’Agence et les chasseurs, facilitant ainsi la diffusion des informations et des directives. L’ANEF s’engage ainsi à moderniser et à digitaliser le secteur forestier pour améliorer la gestion et la préservation des ressources.
La destination Béni Mellal séduit les férus de la chasse de par son originalité. Ph: DR
Prolonger la durée du séjour
Pour la région Béni Mellal-Khénifra, le tourisme de passage est le plus commun. L’objectif annoncé par Saïd Kachad est de promouvoir un tourisme de séjour de cinq à six jours. « Les clients amènent leur famille, visitent les sites naturels comme les traces de dinosaures ou le géoparc, profitent de l’artisanat et de tout ce qui est produit dans la région », précise le vice-président du CRT Béni Mellal-Khénifra.
La période de chasse touristique commence le premier dimanche d’octobre et s’achève fin mars. Auparavant, elle ne durait que trois mois. « Nous avons pu convaincre notre tutelle, l’ANEF, de prolonger la période de chasse à près de six mois dans l’année. Les autres six mois correspondent à la période de repos et d’autoreproduction », indique Saïd Kachad.
La période de chasse touristique commence le premier dimanche d’octobre et dure jusqu’à fin mars. Ph : DR
Le tourisme de chasse est un « produit d’hiver », qualifié de « trilogie » puisqu’il comprend la chasse au perdrix, au sanglier et à la caille. Le tout, pendant la même période. Le domaine de chasse alloué à l’entreprise de Saïd Kachad, créée en 1989, s’étale sur 36.000 hectares « répartis en lots de chasse pour la caille, le sanglier et le perdrix ».
À la conquête des pays nordiques
Le Maroc s’inspire de l’Espagne, le leader dans le secteur de la chasse, et introduit de nouveaux produits. « Nous avons introduit la chasse au perdrix, la chasse devant soi et celle en shooting. C’est avec ces nouveaux ajouts que nous avons pu conquérir les pays nordiques, les Américains, les Anglais et les Suédois« , précise notre source.
La première clientèle de ce type de produits sont les Marocains, mais ils ne chassent que les week-ends, tandis que « les Européens, les Nordiques et les Américains » viennent chasser en cours de semaine. « Avant, la clientèle venait majoritairement de France, d’Italie et d’Espagne. Nous avons réussi à séduire la clientèle nordique », souligne Saïd Kachad.
Quels défis rencontre la chasse touristique au Maroc ?
Un opérateur touristique de la région indique à Médias24 que beaucoup de choses se sont améliorées, avec l’intervention de l’ANEF. Depuis quatre ans, ils peuvent louer des fusils. « C’est un acquis, puisque certains touristes ne veulent pas transporter les fusils depuis l’étranger ; ils peuvent désormais le trouver sur place ».
La présence des armes nécessite l’implication du ministère de l’Intérieur, en raison du volet sécuritaire lié à la chasse. De plus, les opérateurs essaient de négocier avec l’ANEF pour obtenir l’autorisation des carabines. « Nous avons beaucoup de clients étrangers qui ne veulent pas chasser avec des fusils classiques, ils veulent utiliser des carabines”, confie notre source.
Le métier lié à la chasse touristique n’est pas encore reconnu. Notre source explique que les opérateurs touristiques ont besoin d’un statut spécial. Jusqu’à présent, « nous sommes dépendants de l’arrivée annuelle de la chasse ».
Notre interlocuteur estime que la chasse touristique est, à l’instar du golf, un tourisme de qualité qui rapporte beaucoup. Il espère être autorisé à proposer de la chasse à l’arc en 2026. Concernant le rétablissement du permis de chasse national, le problème est presque résolu.
Justice. Ahmed Chedda, ancien député et ex-président de la commune de Béni Mellal, incarcéré à Oukacha
Depuis mardi en début de soirée, une autre célèbre figure politique s’est ajoutée à la longue liste des anciens responsables et autres hommes d’affaires incarcérés.
Ahmed Chedda, ancien maire de Béni Mellal, ancien membre de la Chambre des conseillers et ex-député de cette ville, a été incarcéré sur décision de la justice, apprend Médias24 de sources judiciaires à Casablanca et de sources locales à Béni Mellal.
La même décision de poursuite en état d’arrestation concerne deux anciens adjoints de l’ex-maire, en plus du propriétaire d’une société qui avait en charge la gestion de la décharge publique de Béni Mellal.
Selon nos sources, cette nouvelle affaire concerne un total de 16 personnes, dont 12 poursuivies en liberté provisoire. Dans ce dernier groupe, on retrouve l’actuel maire Ahmed Badra, et deux de ses adjoints laissés en liberté après paiement d’une caution. Les profils professionnels sont variés, avec une forte présence d’hommes d’affaires, d’architectes et d’ingénieurs.
Il est reproché à ce groupe d’individus, Ahmed Chedda étant le principal accusé, d’avoir trempé dans des affaires de dissipation de deniers publics et de dysfonctionnements liés à des marchés publics relatifs à la gestion des affaires de la commune.
L’une des nouveautés de cette affaire est le fait que l’un des individus poursuivis se trouve déjà dans le même établissement pénitentiaire, où il est incarcéré dans le cadre du dossier de Mohamed Moubdiî, l’ex-ministre et ancien président de la commune de Fkih Bensaleh.
La descente aux enfers
Pour avoir une idée de l’ascendant dont jouissait Ahmed Chedda sur la scène politique locale et nationale, il faut savoir qu’il a siégé à la Chambre des conseillers où il avait occupé le très convoité poste de président de la commission de l’Intérieur et des collectivités territoriales. En 2021, il décide de changer de chambre et se présente aux élections législatives toujours sous la bannière du Mouvement populaire (MP). L’autre scrutin communal, organisé à la même date, lui permet de ravir et de conserver la présidence du conseil communal de Béni Mellal.
Les ennuis vont commencer pour lui quand Mohammed Benabdelkader (prédécesseur de Abdellatif Ouahbi) avait saisi la justice administrative, début 2020, pour le destituer de son mandat de président de commune en relation avec les dysfonctionnements de la gestion locale qui lui avaient valu un procès, mais sans le conduire en prison.
Le tribunal administratif de Casablanca rend un verdict dans ce sens et la sentence est confirmée par la cour d’appel administrative de Rabat. Mais Ahmed Chedda décide d’aller jusqu’au bout des recours possibles, sauf que, en décembre 2022, la Cour de cassation le déboute.
Le scrutin législatif partiel organisé pour son remplacement bénéficie au PAM, soutenu par les deux autres composantes de la majorité qui n’avaient pas présenté de candidats.
Il y a plus d’une année, la justice a décidé de reprendre le dossier des dysfonctionnements dans la gestion de la commune de Béni Mellal, et une enquête a été confiée dans ce sens à la Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ).
« Il était temps. L’ancien président faisait l’objet d’une avalanche de plaintes, au moins depuis 2020, de la part des ONG locales et régionales de défense des deniers publics », commente une source associative à Béni Mellal.
Béni Mellal : Africtra construira une fourrière pour chiens et chats errants
La fourrière a été commandée par le groupement des communes de Béni Mellal pour la gestion du service d’hygiène. Cette initiative fait partie d’un programme national visant à lutter contre le phénomène des animaux errants, les chiens notamment.
Parmi les mesures phares de ce programme, comme nous le révélait dans un précédent articleMohammed Roudani, chef de la Division de l’hygiène et des espaces verts à la Direction des services publics locaux du ministère de l’Intérieur, figure l’accompagnement des collectivités pour la construction et l’équipement des dispensaires animaliers qui disposent de salles opératoires pour la stérilisation des chiens errants (Rabat, Salé, Témara, Kénitra, Casablanca, Oujda, Tanger, Marrakech, Agadir, Oued Eddahab, Béni Mellal, Khémisset, Ifrane, Sidi Slimane, Ouezzane…).
La forme et la validité de l’acte notarié au centre d’une journée d’étude à Agadir
L’organisation de cette journée d’étude, en collaboration avec la Cour d’appel d’Agadir, fait suite à une série de rencontres scientifiques précédemment organisées à Marrakech et Béni Mellal, dans le cadre du renforcement du jumelage et du partenariat professionnel et scientifique entre ces conseils régionaux.
Cette initiative vise à améliorer la performance professionnelle des notaires et à promouvoir le niveau de la formation à travers une discussion des principaux défis et problèmes liés à la pratique notariale, qu’ils soient juridiques, judiciaires ou pratiques, explique un communiqué conjoint.
Cet événement constitue une opportunité pour explorer les moyens d’élaborer un acte notarié efficace, garantissant pleinement ses effets juridiques et assurant ainsi les droits des contractants d’une part, et ceux de l’État d’autre part. Il vise également à permettre aux notaires de produire un acte authentique valide et conforme à toutes les conditions de forme et de fond stipulées dans la loi n° 32-09 régissant la profession du notariat au Maroc, ainsi qu’aux textes spécifiques relatifs à cette profession.
Le respect des conditions de forme et de fond par le notaire, ainsi que le respect des règles éthiques stipulées à l’article 2 de la loi n° 32-09 régissant la profession et le principe d’unification de la pratique notariale, contribuera de manière significative à réduire les risques associés à ce que la doctrine juridique appelle « la crise du contrat ». Cela aidera à protéger le notaire contre toute responsabilité légale éventuelle, tout en garantissant la validité de l’acte authentique contre toute perturbation pouvant le conduire à des litiges judiciaires.
À cette fin, un certain nombre de thèmes liés à ce sujet seront discutés et analysés d’un point de vue juridique et pratique par un groupe d’experts dans le domaine du notariat et de la justice. Parmi les principaux thèmes, on trouve notamment :
• Les conditions de forme et de fond de validité de l’acte notarié ;
• Les lacunes de la loi n° 32-09 entravant la rédaction des actes notariés ;
• Le contrôle conjoint des offices notariaux : entre limitations et efficacité ;
• Les actes notariés face aux défis de la digitalisation rapide et de la lenteur législative ;
• L’importance du devoir de conseil et du secret professionnel, et leurs limites ;
• La responsabilité civile et pénale du notaire à travers l’authentification des actes notariés ;
• La responsabilité du notaire concernant la formalisation des actes et accords : entre le texte juridique et la réalité pratique ;
• La force probante et exécutoire de l’acte notarié : du passé à l’avenir ;
• La mise en œuvre de l’assurance et du fonds de garantie des notaires : entre exigences professionnelles et textes juridiques.
Près de 4 tonnes de chira saisies à Béni Mellal
Cette opération sécuritaire qui a eu lieu dans une ferme située dans une zone rurale aux environs de la ville de Souk Sebt Ouled Nemma, a permis l’arrestation d’un suspect âgé de 35 ans et la saisie de la cargaison de drogue dans un entrepôt au niveau de la ferme précitée, outre la saisie de deux voitures de transport de marchandises ainsi qu’une somme d’argent soupçonnée être le butin de trafic de drogue.
Le mis en cause a été placé en garde à vue à la disposition de l’enquête judiciaire menée sous la supervision du parquet compétent, tandis que les recherches et investigations se poursuivent pour appréhender l’ensemble des personnes impliquées dans cet acte criminel après identification de leur identité, ajoute la même source.
Béni Mellal : un policier mortellement blessé lors de l’arrestation d’un individu recherché au niveau national
Selon les premiers éléments de l’enquête, « la Brigade anti-gangs a effectué une intervention dans la ville de Béni Mellal afin d’appréhender le suspect, âgé de 34 ans et activement recherché pour son implication présumée dans plusieurs affaires de drogue », indique la même source.
Et de préciser que le mis en cause « a refusé d’obtempérer et opposé une farouche résistance à l’aide de l’arme blanche, mettant en danger la sécurité des policiers participant à cette intervention ». « Afin de neutraliser le danger représenté par le prévenu, un élément de la Brigade anti-gangs a brandi son arme de service dans un contexte de résistance et de refus d’obtempérer manifestés par l’individu en question, provoquant le tir accidentel d’une balle qui a touché à la poitrine un autre policier participant à l’intervention », explique-t-on.
Le policier blessé, un gardien de paix au sein de la Brigade anti-gangs, est décédé dès son transfert à l’hôpital, fait savoir la même source, ajoutant que les interventions effectuées sur le terrain ont permis l’arrestation du suspect et de son complice présumé dans ces actes criminels et la saisie de l’arme blanche utilisée dans l’agression.
Pour les besoins de l’enquête judiciaire ordonnée par le parquet compétent, le mis en cause et son complice présumé ont été placés en garde à vue afin d’élucider les tenants et aboutissants de cette affaire, conclut la même source.
(Avec MAP)
La construction du barrage d’Aguelmous coûtera 54 MDH
L’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) de Beni Mellal-Khénifra, agissant en maître d’ouvrage pour le compte du ministère de l’Intérieur, a tranché au sujet du marché de construction du barrage d’Aguelmous.
La construction de ce barrage a été confiée au groupement constitué par les sociétés Fils Services et Smatri (Société marocaine de réalisation des travaux et d’ingénierie). La première est une SARL casablancaise alors que la deuxième est également une SARL ayant ses quartiers généraux à Errachidia.
Le coût des travaux a été fixé à 54,3 millions de DH.
Filière oléicole. La cueillette des olives débute sous le signe de l’incertitude
En ce mois d’octobre, la saison de la cueillette des olives a débuté dans plusieurs bassins de production oléicole du Maroc. Cette phase est à la fois délicate et cruciale pour la fabrication d’une huile d’olive de qualité. En cas de faible récolte en raison de la sécheresse, l’importation d’huile d’olive en vrac et d’olives sera nécessaire.
Depuis l’automne 2021, lorsque le Maroc avait enregistré une production record de 1,9 million de tonnes d’olives, les oliveraies marocaines ont souffert de plusieurs années successives de sécheresse. « Elles sont extrêmement éprouvées », confie une source professionnelle à Médias24. La récolte de 2023 a à peine dépassé le million de tonnes (1,07 Mt).
Cette année, les conditions climatiques n’ont pas connu d’amélioration. « La floraison ne s’est pas déroulée dans de bonnes conditions en raison de la sécheresse et du manque de journées froides. En été, la chaleur et le chergui [vent chaud de l’Est, ndlr] ont provoqué la chute des fruits », indique Rachid Benali, président de la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olive (Interprolive), à Médias24.
Cette situation est particulièrement préoccupante dans les régions de Fès-Meknès (389.000 ha) et de Marrakech-Safi (192.000 ha), ainsi que dans les zones oléicoles de Béni Mellal-Khénifra, où les oliviers s’étendent sur 102.500 ha. « De nombreux oliviers n’ont pas donné de fruits cette année. Il s’agit d’un mécanisme de survie déclenché par l’arbre à cause de la sécheresse », confirme la Direction régionale de l’agriculture (DRA) de Béni Mellal-Khénifra.
C’est dans les bassins de production de Béni Mellal-Khénifra et de Marrakech-Safi que l’opération de cueillette des olives acommencé. « Au cours des prochains jours, l’activité de cueillette s’étendra progressivement vers le nord du Maroc », affirme une source professionnelle, notamment dans les régions de Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.
Malgré les dernières précipitations enregistrées dans quelques bassins de production, l’opération de récolte des olives débute dans l’incertitude. « Dans certaines zones, les oliveraies n’ont presque pas reçu d’eau toute l’année, tandis que dans d’autres, l’irrigation a couvert les 12 mois de la saison », indique la même source.
Dès lors, la disparité en termes d’apport en ressources hydriques soulève des inquiétudes et laisse présager une récolte en recul par rapport à l’année dernière. Cette situation risque d’influer sur la disponibilité et le prix de l’huile d’olive qui avait déjà dépassé les 100 DH/l lors de la précédente campagne.
Pour éviter une flambée des prix en cas de faible récolte et permettre à l’écosystème de la filière de poursuivre son activité, des importations d’huile d’olive en vrac et d’olives sont envisagées. Les importations d’huile d’olive en vrac proviendront de pays européens du pourtour méditerranéen (Espagne, Grèce, Italie).
« Les opérateurs ont droit à un quota sans droits de douane. En cas de besoin, l’exonération sera élargie à des quantités plus importantes », précise notre interlocuteur. « Cette huile sera conditionnée au Maroc et mise en vente sur le marché local ». Les trois pays susmentionnés produisent une huile d’olive de haute qualité, ajoute notre source.
En effet, l’Espagne, la Grèce et l’Italie figurent parmi les plus grands exportateurs d’huile d’olive au monde :
– Espagne : 944.000 tonnes exportées;
– Italie : 307.000 t ;
– Tunisie : 251.000 t ;
– Grèce : 231.000 t ;
– Portugal : 175.000 t.
Partant du principe que l’importation d’olives destinées à la production d’huile d’olive ne garantit pas un produit final de bonne qualité en raison des délais d’acheminement et des process de fabrication d’huile, « les olives importées seront reconditionnées en olives de table avant d’être exportées vers d’autres pays. L’un des pays vers lesquels le Maroc pourrait se tourner pour cette opération d’importation d’olives est l’Égypte. Cela permettra de faire tourner les usines marocaines », conclut notre source.
Atacadão ouvre un nouveau magasin à Béni Mellal
Le nouveau magasin de Béni Mellal a officiellement ouvert ses portes le jeudi 8 août 2024. Situé dans la zone industrielle de la ville, cet espace commercial s’étend sur une surface bâtie de 7.000 m2, occupant un terrain de 46.000 m2, indique un communiqué du groupe. L’investissement total pour cette implantation s’élève à 100 millions de DH.
Ce nouveau point de vente a permis la création de 220 emplois, directs et indirects. Le magasin s’inscrit dans le modèle « Cash & Carry » d’Atacadão, qui propose des prix compétitifs, adaptés aux professionnels et aux particuliers, tout en s’engageant à ne pas répercuter les surcoûts logistiques liés à l’éloignement des centres urbains, poursuit la même source.