Ce qu’il faut savoir sur les projets d’aménagement dans la province de Benslimane

À travers six projets d’aménagement urbains, la province de Benslimane se prépare pour passer d’une vocation dominée par l’activité rurale à une vocation touristique et sportive en marge de la préparation de la Coupe du monde 2030.

Dans une première étape, l’agence urbaine de Benslimane-Berrechid a lancé une série d’appels d’offres pour concevoir les plans d’aménagement de ces projets, nécessitant pour chacun un diagnostic territorial afin de proposer les solutions les plus efficaces.

Au terme de ces projets « fast-track« , dont la durée des études ne dépassera pas neuf mois, la province se dotera d’une feuille de route opérationnelle comprenant un ensemble de projets au montage technique et financier finalisé, prêts à être lancés.

En tant que ville candidate pour accueillir la finale, Benslimane entend valoriser davantage ses atouts naturels afin de se positionner comme une ville hôte véritablement verte et durable. Pour cela, ces projets devront fixer un vaste programme d’aménagement visant à concilier développement urbain, préservation écologique et amélioration du cadre de vie de ses habitants.

Bien que ces six projets soient en relation avec des routes, l’aménagement proposé ne se limitera pas aux routes, mais couvrira également une large zone tampon de celles-ci. Ces aménagements comprennent la programmation d’équipements et d’espaces, la gestion de la mobilité urbaine et interurbaine, ainsi que l’organisation des zones touristiques, des commerces…

Projet d’aménagement de la route menant au Grand Stade Hassan II

Desservant le futur Grand Stade Hassan II, ce projet prévoit une refonte complète de la route régionale 313 qui relie Benslimane à Mohammédia. L’aménagement retenu intégrera quatre échelles d’intervention :

Ce cadre d’aménagement devra être cohérent avec le Schéma directeur d’aménagement urbain en cours d’approbation, mais aussi avec les visions de mise à niveau de la province de Benslimane en marge de l’organisation de la Coupe du monde 2030. Les options d’aménagement seront concrétisées à travers un programme d’action comprenant des projets prêts à être mis en œuvre.

Projet d’aménagement de trames viaires de Benslimane 

Dans le cadre de la revalorisation de Benslimane, ce plan d’aménagement s’inscrit dans la dynamique de mise à niveau urbaine en dotant la ville d’axes structurants modernes, fonctionnels et porteurs d’une image positive. L’objectif est de transformer ces artères en véritables cadres de vie, de mobilité et de développement, en cohérence avec les ambitions de croissance de la ville et les exigences liées à l’organisation de la Coupe du monde 2030.

Il se concentrera principalement sur trois interventions majeures : l’aménagement des emprises des traversées urbaines, la mise en place d’un ordonnancement harmonieux des façades, ainsi que la conception et l’aménagement des équipements publics bordant ces axes stratégiques de Benslimane.

Projet d’aménagement de la ville de Bouznika

À proximité de Benslimane, la ville de Bouznika devrait également profiter de l’attrait attendu lors de l’organisation de la Coupe du monde. À cet effet, un plan d’aménagement devrait repenser les vocations urbaines le long des trames viaires de Bouznika : d’une part, la route nationale 23 menant à Benslimane et, d’autre part, le tronçon de la route nationale 1 reliant Casablanca à Rabat.

Le second projet consiste en la revalorisation des plages de Bouznika et de Cherrat à travers leur mise à niveau, notamment en termes d’infrastructures. Cela inclut les travaux d’aménagement de la corniche de Bouznika et la création d’une nouvelle voie côtière longue de 9 kilomètres. Cet aménagement devrait permettre de prévoir l’aménagement de « fan zones » lors de l’organisation de la Coupe du monde 2030.

Projet d’aménagement du lac Oued Maleh

Grâce à un plan d’aménagement sectoriel, ce projet devrait renforcer la vocation touristique du barrage du lac Oued Maleh, tout en assurant la préservation de cet environnement fragile qui connaît un afflux périodique. Actuellement, l’absence d’un aménagement adéquat l’empêche d’exploiter le plein potentiel de cette zone.

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Benslimane entame la revalorisation de son paysage urbain

L’Agence urbaine de Berrechid-Benslimane a récemment lancé une série d’appels d’offres concernant l’aménagement urbain de plusieurs axes dans la province de Benslimane, qui se prépare à accueillir le futur Grand Stade d’Afrique, candidat pour abriter la finale de la Coupe du monde 2030.

Initiés par l’Agence urbaine, ces projets, d’un coût global d’environ 12,9 millions de DH, visent à accompagner la dynamique de développement catalysée par ce mégachantier dont les travaux devraient s’achever à l’horizon 2027.

L’Agence entend revaloriser ce territoire provincial à travers six projets urbains situés principalement dans la ville de Benslimane et à Bouznika, cette dernière constituant la principale façade côtière de la province.

Projet 1 : aménagement de la route menant au futur Grand Stade Hassan II

Dans le cadre de l’amélioration des infrastructures et de l’attractivité territoriale de la province de Benslimane, ce projet vise un aménagement stratégique de la route régionale 313 (RR313). Il s’inscrit en cohérence avec la dynamique nationale de modernisation urbaine en prévision de la Coupe du monde 2030.

Avec un flux actuellement faible, cette route régionale doit évoluer pour devenir un corridor structurant capable d’absorber le futur flux accru de déplacements liés aux événements internationaux prévus et au développement territorial imminent de la région.

L’aménagement devra penser trois actions prioritaires : l’élargissement de la voie, l’aménagement des places et espaces verts, et l’ordonnancement et la mise en cohérence des façades bordant la voie.

Au terme de ce projet, la province de Benslimane se dotera d’une stratégie opérationnelle qui définira une vision urbanistique et paysagère pour la mise à niveau fonctionnelle et architecturale de cette route stratégique.

Elle identifiera également les besoins en infrastructures au travers de projets qui seront par la suite validés par l’Agence avant leur montage technique et financier.

Projet 2 : aménagement des traversées de la ville de Benslimane

En plus de la route régionale 313, l’agence urbaine devra réaménager les autres axes traversant la ville de Benslimane l’avenue Hassan II (RN23), la RR404, la RP3318, la RP3331 et la voie de connexion RR313/Hassan II.

Ces axes, essentiels à l’organisation spatiale et fonctionnelle de Benslimane, optent pour le renouvellement de la vocation résidentielle et sportive de la ville de Benslimane, dont les principaux accès sont actuellement peu valorisés et caractérisés par des dysfonctionnements de flux.

Avec la réalisation du Grand Stade Hassan II, l’enjeu de ce projet est de transformer ces traversées en véritables espaces de vie et de représentation urbaine, renforçant le rôle structurant de la ville face aux exigences de développement et d’accueil liées à l’événement mondial.

L’aménagement de ces axes a pour ambition de renforcer la cohérence urbaine et paysagère, de valoriser les entrées de ville, et d’instaurer une image moderne et durable pour préparer Benslimane à accueillir la Coupe du monde 2030.

Cette approche stratégique intégrée doit transformer les voies d’un simple rôle de transit en de véritables corridors de mobilité et de développement. Afin de garantir une vision d’ensemble cohérente, l’aménagement portera sur les axes ainsi que sur leur environnement immédiat dans un rayon de 500 mètres de part et d’autre de ces voies.

Il inclut l’aménagement de l’emprise des traversées (avec voirie et circulation douce), la mise en place d’un ordonnancement urbain des façades pour une cohérence architecturale, et la conception/aménagement des équipements publics le long de ces trames stratégiques.

Projet 3 : aménagement des traversées de la ville de Bouznika

Située à une dizaine de kilomètres de Benslimane, la ville de Bouznika est appelée à bénéficier de la dynamique urbaine générée par l’organisation de la Coupe du monde 2030. Dans cette perspective, l’Agence urbaine de Berrechid-Benslimane a lancé un projet d’aménagement des principaux axes de cette ville balnéaire.

Cette ville stratégique, située entre Rabat et Casablanca, fait face à une forte saisonnalité (afflux estival vs période résidentielle) qui engendre des déséquilibres et dysfonctionnements importants, notamment en matière de circulation et d’utilisation des équipements.

Les axes concernés par ce projet sont la route nationale nᵒ 1 (RN1) menant à Mohammédia et Casablanca, et la route nationale nᵒ 23 (RN23) menant vers Benslimane.

L’aménagement proposé opte pour un équilibre durable entre sa vocation touristique et son rôle de ville vivante à l’année. Il se déploiera selon trois échelles d’intervention complémentaires :

  1. L’aménagement de l’emprise des traversées, incluant la réorganisation de la voirie, des voies de circulation douces (piétons et cyclistes), du stationnement…
  2. La mise en place d’un ordonnancement urbain des façades qui bordent les deux axes, dans le but de créer une cohérence architecturale et paysagère, de renforcer l’attractivité visuelle des traversées et de valoriser le tissu urbain environnant.
  3. La conception et l’aménagement des équipements publics, permettant de structurer les abords, d’offrir des lieux de détente et de sociabilité, et d’améliorer le cadre de vie des habitants.

Projet 4 : aménagement de la corniche maritime de Bouznika et de Cherrat

L’aménagement de la corniche de Bouznika et de Cherrat s’inscrit dans la perspective de l’organisation de la Coupe du monde 2030, car il pourrait faciliter la création de fan zones aux environs du Grand Stade Hassan II.

D’une durée de neuf mois, ce projet déterminera les interventions nécessaires pour la mise à niveau de ces deux corniches, qu’il s’agisse de la sécurité, de l’accessibilité ou de l’amélioration de l’environnement urbain.

En tant que destinations côtières, Bouznika et Cherrat bénéficient d’un potentiel touristique important, bien que ce dernier soit souvent saisonnier. L’aménagement des deux corniches devra donc prendre en considération deux défis majeurs :

Projet 5 : aménagement de la zone touristique du lac d’Oued Maleh

Sur une superficie de 900 hectares, le lac du barrage d’Oued Maleh représente une opportunité touristique majeure, principalement pour la clientèle en provenance de Casablanca, mais dont le potentiel de développement reste encore insuffisamment exploité.

À travers ce plan d’aménagement de la zone touristique du lac d’Oued Maleh, la province de Benslimane se dotera d’une feuille de route stratégique pour la reconquête et la valorisation de ce territoire, articulée autour des axes suivants :

Projet 6 : plan de mobilité urbaine et interurbaine durable de la province de Benslimane

En complément des projets d’aménagement, la province de Benslimane s’engage dans l’élaboration d’un Plan de mobilité urbaine et interurbaine durable (PMUID). Ce document stratégique a pour objectif d’anticiper et d’accompagner l’évolution des besoins en déplacements, en intégrant les impératifs liés à l’organisation de la Coupe du monde 2030, tout en construisant une vision pérenne pour la période post-événementielle.

Le PMUID a vocation à instaurer une mobilité durable, inclusive, intelligente et résiliente, pleinement mise au service du développement économique, de la cohésion sociale et de la transition écologique du territoire. Sa mise en œuvre se concrétisera par les actions structurantes suivantes :

  1. Un schéma directeur de mobilité durable intégrant l’ensemble des modes de déplacement : marche, vélo, transports collectifs (dont BHNS et RER), plateformes de mobilité partagée, logistique urbaine et solutions d’intermodalité.
  2. Une stratégie de mobilité événementielle dédiée à l’accueil et à la gestion des flux exceptionnels générés par la Coupe du monde 2030 (supporters, délégations, touristes), tout en garantissant la continuité du service pour les déplacements quotidiens des habitants.
  3. Un programme d’actions opérationnelles, structuré par horizons temporels (court, moyen et long terme), en précisant les conditions de mise en œuvre, les partenariats institutionnels nécessaires et les sources de financement potentielles.

Ce plan de mobilité devrait s’articuler avec les principes et pratiques promus par l’initiative Mobilise Your City (MYC), une initiative climatique mondiale pour une planification intégrée de la mobilité urbaine.

En adoptant cette initiative, le plan de mobilité de Benslimane disposera des outils les plus efficaces afin de protéger l’environnement urbain et d’améliorer le cadre de vie des citoyens tout en promouvant une utilisation plus rationnelle de l’énergie et en maîtrisant les impacts négatifs des déplacements, notamment les nuisances sonores, la pollution de l’air, l’insécurité routière, la dégradation du paysage urbain et la congestion chronique…

Football. SGTM dévoile de premières images du chantier du grand stade Hassan II de Benslimane

« Les équipes de la SGTM entament ce projet de grande envergure, prévu pour une capacité de 115.000 spectateurs. Ce stade, le plus grand du Maroc, prendra progressivement forme grâce à l’engagement et à la coordination de nos équipes sur le terrain », lit-on sur le compte LinkedIn de la société.

La SGTM et ses équipes promettent « Un travail minutieux pour mener à bien ce projet d’ici 2027, marquant un tournant stratégique pour le Maroc à l’aube de la Coupe du monde 2030 ».

Pour rappel, la Société générale des travaux du Maroc (SGTM) a remporté ce marché (Lot 1), en août 2024, pour 356 MDH.

Ces travaux de terrassements généraux englobent l’implantation des ouvrages, l’amenée, la mise en place, le repli de tous les matériaux et matériels nécessaires, l’abattage et le dessouchage des arbres et arbustes existants et la transplantation des palmiers et arbres.

Doté d’un budget global prévisionnel de 5 MMDH, ce stade, avec ses 115.000 places, sera le plus grand stade en Afrique et le deuxième plus grand à l’échelle mondiale.

Début février 2025, Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), a indiqué que la fin des travaux de ce stade est prévue en 2027.

Avec l’implantation du grand stade à Benslimane, les prix des terrains s’envolent et atteignent jusqu’à 1.000 DH/m²

Depuis plusieurs mois, la province de Benslimane est le théâtre d’une explosion des prix du foncier. Ce phénomène, loin d’être anodin, attire l’attention des observateurs économiques et des professionnels du secteur.

Si la réputation de Benslimane en tant que ville à l’environnement agréable et au climat tempéré contribue à son attractivité, ces seuls facteurs ne suffisent pas à expliquer une telle flambée. La véritable raison de cette hausse spectaculaire réside dans un projet d’envergure : le Grand Stade Hassan II.

Une flambée immobilière sans précédent

Le futur Grand Stade Hassan II joue déjà un rôle de moteur économique et de centre gravitationnel des projets d’investissement. Son implantation s’accompagne d’un bouleversement du marché foncier, générant un afflux massif d’investisseurs et une pression haussière sur les prix.

Ce type de dynamique est bien connu dans l’économie urbaine : les infrastructures majeures tendent à revaloriser les terrains environnants, créant ainsi un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’écosystème immobilier local.

Les terrains situés aux alentours du stade enregistrent une hausse de valorisation allant jusqu’à 150%

Les terrains situés aux alentours du stade enregistrent une valorisation exceptionnelle, certains connaissant des hausses de leurs prix supérieures à 150%. Selon des experts interrogés, cette augmentation est avant tout due à la demande croissante d’acquisition foncière dans un contexte où les investisseurs anticipent une transformation structurelle du paysage économique local.

Les prix dépassent les 1.000 DH/m² dans certaines zones

Contacté par nos soins, un conseiller immobilier basé à Benslimane explique : « Les prix des terrains ont connu une augmentation vertigineuse. Aujourd’hui, il est impossible de trouver un terrain à un prix raisonnable dans les zones stratégiques. On assiste à une transformation sans précédent du marché immobilier de la province ».

Cette hausse spectaculaire ne concerne pas uniquement les zones directement adjacentes au stade. Aziz Asfif, directeur d’une agence immobilière, confirme cette tendance. « La résistance des prix à Benslimane est remarquable. Même lors des crises immobilières, aucune correction majeure n’a été enregistrée. L’attrait de la région se renforce avec la dynamique du projet du grand stade ».

D’après les dernières estimations, les terrains agricoles qui se vendaient entre 200 et 400 DH/m² atteignent aujourd’hui des niveaux inédits, oscillant entre 600 et 1.000 DH/m².

« Certains lots d’un hectare sont valorisés jusqu’à 10 millions de dirhams, rendant leur acquisition quasi impossible pour les petits investisseurs. Les propriétaires vendent principalement des lots de plus de cinq hectares« , souligne Aziz Asfif.

Dans le même sens, notre source estime que l’annonce de la Coupe du monde 2030 a accentué la dynamique haussière du marché foncier à Benslimane, ce qui a intensifié la pression sur la demande, propulsant ainsi les prix à des niveaux exceptionnellement élevés.

« Parmi les nouveaux acquéreurs, on retrouve des investisseurs en provenance des Émirats arabes unis, d’Espagne et d’autres pays européens. Nombre d’entre eux envisagent de développer des infrastructures touristiques et hôtelières. Cette effervescence ne fait qu’accentuer la rareté des terrains disponibles et propulser les prix à des niveaux inédits », conclut-il.

Transport urbain par bus. La province de Benslimane prépare le passage à la gestion déléguée

Cet appel d’offres vient d’être lancé par l’établissement de coopération intercommunale (ECI) « Irtiqaa » qui couvre les communes de Benslimane, Bouznika, El Mansouria, Cherrat, Aïn Tizgha, Ziaida et Fedalate.

Le coût de ce marché est estimé à 3,5 millions de DH, et la date d’ouverture des plis a été fixée au 28 février.

Pour rappel, le conseil régional de Casablanca-Settat a validé un important projet de convention de partenariat pour le financement du transport urbain par bus. Cette convention, qui s’appliquera de 2025 à 2029, porte notamment sur l’acquisition de 930 nouveaux bus qui seront mis en service dans les villes de Casablanca, Benslimane, Sidi Bennour, Settat et El Jadida.

Le coût total de ce projet s’élève à 2,8 milliards de DH, et le financement est assuré en grande partie par le ministère de l’Intérieur, en plus d’une participation du conseil régional de Casablanca-Settat à hauteur de 933 MDH.

La ville de Benslimane aura un rôle clé à jouer lors de la Coupe du monde puisqu’elle abritera le Grand Stade Hassan II.

Lancement des travaux de réhabilitation du marché hebdomadaire Had Oulad Ziane à Benslimane

Le coup d’envoi des travaux a été donné lors d’une cérémonie présidée par le président du Conseil de la région Casablanca-Settat, Abdellatif Maâzouz et le gouverneur de la province de Benslimane, Samir Yazidi, en présence des représentants des autorités locales et des élus.

S’étalant sur une durée de huit mois, ce projet comprend la réalisation de locaux commerciaux permanents, un parking, des espaces commerciaux pour le marché hebdomadaire, ainsi que l’aménagement des routes et des passages, sans oublier la connexion du marché aux réseaux d’eau et d’électricité.

S’exprimant à cette occasion, M. Maâzouz a souligné l’importance de ce projet pour l’amélioration des conditions de vie des habitants, précisant que son financement, d’un montant de 14,4 millions de DH, est entièrement pris en charge par la Région.

« Il s’agit d’une stratégie de développement rural à laquelle la région est associée. Il a été question dans un premier temps de rompre l’isolement de cette commune grâce au programme des routes rurales, avant de procéder à la réhabilitation de ce marché hebdomadaire qui pourra accueillir 150 commerçants, tout en préservant les activités traditionnelles du marché », a-t-il indiqué, dans une déclaration à la presse.

De son côté, le directeur de l’Agence régionale d’exécution des projets (AREP) de la région Casablanca-Settat, Mustapha Amrani, a détaillé les caractéristiques techniques du projet.

Selon lui, le marché hebdomadaire sera construit sur une superficie de 1 hectare (ha) avec une surface couverte de 3.700 m² et comprendra 129 stands provisoires et 16 commerces permanents, ainsi qu’une administration chargée de la gestion du site.

Les travaux devraient s’achever début septembre 2025, a fait savoir M. Amrani, notant que ce marché vise à répondre aux besoins des habitants de la commune Moualine El Oued, ainsi que des communes et provinces avoisinantes, notamment Mohammedia.

(Avec MAP)

Deux morts dans le crash d’un avion d’entraînement des Forces royales air à Benslimane

Les défunts, un colonel instructeur et un officier stagiaire, étaient en mission d’entraînement et de qualification avant que l’accident ne se produise, indique un communiqué de l’état-major général des Forces armées royales (FAR).

Selon le forum à forte notoriété Far Maroc, les victimes sont le colonel Mokhtari et le commandant Fathi.

Une commission d’enquête a aussitôt été diligentée pour déterminer les causes de l’accident, poursuit le communiqué de l’état-major général des FAR.

Les Forces armées royales expriment leur « solidarité et leurs condoléances aux familles des défunts et à leurs proches », conclut-on.

(Avec MAP)

Hydrogène naturel : voici le plan d’action de Storengy au Maroc

Bénéficiant d’un immense potentiel en énergies renouvelables, le Maroc a identifié l’hydrogène vert comme un vecteur clé de sa transition énergétique. Depuis son lancement en 2023, « l’Offre Maroc » a suscité un vif intérêt auprès des investisseurs internationaux, convaincus du potentiel du Royaume dans le domaine de l’hydrogène vert. La dynamique est remarquable : en quelques mois, plus d’une quarantaine de projets ont été déposés, confirmant l’attractivité de cette nouvelle filière pour la transition énergétique du Maroc.

Si l’hydrogène vert au Maroc présente un potentiel indéniable, il ne semble pas être la seule voie à explorer. L’hydrogène naturel, par exemple, est devenu une alternative prometteuse, tant sur le plan de l’efficacité que de l’économie, et son exploration fait l’objet de recherches intensives.

Il présente l’avantage d’être extrait du sol à travers des puits, tout comme le gaz naturel, et ne nécessite pas d’investissements massifs. De plus, il offre une perspective économique prometteuse grâce à un coût de production (entre 0,5 et 2 € /kg d’H2) potentiellement plus compétitif que celui de l’hydrogène vert.

 

 

Bien que longtemps considéré comme une source d’énergie rare et complexe à exploiter, de récentes découvertes ont dissipé ces incertitudes, ouvrant de nouvelles perspectives pour l’exploitation de l’hydrogène naturel. Au Maroc, l’ONHYM partage cette conviction quant à son potentiel d’exploitabilité, comme en attestent ses campagnes d’exploration autonomes et les permis de recherche qu’il a réussi à promouvoir.

À l’heure actuelle, on compte trois opérateurs privés pour l’exploration de l’hydrogène naturel : la société suisse Hynat dans la région du Sahara, le consortium formé par Sound Energy et Getech initialement à Tendrara et Sidi Mokhtar (environs d’Essaouira), et l’entreprise française Storengy dans les bassins sédimentaires de la Meseta côtière.

En juillet 2024 , Storengy, filiale d’Engie, et l’ONHYM ont signé un protocole d’accord pour explorer le potentiel en hydrogène naturel de la Meseta côtière, notamment les bassins de Berrechid, Ben Slimane et Doukkala. Contactée par nos soins, Storengy nous a dévoilé son plan d’action pour une exploration accélérée de l’hydrogène naturel de sa zone de prospection, s’étendant de Benslimane au Nord jusqu’à Safi au Sud.

Les bassins de la Meseta, un potentiel en hydrogène à décrypter

Les bassins sédimentaires, objet de cet accord, ont été précédemment investigués par l’ONHYM qui avait réalisé des mesures dans des zones d’échappement d’hydrogène à la surface, ayant mis en évidence des quantités importantes d’échappement d’hydrogène.

Les zones d’échappement prennent souvent la forme de structures circulaires à la surface de la terre, connues sous le nom de cercles de fées. C’est le cas du suintement d’hydrogène mis en évidence dans des structures similaires au Brésil, aux Etats-Unis, en Russie… Dans la Meseta côtière, ces cercles de fées sont très nombreux et certains ont donné des teneurs mesurées en hydrogène très importantes. Ceci, avec un contexte géologique favorable, rend la zone prospective pour l’exploration d’hydrogène naturel.

L’observation d’images satellitaires dans la région de Safi montre clairement des centaines de structures circulaires éparpillées dans plusieurs zones, et dont le diamètre est plurimétrique.

 

Comment Storengy compte-t-elle développer ce potentiel ?

Dans un premier temps, Storengy devrait cibler les zones à forte concentration en hydrogène dans les bassins contractés pour, par la suite, prospecter la possible présence d’un système « hydrogène », capable d’accumuler l’hydrogène dans des pièges situés dans le sous-sol.

En collaboration avec l’ONHYM, Storengy va poursuivre les travaux d’exploration par l’acquisition de données géochimiques et géophysiques, qui devront en principe évaluer le potentiel de la zone et démontrer de possibles accumulations d’hydrogène naturel dans des réservoirs souterrains, alimentés par de l’hydrogène généré naturellement par des réactions chimiques entre l’eau présente et des roches potentiellement riches en fer pouvant catalyser la formation de la molécule de l’hydrogène.

En plus d’outils venant de l’exploration du gaz naturel qui peuvent être utilisés aussi pour l’exploration d’hydrogène naturel, les équipes d’Engie-Storengy ont développé des outils spécifiques pour la recherche comme les capteurs Parhys (Permanent Analyses of Renewable Hydrogen with Sensors). Ce sont des capteurs permanents de mesure d’hydrogène à la surface du sol qui permettent d’évaluer le flux d’hydrogène sur des périodes de plusieurs mois, ou des techniques spécifiques comme la sismique passive.

Un réseau de capteurs Parhys installés dans deux cercles de fées du bassin du São Francisco, au Brésil, a révélé des flux quotidiens de l’ordre de 1.000 m³ d’hydrogène, soit environ 10 tonnes par an.

Flux d’hydrogène enregistré par les capteurs Parhys dans un cercle de fées dans le bassin du São Francisco au Brésil.

Selon Storengy, une campagne d’acquisition de données sera menée sur plusieurs mois dans les zones à fort potentiel hydrogène de la Meseta côtière, combinant sismologie passive et déploiement d’un réseau de capteurs Parhys. Les signaux sismiques passifs enregistrés permettront de caractériser en détail le sous-sol de la région. Une relecture et une interprétation des données géologiques seront réalisées en parallèle afin de mieux appréhender ce système d’hydrogène probable.

Sous réserve de résultats positifs lors de cette première phase « courte », un nouveau programme d’exploration sera proposé en collaboration avec l’ONHYM avant la fin de l’année 2025. Ce programme consistera en la réalisation de travaux plus ambitieux, tels que des forages exploratoires et des campagnes géophysiques et géochimiques haute résolution, afin de mieux caractériser les zones d’intérêt.

L’hydrogène naturel, une révolution énergétique à venir ?

L’hydrogène, bien que constituant la majeure partie de la matière visible, se retrouve principalement combiné à d’autres éléments sur terre, formant des composés comme l’eau (H₂O) ou les hydrocarbures. Sa densité énergétique élevée (120 MJ/kg) par rapport au gaz naturel (56 MJ/kg) en fait un vecteur énergétique prometteur qui pourra contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L’hydrogène naturel nécessite de trouver un système « hydrogène » en profondeur permettant de produire l’hydrogène en injectant de l’eau (hydrogène orange) ou de trouver des pièges similaires à ceux piégeant les hydrocarbures (hydrogène en or). L’exploration de ces gisements se développe rapidement dans plusieurs pays industrialisés, notamment aux États-Unis, en Australie, en Espagne et en Russie. Les premiers forages réalisés dans ces pays et à travers le monde permettront de développer les méthodes d’exploitation possibles de cette ressource naturelle.

Modèle de formation de l’hydrogène dans le sous-sol (source: nature.org)

Dans la région de Bourakébougou au Mali, un forage en quête d’eau a pris une tournure inattendue au cours de l’année 2012. Au lieu d’atteindre une nappe phréatique, les chercheurs ont découvert un important écoulement qui s’échappait sans interruption du puits qui s’est avéré par la suite inflammable. Les tests effectués ont permis d’identifier cet air comme étant de l’hydrogène, une découverte surprenante qui a ouvert pour la première fois de nouvelles perspectives pour l’extraction de l’hydrogène, au lieu de le synthétiser.

Tout comme le Mali, l’Australie dispose des conditions géologiques favorables à la production d’hydrogène orange. Ses importantes réserves de fer et d’uranium forment la roche mère essentielle à la réaction avec l’eau pour dissocier l’hydrogène de l’oxygène, offrant un potentiel de production significatif.

En Espagne, Helios Aragon estime pouvoir extraire environ 1 million de tonnes d’hydrogène du seul champ de Monzon. Selon cette entreprise, les quatre puits de production prévus dans ce champ pourraient générer l’équivalent énergétique de 650 éoliennes, sans nécessiter d’eau, et pourraient commencer à produire avant l’arrivée de 2030.

Bien que les explorations n’en soient qu’à leurs débuts, le potentiel de découvrir de méga-gisements d’hydrogène naturel peut se concrétiser. Cependant, leur exploitation à grande échelle devra surmonter plusieurs défis, techniquement solvables, liés en particulier au stockage de l’hydrogène naturel, à son caractère explosif et à sa température de liquéfaction extrêmement basse.

Justice. Le président de la commune de Mansouria révoqué

Révoqué de son poste de président de la commune de Mansouria dans la province de Benslimane, M’barek Afiri est aussi député (Istiqlal). Élu le 24 avril dernier, à la Chambre des représentants, à l’issue du scrutin partiel organisé pour remplacer son prédécesseur déchu par la Cour constitutionnelle, M’barek Afiri a fait l’objet d’une action en justice initiée par le gouverneur de la province de Benslimane.

Cette action judiciaire s’est soldée par une décision rendue, le mercredi 23 octobre, par le tribunal administratif de Casablanca qui a décidé la révocation de M’barek Afiri de la présidence du conseil communal, assortie de l’exécution provisoire.

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Mondial 2030 : à Casablanca, Lekjaa et Laftit font le point sur les préparatifs de la ville

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit a présidé, le mercredi 3 juillet au siège de la wilaya de la région Casablanca-Settat, une réunion élargie consacrée à l’examen de l’état d’avancement des préparatifs de la ville pour l’organisation de la Coupe du monde de football 2030.

Cette réunion, à laquelle ont pris part le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, et le wali de la région de Casablanca-Settat, gouverneur de la préfecture de Casablanca, Mohamed Mhidia, a réuni les différents acteurs concernés par ces préparatifs.

Dans ce cadre, le point a été fait notamment sur les projets d’aménagement et d’infrastructures destinés à permettre à la ville de Casablanca d’être au rendez-vous de cet événement footballistique planétaire, conformément aux exigences de la FIFA, avec un accent mis sur les infrastructures sportives : stades, sites d’entraînement, transport et mobilité, hébergement, connectivité et développement durable.

À été également présenté le dispositif de management intégré des projets prévus dans le cadre des préparatifs, et ce pour renforcer le suivi, la supervision et l’exécution des projets.

S’exprimant lors de cette réunion, Abdelouafi Laftit a souligné « la nécessité de mobiliser tous les intervenants pour l’accélération de la mise en œuvre des chantiers afin d’être prêts dans les délais impartis ». Pour ce faire, il a prôné le suivi rigoureux de l’état d’avancement des projets à tous les niveaux.

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs appelé les différentes parties prenantes à fédérer et coordonner leurs efforts et à adhérer pleinement à la mise en exécution de ce chantier conformément aux orientations du Roi Mohammed VI.

La réunion a été aussi l’occasion de souligner la particularité de la ville de Casablanca, étant donné qu’elle abritera deux sites importants, à savoir le Grand Stade à Benslimane et le Complexe sportif Mohammed V, en plus de l’International Broadcast Center (IBC), qui diffusera le signal de transmission des matchs.

 

Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette réunion, Fouzi Lekjaa a précisé que « cette réunion s’inscrit dans le cadre d’une série de réunions incluant tous les intervenants et destinées à suivre de près la réalisation des projets, selon un agenda précis qui nous engage tous, en prévision de plusieurs événements organisés au Maroc à partir de l’année prochaine ».

Notant que plusieurs projets de développement sont en cours de réalisation dans tous les domaines, le président de la FRMF a déclaré : « Les Marocains, comme ils l’ont toujours fait, seront mobilisés derrière S.M. le Roi pour donner la véritable image de notre pays ».

Évoquant le Grand Stade qui sera construit à Benslimane avec une capacité de 115.000 places, il a expliqué que ce stade sera « exceptionnel à tous les égards et constituera le plus grand et le meilleur monument footballistique au monde, contribuant au rayonnement du patrimoine civilisationnel du Royaume ».

Cette réunion à Casablanca intervient deux mois après la tenue à Rabat d’une réunion élargie dans le cadre des préparatifs intenses pour l’organisation de la Coupe du monde 2030 aux côtés de l’Espagne et du Portugal. Une réunion similaire a été également tenue mardi à Fès.

(Avec MAP)

L’immobilier à Benslimane, ville en devenir : prix, volume de transactions, évolution…

La ville de Benslimane est depuis plusieurs mois sur toutes les lèvres. À moins d’une heure de Casablanca en voiture, la ville d’un peu moins de 70.000 habitants a été choisie pour la construction du Grand Stade de Casablanca (et de tous les équipements sportifs qui l’entourent), dans le cadre de la Coupe du monde 2030.

Un stade de football qui, rappelons-le, sera le plus grand du monde, avec une capacité d’accueil de 115.000 places. Dans le sillage de ce projet, la ligne à grande vitesse (LGV) passera également par cette ville.

Ces changements majeurs vont forcément avoir une incidence sur le tissu économique de la ville, sa structure et également sa valeur foncière et immobilière.

Un nouveau pôle urbain potentiel

« Le projet du TGV et du stade vont dynamiser le marché de la ville ces prochaines années  avec le besoin en logements des employés qui vont construire le projet et puis la demande liée aux activités tertiaires qui vont s’installer autour du stade. Le projet va fort probablement prévoir un pôle urbain qui devrait mettre à disposition du foncier pour développer du tertiaire, des services et commerces à proximité de l’équipement sportif », analyse notre partenaire expert des transactions immobilières Yakeey.

Et d’ajouter, « il faut attendre que l’effet d’annonce soit concret pour avoir un impact sur les prix et il faudra du temps pour voir aussi l’impact sur le volume de transactions car le cycle immobilier est un peu long. Pour que les promoteurs immobiliers achètent du foncier, construisent et livrent il faut en moyenne 3 ans ».

En attendant d’avoir plus de détails sur la conception du stade proposé par le groupement Tarik Oualalou Architecte – Populous Limited, notre interlocuteur explique que « le business model des stades et de leur exploitation a évolué ces dernières années en misant sur la flexibilité pour une meilleure rentabilité. L’idée est d’augmenter leur utilisation au delà des matchs avec l’organisation de concerts, manifestation sportives (hors foot) et évènements. L’enjeu « immobilier », donc, est de concevoir un espace multifonctionnel et flexible pour être le plus utilisé et adapté pour augmenter sa rentabilité mais surtout pour dynamiser la zone d’activités complémentaire adossée au stade grâce au flux générés plus fréquents ».

Cela dit, cet effet de dynamisation prendra du temps. En attendant que le déclenchement de la dynamique immobilière qui commence timidement avec des annonces qui s’appuient ces futurs projets de développement pour inciter à l’investissement dans la région, que sait-on de la situation actuelle du marché immobilier dans cette ville à fort potentiel ?

Médias24 vous propose une analyse des opérations immobilières à Benslimane sur la base des données fournies par Yakeey.

Des transactions en hausse de près de 20% sur les appartements (hors social) entre 2018 et 2023

Les données permettent de voir que, dans la ville de Benslimane, un total de 1.192 transactions a été enregistré concernant les appartements (hors social) en 2023. Il s’agit d’une progression de 18,4% par rapport à 2018. Concernant les transactions totales des appartements, elles atteignent le nombre de 1.308, en hausse de 9,8%. Notons qu’à Benslimane en 2023, les appartements comptent pour 61% des transactions.

On observe également que la part des logements sociaux dans les transactions ont fortement reculé depuis 2020 et la fin de la loi encadrant ces derniers. En 2019, par exemple, ils représentaient 21% des transactions contre 9% en 2023.

Malgré la hausse des transactions des appartements (hors social) sur la période 2018-2023, il est à noter que le prix est resté stable, avec une moyenne de 9.210 DH le mètre carré.

37% des transactions se font sur des terrains non bâtis

La ville de Benslimane voit une part importante de ses transactions immobilières se réaliser sur des terrains non bâtis. En 2023, 805 transactions ont été concrétisées sur ce type de bien, en hausse de 32,8% par rapport à 2018.

Le prix moyen du mètre carré pour un terrain non bâti l’an dernier était de 4.736 DH, en hausse de 8,2% par rapport à 2018. Par rapport à 2022, donc d’une année sur l’autre, le prix moyen n’a progressé que de 5%, mais le volume de transactions, lui, a progressé de 38%.

Depuis 2018, le prix moyen du mètre carré d’une villa a baissé de 10%

Les villas occupent une place peu importante dans le volume global des transactions à Benslimane. Elles représentent 2% du volume des transactions en 2023, avec 38 biens concernés.

Alors que le volume des transactions a progressé de 52% par rapport à 2018, il a reculé de 27% par rapport à 2022.

Le prix moyen du mètre carré en 2023 pour une villa s’élevait à 7.808 DH, en retrait de 10,3% par rapport à 2018, mais en légère hausse de 4% par rapport à 2022.

https://medias24.com/2024/02/25/round-up-voici-ou-en-est-le-projet-de-ligne-a-grande-vitesse-kenitra-marrakech/

https://medias24.com/2024/03/20/le-grand-stade-de-casablanca-sinspire-des-figures-du-moussem-de-la-tente-et-du-jardin/

Des élections partielles prévues le 23 avril pour pourvoir les sièges de Saïd Zaidi et Abdelkader Boussairi

Le décret 2.24.137, fixant la date des élections partielles pour pourvoir deux sièges vacants à la Chambre des représentants dans les circonscriptions électorales locales de Fès Sud et Benslimane, a été publié au Bulletin officiel du 12 février.

Les électeurs de la circonscription électorale locale de Fès Sud, relevant de la préfecture de Fès, et ceux de la circonscription électorale locale de Benslimane, relevant de la province de Benslimane, sont ainsi appelés à élire un membre à la Chambre des représentants, le mardi 23 avril, en remplacement des deux députés déchus par la Cour constitutionnelle.

Les déclarations individuelles de candidature sont déposées par chaque candidat lui-même du jeudi 4 avril au mardi 9 avril au siège de la préfecture ou de la province relevant de la circonscription électorale concernée. La campagne électorale commence à la première heure du mercredi 10 avril et se termine à midi le lundi 22 avril.

Pourvoir les sièges de Saïd Zaidi et Abdelkader Boussairi

Les élections partielles du 23 avril permettront de pourvoir les sièges de Saïd Zaidi et Abdelkader Boussairi.

Déchu de son siège à la suite d’une récente décision de la Cour constitutionnelle datant du 3 janvier 2024, Saïd Zaidi, député du PPS, a été condamné à un an de prison ferme pour des faits de corruption et de chantage.

Actuellement en détention préventive, l’ex-parlementaire Abdelkader Boussairi est quant à lui impliqué dans l’affaire dite du « réseau du maire de Fès », dans laquelle sont impliqués treize accusés dont deux en état de liberté provisoire. Les chefs d’accusation vont de la corruption à la constitution d’une bande criminelle en passant par le faux et l’usage de faux et la dilapidation de deniers publics, entre autres graves accusations auxquelles devront répondre les treize accusés dont fait partie le maire de la ville, Abdeslam Bekkali, et son adjoint Abdelkader Boussairi.

https://medias24.com/2024/01/03/affaire-du-reseau-du-maire-de-fes-ce-que-lon-sait/

https://medias24.com/2024/01/09/poursuivis-et-ou-condamnes-des-elus-face-a-la-justice/