Sécheresse. Le bassin d’Oum Er-Rabia est le plus impacté, voici pourquoi

Il n’y a pas si longtemps, le bassin hydraulique de l’Oum Er-Rabia (BHOER) était considéré comme l’un des principaux châteaux d’eau du Maroc. Cependant, la sécheresse persistante et l’activité humaine ont inexorablement contribué à l’épuisement de ses ressources. Parmi les dix bassins hydrauliques du Royaume, l’Oum Er-Rabia est le seul à avoir enregistré un déficit au cours de l’année écoulée.

L’équilibre déjà fragile entre la demande et l’offre hydriques s’est progressivement effondré, entraînant des coupures d’eau fréquentes dans les villes et localités alimentées par ce bassin. L’agriculture en fait également les frais. En attestent les récentes campagnes oléicoles, largement en deçà des espérances.

Dans l’attente de conditions climatiques plus clémentes, le ministère de l’Équipement et de l’eau a mis en place un plan d’action axé sur une gestion optimisée des ressources existantes. Une nécessité pour faire face à l’important recul du niveau des eaux du bassin de l’Oum Er-Rabia, qui ne dispose actuellement que d’environ 240 millions de mètres cubes, contre 4,45 milliards de mètres cubes en 2010. 

De fait, deux des trois plus grands barrages du pays, Bin El Ouidane et Al Massira, cumulent à peine 120 millions de mètres cubes sur une capacité de stockage de 3,8 milliards de mètres cubes.

L’Ighil M’Goun et l’Oum Er-Rabia

Situé au centre-ouest du Royaume, le bassin hydraulique de l’Oum Er-Rabia s’étend sur 35.000 km². À l’est, il est délimité par les montagnes du Moyen et du Haut-Atlas. A 4.071 mètres d’altitude, l’Ighil M’Goun en est le point culminant. Plus haut sommet du Maroc, après le Toubkal (4.167 m) et l’Ouanoukrim (4.089 m), l’Ighil M’Goun est la principale source d’approvisionnement en eau pour les zones en aval.

Il influence l’hydrologie et l’écologie de l’ensemble du bassin, dont le réseau hydrographique est dominé par le fleuve Oum Er-Rabia, long de 550 km. Il prend sa source dans le Moyen-Atlas avant de se déverser dans l’océan Atlantique. Le bassin est également alimenté par de nombreux affluents, tels que les rivières Tassaout, El Abid, Lakhdar et Melloul.

Mais aussi les Asifs Ouamana, Srou, Chbouka, Ouirine, Gzef, El Touim et Faragh. Des cours d’eau qui traversent quinze structures hydriques, dont Bin El Ouidane, Ahmed El Hansali et Al Massira. Des barrages essentiels à la production de l’énergie hydroélectrique, à l’approvisionnement en eau potable et surtout à l’irrigation des terres agricoles.

Construit dans les années 1950, le barrage Bin El Ouidane était un symbole de la politique du Maroc pour lutter contre la sécheresse. Au même titre que celui d’Al Massira. Aujourd’hui, les ambitions de développement économique à travers le tourisme et l’agriculture ont été mises en suspens pour assurer l’approvisionnement en eau potable. Et pour cause, les réserves de ces retenues artificielles d’eau ont grandement décliné. 

Évolution du taux de remplissage du barrage de Bin El Ouidane au cours des six dernières années.

 

Évolution du taux de remplissage du barrage Al Massira au cours des six dernières années

Inefficacité hydrique et pression anthropique

Les raisons derrière la baisse de l’offre hydrique dans le bassin de l’Oum Er-Rabia sont multiples. Aux taux d’évaporation élevés, compris entre 1.600 et 1.800 mm par an, s’ajoutent « des rendements des réseaux de distribution qui ne dépassent pas 70 % dans la plupart des centres urbains et des pertes d’eau au niveau des réseaux d’irrigation supérieures à 40%”, selon le ministère de l’Equipement et de l’eau.

Plus important encore, après les sécheresses de 2005, 2010 et 2022, “l’année hydrologique 2022-2023 a enregistré un déficit de précipitations de 38% par rapport à la moyenne annuelle, ce qui a eu un impact négatif sur les apports en eau des barrages, avec un déficit de 69 %”, précise la même source. 

Evolution de la sécheresse (en rouge) dans le bassin hydraulique d’Oum Er-Rabia

2002 2022

 

En outre, une récente étude atteste que le stress hydrique s’intensifie depuis 20 ans dans ce bassin à mesure que les superficies irriguées et les zones urbaines s’étendent, « en particulier dans les parties ouest et sud du bassin, où l‘intensité de la croissance urbaine semble s’accélérer avec le temps. Des augmentations substantielles des zones construites étant observées entre 2010 et 2022 par rapport à la décennie précédente », soulignent ses auteurs.  

D’un côté, l’utilisation accrue de l’irrigation et des cultures à haute valeur ajoutée mais qui nécessitent d’importantes quantités d’eau, contribue au stress hydrique au sein du bassin. Tout en épuisant et polluant les nappes phréatiques à raison de 50.000 tonnes de nitrates par an. De l’autre, l’urbanisation a aggravé la pénurie d’eau en réduisant la recharge des aquifères et en augmentant le ruissellement de surface par manque de végétation.

En conséquence, les coupures d’eau potable sont fréquentes dans des villes comme Béni Mellal. Le secteur agricole est également fortement impacté, puisque la dotation à partir des barrages dans la région de Béni Mellal-Khénifra n’a pas dépassé les 60 millions de mètres cubes lors de la campagne agricole précédente.

De fait, seulement 205.000 hectares ont été irrigués sur les 721.000 ha inscrits au programme d’assolement par la Direction régionale de l’agriculture de Béni Mellal-Khénifra. Les rendements des cultures, notamment arboricoles, ont pareillement été affectés. L’impact est tel que le prix de l’huile d’olive dépasse désormais les 110 DH le litre pour la deuxième année de suite. 

Planification urbaine et développement de l’offre

Idéalement, le retour des années pluvieuses ferait le plus grand bien au bassin hydraulique d’Oum Er-Rabia. Mais pour l’heure, plusieurs mesures ont été prises pour surmonter la crise hydrique qui y sévit. Les ressources du bassin OER “seront renforcées avec un volume supplémentaire compris entre 400 et 500 millions de mètres cubes par an en provenance du bassin du Sebou”, assure le ministère de l’Equipement et de l’eau. 

Le plan d’action du ministère vise aussi à améliorer la capacité de stockage de l’eau d’environ 2 milliards de mètres cubes au niveau des principaux affluents de l’Oued Oum Er-Rabia. Au programme également, une réduction de 10 % du taux d’envasement des barrages d’ici 2050. 

En matière de gestion de la demande en eau, il s’agira de réduire les besoins agricoles à travers l’irrigation au goutte-à-goutte, l’amélioration de l’efficacité des réseaux de transport et de distribution d’eau potable pour atteindre au moins 80 % de rendement. Pour ce qui est de la préservation des ressources en eau, le ministère s’est principalement donné pour mission de réduire de 50 % le déficit des eaux souterraines d’ici 2030 pour atteindre l’équilibre d’ici 2050.   

Enfin, en termes de planification urbaine, les auteurs de l’étude susmentionné préconisent “l’intégration des infrastructures vertes pour atténuer les effets de la réduction de l’infiltration et de l’augmentation du ruissellement, renforçant ainsi la résilience urbaine face à la sécheresse”.

Bin El Ouidane : le Widiane Resort dévoile son offre pour l’été 2024

Les chambres du Widiane Resort allient tradition et modernité pour offrir un confort incomparable, avec une vue imprenable sur le lac et les montagnes.

Le Safran, véritable oasis culinaire, propose une cuisine locale au menu ou à la carte. Chaque soir, Tito Romero, un chanteur résident latino, vous invite à partager une ambiance musicale vibrante.

La soirée se poursuit à Azawan, un espace où la décoration et les rythmes vous transportent directement dans les îles où un DJ résident enflamme l’atmosphère du jeudi au samedi.

Le Karma Lounge, mini « Buddha Bar » niché au cœur des majestueuses montagnes de l’Atlas, est un havre de sérénité où vous pouvez déguster cocktails et tapas.

Équipé d’une salle de cinéma et d’un espace gaming pour les petits et les jeunes, le Kids Club permet à vos enfants de s’exprimer et de jouer dans un cadre sécurisé. Offrez-leur des moments inoubliables de divertissement, où le rire et l’imagination sont les maîtres mots.

Le Widiane Resort offre également une palette d’activités nautiques sur le lac Bin El Ouidane, du jet ski à l’overboard.

Après l’effort, le spa, où des thérapeutes thaïlandaises proposent des soins et des massages relaxants ou tonifiants, invite à la détente.

Enfin, le Bistrot du Lac allie l’élégance à une vue enchanteresse, pour une expérience gastronomique exceptionnelle.

Béni Mellal. Kasbahs, villages et montagnes en toile de fond des arts de l’Atlas

À Béni Mellal-Khénifra, le tableau paysager séduit les visiteurs en quête d’authenticité et de proximité avec la nature. Les trésors qui le composent transcendent néanmoins le simple attrait visuel pour façonner l’essence même de l’attractivité touristique de cette zone géographique.

« Les kasbahs, greniers, montagnes, lacs et villages vont au-delà de la simple composition physique de la région de Béni Mellal-Khénifra. Ils façonnent une destination où la nature et la culture se marient harmonieusement, créant une expérience complète et singulière. Cette symbiose contribue à forger l’image d’une destination captivante et résolument authentique, faisant de la région un lieu incomparable pour les visiteurs », nous explique Younes Laraqui, président du conseil régional du tourisme (CRT) de Béni Mellal-Khénifra.

Les kasbahs, greniers, montagnes, façonnent une destination où la nature et la culture se marient harmonieusement, créant une expérience complète et singulière

Younes Laraqui, président du CRT de la région de Béni Mellal-Khénifra.

 

Les kasbahs, une connexion au patrimoine vivant

Pour Younes Laraqui, ces kasbahs ancestrales, joyaux architecturaux du pays, sont les gardiennes d’une histoire riche et captivante. Elles évoquent des époques révolues, offrant aux visiteurs une plongée dans le passé et une compréhension approfondie de la culture locale. L’exploration de ces vestiges authentiques crée une connexion intime avec le patrimoine vivant de la région, renforçant ainsi l’attrait pour une expérience culturelle authentique.

« Aujourd’hui, parmi les kasbahs et les villages de la région de Béni Mellal-Khénifra, certains retiennent particulièrement l’attention des touristes, nationaux ou étrangers. Ces kasbahs et villages réussissent à allier un riche patrimoine culturel, une beauté naturelle saisissante et une hospitalité locale, les transformant ainsi en destinations incontournables pour les voyageurs explorant la région ».

Parmi les kasbahs les plus visitées, on peut citer la kasbah Aïn Assardone à Béni Mellal, la kasbah Sidi Moussa à Aït Bouguemez, la kasbah Zaouit Ahansal, la kasbah Ismailya à Kasba Tadla et la kasbah Moha ou Hammou Zayani à Khénifra.

L’exploration des vestiges authentiques crée une connexion intime avec le patrimoine vivant de la région

La kasbah de Béni Mellal. CP : CRT Béni Mellal-Khénifra

 

Les villages, une immersion authentique dans la vie locale

Les villages qui suscitent un fort intérêt auprès des visiteurs, aussi bien locaux qu’internationaux, sont principalement Tanghmalt, Magdaze, Arogou, Taghia, la Cathédrale, Bin El Ouidane, Ouzoud, Tabant et le village de Boutferda. À première vue, la raison de cet attrait particulier est que ces villages offrent une immersion authentique dans une vie locale qui préserve ses traditions ancestrales, au cœur de paysages pittoresques qui captivent les visiteurs.

La vallée Aït Bouguemez. CP : CRT Béni Mellal-Khénifra

 

D’autres facteurs peuvent expliquer la popularité de ces kasbahs et villages. « D’abord, leur patrimoine culturel et architectural exceptionnel attire les amateurs d’histoire et de culture. Ensuite, la beauté naturelle des sites, combinée à l’accueil chaleureux des habitants, qui crée une expérience immersive et mémorable. De plus, la diversité des activités proposées, allant des visites culturelles aux randonnées en passant par la découverte de l’artisanat local, contribuant ainsi à l’attrait global de ces destinations », souligne notre interlocuteur.

Les initiatives de tourisme durable et d’écotourisme témoignent de l’engagement de la région envers la conservation

Les montagnes, artisans d’une sérénité naturelle

Mais il faut garder en tête que les montagnes majestueuses, les lacs scintillants et les villages pittoresques ne sont pas simplement des éléments de décor. Ils sont les artisans d’une sérénité naturelle, offrant un refuge loin du tumulte urbain. Ces décors idylliques deviennent immanquablement des lieux de ressourcement, invitant les voyageurs à s’immerger dans une atmosphère paisible et à renouer avec la nature, et ultimement avec soi.

La présence des montagnes, lacs et villages contribue également à la préservation de l’environnement. « Les initiatives de tourisme durable et d’écotourisme témoignent de l’engagement de la région envers la conservation, générant un impact positif sur la nature et assurant une expérience durable pour les générations futures », atteste le président du conseil régional du tourisme de Béni Mellal-Khénifra.

Les greniers témoignent du génie architectural traditionnel

Les greniers, traces indélébiles du sens de la communauté

Cette région a une autre spécificité : ses greniers collectifs. Ceux d’Aoujgal, par exemple, se fondent ingénieusement dans le décor de la falaise couleur terracotta qui les abrite. Ils ont été bâtis il y a plusieurs siècles par les tribus des Aït Abdi, dans la région d’Azilal, à 110 km de Béni Mellal. Ils sont aujourd’hui la trace encore visible et haut perchée d’un dispositif conçu pour « survivre ensemble » dans des zones souvent arides mais toujours habitables. La région concentre à elle seule 72 greniers collectifs sur les 550 que compte le Maroc (voir carte ci-dessous).

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« Les greniers, témoins du génie architectural traditionnel, ne sont pas seulement des symboles pratiques de stockage ; ils sont aussi des œuvres d’art fonctionnelles. Leur forme unique et leur structure réfléchie traduisent l’ingéniosité locale. Les visiteurs découvrent une symbiose entre utilité et esthétique, ajoutant une dimension artistique aux paysages, qui contribue à l’originalité de la région », rappelle Younes Laraqui.

Les arts de l’Atlas, une identité culturelle unique

L’artisanat, le savoir-faire culinaire, et plus généralement les arts de l’Atlas, participent également à la promotion touristique de la région de Béni Mellal-Khénifra. Ils contribuent à forger une identité culturelle unique et captivante pour les visiteurs, les incitant à découvrir la richesse de son patrimoine culturel et artistique.

« L’artisanat local, héritage d’un savoir-faire ancestral, constitue une part essentielle de l’attrait touristique. En perpétuant des techniques transmises de génération en génération, les artisans de la région créent des pièces uniques qui reflètent l’authenticité culturelle. Les tapis berbères, la poterie artisanale et les articles en cuir sont autant d’exemples d’œuvres d’art locales qui séduisent les amateurs de culture et d’artisanat », décrit le président du CRT.

L’artisanat local, héritage d’un savoir-faire ancestral, constitue une part essentielle de l’attrait touristique

La culture, une visibilité internationale

Le savoir-faire culinaire, ancré dans les traditions locales, est une autre dimension essentielle de l’expérience touristique. Les plats berbères, préparés avec des ingrédients locaux, offrent aux visiteurs un voyage gustatif unique. Les marchés locaux regorgent d’ailleurs de saveurs authentiques, permettant aux visiteurs de découvrir la richesse de la cuisine régionale. Cette immersion culinaire contribue non seulement à satisfaire les papilles des touristes, mais crée également des souvenirs mémorables associés à la gastronomie locale.

Fantasia à Fkih Ben Salah. CP CRT BK

 

Il faut dire que les arts de l’Atlas, qu’il s’agisse de la musique traditionnelle, de la danse ou des manifestations artistiques locales, apportent une touche culturelle vivante à la région. Les festivals et événements qui mettent en avant, chaque année, ces expressions artistiques, créent une ambiance vibrante et offrent aux visiteurs l’opportunité de plonger dans la richesse de la culture locale.

« La promotion de ces éléments culturels ne se limite pas aux frontières régionales. Les artisans, chefs cuisiniers et artistes locaux participent souvent à des initiatives nationales et internationales, permettant ainsi une plus grande visibilité. Les festivals culturels, les foires d’artisanat et les collaborations artistiques contribuent à positionner la région comme un pôle culturel d’importance », conclut Younes Laraqui.

Zaouia Cherkaouia de Bejaad. CP CRT BK

 

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Béni Mellal-Khénifra. Voici la dotation agricole fixée à partir des barrages

« La dotation agricole annuelle à partir des barrages est estimée à 56 millions de mètres cubes« , indique à Médias24 la Direction régionale de l’Agriculture (DRA) de Béni Mellal-Khénifra. Dans le détail, cette dotation se répartit ainsi : 

– barrage Bin El Ouidane : 40 millions de mètres cubes

– barrage Ahmed El Hansali : 16 millions de mètres cubes.

Cette situation n’est pas idéale au moment où le coup d’envoi de la nouvelle campagne agricole a été donné. Mais difficile de faire autrement. Et pour cause, à la date du 12 décembre 2023, le taux de remplissage des barrages relevant du bassin hydraulique d’Oum Er-Rabia est de 4,79%, l’équivalent de 237,39 millions de mètres cubes, sur une capacité de retenue de 4,9 milliards de mètres cubes. Et cette réserve est théorique puisqu’elle inclut la vase.

Le barrage de Bin El Ouidane ne contient pas plus de 58 millions de mètres cubes (4,7%) sur une capacité de stockage de 1,2 milliard de mètres cubes. De son côté, la retenue d’eau artificielle Ahmed Al Hansali dispose d’à peine 43 Mm3 sur une capacité de stockage de 669 Mm3.

Les ressources hydriques qui se raréfient font peser une menace constante sur les rendements agricoles dans la région de Béni Mellal-Khénifra, où la superficie agricole utile est de 960.000 ha, dont 205.000 ha irrigués. Preuve en est des performances mitigées des filières oléicoles et agrumicoles de la région.

https://medias24.com/2023/12/03/barrage-bin-el-ouidane-ou-linexorable-agonie-dun-monument/

Autoroute de l’eau. Une conversation avec Hamou Bensaadout, directeur général de l’hydraulique

Il n’y a pas que le recul des précipitations et le réchauffement climatique qui plombent la situation hydrique du Maroc. La rareté de l’eau subie par le Royaume est également due à l’activité anthropique mais aussi à la déperdition de millions de mètres cubes par les cours d’eau dans l’océan Atlantique et la Méditerranée

Dans l’optique d’éviter qu’un maximum d’eau douce n’alimente les eaux salées au lieu des barrages, l’interconnexion entre le bassin du Sebou et celui du Bouregreg a été pensée et réalisée en un temps record, moins d’un an. Elle fait partie d’un vaste projet d’interconnexion des bassins du Loukkos, Sebou, Bouregreg, Oum Er-Rbia. 

En outre, l’interconnexion des bassins du Laou et de la Moulouya est également programmée à plus long terme. « Ces interconnexions permettent de capter un volume d’eau global variant entre 800 et 1.100 millions de m3, dans le cadre d’une gestion solidaire des ressources en eau entre bassins hydrauliques », indique à Médias24 Hamou Bensaadout, directeur général de l’hydraulique au sein du ministère de l’Équipement et de l’eau.  

Jusquà 7 milliards de mètres cubes déversés dans locéan par an

Cette gestion ambitionne donc de réduire au maximum le déversement d’eau douce en mer. « Nous visons les années de fortes disponibilités hydriques pour dévier les eaux qui se déversent dans la mer vers le barrage de Sidi Mohammed Ben Abdellah près de Rabat », espère Hamou Bensaadout. 

Même lors des années sèches, cette interconnexion sera tout aussi importante. « En 2022, qui a été enregistrée comme l’année la plus sèche, 500 millions de mètres cubes ont été déversés à la mer par le Sebou. En année normale, le volume perdu est en moyenne de 800 millions de mètres cubes. »

Sachant qu’au niveau national, les ressources en eau qui finissent leurs courses en mer « peuvent atteindre 7 milliards de mètre cubes » sur l’ensemble du territoire national, comme en 2010, la mobilisation de ces ressources en période de sécheresse est une aubaine inestimable.  

Pour schématiser ce phénomène, il faut comprendre qu’un fleuve est un cours d’eau qui se déverse dans un océan ou dans une mer. Il s’y jette dans un endroit appelé l’embouchure. En règle générale, son débit ainsi que sa taille sont importants.

Le cycle de l’eau au Maroc avant le réchauffement de l’eau. Le Maroc recevait en moyenne 140 milliards de m3 de précipitations par an. C’était avant la baisse provoquée par le réchauffement climatique. 18 milliards de mètres cubes vont vers les eaux de surface, tandis que 4 milliards de ùètres cubes peuvent être prélevés des nappes souterraines dont elles sont la part renouvelable chaque année. En réalité, les prélèvements des nappes étaient de 5,1 milliards de m3, appauvraissant chaque année les réserves souterraines d’autant.

 

Au Maroc, les eaux de plusieurs cours d’eau, dont quatre sont concernés par le projet de l’autoroute de l’eau, se jettent dans l’océan Atlantique, mais aussi dans la mer Méditerranée. Il s’agit notamment des cours d’eau suivants : 

– Drâa (1.200 km) ; 

– Oum Errabiâ (650 km) ; 

– Sebou (614 km) ; 

– Moulouya (600 km) ; [n’atteint plus la mer depuis les dernières sécheresses]

– Seguia el-Hamra (350 km) ; 

– Tensift (250 km) ; 

– Bouregreg (240 km) ; 

– Oued Beht (110 km) ; 

– Oued Massa (120 km) ;

– Loukkos (176 km) ;  

– Oued Souss (190 km).

Ainsi, une première phase de l’autoroute de l’eau vient d’être achevée avec l’interconnexion Sebou-Bouregreg sur une longueur de 67 km pour mobiliser un volume annuel moyen compris entre 300 et 400 millions de m3. Cette dotation répond à la volonté du gouvernement de « dévier l’excédent hydrique du bassin du Sebou vers le bassin du Bouregreg », précise Hamou Bensaadout. 

L’exploitation des eaux déviées commence progressivement avec un débit initial ne dépassant pas les 3 mètres cubes par seconde. « Le débit d’eau augmentera progressivement jusqu’à 15 m3 par seconde. Il s’agit de la capacité ultime maximum, en fonction de la disponibilité de l’eau et après usage dans le bassin du Sebou (eau potable, agriculture, énergie) », ajoute-t-il.  

« La dotation est flexible« , reprend le directeur général de l’hydraulique. « Elle va dépendre de l’hydraulicité de l’année car ce projet est un transfert des eaux excédentaires après tous les usages dans le bassin du Sebou. Le reste qui se déversait à la mer sera dévié. » Les réserves hydriques de l’année sont évaluées au mois de septembre, au début de l’année agricole.

« Nous nous basons ensuite sur des règles prioritaires de gestion, à savoir l’eau potable, l’irrigation et la production d’énergie. C’est le sacro-saint de la gestion des réserves. Ensuite, nous définissons les dotations en fonction de ses priorités« , précise M. Bensaadout. Autrement dit, le volume transféré peut atteindre 400 millions de mètres cubes ou beaucoup moins au cours des années sèches

Intervention décisive de la Commission chargée du suivi de la mise en œuvre du programme gouvernemental

Ce projet n’a pas été une mince affaire. La réflexion a été lancée en juillet 2022 par le ministère de l’Equipement sous la supervision de la Commission chargée du suivi de la mise en œuvre du programme gouvernemental, présidé par le ministre de l’Equipement et de l’eau, Nizar Baraka. Sont également représentés dans cette commission, le ministère de l’Intérieur, le ministère des Finances, le ministère de l’Agriculture et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE). 

Une gouvernance intégrée qui a permis de « fluidifier la résolution de plusieurs contraintes comme le financement, la passation des marchés et le démarrage des travaux en décembre 2022. La dernière visite du chantier de M. Nizar Baraka a été réalisée en juillet 2023″, précise Hamou Bensaadout. 

D’ailleurs, l’aspect financier a été un obstacle de taille. « On devait lancer le projet en 2022. Mais à l’époque, il n’était pas budgétisé dans la loi de finances 2022. En tant qu’administration, nous n’avions ni les crédits ni les rubriques budgétaires nécessaires pour supporter une telle dépense« , se remémore M. Bensaadout. 

« Les régions de Rabat-Salé-Kénitra et Casablanca-Settat, étant donné qu’elles bénéficient du projet, ont eu pour mission de trouver les financements à raison de 3 milliards de dirhams par région, soit 6 milliards au total », poursuit-il. 

« Ce budget qui a été levé devait être domicilié dans un établissement public. Nous avions le choix entre l’ONEE-Branche eau ou l’Office de mise en valeur agricole du Gharb (ORMVAG). La Commission chargée du suivi de la mise en œuvre du programme gouvernemental a opté pour ce dernier, puisque le projet devait être réalisé dans son périmètre d’action, soit entre Fès et Kénitra », souligne le directeur général de l’hydraulique. 

Une fois le financement sécurisé, les travaux ont pu être lancés début décembre 2022. Un tube en acier d’un diamètre de 3,20 m a été installé le long de 67 kilomètres, entre Fès et Kénitra. De Kénitra jusqu’au barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah, il a fallu qu’une partie « de la conduite traverse également la forêt de Maâmora sur 163 hectares », précise M. Bensaadout. « En guise de compensation, la forêt sera reboisée sur près de 3.000 ha. »

Sur le terrain, la maîtrise d’ouvrage déléguée a été confiée à l’ORMVAG. Il y a également eu des équipes du ministère de l’Equipement et de l’eau, du ministère de l’Agriculture et de l’ONEE qui ont suivi les aspects techniques du projet. « Les différentes étapes ont été validées au fur et à mesure par la Commission chargée du suivi de la mise en œuvre du programme gouvernemental lors de de réunion régulière présidé par Nizar Baraka. C’est ainsi que s’est articulée la gouvernance du projet, depuis juillet 2022 jusqu’en août 2023″, indique notre interlocuteur.

La tranche complémentaire finalisée en 2027

La finalisation de la première tranche sera à très court terme, suivie par le lancement des travaux de la tranche complémentaire. « Les travaux vont être lancés incessamment par le ministère de l’Equipement et de l’eau. L’objectif étant de connecter  le Bouregreg avec Oum Errabia et Al Massira », indique Hamou Bensaadout.  

Le projet de la seconde tranche est inscrit dans le cadre du Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation (PNAEPI 2020-2027) et sera donc livré avant la fin de l’année 2027. « Le volume mobilisé devrait également être compris entre 500 et 800 millions de mètres cubes en moyenne, entre les barrages de Sebou, Sidi Mohamed Benabdellah et Al Massira. »

A l’image de la tranche urgente qui sert indirectement à irriguer un périmètre agricole de plus de 170.000 ha, la tranche complémentaire va également desservir les parcelles agricoles. En alimentant Sidi Mohammed Ben Abdellah de 300 à 400 millions de mètres cubes par an, le périmètre agricole à l’amont va bien sûr en bénéficier. C’est également l’objectif de la tranche complémentaire. 

Les dizaines de millions de mètres cubes qui sont souvent acheminés à partir des barrages de Bin El Ouidane et Ahmed El Hansali vers le barrage Al Massira, via l’Oued Oum Er-Rabia, serviront à irriguer les périmètres irrigués de la province de Béni Mellal. Les producteurs d’agrumes, de céréales et autres betteraves sucrières accueilleront sans doute cette nouvelle avec un grand soulagement. 

https://medias24.com/2023/08/29/roundup-irrigation-eau-potable-tout-sur-la-nouvelle-autoroute-de-leau/

Depuis début juin, le Maroc a réalisé 11% d’économie d’eau des barrages par rapport à l’année dernière

La majorité des grandes retenues d’eau artificielles du Royaume ont vu leurs réserves diminuer ces deux derniers mois. Mais malgré la canicule, cette baisse a été atténuée en comparaison à la même période de l’année dernière, à la faveur de la lutte contre les fuites d’eau, la réduction du débit et le dessalement d’eau de mer. 

Depuis début juin dernier, le taux moyen de remplissage des barrages a baissé. Selon la Direction générale de l’eau, à la date du 14 août, les réserves globales du Royaume se situent à 4,5 milliards de mètres cubes (28,2%), contre 5,3 MMm3 (33%), le 4 juin 2023. 

Environ 800 millions de mètres cubes ont été consommés en l’espace d’un peu plus de deux mois. Une consommation moins importante que celle de l’année dernière, dans le même laps de temps (899 Mm3). Une économie d’eau a donc été réalisée à hauteur de 12%. Elle équivaut à environ cinq mois de consommation d’eau potable d’une grande ville comme Casablanca, dont le pic de consommation est de 650.000 m3 par jour.

Un objectif rendu possible notamment par le développement de l’offre du dessalement d’eau de mer. Par exemple, grâce à des unités de dessalement de l’OCP, Safi est alimentée en eau potable depuis fin juillet, en attendant El Jadida à la fin du mois d’août. Ce projet permet de réduire la pression sur le barrage Al Massira à raison de 40 Mm3. En plus, OCP n’utilise plus les eaux de cet ouvrage à des fins industrielles (-90 Mm3).

Autre modèle de gestion, Marrakech où la consommation en eau potable peut atteindre 250.000 m3 par jour. Le Plan d’action de rationalisation de la demande en eau se base sur un programme de détection des fuites, de modulation de pression, d’actions de sensibilisation et d’identification de solutions par typologie de consommateurs pour un potentiel d’économie en usage domestique et industrielle à hauteur de 38% (585.606 m3/an). 

Baisse des retenues des barrages de plus de 400 Mm3

Par ailleurs, voici l’évolution des plus grandes retenues d’eau artificielles du Royaume :

– Les réserves du barrage Bin El Ouidane (13,7%), d’une capacité de 1,2 MMm3, ont baissé de 30,5 Mm3 pour s’établir à 166,9 Mm3. En aval, le barrage Ahmed El Hansali n’a pas non plus été épargné. D’une capacité de stockage de 668,2 Mm3, ses réserves sont passées de 57,8 Mm3 (8,6%) à 43,9 Mm3 (6,6%), soit une diminution de l’ordre de 13,9 Mm3.

– Deuxième plus grand barrage du pays par la taille de son bassin de retenue (2,6 MMm3), Al Massira a vu ses réserves passer de 115,5 Mm3 (4,3%) à 87 Mm3 (3,3%) depuis le 4 juin 2023. Une diminution de l’ordre de 28,5 Mm3. D’une capacité de stockage de 1,1 MMm3, les ressources du barrage Idriss Ier (25,2%) ont baissé de 42,4 Mm3 (21,4%). À noter que le taux de remplissage de cet édifice était de 32,9%, il y a un an, jour pour jour. 

– Le barrage Al Wahda, plus grande retenue d’eau artificielle du pays (3,5 MMm3), est lui aussi concerné par cette diminution. Entre le 4 juin (1,9 MMm3) et le 14 août (1,7 MMm3), ses réserves ont baissé de 200 Mm3. Non loin, les réserves (21,4%) de l’édifice de Dar Al Khorfa ont également baissé, pour s’établir à 102,7 Mm3. 

– Cette tendance concerne également le barrage de Oued El Makhazine dont les réserves sont de l’ordre de 445,8 Mm3 (66,3%), contre 530,1 Mm3 (78,8%) en juin dernier, sur une capacité de retenue de 672,9 Mm3.  

– Édifié en 1974 pour mobiliser les eaux des bassins versants des oueds Bouregreg, Grou et Korifla, le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah possède une capacité de retenue de l’ordre de 974,8 Mm3. Son taux de remplissage est passé de 23,6% (230,3 Mm3) à 16,8% (164 Mm3) ; l’équivalent de 66,3 Mm3 en moins. L’année dernière, à la même époque, ses réserves étaient de 293,4 Mm3 (30,1%). 

– Enfin, dans la région Drâa-Tafilalet, les ressources du barrage Mansour Eddahbi ont également diminué. Les réserves de ce barrage (21,5%), d’une capacité de 445,3 Mm3, ont baissé de 22,6 Mm3 pour s’établir à près de 73,2 Mm3 (16,4%).

Les travaux de mise à niveau du lac Bin El Ouidane confiés à Erratel

Situé dans la province d’Azilal, Bin el Ouidane est un lac de plus de 3.000 hectares. Il est également le lac de retenue du barrage du même nom.

Les travaux de mise à niveau du lac comprendront :

– L’aménagement de parcours du site.

– La création des espaces de repos.

– L’éclairage public.

– Le mobilier urbain.

– La création des aires de jeux sportifs.

– L’aménagement paysager.

– La signalisation.

 Le délai d’exécution des travaux est fixé à huit mois.

Précipitations en berne et réserves des barrages en baisse

La notion de stress hydrique est plus que jamais d’actualité au Maroc. Du 22 mars au 18 avril 2023, le cumul moyen des précipitations enregistré dans 22 importantes stations météorologiques du Royaume, représentatives des plus grandes villes et des chefs-lieux des zones agricoles, est d’à peine 4 mm.

Alors que la saison des pluies est derrière nous, le taux de remplissage des barrages (33,7%) est quant à lui inférieur comparé à la même période de l’année dernière. Une situation qui pourrait avoir des effets négatifs sur la campagne agricole, et en particulier céréalière. 

S’agissant de la pluviométrie, du mercredi 22 mars au mardi 18 avril 2023, les 22 importantes stations météorologiques du Royaume n’ont enregistré qu’un faible cumul moyen de 4 mm de précipitations. Durant le même laps de temps, le Royaume a connu 23 jours quasiment sans précipitations ou de moins d’un millimètre, cinq jours où les pluies ont été comprises entre 1 et 7 millimètres et un seul jour où le cumul des précipitations a atteint 60 mm dans vingt villes. 

La région de Casablanca-Settat épargnée

El Jadida est la ville où il y a eu le plus de précipitations cumulées ces 30 derniers jours (19 mm), suivie de Marrakech (18,4 mm) et enfin Essaouira (15 mm). Sur la même période, il n’y a pas eu de pluies dans plusieurs métropoles du Royaume, dont Errachidia, Dakhla, Safi, Fès, Oujda et Agadir. 

Par région, Casablanca-Settat s’en sort plutôt bien ces 28 derniers jours, avec une moyenne de précipitations cumulées de 10,2 mm. A l’inverse de Tanger-Tétouan-Al Hoceima où il n’a quasiment pas eu une seule goutte d’eau (0,5 mm de moyenne cumulée).

Conséquence du manque de précipitations, ce mardi 18 avril 2023, le taux moyen de remplissage des barrages est de 33,7%. Selon la Direction générale de l’eau, les réserves globales du Royaume se situent à 5,43 milliards de mètres cubes (MMm3). Il y a un an, jour pour jour, les réserves enregistrées étaient plus élevées, atteignant 5,52 MMm3 (32,7%).

En comparaison à nos constatations datées du mercredi 8 mars 2023, lors de notre précédent point sur la situation des barrages, le taux de remplissage des retenues d’eau artificielles du Royaume a baissé de 0,7 point de pourcentage.

Les réserves du barrage Bin El Ouidane (18,5%), d’une capacité de 1,2 MMm3, ont certes augmenté de 52,4 Mm3 pour s’établir à un peu plus de 224 Mm3, mais le deuxième plus grand barrage du pays par la taille de son bassin de retenue (2,6 MMm3), Al Massira a vu ses réserves passer de 156,8 Mm3 (5,9%) à 136 Mm3 (5,1%) depuis le 8 mars 2023. Une baisse peu significative, de l’ordre de 20,8 Mm3 mais qui dessine une tendance. 

S’agissant du barrage Ahmed El Hansali, d’une capacité de stockage de 668,2 Mm3, ses réserves sont passées de 63,6 Mm3 (9,5%) à 41,7 Mm3 (6,2%), soit une diminution de l’ordre de 21,9 Mm3.

Baisse des réserves d’Al Wahda et de S. M. Ben Abdellah 

Outre le barrage Bin El Ouidane, les réserves de celui d’Idriss Ier se sont également améliorées. D’une capacité de stockage de 1,1 MMm3, l’édifice a vu ses réserves (28,6%) augmenter de 13,3 Mm3. A contrario, le barrage Al Wahda, plus grande retenue d’eau artificielle du Royaume (3,5 MMm3), est lui aussi concerné par une importante baisse. Entre le 8 février (2,1 MMm3) et le 18 avril (2,03 MMm3), ses réserves ont diminué de 100 Mm3.

Édifié en 1974 pour mobiliser les eaux des bassins versants des oueds Bouregreg, Grou et Korifla, le barrage Sidi Mohammed Ben Abdellah possède une capacité de retenue de l’ordre de 974,8 Mm3. Son taux de remplissage est passé de 29,6% (288,9 Mm3) à 26,2% (255,5 Mm3). L’équivalent de 33,4 Mm3 en moins. 

Face à cette pénurie d’eau, les céréales, essentiellement cultivées dans des régions bour favorables et donc dépendantes des pluies, sont en stress hydrique. A la lumière des éléments ci-dessus, la situation risque de s’aggraver.

 

https://medias24.com/2023/04/02/les-cultures-cerealieres-dans-une-situation-critique-la-pluie-reste-le-seul-espoir/

Casablanca : le centre de santé Bin El Ouidane entre en service

Le ministre de la Santé et de la protection sociale a lancé, le jeudi 5 janvier, les services du centre de santé Bin El Ouidane à Casablanca-Anfa. Ce centre a nécessité une enveloppe budgétaire globale de plus de 23 MDH. Il s’étale sur une superficie de 2.465 m².

Cet établissement sanitaire est doté d’un centre de diagnostic de la tuberculose et des maladies respiratoires, situé au rez-de-chaussée. Une partie au premier étage est dédiée à l’unité des soins palliatifs et au traitement de la douleur, tandis que le troisième étage est réservé à la santé des jeunes et des adolescents.

Le centre de santé Bin El Ouidane dispense par ailleurs des soins infirmiers, des soins bucco-dentaires, des soins pour les personnes atteintes d’une maladie grave, évolutive et arrivant en phase terminale, et des soins pour les plus jeunes, y compris la santé scolaire.

Cette structure devrait profiter à une population de plus de 400.000 personnes.

(Avec MAP)