Bitcoin. La chute continue et efface une année de gains

Le recul du Bitcoin s’explique d’abord par la situation des marchés mondiaux. Depuis plusieurs semaines, les investisseurs sont préoccupés par les tensions commerciales américaines, l’incertitude politique et les valorisations des entreprises technologiques.

Dans ce contexte, le Bitcoin n’a pas servi de valeur refuge. Au contraire, il a bougé presque exactement comme les actions américaines, mais en plus violent. Chaque fois que le S&P 500 baisse, le Bitcoin amplifie la chute.

La corrélation a grimpé vers ses niveaux extrêmes de 2022, montrant à quel point la cryptomonnaie dépend encore du cycle macro financier américain.

Taux, politique et liquidité : les causes directes de la chute du Bitcoin

La Fed a joué un rôle aussi important. Quand Jerôme Powell a laissé entendre que les baisses de taux pourraient prendre plus de temps que prévu, les anticipations de détente monétaire se sont affaiblies. Or le Bitcoin dépend énormément de la liquidité mondiale.

Autrement, moins la Fed apporte de visibilité et de confiance, plus l’actif devient fragile. La baisse des taux espérée début décembre est loin d’être réalisée, et le marché crypto a immédiatement corrigé.

La situation politique américaine a ajouté une nouvelle couche d’incertitude. Le principal texte censé clarifier le cadre réglementaire des cryptos a été mis en pause au Sénat après l’épisode du shutdown. Ainsi, l’idée que les institutions allaient soutenir le marché crypto apparaît désormais plus fragile que prévu.

Mais le problème le plus sérieux concerne la liquidité. Depuis octobre, les carnets d’ordres sont devenus très fins, reflétant moins d’acheteurs. Les ETF, qui avaient servi de pompe à liquidités au début de l’année, se sont mis à enregistrer des sorties continues, contribuant à évaporer plus d’un trillion de dollars de capitalisation sur l’ensemble du marché.

Le signal le plus inquiétant est venu des détenteurs de long terme. Ces investisseurs, historiquement les plus patients, ont cédé plus de 800.000 BTC en un mois.

Le recul du bitcoin se poursuit avec la baisse de liquidité

Le mouvement n’est pas isolé. Il arrive dans un moment où l’argent circule moins facilement, où la Réserve fédérale parle d’une politique plus dure, et où les investisseurs vendent tout ce qui est trop risqué, que ce soit les actions liées à l’IA ou les cryptos.

NB : Fréquence journalière.

Sur le graphique, tout au long de l’été, le Bitcoin progresse, porté par l’appétit pour le risque et l’idée que les taux d’intérêt allaient bientôt baisser.

Début octobre, il inscrit un nouveau record historique, puis la courbe se retourne d’un coup. La baisse est rapide, avec des séances de décrochage qui ramènent le cours sous les 100.000 dollars.

Le retour brutal de la liquidité

Ce type de retournement simultané sur plusieurs actifs n’est généralement pas lié à une nouvelle sur le Bitcoin, mais à quelque chose de plus global. Il s’agit de la liquidité disponible dans le système financier.

Par liquidité, on parle simplement de l’abondance de cash et de crédit que les investisseurs peuvent mobiliser pour acheter des actifs risqués. Depuis la mi-octobre, plusieurs signaux montrent que cette liquidité se contracte. Les taux de financement au jour le jour repartent à la hausse et les règlements massifs des nouvelles émissions du Trésor américain absorbent une partie des réserves du système bancaire.

Quand le coût du cash monte et que les liquidités circulent moins facilement, les actifs qui ne rapportent pas d’intérêt, comme l’or ou le bitcoin, deviennent les premiers sacrifiés.

Par ailleurs, le discours de la Réserve fédérale a accentué le mouvement. Les marchés pariaient encore sur des baisses rapides des taux directeurs. Plusieurs responsables de la Fed ont au contraire rappelé que l’inflation restait trop élevée et que la politique monétaire devait rester restrictive.

Cette remise au pas des anticipations de marché a cassé l’idée d’un retour rapide à l’argent facile. Par conséquent, les investisseurs se repositionnent vers les placements rémunérés et réduisent leurs expositions sur les paris les plus risqués.

Il convient de noter que cette correction ne touche donc pas que le bitcoin. Les valeurs liées aux terres rares, qui avaient flambé, se sont retournées violemment. L’or et l’argent ont d’abord bondi puis reculé.

Le bitcoin retombe vers ses niveaux d’été et efface cinq mois de hausse

Le bitcoin a brutalement effacé plus de cinq mois de gains et retombe vers ses niveaux d’été. La promesse d’une volatilité plus douce grâce à l’institutionnalisation ne se vérifie pas. Elle a surtout modifié la microstructure du marché en concentrant les points d’entrée et en synchronisant les sorties.

La reconquête durable de 100.000 dollars tranchera entre un simple stress de liquidité et l’installation d’un régime plus défavorable.

Le scénario est classique. La rupture du seuil psychologique des 100.000 dollars a déclenché des ordres automatisés et accéléré les sorties. Le rebond qui a suivi demeure fragile et ne change pas le diagnostic.

Le régime de marché a basculé en peu de temps. Après la hausse d’octobre, la séquence actuelle est une phase de dégonflement où la liquidité travaille contre le prix.

Le bitcoin face à l’aversion au risque et à des seuils techniques décisifs

Le contexte de marché renforce l’aversion au risque. Le repli des grands indices américains, un dollar fort et un retour de prudence sur les actifs risqués ont asséché la demande marginale.

Les stratégies systématiques et les portefeuilles à contrôle de volatilité réduisent mécaniquement l’exposition quand l’amplitude des variations augmente. Cette dynamique ajoute une couche de pression vendeuse.

La lecture technique demeure binaire. Reprendre 100.000 dollars et s’y maintenir en clôture quotidienne desserrerait l’étau et permettrait une phase de reconstruction. À défaut, le marché resterait vulnérable à une nouvelle baisse.

L’écart entre futures et spot, le coût de financement sur dérivés et l’activité autour de 100.000 dollars renseigneront sur la profondeur du carnet. Sur le plan macrofinancier, la trajectoire du dollar et des taux américains restera déterminante pour l’appétit pour le risque.

Une première : le Bitcoin frôle les 100.000 dollars

Depuis le 24 octobre 2024, soit en l’espace d’un mois, le Bitcoin est passé de 66.510 dollars à plus de 98.000 dollars, offrant ainsi des gains de plus de 30.000 dollars aux spéculateurs. Incroyable !

En effet, le vendredi 22 novembre, le Bitcoin a franchi le seuil psychologique des 99.000 dollars, après quatre jours consécutifs de hausse, atteignant un pic de plus de 99.200 dollars. Ce rallye impressionnant est porté principalement par l’espoir d’une réglementation plus favorable sous l’administration Trump.

Un élan soutenu par divers facteurs

Selon le baromètre des opérations de trading sur les cryptomonnaies, l’élan haussier semble loin de s’essouffler. Le baromètre affiche le statut « strong buy » (fort achat) indiquant une demande solide pour le Bitcoin, renforcée par des facteurs externes. Parmi ceux-ci figurent l’effet des élections américaines, les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et en Ukraine, qui continuent de peser sur les marchés mondiaux.

Cette ascension spectaculaire est également attribuée à des éléments spécifiques, notamment le départ prochain de Gary Gensler, président de la SEC (Securities and Exchange Commission). Gensler, réputé pour sa ligne dure en matière de régulation des cryptomonnaies, quittera ses fonctions le 20 janvier 2025, un événement perçu comme un vent favorable pour l’industrie des cryptomonnaies.

Ainsi, seize ans après sa création, le Bitcoin semble également à l’aube d’une reconnaissance institutionnelle plus large. Certains investisseurs institutionnels et fonds négociés en bourse (ETF) intensifient leurs efforts pour promouvoir l’adoption et l’intégration de cette cryptomonnaie dans les portefeuilles financiers traditionnels.

Opportunités et précautions

En franchissant ce cap historique, le Bitcoin réaffirme son rôle dans le paysage financier mondial, séduisant à la fois les investisseurs institutionnels et particuliers. Cependant, cette montée en flèche appelle à une certaine prudence. La volatilité inhérente à la cryptomonnaie demeure un facteur à ne pas négliger.

Le Bitcoin poussé par la décision de la FED et en attente des élections américaines

Depuis le début de l’année, le Bitcoin a connu une progression de plus de 41% de son cours à plus de 62.000 dollars. Mais cette forte hausse a été portée principalement en début d’année. Depuis, le cours de la monnaie numérique évolue de façon assez erratique.

Plusieurs événements influent sur le cours du Bitcoin. Contacté sur le sujet, Badr Bellaj, expert dans la technologie Blockchain nous explique les récentes mouvements de la monnaie virtuelle et ses potentielles évolutions futures.

Une pression baissière induite par une vente importante du gouvernement allemand

Entre mi-juin et mi-juillet, le cours de la crypto monnaie a connu une forte baisse passant d’environ 69.000 dollars l’unité à 55.000 dollars. Un recul important qui a été poussé par plusieurs facteurs dont un majeur. Il s’agit comme nous le rappelle Badr Bellaj, « d’une opération effectuée par le gouvernement allemand qui a cédé plus de 50.000 bitcoins sur le marché ».

En effet, en janvier 2024, le gouvernement allemand avait saisi l’équivalent de 50.000 bitcoins dans une affaire de site de streaming illégal. Après avoir confisqué les bitcoins de cette plateforme, il a procédé à la vente des cryptomonnaies pour un total de près de 3 milliards de dollars. « Cela a participé à la baisse des cours du Bitcoin pour la simple raison que cela a créé de l’offre supplémentaire sur le marché. Cette liquidité en Bitcoin supplémentaire a fait baisser le cours », explique Badr Bellaj.

Il y a également eu la chute des marchés après le lundi noir à Wall Street le 5 août dernier. En cause la hausse du taux directeur de la banque centrale japonaise ce qui a renforcé le yen face au dollar et les chiffres peu rassurants sur le chômage aux Etats-Unis. « Cela a engendré une baisse des marchés risqués et des craintes quant aux conditions économiques », explique notre interlocuteur.

Mais depuis quelques jours, les marchés, ainsi que le cours du Bitcoin ont profité d’un regain d’optimisme.

Les annonces de la FED et les élections américaines dans le viseur

Le 23 août dernier, le président de la FED, Jerome Powell, a annoncé que le temps était venu pour un ajustement de la politique monétaire américaine. Une annonce qui laisse présager une baisse imminente du taux directeur visant à dynamiser l’emploi et l’économie.

« La première baisse du taux directeur est attendue pour le mois de septembre et tous les marchés en ont tiré profit lors de l’annonce. Le phénomène a été le même concernant le cours du Bitcoin qui a été impacté positivement. Les projections futures semblent bonnes et si la FED tient promesse, cela pourrait propulser le cours à 70.000 dollars », considère Badr Bellaj.

Cependant, l’un des facteurs capitaux qui est surveillé par la communauté des investisseurs en Bitcoin est bel et bien l’élection présidentielle américaine. Dans le cas ou Donald Trump est élu, un saut important pourrait être observé au niveau de la cryptomonnaie.

« Si Trump gagne, il est possible que le cours passe à plus de 80.000 dollars. Les promesses qu’il a faites concernant le Bitcoin sont importante et il n’a jamais caché son côté pro-Bitcoin. Lors de la conférence Bitcoin à Nashville, il a dit que le pays doit utiliser de plus en plus la cryptomonnaie dans son panier d’actif. Il pourrait avoir un impact très fort dans le fait de banaliser la mentalité visant à faire détenir du Bitcoin par un état ou les banques centrales. Si le pays passe le cap, on pourrait voir un effet boule de neige important », conclut notre interlocuteur.

Cela pourrait, in fine, jouer le même rôle que les ETF en bourse et catalyser la demande en Bitcoin de par le monde et faire atteindre à la monnaie virtuelle de nouveaux sommets.

Bitcoin : hausse attendue d’ici la fin de l’année grâce au halving

Le 20 avril, un événement de taille – bien que largement anticipé – s’est déroulé. Il s’agit du halving, un phénomène qui se produit tous les quatre ans et qui divise par deux la création de bitcoins par les mineurs.

Comme nous l’expliquait dans un article précédent Badr Bellaj, spécialiste des cryptomonnaies, « le halving est le fait de diminuer le volume de bitcoins généré par jour. La génération de bitcoins vient des mineurs qui valident des blocs. Du fait que l’offre maximale est fixée à 21 millions d’unités, le mécanisme de récompense se divise par deux tous les quatre ans. Nous sommes actuellement à un peu plus de 900 bitcoins créés par jour, donc après le halving, on passera à environ 450 bitcoins ».

Mais quel impact cela aura-t-il à terme sur le cours du bitcoin, ainsi que sur les investisseurs ?

Une hausse potentielle engendrée à moyen terme

Le phénomène va réduire la génération de nouveaux bitcoins et créer de fait une rareté sur le marché. Cela pourrait tirer les prix à la hausse, alors que le cours de la cryptomonnaie a déjà progressé de 53% en YTD à plus de 670.000 DH.

« Si la demande continue comme elle est aujourd’hui, logiquement, cela veut dire que les cours du bitcoin poursuivront leur hausse. Il faut rappeler qu’historiquement, les prix progressent après le halving, mais après plusieurs mois. L’effet n’est pas immédiat », souligne Badr Bellaj.

Cependant, il convient de noter que ce halving est le premier qui intervient après l’acceptation des ETF spots [fonds adossé au bitcoin, ndlr] qui ont fait fortement décoller la demande et l’intérêt des investisseurs envers le bitcoin. Il est donc possible que cela ne se passe pas exactement comme les précédentes opérations de halving.

« On observe un achat direct auprès des mineurs. Des banques et institutions s’adressent directement aux mineurs pour l’acquisition de nouveaux bitcoins. Ces derniers n’ont aucun historique et détiennent une sorte de valeur supplémentaire, et certaines institutions préfèrent négocier des prix directement avec des mineurs plutôt que d’acheter sur le marché », explique Badr Bellaj.

Le marché s’attend à des éléments conjoncturels favorables

Les investisseurs en cryptomonnaie observent également les différents indicateurs de marché, notamment concernant la tenue de l’économie américaine. Au global, c’est l’optimisme qui se dégage et qui pourrait jouer en faveur de la hausse des cours du bitcoin.

« S’ajoutent à cela les facteurs du marché, avec la performance de l’économie américaine, notamment les indicateurs des prix à la production. Il y a de l’optimisme sur le fait que l’économie se porte bien, avec une baisse prévue du taux directeur d’ici la fin de l’année », précise Badr Bellaj.

En effet, une bonne tenue des l’économie outre-Atlantique devrait inciter la FED à réduire la voilure sur son taux directeur, actuellement à 5,5%. Plusieurs baisses sont cependant attendues cette année. « Le halving vient au bon moment, avec une économie qui se rattrape et des ETF qui soutiennent une demande importante en bitcoins. Il est envisageable que d’ici six à neuf mois, le cap des 80.0000 ou 90.000 dollars soit franchi », conclut notre interlocuteur.

Bitcoin : les ETF spot réagissent aux prises de bénéfices et aux annonces de la FED

Depuis mi-janvier 2024, l’autorisation, par le régulateur américain, des ETF [fonds négocié en bourse adossé au bitcoin, ndlr] a propulsé le cours de la monnaie virtuelle. A l’heure où ces lignes sont écrites, le Bitcoin vaut un peu plus de 65.700 dollars, en hausse de près de 48,8% depuis le début de l’année.

Plusieurs fonds d’investissement ont donc lancé leurs ETF et rassemblé les capitaux d’investisseurs souhaitant parier sur les performances du Bitcoin. « Ce que l’on observe, c’est une hausse du cours du bitcoin qui est portée par l’annonce des acceptations des ETF de la part du régulateur américain. Depuis, de nombreuses sociétés d’investissement et de gestion d’actifs ont investi dans le bitcoin et ouvert des ETF [fonds négocié en bourse adossé au bitcoin, ndlr]. Ces derniers sont en train de grandir et de prendre de l’ampleur », nous expliquait alors Badr Bellaj, spécialiste de la technologie Blockchain.

Mais à la mi-mars, après avoir vu son niveau historique à plus de 73.000 dollars, une baisse du cours a été observée avant une remontée amorcée à partir du 23 mars. Cette baisse a été induite notamment par une réduction des apports dans les ETF, voire par de fortes sorties de capitaux de certains ETF spot adossés au Bitcoin.

Une accélération temporaire des sorties des ETF par les investisseurs

Pendant plusieurs jours de mars, les apports des investisseurs dans les 11 différents ETF spots se sont raffermis et les sorties des investisseurs se sont accélérées. Pendant cinq jours d’affilée, les flux des ETF spot étaient net vendeurs avec plusieurs centaines de millions de dollars repris par les investisseurs.

« Nous avons vu que Grayscale a perdu plus de 600 millions de dollars d’actifs sous gestion le 18 mars, c’est-à-dire un outflow de la part des investisseurs. Cette tendance avait commencé quelques jours plus tôt. Il y a également plusieurs ETF qui affichent des inflow de 0 ou de quelques dizaines de millions de dollars seulement. C’est-à-dire qu’il n’y a pas tant d’argent qui entre et beaucoup qui sort », nuance Badr Bellaj.

Pour l’expert, cette sortie observée des investisseurs et ce ralentissement des rentrées de capitaux dans les ETF s’explique par « le manque de familiarité des investisseurs avec la volatilité de Bitcoin. Parfois, ces investisseurs peuvent rapidement quitter le navire et le rejoindre une fois que le cours revient à la tendance précédente. Il y a également des mouvements naturels de prise de bénéfices, qui sont des mouvements logiques ».

In fine, la prise de bénéfices et l’incompréhension du caractère volatil de certains investisseurs ont créé des outflows importants. Cependant, ces sorties se sont majoritairement cantonnées à Grayscale. Ces outflows concernant Grayscale sont en lien également avec les problématiques de frais d’opérations, supérieurs aux autres ETF.

Les investissements dans les 11 autres ETF spot ont progressivement repris le 25 mars, avec notamment le fonds de BlackRock en vaisseau amiral qui, au 28 mars, comptait 14 milliards de dollars d’actifs sous gestion dans son fonds ETF spot. Le second fonds en termes de taille, loin derrière, est celui du gestionnaire d’actifs Fidelity Investments, avec plus de 7,5 milliards de dollars sous gestion.

Une reprise des investissements propulsée par la décision de la FED

Vers le 26 mars, les investisseurs se sont manifestés plus franchement et plusieurs fonds ont vu les inflows repartir à la hausse. C’est notamment le cas du numéro un du marché, BlackRock.

« BlackRock a une force d’attraction et de commercialisation de leur ETF. Les frais d’ETF de BlackRock sont également moindres que ceux du reste du marché tout confondu. C’est aussi ce qui rend cet ETF attractif », explique Badr Bellaj.

Ce qui a aussi reconduit les investissements à la hausse sur les ETF depuis les quatre derniers jours, c’est le discours de la Fed concernant le taux directeur. Si la Banque centrale américaine a choisi le maintien à son taux actuel, elle anticipe trois baisses cette année. Cette annonce a poussé le marché à la hausse sur les ETF du fait d’un placement plus alléchant. « Cela a attisé l’appétit des investisseurs vers différents produits financiers, notamment les ETF spot adossés au Bitcoin mais aussi les autres marchés », conclut Badr Bellaj.

Après avoir connu des journées régulières avec des inflows de plusieurs centaines de millions de dollars, l’ETF de BlackRock avait observé une forte baisse de ses afflux financiers à quelques dizaines de millions par jour, pour ensuite repartir sur un trend haussier après l’annonce de la FED. Cela a également été le cas pour les autres ETF, à l’exception de Grayscale.

Il convient également de rappeler que la tendance haussière est également poussée par le halving. Ce phénomène, qui se produit tous les quatre ans sur le Bitcoin, induit une baisse de la production journalière. Du fait que l’offre maximale est fixée à 21 millions d’unités, le mécanisme de récompense se divise par deux tous les quatre ans. Actuellement, un peu plus de 900 bitcoins sont créés par jour, donc après le halving, environ 450 bitcoins seront créés quotidiennement. La rareté pousse ainsi le prix à la hausse. Cette étape interviendra en avril prochain.

https://medias24.com/agence-presse/usa-le-regulateur-autorise-un-nouveau-placement-en-bitcoin-tournant-pour-les-cryptomonnaies/

Bitcoin : +49% en YTD, les explications d’un trend haussier fulgurant

Le bitcoin se rapproche de jour en jour de son record historique de près de 69.000 dollars. Depuis le début de l’année seulement, la première des cryptomonnaies a progressé de plus de 49% à plus de 650.000 dirhams, soit un peu plus de 65.000 dollars dans la matinée du 4 mars.

Une progression quasi constante depuis début 2023, et qui connaît une fulgurance haussière depuis bientôt cinq mois. Contacté à ce sujet, Badr Bellaj, expert du bitcoin et des cryptomonnaies, nous explique les raisons de cette ascension constante.

L’acceptation des ETF propulse l’engouement des investisseurs

En janvier dernier, une décision du régulateur américain avait créé un appel d’air inédit pour l’industrie des cryptomonnaies. En effet, la Securities and Exchange Commission (SEC) avait, vers la mi-janvier 2024, autorisé 11 différentes sociétés et fonds d’investissement à lancer leur ETF spot adossé au bitcoin. Une première. Pour simplifier, un ETF est comme un OPCVM. C’est un fonds négocié en bourse qui réplique le fonds sous-jacent.

« Ce que l’on observe, c’est une hausse du cours du bitcoin qui est portée par l’annonce des acceptations des ETF de la part du régulateur américain. Depuis, de nombreuses sociétés d’investissement et de gestion d’actifs ont investi dans le bitcoin et ouvert des ETF [fonds négocié en bourse adossé au bitcoin, ndlr]. Ces derniers sont en train de grandir et de prendre de l’ampleur », explique Badr Bellaj.

Depuis, les plus grands gestionnaires d’actifs au monde se sont penchés sur le bitcoin et ont lancé leurs ETF. Le plus important d’entre eux, le géant BlackRock gère désormais dans son ETF spot, un total de plus de 10 milliards de dollars d’actifs [valeur au 1er mars 2024, ndlr]. Au total, ce sont plus de 300.000 bitcoins qui sont sous gestion dans des ETF actuellement, soit plus de 20 milliards de dollars.

De fait, l’engouement des grands investisseurs tire le cours à la hausse. Mais un autre facteur qui s’annonce va susciter davantage d’intérêt pour la première des cryptomonnaies.

Un ‘halving’ qui engendrera de la rareté, et donc un prix en hausse

La conception même du bitcoin est arrivée avec une notion de finitude. Il n’y aura pas de nombre indéfini de bitcoins en circulation. Le nombre est capé à 21 millions. Actuellement, plus de 19 millions ont été créés, ou plutôt minés, et un rythme journalier d’environ 900 bitcoins est généré par jour à travers ce minage.

Mais tous les quatre ans, un phénomène appelé halving est opéré. « Le halving est le fait de diminuer le volume de bitcoins généré par jour. La génération de bitcoins vient des mineurs qui valident des blocs. Du fait que l’offre maximale est fixée à 21 millions d’unités, le mécanisme de récompense se divise par deux tous les quatre ans. Nous sommes actuellement à un peu plus de 900 bitcoins créés par jour, donc après le halving on passera à environ 450 bitcoins », explique Badr Bellaj.

Selon le calendrier du bitcoin, le prochain halving aura lieu dans quelques mois. Cela aura pour conséquence de raréfier le bitcoin. Factuellement, il n’y en aura pas moins, mais disons que le robinet de production journalier se refermera un petit peu. « Cela veut dire plus de rareté, et donc cela tire la hausse du cours. Les investisseurs voient un potentiel pour un nouveau plus haut historique. Cela créé un effet catalyseur », indique-il.

Ce trend haussier a probablement limité le potentiel fondamental du bitcoin. Cependant, il est très difficile de savoir jusqu’où ira cette hausse. « Il y a beaucoup d’inconnues à prendre en compte pour savoir comment va se comporter le marché dans les mois à venir. Cependant, ce que l’on peut dire, c’est qu’il est désormais moins opportun d’investir qu’avant l’approbation des ETF ou durant les moments de baisse de marché », conclut Badr Bellaj.

Un appel d’air historique se dessine pour les cryptomonnaies

Le 11 janvier 2024 a marqué un tournant dans le monde des cryptomonnaies, et particulièrement du bitcoin. Le gendarme financier américain, le SEC [Security and Exchange Commission, ndlr] a approuvé l’ETF du fonds d’investissement Grayscale.

Cette décision du régulateur vient avec son lot d’implications qui, à terme, changera la donne pour les cryptomonnaies. Il a autorisé 11 différentes sociétés et fonds d’investissement à lancer leur ETF spot adossé au bitcoin. Une première. Et ce dénouement intervient après plusieurs mois de suspense et de procès. En effet, le SEC avait rejeté par le passé de nombreuses demandes de dépositaires, mais à la fin août 2023, il a perdu un procès face à Grayscale, fonds d’investissement en monnaie numérique suite à sa demande d’ETF adossé sur bitcoin. Après cela, le SEC a décidé de ne pas faire appel de cette décision.

L’autorisation inédite, non pas de l’ETF de Grayscale, mais de ceux de 11 entreprises tels que d’immenses fonds d’investissement comme Fidelity et BlackRock, va changer la donne sur la perception des monnaies virtuelles.

Une reconnaissance inédite

Autoriser un ETF adossé à un actif comme le bitcoin n’avait jamais été fait. La nouvelle va transformer le marché, selon Badr Bellaj, spécialiste du bitcoin et des cryptomonnaies. « Cette décision aura une conséquence sur la régulation des cryptomonnaies aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Autoriser un ETF adossé à une cryptomonnaie est une reconnaissance de son actif sous-jacent, à savoir le bitcoin. Il y a une légitimité qui est actée », explique Badr Bellaj.

Autrefois utilisé pour des opérations sur le dark web, le bitcoin et sa notoriété ont fortement évolué au cours des dernières années, jusqu’à atteindre la reconnaissance des plus grands acteurs de la finance classique. « Il est possible que cela engendre des ramifications sur les marchés financiers internationaux. L’Europe suivra probablement le pas. Cette reconnaissance-là est fondamentale car elle permettra d’ouvrir d’autres portes par la suite », indique notre interlocuteur.

Dans un premier temps, elle permettra d’élargir considérablement la base d’investisseurs sur le marché des cryptomonnaies et surtout du bitcoin.

Une démocratisation de l’investissement crypto

Pour simplifier, un ETF est comme un OPCVM. C’est un fonds négocié en bourse qui réplique le fonds sous-jacent. « Au lieu d’investir dans le bitcoin, vous investissez dans un ETF spot adossé sur le bitcoin, ce qui limite le risque. En fait, on ouvre aux investisseurs un indice qui traque l’évolution du bitcoin. C’est une sorte d’investissement indirect, mais à travers un instrument financier régulé, contrairement au bitcoin. C’est une solution encadrée pour un investisseur, où le risque est pris par le fonds d’investissement », nous expliquait déjà Badr Bellaj dans un article précédent.

Le marché du bitcoin est un marché globalement restreint et réservé à des initiés malgré les milliards de dollars échangés chaque jour sur la monnaie virtuelle. Désormais, « ce marché va s’ouvrir au grand public, c’est-à-dire, même aux personnes qui n’ont jamais été exposées au bitcoin. Elles pourront investir dans le bitcoin indirectement, via des ETF. Mais ce qui est important, c’est l’évangélisation qui se fera autour de ces investissements », souligne Badr Bellaj.

En effet, les fonds d’investissement tels que Fidelity ou BlackRock ont une force de communication et de promotion forte sur les produits financiers qu’ils proposent. « Il y aura de la conversion d’investisseurs inexpérimentés en bitcoin vers ces produits. BlackRock a une armée de brokers qui vont aller chez leurs clients pour proposer ces nouveaux produits financiers adossés au bitcoin. D’ailleurs, ces produits sont proposés à moindre frais pour encourager les gens à rejoindre ces fonds et apporter de la liquidité sur le marché », précise Badr Bellaj.

Un rallye haussier pas si évident

Une telle reconnaissance et une telle ouverture aux investisseurs internationaux devraient apporter un supplément de liquidité au marché. Le cours du bitcoin, qui traite aujourd’hui à plus de 457.000 dirhams, devrait connaître une forte progression du fait de l’augmentation de la demande et de l’apport additionnel en liquidité sur son marché.

Néanmoins, il convient de se montrer prudent. Malgré une évolution très positive du cours de plus de 135% sur 12 mois glissants, une nouvelle phase de bull market n’est pas totalement garantie. « Ce qu’il faut prendre en compte, c’est qu’il y a un problème de liquidité sur le marché pour les raisons économiques que l’on connaît. Donc, il ne faut pas s’attendre à une forte progression de la liquidité sur ce marché. Les investisseurs classiques ont une aversion au risque et vont sur des assets refuges, ou plus sécurisés. Mais dans les années à venir, il est clair que la tendance évoluera positivement », explique Badr Bellaj.

In fine, les divers ETF pousseront l’actif sous-jacent à progresser en valeur. Mais lorsqu’une stabilisation du marché et un environnement moins volatile seront de mise, le rallye pourra s’amorcer et faire passer la valeur au-delà des 60.000 dollars, valeur record atteinte en novembre 2021. « Le problème de liquidité dans le marché en général va freiner le démarrage de ce trend haussier. Mais si un rallye haussier démarre, le seuil record du bitcoin sera dépassé. Cependant il faudra aussi s’attendre à ce que les baisses soient plus fortes qu’auparavant », poursuit notre spécialiste.

En effet, l’arrivée d’une nouvelle catégorie d’investisseurs sur le bitcoin, qui connaît assez peu le produit, peut favoriser l’émergence de nouvelles stratégies de placement et de nouveaux comportements d’achat ou de vente. « Ils peuvent faire des achats et des exits inattendus auxquels les investisseurs initiés au bitcoin ne sont pas habitués. C’est un nouveau type d’investisseurs dont les mouvements et les stratégies sont inconnus », conclut Badr Bellaj.

Bitcoin : au plus haut depuis 18 mois, voici ce qui dope le cours de la cryptomonnaie

Le bitcoin a atteint un plus haut depuis 18 mois à plus de 444.000 dirhams ce 6 décembre. La première des cryptomonnaies se rapproche progressivement de ses sommets historiques, qui était proche de 588.000 dirhams il y a deux ans.

Alors que la monnaie virtuelle affichait une contreperformance qui a pu dégoûter certains investisseurs l’an dernier, elle a en revanche de quoi réjouir cette année. En YTD, sa valeur a progressé de 156%. Si les variations de sa valorisation sont globalement erratiques, plusieurs facteurs peuvent expliquer ce Bull-Market depuis le début de l’année.

L’attente d’un retour du régulateur américain sur des fonds négociés en bourse dope le cours

Pour Badr Bellaj, spécialiste des cryptomonnaies et du bitcoin, une raison en particulier explique cette forte résurgence. Il s’agit de la création d’ETF spot (fonds négocié en bourse, ndlr) adossé au bitcoin qui a été déposé auprès du régulateur financier américain, la SEC (Securities and Exchange Commission, ndlr).

« Il s’agit d’un fonds qui réplique le fonds sous-jacent. Au lieu d’investir dans le bitcoin, vous investirez dans un ETF spot adossé sur le bitcoin, ce qui limite le risque. En fait, on ouvre aux investisseurs un indice qui traque l’évolution du bitcoin. C’est une sorte d’investissement indirect, mais à travers un instrument financier régulé, contrairement au bitcoin. C’est une solution encadrée pour un investisseur, où le risque est pris par le fonds d’investissement. BlackRock, le plus grand gestionnaire d’actifs au monde, a déposé un dossier dans ce sens auprès du SEC », nous explique Badr Bellaj.

En réalité, le monde des cryptomonnaies est suspendu à la décision du régulateur américain, qui devrait tomber début janvier 2024. Cette dernière concerne les ETF spot de BlackRock mais aussi d’autres dépositaires qui, dans une large majorité, sont des fonds d’investissement. « Si la SEC confirme la création de ces ETF, la tendance haussière se renforcera fortement. Si elle les refuse, le marché redescendra vers des niveaux plus bas », poursuit notre interlocuteur.

Un appel d’air au potentiel énorme se profile

En effet, si début janvier, le SEC approuve les ETF Spot de BlackRock, il est clair que le signal créera un appel d’air très important pour l’industrie. Les autres grands gestionnaires d’actifs et fonds d’investissement se positionneront et le cours du bitcoin en percevra les effets positifs du fait de la hausse de la demande qui en découlera. « L’ouverture potentielle d’un tel ETF ouvrira les portes à une masse d’investisseurs particuliers et institutionnels, et de fait la demande grandira« , note Badr Bellaj.

Si la décision définitive de la SEC se fait encore attendre, il convient de faire un léger rappel historique : le SEC avait rejeté par le passé de nombreuses demandes de dépositaires, mais à la fin août 2023, il a perdu un procès face à Grayscale, fonds d’investissement en monnaie numérique suite à sa demande d’ETF adossé sur bitcoin. Après cela, le SEC a décidé de ne pas faire appel de cette décision. Une nouvelle qui avait alors enflammé le marché. « Le marché est en train de pricer le fait que le SEC n’a pas pu défendre sa position et que la donne pourrait rapidement changer« , poursuit notre interlocuteur.

Un rallye qui renforcera la confiance du marché marocain dans les cryptomonnaies

Le redressement du cours du bitcoin est aussi conduit par l’anticipation, par le marché, d’une fin du resserrement monétaire de la part de la FED. « Nous observons une corrélation entre le cours du bitcoin et de l’Or depuis plusieurs mois. Nous voyons que le marché anticipe cette réaction de la FED et que cela va faire baisser le dollar. De ce fait, l’Or progresse et a d’ailleurs atteint très récemment son pic historique. Cette anticipation de la baisse des taux est également l’une des raisons de la hausse des cours du bitcoin ces derniers mois », explique Badr Bellaj.

Au Maroc, ce nouveau rallye haussier, s’il n’a pas modifié les habitudes des intéressés du bitcoin, aura eu le mérite de les amener à faire de nouveau confiance au monde des cryptomonnaies. « Au Maroc, les actifs sur le marché des cryptomonnaies sont souvent des jeunes qui croient au marché malgré les perturbations. En moyenne, les volumes échangés demeurent stables malgré une année 2022 très perturbée. Je crois que ce nouveau rallye va rafraîchir cette croyance envers le bitcoin et le fait que c’est un actif qui est là pour durer », explique Badr Bellaj.

Pour lui, 2023 marque une évolution positive de la monnaie virtuelle qui en renforcera l’usage par les Marocains.

Bitcoin : les raisons de la flambée du cours depuis le début de l’année

Après une année 2022 pour le moins chaotique dans l’univers des cryptomonnaies, la plus célèbre des cryptomonnaies, le Bitcoin, a vu son cours s’effondrer de 65% en 2022 pour atteindre un peu plus de 16.000 dollars, alors qu’il avait connu son point d’orgue en novembre 2021, à près de 65.000 dollars.

Au Maroc, si Bank Al-Maghrib est restée frileuse sur le sujet des cryptomonnaies en 2022, préférant parler de cryptoactifs, comme les ‘monnaies digitales banques centrales’, elle a planché sur un projet de réglementation qui fixe un cadre d’action pour les plateformes d’échange des cryptomonnaies.

« Le projet de loi qui se prépare a pour objectif de réguler les plateformes d’échanges des cryptomonnaies. A l’image de la France, pour prendre cet exemple, il faut qu’il y ait un système de licence et d’agréments pour justement permettre à ces plateformes d’offrir leurs services aux consommateurs marocains », expliquait en juillet dernier Adil Zbir, responsable de la Surveillance des infrastructures de marchés financiers et des systèmes de paiement à Bank Al-Maghrib.

Dans le dernier rapport du mois d’octobre 2022 de Chainanalysis, la plus grande entreprise d’analyse de blockchain, la société mettait en avant le fait que, sur la période juillet 2021-juillet 2022, le volume de transactions en cryptomonnaies avait évolué de 120,8% au Maroc sur 12 mois glissants. Un engouement qui est bel et bien présent.

Au sujet du Bitcoin d’ailleurs, l’engouement reprend en ce début d’année. En YTD, le cours de la première cryptomonnaie s’est envolé de plus de 25% pour atteindre près de 21.000 dollars. Spécialiste de la technologie blockchain, Badr Bellaj nous explique les raisons de cette évolution qui repose, selon lui, sur trois facteurs principaux.

Les investisseurs s’attendent à une baisse des taux

L’an dernier a été marqué par une forte inflation et une détérioration du pouvoir d’achat des ménages. Pour contrer cette situation, la majorité des banques centrales, à commencer par la FED, ont relevé leur taux directeur.

En fin d’année 2022, les derniers chiffres de l’inflation aux Etats-Unis ont marqué un ralentissement. Pour Badr Bellaj, c’est l’une des raisons qui ont fait décoller le Bitcoin en ce début d’année 2023. « Cela s’explique premièrement par le fait que l’inflation ralentit et que les indicateurs publiés suggèrent une amélioration économique aux Etats-Unis. Cela a rendu les traders optimistes, et ils anticipent que le pic de la hausse des taux de la Fed a probablement été atteint et que des diminutions vont s’amorcer dans le futur », note le spécialiste de la Blockchain.

Le marché perçoit donc ces premiers signaux comme un début de sortie de crise, malgré le fait que les instituts financiers de référence comme la Banque mondiale ont revu leurs perspectives de croissance à la baisse pour cette année. Ainsi, le 10 janvier, cette dernière a revu ses prévisions de croissance mondiale à la baisse, passant de 3% en juin dernier à 1,7%.

Un effet rebond après le crash de FTX et une opportunité pour les institutionnels

Les investisseurs en cryptomonnaies ont également connu une décrispation après la période de torpeur engendrée par la faillite de l’un des piliers de l’industrie. La plateforme FTX faisait faillite le 11 novembre 2022, faisant perdre des milliards de dollars de placement, sur fond de montage financier hasardeux et potentiel conflit d’intérêt.

Mais il semblerait qu’après deux mois, la timidité sur les marchés se soit estompée. « Il s’agit d’une correction du marché après la faillite de FTX. Une peur s’était alors emparée du marché des cryptomonnaies et notamment du Bitcoin. Désormais, cette peur s’est dissipée. La confiance revient petit à petit chez les investisseurs », indique Badr Bellaj.

Cette crainte se doublait d’une autre concernant les différentes faillites systémique, dont la plateforme Binance. « Il y avait des craintes quant à leur solvabilité, et donc le Bitcoin avait stagné à des niveaux assez bas. Puis des annonces de Binance sur des extensions d’activité en Europe, notamment en Suède, ont rassuré le marché », poursuit notre interlocuteur.

La forte baisse du Bitcoin en 2022 a également été une très bonne opportunité pour les acheteurs, notamment les institutionnels avec une vision long terme. « Quand on parle d’investisseurs, on parle de gros acheteurs, que l’on appelle les ‘Bitcoins whales’. Ce sont des investisseurs qui détiennent assez de Bitcoins ou de cryptomonnaies en général pour influencer le marché. Ces gens-là ont des stratégies long terme. Comme le Bitcoin s’est stabilisé pendant plusieurs mois sur un niveau assez bas, autour de 16.000$, ils ont jugé, avec les facteurs précités, que c’était le bon moment de s’approvisionner en Bitcoin en les achetant en masse », explique notre interlocuteur.

Un dernier facteur pourrait également se greffer aux raisons récentes de la hausse de la valeur du Bitcoin. Il s’agit du ‘halving’ du Bitcoin. Mais de quoi s’agit-il ?  « Cela signifie que la quantité de Bitcoins générée par un block sera divisée par deux. Par conséquent, les investisseurs long terme pensent que la valeur va augmenter en 2024 et 2025”, explique Badr Bellaj.

La Turquie interdit les paiements en cryptomonnaies, entrainant la baisse du Bitcoin

Reuters rapporte que dans une législation publiée vendredi 16 avril au Journal officiel, la banque centrale turque a déclaré que les crypto-monnaies et autres actifs numériques ne pouvaient pas être utilisés, directement ou indirectement, comme instrument de paiement.

Le marché en croissance des cryptomonnaies en Turquie a pris de l’ampleur ces derniers mois, alors que les investisseurs se sont joints à un rallye mondial du bitcoin, cherchant à se protéger contre la dépréciation et l’inflation de la lire, qui a dépassé 16% le mois dernier.

Le Bitcoin a ainsi perdu près de 3% à 61.490 USD à 7 h 54 GMT après l’interdiction turque.

Dans un communiqué, la banque centrale a déclaré que les actifs cryptographiques n’étaient « ni soumis à aucun mécanisme de réglementation et de surveillance, ni à une autorité de régulation centrale », entre autres risques de sécurité.

« Leur utilisation dans les paiements peut entraîner des pertes non récupérables… et inclure des éléments qui peuvent saper la confiance dans les méthodes et instruments actuellement utilisés dans les paiements », a ajouté la banque centrale.