Football. Nouveau modèle de formation. Dans les coulisses de l’Académie du Raja

Nichée sur les collines de Bouskoura, à une quinzaine de kilomètres au sud de Casablanca, l’Académie du Raja Athletic Club vit un tournant. En adhérant au nouveau modèle de formation initié par la Fédération royale marocaine de football (FRMF), le Raja délègue la gestion de son centre de formation, créé en 2021, à Evosport, filiale de l’UM6P, afin de renouer avec son glorieux passé de club formateur.

Les Verts ne sont pas des bleus en matière de formation de jeunes. Accrochés aux murs, les portraits de Abdelmajid Dolmy et Badr Benoun témoignent d’une époque où l’institution était une fabrique à talents. Cependant, ce savoir-faire s’est quelque peu effrité au fil du temps, sous l’effet des difficultés économiques et de la pression populaire.

Ces contraintes récentes ont poussé le club à privilégier les résultats immédiats et à consacrer l’essentiel de ses ressources financières à l’équipe première, au détriment de la formation. Sans surprise, les joueurs préformés ou formés qui sont régulièrement convoqués chez les professionnels cette saison ne sont pas légion.

Académie Raja. Nouveau modèle de formation.

Une anomalie à laquelle tente de remédier le nouveau projet de formation, déclinaison d’une vision de la FRMF, qui aura un impact positif et durable sur le football national ainsi que sur l’avenir des footballeurs en herbe. En contrepartie, le Raja profitera d’une mise à niveau de son centre de formation, lui permettant d’atteindre les standards de la haute performance.

Le club aux trois « Ligue des champions » aura également la possibilité de signer un joueur professionnel contre une somme forfaitaire. Qui sait, ce pourrait être l’un de ces deux jeunes, vêtus de survêtements aux couleurs du Raja. Cartable sur le dos, ils se dirigent vers le restaurant, longeant un espace vert où une dizaine de leurs camarades ramassent les déchets qui jonchent le gazon, dans le cadre d’une opération de sensibilisation à l’écocitoyenneté.

Leurs pas pressés trahissent une forme d’impatience. Après une matinée passée en classe, ils ont sans doute hâte de recharger leurs batteries avant d’aller fouler l’une des cinq pelouses que compte l’Académie pour l’entraînement de l’après-midi. Derrière leur air détendu se cache un grand talent. Ils font partie des 120 jeunes qui ont le privilège d’intégrer la première promotion du nouveau modèle de formation.

Répartis en six catégories, des U13 aux U18, certains étaient déjà présents l’année dernière, tandis que d’autres ont dû passer des tests cet été pour gagner leur place. « Lors de notre évaluation initiale à l’Académie du Raja et au centre de formation du Wydad, nous avons constaté que le niveau des jeunes était moyen. Pour y remédier, nous avons organisé des journées de détection à l’échelle du Grand Casablanca », se remémore Fathi Jamal, directeur technique national adjoint chargé de l’optimisation de la formation.

Ces journées ont permis de sélectionner 64 joueurs nés en 2008 et 2009, invités par la suite au Complexe Mohammed VI pour un second rassemblement. « Nous avons alors procédé à une nouvelle sélection en intégrant les joueurs issus des centres de formation des deux clubs. C’est ainsi que nous avons constitué les noyaux des groupes actuellement en formation au Raja et au Wydad », explique Fathi Jamal. Ils ont tous pour point commun un grand potentiel footballistique. Près de la moitié réside en permanence à l’Académie.

« Les plus jeunes habitent avec leurs parents afin de grandir dans un environnement familial », explique Maha Nabil, directrice du centre de formation, sous l’ombrelle d’Evosport et de la FRMF. « Notre objectif n’est pas uniquement de former des joueurs, mais aussi des citoyens respectés et respectables », assure-t-elle avec conviction. C’est dans cette optique que s’inscrit ce programme ambitieux, fondé sur un modèle sport-études alliant excellence académique et développement sportif de haut niveau.

Les plus talentueux et persévérants réaliseront leur rêve en devenant footballeurs professionnels. Ceux qui n’auront pas cette chance auront certes le cœur brisé, mais ils quitteront le centre avec un solide bagage scolaire, leur ouvrant la voie vers un diplôme d’études supérieures ou une formation professionnelle.

Une nécessité, au regard du taux de professionnalisation en sortie de centre qui reste faible comparé à d’autres secteurs d’activité. « Nous estimons qu’il faudra au moins trois ans pour récolter les premiers fruits de nos efforts », annonce Maha Nabil. « L’objectif principal de cette première année est d’établir un cadre et une structure professionnels, tout en développant les compétences des entraîneurs marocains », précise Jean-Marc Nobilo, directeur technique du centre de formation du Raja, où Médias24 vous plonge à travers un reportage en immersion exclusive.

« Être au contact des pros au quotidien est une source de motivation pour nos jeunes », Maha Nabil

Des étoiles plein les yeux, les jeunes du centre de formation n’hésitent pas à s’adresser poliment à leurs aînés de l’équipe première, qui flânent dans les couloirs en attendant le début de leur séance d’entraînement. « Être au contact des pros au quotidien est une source de motivation pour nos jeunes », affirme Maha Nabil, tout en signalant à deux retardataires qu’ils sont attendus pour le déjeuner, l’un des quatre repas servis quotidiennement. Animée d’une mission, Maha Nabil ne lâche pas ses protégés d’une semelle.

« Lorsqu’on gère 120 jeunes, chaque jour apporte son lot de surprises », sourit-elle. « Le matin, je m’assure que tous les joueurs sont bien présents en classe et que la discipline y règne. J’effectue ensuite une tournée dans les chambres pour vérifier que les chambres sont faites. Un surveillant m’appuie dans ces tâches ».

Maha Nabil veille à la bonne marche de tous les aspects de la vie quotidienne des jeunes en formation, financés par un Fond national de formation et géré par Evosport. Du transport à l’alimentation, en passant par la scolarité et l’hébergement. « Nous sommes également amenés à rencontrer des parents à la suite d’incivilités ou d’un mauvais comportement d’un joueur. Une réunion est alors organisée avec le directeur de la formation, Jean-Marc Nobilo, l’entraîneur du joueur et ses parents afin d’en débattre et de décider de la sanction appropriée », souligne-t-elle.

Des sanctions qui peuvent aller jusqu’à une suspension des entraînements pour une période déterminée. Un crève-cœur pour des footballeurs qui ne vivent que pour le ballon rond. C’est également une manière de leur rappeler qu’il n’y a pas que le foot dans la vie. Le message semble avoir été reçu.

« Il est parfois difficile de gérer le stress du football et des études, car nous pensons constamment à notre avenir sportif », avoue Karim Saadi, attaquant en catégorie U17. « Mais nous nous efforçons d’obtenir un diplôme pour assurer notre avenir, au cas où nous ne réussirions pas dans le foot », poursuit ce fan de l’avant-centre uruguayen Luis Suarez, qui se décrit comme un attaquant moderne sans pour autant ignorer sa marge de progression.

« Je suis puissant, rapide et possède une bonne détente, mais je dois améliorer mon accélération et mon pied gauche », concède-t-il avant de s’éclipser pour se préparer aux cours de l’après-midi, après une séance d’entraînement matinale intense. « Nous insistons sur l’importance de la scolarité, car avoir un plan B est indispensable. L’école étant sur place, les joueurs bénéficient d’un encadrement scolaire renforcé, avec des cours de soutien et des professeurs qui se déplacent jusqu’ici », affirme Maha Nabil. 

Le matin, les U13, U14 et U15 s’installent dans des salles de classe spacieuses et ensoleillées. Même si les téléphones sont confisqués le temps du cours, les professeurs doivent parfois redoubler d’efforts pour maintenir l’attention des élèves, dont la concentration est mise à rude épreuve par l’écho des séances animées sur les terrains, où les U16, U17 et U18 s’époumonnent sous les instructions des coachs.

« Nous avons également instauré un suivi psychologique, avec une psychothérapeute qui offre bénévolement ses services deux fois par semaine. Au départ, nous établissons une liste des joueurs nécessitant un suivi, mais petit à petit, ce sont les joueurs eux-mêmes qui en font la demande », nous explique la directrice du centre.

Restaurant, Académie Raja

Nutrition. Académie Raja. Nouveau modèle de formation

Bref, rien n’a été laissé au hasard pour guider ces jeunes vers les sommets. En matière de nutrition, les repas sont soigneusement préparés pour répondre aux besoins spécifiques de chaque catégorie et sont servis dans un espace où résonnent les rires des jeunes. Réminiscence de son passé de formateur, Lassaad Chabbi, l’entraîneur de l’équipe première, n’hésite jamais à partager un repas et engager la discussion avec les jeunes de l’Académie. 

Bien que la plupart des infrastructures de formation soient déjà prêtes, l’Académie du Raja nécessite encore quelques retouches, comme un coup de peinture et la réfection de certaines zones. Toutefois, des progrès notables sont à signaler, même si les travaux ne sont pas encore totalement achevés.

Entrainement. Académie du Raja. Nouveau modèle de formation.

En attendant la livraison du terrain en pelouse naturelle, « l’ajout d’un second terrain synthétique a grandement facilité l’organisation des entraînements », se réjouit Jean-Marc Nobilo. Nommé pour une durée de trois ans en septembre 2024 par la FRMF et Evosport à la tête du centre de formation du Raja, le technicien français apporte dans ses bagages une riche expérience acquise dans les centres de formation les plus réputés de France, tels que Le Havre, Auxerre et le Paris FC.

La formation des jeunes n’a plus de secret pour Jean-Marc Nobilo, qui sait pertinemment que pour former de grands joueurs, il faut d’abord former de bons éducateurs. « Les entraîneurs évoluent dans un cadre précis, avec une méthodologie claire, un programme d’entraînement défini et des objectifs bien établis », explique-t-il.

« Ils sont également soumis à une évaluation pédagogique à travers des séances supervisées. Depuis janvier, j’interviens directement sur le terrain pour illustrer les principes que nous souhaitons mettre en place », ajoute-t-il. Amine Bourkadi, Rachid Soulaimani, Hamid Nater et tant d’autres ex-joueurs du Raja ont la lourde tâche de préparer les jeunes du centre au plus haut niveau. Un honneur mais aussi une pression de tous les instants.

Amine Bourkadi, Rachid Soulaimani, Hamid Nater...plusieurs anciens joueurs du Raja composent le staff technique à l'Académie des Verts
Amine Bourkadi, Rachid Soulaimani, Hamid Nater…plusieurs anciens joueurs du Raja composent le staff technique à l’Académie des Verts

D’autant que dans ce nouveau modèle de formation, aucun formateur n’a la garantie de poursuivre l’aventure au-delà de la fin de saison en cas de mauvaise évaluation. « Nous essayons d’appliquer les instructions du directeur technique à la lettre », promet Rachid Soulaimani, entraineur des U17, ancien joueur du Raja et ex-international marocain. 

« Nous bénéficions d’une formation rigoureuse, ce qui nous permet d’offrir aux jeunes un encadrement de qualité. Notre priorité est de les faire progresser tactiquement, mentalement et techniquement. Les premiers résultats sont très encourageants », souligne-t-il. Jean-Marc Nobilo, qui nous a chaleureusement accueillis quelques minutes plus tôt pour nous présenter les principes qui guident ce nouveau modèle de formation, est totalement dévoué à sa mission, « Car quand on aime, on ne compte pas », affirme-t-il. 

Jean-Marc Nobilo, directeur technique en réunion avec le staff technique de l'Académie du Raja
Jean-Marc Nobilo, directeur technique en réunion avec le staff technique de l’Académie du Raja

« Notre journée type débute à 8h30 avec une réunion entre entraîneurs, suivie de la supervision des entraînements », détaille-t-il. « Nous gérons également tout l’aspect hors sportif, incluant la scolarité, l’internat et la restauration. Le week-end est consacré à l’observation des matchs pour évaluer les joueurs et les entraîneurs, en lien avec nos orientations de travail”, ajoute-t-il.

Une maîtrise technique spécifique à chaque poste

Le profil de joueur que cherche à former Jean-Marc Nobilo doit avant tout se distinguer par une maîtrise technique spécifique à son poste. Pour lui, les défenseurs doivent avant tout savoir défendre, alors que les attaquants doivent être performants dans les derniers gestes. « Même si cela ne doit pas empêcher le défenseur de savoir contre-attaquer et l’attaquant de bien se replacer dans les différentes formes de pressing », précise-t-il. En tout cas, il est essentiel d’avoir un point fort pour réussir au plus haut niveau. 

« Ce point fort peut être athlétique, technique, en termes d’efficacité, de volume de jeu, ou encore l’intelligence de jeu. Tous ces atouts, combinés à un programme d’accompagnement adapté, permettent de faire progresser le joueur vers le plus haut niveau », promet-il. Pour y parvenir, l’approche est délibérément simplifiée, afin de partager l’expérience avec des entraîneurs possédant des CV solides en leur qualité d’anciens joueurs.

Nouveau modèle de formation. Académie du Raja

Ce vécu leur permet de mieux assimiler les méthodologies d’entraînement, qui reposent sur une préparation technique et athlétique, tout en restant centrée sur l’utilisation du ballon. « Nous travaillons selon les principes de l’ADN du Raja, notamment le jeu de possession », explique Rachid Soulaimani. 

« Un projet de jeu doit être adapté à la mentalité du pays, tant sur le plan culturel que sportif. Le Raja est un club qui privilégie la possession du ballon, ce que j’apprécie, à condition qu’elle soit accompagnée de progression, de déséquilibre et d’un jeu vers l’avant », ajoute le Directeur technique.

En phase défensive, une alternance entre pressing haut, médian et bas est favorisée pour développer la capacité des joueurs à s’adapter aux différents scénarios de match. Techniquement, les jeux en grand espace sont encouragés, « avec des joueurs placés à leur poste. Des séances dynamiques et intenses. Une recherche constante de plaisir dans l’entraînement », affirme Jean-Marc Nobilo.

Anas Benomar, défenseur central U17, a attiré l’attention des recruteurs lors d’une rencontre opposant le Raja à son ancien club, le Chabab El Hay Hassani. « J’ai réalisé une bonne performance qui m’a ouvert les portes du club. Depuis que je suis ici, j’ai énormément progressé, notamment sur les plans tactique et physique. Avant, je travaillais surtout la technique, mais ici, l’apprentissage est beaucoup plus complet », se réjouit-il. 

Celui qui prend pour modèle le défenseur central de Liverpool, Virgil Van Dijk, voit son expérience au Raja comme une étape déterminante dans son développement. Concrètement, ils bénéficient d’un programme d’entraînement intensif réparti sur la semaine, avec quatre séances l’après-midi. 

Le lundi étant réservé à la récupération après les efforts du match du dimanche, les joueurs enchaînent le mardi, mercredi, jeudi et vendredi avec des entraînements d’une durée de 1h15 à 1h30. Le samedi, quant à lui, est dédié à la préparation du match à venir. Au programme : principes de jeu offensifs et défensifs, transitions, coordination technique et attitudes de course. C’est dans ce cadre que le préparateur physique, Ahmed Oukili, entre en action.

Une préparation physique sur mesure

Très volubile sur le terrain, Ahmed Oukili ne cesse d’encourager, de guider et de corriger les postures des joueurs. « Nous avons un programme précis en vue d’optimiser la formation des joueurs, en tenant compte de la morphologie de chacun, car certains sont précoces, d’autres ont un développement plus tardif », nous explique-t-il.

Ahmed Oukili a élaboré, en étroite collaboration avec le Directeur technique du centre, un programme structuré qui débute par une phase de préparation générale (PPG) avant de se concentrer sur une préparation physique spécifique (PPS), adaptée au poste et à la morphologie du joueur.

« Certains postes exigent davantage de vitesse, tandis que d’autres nécessitent plus d’explosivité. Nous intégrons également une routine préventive contre les blessures avant chaque séance d’entraînement. La musculation fait partie de notre programme dès 16 ans, bien que certains cas particuliers puissent être initiés plus tôt », souligne-t-il.

Préparation physique. Nouveau modèle de formation. Académie du Raja

Les jeunes joueurs, avides de conseils, n’hésitent pas à poser des questions pour améliorer leur compréhension du jeu et perfectionner leurs compétences techniques. Cette évolution est constamment surveillée à travers des évaluations détaillées qui prennent en compte chaque aspect de leur évolution. 

Sous l’impulsion de la Fédération royale marocaine de football, le Raja a pris conscience que la formation des jeunes n’est pas un mal nécessaire, mais un bien essentiel pour l’avenir du club, tant sur le plan sportif que financier. Cette réforme structurelle offrira à des talents prometteurs comme Karim Saadi et Anas Benomar un terreau fertile pour s’épanouir et réaliser leurs rêves.

« Si je suis ici, c’est pour réussir une belle carrière, aider ma famille et, avant de partir à l’étranger, marquer l’histoire du Raja », ambitionne Karim Saadi. De son côté, Anas Benomar nourrit l’espoir de jouer en équipe première avant de rejoindre la sélection nationale. Ces aspirations sont le reflet de la détermination et de la passion qui animent ces jeunes talents. Cela tombe bien, le nouveau modèle de formation les aidera à les concrétiser. 

Bouskoura : lancement prochain de la première tranche des travaux d’aménagement de voiries

La commune de Bouskoura et la société Nouaceur Développement lancent la première tranche des travaux pour ouvrir et réhabiliter plusieurs axes routiers. Le chantier est structuré en deux lots couvrant au total plus de 9 kilomètres de voiries à aménager.

Le Lot 1, d’un budget estimé à 73,4 millions de DH, porte sur deux axes majeurs :

Plans des tracés concernés par les travaux de voirie à Bouskoura - Lot 1
Plans des tracés concernés par les travaux de voiries à Bouskoura – Lot 1

Le Lot 2, estimé à 55,8 MDH, concerne des interventions sur plusieurs axes pour une longueur totale de 4,075 km, notamment :

Lancement des travaux d’aménagement de voiries à Bouskoura
Plans des tracés concernés par les travaux de voiries à Bouskoura – Lot 2

Les travaux à mener sont de grande ampleur : démolition des anciennes structures, terrassements, élargissement de chaussées, assainissement, aménagement en 2×2 voies, pose de bordures, réfection des trottoirs, déplacements de réseaux (eau potable, électricité BT-HTA), installation d’un nouvel éclairage public, aménagement paysager, mobilier urbain et signalisation.

Outre l’aspect technique, les opérations intégreront une gestion rigoureuse de la qualité, de la sécurité, de l’environnement et des délais. La durée prévue des travaux est de 10 mois pour le lot 1 et 8 mois pour le lot 2, chacun incluant une phase préparatoire de 15 jours.

Province de Nouaceur : le point sur la lutte contre l’occupation illégale du domaine public et privé

« Il n’y a pas de quoi être surpris, car personne n’est au-dessus des lois ». Le commentaire est d’une source autorisée à la province de Nouaceur en réponse à une question de Médias24 sur l’opération menée depuis le mardi 13 mai dans la Ville verte à Bouskoura.

À cette date, les autorités locales sont intervenues pour démolir des installations illégales autour des terrains de golf des résidences Prestigia. Il s’agit bel et bien d’un domaine privé appartenant à l’opérateur immobilier, lesdits terrains de golf étant gérés par une société dédiée. Sauf que les propriétaires de plusieurs résidences donnant sur le golf ont installé, illégalement, des clôtures en verre ou en métal pour élargir leur jardin. D’autres ont mis en place des accès directs sous forme d’escaliers en dur…

L’un des exemples de l’empiètement sur les terrains de golf de Prestigia.

« Ces empiètements sont illégaux et nous sommes intervenus pour rétablir la situation initiale », explique notre source, qui déplore une certaine « Takafat ezzarb » (mentalité de la haie) qui fait de la résistance. Le total des interventions était d’une trentaine en début d’après-midi ce mercredi 14 mai.

Entre Errahma et One Hill

La première phase de cette campagne des autorités locales de Nouaceur a commencé il y a près de cinq mois, juste après la prise de fonction du gouverneur Jalal Benhayoun. Cette première phase a concerné la ville d’Errahma.

« À ce jour, près de 40 cafés ont été rasés partiellement à cause des libertés que leurs tenanciers prenaient avec le domaine public », affirme notre source, qui cite des exemples aberrants, documentés, de propriétaires de cafés qui ont mis la main sur plusieurs mètres du domaine public en construisant de larges terrasses et en privatisant même des bouches d’incendie et des installations électriques et de télécommunications.

La deuxième phase, qui se déroule actuellement, concerne des résidences non fermées, mais dont les habitants ont restreint les accès en grillageant des passages publics ou en transformant ces derniers en jardins privés. Notre source parle d’un total de 20 interventions dans la province.

Ces derniers jours, les autorités locales sont également intervenues pour mettre fin aux agissements illégaux de certains restaurateurs de luxe installés dans le célèbre quartier One Hill. Des terrasses et des pergolas de sept établissements ont été démolies, partiellement ou complètement.

« Contrairement à ce qui a été véhiculé, les sept établissements n’ont pas eu les autorisations nécessaires pour l’extension de leurs locaux et ont pris tout leur temps, même si leurs propriétaires ont été avertis il y a plus de cinq mois », explique notre source. Quant aux trois autres établissements, ils ont eu leurs autorisations, mais ont été sommés, délais à la clé, de régulariser leur situation. « Dans la majorité des cas, ils devront reculer leur terrasse d’un ou de deux mètres », précise notre interlocuteur.

Selon notre source, les autorités de la province de Nouaceur ne comptent pas s’arrêter à ce stade. Les opérations de libération du domaine public et de lutte contre les constructions ou les installations illégales vont se poursuivre. « Il est grand temps d’en finir avec des décennies de laisser-aller », conclut notre source.

À Casablanca, 500 MDH pour la construction du centre fédéral de formation de football

Lors de sa session extraordinaire tenue le 23 janvier dernier, le conseil régional de Casablanca-Settat a examiné et adopté le projet de convention de partenariat relatif à la construction d’un centre fédéral de formation de football à Bouskoura. 

Cette convention a été conclue avec les ministères de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, ainsi que la Fédération royale marocaine de football (FRMF), qui porte le projet.

Cinq principaux pôles

Ce centre sera composé de cinq pôles principaux, en plus des sanitaires :

– Un pôle administratif, constitué du bureau du directeur, du secrétariat général et d’un espace de gestion des outils sportifs ;

– Un pôle éducatif, composé de salles de classe, de salles de conférence, d’une salle d’informatique, d’une salle d’enseignants et d’encadrants, ainsi qu’une salle de réunion et d’accueil ;

– Un pôle résidentiel : il s’agit d’un hôtel de 150 chambres individuelles et communes pour accueillir les joueurs ;

Un espace de loisir, composé d’une salle de révision, d’une bibliothèque, d’une salle de jeu, d’une salle de prière et d’un restaurant ;

Un pôle médico-sportif, composé de salles de sport, de salles de détente et de rééducation et des salles de consultations médicales, ainsi qu’un endroit pour stocker les médicaments et les outils médicaux.

Plus de 182 MDH pour les gros œuvres

L’appel d’offres relatif à la construction de ce centre (gros œuvres, lots secondaires et aménagements extérieurs) a été lancé au début du mois en cours pour 182,12 millions de DH. 

D’après le rapport géotechnique du projet, réalisé à la demande de l’Agence nationale des équipements publics (ANEP), ce centre sera localisé à l’est de la ville de Casablanca, dans la commune de Tit Mellil-Médiouna. Le délai d’exécution de ce projet est fixé à 18 mois. 

Voici à quoi ressemblera ce centre :

Plan de masse du centre fédéral de formation de football

Un budget total de 500 MDH

Ce projet, qui s’étalera sur près de 2 ha, nécessite un investissement total de 500 MDH, financé comme suit :

150 MDH par le ministère de l’Éducation nationale ;

150 MDH par le conseil régional de Casablanca-Settat ;

100 MDH par le ministère de la Jeunesse ;

100 MDH par la FRMF.

Un programme d’urgence pour préserver le patrimoine écologique de la forêt de Bouskoura

Véritable poumon vert de la métropole, la forêt urbaine de Bouskoura est précieuse pour sa contribution à la qualité de vie des Casablancais et à l’équilibre écologique de la région, en plus de son rôle essentiel en tant qu’espace de détente et de loisirs pour les citoyens.

Cependant, déplore un communiqué de l’ANEF, cette forêt emblématique, qui s’étale sur 3.000 hectares, est gravement affectée par les effets cumulatifs de la sécheresse, qui affaiblissent ses peuplements d’eucalyptus et de pins, les rendant vulnérables aux insectes et pathogènes. « Ces facteurs ont entraîné un dépérissement significatif récemment observé à grande échelle », fait observer l’agence.

Face à cette situation critique, l’ANEF a entrepris un diagnostic phytosanitaire approfondi. Les résultats montrent un dépérissement sévère des peuplements de pins d’Alep et un affaiblissement modéré des eucalyptus.

C’est ainsi que l’agence a mis en place ce programme d’urgence, qui comprend le nettoiement des arbres dépéris sur une superficie de 150 hectares afin d’endiguer la propagation des agents pathogènes, des travaux de sylviculture sur 3.000 hectares pour renforcer la résilience des peuplements restants et une vaste opération de reforestation couvrant 700 hectares avec des espèces adaptées aux conditions climatiques actuelles.

En parallèle, annonce-t-on de même source, l’ANEF prépare un second programme axé sur l’amélioration des aspects paysagers de la forêt, ainsi que sur la modernisation et la réhabilitation des infrastructures récréatives, afin d’offrir un meilleur accueil aux visiteurs.

Les travaux sylvicoles, indispensables à la préservation de la santé de la forêt et à l’amélioration de ses infrastructures, sont déjà en cours. Toutefois, ces interventions pourront entraîner des désagréments temporaires pour les usagers, notamment par des restrictions d’accès à certaines zones pour des raisons de sécurité, explique l’ANEF.

Pour garantir la réussite de ce programme, l’ANEF lance un appel à la mobilisation collective. « La contribution et la compréhension de chacun sont essentielles pour préserver la multifonctionnalité et l’héritage écologique de la forêt de Bouskoura au bénéfice des générations futures », affirme l’agence. Le soutien des acteurs locaux, de la société civile et des visiteurs est déterminant pour sauver ce patrimoine unique, conclut-on.

Entrée en service de la voie de Taddart reliant le sud de Casablanca à l’aéroport Mohammed V

Cette nouvelle route à double voie relie le sud de Casablanca directement à l’aéroport international Mohammed V et aux zones industrielles avoisinantes, a précisé le ministère dans un communiqué.

D’une longueur de 11 km, cette nouvelle voie, réalisée pour un coût de 180 millions de DH, permettra de fluidifier le trafic vers l’aéroport et de désengorger de manière générale l’entrée sud de la capitale économique.

 

Les voies d’accès à la ville de Bouskoura bientôt réaménagées

Les travaux de réaménagement des voies d’accès à la ville de Bouskoura comportent principalement :

– la création d’une nouvelle voie reliant la route Bouskoura (ex-RP 3011) à la RP 3020 à travers le pont existant ;
– le dédoublement de la RP 3020 entre le giratoire (sis école Sidi Massoud) et le giratoire boulevard de la Mecque.

L’ensemble des prestations concernent, entre autres, ce qui suit :

– les opérations préparatoires, notamment les installations de chantier, les reconnaissances complémentaires, les études d’exécution et d’adaptation… ;

– les opérations de contrôle par topographie et laboratoire ;

– les travaux de terrassement : dégagement des emprises, déplacement de contraintes, décapage de la terre végétale, déblais et remblais, évacuation aux décharges publiques des matériaux inutilisables… ;

– les travaux d’assainissement : les terrassements pour fouilles d’ouvrages, fossés et tranchées, la fourniture et la pose de collecteurs, la construction des ouvrages en béton, la fourniture et la mise en œuvre des matériaux pour remblaiement des tranchées et ouvrages en béton… ;

– les travaux de chaussée : la fourniture et la mise en œuvre des enrobés et des graves non traitées, la pose des bordures, la mise en œuvre des matériaux pour TPC et/ou trottoirs… ;

– les travaux d’ouvrage d’art : la restauration des parties dégradées de l’ouvrage existant, la reprise de l’étanchéité, la fourniture et la mise en œuvre des joints de chaussées, la réalisation des dalles de transitions… ;

– les travaux d’éclairage public : la fourniture et la pose des massifs pour mâts, la fourniture et le raccordement des câbles d’éclairage public, la fourniture et la pose des candélabres, la fourniture des luminaires… ;

– les travaux de signalisation et de dispositifs de sécurité….

Le coût de ces prestations a été estimé à 44,3 millions de DH pour un délai d’exécution de 8 mois.

Bientôt un système de vidéosurveillance dans la forêt de Bouskoura à Casablanca

Le projet consiste à doter la forêt de Bouskoura d’un système de vidéosurveillance constitué notamment de :

Ce projet de vidéoprotection permettra de sécuriser la forêt et ses visiteurs contre les risques inhérents à la forêt et ses installations (incendie, vandalisme, dégradation des équipements, etc.) comme aux visiteurs eux-mêmes (vols, agressions), note-t-on dans l’appel d’offres.

Le périmètre d’intervention du projet est représenté comme suit :

Zone principale : Couverture intégrale : périmètre, accès et intérieur.

Zone complémentaire : Couverture des zones sensibles du périmètre et des passages intérieurs.

 

Les prestations confiées au bureau d’études Navec dans le cadre du marché sont les suivantes :

L’Hôpital universitaire Mohammed VI prend la gestion d’un nouveau centre de santé à Dar Bouazza

En vertu de cet accord, « la gestion de ce centre est confiée à l’Hôpital universitaire international Mohammed VI de Bouskoura, qui mettra en place les ressources humaines nécessaires à la réalisation des prestations médicales de base et spécialisées prévues dans ce centre », indique l’Hôpital universitaire international Mohammed VI dans un communiqué.

L’ouverture officielle de ce centre, lancé dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), aura lieu « ce lundi 20 février en présence du gouverneur et du secrétaire général de la province de Nouaceur, du directeur délégué, du secrétaire général et du directeur exécutif de la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaid », précise la même source.

Fausse copropriété et faux syndic, de la désillusion au calvaire à Bouskoura

L’affaire n’est pas nouvelle. Les appels à l’aide et dénonciations des propriétaires du California Golf Resort ont médiatisé l’affaire dans laquelle ils se retrouvent bloqués, sans aucun interlocuteur. Un représentant des propriétaires a expliqué à Médias24 la complexité de leur situation. Tous pensaient investir dans une copropriété, et tous estiment désormais avoir été doublement floués.

« La résidence est composée de villas et de groupements d’habitations avec des appartements. Nous avons tous acheté sur plan : certains avec contrats de réservations, d’autres avec contrats VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) », explique notre interlocuteur.

Selon lui, le projet a été vendu en tant que copropriété. Les acquéreurs ont d’ailleurs obtenu des copies du règlement de copropriété lors de l’acquisition de leurs biens. « Des copies cachetées et signées par le promoteur et la conservation foncière », affirme cet habitant.

Cependant, en comparant les différentes copies reçues lors de l’achat, les acquéreurs se rendent compte qu’il en existe deux versions : l’une contient le golf comme faisant partie de la copropriété, mais pas la seconde. Les habitants réclament alors la version originale du règlement de copropriété auprès de la conservation foncière. Cette dernière les informe qu’il n’y a pas de règlement de copropriété déposé au sein du dossier de ce qu’ils pensaient être une copropriété.

En réalité, les habitants du California Golf Resort se rendent compte que leur lieu d’habitation est une résidence fermée et que les espaces communs figurent toujours au nom du promoteur. Ainsi, il est le seul habilité à les aménager et à en disposer, et ce, sans obtenir leur accord au préalable.

Une double désillusion

N’étant pas organisés en copropriété, les habitants de la résidence ne sont pas habilités à constituer un syndic. Pourtant, dès leur arrivée sur les lieux, les nouveaux acquéreurs doivent payer des cotisations auprès d’un syndic déjà constitué.

« En 2017, nous avons trouvé un syndic qui nous a réclamé des cotisations. Lorsque nous avons demandé à obtenir les documents de l’assemblée générale et les relevés, nous n’avons rien reçu. Cela nous a interpellés et poussés à mener des recherches. Nous nous sommes rendu compte que la société qui se présentait en tant que syndic avait été déléguée par une autre société, et que cette dernière était gérée par notre promoteur immobilier Palmeraie Développement », explique-t-on de même source.

Aujourd’hui, les habitants se retrouvent dans une impasse. Le California Golf Resort étant une résidence fermée, la commune n’est pas chargée de son entretien. L’électricité des parties communes, le ramassage des ordures, le jardinage, etc. ; tout est à la charge des habitants, comme l’affirme l’un de leurs représentants. « Nous avons un problème d’assainissement ; or la société Lydec refuse de le régler car le réseau d’assainissement n’appartient pas aux habitants de la résidence, mais au promoteur. C’est donc à lui de les mandater. »

« Idem pour la fibre optique. L’opérateur télécom ne peut réaliser le câblage de la fibre que si le promoteur lui en donne l’ordre. Une station de refoulement des eaux usées a également été mise en place et reste à la charge des propriétaires pour refouler l’eau à la station de traitement des eaux ‘Waterlo’. Celle-ci revend l’eau traitée au promoteur, à un prix symbolique, pour l’arrosage du golf. Pourquoi devons-nous financer l’eau de cet arrosage ? », interroge notre interlocuteur, qui cite ces exemples parmi tant de handicaps qui pèsent sur les propriétaires depuis plusieurs années.

Ces habitants, lésés, disent faire face à un promoteur qui les a « escroqués «  »: d’abord en vendant le projet comme une copropriété alors qu’il n’en est pas une, mais aussi en mettant en place un syndic qui collectait les cotisations sans être habilité à le faire. De plus, ils lui reprochent de laisser les parties communes à l’abandon et de refuser de les céder à la commune ou aux propriétaires.

Par conséquent, deux plaintes pour escroquerie ont été déposées par une quarantaine de propriétaires qui se sont réunis dans le cadre d’une association. « L’enquête de la police judiciaire a duré deux ans. En 2022, le dossier a été transmis au juge d’instruction », précise l’un d’eux.

Comment se protéger en amont ?

Le recours à la justice, bien que décourageant, peut s’avérer être la solution ultime pour des propriétaires désespérés. Mais pour éviter ce genre de situation, Dalila Ennaciri, présidente de l’Association marocaine de la copropriété (AMCOP), conseille de « privilégier la discussion avec le maître d’ouvrage » lorsque la situation devient conflictuelle.

Et surtout, d’exiger les documents en amont. « Lors de l’acquisition du bien, l’acheteur est dans une sorte d’euphorie ; il se préoccupe plutôt du cadre, du marbre ou de la finition et néglige les éléments juridiques importants. Le futur acquéreur doit demander au promoteur le règlement de copropriété, et ce, devant le notaire, qui a l’obligation de lui fournir toutes les informations. Si ce document n’existe pas, c’est qu’il n’y a pas de copropriété« , explique-t-elle.

Dans le cas où il s’agit bien d’une copropriété, Dalila Ennaciri recommande aux acquéreurs de « réclamer le dernier procès-verbal de la dernière assemblée générale, le but étant qu’ils sachent dans quoi ils s’engagent : si la copropriété fait l’objet de problèmes, si les comptes sont tenus, si le vendeur leur transmet des dettes, etc. Tout cela permet de connaître l’état de la copropriété dans le cadre de sa gestion ».

Le Centre sportif du Wydad de Casablanca doté de nouveaux terrains

Le délai d’exécution des travaux d’aménagement de ces terrains en gazon naturel, d’une dimension de 68×105m et 64×100m, est fixé à huit mois. Les travaux vont coûter près de 14,9 millions de dirhams et vont se décliner en quatre parties.

Dans un premier temps, l’adjudicataire du marché devra réaliser des travaux de terrassement et de drainage, de mise en œuvre de la couche de fondation drainante et de la couche de base.

Il s’agira ensuite d’installer le système d’arrosage du terrain, avant de fournir et de mettre le substrat du gazon en deux couches. S’ensuivront l’ensemencement du gazon et la réalisation des tracés sportifs, ainsi que la fourniture et l’installation des équipements sportifs (buts, piquets de corner).

La dernière partie des travaux concerne l’entretien des terrains. Le soumissionnaire prendra à sa charge les travaux d’entretien pendant la période de garantie d’un an. Lors de ces travaux, l’entreprise devra affecter en permanence un intendant de terrain qualifié et une équipe pour l’entretien et la tonte du gazon, ainsi que le traçage du terrain.

A noter que pendant la période de garantie, l’arrosage sera à la charge de l’adjudicataire du marché. D’après le cahier des prescriptions spéciales, si l’eau d’arrosage ne provient pas du réseau d’adduction d’eau potable, elle doit être analysée pour s’assurer qu’elle convient à l’arrosage du gazon.

Le centre sportif du Wydad de Casablanca à Bouskoura, anciennement nommé centre Wellness, a été acquis en 2018 par le récent champion d’Afrique. Il comprend plusieurs terrains d’entraînement, dont un terrain en gazon synthétique et un hôtel.