Pavillon Bleu 2025 : 33 sites marocains labellisés

Pour la saison estivale 2025, le Pavillon Bleu flottera sur 28 plages, 4 ports de plaisance et un lac de montagne au Maroc, indique la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement dans un communiqué.

Il s’agit des plages de Oued Laou, Essaouira, Arekmane, El Haouzia, Sidi Rahal 4e tranche, Bouznika, Ba Kacem, Mdiq, Rifienne, Sidi Ifni, Saïdia Municipale, Station Touristique Saidia Ouest, Dalia, Achakar, Sol, Bedouza, Safi Municipale, Souiria Lakdima, Aglou, Imin Tourgha, Oum Labouir, Foum el Oued, Skhirate, Sidi Abed, Les nations, Aïn Diab extension, Al Minaa et Est Marina Smir.

Le lac de montagne Aguelmam Azegza, situé dans le Parc national de Khénifra, renouvelle également son Pavillon bleu. Niché entre une falaise majestueuse et une forêt de cèdres centenaires, ce joyau du Moyen Atlas a fait l’objet d’un aménagement soutenu par la région et les autorités locales.

Du côté des ports de plaisance, Tanja Marina Bay devient le quatrième site portuaire à arborer le Pavillon bleu. Ce site ouvert en 2018 dans le cadre de la reconfiguration du port de Tanger s’impose aujourd’hui comme le plus grand port de plaisance du Royaume, avec 1.400 anneaux.

Exigeant et reconnu, souligne le communiqué, le Pavillon bleu repose sur quatre critères fondamentaux, à savoir la qualité des eaux de baignade, l’information et la sensibilisation à l’environnement, l’hygiène et la sécurité ainsi que l’aménagement et la gestion durable. Des contrôles inopinés sont réalisés tout au long de l’été pour vérifier le respect de ces critères, relève la même source.

Dialogue inter-libyen à Bouznika : les protagonistes expriment leur gratitude au Maroc

« Nous réitérons nos profonds remerciements et notre immense gratitude au Maroc frère, Roi, gouvernement et peuple, pour l’hospitalité, l’accueil chaleureux et le grand soutien que le Royaume n’a eu de cesse de fournir au peuple libyen pendant plusieurs années afin de mettre fin à la crise et de rétablir la sécurité, la stabilité et l’unité en Libye », souligne-t-on dans le communiqué final lu par Salah Mitou, membre du Haut Conseil d’État, au nom du Conseil et de la Chambre, à l’issue de leur réunion consultative tenue à Bouznika.

Ayant réuni 120 participants, cette rencontre initiée dans le cadre du Dialogue inter-libyen, s’inscrit dans le sillage des efforts déployés en vue de donner un nouvel élan au processus politique en Libye et d’aboutir à des élections présidentielles et parlementaires à travers une feuille de route menant à la formation d’un gouvernement d’union.

Sur hautes instructions du Roi Mohammed VI, le Royaume du Maroc a accueilli en 2015 à Skhirat une série de rounds de dialogue entre les parties libyennes, sous l’égide des Nations unies, qui ont abouti à l’Accord de Skhirat qui fut un tournant dans le règlement de la crise libyenne.

Cet accord a débouché sur la formation du Conseil présidentiel du gouvernement d’entente nationale, à l’établissement de mécanismes visant à unifier les institutions de l’État et à l’organisation d’élections afin d’achever la mise en place des institutions de l’État libyen et d’assurer son unité nationale et sa souveraineté territoriale, en réponse aux aspirations du peuple libyen au progrès, à la prospérité et au développement.

(Avec MAP)

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Dialogue inter-libyen à Bouznika : voici ce qui a été convenu entre les protagonistes

Cet accord, dont lecture a été donnée par Sara Souieh, de la Chambre des représentants libyenne, au nom des deux parties, à l’issue de la première journée de la réunion consultative entre les membres des deux institutions, prévoit la restructuration du pouvoir exécutif conformément à l’article 4 de l’accord politique inter-libyen, entériné en 2015 par la résolution 2259 du Conseil de sécurité des Nations unies, dans le but d’organiser des élections en conformité avec les lois électorales.

Les deux parties se sont également accordées sur la mise en place d’un comité de travail conjoint chargé de mandater un nouveau pouvoir exécutif, dont les attributions comprennent la communication avec la mission des Nations Unies, ainsi qu’avec les différentes parties régionales et internationales.

Il aura aussi pour mission de revoir le mécanisme de sélection proposé lors d’une rencontre au Caire entre les deux institutions, ainsi que de soumettre une proposition de réglementations à même de garantir le bon fonctionnement du gouvernement, selon des critères qui favorisent la transparence et la décentralisation et soutiennent le processus électoral.

Dans le but de lever les obstacles à la tenue des élections, les deux parties sont convenues de consacrer les ressources nécessaires au lancement du projet de recensement national général, ainsi que du projet « Intilaka« , visant à réorganiser le système d’identification national.

Les deux institutions se sont également mises d’accord pour former des comités conjoints afin d’examiner les questions économiques, financières et de gouvernance locale, ainsi que les dossiers sécuritaires.

Il s’agit, en outre, d’achever la redistribution des postes souverains et de créer un comité conjoint chargé de proposer des mesures législatives et de veiller à leur mise en œuvre, en vue de suivre le dossier des fonds détournés et du blanchiment d’argent.

De même, l’accord prévoit que les comités soumettent leurs rapports finaux pour adoption par les deux institutions dans un délai d’un mois à compter de leur première réunion, sachant que la prochaine rencontre se tiendra fin janvier prochain à Derna.

À cette occasion, Mme Souieh n’a pas manqué d’exprimer, au nom des membres des deux institutions, ses sincères remerciements, sa profonde reconnaissance et son plus grand respect et estime envers le Royaume du Maroc, Roi, peuple et gouvernement, pour l’accueil chaleureux réservé à cette réunion consultative.

Cette rencontre de deux jours entre la Chambre des représentants libyenne et le Haut Conseil d’Etat libyen, initiée dans le cadre du Dialogue inter-libyen en présence de 120 participants, s’inscrit dans le sillage des efforts déployés en vue de donner un nouvel élan au processus politique en Libye et aboutir à des élections présidentielles et parlementaires et ce, à travers un accord sur une feuille de route menant à la formation d’un gouvernement d’union.

Le Royaume du Maroc, conformément aux hautes directives du Roi Mohammed VI, avait abrité à Skhirat, en décembre 2015, une série de rounds de dialogue inter-libyen, couronnés par l' »Accord de Skhirat » qui constitue une étape cruciale pour la résolution de la crise libyenne.

(Avec MAP)

Nasser Bourita : La réunion consultative de Bouznika, « essentielle » pour insuffler un nouvel élan au dossier libyen

« Nous avons besoin plus que jamais de l’esprit de Skhirat dans cette étape cruciale que traverse le dossier libyen », a indiqué M. Bourita en ouverture de la réunion consultative de deux jours entre la Chambre des représentants libyenne et le Haut Conseil d’Etat libyen, tenue en présence de plus de 60 membres des deux institutions.

A cet égard, il a expliqué que « cet esprit, qui a permis aux Libyens de montrer au monde qu’ils ont la capacité, la volonté et la vision pour résoudre les problèmes de leur pays, est ce dont la Libye et la communauté internationale ont besoin », exprimant le souhait de voir désormais un tel esprit régner dans les prochaines étapes.

Le ministre a rappelé que l’accord de Skhirat, signé le 17 décembre 2015, a représenté une référence essentielle pour les Libyens et a permis au pays de jouir d’une certaine stabilité, d’interlocuteurs internationaux et d’institutions, dont la Chambre des représentants libyenne et le Haut Conseil d’Etat libyen, qui demeurent des « leviers importants » pour tout progrès dans le processus de règlement de la question libyenne.

Un signe de « confiance et de fraternité »

S’agissant du choix de Bouznika pour accueillir cette réunion consultative, M. Bourita a indiqué que le Maroc y voit un signe de la confiance permanente et de la fraternité sincère entre les deux pays et peuples, ajoutant qu’il reflète aussi la satisfaction des Libyens quant à la tenue de leurs réunions dans le Royaume, grâce à la démarche adoptée par le Maroc conformément aux directives du Roi Mohammed VI concernant le dossier libyen.

Cette approche trouve son fondement dans les principes de non-ingérence, de respect de la volonté des Libyens et de leurs institutions, ainsi que dans le soutien des choix faits par les institutions libyennes légitimes en vue d’une solution à la crise dans ce pays, a-t-il dit.

Le ministre a également fait observer que les positions du Royaume du Maroc, sous la conduite du Roi, sont constantes et ne changent pas à l’aune de l’évolution des événements et des contextes. « Nous nous rangeons du côté de la Libye et nous considérons que la stabilité et l’unité de ce pays sont les nôtres. La solution sera toujours entre les Libyens eux-mêmes et il n’y aura pas de solution imposée de l’extérieur« .

En outre, il a noté que le Maroc offre aux Libyens un espace de dialogue entre eux sans aucune position, suggestion ou initiative. Il s’agit de répondre à la volonté des parties libyennes de trouver un espace pour le dialogue et la concertation, en dehors de toute pression.

Un nouvel élan au dossier libyen

Cette réunion intervient dans un contexte complexe marqué par des mutations importantes et des événements accélérés dans la région arabe, ainsi que par des ingérences dans les affaires arabes. Une situation qui interpelle les Libyens au sujet de la préservation de l’unité et de l’intégrité territoriale de leur pays dans cette conjoncture délicate que traverse la région arabe, a-t-il insisté.

Elle se tient aussi dans un climat où se fait sentir la volonté d’impulser une nouvelle dynamique dans le dossier libyen, que ce soit au niveau de la mission de l’ONU ou de certaines parties, a noté M. Bourita, ajoutant que la réunion d’aujourd’hui est une occasion pour les deux institutions, en tant qu’instances légitimes en Libye, d’unifier leurs visions et d’interagir avec ces développements.

« Aujourd’hui, il y a un besoin urgent pour un gouvernement d’union nationale en Libye à même de répondre aux aspirations des Libyens au développement économique et social et à la stabilité, et de préparer des élections crédibles afin de résoudre la problématique de duplicité de certaines institutions », a-t-il souligné, relevant que la communauté internationale a aussi besoin de ce gouvernement pour accompagner la volonté des Libyens, que ce soit sur les questions internes ou sur le plan externe.

« La multitude des conférences régionales et internationales consacrées à la Libye ne se substituera aucunement aux dialogues inter-libyens qui jouissent d’une légitimité et de l’appropriation des solutions » pour la Libye, a affirmé M. Bourita, notant que le Maroc a toujours considéré que ces dialogues libyens doivent avoir lieu loin de toute ingérence et de toute pression.

Il a conclu que cette réunion consultative « essentielle et encourageante » sera le point de départ pour donner un nouvel élan au dossier libyen, soulignant que « la solution à la crise libyenne est entre les mains des Libyens ».

Le Maroc avait abrité à Skhirat, en décembre 2015, une série de rounds de dialogue inter-libyen, couronnés par l' »Accord de Skhirat » qui constitue une étape cruciale pour la résolution de la crise libyenne.

Cet accord a débouché sur la formation d’un Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale, la mise en place de mécanismes d’unification des institutions de l’Etat et l’organisation des échéances électorales pour parachever l’édification des institutions étatiques et garantir la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays en vue de satisfaire aux aspirations du peuple libyen au progrès, à la prospérité et au développement.

(Avec MAP)

Bouznika : nouvelle réunion consultative du Dialogue inter-libyen

Karimine et Badraoui arrêtés, dans l’attente d’être déférés devant le parquet

Mohamed Karimine, ancien président de la commune de Bouznika et ancien parlementaire (PI), et Aziz El Badraoui, PDG du groupe Ozone environnement et services, ont été arrêtés par la police judiciaire ce lundi 5 février.

Concernant les accusations adressées à leur encontre, une source proche du dossier indique que pour connaître les chefs d’accusation, il faudra attendre que les deux hommes soient déférés devant le parquet.

EN CHIFFRES. Comment un barrage peut induire du développement local

Un barrage ne sert pas uniquement à retenir l’eau en période de pluie et de neige pour y recourir en temps de pénurie, ou encore à protéger les populations contre les inondations en régulant les flux d’eau. Il favorise également le développement des localités et communes où il a été construit. Un constat au cœur du séminaire qui s’est tenu jeudi 5 octobre à Bouznika.

Organisé par la Direction générale de l’hydraulique (DGH), relevant du ministère de l’Equipement et de l’eau, ce séminaire avait pour thème : « Construction des barrages, un engagement clairvoyant en faveur de l’environnement et la société ». Un engagement quantifié grâce à une étude aux résultats édifiants en matière de dynamique sociale et de promotion de l’emploi. 

Actuellement, le Maroc est doté de 152 grands barrages, outre les 140 petits barrages, lacs collinaires et les 16 systèmes de transferts d’eau. À cela s’ajoute l’interconnexion des bassins de Sebou et de Bouregreg, d’un linéaire de 67 km.  

« L’impact de la construction des barrages sur notre environnement et notre société est significatif, surtout dans le contexte actuel marqué par les effets néfastes des changements climatiques qui touchent en particulier notre pays », affirme Hamou Bensaadout, directeur général de l’hydraulique.

Au-delà du chantier qui se transforme en un petit village équipé, les actions sociétales engendrées par la construction du barrage touchent principalement les communautés avoisinantes, économiquement, socialement et sur le plan de l’infrastructure. 

En plus de la création d’infrastructures éducatives, médicales et religieuses, l’aménagement d’un barrage est aussi la promesse de l’amélioration du réseau routier et de pistes de désenclavement, d’aménagement de points d’eau, ainsi que de la promotion de l’emploi à travers le recours à la main-d’œuvre locale. 

162 douars concernés pour un investissement de 720 MDH

Dans l’optique de quantifier ces actions, la Direction générale de l’hydraulique a réalisé une analyse statistique « sur la base des données collectées, suite aux dispositions entreprises au niveau des chantiers durant les dix dernières années », indique Nezha Sadiqi, chef de service à la Direction de l’aménagement hydraulique. 

L’étude en question concerne l’impact socio-économique et environnemental résultant de l’aménagement de 21 grands barrages construits durant la dernière décennie, ou en cours de construction. À savoir, la construction de :   

– 14 écoles ;  

– 10 mosquées ; 

– 4 centres de santé ; 

– plus de 285 km de routes et pistes ; 

– 7 terrains de football ; 

– plus de 23.000 conduites pour l’alimentation en eau potable et l’irrigation.

Environ 165 douars ont bénéficié de ces actions dont le coût total s’élève à plus de 720 MDH. S’agissant de l’employabilité de la main-d’œuvre locale par barrage, elle atteint une moyenne de 45%. De surcroît, l’édification d’un barrage doit absolument prendre en considération l’aspect environnemental. À cet effet, « des mesures préventives sont mises en place par l’administration », assure la Direction générale de l’hydraulique (DGH). 

Concrètement, la préservation de l’environnement passe par l’aménagement des fosses septiques avec des puits de filtration, tout en assurant une gestion efficace des déchets. L’utilisation d’engins à émission contrôlée, régulièrement entretenus, est également favorisée. En plus de la remise en état des lieux après l’achèvement des travaux.

Pendant les travaux, la valorisation des matériaux locaux est priorisée. « Le choix du site et du type de barrage dépend essentiellement de la disponibilité des matériaux de construction locaux, dans le but essentiel de minimiser les coûts de transport, mais également les émissions associées », précise la DGH.  

Par exemple, si des granulats réactifs sont disponibles sur site, l’utilisation de ciments  ou d’adjuvants spéciaux est envisagée pour prévenir le phénomène d’alcali-réaction. C’est notamment le cas dans les barrages de Moulay Abderrahmane, Tiouine, Agdez, Rhiss, Ait Ziat et Mokhtar Soussi.  

Cas du barrage Toudgha 

Le site du barrage Toudgha se trouve sur l’oued Toudgha à environ 3,5 km à l’aval du village de Tamtatouchte. Ses travaux, d’une durée de 4 ans, ont coûté 540 MDH. La mise en eau du barrage, d’une retenue de 32 Mm3, est intervenue le 10 octobre 2022, avec pour objectif l’approvisionnement de la ville de Tinghir en eau potable et le développement du pôle touristique de Toudgha. 

Outre l’irrigation des terrains agricoles à l’aval du barrage, l’édifice a aussi pour mission de protéger la vallée et les gorges de Toudgha contre les inondations. En parallèle à la construction du barrage, la population locale a bénéficié de la réalisation de plusieurs projets socio-économiques et environnementaux. 

La phase de travaux du barrage a permis la création de 388.000 de journée de travail pour 250 à 270 ouvriers par jour, soit 60% de la main-d’œuvre locale. En sus, dix emplois pérennes ont été créés et sont en phase d’exploitation. « Une centaine d’emplois supplémentaires sont prévus dans le futur dans les domaines de l’agriculture, l’écotourisme et la pêche », complète la DGH. 

En termes d’infrastructure, l’aménagement du barrage Toudgha a participé à la déviation définitive de la route nationale n°12 et à la reconstruction d’édifices publics, à l’instar de la mosquée Tighremt sur une superficie de 6.500 m2 (7,8 MDH). 

Le cimetière et le marabout du village ont également été reconstruits sur une surface de 6.000 m2, occasionnant un déplacement de 110 tombes vers le nouveau cimetière. L’électrification autour du barrage a permis l’amenée de la ligne électrique au barrage. 

Résultat, les riverains et les investisseurs dans le domaine touristique en bénéficient actuellement. Dans le même cadre, à noter la reconstruction du réseau électrique basse tension à Ksar Tamtatouchte (0,4 MDH). Sans oublier la déviation du réseau d’alimentation en eau potable, inondée par la future retenue du barrage Toudgha (0,5 MDH). 

La mortalité des poissons sur la plage Dahomey causée par le rejet des eaux usées (INRH)

Le 24 octobre dernier, une publication sur Twitter alertait sur la présence de poissons morts sur la plage Dahomey, à l’embouchure de l’oued Laghbar de Bouznika. Le tweet était accompagné de photos de poissons échoués sur la plage.

Contacté par Médias24, l’Institut national de recherche halieutique (INRH) indique avoir mené “plusieurs enquêtes de terrain pour le prélèvement d’échantillons en vue de réaliser des analyses approfondies”.  Suite à ces analyses, l’INRH affirme que cette mortalité “semble provenir d’une pollution issue de rejets des eaux usées non traitées en amont de l’oued Laghbar”.

L’Institut précise que “des analyses approfondies des échantillons sont en cours de traitement pour valider cette hypothèse”. Par ailleurs, l’INRH encourage les initiatives d’alerte rapide auprès de ses services “en vue de nous permettre d’intervenir sur le terrain dans les meilleurs délais”.

Bouznika: signature d’une convention pour l’aménagement et la gestion de la zone industrielle

Devant être réalisé selon un modèle de partenariat public privé (PPP), ce projet s’étendant sur une surface brute de 25 ha, a été conçu de manière à assurer un équilibre entre les rôles et responsabilités de la partie publique et de la partie privée, tout en garantissant leurs intérêts respectifs.

Ainsi, la partie publique s’engage, en moyennant un investissement de 5 millions de dollars, à mettre à la disposition de la partie privée un foncier mobilisé, assaini et raccordé aux infrastructures hors-sites effectivement réalisées (réseaux d’eau potable, d’électricité et d’assainissement, construction d’une station d’épuration des eaux usées, d’un complexe hydraulique et de voies d’accès, à savoir un pont sur l’oued de Bouznika et un accès secondaire de secours).

En parallèle à ces infrastructures hors-site, la partie publique revitalise la zone existante à travers l’amélioration de ses infrastructures (voirie, réseaux d’assainissement liquide, d’eau potable, d’électricité et d’éclairage public, etc.).

Mobilisant pour sa part un investissement de près de 11 millions de dollars, le partenaire privé s’engage à réaliser les aménagements in-site, assurer la commercialisation du site à des prix attractifs, gérer la zone selon les hauts standards de qualité, proposer une offre de services à valeur ajoutée et respecter les normes sociales et environnementales.

Tiré par la demande, ce projet devrait drainer des investissements privés industriels de l’ordre de 75 millions de dollars et générer 4.000 emplois directs.

Ruée sur la plage de Bouznika après la fermeture des plages de Skhirat et Témara

On ne dirait pas qu’il y a une pandémie de Covid-19. Des milliers de personnes se sont déplacées vers la plage de Bouznika pour suppléer la fermeture des plages de Skhirat et Temara, avons-nous constaté sur place.
Les photos ci-dessous sont parlantes.

En fait, le problème de la promiscuité et du risque a été transféré vers Bouznika. Est-ce bien sage?

Bouznika: voici la réponse des propriétaires de cabanons au ministère

Le 19 novembre 2019, la direction provinciale de l’équipement de Benslimane de laquelle relève la plage de Bouznika a envoyé une mise en demeure à plus de 200 propriétaires de cabanons les appelant à libérer le domaine public maritime.

La mise en demeure se base sur l’expiration des autorisations temporaires qui leur ont été accordés il y a plusieurs années. La lettre envoyée à un des propriétaires, que Médias24 a pu consulter, accorde un délai de 15 jours dès notification pour libérer les lieux.

Certains ont été notifiés il y a quelques semaines, d’autres propriétaires de cabanons viennent de l’être, tandis qu’une troisième catégorie n’ont pas encore été notifiés.

Dans cette mise en demeure, la direction provinciale de l’équipement de Benslimane précise que si les occupants ne s’exécutent pas dans les délais impartis, elle activera toutes les mesures administratives et judiciaires prévues dans la réglementation relative au domaine public.

Selon nos informations, les autorisations d’occupation temporaire du domaine public dont disposent ces personnes sont arrivées à échéance et ne peuvent être renouvelées en vertu de la loi.

Une amende de 3 fois la redevance

La réglementation relative à l’occupation temporaire du domaine public est éclatée entre plusieurs textes, le principal étant le Dahir de 1918 qui a subi plusieurs amendements au fil des années. Nonobstant, les autorisations d’occupation temporaire sont accordées pour une durée maximale de 10 ans qui peut être portée exceptionnellement à 20 ans.

Les textes précisent également que quelle que soit la durée fixée par les arrêtés accordant les autorisations, ces dernières sont toujours données à titre précaire et pourront, sous réserve d’un préavis de trois mois, être à tout moment, sans indemnité, retirées pour des motifs d’intérêt public dont l’administration restera seule juge.

A en croire une source de l’administration, si les occupants n’obtempèrent pas, l’administration leur infligera une amende équivalant à trois fois la redevance payée. Cette dernière est calculée sur la base de 64 DH/m2.

Qu’en est-il du risque d’expulsion et de démolition des biens ? Selon notre source, cela peut intervenir dans deux cas. Le premier est l’exécution d’une décision de justice, ce qui suppose le déclenchement d’une procédure judiciaire par le ministère. Le second cas serait la démolition sur ordre du gouverneur ou du wali qui a la latitude pour le faire.

Cela dit, nous en sommes loin, d’après les explications que nous avons reçues. La démolition est une décision importante que le pouvoir centrale doit prendre et qui ne semble pas se profiler à l’horizon car le ministère travaille actuellement sur un projet de réforme de la réglementation de l’occupation du domaine public avec des mesures de transition pour les propriétaires dont les autorisations ont expiré.  

Le dossier traine depuis 2014

D’ailleurs, ce n’est pas la première fois que les propriétaires des cabanons à Bouznika reçoivent un courrier similaire. Selon nos informations, hormis celui de novembre 2019, ils en ont reçu deux autres en 2018. Plusieurs courriers leur ont été adressés à partir de 2014, année d’expiration des autorisations. Des réunions de négociation ont suivi, aboutissant à faire annuler les écrits en question.

Un des propriétaires, parmi les plus anciens, a accepté de nous restituer l’histoire de ce dossier. Selon ses explications, au départ les propriétaires des cabanons disposaient d’autorisations renouvelées tous les cinq ans. En 1994, les propriétaires représentés par leur association (ABP) ont conclu une convention de Partenariat Public-Privé avec le ministère des travaux publics en charge de l’Equipement selon laquelle, la durée d’occupation temporaire passerait de 5 à 20 ans en contrepartie de la réalisation d’un projet d’aménagement du site. Selon notre source, ils avaient également négocié la possibilité de reconduction de l’autorisation dans les mêmes termes, sur simple demande des propriétaires.

Les vingt ans écoulés en 2014, le problème s’est posé de nouveau dans la mesure où le ministère de l’équipement a refusé de renouveler les autorisations, conformément à la réglementation en vigueur. Les cabanoniers, eux, se sont sentis lésés puisqu’ils estiment avoir eu une promesse en 1994 que leurs demandes de renouvellement allaient être traitées favorablement.

Depuis, les réunions et les discussions avec les administrations concernées se sont enchaînées pour dénouer la situation sans résultats. En 2016, précise notre source auprès des propriétaires, sous l’impulsion du gouverneur de Benslimane, la réalisation d’un nouveau projet de développement de la plage de Bouznika a été confiée à l’ABP. Cette dernière a travaillé sur un avant-projet qui a été validé par les autorités. Mais depuis, rien n’a bougé dans ce dossier.

Domaine maritime ou domaine privé de l’Etat ?

Décidés à mettre fin à cette incertitude qui caractérise leur occupation de domaine étatique, les cabanoniers se sont mobilisés à travers leur association ABP pour clarifier la situation juridique des parcelles. A en croire notre source, l’ABP a confié à un cabinet de renom la mission d’établir la limite du Domaine Public Maritime, conformément aux termes du Dahir du 1er juillet 1914.

Selon les propriétaires des cabanons, l’expertise réalisée a conclu que les cabanons concernés se trouvent sur le titre foncier numéro 460/R appartenant au Domaine Privé de l’Etat. L’ABP dit avoir pu trouver le procès-verbal du bornage de ce titre, effectué le 19 mai 1919, en présence des représentants des Travaux Publics de l’époque.

Ce qui fait dire aux cabanoniers « que les cabanons sont, pour l’essentiel, bâtis sur le domaine privé de l’Etat et que le domaine public maritime ne fait qu’effleurer les escaliers de quelques-uns parmi eux ».

Si cette conclusion s’avère vraie, comme le soutient l’ABP, le département de l’équipement n’est plus en mesure d’exiger la libération des lieux.

Encouragée par cette expertise, l’ABP a même enclenché des discussions avec la direction des domaines de l’Etat pour régulariser le statut des parcelles en question en proposant de les acheter et en devenir les propriétaires une fois pour toute. Car la procédure pour acquérir le domaine privé de l’Etat est plus simple que de chercher à déclasser un domaine maritime.    

Il reste à valider et faire accepter cette thèse par le département de l’équipement et les autorités locales.

Lalla Joumala, le fer de lance de l’axe Rabat-Londres

La lord-maire de la city de Londres, Fiona Woolf, achève ce mercredi 18 juin, une visite remarquée au Maroc.

Depuis quelques années, un vent nouveau souffle entre Rabat et Londres. Lalla Joumala n’y est pas pour rien. Nommée ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni en février 2009, la cousine du Roi a imprimé son style. Avec dynamisme et élégance, elle a, pas à pas, renforcé la relation entre les deux pays, tant sur les plans politique, économique, commercial que culturel.

Lalla Joumala, fille du Prince Moulay Ali et de Lalla Fatem-Zahra, présentait le profil idéal. Enfant, elle effectue de nombreux séjours linguistiques au pays des ladies. Après des études en français au Maroc, elle suit ses études secondaires à Londres. Elle obtient une licence d’histoire et de sciences politiques à la prestigieuse Ecole des études orientales et africaines de Londres (SOAS). Le Royaume-Uni est alors dirigé par la «dame de fer», Margaret Thatcher, alors que la reine Elisabeth II est au pouvoir depuis 1952. Deux exemples à n’en pas douter !

Anglomane de la première heure, la jeune princesse s’illustre tout d’abord, en créant le 23 février 2003, la Moroccan British Society, dont le but est de permettre une meilleure compréhension entre les institutions politiques, scientifiques, économiques, financières, commerciales et culturelles des deux pays.

En 2004, elle met sur pied la chaire Mohammed VI des études marocaines et méditerranéennes au Collège Saint-Anthony, qui dépend de l’université d’Oxford.

Dès cette époque, elle fait montre de ses talents d’entrepreneuse. Elle convainc les investisseurs les plus puissants du pays – l’ONA, Maroc Telecom, Akwa, l’OCP, le CMH, l’ONE, l’ONMT, la BCP ou encore la CDG  –  d’apporter leur soutien financier à la Moroccan British Society.

L’une de ses initiatives retient l’attention: afin de renforcer le dialogue entre les religions, elle convainc la British Library d’organiser une exposition avec la Moroccan British Society. Nommée «Sacred», cette exposition mettant en avant les manuscrits des trois religions du Livre attire plus de 200.000 personnes, à Londres, en septembre 2007.

           

Quarante ans après Lalla Aïcha

Lalla Joumala, qui occupe un poste exécutif à Bank Al Maghrib, joue un rôle de plus en plus important entre Rabat et Londres. Nommée en février 2009, elle devient la douzième ambassadrice du Maroc à Londres, depuis l’indépendance.

Elle succède notamment à sa tante Lalla Aïcha, ambassadrice à Londres, quarante ans plus tôt. Une nomination à l’image de la génération Mohammed VI: jeune, moderne, expérimentée et tournée vers l’international. A l’instar des femmes ministres, des autres ambassadrices et des nombreuses directrices d’entreprises, elle incarne la femme marocaine moderne. 

Depuis son arrivée à l’ambassade de Londres, elle multiplie les efforts pour embellir la vitrine du Maroc. Certains signes ne trompent pas. Ministres et entrepreneurs marocains se bousculent pour se rendre à Londres. Première également, la publication d’un manuel de 318 pages présentant en anglais les potentialités d’investissement au Maroc.

Autre chantier initié par Lalla Joumala sur le plan de la coopération économique: le développement des échanges commerciaux entre le Maroc et le Royaume-Uni.

Quatrième partenaire européen après la France, l’Espagne et l’Allemagne, la Grande-Bretagne  est un important importateur de produits agro-alimentaires.

 

Le rôle de moteur de la Moroccan British Society

Lalla Joumala met souvent l’accent sur la coopération culturelle entre les deux pays, notamment du point de vue de l’éducation. L’ambassadrice souhaiterait voir le nombre d’étudiants marocains augmenter: en 2007, ils n’étaient que 235, soit 0,7% de la population estudiantine au Royaume-Uni. Elle ambitionne également de développer les programmes de visites scolaires au Royaume-Uni pour les enfants marocains.

Par ailleurs, elle est engagée dans les œuvres caritatives : elle est présidente d’honneur de l’association Maison d’Enfants fondée par la princesse Lalla Hasna et qui œuvre pour les enfants démunis de Casablanca.