Le recensement du cheptel est terminé, les chiffres bientôt dévoilés

Cette opération a concerné toutes les communes, préfectures, provinces et douars du Royaume, avec pour objectif de déterminer le nombre de têtes dans le Royaume, notamment celles qui seront dédiées à l’abattage pour Aïd al-Adha.

Les chiffres définitifs devraient être annoncés durant le mois en cours, selon notre source. Ils aideront ainsi le ministère de l’Agriculture dans la prise de décision, notamment à l’approche du mois de Ramadan.

Cette opération pourra éventuellement donner lieu à de nouvelles mesures pour équilibrer le secteur des viandes rouges.

Rappelons que le cheptel national est en déclin depuis quelques années, en raison de la succession des années de sécheresse, de la crise du Covid et de l’inflation qu’a connue le Royaume.

Ce manque de visibilité rend parfois difficile la prise de décision et, de ce fait, certaines mesures n’atteignent pas les objectifs escomptés.

Cette opération a été chapeautée par l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins (ANOC) et a connu la participation de toutes les Directions provinciales de l’agriculture ainsi que de l’Office national du conseil agricole (ONCA) et de plusieurs autres organismes concernés.

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Voici les nouveaux quotas d’importation de viandes rouges

Le projet de décret n° 2.24.1050 fait suite aux mesures adoptées l’année dernière et reconduites cette année consistant à suspendre les droits de douane et la taxe sur la valeur ajoutée appliqués aux bovins domestiques dans le cadre de quotas spécifiques de 120.000 têtes.

« Étant donné que ce quota n’est aujourd’hui plus suffisant pour couvrir la demande, il est proposé d’augmenter cette limite à 150.000 têtes« , précise-t-on dans le texte du projet de décret.

Pour ce qui est du projet de décret n° 2.24.962, le gouvernement propose « la suspension des droits d’importation des viandes de bœuf, d’agneau, de chèvre et de chameau dans une limite de 20.000 tonnes, jusqu’au 31 décembre 2024″.

L’objectif principal de ces deux mesures est de garantir un approvisionnement suffisant du marché local, tout en préservant les intérêts des producteurs nationaux.

Importation de viandes rouges prêtes à la consommation : le cahier des charges publié

Pour faire face à la crise actuelle dans le secteur, le gouvernement a décidé en octobre dernier d‘autoriser les importations, pour une durée limitée, de viandes rouges fraîches prêtes à la consommation.

Pour encadrer cette opération, un cahier des charges a été récemment publié par le ministère de l’Agriculture. Un document qui fixe notamment les normes techniques à respecter et les procédures d’importation.

Race, sexe, identification et abattage

Ce texte explique que « dans le cadre de la conjoncture actuelle qui se caractérise par une sécheresse sévère ayant un impact direct sur le cheptel national, le Maroc a décidé d’ouvrir l’importation des viandes bovines, ovines, caprines et camelines, ainsi que les abats, pour assurer l’approvisionnement du marché national en viandes rouges et stabiliser leurs prix« .

Ces viandes et abats doivent, selon les dispositions dudit document, provenir de pays ouverts à l’importation, conformément à la réglementation en vigueur, et doivent répondre aux normes techniques suivantes :

– être issus de bovins, camelins, ovins, et caprins mixtes (lait et viande) ou de croisements entre les races à viande entre elles et entre les races à viande et les races mixtes ;

– mâles et femelles ;

– être issus d’animaux identifiés conformément à la réglementation en vigueur du pays d’origine ;

– provenir d’animaux ayant été abattus dans un abattoir agréé et selon le rituel islamique halal ;

– être présentés en carcasse entière, en demi-carcasse, en quart de carcasse, ou encore en unité de vente pour les viandes rouges. Les abats incluent le foie, le cœur, les rognons, la langue, le ris, la rate, la tête, les pieds, les tripes et la queue ;

– viandes et abats frais, réfrigérés ou congelés ;

– provenir d’abattoirs et/ou d’unités de découpe agréés sur le plan sanitaire au niveau du pays d’origine.

Quid des importateurs éligibles ?

Selon ledit cahier des charges, les importateurs éligibles sont les suivants :

– les abattoirs de viandes rouges agréés par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) ;

– les unités de découpe de viandes rouges agréées par l’ONSSA et équipées en entrepôts ou sous-traitant l’activité d’entreposage avec un entrepôt agréé par l’ONSSA ;

– les chevillards (disposant d’un ICE) exerçant dans les abattoirs agréés par l’ONSSA ;

– les personnes morales disposant d’un entrepôt agréé par l’ONSSA ou sous-traitant l’activité d’entreposage avec un entrepôt agréé ou abattoir agréé.

Ces derniers sont tenus de déposer leurs dossiers d’importation auprès de la Direction de développement des filières de production (DDFP) du ministère de l’Agriculture.

Les différentes procédures d’importation

Pour la première opération d’importation, les professionnels désirant importer les viandes et abats doivent déposer auprès de la DDFP une demande d’importation de viandes rouges, dont le dossier se constitue des pièces suivantes :

– une demande d’importation ;

– un engagement d’importation ;

– une copie du statut de la société ou du registre de commerce ou de l’ICE ;

– une copie de l’agrément de l’abattoir/unité frigorifique/entrepôt ;

– une attestation d’entreposage délivrée par le responsable de l’entrepôt sous-traitant l’activité d’entreposage ;

– une fiche technique relative à la capacité de stockage et la logistique d’entreposage, de transport frigorifique et de distribution des viandes rouges fraiches et congelées.

Après examen du dossier de la demande, la DDFP délivre une attestation d’éligibilité d’importation, qui fixe la quantité de viande à importer par acteur.

Pour la seconde demande d’importation, le dossier d’importation compte les pièces suivantes :

– une demande d’importation ;

– un engagement de l’importateur ;

– une copie des documents de l’opération d’importation précédente ;

– une copie du registre de suivi des viandes importées.

Les importateurs sont par ailleurs tenus de disposer d’un registre de traçabilité des viandes importées. En cas de non-respect par l’importateur des dispositions de ce cahier des charges, les approbations d’importation ne seront pas renouvelées. Le gouvernement, lui, appliquera en plus le plein tarif douanier à l’importation.

Notons que, selon nos informations, les viandes importées ont commencé à arriver au Maroc depuis le 11 novembre 2024. Cette opération « restera en vigueur aussi longtemps que possible, le temps de reconstituer le cheptel et à revenir à des niveaux d’approvisionnement normaux par la production nationale », d’après nos sources.

Démarrage imminent du recensement du cheptel national

Si en mai dernier le précédent ministre de l’Agriculture, Mohammed Sadiki, avait estimé que le cheptel national des ovins comptait 20,3 millions de têtes, enregistrant une baisse de 2% par rapport à 2023, il n’existe à ce jour pas de statistiques exactes et actualisées qui renseignent sur l’état du cheptel caprin et bovin, ainsi que sur le cheptel laitier. Mais une chose est sûre : il est en déclin en raison de la succession des années de sécheresse, de la crise du Covid, et de l’inflation qu’a connue le Royaume.

Ce manque de visibilité rend parfois difficile la prise de décision et, de ce fait, certaines mesures n’atteignent pas les objectifs escomptés. Pour pallier cette problématique, le ministère de tutelle procèdera, dans une dizaine jours, au recensement du cheptel au niveau national, apprend Médias24 de sources bien informées.

Démarrage imminent de l’opération de recensement

« C’est la première opération qui se fera au niveau national. Elle concernera toutes les communes, préfectures, provinces et douars du Royaume », indiquent nos sources.

« Il s’agit d’un recensement déclaratif qui commence d’ici une semaine à dix jours, et pour lequel des centaines de personnes ont été recrutées et formées ».

Cette opération sera chapeautée, selon nos informations, par l’Association nationale des éleveurs ovins et caprins (ANOC). Elle connaîtra également la participation de toutes les Directions provinciales de l’agriculture relevant du ministère de l’Agriculture, ainsi que de l’Office national du conseil agricole (ONCA) et de plusieurs autres organismes concernés.

Les résultats prévus pour janvier 2025

Cette opération devrait durer un mois et demi, voire deux mois au plus. « D’ici la mi ou fin janvier 2025, le ministère de l’Agriculture devrait avoir le compte du nombre de têtes d’ovins, de caprins et de bovins dans le Royaume ».

La convention relative à cette opération a été signée la semaine dernière entre l’ANOC et le ministère de l’Agriculture notamment.

« Cela fait plus d’un mois que cette opération est en préparation. C’est toute une organisation pour garantir notamment l’adhésion des éleveurs ».

« Les recenseurs doivent par ailleurs pouvoir être identifiés. Et pour ce faire, ils devront disposer de matériel avec le logo de l’opération : casquettes, cartables, chemises… D’un autre côté, avec les superviseurs, les recenseurs devront également être formés », ajoutent nos interlocuteurs.

« C’est une opération d’envergure, qui connaîtra la participation de plus de 1.000 personnes, le but étant d’avoir les résultats le plus vite possible ».

Un recensement pour aider à la prise de décision

Nos sources espèrent par ailleurs que les éleveurs vont adhérer à cette opération, pour éviter d’avoir un résultat aléatoire. « D’après une récente visite, nous avons remarqué que le nombre de têtes est très élevé, notamment à Bouarfa, dans le Moyen Atlas et les régions qui ont été concernées par les précipitations ces dernières semaines ».

« Nous disposons donc du cheptel que nous devons identifier et compter. Les éleveurs doivent toutefois adhérer, ce qui ne sera pas évident dans certaines zones, de peur de perdre les aides reçues par l’Etat dans le cadre du programme d’aides sociales directes lancé vers fin 2023 ».

« L’Intérieur devra intervenir dans ce sens pour aider les recenseurs à avoir des chiffres exacts, ce qui aidera le gouvernement à prendre les décisions adéquates, notamment à l’approche de Aïd al-Adha, pour savoir s’il doit continuer à importer pour permettre au cheptel national de se reconstituer, ou si les opérations d’importation devraient s’arrêter et quand… »

« Ce recensement est donc crucial. Il donnera peut-être lieu à de nouvelles mesures pour équilibrer le secteur des viandes rouges », concluent nos sources.

Importation des viandes rouges et de l’huile d’olive : voici les quotas fixés par le gouvernement

Comme nous l’écrivions dans un précédent article, le gouvernement a décidé d’exonérer de la TVA les importations de viandes rouges et d’huile d’olive pour pallier la faible production nationale en ces denrées et pour en stabiliser les prix.

Toute une édition du Bulletin officiel, datée du 19 octobre, est consacrée aux quotas d’importation pour ce qui reste de l’année 2024. Il s’agit de :

Pour l’année 2025, ces quotas se déclinent comme suit, selon les dispositions du PLF 2025 (page 13) :

Bétails vivants :

Veaux et velles pour la reproduction : 20.000 têtes pour chaque catégorie.

Viandes rouges fraîches ou congelées (toutes les catégories) : 40.000 tonnes.

Huile d’olive vierge et extra-vierge : 20.000 tonnes.

Rappelons que les importations des viandes rouges seront strictement encadrées par un contrôle sanitaire dont sera chargé l’Office national de la sécurité sanitaire des aliments (ONSSA) comme nous l’expliquions dans notre article dédié au sujet. Les viandes rouges doivent être ‘halal’ et provenir de l’un des pays dont la liste a été arrêtée par les pouvoirs publics :

Pour les viandes ovines et caprines : tous les pays de l’Union européenne, Andorre, Albanie, Argentine, Australie, Canada, Chili, Etats-Unis d’Amérique, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande, Russie, Serbie, Singapour, Suisse, Uruguay.

Pour les viandes bovines : tous les pays sus-cités, en plus du Brésil, du Paraguay et de l’Ukraine.

Importation de viandes rouges : des contrôles stricts prévus, la liste des pays exportateurs fixée

Le premier point sur lequel insistent nos sources est celui de la qualité des viandes rouges importées.

Des contrôles stricts seront effectués

« La viande importée sera d’une qualité supérieure », assurent d’emblée nos interlocuteurs. « Tous les contrôles et les mesures sanitaires pour garantir la qualité et la salubrité de ces aliments seront réalisés et respectés par l’Office national de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), ainsi que les organismes internationaux des pays exportateurs ».

« Les exigences en matière d’importation de viande rouge depuis l’Europe vers le Maroc seront élevées, de manière à ce que la sécurité sanitaire et alimentaire soit garantie », insistent nos sources. « Nous passons donc à un niveau supérieur en termes de contrôle ».

En effet, dans une décision publiée ce 15 octobre à ce sujet, et qui prend effet à compter de la même date, l’ONSSA précise que « toutes les viandes importées doivent être accompagnées d’un certificat sanitaire, délivré par les autorités compétentes du pays d’origine, ainsi qu’un certificat d’abattage halal, délivré par l’organisme islamique habilité du pays d’origine ».

Et d’ajouter : « Les viandes importées seront contrôlées au niveau des postes d’inspection frontaliers, conformément à la réglementation en vigueur ».

Les viandes seront importées en carcasses

Toujours d’après les opérateurs joints par nos soins, « ces viandes, qui seront importées en carcasses, seront stockées au Maroc dans des unités spécialisées qui disposent de tous les moyens et équipements nécessaires afin de garantir leur qualité et maintenir leur salubrité à un niveau très élevé ». C’est en effet l’une des exigences de l’ONSSA dans sa décision de ce 15 octobre.

L’Office précise que « l’importateur doit disposer d’un lieu d’entreposage des viandes agréé ».

« À leur arrivée, ces viandes vont subir un contrôle sanitaire et seront estampillées pour prouver qu’elles sont passées par les services sanitaires marocains avant d’être distribuées ».

L’importateur doit disposer d’un lieu d’entreposage des viandes agréé

« Elles seront également accompagnées d’un certificat ‘halal’ d’un organisme certifié. Ce n’est toutefois pas n’importe quel organisme ‘halal’ qui sera validé par le gouvernement. Il s’agira seulement des organismes de référence en termes de contrôle de la qualité ‘halal' », soulignent nos interlocuteurs.

« Pour baisser les prix, tous les intervenants de la chaîne doivent jouer le jeu »

« Ces viandes seront distribuées au niveau de tous les revendeurs, notamment les bouchers et les grandes surfaces ». Ces derniers pourront commander leur viande auprès des importateurs et seront livrés par la suite.

« À la livraison, la viande importée sera accompagnée d’un certificat sanitaire qui justifie qu’elle a passé tous les contrôles sanitaires, en plus d’une copie du certificat ‘halal’ qui pourra être affichée dans les magasins », entre autres, pour rassurer la clientèle.

Dans ces points de vente, la viande sera vendue normalement, sans aucune mention spéciale affichée, nous explique-t-on, mais « le prix fera la différence ». Le boucher est également tenu d’informer les clients si des questions se posent quant à l’origine des viandes.

À la livraison, la viande importée sera accompagnée d’un certificat sanitaire qui justifie qu’elle a passé tous les contrôles sanitaires, en plus d’une copie du certificat ‘halal’

Notre source souligne par ailleurs que « cette opération ne va bien fonctionner que si tous les opérateurs de la chaîne jouent le jeu. Le boucher ne doit pas acheter moins cher et vendre au même prix que la viande locale ».

Tous les intervenants doivent alors être « corrects », à savoir l’importateur, le boucher et les grandes surfaces, dans la détermination des prix des viandes importées, l’objectif principal de cette mesure étant de fournir de la viande rouge de bonne qualité à des prix plus bas. Et pour éviter les spéculations, le gouvernement est également en train d’étudier les mécanismes possibles : il peut s’agir du plafonnement des prix, ou encore de la fixation d’un prix de référence.

Quid du niveau de baisse prévu pour les prix de vente au consommateur final ? « Personne ne peut prédire de combien sera cette baisse pour le moment », expliquent nos sources. « Ce que nous pouvons confirmer, c’est que les prospections sont en cours, et que le marché international est actuellement moins cher par rapport au Royaume ».

Les pays exportateurs fixés

Pour ce qui est des pays d’importation, la liste a été fixée par l’ONSSA. L’importation des viandes rouges fraîches (congelées ou réfrigérées) au Maroc pourra être effectuée à partir des pays suivants :

– pour les viandes ovines et caprines : tous les pays de l’Union européenne, Andorre, Albanie, Argentine, Australie, Canada, Chili, Etats-Unis d’Amérique, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande, Russie, Serbie, Singapour, Suisse, Uruguay.

– pour les viandes bovines : tous les pays sus-cités, en plus du Brésil, du Paraguay et de l’Ukraine.

Cette liste peut toutefois être modifiées en cas d’émergence d’un risque sanitaire pour la santé humaine ou animale lié à l’importation des viandes, souligne l’Office.

Une opération à durée déterminée

Cette opération ne sera en vigueur que pour une durée déterminée. « Les opérateurs du secteur disent qu’ils seront à même de baisser les prix des viandes locales dans les prochains mois. Pour leur permettre d’arriver à des prix compétitifs, le gouvernement a donc décidé de gérer ce gap, en assurant la disponibilité des viandes rouges sur le marché à des prix plus bas ».

« Lorsque les prix des viandes locales seront moins élevés, les importations s’arrêteront automatiquement », concluent nos interlocuteurs.

Une première. Le prix de l’agneau atteint 120 DH le kilo, sortie abattoirs, du jamais vu

« L’agneau a atteint 120 DH/kg sortie abattoirs, tandis que le bovin est à 90-100 DH/kg« , nous confie notre interlocuteur. « C’est la première fois que les prix de la viande rouge atteignent de tels niveaux à l’étape sortie des abattoirs », ajoute-t-il.

Le prix final payé par le consommateur sera plus élevé, puisque des marges seront ajoutées durant toutes les étapes du circuit de distribution.

Juste avant le mois de Ramadan, les prix étaient relativement stables. Le prix de la viande bovine variait entre 73 et 75 DH/kg à une quinzaine de jours du mois de ramadan, contre 92 à 94 DH/kg pour la viande ovine au marché de gros de Casablanca. A la troisième semaine du mois sacré, une augmentation notable a été enregistrée pour les prix de gros, avec une différence de 3 DH/kg pour les ovins et de 5 DH/kg pour les bovins en termes de prix minimum, et de 2 DH/kg pour les ovins et de 4 DH/kg pour les bovins en termes de prix maximum.

La hausse s’est poursuivie durant la quatrième semaine du Ramadan, jusqu’à atteindre les niveaux de prix actuels, jamais connus pour la viande rouge, à l’étape sortie des abattoirs. Les prix actuels au marché de gros de Casablanca ne sont pas disponibles. Les derniers prix affichés par Casa Prestations remontent au 3 avril. Des mises à jour hebdomadaires sont effectuées par la SDL chaque semaine, lesquelles ont coïncidé cette semaine avec Aïd Al Fitr.

Medias24
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Due à la sécheresse, cette hausse devrait se poursuivre

Qu’est-ce qui explique cette hausse ? Selon notre interlocuteur, ce n’est un secret pour personne. « La sécheresse continue d’impacter le cheptel, dont l’état ne cesse de se détériorer », en particulier pour les ovins.

« Cette hausse devrait se poursuivre durant les prochains jours, au moins jusqu’à fin avril« , voire davantage.

Les dernières pluies ont donc été sans grand impact pour le cheptel ovin, dont les naissances restent faibles cette année.

Pour l’agneau, la situation risque de se dégrader à l’approche de Aïd Al Adha

« La situation pourrait se dégrader davantage à l’approche de Aïd Al Adha », ajoute notre source, d’où l’instauration par le gouvernement d’une prime de 500 DH par tête sur l’importation des ovins, en prévision de cette fête.

Cette mesure vise d’une part à atténuer les coûts élevés de l’importation, et par ricochet à maintenir les prix sur le marché local, mais aussi à préserver le cheptel actuel qui a besoin de se reconstituer suite à la baisse remarquable qu’il a connue en raison de la sécheresse.

Pour rappel, 300.000 têtes sont prévues à l’importation jusqu’au 15 juin, notamment d’Espagne. Chaque engagement déposé par les importateurs doit porter sur un effectif minimum de 1.000 têtes, d’un poids fixé à 30 kg/ tête, avec une tolérance de 5%.

Cette mesure pourrait ainsi redynamiser les importations qui étaient à l’arrêt, notamment après la décision du gouvernement d’arrêter, au début de l’année, les subventions accordées aux importateurs sur ce segment.

Par ailleurs, outre l’état du cheptel, l’autre problématique du secteur est relative à la baisse du pouvoir d’achat du consommateur.

Qu’en est-il du bovin ?

Pour les bovins, outre la sécheresse, la hausse des prix s’explique également en partie par un quasi-arrêt des importations des viandes de l’étranger depuis le début de l’année, malgré la reconduction par le gouvernement de la mesure visant à dispenser les importateurs de bovins de la TVA de 20% et des droits de douane de 200%.

Cela s’explique notamment par le protocole sanitaire exigé par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), jugé assez strict par les exportateurs.

En plus des contrôles habituels, des analyses exigées par l’Office peuvent durer jusqu’à 45 jours, ce qui irrite les exportateurs étrangers, espagnols notamment, qui partent à la recherche d’autres marchés plus intéressants et plus faciles à l’entrée.

Ces mesures de contrôle ont été renforcées pour prévenir les maladies, suite à l’apparition, l’année passée, d’une nouvelle maladie en Espagne, qui avait contraint les importateurs marocains à arrêter de transiter par l’Espagne pendant plus d’un mois.

Des subventions prévues en 2024 pour reconstituer le cheptel bovin laitier (FDA)

Les trois dernières années ont mis à mal les filières animales, en particulier la production laitière qui est en recul de 10% (2022).

Dans l’optique de reconstituer le cheptel bovin laitier, des subventions seront accordées à l’importation des génisses laitières (6.000 DH/tête) et à l’acquisition de génisses laitières locales de races traditionnelles sélectionnées (3.000 DH/tête)

Cette décision intervient à un moment crucial pour la filière. En effet, la baisse du cheptel bovin laitier est estimée à 5% au niveau national. Certaines régions évaluent cette baisse à 50%. L’évolution de ce cheptel se caractérise comme suit :

– Le cheptel est passé de 1,7 million de têtes en 2021 à 1,67 million de têtes à fin 2022, détenues par 260.000 éleveurs, contre 1,8 million de têtes entre 2015 et 2021.  

– Après avoir augmenté de 22% entre 2003 et 2020, le cheptel bovin laitier a accusé une baisse de 10% entre 2020 et 2022, soit 150.000 têtes perdues.

De nombreux facteurs ont conduit à une telle situation, dont la pandémie de Covid-19, la sécheresse et la guerre en Ukraine. Ils ont entraîné une flambée des prix des aliments composés et la hausse des coûts de production du lait.

L’urgence est donc de préserver le cheptel bovin et de lui laisser le temps de se reconstituer pour améliorer le niveau de production. À ce titre, il faut importer des bovins pour éviter l’abattage des génisses laitières. Un impératif pour atteindre les objectifs du contrat-programme dédié à la filière lait. 

Incitations à la melkisation des terres collectives

Cette reconstitution du capital bovin laitier n’est pas l’unique nouveauté prévue dans le cadre du programme 2024 du Fonds de développement agricole (FDA). Le soutien direct à l’investissement agricole, qui devrait atteindre 3,6 MMDH en 2024, hors opérations relatives au programme de réduction des effets de la sécheresse sur le secteur agricole (10 MMDH), se penche également sur les terres soulaliyates. 

Dans le cadre de la stratégie qui repose sur la mobilisation d’un million d’hectares de terres agricoles collectives au profit des investisseurs et des ayants droit, les subventions suivantes seront accordées : 

– soutien des jeunes investisseurs lors de la melkisation des terres collectives (aide au loyer, prime d’investissement et soutien préférentiel) ;

– soutien des ayants droit lors de la melkisation des terres collectives (prime d’investissement et soutien préférentiel) ;

– soutien des ayants droit lors de la modernisation des parcelles (soutien préférentiel)

Par ailleurs, l’octroi de plusieurs subventions se poursuivra en 2024, dont : 

– l’irrigation localisée et l’irrigation de complément ; 

– l’équipement des exploitations agricoles ; 

– la promotion et la diversification des exportations des produits agricoles ; 

– les semences certifiées ; 

– les unités de valorisation ; 

– les plantations ; 

– l’analyse en laboratoire des sols, des ressources en eau et des résidus de pesticides. 

https://medias24.com/2023/12/07/un-soutien-direct-a-linvestissement-agricole-de-36-mmdh-en-2023-fda/

Importation de bovins : les chiffres, les origines, l’effet sur le marché intérieur

Les 17.500 bovins importés jusqu’à présent au Maroc ont permis de rétablir l’équilibre précaire entre l’offre et la demande, considèrent nos sources professionnelles et auprès du ministère de l’Agriculture.

En effet, pour préserver le cheptel national et stabiliser les prix, « nous avons opté pour l’importation de bovins afin d’approvisionner le marché national en viandes rouges lors des six prochains mois », a indiqué Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, lors de son intervention à l’occasion du Forum de la Map, le mercredi 5 avril. 

La hausse des prix du kilo de viande rouge, qui atteignait début février 110 DH, était principalement due à deux facteurs. En premier lieu, le prix à la production du kilo qui a augmenté pour se stabiliser aux alentours de 75 DH. « Le tarif des intrants a flambé, dont l’alimentation qui intervient à 90% dans le prix de revient de l’animal abattu », avance M’Hammed Karimine, président de la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR).

Le second facteur tient à la baisse d’effectif du cheptel national : 15% à 20% des bovins ont été perdus depuis la pandémie du Covid-19, passant de 3,2 millions à 2,8 millions en 2023. A l’époque de la crise sanitaire, « il y a eu une baisse de la demande sur le lait. Les industriels ont donc réduit la collecte. De fait, les éleveurs ont été contraints de vendre leurs bêtes pour l’abattage », explique Nabil Chaouki, directeur de développement des filières de production au ministère de l’Agriculture.

« Ce phénomène a été accentué par la hausse des prix des aliments de bétail, depuis début 2020. Une augmentation de l’ordre de 50% à 60%. Par conséquent, les petits éleveurs n’avaient plus la capacité de nourrir leur bétail. Et même ceux qui en étaient en partie capables ne pouvaient assurer une alimentation suffisante. Même les poids moyens pour l’abattage étaient bas. »

17.500 bovins importés sur un total de 200.000 têtes 

C’est ainsi que depuis le 4 février, date de la suspension des droits de douane et de la TVA, « 17.500 bovins ont été importés et d’autres opérations sont en cours, sur un total de 200.000 têtes », indique Nabil Chaouki. Contrairement aux bovins maigres qui arrivent au Maroc pour être d’abord engraissés avant d’aller à l’abattage, « les récentes importations concernent uniquement des bêtes pour l’abattage, avec un délai maximum de 21 jours », précise M’Hammed Karimine.

Certes, « les bovins importés coûtent cher », déplore Mohammed Sadiki. Mais à défaut de faire baisser les prix, « les tarifs sont actuellement stabilisés », considère M’Hammed Karimine. Les 17.500 têtes couvrent seulement les besoins de moins de dix jours à l’échelle nationale. « Mais le traitement médiatique du sujet a eu raison de cette tendance haussière, parce que les éleveurs qui faisaient de la rétention de bêtes ne la font plus », indique notre interlocuteur, qui insiste sur l’effet positif qu’ont eu les importations sur un marché où la pénurie n’est plus d’actualité, avec un équilibre retrouvé entre la demande et l’offre.  

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En détail, les 17.500 bovins importés pour être abattus et approvisionner le marché national en viandes rouges sont issus de deux races. A savoir la Nélore, et une race obtenue grâce à un croisement entre la Nélore et la race britannique Angus. Ces bêtes proviennent d’Espagne (14.700) et du Brésil (2.800). 

L’importation à partir de l’Espagne n’a pas été une mince affaire. D’une part, au vu des prix élevés « entre 38 et 45 DH/kilo (3,5 et 4 euros) », indique Nabil Chaouki. D’autre part, « parce que l’offre n’est pas abondante. L’Espagne exporte également vers plusieurs pays, dont l’Arabie saoudite notamment », poursuit-il.  

 

160 MDH et 180 camions

Pour être transportés vers le Maroc, les 14.700 bovins importés d’Espagne ont nécessité environ 180 camions bétaillères, à raison de 80 têtes par camion. « Le prix de chaque voyage est de l’ordre de 2 MDH », souligne M’Hammed Karimine. Autrement dit, il a fallu environ 160 MDH pour transporter les 14.700 bovins.  

« Les importateurs gagnent entre 500 DH et 700 DH par bête importée. Mais ils font face à plusieurs problématiques, comme le fait que très peu de compagnies d’assurance acceptent d’assurer les animaux, alors que certains d’entre eux peuvent mourir pendant le trajet », plaide notre interlocuteur, qui précise que la marge bénéficiaire est plus importante concernant les bovins importés du Brésil. 

Avec un million de tonnes par an, le Brésil est le pays exportateur de bovins par excellence grâce à son fleuron, la Nélore. Une race très demandée et exportée partout dans le monde (Chine, Europe, Etats-Unis…), dont « la qualité est très bonne, moins grasse en comparaison à d’autres races européennes”, décrit Nabil Chaouki. 

En sus, « les 2.800 bovins importés du Brésil sont indemnes de toute maladie », assure Mohammed Sadiki. « Avant d’importer les animaux, il y a un cahier des charges exigeant, notamment au niveau de la durée de quarantaine que doivent passer les animaux avant leur arrivée au Maroc », précise Nabil Chaouki. 

« Toutes les analyses pour prouver qu’ils sont indemnes de maladies contagieuses, comme la tuberculose, ont été effectuées. En plus d’un certificat sanitaire convenu entre le Maroc et le pays d’origine avec des conditions drastiques. Ce n’est qu’après avoir satisfait l’ensemble de ces exigences que les bêtes sont importées », affirme-t-il. 

60 MDH pour affréter un navire en provenance du Brésil

Autres avantages, le prix de la Nélore « qui est d’environ 38 dirhams le kilo (3 dollars) à l’achat au Brésil », précise le directeur de développement des filières de production au sein du ministère de l’Agriculture. Si les éleveurs brésiliens sont très concurrentiels en termes de prix, c’est principalement grâce à un coût de revient parmi les plus bas au monde. 

« Le Brésil est un pays qui a l’avantage d’avoir un climat continental. Donc été comme hiver, il fait 30 degrés, avec 200 à 300 millimètres de précipitations par mois. Du coup, l’élevage en extensif est possible à 100% », estime M’Hammed Karimine. 

En outre, « ils ont développé des races qui supportent la chaleur, le froid et l’excès de pluie, et qui vivent en pleine nature. C’est le cas également de l’Argentine et de l’Uruguay qui ont cette capacité à avoir des troupeaux qui ne coûtent rien aux propriétaires, excepté les frais de surveillance et le suivi sanitaire », ajoute notre interlocuteur. 

En somme, les bovins en provenance d’Amérique du Sud sont un peu moins chers que ceux en provenance d’Europe. Néanmoins, les importateurs qui peuvent importer du Brésil ne sont pas légion. Il faut avoir immédiatement les fonds nécessaires pour affréter un navire afin de transporter 3.000 têtes, soit 60 MDH. 

« La relation de confiance entre les importateurs marocains et les opérateurs brésiliens n’en est encore qu’à ses débuts. Donc les expéditeurs demandent à être payés d’avance », indique le président de la Fédération interprofessionnelle des viandes rouges (FIVIAR).

Au-delà des considérations financières, « il faut que ces bêtes entrent toutes dans un seul lazaret de quarantaine. Dans tout le Maroc, les importateurs qui remplissent les conditions logistiques et financières se comptent sur les doigts d’une seule main », poursuit-il. 

Pour éviter que cette situation aussi inédite que contraignante ne se répète, le ministère de l’Agriculture planche actuellement sur des mesures pour relancer la filière lait et viande rouge. Il s’agit d’« assurer une durabilité de la production nationale et repeupler notre cheptel car il y a eu beaucoup de femelles abattues, alors qu’elles constituent le noyau du cheptel », conclut Nabil Chaouki. 

Arrivée de 2.800 têtes de bovins du Brésil au Port de Jorf Lasfar

Destinée  à l’abattage, cette opération d’importation de bovins est la plus importante cargaison arrivée du Brésil. Elle s’inscrit dans le cadre des mesures prises par le gouvernement afin d’assurer un approvisionnement régulier des marchés nationaux en viandes rouges.

Au niveau de la région de Casablanca-Settat, le nombre de bovins importées a atteint 6.448 têtes, a indiqué le Directeur régional de l’Agriculture de la région Casablanca-Settat, Hssain Rahaou. Et de souligner, que d’autres opérations d’importations de bovins approvisionneront les marchés locaux. Cette cargaison de bovins importée du Brésil a été soumise aux processus de contrôles imposés par l’ONSA.

La direction régionale de l’agriculture Casablanca-Settat a révélé qu’au cours du mois de mars 2023, un effectif total de 5.129 têtes a été importé dont 4.529 têtes de bovins et 600 têtes d’ovins contre 1.919 têtes de bovins importées au cours du mois de février 2023.

Pour rappel, le gouvernement a décidé par décret n°2.23.47 du 27 janvier 2023 de suspendre jusqu’au 31 décembre 2023, les droits d’importation appliqués aux bovins domestiques de races de production de viande destinées à l’abattage.

Cette mesure gouvernementale vise à lever les difficultés rencontrées par les importateurs marocains et assurer l’approvisionnement du marché national en bovins destinés à l’abattage et d’assurer un approvisionnement normal en viande bovine au niveau des marchés locaux. Objectif : réduire et stabiliser les prix des viandes rouges sur le marché national qui se sont envolés avant le Ramadan.

(Avec Map)

 

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Lancement prochain d’un recensement sur l’élevage dans la région de Rabat

La Direction régionale de l’Agriculture (DRA) de Rabat-Salé-Kénitra est à l’initiative d’une enquête sur l’élevage, à travers laquelle le ministère de l’Agriculture souhaite recenser les effectifs du cheptel bovin, ovin, caprin, équin et camelin. Il s’agit également de faire le point sur la production laitière, les cultures fourragères, la main-d’œuvre et les services.

En tout et pour tout, 73 produits végétaux et 32 produits animaux seront concernés par cette enquête. A ce titre, un appel d’offres a été lancé par la DRA, réservé aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu’aux coopératives et aux auto-entrepreneurs. 

Réalisée deux fois par an en deux périodes, au moment des agnelages des petits ruminants, cette enquête est basée sur un échantillon de douars et d’éleveurs fourni par le maître d’ouvrage. Le premier passage est effectué pendant le printemps, et le second en plein automne 2023. Le délai global est de 80 jours et le montant des prestations est estimé à 293.040 DH.

Les prestations à réaliser au titre de l’enquête élevage sont :

– le repérage des douars-échantillons ;

– la prise de contact avec tous les éleveurs de chaque douar-échantillon ; 

– la délimitation de la position géographique de l’élevage en mettant un point sur le fond cartographique de l’application mobile de collecte des données, indiquant la localisation exacte de l’élevage ; 

– le renseignement d’un questionnaire pour chaque éleveur sur tablette, à l’aide de l’application fournie par le maître d’ouvrage ; 

– le renseignement du module « Prix payés aux producteurs », inséré dans le questionnaire de l’enquête d’élevage pour les principaux produits.

La réalisation des prestations de collecte des données se fera en mode dématérialisé à l’aide de supports informatiques, dont une application mobile.

Seulement 3.890 bovins importés depuis la suspension de la TVA

Entre le 20 octobre 2022 et le 6 mars 2023, le Maroc a importé quelque 10.348 bovins, a rappelé le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, lors d’un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement tenu ce mercredi 8 mars.

Seulement 3.890 bovins ont été importés depuis la suspension de la TVA à l’importation des bovins ; décision entrée en vigueur le 3 février dernier. « La suspension des droits d’importation des bovins [depuis octobre 2022, ndlr] et la suppression de la TVA à l’importation des bovins sont les deux mesures prises par le gouvernement pour atténuer la portée des facteurs à l’origine des fluctuations des prix des viandes rouges. Nous espérons élargir davantage le bilan des bovins importés. »

« Le Maroc est exigeant en matière d’importation » 

Le porte-parole du gouvernement a également rebondi sur la qualité des bovins importés. « La trajectoire de l’importation au Maroc est maîtrisée, tant sur la plan administratif que sanitaire. Notre pays est très exigeant dans ce sens », a affirmé Mustapha Baitas, alertant sur les rumeurs médiatiques autour des produits importés qui peuvent prêter à confusion. Il a rappelé les efforts fournis par l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA), qui assure continuellement le suivi des autorisations qu’il accorde aux importateurs, tous secteurs confondus.

Le porte-parole du gouvernement a aussi cité les études et les opérations effectuées au niveau des laboratoires concernant les produits importés, lesquels « respectent toujours le critère de salubrité ».

 « Nous encourageons les importations en provenance de tous les pays »

Sur le volet de Aïd al-Adha, des procédures sont entamées depuis deux semaines par le gouvernement pour faciliter l’importation du cheptel. « Une première opération a concerné les bovins ; la deuxième concernera les ovins. Nous ne dirigeons aucun importateur vers un marché spécifique. Les importateurs sont libres d’importer du pays de leur choix. Le cheptel importé doit néanmoins répondre aux critères de sécurité alimentaire. »

 

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