Casablanca : horaires spéciaux des bus pour Aïd al-Adha

Le samedi 7 juin, premier jour de l’Aïd, les bus débuteront leur service à partir de 10 h 30 et assureront des trajets jusqu’à 21 h 00.

Le lendemain, dimanche 8 juin, le service reprendra plus tôt, dès 7 h 00 du matin, pour s’achever également à 21 h 00. Ces horaires correspondent à un planning spécifique conçu pour cette période exceptionnelle.

Le centre de service clientèle d’Alsa observera les mêmes horaires que les bus :

Parallèlement, l’agence commerciale située sur l’avenue des Nations Unies ouvrira exceptionnellement :

Retour à la normale dès lundi

Alsa précise que les horaires habituels de l’ensemble de ses services seront rétablis à partir du lundi 9 juin 2025.

Cette initiative vise à assurer la continuité du service public tout en tenant compte du rythme particulier de la ville durant l’Aïd, période durant laquelle la mobilité des citoyens connaît des modifications importantes.

Casabus : retour aux itinéraires habituels des lignes L005, L307 et L050

Après une période de modifications dues aux travaux routiers, plusieurs lignes de bus retrouvent leur tracé habituel. Casabus, opéré par Alsa, a annoncé la reprise des itinéraires initiaux pour les lignes suivantes :

Par ailleurs, à partir du 6 février 2025, les lignes L072 et L051 connaissent des modifications temporaires :

L072 (Salmia → rue Sidi Khadir) :

L051 (Rahma → gare routière) :

Ce plan d’adaptation temporaire fait partie des dispositifs mis en place par l’entreprise pour continuer d’assurer un service de transport fluide et de qualité, pendant que la capitale économique du Royaume connait un élan sans précèdent en matière d’agrandissement et de mise à niveau de ses infrastructures, indique un communiqué de Casabus.

Le réseau de bus de Casablanca sera révisé pour desservir les zones non encore distribuées (Rmili)

« Avec la wilaya de Casablanca-Settat, nous sommes en train d’étudier la modification du réseau de bus dans la métropole« , géré par Alsa, a annoncé la maire de la ville, Nabila Rmili, lors de la seconde réunion de la session ordinaire du Conseil de la ville du mois de mai.

Avec le lancement du busway, « le réseau de bus se retrouve sur les mêmes lignes. L’objectif est donc de s’adapter au réseau actuel de transport en commun en site propre (TCSP) et de desservir les zones qui ne sont pas distribuées« .

Cette mesure figure parmi les recommandations de la Commission des finances du Conseil, qui s’est réunie lundi 13 mai pour examiner la nouvelle grille tarifaire proposée par Casa-Transport, en préparation de l’intermodalité busway-tramway-bus prévue en fin d’année.

« A la fin de sa rencontre, la commission a émis la recommandation suivante : il est nécessaire de combler le besoin en lignes non desservies par le busway et le tramway » pour faciliter le déplacement des Casablancais, a souligné Abdelilah Safadi, président de la commission, qui présentait le bilan de la réunion du lundi.

Les deux nouvelles lignes du tramway T3 et T4 ont été annoncées par Nabila Rmili pour juin prochain. En attendant, la marche à blanc en conditions réelles se poursuit.

Interopérabilité bus-busway-tramway à Casablanca : la nouvelle grille tarifaire proposée

La révision de la grille tarifaire des TCSP intervient après l’annonce, par la maire de la ville, du lancement en juin des deux nouvelles lignes de tramway T3 et T4, mais aussi après le lancement en mars dernier des deux nouvelles lignes de busway.

Elle intervient également en prévision du lancement de l’interopérabilité entre les TCSP (tramway et busway) et les lignes de bus, prévu vers la fin de l’année.

Un ticket unifié entre tramway, busway et bus vers la fin de l’année

La révision de cette grille tarifaire figure à l’ordre du jour de la seconde réunion du conseil de la ville de Casablanca, prévue ce mercredi 15 mai. La commission des finances du conseil a tenu le lundi 13 mai une réunion au cours de la quelle elle a examiné les propositions de Casa Transports. e mercredi, ces propoositions seront soumises au vote du conseil.

« À l’entrée en service des deux nouvelles lignes de tramway, prévue en juin prochain, nous parlerons de près de 100 km de TCSP« , a précisé Nabila Rmili, maire de la ville, lors de la première réunion de la session ordinaire du conseil, tenue le 8 mai dernier.

« Nous étions à 24 km, puis nous sommes passés à 49 km. À présent, nous passons à près de 100 km de TCSP, ce qui nécessite une révision de la tarification en vigueur », a-t-elle souligné.

« Un ticket unifié est adopté dans un premier temps entre le busway et le tramway. Il englobera également les lignes de bus vers la fin de l’année courante », a-t-elle ajouté.

Des tarifs inchangés depuis 2017

Consulté par nos soins, le document proposé par Casa Transports revient tout d’abord sur les tarifs actuels, notant que :

– Pour le tramway, le tarif du voyage est resté inchangé entre décembre 2012 et 2016. Il était fixé à 6 DH, en plus de 1 DH, prix du titre de voyage rechargeable dix fois. Un dirham supplémentaire a été ajouté au prix du titre de voyage à partir de 2017, qui n’était plus rechargeable que deux fois.

– Pour les cartes rechargeables, valables 5 ans, le prix du voyage est fixé à 6 DH depuis 2012, avec un montant maximal de recharge de 650 DH. Le prix de la carte est fixé à 15 DH.

– Pour la carte étudiant, valable pour 5 ans également, le tarif mensuel est de 150 DH, en plus du prix de la carte qui s’élève à 15 DH.

– Pour la carte d’abonnement, le prix hebdomadaire est fixé à 60 DH, contre 230 DH par mois, en plus de 15 DH, prix de la carte valable 5 ans.

En 2024, le réseau de TCSP sera complété avec 6 lignes de tramway et de busway. « Il s’étendra sur 98 km », selon Casa Transports, et « englobera au total 151 stations et 12 points de correspondance ».

« L’entrée en service des deux nouvelles lignes de tramway et de nouveaux points de correspondance entre le tramway et le busway nécessite ainsi une révision de cette tarification », a estimé la SDL.

Les nouveaux tarifs proposés

Selon nos informations, les nouveaux tarifs proposés par Casa Transports se présentent comme suit :

– Pour le titre de voyage : 9 DH y compris le prix du titre de voyage pour un seul voyage, et 16 DH pour deux voyages ;

– Pour les cartes rechargeables : 7 DH pour le prix du voyage, avec une recharge maximale de 700 DH ;

– Pour la carte étudiant : un tarif mensuel de 170 DH ;

– Pour la carte abonnement : un tarif hebdomadaire de 70 DH et un tarif mensuel de 250 DH.

Le prix de ces trois cartes a pour sa part été doublé, passant de 15 à 30 DH.

Casa Transports a également proposé quatre nouvelles offres tramway-busway, avec de nouvelles tarifications. Il s’agit de :

– Un abonnement annuel (12 mois) à 2.750 DH, offrant un mois gratuit ;

– Un abonnement de trois mois à 750 DH. Le prix de la carte pour ces deux offres est fixé à 30 DH ;

– Une offre illimitée valable 24 heures sur le réseau de TCSP à 50 DH, y compris le prix du titre de voyage ;

– Une offre illimitée valable trois jours sur le réseau de TCSP à 120 DH, y compris le prix du titre de séjour.

Trois scénarios pour l’interopérabilité

La SDL a également proposé une nouvelle grille tarifaire en prévision de l’interopérabilité entre le TCSP et les lignes de bus, qui devrait être lancée vers la fin de l’année, précisant que les bénéfices seront partagés équitablement (50%) entre le réseau de TCSP et le réseau de bus. La mise en place de cette nouvelle grille tarifaire nécessitera toutefois la mise en place d’une convention de gestion de correspondances entre l’Etablissement de coopération intercommunal (ECI) Al Baida et Alsa.

Cette nouvelle grille s’articule autour de trois principaux scénarios, pour lesquels Casa Transports a présenté les prévisions en nombre de voyageurs et en termes d’impact sur le réseau :

Dans le premier scénario, elle a proposé de fixer à 8 DH le prix de la correspondance entre le bus et les lignes de TCSP (tramway et busway). Ce scénario permettra d’atteindre, selon elle, à l’horizon 2027, 286.923 voyages par jour, encourageant ainsi l’interopérabilité entre les services de TCSP et de bus.

– Dans le second scénario, la SDL a proposé de fixer à 8, 9 ou 11 DH le prix de cette correspondance, selon la longueur du trajet de bus. Dans le détail :

Ce second scénario implique, selon Casa Transports, « 1.181 voyages de moins par jour, soit -0,1% par rapport au premier scénario ». La SDL estime ainsi que le prix du ticket sera élevé pour les usagers des longues lignes de bus, qui doivent poursuivre leur circuit via les TCSP, mais il ne s’agit que d’une minorité.

– Dans le troisième scénario, la SDL propose de fixer à 9, 10 ou 12 DH le prix de cette interopérabilité, selon la longueur du trajet par bus. Dans le détail :

Ce scénario implique pour sa part 2.416 voyages de moins par jour par rapport au second (-0,3%). Casa Transports estime que, dans ce dernier scénario, le prix du ticket est plus cher pour les usagers de longues lignes de bus, qui doivent poursuivre leur circuit via les TCSP, ce qui donne une image négative de l’interopérabilité entre les moyens de transport.

Ces propositions ont été examinées lundi en commission, et votées à la majorité par ses membres. Le vote par le conseil de la ville est programmé ce mercredi durant la seconde réunion de sa session ordinaire de mai.

À suivre…

Le busway de Casablanca est entré en service

Les titres de tramway en circulation actuellement, et la même gamme tarifaire concernant les tickets, les cartes rechargeables et les abonnements, sont valables aussi bien pour le busway que pour le tramway, précise un communiqué de la ville de Casablanca. Le même titre de transport permet aussi d’effectuer la correspondance entre le tramway et le busway gratuitement, dans la limite de 30 minutes entre la validation en sortie et la validation en entrée des deux stations de correspondance.

 

Pour rappel, la gamme tarifaire actuellement en vigueur propose un abonnement mensuel à 230 DH et une carte étudiant mensuelle à 150 DH, alors que le titre d’un voyage unique est fixé à 6 DH.

À noter que les travaux de réalisation du projet des deux lignes du busway avaient démarré en décembre 2020, mobilisant 30 entreprises marocaines sur un total de 42 entreprises ayant pris part à ce projet qui a nécessité un investissement de 1,7 milliard de DH.

Casa Transports lance deux études pour évaluer le taux de fraude dans les bus et le tramway

Ces deux marchés ont pour objet la conduite d’une étude basée sur une enquête sur la fraude à mener au niveau des réseaux du tramway et du bus lors d’un jour ouvrable, avec l’objectif de définir le taux de fraude au niveau de ces réseaux.

Il s’agit de définir, pour un jour moyen de semaine, le taux de fraude (non-règlement ou non-validation des tickets) pour les différentes lignes des deux réseaux. Ces résultats seront complétés par le nombre de contraventions pour fraudes constatées et verbalisées par les contrôleurs au niveau des deux réseaux. Sur la base de ceux-ci, les titulaires des deux marchés évalueront le taux de fraude et le manque à gagner financier y afférent.

760.000 DH mobilisés pour les deux études

Les deux marchés comportent deux missions similaires. La première consiste en la conduite des enquêtes sur la fraude au niveau des lignes du tramway ou du bus, afin d’aboutir à l’estimation la plus fiable et la plus représentative de la fraude sur ces réseaux.

Pour le tramway, le recueil des données portera sur les deux lignes en exploitation, tandis que pour le réseau de bus, la prestation attendue consiste en la réalisation de l’enquête sur 125 bus répartis sur 59 lignes. Chaque ligne doit être représentée a minima par un échantillon de 15% en nombre de bus avec, au minimum, deux bus : un bus partant dans un sens d’un départ vers un terminus et un bus qui va dans l’autre sens en prenant pour chaque sens comme point de départ la première course du matin.

Ainsi pour chaque ligne du réseau de bus et pendant toute la durée d’exploitation (du commencement du service le matin jusqu’à la fin du service le soir), toutes les courses effectuées par un bus seront enquêtées à partir de la station de départ et tout au long des arrêts de la ligne jusqu’à la station d’arrivée.

La seconde mission consiste, elle, au traitement et à l’analyse des données des enquêtes ainsi qu’en la production des résultats analysés.

Chacune de ces missions sera réalisée en 15 jours, pour les deux marchés. L’étude sur le réseau du tramway coûtera 280.000 DH, contre 480.000 DH pour l’étude sur le réseau du bus, selon les estimations de Casa Transports.

Vers l’actualisation du business plan de l’exploitation du transport collectif pour 2022-2025

Notons qu’actuellement, le réseau de tramway en service est composé des lignes T1, avec 37 stations voyageurs, et T2, avec 33 stations voyageurs. Le réseau est équipé d’un système billettique basé sur des cartes sans contact. La validation des titres de voyage se fait sur les quais des stations au niveau des tourniquets d’entrée. Le ticket est utilisable deux fois. Sont également disponibles des cartes d’abonnement hebdomadaires ou mensuelles, une carte rechargeable et une carte abondement étudiant.

En ce qui concerne le réseau de bus, il comporte 59 lignes en exploitation sur tout le territoire de l’ECI, couvrant ainsi le territoire des préfectures de Casablanca et Mohammedia ainsi que ceux des provinces de Nouaceur et de Médiouna. Le parc autobus du réseau est équipé d’un système basé sur une validation par carte sans contact pour les clients réguliers qui en disposent. La majorité de clients assurent toutefois le paiement de leur voyage par espèce auprès du conducteur receveur. Les étudiants disposent, eux, de cartes d’abonnement sans contact. Pour le contrôle, si les clients sont en infraction, les contrôleurs du bus dressent un PV et invitent les contrevenants à payer une amende.

Sur les cahiers des charges de ces deux marchés, il est précisé que depuis l’entrée en vigueur du nouveau contrat de gestion déléguée du réseau bus caractérisé par un partage des investissements à réaliser et des risques liés à l’exploitation du réseau, celui-ci ouvre le champ aux autorités délégantes du réseau bus, tramway et du futur réseau de Bus à haut niveau de service (BHNS) d’instaurer une politique volontariste pour développer davantage les transports collectifs, et ceci par le biais de la mise en place d’un réseau de transport en commun, maillant efficacement le territoire avec une totale intermodalité physique et une intégration tarifaire entre les trois futures réseaux.

C’est dans ce contexte que Casa Transports souhaite actualiser le business plan de l’exploitation des deux réseaux pour la période 2022-2025, qui verra la mise en service de nouvelles lignes de tramway et de BHNS concomitamment avec le déploiement d’un nouveau réseau de bus restructuré et exploité par un nouveau parc de bus, permettant au réseau de transport collectif de l’agglomération de retrouver un haut niveau de service.

Cette actualisation devra être basée en particulier sur les données de fréquentation et sur la tarification à appliquer pour l’ensemble des modes (tramway, BHNS et bus), notamment pour les correspondances. Ces études, engagées par Casa Transports, visent donc à compléter les données de la SDL sur la fréquentation des réseaux de transport collectif, et ainsi permettre de dimensionner le parc roulant des lignes et évaluer le potentiel réel des recettes tarifaires provenance de l’exploitation des réseaux.

Casablanca : les 250 nouveaux bus restants sont prêts, une première partie déployée après l’Aid Al Fitr

Des photos circulant sur les réseaux sociaux montrent une centaine de bus stockés, selon les internautes, près de la forêt de Bouskoura.

Source: Groupe Facebook Casabus Transport Alsa

Contacté par Médias 24, Mehdi Safouane, directeur général d’Alsa Al Baida, nous confirme qu’il s’agit des nouveaux bus pour la ville de Casablanca.

Rappelons que 450 bus sont en circulation dans la métropole depuis mi-février. D’après notre interlocuteur, il s’agit de la totalité des bus restants, soit 250 véhicules.

M. Safouane nous confie que les bus, fabriqués par Irizar et Mercedes, sont prêts. Egalement, ceux fabriqués par Mercedes ont déjà été importés au Maroc. « Il ne reste que des équipements embarqués à installer, tels que le système de vente, les caméras, et le Wi-fi… ».

Quant à la mise en service, « une première partie sera déployée après l’Aid Al Fitr, tandis que le reste le sera progressivement d’ici septembre 2021, comme prévu ».

Actuellement, 57 lignes existent dans la métropole. Le réseau de bus sera élargi avec la mise en circulation de ces 250 véhicules, ainsi que les fréquences.

Rappelons que les 700 nouveaux bus pour la métropole ont nécessité un investissement global de 1,4 milliard de DH, financé essentiellement par l’Etat, à travers le Fonds d’accompagnement des réformes de transport routier urbain et interurbain (FART), la commune de Casablanca, la région de Casablanca-Settat, l’Etablissement de coopération intercommunale (ECI) Al Baida et Alsa Al Baida.

Ces engins sont notamment équipés d’air conditionné, de chauffage, de CCTV (système de surveillance) avec 4 caméras, une caméra d’aide à la conduite (porte et marches arrières), de 2 extincteurs, d’une cabine conducteur anti-agression, d’une sécurité de fermeture de porte avec sensibilité anti-piégeage et de sécurité d’ouverture des portes une fois le véhicule en marche. Ils disposent aussi du système génuflexion pour rapprocher la plate-forme de bus du trottoir, d’un système de gestion des freins EBSS, immobilisation de sécurité du véhicule lorsque les portes sont ouvertes. Ils comportent des vitres sécurité teintées, des rampes d’accès aux personnes à mobilité réduite, un wifi client gratuit, 3 panneaux pour les informations de ligne (latéraux avant et arrière LEB alphanumérique programmable) et SAE (système d’aide à l’exploitation) qui permettra notamment à Alsa de localiser les bus.

Casa Transports : le centre de maintenance d’El Hantate sera prêt en 2022

Casa Transports annonce que le réseau de transport en commun en site propre à Casablanca sera doté à terme de :

– Quatre centres d’excellence : des centre d’exploitation, maintenance et remisage à Sidi Moumen, à Sidi Bernoussi, El Hantate, et à Oulad Azzouz.
– Un centre de support : centre de remisage Al Laimoun près des Facultés.

En cours de construction depuis 2020, le centre de maintenance d’El Hantate s’étend sur une superficie de 6,5 hectares. Il est conçu et dimensionné pour assurer la maintenance et le remisage de 48 rames de tramway et 26 bus à haut niveau de service. Il sera également doté du plus grand centre de gestion et supervision du tramway et busway au Maroc. La fin des travaux de construction est prévu pour 2022, précise Casa Transports dans la vidéo ci-dessous :

Bus bondés et mesures barrières non respectées, situation préoccupante à Casa

Les Casablancais sont en colère et dénoncent le non-respect de la distanciation physique dans les bus en circulation dans la métropole. En effet, comme constaté dans les rues de la ville, le taux d’occupation de 50% est largement dépassé dans certains véhicules d’Alsa, ce qui représente un énorme risque de contamination et de propagation du covid-19. 

A qui la faute ?

S’agit-il d’un problème de rentabilité? Contactée par nos soins, la société a refusé de s’exprimer sur le sujet. Rappelons qu’Alsa a démarré l’exploitation au mois de novembre, avec 200 bus en très mauvais état, repris à M’dina Bus. L’état d’urgence sanitaire a été déclaré en mars.

Une source proche du dossier accuse quant à elle les usagers. « Alsa Al Baida a mis en place toutes les mesures nécessaires pour préparer le déconfinement et accueillir les Casablancais dans ses bus, dans les meilleures conditions possibles, mais les gens ne respectent pas les consignes« , nous confie-t-elle, soulignant qu’il s’agit toutefois de « cas ponctuels ». « Seules certaines lignes bien connues sont concernées par ce problème », ajoute notre interlocuteur, sans donner plus de détails. 

En effet, de nombreuses personnes ne sont pas encore conscientes de la gravité du virus et prennent les choses à la légère, alors que le bilan a explosé ces deux dernières semaines au niveau national. Au jeudi 2 juillet à 10h, le nombre de cas actifs s’élèvait à 3.754.

« Lorsque le chauffeur remarque que le taux d’occupation dépasse les 50%, il doit s’arrêter et demander l’intervention des brigades concernées », d’après notre source. Mais cette mesure est loin d’être respectée par tous les chauffeurs, ce qui explique les scènes de bus remplis, avec des usagers debout, très proches les uns des autres.

« Alsa a également renforcé le nombre de contrôleurs dans ses bus pour faire respecter ces règles et sensibiliser les gens, depuis la publication sur les réseaux sociaux d’une photo pointant le non-respect de la distanciation dans l’un de ses véhicules ».

Par ailleurs, « les bus sont désinfectés à chaque rotation et au retour aux dépôts. Du gel désinfectant est mis à la disposition des voyageurs et des conducteurs ».

Selon notre source, « le gestionnaire va lancer incessamment des capsules de sensibilisation sur l’utilisation des bus et les dangers du non-respect des mesures en vigueur dans le cadre de la lutte contre le covid-19″.

Un parc de bus insuffisant

Selon nos sources, le nombre de rotations effectuées dans la journée a été renforcé depuis la levée du confinement, mais la flotte de bus reste insuffisante. A cela s’ajoutent les contraintes professionnelles et personnelles des usagers. Les gens se ruent sur les premiers bus le matin pour éviter d’être en retard au travail. Même scénario le soir, au moment du retour.

« Il faut noter que durant le confinement, la circulation était restreinte et soumise à une autorisation des autorités locales. Le nombre de passagers dans les bus a explosé depuis le déconfinement », ajoute notre source.

Quant au nombre de bus, les spécialistes dans le transport estiment que Casablanca a besoin d’au moins 1.300 bus. Un constat confirmé par le DG d’Alsa.

Actuellement, moins de 400 bus d’occasion circulent dans la métropole depuis avril. A fin mai, 323 bus étaient déjà déployés, d’autres devaient l’être après le déconfinement, notamment ceux qui relient Casablanca et Mohammedia. Une petite partie doit encore être immatriculée. 

Une flotte permanente de 700 bus neufs devra entrer en service début 2021, dont 200 actuellement en production au Maroc par Irizar. 60 sont déjà prêts, selon Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du commerce au terme d’une visite à l’usine de Skhirat.

Standard & Poor’s améliore la note du Maroc de perspective négative à stable

Selon S&P, "les déficits budgétaires et extérieurs du Maroc continueront à s’améliorer, soutenus par les plans de consolidation du gouvernement et les réformes, ainsi qu’un environnement extérieur plus favorable".

"En conséquence, ajoute S&P, nous révisons notre perspective sur le Maroc de négative à stable". Pour S&P la note à long terme du Maroc est BBB-. Et A-3 à court terme, aussi bien pour la dette en devise qu’en dirhams, avec perspective stable.

Détaillant son argumentation de l’amélioration de la note du Maroc, S&P estime que la nouvelle évaluation "reflète notre point de vue que les réformes orientées vers la croissance vont continuer et que les importants besoins de financements du Maroc seront satisfaits grâce aux investissements directs étrangers (IDE) et l’accès aux marchés des capitaux du secteur public et des grandes entreprises privées".

Les notations des agences de notation financière (rating) dont les trois principales sont S&P, Moody’s et Fitch sont réalisés à la demande des pays et des grandes entreprises qui souhaitent avoir accès aux marchés des capitaux.

Un fardeau de la dette publique modéré

S&P dans sa note publiée ce 16 mai 2004 – date-anniversaire des funestes attentats de Casablanca du 16 mai 2003- s’attend à ce que "les équilibres budgétaires tendront à s’améliorer au cours des deux à trois prochaines années", aussi longtemps que "nos hypothèses sur la croissance marocaine et la croissance de la zone euro tiennent", précise tout de même S&P qui insiste sur les bonnes tendances macroéconomiques et politiques marocaines. "Les notations du Maroc sont supportées par les perspectives de croissance, une charge de la dette publique modéré et une stabilité politique et sociale".

Selon S&P, la notation marocaine demeure contrainte par les bas niveaux de revenus moyens et les besoins sociaux, et une relativement importante vulnérabilité à l’environnement extérieur. L’agence londonienne souligne, outre les efforts publics pour améliorer la croissance et la compétitivité, ceux réalisés pour la productivité et la baisse des subventions publiques.

Politiquement, S&P parie également sur un gouvernement de coalition mené par le PJD et soutenu par le RNI qui restera au pouvoir jusqu’à la fin de la législature en 2016. L’agence note que la facture des subventions publiques a baissé de 2 points de PIB en 2013 passant de 6,5 à 4,5%, notamment grâce à la baisse drastique de subventions sur l’énergie. Après un déficit budgétaire de 7,3% en 2012 et 5,4% en 2013, S&P table sur un chiffre de 5,2% en 2014 et 4% en 2017. "Pour obtenir de meilleures performances, note S&P, il faudrait les porter sur la masse salariale publique qui constitue 13% du PIB".

Pessimisme autour de la masse salariale publique

S&P met également le doigt sur quelques faiblesses des comptes publics: la faiblesse de l’assiette fiscale et la situation de la CMR qui enregistrera son premier déficit en 2015 et qui, citant le FMI, "épuisera ses réserves en 2021" dans sept ans. L’agence anglaise se montre en revanche pessimiste sur les possibilités de progrès en matière de masse salariale publique.

Sur l’équilibre de la balance des comptes courants, S&P fait quelques remarques pertinentes notant que les efforts actuellement faits sur la réduction des subventions aux produits énergétiques sont effacés par la facture du blé importé. S&P note également que les exportations des industries automobile, aéronautique et électronique commencent à rapporter au pays plus que les exportations de produits textiles.

S&P note également que sur les cinq milliards de dollars promis au Maroc par les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sur la période 2012-2017, équivalent à 5% du PIB officiel marocain, 600 millions de dollars ont déjà été déposés chez Bank al Maghrib, tandis que Rabat s’attend à un milliard supplémentaire en 2014 [en réalité, des montants nettement supérieurs ont été débloqués, cf nos informations]. Les réserves de changes du Maroc se montent aujourd’hui à 16% de son PIB note S&P, environ 4 mois et demi d’importations, contre 27% du PIB en 2007, la "dernière bonne année" avant la crise économique qui a frappé la zone euro. Enfin, toujours côté finances, S&P note qu’en cas de choc extérieur, le Maroc peut recourir à la facilité de 6,2 milliards de dollars accordée par le FMI.

Enfin sur les années 2015, 2016 et 2017, S&P prévoit un PIB marocain de 123, 131 et 140 milliards de dollars, un PIB/habitant passant de 3.649 dollars à 3.827 puis 4.046 dollars, ceci grâce à un taux de croissance de 4,2% en 2015, puis 4,5% en 2016 et 5% en 2017.