CAN 2025. Des dotations financières attractives

Au-delà de l’aspect purement sportif, la Coupe d’Afrique des nations représente une véritable manne financière pour les équipes participantes. Ce sera encore le cas, à l’occasion de la 35e édition organisée au Maroc à partir du dimanche 21 décembre.

Le montant attribué au vainqueur a connu une progression spectaculaire ces dernières années :

En cumulant les primes de chaque étape, une équipe peut atteindre 11,6 millions de dollars (127,6 MDH). Un soutien économique majeur pour les différentes fédérations dont les ressources financières ne sont pas légion.

Les primes accordées aux équipes sont réparties de manière progressive. À chaque étape franchie (huitièmes de finale, quarts, demi-finales), le gain potentiel augmente significativement.

Même les équipes éliminées dès la phase de groupes bénéficient d’une manne financière non négligeable. Voici les primes détaillées :

Dans la catégorie intermédiaire par rapport à d’autres tournois

Si la CAN soutient la comparaison sportive avec plusieurs autres compétitions continentales, sur le plan financier, elle se situe dans une catégorie intermédiaire.

Les dotations de la CAN devancent largement des tournois comme la Gold Cup (Amérique centrale) ou la Coupe d’Asie, mais restent en deçà de deux géants économiques du football mondial :

Mais heureusement l’argent n’est pas tout. La Coupe d’Afrique des nations a un charme particulier et reste l’une des compétitions les plus suivies au monde, en particulier en Europe.

L’application « Tickets CAN 2025 » est disponible, mais pas encore fonctionnelle

Lancée le jeudi 11 décembre sur les plateformes de téléchargement, l’application « Tickets CAN 2025 » sera l’outil central permettant aux spectateurs de récupérer leurs billets mobiles pour les rencontres de la Coupe d’Afrique des nations 2025.

Voici le lien pour Google Play : https://play.google.com/store/apps/details?id=io.tixngo.app.caf

Voici le lien pour l’App Store : https://apps.apple.com/es/app/afcon-2025-tickets/id6754304041

Lors de la première connexion, l’utilisateur doit créer un compte. Le courriel utilisé doit impérativement être le même que celui choisi pour l’application Yalla, la création du Fan ID et l’achat des billets.

Sans cette correspondance, les billets ne pourront pas apparaître dans l’espace personnel. L’application précise que les billets ne seront visibles que quelques jours avant la rencontre.

« Vous recevrez un courriel et une notification dès que vos billets mobiles seront disponibles », peut-on lire sur la page d’accueil.

Pour l’heure, l’outil n’est pas encore totalement opérationnel. Plusieurs sections restent en cours d’activation et les billets ne sont pas encore chargés. Ils seront sans doute progressivement déployés avant les premiers matchs.

L’application propose également une fonction de transfert de billets. Celle-ci permet à un acheteur de céder un billet à une autre personne de manière officielle, une option mise en avant par la CAF afin de lutter contre les reventes informelles et les pratiques trompeuses.

Ce transfert devra lui aussi respecter les règles d’identification imposées par l’organisateur.

Pour rappel, l’accès aux stades et aux zones réservées aux supporters nécessite un Fan ID, document numérique indispensable pour franchir les contrôles.

Sa création s’effectue exclusivement via l’application Yalla, téléchargeable sur Android et Apple. Là encore, le même courriel doit être utilisé afin que l’ensemble des systèmes puisse synchroniser les informations de l’utilisateur.

https://medias24.com/2025/11/29/can-2025-attention-aux-arnaques-a-la-revente-des-billets-1585981/

CAN 2025. Les clubs pourront garder leurs joueurs jusqu’au 15 décembre

Avant même la publication des listes officielles pour la Coupe d’Afrique des nations 2025, un bras de fer silencieux entre clubs, fédérations et instances internationales a débouché sur un compromis qui, dans les faits, sert avant tout les intérêts des clubs européens.

La Confédération africaine de football (CAF) avait fixé la date limite pour communiquer les listes définitives au jeudi 11 décembre, soit dix jours avant le début de la CAN 2025 programmée du 21 décembre au 18 janvier.

Plusieurs nations, comme l’Afrique du Sud ou le Cameroun, ont d’ailleurs déjà dévoilé leur groupe. Pourtant, ces joueurs ne seront disponibles pour rejoindre leurs sélections qu’à partir du 15 décembre, et non le 8 décembre comme le stipulent normalement les règlements de la FIFA.

Dans un communiqué, la FIFA indique avoir « repris l’approche adoptée pour la Coupe du Monde 2022 », réduisant de sept jours la période obligatoire de mise à disposition. Celle-ci débutera donc le lundi 15 décembre 2025.

Plusieurs clubs, soutenus par l’Association européenne des clubs (ECA), estiment cette date trop précoce compte tenu du calendrier domestique, et surtout de la 6e journée de Ligue des champions programmée les 9 et 10 décembre.

Des stages de préparation chamboulés

Cette décision tombe mal pour de nombreuses sélections qui avaient prévu un stage dès le 8 ou 9 décembre. Certaines avaient même verrouillé leur logistique depuis plusieurs semaines.

La modification du calendrier oblige désormais les staffs à revoir leurs plans, à réduire leur préparation ou à adapter leurs séances au rythme des arrivées tardives.

Les sélectionneurs y verront sans doute une injustice, d’autant que ce n’est pas la première fois que la CAN se retrouve bousculée par des impératifs extérieurs.

Initialement, la CAN 2025 devait se tenir l’été dernier afin de s’adapter à la Coupe du monde des clubs, très soutenue par Gianni Infantino.

Finalement décalée, la compétition doit désormais cohabiter avec la Coupe arabe 2025, également programmée le même mois sur décision du président de la FIFA.

Ce cumul interroge, alors même que la FIFA affiche régulièrement une proximité avec la CAF.

Et ce n’est pas parce que l’instance encourage désormais les fédérations et les clubs à discuter « de bonne foi » pour trouver des solutions individuelles que le courroux des fédérations africaines s’en trouvera apaisé.

En cas de litige persistant, la FIFA se réserve la possibilité d’intervenir comme médiateur et d’évaluer chaque situation selon plusieurs critères :

Une formulation qui ouvre la porte à du cas par cas, sans réelle garantie d’harmonisation pour les sélections africaines.

Malgré ce climat tendu, plusieurs nations ont commencé à publier leurs listes. Mais la plupart devront composer avec une préparation raccourcie et l’incertitude liée aux arrivées tardives.

Une fois encore, la CAN doit jongler avec des contraintes qui ne s’appliquent pas avec la même fréquence à d’autres compétitions internationales.

Les prochains jours permettront de mesurer l’impact réel de ce nouveau compromis sur la préparation des équipes.

https://medias24.com/2025/12/03/can-2025-toutes-les-listes-des-joueurs-convoques-1588507/

CAN féminine 2024 : voici le logo et l’emblème officiels de la compétition

Selon un communiqué de la CAF, « cette identité visuelle marque une nouvelle ère pour le football féminin sur le continent africain, avec un emblème emblématique à la hauteur du prestige de la compétition ».

L'emblème officiel de la CAN féminine 2024.
L’emblème officiel de la CAN féminine 2024.

La sélection marocaine en stage à Salé

Notons par ailleurs que la sélection marocaine féminine de football est en stage de préparation du 11 au 19 juin, au complexe Mohammed VI de football à Maâmoura (Salé), en prévision de cette Coupe d’Afrique des nations.

L'équipe nationale féminine
L’équipe nationale féminine

À cet effet, le sélectionneur national, Jorge Vilda Rodriguez, a convoqué 30 joueuses, écrit la Fédération royale marocaine de football (FRMF) sur son site web.

Voici la liste :

Gardiennes de but :

– Khadija Rmichi

– Fatima Zahra Jabraoui

– Hind Hassnaoui

– Ines Arouaissa.

Défense :

– Hannan Ait Lhaj

– Zeineb Radouani

– Ghizlen Chahri

– Sabagh Sghir

– Aziza Rebbah

– Nouhaila Benzina

– Siham Boukhami

– Yassmin Amrabet

– Najat Belhabib.

Milieu de terrain :

– Soumaia Hadi

– Ghizlane Chebbak

– Najat Badri

– Elodi Nakach

– Anissa Lahmari

– Salma Bougarch

– Sara Kassi

– Sanae Mssoudy

– Imane Ghazouani

– Imane Tourris.

Attaque :

– Fatima Tagnaout

– Jad Nassi

– Soukaina Ouzraoui

– Ranya Boutibi

– Imane Saoud

– Btissam Jraidi

– Kenza Chabil.

CAN féminine : le Maroc ouvre le bal face à la Zambie, le 5 juillet à Rabat

La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé, le vendredi 30 mai, le calendrier officiel de la Coupe d’Afrique des nations féminine (CAN féminine), Maroc-2024, qui se tiendra du 5 au 26 juillet prochain.

Le match d’ouverture opposera le Maroc à la Zambie (groupe A), le samedi 5 juillet à 21 h (heure locale), dans l’écrin flambant neuf du Stade olympique de Rabat, précise la CAF dans un communiqué.

Dès le lendemain, trois rencontres seront au programme, dont celle très attendue entre le Nigeria, nation la plus titrée du football féminin africain, et la Tunisie.

Le deuxième match des Lionnes de l’Atlas est programmé le mercredi 9 juillet (20 h) face au Congo, avant d’affronter le Sénégal, le samedi 12 à 20 h.

Le groupe B de ce tournoi comprend le Nigeria, la Tunisie, l’Algérie et le Botswana, tandis que le groupe C est composé de l’Afrique du Sud, du Ghana, du Mali et de la Tanzanie.

Les demi-finales seront disputées le mardi 22 juillet, alors que la finale de la compétition est prévue le samedi 26 juillet à 21 h, toujours au Stade olympique de Rabat.

Forte du succès retentissant des précédentes éditions, la CAN féminine Maroc 2024 s’inscrit dans la dynamique d’essor que connaît l’ensemble des compétitions de la CAF depuis quatre ans. Des records sont attendus, tant en matière d’affluence dans les enceintes qu’en termes d’audiences télévisées mondiales et d’interactions numériques, indique la CAF.

Conformément aux standards internationaux les plus exigeants, la CAF s’appuiera sur des technologies de pointe pour assurer la retransmission en direct, en haute définition, des 26 rencontres de la compétition à destination d’un public planétaire, via ses partenaires télévisés, précise la même source.

La CAF avait dévoilé les six stades qui accueilleront les rencontres de cette compétition continentale. Il s’agit des stades Larbi Zaouli et Père Jégo à Casablanca, du Stade olympique à Rabat, du Stade El Bachir à Mohammédia, du Stade d’honneur à Oujda et du Stade municipal à Berkane.

CAN Féminine Maroc : voici les 6 stades qui accueilleront les matchs

La Confédération africaine de football (CAF), en collaboration avec le Comité d’organisation local (COL) de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) féminine (Maroc-2024) a dévoilé, mardi 27 mai, les six stades qui accueilleront les rencontres de cette compétition continentale.

Six stades dans cinq villes abriteront les matchs de cette CAN, prévue du 5 au 26 juillet 2025, précise la CAF.

Il s’agit des Stades Larbi Zaouli et Père Jégo à Casablanca, du Stade Olympique à Rabat, du Stade El Bachir à Mohammedia, du Stade d’Honneur à Oujda et du Stade Municipal à Berkane.

« Dans la lignée des succès sans précédent enregistrés lors des récentes compétitions de la CAF, l’édition 2024 de la CAN Féminine CAF TotalEnergies au Maroc promet de battre de nouveaux records, tant en termes d’affluence dans les stades que d’audience télévisée mondiale et d’engagement numérique », souligne la Confédération africaine de football.

Douze équipes réparties en trois groupes prennent part à cette compétition. Le Maroc, pays hôte, a hérité du groupe A, aux côtés de la Zambie, du Sénégal et de la RD Congo.

Le groupe B comprend le Nigeria, la Tunisie, l’Algérie et le Botswana, tandis que le groupe C est composé de l’Afrique du Sud, du Ghana, du Mali et de la Tanzanie.

Coupe de la CAF : la Renaissance de Berkane s’impose à l’aller face à Simba SC (2-0)

Les Berkanis, sacrés cette année champions du Maroc pour la première fois de leur histoire, visent un troisième titre dans cette compétition après leurs sacres en 2020 et 2022.

Les hommes de l’entraineur tunisien Mouaine Chaabani avaient éliminé en demi-finale le club algérien du CS Constantine (aller 4-0, retour 0-1).

De leur côté, les Tanzaniens ont validé leur ticket pour la finale aux dépens des Sud-Africains de Stellenbosch FC (aller 1-0, retour 0-0).

L’ouverture du score a été signée Mamadou Camara, qui, suite à un corner, a sauté plus haut que tout le monde pour mettre le cuir au fond des filets de la tête (8ᵉ).

Les Berkanis ont assommé les Tanzaniens en doublant la mise sept minutes plus tard. Profitant d’une erreur défensive, Oussama Lemlioui n’a pas raté l’occasion et est parvenu à corser l’addition (15è). Tiraillés entre le devoir d’assurer leurs arrières et l’envie d’aller de l’avant, les Tanzaniens ont timidement inquiété Mounir Lamhamdi en première période.

Les Berkanis, qui ont fait parler leur expérience, ont été proches à maintes reprises de marquer un 3è but, mais le gardien de Simba SC a été vigilant et a réussi à sauver les meubles. Durant le second acte, les visiteurs ont joué à quitte ou double, tandis que les locaux ont opté pour les contre-attaques dans l’optique de marquer un troisième but qui les mettrait à l’abri lors de la manche retour.

La RSB a failli prendre l’avantage à la 62ᵉ minute grâce à Youssef Mihri, mais son but a été annulé par la VAR.

La finale retour est prévue dimanche prochain (16 h 00) en Tanzanie.

Usines, fournisseurs et emploi : le pari industriel du Maroc dans le sillage de la LGV

En parallèle du projet de la future ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra – Marrakech, un volet stratégique prend forme : celui de la compensation industrielle. Ce chantier ferroviaire est loin d’être un simple achat de matériel roulant. Il s’accompagne d’une logique intégrée de transfert technologique, visant notamment la création d’emplois qualifiés et l’atteinte d’une relative souveraineté industrielle.

Sur les trois géants internationaux qui fourniront le Royaume en matériel roulant, deux s’apprêtent à implanter au Maroc des unités industrielles qui dépassent le cadre du projet LGV. Il s’agit du français Alstom et du sud-coréen Hyundai Rotem.

Ces installations ambitionnent de positionner le Royaume comme hub ferroviaire industriel et logistique, capable de produire pour son propre marché, mais également d’exporter sa production, notamment vers les marchés d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Europe.

La localisation industrielle, une composante importante du projet LGV

Dans deux articles précédents, Médias24 a fait le point avec de hauts responsables de l’Office national des chemins de fer (ONCF) sur les volets « infrastructure » et « matériel roulant » du projet de la LGV.

Dans cet article, nous allons nous concentrer sur l’écosystème ferroviaire et la compensation industrielle, avec Luciano Fernandes Borges, directeur général de Siana (qui signifie « maintenance »), filiale de l’ONCF et de la SNCF.

Le recours au dialogue compétitif pour le choix des trois constructeurs internationaux – Alstom, l’espagnol CAF et Hyundai Rotem – a permis à l’ONCF de maîtriser la complexité du projet, en l’abordant sous un angle d’achat stratégique. « Au lieu de procéder à un simple achat, nous avons également considéré dans notre choix d’autres composantes », nous explique M. Borges, joint par nos soins.

« Parmi celles-ci, la localisation industrielle, qui est porteuse d’un transfert technologique vers l’exploitant – l’ONCF – mais aussi vers le Royaume, au niveau industriel. Cela signifie qu’il y a un degré de compensation industrielle dans chacun des trois contrats signés« .

« Avec des marchés de fourniture de trains attribués et des partenariats de maintenance mis en place, les trois industriels disposent d’une visibilité à long terme sur leurs activités au Maroc. En contrepartie, ils devront localiser une partie de leur production industrielle dans le Royaume, qu’il s’agisse d’activités liées directement aux contrats remportés ou à leur activité globale à l’international ».

Une usine d’Alstom pour la fabrication des cabines de conduite

« Cela se concrétise, pour le contrat des rames à grande vitesse remporté par Altsom, par la production d’armoires électriques et de câblage dans ses usines existantes au Maroc ».

« En ce qui concerne la conversion d’énergie, le français s’est également engagé à produire au Royaume les transformateurs dédiés aux trains destinés au Maroc ».

« Le troisième engagement est pour sa part relatif à la création d’une usine de fabrication de cabines de conduite. Ces cabines ne seront pas forcément dédiées aux trains à grande vitesse qu’Alstom fournira au Maroc », souligne notre source, notant que « ce projet s’accompagnera d’un transfert technologique, puisqu’il faudra implanter l’usine et former les gens, ce qui créera de l’emploi et apportera une valeur ajoutée technologique ».

Selon Luciano Borges, « les discussions sont en cours autour de cette usine. Le lieu de son implantation n’est toutefois pas encore totalement tranché, même si le développement d’Alstom au Maroc se dessine autour de deux régions, à savoir la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et celle de Fès-Meknès où le constructeur est déjà fortement présent. »

« Cette usine, dont la production sera dédiée à des marchés hors Maroc, n’est donc pas liée au planning de la LGV. Néanmoins, sa mise en place devra être démarrée dans les 12 prochains mois ».

CAF développera jusqu’à 20 fournisseurs locaux

Le deuxième constructeur, CAF, « a, pour sa part, pour objectif de développer 15 à 20 fournisseurs locaux. Ce sera soit des industriels internationaux qui s’implanteront au Maroc pour produire depuis le Royaume, soit des industriels marocains qui sont déjà implantés au pays et qui seront qualifiés pour produire des équipements et des composants pour les trains que nous avons achetés auprès de ce constructeur espagnol. »

« Nous sommes sur un objectif de 20 constructeurs, mais avec un engagement ferme de développer cinq fournisseurs de sous-ensembles à valeur ajoutée technologique, lesquels seront implantés sur les trains. »

Et notre interlocuteur de préciser : « nous ne sommes pas sur la petite pièce mécanique à usiner. Nous parlons plutôt d’un système de porte, par exemple, d’un système de climatisation ou encore d’un système de freinage… Les discussions sur ce volet se poursuivent depuis la signature du contrat avec CAF, afin de peaufiner tous les détails. »

Une usine de trains Made in Morroco sera construite par Hyundai Rotem à Benguerir

Pour Hyundai Rotem, « le contrat exige le développement d’une usine d’assemblage et de fabrication de trains Made in Morocco », nous confie M. Borges.

« Contrairement à l’usine d’Alstom, ce projet est intimement lié à notre calendrier de LGV et de ses services connexes. L’implantation est prévue à Benguerir. Le terrain a d’ailleurs été identifié et les travaux de terrassement ont déjà démarré. Le démarrage effectif du chantier est prévu dans les deux ou trois prochains mois. Les appels d’offres seront donc lancés prochainement en collaboration avec le constructeur. »

« L’idée est que cette usine soit opérationnelle pour produire et livrer ses premiers trains dès 2028, soit dans trois ans », souligne notre source. Et d’ajouter : « tous les volets industriels ne seront pas intégrés aux premières rames, mais d’ici 2029, l’usine sera pleinement opérationnelle. Les dernières livraisons concerneront ainsi des trains véritablement Made in Morocco, avec un taux d’intégration locale significatif ».

Ces trains seront dédiés aussi bien au marché marocain qu’à l’export. « D’ailleurs, ce point faisait partie des exigences du marché relatif à l’acquisition du matériel roulant. L’idée n’est pas simplement de créer un écosystème. Ce qui nous importe aujourd’hui, c’est plutôt d’avoir un écosystème capable de concevoir et de créer des sous-ensembles et des ensembles à forte valeur ajoutée technologique, avec une maitrise locale. Lorsque nous maitrisons la technologie, nous sommes capables de la rendre compétitive et de l’exporter, et c’est notre finalité. »

« Pour chacun des trois contrats, l’objectif est donc :

– d’alimenter le marché marocain grâce à cette commande hors norme ;

– de faire bénéficier les trois constructeurs internationaux des avantages compétitifs qu’offre le Royaume, tels que sa localisation géographique et son capital humain formé ;

– Les aider à rendre leurs offres compétitives sur les marchés étrangers sur lesquels ils sont déjà positionnés, ainsi que sur les marchés sur lesquels ils ne sont pas encore présents. Nous pensons notamment au marché Européen, au Moyen-Orient et au marché Africain ».

« Certes, à ce jour, aucune feuille de route précise n’existe autour de ce volet export, mais il y a des engagements pour que toutes les installations et les développements qui seront faits au Maroc aient cette ambition d’export, laquelle est inscrite dans les contrats avec les constructeurs. Une feuille de route sera écrite de manière adaptée avec chacun des constructeurs au fur et à mesure du développement et du choix des capacités industrielles locales. »

« Des conditions de financement extrêmement attractives et compétitives »

« Tous ces engagements ont été intégrés dans la fameuse démarche de dialogue compétitif », poursuit M. Borges, « qui nous a, au final, permis de concilier la performance et la compétitivité en termes de prix avec les engagements les plus ambitieux possibles sur chacun de ces lots de matériel roulant. »

« Cependant, il ne faut pas oublier une dernière composante, qui est également très importante : le financement. Nous avons pu obtenir, avec les différents constructeurs, des conditions de financement concessionnelles extrêmement attractives et compétitives ».

« L’avantage du prêt concessionnel, c’est que, outre les taux très faibles, nous profitons aussi d‘un délai de grâce important et d’une durée de remboursement longue. Globalement, sur les trois contrats, nous avons eu des taux extrêmement bas, et nous disposons, pour chacun d’entre eux, de 10 années de grâce. »

« En termes de remboursement, nous disposons d’une durée supplémentaire qui s’étale sur 20 à 30 ans, selon les contrats. C’est d’ailleurs ce volet qui a rendu l’équation économique positive et intéressante. »

80% de la flotte livrée et opérationnelle pour le Mondial 2030

Et notre source de conclure : « La majorité de ces 168 trains sera nécessaire pour relever le défi de l’événement de la Coupe du monde 2030. Nous estimons alors qu’à travers les engagements contractuels, plus de 80% de la flotte sera livrée et opérationnelle durant cet événement. »

CAN féminine de futsal : à quelle heure et sur quelles chaînes suivre la finale Maroc-Tanzanie

C’est un match doublement historique. Il scelle la première compétition continentale du genre et promet un sacre aux Lionnes de l’Atlas qui ont écarté, sur de larges scores, les équipes namibienne, camerounaise et angolaise.

Le match se jouera à 20 h au complexe du prince Moulay Abdellah à Rabat. Pour le suivre, vous avez le choix entre Arryadia HD ou CAF TV sur YouTube.

Le Maroc et la Tanzanie sont qualifiés pour le Mondial de futsal qui se jouera en automne aux Philippines.

Fouzi Lekjaa devient 1er vice-président de la CAF

La désignation de M. Lekjaa a été décidée lors de la première réunion du comité exécutif de la CAF qui a eu lieu dans la capitale ghanéenne, Accra.

A cette occasion, le Ghanéen Kurt Oraku a été désigné 2ème vice-président de la CAF et le Gabonais Pierre Alain Monguengui, 3ème vice-président.

La RD Congolaise Bestine Kazadi et le Mozambicain Faizal Sidat ont été nommés respectivement 4ème et 5ème vice-présidents.

 

 

CAN U17 : le programme des matches de ce mardi 1ᵉʳ avril

Groupe C (1re journée)

14 h 00 : Sénégal – Gambie

17 h 00 : Somalie – Tunisie

Groupe D (1re journée)

17 h 00 : Mali – Angola

20 h 00 : Côte d’Ivoire – République centrafricaine

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Fouzi Lekjaa brillamment réélu au Conseil de la FIFA

Fouzi Lekjaa a largement devancé l’Egyptien Hani Abou Rida, le Nigérien Djibrilla Hima Hamidou, le Mauritanien Ahmed Yahya et le Djiboutien Souleiman Waberi, lors de cette élection qui s’est déroulée le mercredi 12 mars au Caire, lors de la 14ᵉ assemblée générale extraordinaire de cette instance footballistique continentale.

La Comorienne Kanizat Ibrahim a obtenu, elle, le siège destiné aux candidates féminines.

Les représentants de la CAF au sein du Conseil de la FIFA sont élus pour un mandat qui prend fin en 2029.

Cette AGE a été, par ailleurs, marquée par la réélection de Patrice Motsepe à la tête de la CAF.

(Avec MAP)