Le polisario, vivier de jihadistes et menace pour la sécurité au Sahel et en Europe (média)

Citant des sources du contre-terrorisme espagnol, le quotidien espagnol La Vanguardia rapporte que des séparatistes, nés dans les camps de Tindouf et aujourd’hui intégrés à la filiale de Daech en Afrique de l’Ouest (ISWAP), ont séjourné en Espagne durant leur enfance dans le cadre du programme « Vacances en paix ».

Ce programme, financé en grande partie par l’Algérie, visait à accueillir chaque été des enfants des camps de Tindouf dans des familles espagnoles.

Mais, pour les services de renseignement ibériques, ces séjours ont permis de créer des connexions profondes avec le territoire espagnol, à la fois humaines et logistiques, ouvrant ainsi une « brèche sécuritaire ». Ces profils, formés dans les camps et radicalisés au contact des cellules jihadistes sahéliennes, « pourraient aujourd’hui servir d’agents dormants ou de facilitateurs d’attentats en Europe », précise la même source.

Les filiales d’Al-Qaïda (JNIM) et de Daech (ISWAP) cherchent désormais à étendre leur présence vers le Maghreb, se rapprochant dangereusement des côtes européennes. Toujours selon les mêmes sources, ces groupes sont confrontés à une crise de leadership, laissant la voie libre à des éléments plus jeunes, plus radicaux, multilingues et mieux connectés à l’Europe.

Dans ce contexte, le polisario apparaît de plus en plus comme un vivier ou une passerelle pour ces organisations terroristes. Ce constat, longtemps ignoré ou minimisé, n’est plus de l’ordre de la spéculation. Les liens du polisario avec des groupes terroristes ne sont plus à démontrer.

Adnan Abou Walid al-Sahraoui, ancien membre du mouvement, a, rappelons-le, dirigé l’État islamique au Grand Sahel (EIGS) avant d’être neutralisé par les forces françaises en 2021.

Les services de renseignement allemands ont alerté sur le fait que « Daech et Al-Qaïda opèrent librement dans les camps de Tindouf et dans la région sahélo-saharienne au sens large ».

Plus récemment, The Washington Post a révélé une collusion entre l’Algérie et l’Iran, via le Hezbollah libanais. Des éléments du polisario ont été formés par le Hezbollah pour combattre aux côtés du régime de Bachar al-Assad contre l’opposition syrienne. En contrepartie, le polisario bénéficiait d’un soutien militaire et financier.

Face à l’accumulation des éléments accablant les séparatistes, de plus en plus de voix s’élèvent pour réclamer une requalification officielle du polisario en tant qu’organisation terroriste.

À Istanbul, l’organisation féminine de l’USFP interpelle sur la situation des femmes dans les camps de Tindouf

Engagées depuis plusieurs décennies dans la promotion de l’égalité et de la démocratie au Maroc, les femmes ittihadies ont saisi l’occasion pour rappeler leur attachement aux solutions pacifiques et politiques aux conflits, en particulier à celui du Sahara marocain. Elles ont surtout souhaité mettre en lumière la situation des femmes vivant dans les camps de Tindouf.

Dans un message adressé à la communauté internationale, les femmes ittihadies ont dénoncé les conditions de vie jugées « inhumaines » de ces femmes, privées, selon elles, de leurs droits fondamentaux et vivant sous le contrôle d’un groupe armé non reconnu. Elles ont exprimé leur solidarité avec ces femmes, tout en appelant les Nations unies à procéder à leur recensement, étape préalable à toute évaluation indépendante des violations rapportées.

Le silence international est devenu une forme de complicité

Des témoignages évoquent en effet des violences sexuelles, des grossesses forcées et des restrictions aux libertés de mouvement et d’éducation, dans un environnement où toute protection juridique serait absente.

« Le silence international est devenu une forme de complicité », ont-elles estimé, appelant à une enquête urgente et à une mobilisation féministe globale autour de cette question.

Dans un communiqué, elles ont rappelé que plusieurs femmes participant au congrès avaient déjà visité les provinces du Sud du Maroc, où elles ont pu constater, selon elles, l’implication des femmes sahraouies dans les institutions locales, les conseils élus et les initiatives de développement.

Pour les femmes ittihadies, la représentation légitime des Sahraouis s’exerce à travers les structures démocratiques du Royaume. Elles ont ainsi invité les acteurs internationaux à venir constater sur le terrain la réalité des avancées dans ces régions, loin des discours partisans.

Capitaine Ali Najab : le pilote et héros de la guerre contre le polisario n’est plus

Redevable à son indéfectible engagement qui avait permis de faire libérer, en 2005, les 404 derniers prisonniers retenus en territoire algérien, Médias24 s’associe à la douleur de sa famille et tient à témoigner à ce héros de la Nation la reconnaissance de la patrie et celle du peuple marocain pour l’ensemble de son parcours.

Lire également la longue interview en 4 parties que le capitaine Ali Najab avait accordée à notre rédaction en 2015 :

https://www.medias24.com/2015/07/22/document-ali-najab-ma-guerre-contre-le-polisario-1/

https://www.medias24.com/2015/07/23/document-ali-najab-dans-le-goulag-du-polisario-2/

https://www.medias24.com/2015/07/28/document-ali-najab-esclave-du-polisario-pendant-25-ans-3/

https://www.medias24.com/2015/07/29/document-ali-najab-enfin-libre-apres-25-ans-de-calvaire-4-et-fin/

Sahara : voici les recommandations émanant du dernier rapport d’Antonio Guterres

Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont réceptionné le rapport d’Antonio Guterres sur le Sahara, élaboré sur la base des rapports de son Envoyé personnel Staffan de Mistura et des responsables de la Minurso.

D’emblée, dans le volet « Observations et recommandations », le Secrétaire général de l’ONU évoque le cessez-le-feu. Dans les mêmes termes que ceux utilisés en octobre 2023, il se dit « vivement préoccupé par l’évolution de la situation ». Et si, en 2023, Antonio Guterres mettait en garde contre « un risque d’escalade » en affirmant qu’il était « primordial de rétablir un cessez-le-feu », il déclare, dans le présent rapport, qu’il est « essentiel que toutes les hostilités cessent immédiatement ».

« À l’approche du 50e anniversaire du conflit et dans ce contexte difficile, il reste plus urgent que jamais de trouver une solution politique à la question du Sahara », insiste dans ce sens le Secrétaire général de l’ONU.

Sur le volet des relations entre le Maroc et l’Algérie, le ton d’Antonio Guterres n’a rien d’optimiste. « La détérioration des relations entre l’Algérie et le Maroc reste préoccupante. Je regrette que l’occasion n’ait pas encore pu être saisie d’aplanir les divergences entre les deux pays et je les encourage à renouer le dialogue pour rétablir la concorde et à renouveler les efforts visant la coopération régionale, y compris en vue d’établir un environnement propice à la paix », écrivait le Secrétaire général de l’ONU en 2023.

« Je regrette qu’il n’y ait eu aucune amélioration concrète des relations entre le Maroc et l’Algérie », se désole-t-il dans son dernier rapport en réitérant son appel au dialogue entre les deux pays voisins.

Le polisario continue à entraver le travail de la Minurso

En ce qui concerne les entraves dressées par les séparatistes devant l’action de la Minurso, la situation n’a pas trop évolué comme le constate le dernier rapport.

« En outre, les restrictions à la liberté de circulation de la Minurso, problème toujours non résolu, continuent d’entraver la capacité de la Mission à mener les activités d’observation terrestre et aérienne requises à l’est du mur de sable. Je demande instamment au front polisario de lever toutes les restrictions encore imposées à la libre circulation de la Minurso et de reprendre des contacts réguliers en personne avec les dirigeants de la Minurso, tant civils que militaires », écrivait Antonino Guterres en octobre 2023. Dans des termes identiques, il relève dans le dernier rapport que les séparatistes font fi de cette recommandation.

« Je demande instamment au front polisario de lever toutes les restrictions encore imposées à la libre circulation de la Minurso, y compris aux vols de reconnaissance en hélicoptère, et de reprendre des contacts réguliers en personne avec les dirigeants de la Minurso, tant civils que militaires, à Rabouni, suivant la pratique antérieure établie », lit-on dans le dernier rapport.

La situation dans les camps de Tindouf reste intenable

L’autre sujet de préoccupation est la situation humanitaire dans les camps de Tindouf dans le désert algérien.

« Je m’inquiète de la nouvelle détérioration de la situation humanitaire dans les camps de réfugiés situés à proximité de Tindouf. À la suite de la pandémie de maladie à coronavirus (Covid-19) et à la hausse mondiale des prix des carburants et des denrées alimentaires, les réfugiés sahraouis font face à une pénurie d’eau, à des pénuries alimentaires, à la malnutrition, à des conditions climatiques extrêmes, notamment des tempêtes de sable et des inondations, au manque de logements adéquats, à la dégradation de l’environnement, au chômage et à la pauvreté », s’alarmait Antonio Guterres en octobre 2023.

Il revient à la charge, sur un ton plus amer, lors du dernier rapport : « Je reste préoccupé par la situation humanitaire dans les camps de réfugiés situés à proximité de Tindouf. La hausse des prix alimentaires continue d’avoir de graves répercussions. Dans cette situation combinée à des conditions environnementales extrêmes et à l’absence de possibilités économiques, de nombreux Sahraouis souffrent de malnutrition et sont profondément vulnérables. Nous sommes reconnaissants pour l’aide déjà fournie, mais je me joins au HCR, à l’UNICEF, au PAM et à l’OMS pour demander d’urgence des efforts accrus et un appui supplémentaire pour répondre aux besoins des réfugiés sahraouis dans cette crise prolongée ».