Affaire Casa Parc : AWB maintient la pression sur les promoteurs

Attijariwafa bank maintient la pression sur les promoteurs de Casa Parc. Face à un impayé proche de 500 MDH, la banque active successivement les procédures d’exécution visant les actifs du projet immobilier inachevé.

Les ventes les plus récentes sont programmées au 30 décembre 2025 devant le tribunal de commerce de Casablanca. Elles portent sur deux terrains nus, dénommés « Casa Parc 4 » et « Casa Parc 5 », d’une superficie respective de 212 m² et 213 m². Les mises à prix sont de 2,204 MDH et 2,215 MDH.

Les deux biens sont situés au sud-est de Casablanca, dans le secteur de Sidi Maârouf – Ouled Haddou, à proximité immédiate de l’axe autoroutier Casablanca – Marrakech.

Un projet sous saisie

Quelques semaines plus tôt, une autre vente avait été programmée le 10 décembre pour le lot « Casa Parc 1 », un terrain nu de 207 m² proposé à 2,152 MDH. La séance n’avait pas abouti, aucune adjudication n’ayant été enregistrée.

Ces nouvelles mises en vente s’inscrivent dans une séquence plus large déjà documentée par Médias24. Depuis la rentrée, Attijariwafa bank a multiplié les saisies sur différents actifs du projet Casa Parc, notamment des appartements et des lots de moindre taille.

AWB tente d’exécuter une série de jugements rendus entre février et avril au titre de crédits impayés liés au financement du programme. Ces décisions visent aussi bien la société promotrice que ses dirigeants, garants personnels des prêts défaillants.

L’actif majeur demeure un terrain de près de douze hectares, cœur du projet Casa Parc. Il a été présenté aux enchères à 343,45 MDH lors d’une première séance restée infructueuse. La procédure d’exécution reste ouverte et doit donner lieu à une nouvelle fixation.

Casa Parc aux enchères : voici l’issue de la séance

Amorcée par Attijari WafaBank, la mise en vente aux enchères d’un terrain de près de 12 hectares lié au projet Casa Parc s’est tenue le 16 septembre au tribunal de commerce de Casablanca. Mais, la séance s’est soldée par un échec : aucune offre n’a été déposée, apprend Médias24 de source judiciaire.

Fixé à 343,45 MDH, le prix de départ n’a pas encore trouvé preneur. Une nouvelle date devra être arrêtée pour relancer la procédure.

La vente s’inscrit dans le bras de fer opposant AWB à la société Treize Huit Sidi Maarouf. Cette dernière est la promotrice du lotissement Casa Parc, projet immobilier d’envergure resté inachevé.

La banque cherche à recouvrer une créance de l’ordre de 350 MDH, hors intérêts, après plusieurs jugements favorables portant le total des condamnations à plus de 485 MDH.

Casa Parc : AWB enclenche la vente judiciaire d’un terrain de 12 hectares

Attijariwafa bank accentue son bras de fer avec la société Treize Huit Sidi Maarouf, promotrice du projet Casablanca Parc. La banque s’apprête à faire vendre aux enchères un vaste terrain de près de 12 hectares, saisi dans le cadre de l’exécution de jugements obtenus contre cette société.

L’opération est prévue le 16 septembre. Elle concerne un bien immatriculé à la conservation foncière d’Aïn Chock, connu sous le nom « Hamri 3 », situé au sud-est de Sidi Maarouf. Le lot est un terrain nu déjà loti et inscrit au plan d’aménagement comme zone urbaine mixte. Le prix de départ de l’enchère est fixé à 343,45 millions de dirhams.

 

Selon les affectations fixées par le plan, le terrain accueille différentes typologies :

Selon nos sources, les ventes aux enchères ont été précédées par des commandements immobiliers diligentés par AWB. Celle-ci y met son débiteur en demeure de régler une créance avoisinant les 350 MDH (sans compter les intérêts légaux), sous peine de saisies visant les biens concernés.

D’après les mêmes sources, d’autres ventes aux enchères sont programmées.

Ces démarches ont été accélérées suite à plusieurs actions en paiement gagnées en début d’année par Attijariwafa bank. En février 2025, le tribunal de commerce de Casablanca avait condamné la société Treize Huit Sidi Maarouf à verser 371,6 MDH à la banque, incluant le principal de la dette et les intérêts. D’autres décisions rendues ultérieurement ont porté le total des condamnations à plus de 485 MDH.

Les différents jugements touchent la société promotrice, mais également d’autres entités du groupe dirigé par Sadreddine Benhima et Hassan Benabdelali. Ces derniers sont également concernés en leur qualité de caution.

À l’origine du litige, des crédits impayés en lien avec le financement du projet Casablanca Parc, un programme immobilier d’envergure resté inachevé et désormais englouti dans un contentieux bancaire d’ampleur.