Affaire Casablanca Parc : les promoteurs écopent de deux nouvelles condamnations
Les promoteurs du projet immobilier controversé Casablanca Parc, situé à Sidi Maarouf, viennent d’écoper de deux nouvelles condamnations en faveur d’Attijari Wafabank. Déjà tenus de verser plus de 419 millions de dirhams (MDH) à cette banque, les concernés devront désormais s’acquitter de montants supplémentaires.
Ces créances, totalisant 64,7 MDH, ont été tranchées par deux jugements distincts prononcés le lundi 7 avril 2025 par le tribunal de commerce de Casablanca.
Selon les données publiques disponibles sur le site Mahakim.ma, la première décision vise Mohamed Sadr Eddine Benhima et Mohamed Hassan Benabdelali, condamnés solidairement à payer 57,7 MDH. Ces derniers sont les dirigeants de Treize Huit Sidi Maarouf, la société porteuse de ce projet résidentiel marqué par des retards de livraison.
La seconde condamnation, d’un montant de 8 MDH, implique également les deux associés ainsi que leur holding, Maprinvest, société mère de Treize Huit Sidi Maarouf.
Avec ces deux nouveaux jugements, le montant total des condamnations dans cette affaire s’élève désormais à plus de 485 MDH.
Ces décisions, toutes rendues en première instance, n’ont pour l’instant fait l’objet d’aucun recours en appel. Mais selon nos sources, AWB a déjà amorcé le processus de remboursement.
Parallèlement aux actions en paiement, la banque avait amorcé plusieurs commandements immobiliers pour récupérer sa créance. En effet, trois mises en demeure ont été affichées le 20 février au siège du tribunal de commerce. On y lit que le promoteur immobilier est appelé à payer la somme de 350 MDH (en plus des intérêts) dans un délai de 15 jours. À défaut, la banque procédera à la « saisie exécutive » de biens immobiliers de l’entreprise et hypothéqués à son profit.
Ce conflit survient dans un contexte de tension autour du projet Casablanca Parc, complexe résidentiel porté par Treize Huit Sidi Maarouf, objet d’une polémique au sujet des retards de livraison.
En remontant l’historique des litiges de la société, on retrouve plusieurs dossiers l’opposant à des réservataires réclamant la restitution de leurs avances. En 2020, un groupe d’acquéreurs avait même obtenu une vente aux enchères pour 283 MDH sur les biens de l’entreprise.