Tourisme : quel avenir pour Casablanca à l’aube de la Coupe du monde 2030 ?
Comment mettre à profit la Coupe du monde 2030 ? Que faire pour que Casablanca devienne une destination touristique de référence ? Quels sont les points les plus urgents à travailler pour le secteur touristique à l’aube de cet événement international majeur ? Éléments de réponse avec Mohamed Saouti.
Médias24 : Casablanca est la capitale économique et un hub aérien majeur. Quel rôle la ville sera-t-elle appelée à jouer dans la Coupe du monde 2030 sur le plan touristique ?
Mohamed Saouti : Le Maroc est en train de se préparer pour le Mondial 2030. Le Royaume est déjà une destination très sollicitée, mais elle le sera encore plus à l’arrivée du Mondial. D’ailleurs, dans quelques semaines, le Maroc va abriter la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et le pays dispose de l’infrastructure nécessaire pour l’accueillir bien comme il se doit.
Nous avons classé nombre d’hôtels ces derniers temps, en vue de la Coupe du monde 2030. Nous nous préparons en termes de capacité, et en termes de qualité des prestations de nos hôtels.
Aujourd’hui, la loi 80-14 a remplacé la loi 61-00. Cette dernière incite tous les hôtels, tous les établissements d’hébergement touristique classés à se remettre à niveau, pour pouvoir offrir une bonne prestation.
Mohamed Saouti, vice-président du Conseil régional du tourisme de Casablanca-Settat et président de l’Association régionale de l’industrie hôtelière de Casablanca-Settat. Ph: DR
– En chiffres, quel état des lieux pour le secteur ?
– Au niveau du Maroc, nous sommes à peu près à 4.500 unités hôtelières. 30% ou 35% des hôtels ont bénéficié de la subvention octroyée aux hôtels. Aujourd’hui, les hôteliers sont acharnés sur les rénovations, sur les remises à niveau, même au niveau des ressources humaines.
Toutefois, nous avons un problème de ressources humaines au niveau de notre parc hôtelier, au niveau du Royaume. Nous vivons ce problème depuis la période du Covid. Le parc hôtelier était complètement fermé pendant pratiquement un an et demi. Donc, nos talents au niveau du secteur se sont orientés vers le Moyen-Orient.
Nous avons perdu beaucoup de profils vraiment adaptés aux besoins de nos hôtels. Ils se sont installés à Dubaï.
– Comment peut-on mettre à profit la Coupe du monde pour la transformer en véritable levier de rayonnement international pour la destination Casablanca ?
– Il faudrait que notre aéroport international Mohammed V puisse abriter aussi des vols low-cost, afin de mieux vendre la destination Casablanca, et l’élargir à d’autres compagnies aériennes.
Le tourisme interne au Maroc représente 34%. Nous sommes en train de faire en sorte que la ville puisse connaître davantage de tourisme interne, par exemple, instaurer des week-ends Casablanca.
Et je mentionnerai l’élargissement des plages pour faire en sorte que la capitale économique devienne une station balnéaire comme les autres, que ce ne soit pas uniquement une ville d’affaires.
– Au-delà du football, comment comptez-vous mettre en valeur l’offre hôtelière de Casablanca ?
– Tout d’abord, l’offre hôtelière devrait être déjà développée par la qualité et les nouvelles normes qui sont en train de voir le jour. Nous sommes en train de nous aligner sur les normes européennes. Nous tentons de sensibiliser tout le monde, tous les hôteliers, tous les opérateurs. Il faut qu’un 3 étoiles soit au standard d’un 3 étoiles à l’international, par exemple.
Le Maroc est en train de se développer avec la volonté de sa Majesté et de toutes les parties prenantes, les ministères de tutelle, l’individu lui-même au Maroc. Il faut que nous puissions accueillir les touristes dans des normes adaptées aux besoins de cette clientèle, qu’ils proviennent de la clientèle d’affaires ou pour le Mondial.
Tout le monde devrait se retrousser les manches pour que ce mondial puisse se dérouler dans les meilleures conditions.
– Y a-t-il une stratégie spécifique pour prolonger la dynamique post-Coupe du monde et éviter l’effet « one shot » ? Comment faire pour que les touristes tombent amoureux de la région de Casablanca ?
– Aujourd’hui, il faut créer beaucoup d’animations, développer tous les sites touristiques un peu partout, dans toutes les régions, notamment Casablanca.
Il faudrait développer la région et ne pas rester uniquement sur Casablanca. Il y a El Jadida et sa cité portugaise, Boulaouane avec sa kasbah, et il y a Benslimane avec le futur grand stade.
Je sais que la FIFA avait des exigences pour qu’il y ait 3 unités hôtelières pas loin de ce grand projet. Benslimane est une ville verte, pas très connue, mais elle mérite de l’être. Je dirais qu’il faudrait travailler aussi cette région pour qu’elle puisse être sollicitée après le Mondial.
Il ne faut pas se limiter au mondial. Il faut anticiper, il faut voir à long terme. Si aujourd’hui nous travaillons un petit peu Benslimane et d’autres régions, dans le cadre du mondial, cela veut dire qu’il va y avoir beaucoup de valeurs ajoutées au niveau du secteur pour la région de Casablanca-Settat.
– À votre avis, que manque-t-il encore à Casablanca pour être perçue comme une destination touristique incontournable ?
– Il faudrait améliorer l’existant, c’est-à-dire notre parc hôtelier, notre parc artisanal, et également étudier les prix.
Pour avoir des étrangers, il faudrait leur préparer une infrastructure, une richesse au niveau des sites, de la restauration, des sites sportifs, pour qu’ils puissent trouver des endroits où ils peuvent consommer, mais être dans de très bonnes conditions. Ce qui n’a pas été le cas aujourd’hui, au niveau du tourisme interne.
Au Maroc, nous avons une âme partout. Ce n’est pas le cas en Europe, sauf en Espagne. Nous avons l’avantage d’être polyglottes. Nous parlons toutes les langues, mais c’est le sourire qui importe le plus. Quand le Marocain sourit, il parle votre langue.
Il faudrait revoir les prix en fonction de la demande parce que cela est exagéré. Il faut fixer des tarifs qui s’adaptent à la prestation.
Le Sacré-Cœur de Casablanca, où quand le présent se conjugue au passé
Il suffit de lever les yeux, en flânant sur le boulevard Rachidi, pour apercevoir sa silhouette immaculée. Édifiée en 1930, l’église du Sacré-Cœur s’impose comme l’un des emblèmes de Casablanca. Monument singulier, elle raconte en même temps l’histoire d’une ville en pleine mutation et celle d’un édifice capable de se réinventer.
Lorsque l’architecte français Paul Tournon en dessine les plans, la cité portuaire vit une période d’effervescence. En plein essor, elle se pense déjà comme une métropole moderne. Par ses proportions imposantes, ses lignes gothiques et ses accents Art déco, l’église traduit la volonté de doter la ville d’un lieu de culte à la mesure de son dynamisme.
Avec près de 1.000 places, elle constitue une prouesse pour son époque.
Édifiée en 1930, l’église du Sacré-Cœur s’impose comme l’un des emblèmes de Casablanca. Ph. DR
Le béton armé, matériau novateur des années 1930, permet d’allier verticalité et légèreté. À l’intérieur, les vitraux diffusent une lumière colorée qui enveloppe la nef d’une atmosphère mystique.
Au-dehors, les arcs élancés et les tours jumelles semblent converser avec le ciel, tandis que la blancheur éclatante de la façade s’accorde avec la lumière du jour. Dès son inauguration, le bâtiment fascine autant les fidèles que les passionnés d’architecture.
L’église du Sacré-Cœur a sublimé le paysage casablancais lors des années 1930. Ph : DR
Son histoire pourtant ne s’arrête pas à sa vocation religieuse. Avec le recul de la communauté chrétienne, l’église cesse d’être un lieu où l’on vient prier dès les années 1950. Mais loin de sombrer dans l’oubli, elle se mue en espace culturel.
Expositions, concerts, festivals ou projections cinématographiques font vibrer ses murs, révélant un monument capable de se transformer sans perdre son âme.
Loin d’être figée, l’église symbolise un patrimoine vivant, en perpétuelle métamorphose. Ph : DR
Pour les amateurs d’urbanisme, le Sacré-Cœur incarne l’un des plus beaux monuments néogothiques revisités. Au-delà de sa construction, l’édifice séduit par l’émotion qu’il dégage, mais invite également à réfléchir à la manière dont une ville redessine ses repères au fil des générations.
L’église du Sacré-Coeur vue du ciel, lors des années 1930. Ph : Flandrin
Loin d’être figée, l’église symbolise un patrimoine vivant, en perpétuelle métamorphose. Une fois son seuil franchi, le silence de la nef apaise. La lumière des vitraux invite à la contemplation, et la fraîcheur des pierres procure un sentiment d’intimité rare.
L’église se transforme souvent en lieu culturel de la capitale économique. Ph : Capture d’écran
Une fois à l’extérieur, la vie casablancaise reprend son rythme trépidant. Le parc de la Ligue arabe, voisin immédiat, offre un prolongement naturel au parcours. Ses allées ombragées et ses terrasses animées rappellent que l’église, loin d’être isolée, s’inscrit dans la respiration d’une ville vibrante et cosmopolite. Une parenthèse précieuse comme on les aime…
En trois ans, 325 enfants réinsérés à l’école grâce au programme de l’association INSAF
L’association INSAF organise, le mercredi 25 juin, une restitution publique des résultats de son programme LCTE – Lutte contre le travail des enfants, lancé à Casablanca en 2022.
Après trois années de déploiement dans trois zones ciblées – Médiouna, Hay Hassani et Derb Ghallef –, le bilan est significatif : 325 enfants ont été retirés de la mendicité et des métiers de chiffonniers pour être durablement réinsérés dans le système scolaire, indique l’association dans un communiqué.
Le programme LCTE, développé à Casablanca depuis 2022, repose sur plusieurs piliers : l’identification des enfants à risque, leur mise à niveau scolaire, un accompagnement psychosocial et, surtout, un soutien direct aux familles.
Chaque famille reçoit une aide financière de 300 dirhams par mois et par enfant, sur une durée de plus de dix ans, jusqu’à la réalisation du projet de vie de l’enfant, explique la même source. Parallèlement, un travail est mené pour faciliter l’accès des familles aux dispositifs sociaux de l’État, comme l’AMO (Assurance maladie obligatoire) et les aides publiques.
Le prince émirati Ammar Humaid Rashed Al Nuaimi installe une holding à Casablanca
Cette entité, installée rue Jean Jaurès à Casablanca, est dénommée « Frame Holding« . Elle est dotée d’un capital social de 100.000 dirhams que le prince héritier de l’émirat d’Ajman détient en totalité.
Selon une annonce légale consultée par Médias24, cette holding, créée le 22 avril et immatriculée au Registre de commerce de Casablanca le 22 mai 2025, a comme objet social :
La prise de participation, la détention et la gestion d’actions ou de parts sociales, dans toutes sociétés constituées ou à constituer sous quelque forme que ce soit, industrielles, commerciales, financières, minières, agricoles, immobilières ou autres ;
La prise de participation, la détention, la possession, la propriété, la gestion et la location de tout bien mobilier et immobilier ;
La gestion de contrôle et la valorisation de cette participation ;
L’acquisition, la cession et la gestion de valeurs mobilières et de droits sociaux ;
L’animation et la co-animation et la coordination des sociétés filiales et participations ainsi que l’assistance administrative financière juridique ;
La réalisation de toutes opérations de trésorerie et de financement au profit des sociétés filiales et des participations ;
La propriété, la gestion et l’exploitation de tous droits de propriété intellectuelle et industrielle ;
Toutes prestations de services, conseils, études au profit des sociétés, sur les plans administratif, comptable, technique, commercial, financier ou autres ;
Et plus généralement, toutes opérations commerciales, industrielles, financières, mobilières ou immobilières se rattachant directement ou indirectement aux activités susmentionnées ou susceptibles de favoriser le développement de la société.
Plus de 3,2 MMDH de la Banque mondiale en appui au programme « Service intra-métropolitain rapproché » à Casablanca
Le conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 350 millions de dollars (plus de 3,2 milliards de DH) pour le pôle de mobilité et de logistique du Grand Casablanca. Ce projet vise à améliorer l’accès aux emplois et aux services essentiels en renforçant les services ferroviaires de passagers dans cette zone géographique, centre névralgique du réseau ferroviaire marocain, indique la Banque mondiale.
Le programme entend également renforcer les capacités de planification et de financement de l’Office national des chemins de fer (ONCF), pour la gestion et l’expansion des infrastructures ferroviaires.
Le Maroc connaît une urbanisation rapide, avec 60% de sa population vivant actuellement en milieu urbain, une proportion qui devrait atteindre 70% d’ici 2050. Cette croissance, particulièrement marquée dans la région Casablanca-Settat, moteur clé de l’économie nationale, offre d’importantes opportunités de développement, rappelle la Banque mondiale.
Dans la zone du Grand Casablanca, le programme « Service intra-métropolitain rapproché » (SIR) modernise les services ferroviaires en rénovant et construisant des gares, tout en augmentant la fréquence des trains de voyageurs. Ce programme garantit l’accès à des lieux clés en 45 minutes, élargissant ainsi les opportunités pour les habitants et les entreprises, tout en améliorant la connectivité et en réduisant l’impact environnemental.
Ce financement de la Banque mondiale appuiera le programme SIR dans la mise en place d’un service ferroviaire électrifié de voyageurs, reliant le centre urbain aux banlieues telles que Zenata, Mohammédia, Nouaceur et Bouskoura.
Quinze gares ferroviaires multimodales
Le programme s’appuiera sur une emprise ferroviaire de 73 kilomètres pour accroître la capacité des voies et améliorer l’infrastructure, notamment les systèmes électriques et de signalisation, avec une attention particulière portée à la résilience climatique. Il vise à désengorger les lignes actuelles et à renforcer la capacité de fret vers le port de Casablanca. Il comprend également des investissements dans l’entretien et la modernisation des infrastructures dans la région Casablanca-Settat.
Quinze gares ferroviaires multimodales seront construites ou réaménagées, en intégrant des principes de développement axés sur les transports en commun et des normes d’accessibilité universelle. Le programme améliorera par ailleurs les installations logistiques du Grand Casablanca, en mettant l’accent sur la logistique ferroviaire à Aïn Sebaâ et sur la connectivité autour d’une nouvelle zone logistique à Zenata.
« L’appui de la Banque mondiale renforcera la gouvernance et les capacités opérationnelles de l’ONCF, appuyant ainsi sa vision à long terme de transformation en société anonyme jouant un rôle de premier plan dans la prestation de services clients », a déclaré Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur de division pour le Maghreb et Malte à la Banque mondiale.
D’ici juin 2031, le programme SIR devrait avoir un impact significatif en facilitant l’accès à des infrastructures de transport durables pour plus de 560.000 résidents. Il améliorera aussi l’accès à l’emploi, avec une augmentation de 7 % des lieux de travail accessibles en 45 minutes via les services ferroviaires de voyageurs. De même, l’accès aux services essentiels sera renforcé, avec une hausse de 7,3 % des points de service atteignables dans ce même délai.
Casablanca : horaires spéciaux des bus pour Aïd al-Adha
Le samedi 7 juin, premier jour de l’Aïd, les bus débuteront leur service à partir de 10 h 30 et assureront des trajets jusqu’à 21 h 00.
Le lendemain, dimanche 8 juin, le service reprendra plus tôt, dès 7 h 00 du matin, pour s’achever également à 21 h 00. Ces horaires correspondent à un planning spécifique conçu pour cette période exceptionnelle.
Le centre de service clientèle d’Alsa observera les mêmes horaires que les bus :
Samedi : de 10 h 30 à 21 h 00
Dimanche : de 7 h 00 à 21 h 00
Parallèlement, l’agence commerciale située sur l’avenue des Nations Unies ouvrira exceptionnellement :
Samedi : de 11 h 00 à 19 h 00
Dimanche : de 7 h 00 à 20 h 00
Retour à la normale dès lundi
Alsa précise que les horaires habituels de l’ensemble de ses services seront rétablis à partir du lundi 9 juin 2025.
Cette initiative vise à assurer la continuité du service public tout en tenant compte du rythme particulier de la ville durant l’Aïd, période durant laquelle la mobilité des citoyens connaît des modifications importantes.
Une direction artistique marquante signée Amir Rouani au Comediablanca Festival 2025
Sans verser dans le spectaculaire gratuit, la démarche d’Amir Rouani a misé sur l’atmosphère : une lumière maîtrisée, des compositions visuelles sobres mais expressives et des références culturelles distillées avec subtilité.
Le décor, pensé comme un fil narratif, a accompagné les artistes sur scène tout en construisant une identité forte pour l’événement.
Le public a ainsi été immergé dans un univers à la fois chaleureux et raffiné, où chaque détail – de l’agencement scénique aux textures choisies – semblait porter un écho du Maroc, revisité avec modernité.
Plutôt qu’un simple habillage, cette direction artistique proposait un regard, une lecture sensible de ce que peut être un festival d’humour ancré dans son époque et son territoire.
Avec ce travail, Amir Rouani continue de tracer un sillon particulier dans le paysage culturel marocain, en apportant une attention particulière à la cohérence visuelle et au sens des formes.
Casablanca : un incubateur de start-up numériques sera construit à Hay Hassani
Un projet d’incubateur pour les start-up numériques verra bientôt le jour à Hay Hassani, à Casablanca. La SDL Casa Aménagement a lancé un marché pour la maîtrise d’œuvre ingénierie de cette future infrastructure, dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH).
Le marché couvre l’ensemble des phases de conception et de suivi, allant de l’étude d’avant-projet détaillée à l’assistance aux opérations de réception provisoire et définitive des travaux, en passant par la réalisation du projet d’exécution, la préparation du dossier de consultation des entreprises, la passation des marchés et la direction des travaux.
Le coût prévisionnel des prestations de maîtrise d’œuvre est estimé à 336.000 DH, pour un délai d’exécution global fixé à 18 mois.
Un espace de 1.400 m² dédié à l’innovation numérique
Prévu dans la préfecture d’arrondissement de Hay Hassani, le futur bâtiment s’étendra sur une surface de plancher totale d’environ 1.406 m². Le budget des travaux est estimé à 11,5 millions de DH.
Site du futur incubateur dédié aux start-up numériques à Hay Hassani.
Le rez-de-chaussée comprendra un espace d’accueil, des bureaux administratifs, un bureau pour le directeur avec sanitaires, une salle de réunion, une salle de conférence, une cafétéria, des espaces de coworking, des box, un studio d’enregistrement multimédia ainsi qu’un espace récréatif.
Le premier et le deuxième étage accueilleront principalement des espaces collaboratifs et de travail, avec des bureaux, des salles de réunion, des salles de classe et des box. Chaque étage sera également équipé de blocs sanitaires accessibles, y compris pour les personnes à mobilité réduite. Une guérite d’accès et des zones de circulation complèteront l’ensemble.
Comediablanca 2025 : la scène francophone, entre éclats de rire et d’identité
Quelque 4.000 spectateurs ont répondu à l’appel d’un humour sans frontière, porté par des artistes venus des quatre coins de la francophonie, unis non par l’origine, mais par une même exigence : faire rire.
Un village pour accueillir le rire
Avant même le début du spectacle, l’atmosphère était à la fête. Devant les portes du complexe, les festivaliers découvraient un village éphémère animé par les partenaires du festival.
Entre stands de street food, boissons fraîches et marques de cosmétiques, l’avant-show se vivait déjà comme une célébration de la diversité et de la convivialité.
Une scène qui pulse dès la première seconde
Pas de lente montée en tension ici. Temps Danse, collectif chorégraphique reconnu pour son énergie, a lancé la soirée dans une explosion de mouvement. Le public, saisi par cette ouverture visuelle spectaculaire, s’est immédiatement laissé happer.
À la croisée du stand-up et de la performance, Meryem Benoua n’a pas simplement présenté la soirée : elle l’a habitée. Impertinente, vive, parfaitement ancrée dans son époque, elle a insufflé un rythme soutenu à la soirée, tout en apportant sa propre couleur à chaque transition. Maîtresse de cérémonie, oui; mais aussi personnage central d’un récit collectif.
Une francophonie drôle, brute et libre
Ce qui a frappé, tout au long de la soirée, c’est la variété de tons et de registres. Le gala n’a pas cherché à lisser les contours de ses artistes : au contraire, il les a mis en valeur dans leur singularité.
Coco Makmak, humoriste franco-libanaise, a ouvert le bal des sketchs avec un regard piquant sur l’entre-deux culturel. Suivaient des humoristes belges, québécois, marocains et français, chacun apportant ses obsessions, son rythme, sa musique intérieure.
Les thèmes ? Identité, amour, absurdités du quotidien, héritages familiaux, parfois même des prises de parole plus engagées. Loin d’un spectacle monothématique, le gala a dessiné une carte vivante des questionnements qui traversent la francophonie aujourd’hui ; avec, pour boussole, le rire.
Erick Baert, un caméléon musical bluffant
Parmi les moments les plus inattendus de la soirée, la performance d’Erick Baert a suspendu le temps. Surnommé « l’homme aux 140 voix », l’imitateur et chanteur français a offert un hommage vocal puissant à des légendes de la musique internationale.
Des classiques de David Bowie, Prince et The Cure ont résonné dans la salle avec une justesse troublante, portés par son talent d’imitateur hors norme.
Dans une ambiance électrique et pleine d’émotion, Baert a démontré que le rire et la musique peuvent dialoguer sur une même scène, créant un pont entre les générations et les cultures.
Roman Frayssinet, une clôture hypnotique
L’ultime partie du show a été portée par Roman Frayssinet, ovationné dès son entrée. Avec son style inimitable ; entre stand-up existentiel, poésie de l’absurde et dérapages contrôlés, il a littéralement suspendu le temps.
Face à une salle tour à tour hilare et captivée, Frayssinet a prouvé qu’il est non seulement un comédien, mais aussi un artiste de la pensée détournée, capable de transformer un sketch en expérience sensorielle.
Roman Frayssinet, humoriste et acteur français.
Techniquement, le spectacle brillait : un son limpide, des lumières sculptées avec intelligence, une gestion fluide des transitions et une scénographie discrète mais efficace. L’attention portée aux détails s’est ressentie dans chaque minute.
Plus qu’un simple gala, cette soirée a rappelé que, dans un monde fragmenté, le rire ; quand il est sincère, libre et intelligent ; reste l’un des derniers langages communs.
Alfa Romeo inaugure un nouveau showroom à Casablanca et célèbre ses 115 ans
Implanté sur le boulevard Al Massira Al Khadra, l’un des axes les plus emblématiques de Casablanca, ce showroom de 65 m² marque une nouvelle étape dans le développement d’Alfa Romeo au Maroc. Conçu selon les derniers codes esthétiques de la marque, il mêle minimalisme, sophistication et émotion, dans un environnement pensé pour sublimer l’expérience client.
Chaque élément de ce nouvel espace a été pensé pour éveiller les sens : jeux de lumière précis, matériaux à textures innovantes et palette de couleurs dominée par le rouge Alfa emblématique, contrasté par des gris minéraux évoquant la puissance et le raffinement.
Loin d’un simple point de vente, ce showroom se présente comme un véritable écrin émotionnel, fidèle à l’ADN passionnel d’Alfa Romeo.
Avec ce nouveau showroom, Alfa Romeo porte à neuf le nombre de ses points de vente à travers le Royaume, couvrant ainsi les principales villes du pays : Tanger, Rabat, Fès, Agadir, Marrakech et Casablanca. Un maillage stratégique qui témoigne de la volonté de la marque d’allier proximité, qualité de service et attention personnalisée, en phase avec les standards internationaux du segment premium.
À travers cette expansion, Alfa Romeo affirme son ambition de renforcer durablement sa présence sur le marché marocain et de séduire une clientèle en quête d’élégance, de sportivité et d’innovation.
Alfa Romeo : le retour gagnant
Cette inauguration intervient dans un contexte particulièrement favorable pour la marque. À fin avril 2025, Alfa Romeo enregistre une croissance de 77% par rapport à l’année précédente, soit la meilleure performance du segment premium.
La progression a atteint 180% lors du mois d’avril, propulsant la marque italienne au deuxième rang des plus fortes croissances du marché automobile marocain, toutes marques confondues.
Au cœur de cette performance, un modèle fait figure de catalyseur : le Junior. Lancé il y a six mois, ce SUV compact électrifié a su capter l’attention dès les premiers jours.
Avec son design audacieux, son tempérament affirmé et son ADN Alfa Romeo, il incarne une proposition à contre-courant sur un marché en pleine transition. Une résonance forte, qui n’est pas sans rappeler l’impact qu’avait eu, en son temps, l’iconique Giulietta.
Cette dynamique s’appuie également sur une organisation structurée et une stratégie claire mise en œuvre par les équipes de Stellantis Maroc. Elle a permis à Alfa Romeo de retrouver une place plus visible sur le marché, en alignant ambition commerciale, rigueur opérationnelle et montée en gamme progressive.
Entretien exclusif avec Nabila Rmili : « Nous bâtissons un Casablanca plus vert, plus fluide et plus résilient »
Casablanca, métropole foisonnante et complexe, fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle dynamique de gouvernance. Depuis l’installation du bureau actuel, présidé par Nabila Rmili, la ville a amorcé une transformation visible, marquée par des projets structurants et une volonté affirmée de rapprochement avec les citoyens.
« Notre Plan d’action communal (PAC) est résolument tourné vers la proximité et la métropolisation« , souligne Nabila Rmili lors d’un entretien qu’elle nous a accordé récemment et que nous publions en plusieurs parties. « Il ambitionne de faire de Casablanca une véritable ville-métropole« .
Fruit d’une large concertation avec les parties prenantes et les élus, le PAC s’articule autour de six axes prioritaires, reflétant les besoins réels du territoire. Alors que le mandat entre dans sa quatrième année, « les premiers bilans font état d’un bon niveau de satisfaction« , estime la maire de la ville.
Amélioration des voiries autour du complexe Mohammed V en vue de la CAN 2025
En effet, l’un des faits marquants de ce mandat réside dans l’amélioration significative des ressources financières de la ville. Le budget de Casablanca, qui plafonnait autour de 3,5 milliards de dirhams (MMDH) sous le précédent conseil, a connu une nette progression pour atteindre près de 5 MMDH en 2025. Une évolution rendue possible grâce à divers mécanismes de mobilisation des ressources, et qui permet aujourd’hui à la ville de disposer d’une capacité d’investissement renforcée pour accompagner ses ambitions de développement.
Parmi les priorités du PAC de ce mandat, figure la réhabilitation des voiries. Il s’agit d’ailleurs de l’un des chantiers les plus visibles à Casablanca, depuis l’arrivée du conseil actuel. Les travaux s’enchaînent et s’accélèrent à l’approche de la CAN 2025, afin de préparer la ville à cet événement mondial tant attendu.
« Casablanca dispose d’environ 6.000 km de voirie. Des programmes de réhabilitation visant des axes prioritaires sont ainsi établis chaque année », nous explique Nabila Rmili. « À ce jour, près de 85 kilomètres ont déjà été rénovés, accompagnés de la modernisation des espaces verts et l’éclairage public pour environ 735 MDH. On s’achemine vers une quarantaine de km supplémentaires, qui seront réhabilités avant la CAN 2025« .
En effet, un marché concernant l’amélioration des voiries autour du complexe Mohammed V a été lancé en mars dernier pour une enveloppe budgétaire de 396 millions de DH (MDH). Il est réparti sur huit lots, dont la majorité ont été attribués. Les travaux sont déjà en cours sur plusieurs axes. Ce marché porte notamment sur le terrassement des voiries et l’aménagement des zones de stationnement, le réaménagement des trottoirs, le renforcement de l’éclairage public, l’assainissement de la voirie, ainsi que la signalisation horizontale et verticale.
« Nous avons également démarré la réfection des voiries autour des stades d’entrainement du Wydad et du Raja et de la zone de l’AUDA ».
Une nouvelle trémie prévue au niveau de l’arrondissement de Sidi Bernoussi
« Si l’on parle des pénétrantes de la ville, six ont à présent été réhabilitées, à savoir la pénétrante de Lissasfa, celle sur la route d’El Jadida, sur le BD Mohammed VI, la pénétrante de Aïn Sebaa et celles de Taddart et de Mekka. »
D’autres travaux « ont pour leur part déjà été entamés et achevés, notamment la réhabilitation du boulevard Zerktouni, ceux de Taddart et de Mekka et, dans le cadre du respect de l’équité territoriale, nous avons aussi agi sur le boulevard Ibnou El Mannan à Hay Mohammadi, sur Jaafar El Bermaki, sur le boulevard Lalla Asmaa à Sidi Moumen, ainsi que sur le boulevard Abdelkader Sahraoui à Sidi Othmane-Moulay Rachid ».
« Une autre pénétrante est en cours de réaménagement ». Il s’agit de celle de Sidi Maârouf, qui vise à décongestionner la ville.
« Nous avons également signé une convention de 300 MDH pour la création de plusieurs nouvelles voies au niveau de l’arrondissement de Sidi Bernoussi, où une nouvelle trémie sera ouverte incessamment« , ajoute Nabila Rmili.
« Nous avons, par ailleurs, réhabilité deux anciennes trémies qui datent des années 1970, à savoir la trémie de Zerktouni et celle de Omar Riffi, ainsi que les ouvrages d’art sur l’autoroute urbaine, dont le nombre s’élève à 28. » D’ailleurs, la voirie de cette autoroute sera réhabilitée dès que les travaux de plantation seront achevés ».
Il convient de souligner que la majorité de ces projets ont été menés à bien, dans des délais particulièrement courts, témoignant d’une volonté d’efficacité et de réactivité de la part du conseil actuel.
Un plan d’urgence de 5 MMDH pour l’assainissement de la ville de Casablanca
Sur le volet relatif à l’assainissement, Nabila Rmili estime qu’un grand travail a été fait. « Casablanca est une ville propice aux inondations. Un plan d’urgence a donc été entamé, et un plan d’action d’urgence de 5 MMDH sera bientôt lancé pour l’assainissement de la métropole ».
« Il s’agit de grandes galeries qui seront mises en place. Certaines sont déjà en cours de réalisation, tandis que la construction d’autres galeries sera bientôt entamée ».
En effet, des marchés ont été récemment lancés par la Société régionale multiservices (SRM) de Casablanca-Settat, dans le cadre d’un programme d’assainissement pluvial prioritaire (PAPP). Ils portent notamment sur la reprise et l’achèvement des travaux de réalisation de la galerie 10 mars et de ses galerie secondaire Lahraouiyine et Lahraouiyine Nord, ainsi que d’une autre galerie sous la route de Zenata notamment.
5 m2 d’espaces verts par habitant, le défi du conseil actuel pour son mandat
Outre ces projets d’infrastructure, l’espace vert constitue l’une des priorités de ce conseil. En effet, l’une de ses promesses pour ce mandat est d’atteindre, à terme, 5 m2 d’espaces verts par habitant. Ce chantier se poursuit, et plusieurs arrondissements ont déjà été couverts.
« L’idée de notre conseil était de doter chaque arrondissement d’un parc et d’espaces verts. Aujourd’hui, certains arrondissements ont déjà eu leurs parcs, à l’instar de Hay Mohammadi, dont le parc Bachar El Khir qui s’étale sur 6 ha a été réaménagé et qui profite quotidiennement à une population de 3.000 habitants, ou encore le parc d’Al Hadaba Al Khadra de 15 ha, qui a été réhabilité dans l’arrondissement de Sidi Moumen. Il s’agit, pour ce dernier projet, de la réhabilitation de l’ancienne décharge de Sidi Moumen, laquelle a été transformée en un parc avec des espaces verts qui profitent à la population de cette zone. »
« Sbata dispose à présent aussi de son propre parc de loisir, ainsi que Ben M’sick. Des parcs sont par ailleurs en cours de réhabilitation, notamment à Sidi Othmane. »
700 m3 de lixiviat sont acheminés quotidiennement à la station Océan pour traitement
« Il faut toutefois préciser que lors de la réhabilitation de ces parcs, nous avons raisonné par âge. Cela signifie que nous avons créé des espaces pour chaque catégorie de visiteurs, en mettant en place des espaces dédiés aux jeunes, des pistes cyclables, des pistes de course, des appareils de musculation, ainsi que des aires de jeux pour enfants et mamans. Nous essayons d’ailleurs d’avoir cette signature sur tout le territoire de Casablanca ».
Par ailleurs, « on ne peut parler d’espaces verts sans évoquer le lac d’El Oulfa« , ajoute notre interlocutrice. « C’est le seul dont on dispose à Casablanca, et grâce à la mobilisation de tous les partenaires, notamment de la région, de la commune et de l’AUDA, c’est un beau projet qui verra le jour dans cette zone ».
Plusieurs chantiers sont toutefois encore en cours, notamment la réhabilitation de l’ancienne décharge sauvage de Médiouna. « C’est un projet qui entre dans le cadre d’une convention globale avec la région de Casablanca-Settat et le ministère de l’Intérieur. Il sera ouvert prochainement, et profitera particulièrement à la population de Médiouna ».
Et Nabila Rmili d’ajouter : « Il faut dire que ce projet était l’un de nos principaux défis. En arrivant à la tête du conseil, il fallait d’abord fermer cette décharge sauvage et en ouvrir une autre, tout en respectant un nouveau cahier des charges. C’était l’affaire de tous les Casablancais. On ne pouvait plus continuer avec une montagne de déchets de 70 m de hauteur, qui constituait un vrai problème environnemental. Nous devions également traiter tout le lixiviat qui s’est accumulé au niveau de cette décharge depuis plusieurs années. Ce liquide a été évacué dans sa totalité. Il bénéficie à présent d’un traitement quotidien. Ce sont donc 700 m3 de lixiviat qui sont acheminés quotidiennement à la station Océan pour traitement. »
« Il s’agit d’un espace de 40 ha en cours de réhabilitation. Nous sommes quasiment arrivés au stade de la plantation, tout en créant un espace récréatif et de loisir. J’ai visité cet espace à plusieurs reprises pour le suivi de son avancement, et je peux dire que cette ancienne décharge non contrôlée sera transformée en un bel espace vert qui bénéficiera aux citoyens casablancais, et en particulier à ceux de Médiouna ».
Chaque réhabilitation de voirie intègre désormais un aménagement global, incluant la végétalisation des abords, l’éclairage public, la signalisation et le mobilier urbain
Outre les parcs, « chaque réhabilitation de voirie intègre désormais un aménagement global, incluant la végétalisation des abords, l’éclairage public (LED), une signalisation correcte qui répond aux normes et la mise en place d’un mobilier urbain ». Ainsi, les boulevards rénovés sont systématiquement bordés d’espaces verts, dans une logique d’embellissement et de durabilité. « C’est une réflexion globale ».
3 grandes STEP mises en place, dont une toujours en cours de réalisation
Cependant, qui dit espace vert, dit automatiquement arrosage. « Malheureusement, lorsque le bureau actuel est arrivé à la tête de Casablanca, on arrosait les espaces verts avec de l’eau potable. Cette pratique ne pouvait se poursuivre au vu des défis hydriques auxquels fait face la ville ».
« Nous avons donc créé des stations d’épuration d’eau. C’est une première à Casablanca. Aujourd’hui, nous disposons de trois STEP, dont une est en cours de construction ». Il s’agit d’ailleurs de l’une des priorités du conseil d’ici la fin de son mandat.
« La première STEP se trouve à Médiouna, avec une capacité de 4.000 m3 par jour. Ses ressources servent à arroser l’autoroute urbaine, dont les abords sont en cours de réhabilitation pour 100 MDH dans un objectif d’harmonisation ».
« La seconde STEP, déjà opérationnelle, se situe à l’intérieur des abattoirs de Casablanca. Elle n’est de ce fait pas visible. Cette STEP a été mise en place, d’abord pour maintenir la certification ISO de nos abattoirs, qui répondent aux normes internationales, mais aussi pour arroser plusieurs quartiers avoisinants. Toute l’eau utilisée dans l’abattage est traitée dans cette STEP et réutilisée pour l’arrosage notamment des territoires de Sidi Othmane, Moulay Rachid, Ben M’sick et Sbata. Sa capacité est d’environ 700 m3/j. »
« La troisième STEP est celle d’El Hank, toujours en cours de réalisation« , a ajouté Nabila Rmili, notant que « pour le système de réutilisation des eaux usées, nous avons à présent deux grandes STEP à Casablanca qui permettent déjà d’arroser plus de 500 ha de la ville. »
« En plus de ce dispositif d’arrosage d’espaces verts par les eaux usées traitées, nous sommes particulièrement fiers de notre projet de réhabilitation des sources d’eau dont on dispose, notamment à Aïn Diab, Sidi Abderrahmane, Aïn Sebaâ et Bernoussi. »
« Un réel travail a donc été fait pour raccorder ces eaux de sources aux canalisations, qui permettent déjà d’arroser toute la partie allant du boulevard Biarritz jusqu’à l’hôtel Suisse. »
« La prochaine étape serait de continuer d’utiliser cette eau pour l’arrosage des espaces verts jusqu’à la corniche de Casablanca, à la Marina, puis au-delà, vers l’avenue des FAR ».
Le prochain contrat de collecte de déchets restera en vigueur jusqu’au Mondial 2030
En dehors de ces chantiers de voirie et d’espaces verts, Casablanca bénéficie aussi de projets d’envergure, « notamment celui de réfection des façades au centre-ville. La ville est à présent plus blanche que d’habitude », souligne Nabila Rmili.
« Je réitère d’ailleurs, à cette occasion, l’appel à la mobilisation des citoyens, car même si cette action est portée par la ville, elle ne relève pas de ses prérogatives« . Cela étant, le chantier reste vaste, et de nombreux efforts restent à déployer pour atteindre les objectifs fixés.
« Je peux également citer le projet de démolition de Bab Marrakech pour sa modernisation. L’appel d’offres relatif à ce chantier est en cours, et nous avons déjà démoli l’ancien pour entreprendre la construction du nouveau. Pour permettre aux commerçants de poursuivre leur activité, nous leur avons construit un marché provisoire au niveau d’Anfa, où ils sont actuellement logés ».
En ce qui concerne la propreté de la ville, la maire de Casablanca en a fait l’une de ses priorités majeures. Plusieurs actions ont alors été entreprises dans ce sens, à leur tête la révision du contrat de collecte des déchets, avec une amélioration du nombre d’agents et des équipements. « C’est un investissement important, de près de 600 MDH supplémentaires par rapport au contrat initial, l’objectif étant de répondre aux exigences de la métropole ».
« Le contrat actuel prendra d’ailleurs fin bientôt, et pour assurer la continuité de ce service vital, nous préparons déjà un autre contrat, qui ira jusqu’au Mondial 2030″. Un appel d’offre pour la préparation de ce contrat a en effet été lancé récemment par Casa Baia, afin de mener les études nécessaires.
Période estivale : lancement d’un programme de nettoiement quotidien, avec un relais de 3 x 24 heures
Par ailleurs, « la période estivale démarre bientôt. Nous lancerons alors un programme de nettoiement quotidien, avec des relais de 3 x 8 heures ».
S’agissant des déchets, Nabila Rmili évoque aussi le projet du futur centre de valorisation des déchets. « En tant que médecin, c’est une fierté de contribuer à un chantier aussi ambitieux, grâce auquel les nuisances des déchets seront éliminées. Une fois cette usine opérationnelle, les déchets de la ville seront quotidiennement séchés, avant de les passer au four pour créer de l’énergie, qui sera notamment dédiée à la production de l’éclairage public. C’est un projet dont on est fier, car c’est une première au Maroc« .
La commune est en phase d’acquisition du terrain qui abritera la future plateforme agroalimentaire
L’autre chantier d’envergure du bureau de Nabila Rmili est celui de la plateforme agroalimentaire. « C’est également l’un des projets phares de ce mandat. Il s’agit d’une ville alimentaire qui s’installera sur une superficie de 260 ha« .
« Nous sommes actuellement en phase d’acquisition du terrain« , nous confie la maire de la ville. « Ce projet viendra remplacer le marché de gros actuellement à Sidi Othmane, lequel sera délocalisé à Had Soualem ».
« Cette future plateforme sera implantée à proximité du nouveau pôle de Sidi Othmane, qui changera le cadre de vie des citoyens de cet arrondissement. »
Du côté de la mobilité, « nous sommes aujourd’hui fiers des quatre lignes de tramway et des deux lignes de BHNS que nous avons mis en place », poursuit Nabila Rmili.
Toutefois, « un nouveau trafic va voir le jour, qui viendra compléter le système de transport à Casablanca, notamment grâce à des projets de l’Office national des chemins de fer (ONCF) dans lesquels la ville est contributrice. Il s’agit du RER et de l’extension de la LGV, qui passeront à l’intérieur de Casablanca et qui relieront le nouveau Grand Stade Hassan II à l’aéroport Mohammed V ».
La nouvelle gare ferroviaire de Hay Hassani sera limitrophe à la future gare routière Sud de Casablanca
« Dans le cadre de ces projets ferroviaires, une nouvelle grande gare est en cours de construction au niveau de Hay Hassani, dont les travaux nécessiteront environ trois ans. Cette gare sera limitrophe à la future gare routière Sud de Casablanca que nous ambitionnons de créer ».
« Outre cette gare routière Sud, nous envisageons aussi de construire une gare routière au nord de la ville. Celle de Ouled Ziane est pour sa part en cours de réhabilitation ».
Quid des leçons tirées par Nabila Rmili à la tête d’une métropole aussi complexe ?
« C’est passionnant de gérer une aussi grande ville », nous confie Nabila Rmili. « Je suis fière et enchantée de gérer un conseil très ambitieux, qui voit grand pour la ville et qui est à l’écoute des citoyens ».
« Casablanca n’est pas une ville normale. C’est une ville métropolitaine, peuplée et qui ne dort pas. Par conséquent, il ne faut pas dormir« .
« Notre charge est lourde, mais nous travaillons avec beaucoup de responsabilité et de partage. Monsieur le Wali est une personne qui est également à l’écoute, et nous sommes dans une convergence d’idées et de projets. Ensemble, nous ambitionnons de tirer Casablanca vers le haut, sous les hautes instructions de sa Majesté le Roi Mohammed VI », conclut la maire de la ville.
Casablanca : le point sur l’état d’avancement du projet de centre de valorisation des déchets
Le projet doit d’ailleurs s’accélérer, « la capacité actuelle de la décharge contrôlée en exploitation s’élevant à peine à une année », nous confie la maire de la métropole.
« Après l’adoption du cahier des charges et l’acquisition du terrain, un appel d’offre international a été lancé », lequel a été remporté par un groupement maroco-japonais constitué des sociétés Nareva et Hitachi.
« Il s’agit d’un contrat d’une durée de 40 ans« , nous précise Nabila Rmili. « Actuellement, ce contrat est en phase finale de signature. La notification a d’ailleurs été envoyée à l’adjudicataire. On peut dire qu’on est à la phase finale de mise au point technique« .
Le projet est donc imminent. L’objectif de la présidente de la commune est de démarrer la construction de l’usine le plus tôt possible pour finaliser la première phase d’ici une année, et assurer la continuité du service.