La Chine veut promouvoir un développement accru du partenariat stratégique avec le Maroc

Au cours de cet entretien, Xi Jinping a salué la trajectoire positive des relations sino-marocaines, marquées par des avancées significatives dans plusieurs domaines, rapporte l’agence de presse chinoise Xinhua.

Le président chinois a rappelé la visite d’État effectuée par le Roi Mohammed VI en Chine en 2016, un événement clé qui avait permis de hisser les relations bilatérales à un niveau stratégique.

Le président chinois Xi Jinping a exprimé la volonté de la Chine de renforcer son partenariat stratégique avec le Maroc. Il a également affirmé que les deux pays continueront à se soutenir mutuellement sur les questions touchant leurs intérêts fondamentaux et œuvreront pour un développement accru de leur coopération.

Xi Jinping a réitéré l’engagement de la Chine à soutenir les efforts du Maroc pour préserver sa sécurité et sa stabilité nationales. Il a également mis l’accent sur l’importance de renforcer les échanges culturels entre les deux nations pour consolider les bases de leur amitié.

Dans le cadre de l’Initiative « La Ceinture et la Route », le président chinois a exprimé sa volonté de collaborer avec le Maroc pour mettre en œuvre les résultats du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine et de la 10ᵉ conférence ministérielle du Forum de coopération sino-arabe, en vue de stimuler la coopération dans divers domaines.

Le Prince héritier Moulay El Hassan a, de son côté, souligné que les relations bilatérales entre le Maroc et la Chine maintiennent une dynamique positive.

Il a également affirmé l’engagement du Royaume à approfondir les relations avec la Chine et insisté sur l’importance des échanges culturels et linguistiques.

Sur instructions du Roi Mohammed VI, le Prince Héritier Moulay El Hassan avait reçu, le jeudi 21 novembre à Casablanca, le président chinois Xi Jinping, à l’aéroport Mohammed V de Casablanca.

Nasser Bourita s’entretient à Pékin avec son homologue chinois

Cet entretien s’inscrit dans le cadre de la dynamique positive que connaissent les relations bilatérales depuis la signature de la déclaration du partenariat stratégique par le Roi Mohammed VI et le président Xi Jinping, à l’occasion de la visite royale, à Pékin, en mai 2016.

Dans cet esprit, les deux pays ont confirmé leur soutien « clair, constant et réciproque » sur les questions fondamentales qui touchent aux intérêts vitaux du Maroc et de la Chine.

Les deux ministres se sont également félicités de la « profondeur et de la richesse des relations d’amitié et de coopération » entre les deux pays, et ont salué les initiatives dynamiques et ambitieuses prises pour renforcer les liens politiques, économiques et culturels bilatéraux.

Cette réunion a également été l’occasion pour les deux parties d’examiner les perspectives de développement des échanges économiques et commerciaux, notamment celles offertes dans les métiers mondiaux du Maroc, à travers l’encouragement des investissements chinois dans le Royaume.

A cet égard, la Cité Mohammed VI Tanger Tech, lancée à l’occasion de la visite royale à Pékin en 2016, constitue un projet ambitieux de ville industrielle et intelligente, et illustre la convergence des visions marocaine et chinoise. Cette Cité a vocation à devenir un hub majeur pour les technologies avancées et les projets industriels de nouvelle génération. Les investissements chinois croissants enregistrés dans le Royaume, notamment dans les secteurs de la mobilité électrique, de l’automobile, des énergies renouvelables et des infrastructures, témoignent du succès de cette initiative.

La rencontre a également été l’occasion de relever la relance des flux touristiques chinois vers le Maroc, grâce à la décision de lever l’obligation de visa pour les citoyens chinois depuis le 1er juin 2016, ce qui a considérablement renforcé les liens culturels et humains entre les deux pays amis.

Au cours de cet échange, Nasser Bourita a présenté les récentes initiatives annoncées par le Roi Mohammed VI, notamment celle qui vise à promouvoir la stabilité, la sécurité et la prospérité économique des pays africains riverains de l’Atlantique ; l’initiative pour favoriser l’accès des États du Sahel à l’Océan Atlantique ainsi que le projet stratégique du gazoduc Maroc-Nigéria, qui ambitionne de renforcer l’intégration régionale et de stimuler le développement économique le long de la côte atlantique africaine et au-delà.

M. Wang Yi a, pour sa part, salué le leadership du Roi Mohammed VI en faveur de la stabilité et du développement économique et social du Royaume, et loué la contribution du Maroc à la promotion de la paix et de la sécurité régionale et internationale.

Les deux ministres se sont félicités des progrès réalisés dans le cadre de l’initiative de la Ceinture et la route (BRI), à la faveur de la signature du mémorandum d’entente de 2017 et du Plan de mise en œuvre pour la construction conjointe de la BRI en 2022. Les discussions entre M. Bourita et son homologue chinois ont également abordé plusieurs autres questions régionales et internationales d’intérêt commun.

Initiative Ceinture et Route de la Soie: Le Maroc expose sa stratégie sur les zones franches

Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la Coopération africaine a pris part le 25 avril à Pékin, au 2e forum sur l’initiative Ceinture et Route de la Soie. Ce forum a connu la participation de nombreux hauts responsables chinois ainsi que de ministres africains, asiatiques, du Moyen Orient et d’Amérique latine.

Les présidents et directeurs des plus grandes zones économiques et industrielles du monde étaient également présents. Les intervenants ont loué la qualité des relations économiques entre leurs pays respectifs et la Chine, notamment au niveau des investissements opérés et de l’augmentation du volume des échanges.

Lors de sa déclaration, M. Jazouli a salué l’initiative de la Nouvelle Route de la Soie qui va sans équivoque contribuer au développement socio-économique inclusif de millions de personnes dans le monde. Abordant la thématique de la promotion des zones de coopération économiques et commerciales, il a mis en exergue la stratégie globale des zones franches développées par le Maroc.

A titre d’exemple, M. Jazouli a cité le Port de Tanger Med qui s’est imposé, en à peine 8 ans, comme le 1er port africain sur l’activité conteneur, dont la valeur globale traitée en 2018 s’élève à 33 milliards USD. Cette plateforme régionale de compétitivité industrielle a permis l’émergence de pôles d’excellence dans divers domaines, comme en témoigne, pour le secteur automobile, l’installation de Renault Tanger Med pour un investissement global de 1,5 milliard de dollars avec une production de plus de 400.000 véhicules par an.

Dans ce cadre, la mise en place de partenariats tripartites innovants est essentielle. C’est à ce titre que le projet de la Cité Mohammed VI Tanger Tech représentera un trait d’union entre la Chine et l’Afrique. Il devrait permettre à terme la création de 100.000 nouveaux emplois et l’installation d’entreprises chinoises de renom opérant dans différents secteurs ouvrant des opportunités sur un marché africain de plus de 1.2 milliards de consommateurs.

Adoption d’une résolution sur la lutte anticorruption par le CDH à l’initiative du Maroc

Ce projet relatif à «l'impact négatif de la corruption sur la jouissance des droits de l'Homme» fait suite aux recommandations d'un panel de discussions organisé au cours de la session de mars du CDH.

Présentant le texte de la résolution au nom du Maroc, de l'Autriche, du Brésil, de l'Indonésie et de la Pologne, le représentant permanent du royaume à Genève, Omar Hilale, a souligné le lien étroit entre le phénomène de la corruption et les droits de l'Homme et le rôle que peut jouer le conseil en la matière.

«C'est pourquoi nos pays ont jugé opportun de donner suite aux recommandations du panel en vue d'explorer le rôle que pourrait jouer le Conseil des droits de l'Homme dans ce domaine», a-t-il expliqué.

Le diplomate marocain a fait savoir que l'objectif principal de la résolution est de demander au Comité consultatif du CDH d'examiner cette question et de présenter un rapport au conseil en juin 2014.

Le texte demande en effet au comité de recueillir les contributions des parties prenantes, notamment les Etats membres de l'ONU, les organisations régionales et internationales compétentes, particulièrement l'Académie internationale de lutte contre la corruption et le Haut-commissariat aux droits de l'Homme, ainsi que les institutions nationales des droits de l'Homme, la société civile et les universités.

Il invite également le Comité consultatif à prendre en compte le mandat spécifique du Conseil des droits de l'Homme et le travail effectué sur cette question par les mécanismes et organes compétents de l'ONU.

Tout en reconnaissant que toutes les formes de corruption peuvent avoir de sérieux effets négatifs sur la jouissance des droits de l'Homme, la résolution souligne l'importance d'examiner les moyens de mieux utiliser les mécanismes de l'ONU relatifs aux droits de l'Homme.

Elle met en évidence la contribution de la coopération internationale en matière de lutte contre la corruption à la promotion et la protection des droits de l'Homme et rappelle le mandat de la Conférence des Etats parties à la convention internationale contre la corruption, dont la 5ème session est prévue en novembre à Panama.