Droit à l’image : Centrale Danone sanctionnée face à un ancien cadre

Le tribunal de commerce de Casablanca a condamné Centrale Danone à verser 400.000 dirhams à son ancien directeur commercial, Abdeljalil Likaimi, pour atteinte au droit à l’image et exploitation de données personnelles.

Rendu le 2 juin 2025, le jugement impose également à l’entreprise la suppression immédiate de toutes les photos et vidéos du requérant publiées sur sa page Facebook, sous astreinte de 4.000 dirhams par jour de retard à compter du refus d’exécution. Le reste des demandes a été rejeté.

Un visage connu du boycott de 2018

L’intéressé est un ancien cadre dirigeant de l’entreprise. Il avait occupé le poste de directeur commercial chez Centrale Danone, et s’était notamment illustré publiquement en 2018 comme porte-parole de l’entreprise lors de la grande campagne de boycott lancée au Maroc. Il a quitté l’entreprise depuis.

Pour l’heure, les faits précis à l’origine du contentieux ne sont pas publics, la copie complète du jugement n’ayant pas encore été notifiée aux parties. Il s’agit d’une décision de première instance, qui peut être suspendue en cas d’appel.

Une jurisprudence en construction sur les données personnelles

L’affaire s’inscrit dans une tendance récente observée dans la juridiction commerciale de Casablanca, où plusieurs décisions judiciaires abordent les limites de l’usage des données personnelles en entreprise, notamment après la rupture du contrat de travail.

Début mai, Médias24 avait révélé un cas similaire dans un litige opposant Allianz à un ancien salarié. Dans ce dossier jugé en appel, l’assureur avait été condamné à verser 40.000 dirhams à un ancien conseiller commercial, dont l’image, le nom et le numéro de téléphone étaient toujours diffusés sur la page Facebook de l’entreprise, malgré sa démission.

La cour avait rejeté l’idée que la transmission volontaire de ces données équivalait à un consentement et rappelé que seul un accord explicite, spécifique et éclairé permettait une telle diffusion publique. Le maintien des données sans base légale avait été jugé suffisant pour établir l’existence d’un préjudice réparable.

Centrale Danone et Tibu Africa s’allient pour renforcer l’employabilité et la santé par le sport à Fquih Ben Salah

Le programme Génération Sportive a pour objectif de transformer les écoles publiques primaires en espaces de santé et d’activité physique, explique un communiqué publié pour l’occasion. Grâce au déploiement d’animateurs sport santé, 5.000 enfants issus de 10 écoles bénéficieront d’une éducation axée sur le sport, favorisant ainsi leur développement physique, mental, et social, poursuit la même source. Cette initiative vise également à promouvoir un mode de vie sain et actif dès le plus jeune âge, en intégrant des formations sur la nutrition.

Le deuxième programme, « Insertion professionnelle des jeunes adultes par le sport », cible les jeunes adultes en situation de NEET (ni en emploi, ni en études ni en formation) en se concentrant sur la formation en alternance et l’acquisition d’une expérience professionnelle dans le domaine du sport. Ce projet permettra la création de 25 emplois pour ces jeunes adultes à Fquih Ben Salah au terme d’une formation en alternance d’une durée de 9 mois, souligne le communiqué. Ce programme vise à fournir aux jeunes adultes les compétences nécessaires pour une meilleure insertion socio- économique.

La convention vise à atteindre plusieurs objectifs :

– Offrir aux enfants des opportunités d’apprentissage et de développement, tout en promouvant un mode de vie sain et actif.

– Fournir aux jeunes adultes des compétences et des opportunités pour accéder à l’emploi et contribuer au dynamisme économique régional.

– Promouvoir la préservation de l’environnement à travers des formations animées par les collaborateurs de Centrale Danone.

Centrale Danone obtient la certification B Corp™

La certification couvre l’ensemble des activités de Centrale Danone, et consacre le double projet économique et social de l’entreprise conformément à la mission de Danone : « Apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre », peut-on lire sur un communiqué de Centrale Danone. « Elle reconnaît l’engagement de l’entreprise à aller au-delà de la simple rentabilité financière, en plaçant la responsabilité sociale et environnementale au cœur de sa stratégie », poursuit-on.

« Cette certification B Corp™ est une reconnaissance des efforts de nos équipes pour avoir un impact positif sur notre communauté et l’environnement de notre pays. Nous sommes fiers de contribuer à un avenir durable, en harmonie avec nos valeurs. La certification B Corp™ est en parfaite ligne avec la vocation économique et sociale de Danone, qui vise à créer un impact positif pour l’ensemble de ses parties-prenantes », a déclaré Hervé Orama Barrère, PDG de Centrale Danone, cité dans le communiqué.

Lucy Muigai, directrice exécutive de B Lab Africa, a ajouté : « Nous sommes ravis d’accueillir Centrale Danone dans la communauté B Corp™. Ce mouvement regroupe des entreprises engagées à changer la façon dont le business opère, prouvant que l’entreprise peut vraiment être une force pour le bien. Centrale Danone sera une addition fantastique à cette communauté et continuera de faire avancer la conversation ».

Octroyée par l’organisme indépendant B Lab®, cette certification atteste du respect de normes rigoureuses en matière de performance sociale et environnementale, de transparence et de responsabilité, en auditant l’entreprise de manière scrupuleuse sur 5 volets :

• Gouvernance : assurer la transparence et l’engagement envers une mission sociale qui bénéficie à tous ;
• Environnement : mise en œuvre pratiques de gestion des ressources qui préservent la planète pour les générations futures ;
• Collaborateurs : créer un cadre épanouissant qui favorise le développement de carrière, le bien-être, l’engagement et la satisfaction de tous les employés ;
• Communautés : s’engager activement dans des initiatives de responsabilité civique pour renforcer le tissu social local ;
• Consommateurs : cultiver une relation de confiance avec les clients en intégrant des pratiques durables et éthiques dans la chaîne d’approvisionnement.

Hervé Orama Barrere, nouveau PDG de Centrale Danone

Avant de rejoindre Centrale Danone, Hervé Orama Barrere a occupé le poste de directeur général de Danone Afrique du Sud et, depuis le début de cette année, ses responsabilités se sont étendues à l’Afrique subsaharienne. Dans ce rôle, il a supervisé un portefeuille de marques telles que NutriDay, Ultra Mel, Yogi Sip, Inkomazi, DanUp et FanMilk.

Son parcours inclut également des fonctions de direction générale en Algérie et au Nigeria, où il a considérablement contribué à renforcer la présence de Danone dans les catégories de nutrition infantile et de produits laitiers essentiels.

Nathalie Alquier a dirigé Centrale Danone de 2019 à 2024, avec une vision claire et un engagement fort envers l’innovation et la durabilité, souligne un communiqué de Danone.

À l’annonce de sa nomination, Hervé Orama Barrere a déclaré : « Je suis honoré de rejoindre Centrale Danone et de poursuivre le travail exceptionnel accompli par Nathalie. Je suis convaincu que nous continuerons à renforcer notre position sur un marché aussi important que celui du Maroc et à promouvoir des pratiques durables en ligne avec notre mission d’entreprise : apporter la santé par l’alimentation au plus grand nombre. Le Maroc représente un marché stratégique pour Danone. Nous sommes confiants dans les perspectives de développement de ce marché et déterminés à maintenir une croissance continue de nos projets et à renforcer notre présence ».

SIAM. « L’élevage laitier face aux changements climatiques » au cœur d’un débat organisé par Centrale Danone

Le débat, organisé autour de « l’Élevage laitier et changements climatiques : Quelles pratiques durables ? », a porté sur l’importance cruciale de l’adoption des énergies renouvelables et des pratiques de recyclage efficaces pour améliorer la circularité des ressources.

Les panélistes ont souligné l’urgence d’intégrer des cultures fourragères résilientes et économes en eau afin de maintenir la productivité tout en préservant les ressources hydriques vitales. Le rôle de la digitalisation, des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle a été également souligné.

« La table ronde a offert une plateforme exceptionnelle pour discuter des avancées et des solutions pratiques pouvant être mises en œuvre pour assurer la durabilité de l’élevage laitier face aux changements climatiques. Les idées et les engagements issus de cette session montrent la voie vers une industrie plus résiliente et responsable », a déclaré Rachid Khattate, secrétaire général de Centrale Danone.

Ce débat a permis de mettre en lumière les stratégies et les innovations qui façonneront l’avenir de l’élevage laitier au Maroc et au-delà, avec un consensus clair sur la nécessité d’agir durablement et efficacement.

La table ronde a réuni des spécialistes tels que Nawfel Roudies, responsable de la Business Unit Al Moutmir à l’UM6P, Badr Benjelloun, chercheur en génomique du bétail à l’INRA Maroc, Elmostafa Elhabib, directeur de Tourba Morocco, Emmanuel Marchant, vice-président du programme Africa Milk Sustainability du groupe Danone, Fatima Zohra El Aiboude, responsable de la croissance et de l’innovation à AgriEdgeUM6P, Julia Tatin, développeur agro-industriel pour la région MENA / Afrique, Nihal Bounaim, chef de projet à la Fondation Crédit Agricole.

Centrale Danone lance une série de rencontres régionales pour promouvoir l’agrégation dans la filière laitière

Selon un communiqué de Centrale Danone, la première de ces rencontres vient d’avoir lieu le 13 décembre 2023 à Sidi Bennour, pour le compte de la région Casablanca-Settat. Elle sera suivie d’une rencontre le 14 décembre 2023 à Beni Mellal pour la région Beni Mellal-Khénifra. Deux autres rencontres sont prévues le 20 décembre dans la région Marrakech-Safi et le 25 décembre dans la région Kénitra-Rabat-Salé.

Ces rencontres ont pour objectif de présenter aux agriculteurs locaux les avantages du programme d’agrégation de Centrale Danone, qui vise à structurer et à rendre la filière laitière plus compétitive, poursuit la même source. Le modèle de l’agrégation offre une relation transparente entre l’agrégateur et les producteurs, une assistance technique pour professionnaliser leurs exploitations et une mise à niveau des équipements, indique encore la même source.

L’agrégation permet également à Centrale Danone de sécuriser une base d’approvisionnement plus large et régulière pour ses unités agroindustrielles, tout en développant ses capacités industrielles.

Pour les agriculteurs, elle représente une opportunité d’améliorer leurs revenus et d’accéder à un marché plus fiable grâce à une meilleure qualité de production, relève le communiqué. Elle offre aussi la possibilité d’ »acquérir de nouvelles compétences et d’adopter des technologies avancées ».

Sur le plan financier, le programme d’agrégation est aligné avec le nouveau contrat-programme lié à la stratégie Génération Green pour la filière lait, prévoyant un investissement global de 12,13 milliards de DH d’ici 2030.

Le programme d’agrégation de Centrale Danone ciblera plus de 20.000 exploitants dans la région de Doukkala dans un premier temps, marquant un pas significatif vers une filière laitière plus durable et compétitive au Maroc, conclut-on.

Filière laitière. Une conversation avec Nathalie Alquier, PDG de Centrale Danone

Plus de 50.000 éleveurs marocains collaborent avec Centrale Danone pour assurer 30% de la production nationale de lait transformé. L’entreprise qui est présente depuis 1940 dans le Royaume est devenue au fil du temps un acteur majeur de la filière laitière sur le territoire national. 

Une filière qui depuis la pandémie de Covid-19, traverse une crise sans précédent qui s’est accentuée l’année dernière. Comment Centrale Danone a-t-elle vécu l’importante baisse de production et quels sont les leviers à activer pour éviter pareille situation ? Médias24 a posé la question à Nathalie Alquier, PDG de Centrale Danone. 

Suite au lancement de la seconde phase du programme « Hlib Bladi », ce jeudi 4 mai, en marge de la 15ème édition du Salon international de l’agriculture (SIAM), Nathalie Alquier revient donc sur la période compliquée traversée par la filière laitière, sans éluder aucune question. Une baisse de la production laitière d’environ 20%

La pénurie de lait de l’année dernière n’est pas passée inaperçue. Le consommateur avait parfois du mal à s’approvisionner en ce produit alimentaire de base. Dans certains quartiers, il fallait parfois se réveiller de bonne heure pour acheter sa brique de lait. Une situation dont les causes sont multifactorielle, née lors de la crise sanitaire et qui s’est aggravée à cause des épisodes de sécheresse successifs. 

« Le Covid avait déjà un peu désorganisé la filière et perturbé les circuits d’insémination, en raison des difficultés de déplacement. L’inflation des matières premières et en particulier des aliments composés a également eu un impact négatif. Pendant un temps, la production laitière n’était plus rentable et plusieurs éleveurs ont préféré abattre du bétail ou dans le meilleur des cas, diminuer l’alimentation destinés aux vaches laitières ». 

L’effectif du cheptel bovin a en effet perdu 400.000 têtes depuis le début de la crise sanitaire. « Une situation qui a provoqué une baisse du rendement d’au moins 20% en termes de production laitière. Nous avons commencé à observer ce recul en septembre 2022, alors que par le passé, la production était plutôt excédentaire ». 

Une pénurie qui a favorisé le colportage de lait 

En parallèle, la pénurie a également favorisé le développement d’un véritable fléau, le colportage de lait. « Le problème lorsqu’il y a une pénurie, c’est le colportage qui gagne du terrain. Le tiers du lait en circulation passe par des circuits informels, qui ne respectent pas la chaîne du froid et ne sont pas concernés par des contrôles pour détecter par exemple la présence d’antibiotiques ». 

Mme Alquier estime que l’impact est avant tout un problème de santé publique. « Le lait au Maroc a une charge bactérienne importante. Mais ce n’est pas nécessairement un problème, du moins si la chaîne du froid est respectée, le produit traité et pasteurisé avec soin ».

En revanche, le passage de cette charge bactérienne par un circuit désorganisé participe à la multiplication de germes qui peuvent être pathogènes. Pour notre interlocutrice, la sensibilisation est le principal remède au colportage de lait. « Certes, les autorités luttent contre le lait colporté, mais le consommateur doit être convaincu du danger inhérent au lait colporté, surtout que ce sont des produits que consomment les enfants ».

Il fallait redonner confiance aux fermiers 

Une fois les problématiques liées à la pénurie de lait identifiées, il fallait apporter des réponses adéquates, d’autant que le lait colporté représentait un réel danger de santé publique. Centrale Danone a soutenu davantage les fermiers qui sont en réalité le cœur de l’activité de l’entreprise agroalimentaire.

« Nous avons pris le parti de soutenir nos éleveurs avec une augmentation des prix aux fermiers. C’était indispensable et c’est aller de pair avec la hausse des prix à la consommation ». L’augmentation du prix de la brique de lait constatée il y a quelques mois correspond ainsi à la hausse des prix aux fermiers.

« Il fallait leur redonner confiance en l’écosystème. Autrement, la situation risquait d’empirer ». Cette mesure a permis de stabiliser la production et les prix de vente, grâce notamment à l’arrêt de l’abattage. « Il y a aussi eu d’autres mesures importantes d’accompagnement, prises par le ministère de l’Agriculture, à l’image des subventions des aliments composés ». 

Une fois les prix stabilisés, la phase de reconstruction a pu être enclenchée avec une augmentation progressive du nombre de vaches laitières. D’autant que les pluies d’avant ramadan ont offert du répit aux éleveurs en améliorant les parcours et donc l’alimentation du bétail. 

« Ces précipitations nous ont donné un élan qui a été consolidé par les subventions pour les génisses locales ou importées. C’est ainsi que le ministère de l’Agriculture et Centrale Danone ont réussi à relancer la filière et la production laitière, dont la matière première a d’ailleurs récemment été marquée par une meilleure lactation« . 

Davantage d’attractivité et moins de pénibilité 

La reconstruction de la filière laitière en vue de retrouver des performances normales ne se fait pas en un claquement de doigt. Cet objectif nécessite d’entreprendre plusieurs actions pour augmenter l’attractivité du secteur et réduire sa pénibilité. 

« Les jeunes générations considèrent le métier d’agriculteur comme peu attrayant. Dans le cadre de “Hlib Bladi”, l’un de nos objectifs est justement de redonner de l’attractivité, en assurant des revenus décents à travers l’augmentation du rendement de chaque vache laitière et du nombre de têtes par ferme ». 

Le second axe réside dans la diminution de la pénibilité qui caractérise la profession à travers une mécanisation du processus de production, ainsi qu’une gestion collaborative entre Centrale Danone et les fermiers, notamment en matière d’alimentation. 

« Ceci implique un investissement dans les fermes consenti par notre entreprise, en termes de bien-être animal et d’aménagement général de la ferme pour assurer de meilleures conditions de production ». La formation des éleveurs est également un élément déterminant.

Alors que par le passé, le taux de retour du lait au fermier était important, “il est devenu extrêmement faible, en dessous de 1%”, assure Nathalie Alquier. Pour en arriver là, il y a eu un accompagnement de l’agriculteur, jusqu’au plus petit maillon de la chaîne, au niveau de la ferme, pour améliorer les pratiques, augmenter le niveau d’hygiène.

« Enfin, nous tenons particulièrement à assurer l’éducation des enfants des éleveurs afin que les familles conservent leurs terres ». Centrale Danone est convaincue de la relance du secteur laitier à l’avenir. Même si le coût des matières premières importées ne risque pas de baisser et que la sécheresse semble perdurer.

« Grâce à la vision du Roi Mohammed VI, incarnée par la stratégie Génération Green, nous sommes optimistes en l’avenir ». De surcroît, « les consommateurs marocains sont friands de produits laitiers et nous sommes l’acteur majeur qui fait le pont entre le fermier et nos clients ». 

« Hlib Bladi », un projet de plus de 10 MDH pour assurer une production laitière durable

En étroite collaboration avec le ministère de l’Agriculture, Centrale Danone lance la deuxième phase du programme « Hlib Bladi », dont le coup d’envoi a coïncidé avec la 15e édition du Salon international de l’Agriculture, qui se tient du mardi 2 au dimanche 7 mai 2023 à Meknès.  

Pour le département de tutelle, les défis de la filière lait représentent un enjeu majeur. Redouane Arrach, secrétaire général du département de l’Agriculture, a annoncé à l’occasion de la présentation dudit programme « qu’en plus des différentes incitations mises en place, le gouvernement subventionnera les éleveurs à hauteur de 6.000 DH par tête de vêle ».

Après la première phase d’accompagnement, qui a concerné 30 centres de collecte regroupant 1.600 éleveurs issus de la région de Chaouia, la seconde phase du programme « Hlib Bladi », d’un budget de 10 MDH, cible 10.000 éleveurs regroupés au sein de 170 centres de collecte sur un périmètre étendu.

« En plus de la région de Chaouia, de nouveaux centres de collecte sont prévus cette année dans la zone de Doukkala, ainsi que dans d’autres bassins laitiers pour les années suivantes », précise Nathalie Alquier, PDG de Centrale Danone. « La première phase nous conforte dans notre décision de porter le nombre des bénéficiaires de 1.600 à 10.000 petits éleveurs, à compter de cette année. »

Entre 40 et 50 millions de dirhams d’investissement 

Le programme « Hlib Bladi », ambitionne de développer la production laitière du Royaume, à travers la consolidation d’un modèle d’élevage durable, d’où la nécessité d’encadrer les petits éleveurs, acteurs clés du secteur laitier dans le Royaume. 

Cette initiative assure ainsi aux éleveurs laitiers un accès continu au service de financement, un approvisionnement en intrants et équipements, tout en encourageant les pratiques agricoles régénératives et la numérisation des outils.

« Grâce à ce programme, plusieurs petits producteurs laitiers ont vu leurs performances de production se multiplier par trois et parfois par quatre », indique Centrale Danone. Des résultats qui ne sont pas le fruit du hasard, mais la récompense d’un travail d’accompagnement de longue haleine. 

Cet accompagnement des petits éleveurs dans le cadre du programme « Hlib Bladi » s’articule autour de trois axes : social, économique et environnemental. Concernant le volet social, le programme poursuit les objectifs suivants :

– renforcer les capacités des éleveurs à travers l’accompagnement continu et des formations aux principes de gestion de l’élevage laitier ; 

– faire des coopératives des lieux d’encadrement et d’offres de service au profit des éleveurs ;

– accompagner les jeunes pour développer l’auto-entrepreneuriat et préparer la relève ;

– encourager l’éducation des enfants des éleveurs. 

Sur le plan économique, il s’agit d’améliorer la rentabilité de la petite exploitation laitière et les conditions de vie des éleveurs, ainsi que les pratiques, les équipements et les infrastructures, aussi bien au niveau des fermes, des champs que des centres de collecte de lait (CCL).

En sus, le programme « encourage la production locale des aliments de bétail et améliore la génétique et la santé du cheptel », précise Centrale Danone.

D’un point de vue environnemental, le programme s’appuie sur le recyclage des déchets et l’utilisation des énergies renouvelables. 

Centrale Danone lance le premier lait UHT en poche

Doté d’un packaging pratique et aseptique, ce nouveau lait UHT sans conservateurs permet une longue conservation.

Le pack a la forme d’un sachet sans pliage: très pratique à transporter et à tenir. Cet emballage protège contre la lumière et l’oxygène. Il est facile à empiler et à stocker.

« Le lait UHT Salim est un lait 100% naturel, sans conservateurs ni antibiotiques. Il apporte tous les bénéfices santé du lait, avec moins de matières grasses », indique un communiqué.

Didier Lamblin quitte Centrale Danone

Les périodes agitées à Centrale, il ne pouvait pas les escamoter dans son traditionnel speech de départ : la première fut une grève longue, dure et peu médiatisée, provoquée par le plan de transformation de la force de vente. Centrale Danone dont il était chargé d’assurer l’intégration au groupe, avait hérité d’une organisation à l’ancienne dans les tournées commerciales. Il a voulu passer à la prévente, un vieux projet d’ailleurs jamais abouti dans cette entreprise. La prévente signifie un effectif moindre et une rémunération souvent inférieure des vendeurs. On imagine les résistances : “j’ai vécu mon expérience professionnelle la plus dure, la grève la plus longue“…

Le second choc de son mandat de quatre ans, ce fut le boycott, lancé le 23 avril 2018. Un épisode terrible et historique, sujet non épuisé par les sociologues ou les économistes. Emmanuel Faber s’est d’ailleurs personnellement impliqué pour trouver des voies de sortie. Aujourd’hui, l’entreprise revient de loin. Elle est sauvée, dira Lamblin. Ou en voie de l’être.

Lamblin a effectué toute sa carrière au sein de Danone. Ses responsabilités en France, au Mexique, en Afrique du Sud lui ont valu tous les lauriers. Son expérience marocaine, la dernière de sa carrière à Danone, a été la plus dure humainement parlant et il s’est fait un point d’honneur à faire aboutir son plan d’intégration et à surmonter le boycott avant la fin de son mandat.

“Emmanuel“ (Faber) l’a soutenu, tout comme “Franck“ (Riboud) avant lui. Didier Lamblin aura transmis au Maroc le principal message du nouveau Danone : une entreprise humaine, ouverte sur son environnement, impliquée dans la société, comme l’a voulu Franck et comme l’a si bien fait Emmanuel. On gardera de lui le souvenir de l’homme autant, voire plus que du dirigeant. Il aura porté la marque au plus profond de lui-même avec des convictions et une sincérité qui étaient visibles et audibles.

Nathalie Alquier, nouveau PDG de Centrale Danone

Mme Nathalie Alquier est nommée au poste de Président-Directeur Général de Centrale Danone à compter du 1er novembre 2019, en remplacement de M. Didier Lamblin qui part à la retraite après une longue carrière de 40 ans au sein de Danone au « cours de laquelle il a contribué avec professionnalisme et engagement dans de nombreux pays et en particulier au cours des quatre dernières années au Maroc », annonce un communiqué de Centrale Danone.

Agée de 54 ans, diplômée de HEC Paris, Nathalie Alquier a plus de 30 ans d’expérience dont 21 ans au sein de Danone. Avant sa nomination au poste de PDG de Centrale Danone, elle occupait la fonction de General Manager pour Danone en Ukraine depuis août 2017, « où l’accélération de la croissance a été une de ses réussites majeures ».

« Je suis très heureuse de rejoindre Centrale Danone. Dans le cadre de mes futures fonctions, je suis impatiente de travailler avec les équipes internes ainsi qu’avec nos partenaires et me mettre à l’écoute des consommateurs. Au nom de Danone et aussi personnellement, je souhaite remercier Didier Lamblin pour sa vision, son leadership et son engagement. En tant que PDG de Centrale Danone, il a créé des fondations solides qui vont permettre à l’entreprise son développement et sa croissance futurs », déclare Nathalie Alquier.

Centrale Danone va rénover 4 terrains de foot en milieu scolaire

En coopération avec le ministère de l’Education nationale, Centrale Danone lance une initiative de rénovation de quatre terrains de football en milieu scolaire. Annoncée en marge de la 23e édition de la Coupe scolaire, dont la finale a eu lieu à Tanger le 1er avril, cette initiative a pour objectif de « promouvoir le sport scolaire tout en favorisant l’épanouissement de milliers d’enfants et de jeunes passionnés par le ballon rond », précise un communiqué.

Pour rappel, le ministère, Centrale Danone et la Fédération royale marocaine du sport scolaire ont signé en 1997 une convention tripartite portant sur le lancement de la Coupe scolaire. Cette compétition sportive s’adresse aux écoliers âgés de 10 à 18 ans. Elle est composée de phases éliminatoires et une grande finale nationale qui a lieu chaque année dans une ville du Maroc. Près de 1,8 million d’enfants y participent, réparties en 36.000 équipes filles et garçons, issues de 7.500 établissements scolaires et relevant de 82 directions provinciales du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle.

Pour la finale de cette année, 24 équipes toutes catégories ont participé à la compétition.