Outre le centre de valorisation des déchets, la commune de Mejjatia accueillera une plateforme pour les ferrailleurs

Sans cette opération, le projet de centre de valorisation des déchets de Casablanca restait bloqué. L’acquisition du foncier qui sera dédié à la construction du futur centre de valorisation, révélée en primeur par Médias24, a été confirmée par Nabila Rmili ce 22 octobre, lors de la deuxième réunion de la session ordinaire du conseil de la ville.

580 MDH pour 260 hectares

« Nous avons acquis le terrain dédié à ce centre de valorisation. C’est un terrain de 260 hectares inscrit aujourd’hui au nom de la commune », a-t-elle déclaré.

« Ce terrain nous a coûté 580 millions de DH. Nous avons déjà payé la première tranche, et nous paierons les autres tranches dans les trois prochaines années », précise-t-elle.

Cette acquisition marque le lancement imminent des travaux de construction de ce centre par le groupement Nareva-Hitachi-Yutofo, mettant un terme à des années de calvaire pour les riverains de la décharge de Médiouna, mais aussi pour l’ensemble des Casablancais.

Voici où se situe le terrain qui accueillera ce projet :

Une plateforme pour les ferrailleurs sur 50 ha

Nabila Rmili a par ailleurs annoncé que « 50 ha de ce foncier [de 260 ha, ndlr] seront dédiés à un autre projet important, sur lequel la commune est en train de travailler ».

« Il s’agit d’une plateforme pour les ferrailleurs qui y sera construite, l’objectif étant d’y rassembler toutes les ferrailles de la ville, notamment celles de Ain Sebaa, de Sidi Moumen, et de Sbata ».

« Le projet sera bientôt examiné par les élus du conseil, et son cahier des charges sera élaboré, pour le présenter dans les prochaines sessions du conseil », conclut-elle.

Casablanca : le point sur l’état d’avancement du projet de centre de valorisation des déchets

Le projet doit d’ailleurs s’accélérer, « la capacité actuelle de la décharge contrôlée en exploitation s’élevant à peine à une année », nous confie la maire de la métropole.

« Après l’adoption du cahier des charges et l’acquisition du terrain, un appel d’offre international a été lancé », lequel a été remporté par un groupement maroco-japonais constitué des sociétés Nareva et Hitachi.

« Il s’agit d’un contrat d’une durée de 40 ans« , nous précise Nabila Rmili. « Actuellement, ce contrat est en phase finale de signature. La notification a d’ailleurs été envoyée à l’adjudicataire. On peut dire qu’on est à la phase finale de mise au point technique« .

Le projet est donc imminent. L’objectif de la présidente de la commune est de démarrer la construction de l’usine le plus tôt possible pour finaliser la première phase d’ici une année, et assurer la continuité du service.

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Centre de valorisation des déchets de Casablanca : les travaux devraient démarrer au plus tard en juin

Le dossier relatif au centre de valorisation des déchets de Casablanca semble voir le bout du tunnel. Après plusieurs complications, il devrait s’accélérer à partir de ce mois de mai, pour un démarrage prévu des travaux, au plus tard, en juin prochain, apprend-on de source communale.

Le centre d’enfouissement sera réalisé par le groupement Nareva-Hitashi

Ce centre devrait mettre fin au calvaire des Casablancais, qui souffrent depuis de très longues années d’odeurs nauséabondes, dues en partie au lixiviat qui s’écoulait des déchets au niveau des décharges.

Si la problématique relative au lixiviat a été traitée par le bureau actuel du conseil de la ville au niveau de la décharge contrôlée, celle de l’enfouissement persiste. D’ailleurs, à la suite du retard que prend le futur centre de valorisation des déchets, la ville a récemment lancé un nouveau marché visant à doter la décharge exploitée actuellement d’un quatrième casier d’enfouissement, ladite décharge étant saturée.

Selon nos sources, ce centre devrait être réalisé par le groupement Nareva (société marocaine)-Hitashi (groupe japonais). « C’est d’ailleurs le groupement qui a réalisé le centre de tri, de valorisation et d’incinération de Dubaï », nous confie notre interlocuteur, assurant qu’il s’agit de spécialistes dans le domaine. « Ces sociétés seront accompagnées et leurs réalisations supervisées par un fonds d’investissement japonais ».

« Le retard enregistré est notamment dû à des modifications qui ont été apportées au contrat qui devrait lier la commune de Casablanca, via le ministère de tutelle (Intérieur), à ce groupement », précise notre source. Une fois ces modifications actées, « nous annoncerons officiellement l’attributaire de ce marché ».

La valorisation des déchets implique une augmentation du coût de traitement de la tonne

Notre interlocuteur nous assure par ailleurs qu’avec le nouveau centre de valorisation, l’enfouissement sera abandonné. « On démarrera d’abord avec la valorisation, avant d’intégrer par la suite l’incinération« .

Ceci impliquera automatiquement un coût de traitement plus important. Ce dernier, « qui s’élève actuellement à 35 DH pour l’enfouissement de chaque tonne, passera à 262 DH/t pour la valorisation ».

« Pour ce faire, un point est prévu à l’ordre du jour de la session ordinaire du conseil de la ville de Casablanca le 5 mai prochain, visant à augmenter le budget annuel dédié au traitement des déchets de 50 millions de DH à 100 MDH ».

Un investissement total de 11 MMDH

« Les travaux devraient démarrer, au plus tard, en juin prochain », souligne notre source. « Ce projet mobilisera un budget total de 11 milliards de DH (MMDH).

« Nous allons donc passer du budget initial prévu, estimé à 3,5 MMDH, à 11 MMDH. C’est d’ailleurs également pour cette raison que le fonds d’investissement japonais a été associé à ce projet. Il participera au montage financier ».

La commune de Casablanca, via le ministère de l’Intérieur, participera pour sa part à hauteur de 1,5 MMDH.

Et notre interlocuteur de conclure : « Le projet sera réalisé en trois phases. La première phase devrait être finalisée à temps », soit avant le Mondial 2030.

Casablanca : nouvelles révélations sur le Centre de valorisation des déchets

La convention entre ce groupement et la commune de Casablanca sera signée prochainement.

Selon nos sources, ce groupement investira environ 11 milliards de DH dans ce projet titanesque pour la conception de ses installations et de ses ouvrages, notamment la mise en place d’un centre de tri semi-mécanisé et d’une station de traitement des lixiviats. Il sera aussi chargé de la gestion post-fermeture des deux anciennes décharges, essentiellement la décharge contrôlée actuellement en exploitation.

L’autre nouveauté dans ce dossier est relative à la technique de traitement des déchets. D’après nos interlocuteurs, il n’y aura plus d’enfouissement à Casablanca. C’est une première au Maroc et au niveau du continent africain.

« Le groupement va valoriser tous les déchets qu’il pourra valoriser et détruire le reste« . C’est donc une avancée majeure pour la métropole, après plusieurs années de nuisances olfactives », commentent nos sources.

Une fois l’annonce du nouveau délégataire faite officiellement, les travaux devront démarrer rapidement pour rattraper le retard qu’accuse ce projet. La commune ambitionne de réaliser ce centre de valorisation de déchets, au plus tard, dans les deux ans à venir, soit vers début 2027.