L’Inde et le Pakistan s’accordent sur « un cessez-le-feu immédiat »

« Le Pakistan et l’Inde ont convenu d’un cessez-le-feu avec effet immédiat », a déclaré le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères pakistanais, Ishaq Dar, sur le réseau social X, confirmant des annonces similaires émanant de la diplomatie indienne et du président américain Donald Trump.

« Après une longue nuit de discussions sous la médiation des États-Unis, je suis heureux d’annoncer que l’Inde et le Pakistan ont convenu d’un cessez-le-feu total et immédiat », a publié M. Trump sur sa plateforme Truth Social.

« Félicitations aux deux pays pour avoir fait preuve de bon sens et d’une grande intelligence », a-t-il ajouté.

Lors d’une conférence de presse à New Delhi, le secrétaire indien aux Affaires extérieures, Vikram Misri, a confirmé également l’entrée en vigueur de l’accord du cessez-le-feu.

« Le directeur général des opérations militaires du Pakistan a appelé son homologue indien aujourd’hui à 15h30 (10H GMT). Il a été convenu entre les deux parties que toutes les actions militaires et les échanges de tirs, sur terre, en mer et dans les airs, cesseraient à compter de 17h00 (11h30 GMT) ce jour », a déclaré M. Misri.

« Des instructions ont été données de part et d’autre pour mettre en œuvre cet accord », a-t-il ajouté, soulignant que les deux parties « se reparleront le 12 mai à 12h00 (heure locale) ».

Les tensions entre les deux pays voisins ont atteint leur paroxysme après l’attaque meurtrière de Pahalgam, dans le Cachemire indien, le 22 avril, qui a coûté la vie à 25 citoyens indiens et à un ressortissant népalais.

En représailles, l’Inde avait lancé, le 7 mai, l' »Opération Sindoor », ciblant, selon New Delhi, « des infrastructures terroristes » situées au Pakistan, accusées d’avoir servi à planifier l’attaque.

La riposte pakistanaise et les frappes croisées, notamment des attaques de drones et des tirs d’artillerie, qui ont suivi ont plongé les deux pays dans l’une des pires périodes de tension militaire depuis plus de deux décennies.

Au total, plus de 60 personnes ont perdu la vie en moins de quatre jours des deux côtés, selon des bilans communiqués par les autorités respectives.

Dans la foulée de l’annonce du cessez-le-feu, l’Autorité pakistanaise de l’aviation a annoncé la réouverture de l’espace aérien « pour tous les vols ».

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Un think tank américain pointe l’échec de la Minurso et exige des résultats tangibles

Dans une tribune, Michael Rubin, chercheur associé au sein du think tank américain American Enterprise Institute (AEI), appelle à une refonte radicale de la politique américaine vis-à-vis des opérations de maintien de la paix de l’ONU. Pour lui, l’administration Trump « arrive armée d’une hache dans une main et d’une tronçonneuse dans l’autre » afin d’en finir avec ce qu’il considère comme l’ »obésité bureaucratique » des Nations unies.

Selon le chercheur, « Trump et l’ONU pourraient économiser des milliards en supprimant les opérations de maintien de la paix qui ont échoué ». Il reconnaît que certaines missions ont porté leurs fruits, notamment « au Liberia, en Sierra Leone, au Timor oriental et en Côte d’Ivoire« , où « les casques bleus ont permis aux gouvernements de se consolider et de tourner la page des conflits ». Toutefois, d’autres opérations onusiennes, affirme-t-il, « non seulement échouent à instaurer la paix, mais contribuent parfois à entretenir les conflits ».

L’exemple du Sahara marocain est, selon lui, emblématique de ces échecs. « Le Conseil de sécurité de l’ONU a établi en 1991 la mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (Minurso). Son objectif était simple : organiser un référendum auprès des Sahraouis pour déterminer s’ils souhaitaient rejoindre le Maroc ou établir leur propre pays », rappelle Michael Rubin. Or, « trente-quatre ans et des milliards de dollars plus tard, la Minurso n’a même pas effectué de recensement ».

Ce mouvement marxiste soutenu par l’Algérie empêche les réfugiés des camps qu’il contrôle dans la province algérienne de Tindouf de se rendre au Maroc avec leur famille

Il dénonce également le paradoxe de certaines positions internationales : « Les États-Unis reconnaissent aujourd’hui le Sahara occidental comme faisant partie du Maroc, et ils continuent pourtant de financer une organisation qui trahit un partenaire des Accords d’Abraham, fidèle allié de l’Amérique ».

Exigence de résultats tangibles

Michael Rubin va plus loin en affirmant que « les Sahraouis eux-mêmes souhaitent rejoindre le Maroc », et accuse le Polisario d’empêcher toute solution. « Ce mouvement marxiste soutenu par l’Algérie empêche les réfugiés des camps qu’il contrôle dans la province algérienne de Tindouf de se rendre au Maroc avec leur famille. Les femmes et les enfants y sont retenus comme otages pour empêcher toute réinstallation », dénonce-t-il.

En conclusion, il accuse l’ONU de « gonfler la légitimité du Polisario » et de « perpétuer le problème« . La Minurso, selon lui, est devenue un symbole d’inefficacité. « Aujourd’hui, le meilleur moyen de trouver les agents de la Minurso au Sahara occidental est de visiter les bars de Laâyoune ou de Dakhla, où les véhicules de la mission sont omniprésents », ironise-t-il.

À travers cette critique, Michael Rubin plaide pour une politique plus ferme et plus cohérente des États-Unis en matière de financement international, avec une exigence de résultats tangibles sur le terrain.

Feu vert du cabinet de sécurité israélien à l’accord de trêve à Gaza

« Après avoir examiné tous les aspects politiques, sécuritaires et humanitaires de l’accord proposé et considérant que celui-ci soutient la réalisation des objectifs de guerre », le cabinet de sécurité « a recommandé au gouvernement d’approuver ce projet », indique un communiqué du bureau du Premier ministre, Benjamin Netanyahu, précisant que le conseil des ministres doit se réunir « plus tard dans la journée ».

(Avec AFP)

Les premiers contours de l’accord imminent de cessez-le-feu à Gaza

Les négociations entre Israël et le Hamas semblent sur le point d’aboutir à un accord de cessez-le-feu, désormais « au stade final » selon le Qatar, après un conflit de 15 mois qui a causé des pertes humaines et des destructions considérables dans la bande de Gaza.

Les discussions indirectes se sont intensifiées à Doha en vue d’une trêve associée à une libération d’otages retenus à Gaza depuis le 7 octobre 2023.

Alors que les deux parties posent encore leurs exigences, les présidents américain Joe Biden et égyptien Abdel Fattah al-Sissi, lors d’un appel mardi, les ont exhortées « à faire preuve de la flexibilité nécessaire », selon la présidence égyptienne.

Le Qatar, principal pays médiateur avec les Etats-Unis et l’Egypte, a déclaré que les négociations étaient « au stade final », les « principaux problèmes » ayant été réglés, sans toutefois préciser lesquels.

« Nous espérons que cela mènera à un accord très bientôt », a dit un porte-parole de la diplomatie qatarie.

Selon l’agence Associated Press, l’accord proposé, qui pourrait être sujet à des modifications, se déploierait en trois phases distinctes, chacune d’une durée de 42 jours.

Phase 1 : Suspension des hostilités et échanges initiaux

Phase 2 : Poursuite des retraits et libérations supplémentaires

Phase 3 : Reconstruction et normalisation

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, a souligné l’importance de cet accord potentiel dans une déclaration faite à Washington. « Cet accord représente une opportunité de mettre fin aux souffrances, mais sa mise en œuvre nécessite des garanties solides et l’engagement de toutes les parties », a-t-il affirmé.

Blinken a également confirmé que les États-Unis attendaient la réponse finale du Hamas pour conclure cet accord, tout en réitérant leur soutien à une solution durable.

Le Maroc réaffirme son soutien au plan de cessez-le-feu durable à Gaza

Le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch a affirmé, mardi 11 juin, que le Maroc, sous le leadership du Roi Mohammed VI, réitère son soutien à toutes les initiatives et propositions visant l’instauration d’un cessez-le-feu durable à Gaza, l’acheminement de l’aide humanitaire et la protection des civils.

Aziz Akhannouch, qui représente le Roi aux travaux de la Conférence internationale de haut niveau sur la réponse humanitaire urgente à Gaza, tenue dans la région de la mer Morte (à 40 km au sud d’Amman), a souligné que le Royaume appelle à adopter une approche sérieuse et positive à l’égard de ces initiatives et à œuvrer à réunir les conditions idoines pour concrétiser la solution à deux Etats.

« La situation à Gaza ne peut se résumer aux seuls chiffres effarants de victimes civiles, aux opérations de destruction massives ou aux rapports sur les horreurs sur le terrain. Il s’agit d’un véritable drame humanitaire sans précédent, avec plus de 2,3 millions de personnes à Gaza vivant dans des conditions insupportables », a-t-il affirmé dans son intervention lors de cette conférence. « Avec la poursuite du blocus imposé à Gaza et la restriction de l’accès aux secours, la vie dans la Bande de Gaza, l’endroit le plus densément peuplé au monde, est devenue un véritable enfer, dans un contexte marqué par l’insécurité et le manque d’accès à l’eau, à la nourriture et aux médicaments », a-t-il poursuivi.

Le chef du gouvernement a rappelé que le Roi Mohammed VI, en sa qualité de Président du Comité Al-Qods, avait ordonné l’envoi d’une aide humanitaire urgente aux frères palestiniens à Gaza et à Al-Qods, ainsi que l’octroi de bourses supplémentaires aux étudiants palestiniens qui poursuivent leurs études dans les instituts et universités marocains.

A cette occasion, le chef du gouvernement a réitéré l’engagement du Maroc à soutenir les Palestiniens, soulignant la nécessité d’une action urgente pour assurer un acheminement fluide et sans restrictions des aides humanitaires à travers tous les points de passage pour mettre fin à la tragédie humanitaire actuelle, affirmant que le Roi Mohammed VI a constamment insisté sur le besoin de permettre aux agences onusiennes, notamment l’UNRWA, de mener leurs missions sans entraves, rejetant et condamnant les tentatives de déplacement forcé et les attaques contre les civils.

Aziz Akhannouch a souligné que les solutions militaires ne mèneront ni à la paix ni à la stabilité. Il a rappelé le soutien indéfectible du Maroc à la cause palestinienne, plaçant l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Al-Qods-Est pour capitale, selon les frontières de 1967, comme solution fondée sur le dialogue et la négociation pour une paix durable, juste et globale.

Lors d’un point de presse à l’issue d’entretiens avec la vice-Première ministre et ministre slovène des Affaires étrangères et européennes, Tanja Fajon, à Rabat, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a également exprimé « l’accueil favorable par le Maroc de l’adoption, la veille, par le Conseil de sécurité de l’ONU, de la résolution 2735 appelant à un cessez-le-feu en trois phases à Gaza et prévoyant « un grand plan de reconstruction pluriannuel » dans ce territoire palestinien.

(Avec MAP)

Antony Blinken et Nasser Bourita discutent du cessez-le-feu à Gaza

Selon un communiqué du porte-parole du Département d’État US, Matthew Miller, Antony Blinken a souligné que la proposition « bénéficierait grandement aux Palestiniens et aux Israéliens, permettrait une augmentation de l’assistance humanitaire à Gaza, favoriserait le retour des personnes déplacées dans différentes régions de Gaza et permettrait le début des efforts internationaux de reconstruction ».

Le secrétaire d’Etat a exprimé sa « gratitude au Roi Mohammed VI pour les contributions humanitaires du Maroc à Gaza« . Il a aussi souligné l’importance du soutien du Maroc à la proposition du Président Biden comme « moyen de construire une région du Moyen-Orient plus intégrée, plus pacifique et plus stable », a relevé le porte-parole.

Le Maroc salue l’adoption à l’ONU de la résolution appelant à un cessez-le-feu à Gaza

La Mission permanente du Maroc auprès de l’ONU à New York a souligné sur son compte X que le Maroc salue l’adoption, lundi 25 mars, par le Conseil de sécurité de l’ONU, de la résolution 2728 qui exige un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza pendant le mois de ramadan.

« Cette résolution constitue une étape cruciale pour mettre fin aux souffrances des civils palestiniens », a indiqué la Mission marocaine.

Le Maroc, dont le Souverain, le Roi Mohammed VI, préside le Comité Al-Qods, salue également l’appel de la résolution à l’acheminement de l’aide humanitaire aux civils dans l’ensemble de Gaza et au renforcement de leur protection, ajoute la même source.

Le Maroc souligne aussi l’importance de la mise en œuvre immédiate et complète de la résolution par toutes les parties, afin de traiter la crise dans toutes ses dimensions, et appelle à l’augmentation de l’aide humanitaire par la communauté internationale au profit du peuple palestinien, précise la Mission marocaine.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté, lundi, une résolution dans laquelle il exige un cessez-le-feu immédiat à Gaza pendant le mois de ramadan et la libération immédiate et inconditionnelle de tous les otages, tout en soulignant la nécessité urgente d’ »élargir le flux » de l’aide humanitaire.

Gaza : accord trouvé pour une trêve humanitaire et échange d’otages

Selon un communiqué du ministère qatari des Affaires étrangères, l’accord prévoit la libération de 50 femmes et enfants civils actuellement détenus dans la bande de Gaza en échange de la libération d’un certain nombre de femmes et d’enfants palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Le nombre de personnes libérées augmentera au cours des étapes ultérieures de la mise en œuvre de l’accord.

La trêve humanitaire permettra également l’entrée d’un plus grand nombre de convois humanitaires et d’aides d’urgence, y compris du carburant destiné aux besoins humanitaires, poursuit la même source.

Voici les principaux termes de l’accord relayé par la chaîne Al Jazeera tel que révélé par le Hamas :

– Arrêt des hostilités des deux côtés et cessation de toutes les opérations militaires de l’armée d’occupation dans toutes les régions de la bande de Gaza ;

– Pendant la période de trêve, Israël s’engage à ne pas attaquer ni arrêter quiconque dans toutes les zones de la bande de Gaza ;

– Garantie de la liberté de mouvement des personnes du nord au sud le long de la route de Salah ad-Din ;

– Arrêt des vols dans le sud pendant toute la durée de la trêve et dans le nord pendant six heures par jour ;

– Libération de 50 otages, femmes et enfants israéliens, en échange de la libération de 150 femmes et enfants palestiniens emprisonnés en Israël ;

– Introduction de centaines de camions d’aide humanitaire, de secours médicaux et de carburant dans toutes les zones de la bande de Gaza ;

– Arrêt des mouvements des véhicules militaires d’Israël qui s’infiltrent dans la bande de Gaza ;

– Tout en annonçant cet accord de cessez-le-feu, le Hamas assure que ses brigades « resteront en alerte » pour défendre le peuple palestinien.

Le Qatar et l’Egypte saluent le « succès de la médiation »

« Nous espérons que cette trêve jettera les bases d’un accord global et durable qui arrêtera la machine de guerre et conduira à des pourparlers sérieux pour un processus de paix complet et juste, conformément aux résolutions de la loi internationale », a déclaré Mohamed Ben Abderrahmane, le ministre qatari des Affaires étrangères.

De son coté, le président égyptien Abdelfattah Al-Sissi a exprimé « sa profonde satisfaction des réalisations notables de la médiation menée conjointement par l’Égypte, le Qatar et les États-Unis, qui a abouti à un accord crucial. Cet accord établit une trêve humanitaire essentielle dans la bande de Gaza et permet un échange significatif de détenus entre les parties concernées ».

Le Maroc réitère à Paris son appel à un cessez-le-feu immédiat à Gaza

Dans une allocution au nom du Maroc lors de la Conférence humanitaire internationale pour la population civile de Gaza, tenue à l’Elysée le jeudi 9 novembre, l’ambassadeur, directeur général au ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Fouad Yazourh, a réaffirmé « l’attachement du Royaume à l’importance de parvenir à la paix, à la stabilité, au bien-être et à la prospérité de tous les peuples de la région ».

« Le Royaume du Maroc réitère son adhésion, en coordination avec tous les partenaires, à une mobilisation internationale en vue d’un arrêt, dans les plus brefs délais, des hostilités à Gaza”, a-t-il souligné.

Dans le même sillage, le diplomate marocain a réitéré devant les participants à cette conférence la position ferme du Royaume du Maroc, exprimée par le Roi Mohammed VI à l’occasion de la Fête du Trône le 29 juillet 2023, concernant la justesse de la cause palestinienne et les droits légitimes du peuple palestinien d’établir son État indépendant dans les frontières du 4 juin 1967, ayant pour capitale Jérusalem-Est, vivant côte à côte avec Israël, dans la paix et la sécurité.

La situation dangereuse que traverse la région du Moyen-Orient est due à la persistance de la question palestinienne sans solution depuis des décennies, a indiqué le diplomate marocain. La création d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale, vivant côte à côte avec Israël et sur la base de la solution à deux États, est à même de sortir la région de la logique du conflit et de la spirale de la violence vers la logique de la coexistence, la sécurité, la paix et la prospérité, a-t-il relevé.

Afin d’atteindre cet objectif, la communauté internationale est appelée à œuvrer, sans tarder, en vue de trouver un horizon politique favorisant les chances de parvenir à une paix juste et globale et d’assurer la sécurité et la stabilité pour tous les peuples de la région, a souligné M. Yazourh.

Organisée à l’initiative du président français Emmanuel Macron, la Conférence humanitaire internationale pour la population civile de Gaza a réuni les principaux acteurs impliqués dans la réponse humanitaire à Gaza. Elle vise à apporter une réponse de la communauté internationale aux besoins et à la protection de la population civile palestinienne dans la bande de Gaza, et à fédérer les soutiens internationaux sur la base des besoins identifiés par les Nations unies et notamment l’UNRWA.

(Avec MAP)