Abderrahmane Ifrassen nommé DG de la CGI et DGA de CDG Développement

Abderrahmane Ifrassen assurera le pilotage de la Compagnie générale immobilière (CGI), de la Société d’aménagement Zenata (SAZ), de l’Agence d’urbanisation et de développement d’Anfa (AUDA), de la Société d’aménagement Ryad (SAR) et de la Société d’aménagement Hay Riad (SHRA), ainsi que de la Sonadac.

Dans ce cadre, Abderrahmane Ifrassen a également été nommé directeur général de la Compagnie générale immobilière (CGI), filiale du groupe CDG spécialisée dans le développement immobilier, annonce le groupe dans un communiqué.

Cette nomination s’inscrit dans la continuité d’un parcours professionnel de plus de trente ans dans les domaines de l’aménagement urbain, de la maîtrise d’ouvrage publique et de la résorption de l’habitat insalubre, poursuit le communiqué.

Ingénieur d’État en génie civil, diplômé de l’École Hassania des travaux publics et titulaire d’un master en maîtrise d’ouvrage et gestion immobilière de l’École spéciale des travaux publics de Paris, Abderrahmane Ifrassen dispose d’une expérience approfondie alliant expertise technique et connaissance des enjeux du développement territorial.

Il a notamment exercé les fonctions de directeur général de la société Idmaj Sakan, dans le cadre du programme « Villes sans bidonvilles » pour les régions du Grand Casablanca, puis de directeur général de Rabat Région Aménagements, où il a piloté le programme « Rabat, Ville Lumière » ainsi que plusieurs projets structurants à l’échelle régionale.

Abderrahmane Ifrassen a également occupé le poste de chargé de mission au sein du ministère de l’Intérieur, où il a contribué à la mise en place des sociétés de développement territorial et a assuré le suivi de multiples projets stratégiques.

Ce qu’il faut savoir sur l’examen de la situation fiscale personnelle

L’amnistie fiscale mise en place en 2024 au Maroc a permis à de nombreux contribuables de régulariser leur situation en déclarant des avoirs et des revenus non déclarés, moyennant une contribution libératoire.

Cette opération, qui a généré 127 MMDH de cash déclaré et une recette de 6 MMDH pour l’État, a offert une opportunité unique aux personnes concernées pour assainir leur position vis-à-vis du Fisc.

Le contrôle de situation fiscale personnelle, régi par l’article 216 du Code général des impôts (CGI), permet à l’administration d’évaluer si les ressources déclarées correspondent aux avoirs et aux dépenses. Quand et comment cette procédure est-elle déclenchée ? Quels sont les recours pour les contribuables ? Voici tout ce qu’il faut savoir.

« La régularisation effectuée avant le 1ᵉʳ janvier 2025 ne dispense pas les contribuables concernés d’un contrôle fiscal ultérieur au titre des années non prescrites (2021 à 2024). Toutefois, le montant régularisé dans le cadre de l’amnistie serait exclu de tout éventuel redressement fiscal se rapportant à cette période », déclare El Houssine Baiysa, expert-comptable.

« À titre de rappel, l’administration fiscale procède à l’examen d’ensemble de la situation fiscale des contribuables en tenant compte de plusieurs critères regroupés en indicateurs de cohérence comparables, internes ou externes, ou encore à l’aide de tests de recoupement (Administration des douanes, Office des changes, Conservation foncière, banques, etc.) », ajoute El Houssine Baiysa.

« Le fisc examine si les dépenses d’un contribuable, qu’il s’agisse de son rythme de vie, de ses charges ou de ses investissements, sont cohérentes avec les revenus qu’il déclare. Si les dépenses dépassent largement les revenus déclarés, cela peut révéler une incohérence que l’administration fiscale cherchera à expliquer ou à rectifier », explique Rachid Abbih, également expert-comptable.

Cette vérification peut s’appuyer sur plusieurs éléments :

Si un écart significatif est constaté, le fisc peut réévaluer d’office le revenu global annuel du contribuable et, dans le cas où celui-ci n’est pas identifié fiscalement, lui attribuer un identifiant et fixer son lieu d’imposition à l’adresse figurant sur sa carte d’identité nationale ou sa carte de séjour.

L’administration fiscale s’appuie sur plusieurs indicateurs pour évaluer la situation d’un contribuable. « Cela inclut non seulement les déclarations officielles, mais aussi des observations indirectes, comme le niveau de vie affiché sur les réseaux sociaux, les vacances, les véhicules de luxe, les montres, et tous les signes extérieurs de richesse. Ces indices permettent de détecter des incohérences entre le train de vie et les revenus déclarés », ajoute Rachid Abbih.

« Le recoupement des données est un outil essentiel pour le fisc. Cela consiste à croiser des informations issues de différentes sources afin de repérer des anomalies ou incohérences », indique El Houssine Baiysa.

« En cas de suspicion, le fisc peut demander l’accès aux comptes bancaires pour analyser les mouvements financiers, que ce soit les flux créditeurs ou débiteurs. Ces données, combinées à une étude approfondie des dépenses et des indices extérieurs, peuvent aboutir à un contrôle fiscal détaillé pour vérifier si les revenus déclarés correspondent réellement à la réalité », souligne Rachid Abbih.

Comment se déroule la procédure de contrôle ?

Un contrôle de la situation fiscale personnelle ne se fait pas sans formalités. « Le système de contrôle fiscal commence par une première sélection automatisée des contribuables à surveiller. Une fois cette liste générée, elle est validée par l’administration fiscale et transmise aux directions régionales pour le lancement de la procédure », explique El Houssine Baiysa.

L’administration fiscale doit suivre une procédure pour garantir les droits du contribuable.

>> Notification de l’avis d’examen

Avant toute démarche, l’administration doit adresser au contribuable un avis d’examen précisant la période concernée. Cet avis est obligatoirement accompagné de la Charte du contribuable qui rappelle les droits et obligations de la personne contrôlée.

>> Demande de justificatifs

Une fois notifié, le contribuable dispose d’un délai de 30 jours pour fournir les justificatifs expliquant les incohérences relevées. L’administration peut exiger tout document permettant de clarifier la situation fiscale : relevés bancaires, contrats de prêt, attestations de revenus exonérés, produits de cession de biens ou encore justificatifs d’héritage.

>> Durée du contrôle

L’examen de la situation fiscale ne peut dépasser six mois à compter de la notification. Toutefois, si des renseignements doivent être obtenus auprès d’administrations fiscales étrangères dans le cadre d’accords internationaux, la durée peut être étendue jusqu’à 180 jours supplémentaires.

Dans ce cas, l’administration doit informer le contribuable, dans un délai de 15 jours après l’envoi de la demande d’informations à l’étranger, du déclenchement de cette suspension.

>> Échange contradictoire avant la clôture de l’examen

Avant de finaliser son analyse, l’administration organise un échange oral et contradictoire avec le contribuable. Celui-ci est informé, via un imprimé officiel, de la date de cet échange ainsi que de la date de clôture de l’examen.

Lors de cet échange, le contribuable peut présenter ses arguments et justificatifs. L’administration prend en compte les observations faites si elle les juge fondées.

>> Notification des rectifications

À l’issue du contrôle, l’administration notifie au contribuable les éléments de comparaison retenus pour rectifier la base d’imposition. Cette notification, qui intervient dans un délai de trois mois après la clôture de l’examen, est le seul document officialisant la procédure de redressement.

Le contribuable dispose alors de 30 jours pour produire ses observations. Il peut notamment justifier ses revenus en prouvant :

Si le contribuable accepte la rectification proposée, l’impôt est émis par voie de rôle. En revanche, s’il ne répond pas dans les 30 jours impartis, l’imposition devient définitive et ne peut être contestée que via les procédures prévues à l’article 235 du CGI.

Si le contribuable conteste, mais que l’administration maintient sa position, la procédure de redressement fiscal se poursuit conformément aux articles 220-II et 221-II du CGI.

À noter qu’une fois un contrôle de la situation fiscale effectué sur une période donnée, l’administration ne peut plus recommencer un nouvel examen pour cette même période.

Les modalités de notification selon l’article 219 du CGI

La notification des documents fiscaux doit respecter des règles précises. Selon l’article 219 du CGI, un avis de contrôle peut être transmis de plusieurs manières :

Si la notification ne peut être remise en raison d’un changement d’adresse ou d’un refus de réception, le pli est considéré comme notifié après un délai de 10 jours.

TVA. Responsabilité des dirigeants et fraude : ce que prévoit la DGI

Après avoir épuisé tous les moyens de recours, obtenu une décision judiciaire et tenté à nouveau un règlement à l’amiable, la Direction générale des impôts (DGI) peut désormais appliquer le principe de la solidarité fiscale des dirigeants sur la TVA. C’est, en résumé, l’esprit de ce qui a été retenu comme mesure dans la loi de finances 2024.

Comment cela sera-t-il traduit dans la réglementation ? Une source sûre nous confie que la réponse sera apportée dans la future circulaire dont la publication est imminente.

La circulaire de la DGI viendra donc mettre en lien les articles 182 et 192 du Code général des impôts, apprend Médias24 de source sûre.

L’article 182, relatif au principe de solidarité fiscale des dirigeants sur la TVA, dispose qu’en cas d’ »infraction aux obligations relatives à la déclaration et/ou au paiement prévues par le présent code, en matière de taxe sur la valeur ajoutée, tout responsable de la gestion financière ou administrative de l’entreprise ou tout bénéficiaire effectif du montant de cette taxe non versé au receveur de l’administration fiscale, demeure solidairement redevable de la taxe due, des pénalités et majorations y afférentes ».

« En cas de litige sur le montant de la taxe impayé, l’application des dispositions du présent paragraphe est suspendue pendant la période allant de la date d’introduction du recours devant le tribunal compétent jusqu’à la date du jugement ou de la décision judiciaire ayant force de la chose jugée. »

Quant à l’article 192, dédié aux « sanctions pénales », il prévoit qu’indépendamment des sanctions fiscales édictées par le Code général des impôts, « est punie d’une amende de cinq mille dirhams à cinquante mille dirhams, toute personne qui, en vue de se soustraire à sa qualité de contribuable ou au paiement de l’impôt ou en vue d’obtenir des déductions ou remboursements indus ou de le permettre à autrui, utilise l’un des moyens suivants :

– émission de factures fictives ;
– délivrance ou production de factures fictives ;
– production d’écritures comptables fausses ou fictives ;
– vente sans factures de manière répétitive ;
– soustraction ou destruction de pièces comptables légalement exigibles ;
– dissimulation de tout ou partie de l’actif de la société ou augmentation frauduleuse de son passif en vue d’organiser son insolvabilité ».

Le même article prévoit que « le contrevenant est puni, outre l’amende prévue ci-dessus, d’une peine d’emprisonnement de un à trois mois ».

Le dirigeant ou salarié mis en cause n’est sanctionné que si le montant exigible par l’Etat, confirmé au besoin par les tribunaux et/ou les commissions de recours fiscal, n’est pas payé. Si le montant exigible est payé, il n’y a pas de sanction pénale, et la disposition sur la solidarité n’est pas actionnée.

La solidarité ne sera pas invoquée si la société paye la TVA réclamée et confirmée, en dernière instance, par le tribunal. C’est là la différence entre la solidarité et la sanction pénale.

LIRE AUSSI 

https://medias24.com/2023/12/13/solidarite-des-dirigeants-sur-la-tva-ce-qui-a-change-lors-de-lexamen-du-plf-et-sappliquera-en-2024/

https://medias24.com/2023/10/24/plf-2024-le-principe-de-solidarite-fiscale-des-dirigeants-sur-la-tva-vivement-critique-par-des-experts/

Verdicts dans l’affaire d’ex-dirigeants de CDG-CGI et d’un dirigeant de SGTM

Treize accusés, tous condamnés à des peines allant de six mois de prison avec sursis à un an ferme. Parmi eux, d’anciens grands noms de la CDG et ses filiales, accusés de dilapidation de deniers publics et/ou de participation à cette infraction.

La décision a été rendue le 27 novembre par la section des crimes financiers de la cour d’appel de Rabat. Elle fera l’objet d’un recours en appel, selon les informations recueillies de source sûre.

Les données publiées sur le portail mahakim.ma montrent que le dossier a été enregistré auprès de ladite juridiction en février 2020, et que la première audience date de juin 2021.

Selon ce même portail, quatre sur les treize accusés ont été condamnés à une année de prison ferme et à une amende de 10.000 DH. Il s’agit de Anas Houir Alami, Mohamed Ali Ghannam, Abderrahmane El Ouazzani et Denise Emmanuel.

Quatre autres ont reçu une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis et ont été condamnés à payer une amende de 5.000 DH chacun. Il s’agit de Noureddine Makhloufi, Mohamed Ali Bouchara, Ali Daoudi et M’hamed Kabbaj.

Les cinq derniers ont, quant à eux, été condamnés à six mois de prison avec sursis, assortis d’une amende de 5.000 DH chacun. Il s’agit de Mohamed Mehdi, Abderrahim Lamtiri Chlieh, Boujemaa Baalach, Mohamed Nouaili et Ibrahim Laghzali.

“La loi n’oblige pas à choisir le moins disant, mais plutôt le mieux disant”

Contactée par Médias24, une source proche du dossier explique que les faits tournent autour d’un appel d’offres pour la construction d’un hôtel dans le nord du Maroc, dont était chargée la CGI, filiale de la CDG.

“Dans le cadre de cet appel d’offres, une société a proposé une offre, tandis que la SGTM en a proposé une autre plus élevée. En tant que président du conseil d’administration de la CGI, Anas Alami a été consulté à ce sujet. Il a estimé que les garanties que proposent la SGTM sont meilleures et a conseillé à ce qu’elle soit contactée pour faire baisser son prix. La SGTM a accepté d’opérer une légère réduction. Au final, Anas Alami a uniquement donné un conseil, sachant que la loi n’oblige pas à choisir le moins disant, mais plutôt le mieux disant”, indique-t-on de même source.

Pour elle, “le déroulement des faits, les éléments du dossier, que ce soit ceux consignés dans le procès-verbal de la police judiciaire ou ceux déclarés auprès du juge d’instruction, n’expliquent pas la surprenante condamnation d’Anas Alami qui n’a pas d’autorité de gestion dans la CGI puisqu’il n’en préside que le conseil d’administration. De son côté, la SGTM n’a même pas été payée pour ce projet, et M’hamed Kabbaj a tout de même été condamné à un an avec sursis”.

La CGI propose un différé de paiement pris en charge jusqu’en 2021

Réunissant tous les intervenants du processus achat, cette initiative s’appuie sur un réseau de partenaires constitués des notaires et principales banques de la place, annonce la filiale de la CDG dans un communiqué.

Cette campagne promotionnelle concerne un ensemble de projets haut standing à travers lesquels la CGI entend répondre aux nouvelles attentes de ses clients, désormais plus sensibles à la qualité des espaces de vie : terrasses, vues, densité et espaces verts.

Ces projets sont situés à Casablanca (Anfa Aerocity, The Park Anfa Condominium, Casa Green Town, Casablanca Marina et Lotissement les villas El Menzeh) à Fès (Les Andalines), à Marrakech (Les Vergers et Les Demeures) à Rabat (Les Résidences Bleues) et à El Jadida (Résidence Khalil Jabrane).

La CGI annonce également la réouverture de l’ensemble de ses points de vente « CGI Home » à travers le Royaume, dans le respect des mesures sanitaires exigées pour préserver la sécurité de ses clients et ses collaborateurs.

Par ailleurs, la CGI continue de servir ses clients à distance par téléphone ou visioconférence via son Showroom digital.

La CGI dévoile son projet « The Park Condominium » à Casa Anfa

Les responsables de la compagnie immobilière présentent le projet comme « le premier condominium du pays », offrant des appartements se prolongeant sur des jardins suspendus dotés de systèmes d’irrigation automatiques. Le but étant d’offrir « le luxe inestimable de demeurer au coeur de Casablanca, dans un environnement naturel et verdoyant ».

D’une autre part, un parc de 50 hectares borde la résidence (composée de six immeubles et de 108 appartements), et ce afin de « garantir une grande qualité de l’air toute l’année ».

Chaque étage des immeubles de la résidence accueille 2 à 3 appartements de haut standing. Les promoteurs du projet avancent que ces appartements disposent d’une orientation privilégiant l’ensoleillement, la vue et la ventilation naturelle. Ils offrent également une isolation acoustique au sol et un double vitrage, en plus d’une climatisation réversible.

Par ailleurs, la résidence donne accès à de nombreux équipements et espaces de loisirs: piscine, centres de Fitness, spa, hammam, salles de squash et espaces de jeux pour les enfants, etc. Et ce afin d’offrir aux résidents un véritable espace de vie qui leur permettra de pratiquer plusieurs activités, sans sortir de chez eux.

La résidence dispose également d’un service de conciergerie de luxe, géré par le spécialiste international John Paul. Un service disponible 24h/24, qui a pour mission de répondre à toutes les exigences des résidents aussi bien au Maroc que lors de leurs déplacements à l’étranger.

Les responsables de la CGI affirment qu’ils ont écoulé presque la moitié de leur stock d’appartements dans le projet, et que l’autre moitié est livrable immédiatement, pour une fourchette de prix démarrant à partir de 24.000 dirhams/m².

Coup d’accélérateur au programme sans-bidonvilles à Casablanca

Khalid Safir en a déjà exprimé l’ambition: Faire de Casablanca une ville sans bidonvilles et sans habitations menaçant ruine. Ce défi fait partie des dossiers sur lesquels le wali de Casablanca s’est penché dès les premières semaines après sa nomination.

Il s’est donné comme deadline de boucler courant 2016, au plus tard 2017 les opérations de transfert des ménages bidonvillois  sur la base d’une production de tous les sites d’accueil à l’horizon 2015. Trop ambitieux comme programme quand on connaît l’historique de ce dossier depuis ses prémices datant du milieu des années 2000.

En effet, trois grands programmes se sont succédé pour reloger les bidonvillois de Casablanca estimés à 106.000 familles.

Il s’agit du programme de 2006 portant sur une population de 60.750 ménages pour un coût global de 6,7 milliards de DH. Dans ce dossier, 5.700 ne sont pas encore relogées. Parmi les bénéficiaires, 7.000 déménageront à la ville nouvelle de Zénata.

Puis du programme régional de 2011 dont le coût est estimé à 4,8 milliards de DH ciblant 45.920 familles. Là aussi, environ 6.000 ménages restent à reloger.  

C’est ainsi qu’a vu le jour le programme complémentaire qui vise à résorber le déficit des deux programmes précédents. Pour y arriver, une enveloppe de 2,4 milliards de DH est requise. La population ciblée est de 11.665 ménages.

Le challenge est de taille. Les conventions signées jeudi 24 avril arriveront-elles à lever de telles contraintes et mettre à niveau les quartiers destinés à accueillir ces populations? En tout cas, c’est à travers elles que seront débloqués d’importants fonds, sans quoi de nombreuses opérations étaient acculées au stade du statu-quo.

>La première conventionporte justement sur le relogement de ces quelque 12.000 familles. Pour boucler cette opération, estimée à 2,4 milliards de DH, 300 MDH seront accordés par le Fonds solidarité habitat. 

Ce compte spécial a été créé en 2002 pour drainer les taxes spéciales, qui serviront  par la suite à subventionner l’habitat social et contribuer à la résorption des bidonvilles et de l’habitat insalubre.

Le délai prévu pour mobiliser le foncier nécessaire, estimé à quelque 300 ha est de six mois à partir de la date de signature de la convention. «Des conventions de financement seront conclues dès la mobilisation du foncier nécessaire», précise-t-on au ministère de l’Habitat.

Ce programme inclut aussi la réalisation des équipements publics.

>La deuxième conventionconcerne la mise à niveau des anciens lotissements d’habitat au niveau de la préfecture de Mohammedia et la transformation du réseau électrique aérien en réseaux souterrains au niveau de deux opérations relevant du programme VSB : Al Fadl à Moulay Rchid et Essafae à Chellalat. Le financement de cette opération dont le coût global est de 51 MDH est assuré équitablement par le ministère de l’habitat ainsi que la région (46MDH). Le reliquat, soit 5MDH est apporté par Al Omrane.   

>La troisième conventionconcerne le financement et de réalisation du programme «Errachad» à Mediouna pour le recasement des ménages habitant des constructions menaçant ruine (4250 ménages) et ceux issus des bidonvilles (766 ménages). Ces derniers font partie de la 2ème tranche du programme régional. Le Coût global est de 666 MDH, dont 125MDH au titre de la subvention allouée par le FSH.

>La quatrième conventionvise le financement et la réalisation du programme «Ryad IdmajSakan» pour le recasement des ménages des bidonvilles de l’Oued Hassar à Mediouna. Elle entre dans le cadre de la 2ème tranche du programme Régional  signé en 2011 pour  le recasement de 4.410 ménages des bidonvilles de Casablanca. Le montant afférent à cette convention est de 594 MDH. La partie accordée par le FSH est  de 110 MDH.

>La dernière conventionporte sur une première tranche de relogement de 2.600 ménages occupants des constructions d’habitation menaçant ruine situé au niveau de l’Avenue royale. Un dossier chapeauté par la Sonadac. A signaler que la convention globale porte sur 9.250 ménages occupants 3.136 constructions menaçant ruine nécessitant l’évacuation immédiate. Le Coût global est de 624 MDH, la subvention allouée à cette convention est de  104 MDH.

Madrid « ne renoncera pas » et Londres envoie ses navires de guerre

«Ce que nous disons, c'est que les mesures, nos contrôles, sont légaux, proportionnés. Nous sommes obligés de le faire pour Schengen», Gibraltar, comme le Royaume-Uni, n'appartenant pas à l'espace de Schengen, «nous n'y renoncerons pas», a assuré un porte-parole du ministère.

Le Royaume-Uni a annoncé lundi étudier la possibilité de poursuivre l'Espagne à propos de ses contrôles «disproportionnés» à la frontière avec le territoire britannique de Gibraltar. «Le Premier ministre est clairement déçu» car l'Espagne n'est pas parvenue à «éliminer les contrôles supplémentaires ce week-end», a indiqué Downing Street, estimant que ces contrôles, qui entraînent de longues files d'attente, «ont des motivations politiques et sont totalement disproportionnés».

L'Espagne a aussi dit étudier la possibilité de porter le contentieux avec la Grande-Bretagne à propos de Gibraltar devant les Nations unies ou la Cour internationale de justice de La Haye.

Cependant, des navires de guerre appareillent à partir de ce lundi 11 août d'Angleterre pour des manœuvres en Méditerranée prévues «de longue date» selon Londres. la frégate HMS Westminster partira mardi pour atteindre les eaux du petit territoire britannique du sud de la péninsule ibérique dans le courant de la semaine, a indiqué lundi le ministère de la Défense (MoD). Il s'agit d'un des quatre navires de guerre à participer aux exercices «Cougar '13» en Méditerranée et dans le Golfe. Ces navires incluent aussi le porte-hélicoptères HMS Illustrious, qui doit quitter Portsmouth lundi matin et a été autorisé par l'Espagne à faire escale sur la base navale de Rota, dans le sud du pays.

Intervenant pour la troisième année consécutive, il s'agit d'un «déploiement de routine et prévu de longue date», selon le ministre britannique de la Défense Philip Hammond. Selon le MoD, les navires feront escale dans «un certain nombre de ports méditerranéens», avant de participer à un exercice avec l'armée albanienne en mer Adriatique. Ils passeront ensuite par la mer Rouge, l'océan Indien et le Golfe, où ils participeront à des exercices avec des pays partenaires dans la région.

Mais ces manœuvres se déroulent alors que la tension diplomatique entre Londres et Madrid autour de Gibraltar, territoire de sept kilomètres carrés cédé à la Grande-Bretagne en 1713, peuplé de 30.000 habitants, est à nouveau montée depuis fin juillet.

Le conflit larvé qui oppose l'Espagne au Royaume-Uni concernant Gibraltar rebondit depuis le 24 juillet à propos de la question des droits de pêche dans les eaux entourant le rocher.

Gibraltar a construit un récif artificiel composé de blocs de béton coulés en Méditerranée, immédiatement dénoncé par Madrid qui y a vu un dispositif entravant le travail des pêcheurs espagnols. Depuis, de longues files d'attente se sont formées à la frontière et Gibraltar affirme que l'Espagne a multiplié les contrôles douaniers en représailles. Ce à quoi Madrid rétorque que ces contrôles sont obligatoires et nécessaires pour lutter contre la contrebande.

Les autorités de Gibraltar ont provoqué la colère de Madrid en coulant dans la Méditerranée, en baie d'Algeciras, des blocs de béton formant un récif artificiel, pour tenter de mettre fin aux incursions dont elles accusent les pêcheurs espagnols dans des eaux qu'elles considèrent comme les leurs. Depuis, de longues files d'attente se sont formées à la frontière et Gibraltar affirme que l'Espagne a multiplié les contrôles douaniers en représailles. Madrid a aussi indiqué envisager la mise en place d'un péage routier de 50 euros à la frontière du territoire britannique.

(Avec AFP)