« Maroc, le Royaume des cavaliers » : 2M célèbre le patrimoine de la Tbourida

En 2024, le Qatar a dédié son année culturelle au Maroc, mettant en lumière les liens historiques et culturels entre les deux nations. Le point culminant de cette célébration fut un grand spectacle de Tbourida, organisé au prestigieux centre équestre Al Shaqab, à Doha. Dans un documentaire récemment diffusé sur la chaîne 2M, le réalisateur Frédéric Coconier entraîne le public dans les coulisses de cet événement unique, véritable hommage à un patrimoine ancestral.

Plus qu’un sport : une culture vivante

Des intervenants, invités à définir la Tbourida en un mot, ont évoqué des termes tels que « amour »,  « authenticité », « Maroc » et « passion ».

Le documentaire s’ouvre sur l’intervention d’un expert en Tbourida, qui explore les multiples facettes de cet art équestre marocain. L’accent est mis sur l’authenticité des costumes, fabriqués avec des matériaux locaux, ainsi que sur le savoir-faire des artisans spécialisés dans les selles et les fusils. Classée au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO depuis 2021, la Tbourida est décrite comme une véritable philosophie de vie, un témoignage de l’esprit communautaire et de la fierté d’appartenir à une tribu.

Le documentaire nous emmène dans les ateliers des mâalems, ces maîtres artisans spécialisés dans la broderie et la fabrication de fusils, etc. On y découvre les matières premières et les procédés de fabrication qui confèrent à cet art son unicité.

Dans les coulisses

Les caméras ont suivi les sorbas dans leur quotidien, capturant l’ambiance intergénérationnelle des jeunes participants et les témoignages émouvants reliant passé et présent. Chaque équipe se distingue par des costumes reflétant son identité régionale. Le documentaire s’est également rendu au Haras national de Bouznika, où étaient rassemblés les 50 chevaux des cinq sorbas sélectionnées. Les chevaux ont été soigneusement préparés pour leur voyage et leur participation sous la supervision de dresseurs et de maréchaux-ferrants.

Le documentaire accompagne les sorbas depuis l’aéroport de Casablanca jusqu’à Doha, offrant des images captivantes de leur arrivée et de leur premier contact avec la piste d’Al Shaqab. Ce spectacle équestre, méconnu de la plupart des spectateurs qataris, suscite leur curiosité et leur enthousiasme.

Tradition et modernité

À leur arrivée, les cavaliers commencent à s’entraîner sur la piste dédiée à l’événement. L’hyper-modernité du site Al Shaqab, en regard des traditions marocaines, confère une dimension singulière au spectacle. Selon le directeur général de la SOREC, cet événement est l’occasion unique de mettre en valeur cet art ancestral, soulignant, l’importance de préserver l’authenticité de la Tbourida tout en valorisant les métiers artisanaux qui lui sont liés.

Présidé par Son Altesse Lalla Hasnae et Sheikha Al Mayassa Bint Hamad Al-Thani, l’événement a réuni des personnalités politiques, sportives et artistiques des deux nations. Les tribunes d’Al Shaqab vibraient au son de la musique marocaine, tandis que des jeunes vêtus de djellabas servaient le traditionnel thé à la menthe.

Chaque sorba a offert cinq passages spectaculaires devant un public conquis, avant de conclure par un passage commun symbolisant l’unité des Marocains sous un même étendard.

Les moments forts de la grille de programmes de 2M pour le Ramadan 2025

Chaque jour à 18h40, les Marocains rompront le jeûne devant « Mabrouk Elina », la sitcom phare de la tranche Ftour. Réalisée par Safaa Baraka, cette comédie familiale suit le quotidien d’un couple fraîchement parent, constamment ciblé par les interventions incessantes de la grande famille autour de l’éducation de l’enfant. Le sitcom met à l’honneur des stars de l’humour marocain que sont Aziz Hattab, Ibtissam Laaroussi, Adnane Mouhejja, Saida Baadi, Salwa Zahrane, Mehdi Foulane, Hasna Moumni, Rafik Boubker, Bouthayna El Yaagoubi, Souad Hassan, Mahmoud Bellahcen…

Place au suspense ensuite avec « Dem Lmechrouk » à partir de 19h25, un drame social signé Ayoub Lahnoud. Incarnée par de grands noms du cinéma marocain : Meriem Zaimi, Dounia Boutazout, Abdellah Didane, Sandia Tajeddine, Yousra Bouhamouch, Mohamed Khiyari, Saad Mouaffak, Ayoub Abounacer et Ayoub Gritaa, la série relate l’histoire d’une lutte acharnée pour la prise de contrôle de la ferme familiale, après le décès d’une puissante figure féminine à la tête d’un empire d’élevage et de boucherie.

Le rythme du début de soirée s’intensifiera avec « Charqui ou Gharbi », à partir de 20h10. Ce drame social relatant l’histoire de deux familles ennemies au sein desquelles est née une histoire d’amour impossible, où Abla et Yacoub, défient leurs clans respectifs pour vivre leur romance. Réalisé par Chaouki El Oufir, la série affiche un casting étoilé avec Aziz Hattab, Abdellah Didane, Nora Skalli, Samia Akarriou, Nihal Essalama, Achraf Mssyah, Nissrin Erradi, El Hachemi Benaamar, Abdellah Chakiri, Hassan Foullan, Malek Akhmiss, Ayoub Messioui, Hanane Ibrahimi, Aymen Rahim, Mohamed Amin Kihel…

En soirée, 2M prévoit une programmation diversifiée tout au long de la semaine, dès 21h45.

Chaque lundi, les téléspectateurs suivront « Alhane Al Madi », un drame-romance passionnant réalisé par Yassine Fennane qui transporte les téléspectateurs dans des intrigues où le passé et le présent s’entremêlent. Il est interprété par les talents de renommée que sont Fahd Benchemsi, Majdouline Idrissi, Sandia Tajeddine, Salma Salaheddine, Ihab Amir, Mansour Badri, Nezha Badr, Amine Moukrim…

« Ain Libra », un autre drame-romance tout aussi captivant qui explore l’univers raffiné du caftan marocain, attend les Marocains sur le petit écran chaque jeudi à la même heure. Il est réalisé par Ayoub Lahnoud et interprété par Nisrine Benchara, Zineb Obeid, Saad Mouaffak, Sahar El Maataoui, Said Bey, Maria Lalouaz…

Le dimanche, place à la série patrimoniale et romantique « Mesk Ellil », qui promet de plonger les spectateurs dans l’époque des corsaires de Salé. Réalisée par Hicham El Jebbari, elle met à l’affiche Saad Mouaffak, Hanane Lkhider, Mehdi Foulane, Ghita Benhayoun, Ayoub Abounacer, Faty Jamaly, Feryal Ziyari…

 

Les téléfilms de cette année seront dévoilés les mercredis. Les téléspectateurs découvriront cinq productions originales de la chaine que sont Damlij Zhirou, Hôtel Casafornia, Bent Al Am, Allayl Hina Yantahi et Jihane.

La programmation du mois sacré s’inscrira également dans la continuité, avec le maintien d’émissions phares de la grille telles que « Le Meilleur pâtissier célébrités », les mardis à partir de 21h45, « Bahat Istiraha » les samedis à la même heure et le retour de l’incontournable « Rachid Show » chaque vendredi à 21h45 également. Cette année, 2M reconduit, en partenariat avec le ministère des Habous et des affaires islamiques, le grand concours de psalmodie et récitation du Saint Coran, « Mawahib Fi Tajwid Al Quran Al Karim », chaque vendredi à partir de 13h25.

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“Dayzr”, la série d’animation marocaine diffusée fin décembre sur 2M

La chaîne nationale 2M s’est écartée de sa politique d’importation de dessins animés pour miser sur la production d’une série d’animation marocaine intitulée Dayzr. Produite par 2M, cette fiction 3D de 80 minutes, composée de 20 épisodes de 4 minutes, sera diffusée fin décembre en darija.

Comme son nom le suggère, Dayzr est inspiré des dessins animés japonais (Grendizer, Captain Majid…) ayant bercé l’enfance de plusieurs générations de Marocains. Son intrigue est à mi-chemin entre l’œuvre futuriste de Shin’ichirō Watanabe, Cowboy Bebop, et Matrix, la quadrilogie cinématographique culte de Lana Wachowski et Lilly Wachowski.

Si Spike Spiegel, le personnage principal de Cowboy Bebop, avait visité la médina de Marrakech, le protagoniste Dayzr navigue dans un Maroc futuriste ultra-développé, où les humains sont attaqués par des robots. Un clin d’œil à peine voilé à Matrix, entre autres.

« Pour sauver sa patrie, Dayzr devra remonter le temps et retourner au Maroc d’aujourd’hui », dévoile à Médias24 Anas El Filali, CEO du studio d’animation Lorem, producteur exécutif de ce Shonen, terme japonais désignant une œuvre de fiction pour adolescents, dans laquelle un héros doit sauver le monde.

« L’œuvre a été créée de sorte à véhiculer un ensemble de valeurs telles que la solidarité, l’entraide, le courage et l’envie d’évoluer », s’enthousiasme Anas El Filali. « C’est une histoire attachante, amusante et attractive. L’idée est aussi de mettre en valeur la culture marocaine pour qu’elle imprègne l’esprit des jeunes « , a-t-il ajouté.

Développer l’industrie des fictions d’animation

Le budget de production, estimé par 2M à deux millions de dirhams, n’a pas permis au producteur exécutif de couvrir toutes ses charges. « Nous en sommes à 5 MDH en frais de production », nous révèle Anas El Filali.

Ces frais comprennent la technologie, les personnages à réaliser, l’environnement et la modélisation, les textures, les voix pour les personnages (doublage) et l’écriture. Devant l’incapacité de Lorem à couvrir ces charges régulièrement, « par manque de trésorerie » selon son CEO, la diffusion de la série sur les écrans avant le Ramadan 2022 a dû être repoussée.

« Certes, on a perdu de l’argent, mais notre objectif premier est de faire émerger cette industrie 3D au Maroc et de roder notre machine sur de grandes productions, dans l’espoir d’avoir un marché national plus important dans le futur », espère Anas El Filali.

Dayzr se veut avant tout une vitrine d’exposition du savoir-faire marocain dans le domaine de la fiction animée. « Nous n’avons rien à envier aux pays européens en matière de qualité », insiste le CEO de Lorem.

Plusieurs éléments favorisent cette ambition, dont « un savoir-faire éprouvé via les collaborations avec des sociétés de production internationales, dans les standards de qualité européens », avance notre interlocuteur.

« De plus, le storytelling est destiné à un large public, ce qui confère à la série un caractère universel. Enfin, la singularité de l’histoire est également un atout non négligeable. »

Et de conclure : « La multiplication de ces œuvres pourrait être utile au Maroc en termes de soft power, afin d’exposer une facette du Maroc autre que celle folklorique. »

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Une série d’animation marocaine, en Darija et en 3D sur 2M, une première au Maroc

« Nous savions qu’il y a du potentiel dans le domaine de l’animation 2D et 3D au Maroc. Il fallait amorcer la pompe, avec la commande publique », nous confie Salim Cheikh, DG de Soread 2M, joint par nos soins.

« L’année dernière, la SNRT et 2M ont intégré les séries d’animation dans leurs appels d’offres ». Avant cela, il y avait eu une prise de conscience quant au potentiel de cette industrie. « Pour 2M, il s’agissait de séries, avec 20 épisodes de 3 à 5 minutes chacun, à 100.000 DH par épisode« .

Trois studios de production ont été retenus à l’issue des marchés lancés par 2M. Il s’agit selon M. Cheikh de « Lorem, Artcoustic et Neverseen ».

La première série est prévue pour 2022, et sera réalisée par le studio Lorem. Elle « s’adresse aux enfants, mais plus tard, il y aura des productions destinées à un public plus âgé », souligne notre interlocuteur.

« Jusqu’à présent, ce genre de programme était importé à 100%. Le Maroc pourra devenir exportateur dans ce domaine, ainsi qu’une base de sous-traitance » par la suite, ajoute-t-il, notant que « ce genre de programme pourrait être exporté plus facilement que la fiction classique ».

Une première au Maroc !

Pour connaître les coulisses de l’attribution du marché à Lorem, Médias 24 a contacté son CEO, Anas El Filali.

« C’est la première fois au Maroc qu’une chaîne nationale produit un dessin animé en Darija et en 3D« , nous explique-t-il, notant que « le Royaume est très en retard par rapport aux pays européens » dans ce domaine,.

« Dans les pays arabes, seule la Tunisie a pu produire une série de dessins animés de bout en bout jusqu’à présent ».

« En contact permanent avec la direction de 2M, on lui a toujours demandé pourquoi le Maroc ne produit pas ses propres dessins animés. Dans ce domaine, les studios de production marocains travaillent pour les Européens. Au Maroc, ils sont davantage sur la publicité ».

« Du jour au lendemain, il y a eu une prise de conscience. 2M a ainsi lancé un appel d’offres, auquel nous avons soumissionné. La chaîne a demandé une série d’animation de 80 minutes en 3D. Nous avons fait une offre intéressante. Notre studio assurera donc le scénario et la technicité, puisque nous n’avons rien à envier aux pays européens en matière de qualité ».

Exporter la production locale à l’étranger

D’après notre source, le budget proposé par la chaîne nationale, de 2 millions de DH, ne permettra pas à son studio de couvrir toutes ses charges, mais l’objectif de ce marché est de faire émerger l’industrie du 3D au Maroc, pour ensuite exporter les productions locales à l’étranger.

« 2M a un budget maximum qu’elle ne peut pas dépasser. On a donc dû faire baisser le nôtre, qui était quasiment le double. Pour ce faire, nous avons joué sur deux choses. Nous avons fait en sorte d’utiliser moins d’éléments et de personnages, et nous avons construit un monde futuriste, grâce à la 3D. Notre boîte va toutefois supporter une partie du coût de production, mais notre objectif est de faire émerger cette industrie 3D au Maroc, et de roder notre machine à de grandes productions, dans l’espoir d’avoir un marché national plus important dans le futur ».

« Les Européens viennent chez nous pour deux raisons principales : le temps et la qualité, puisqu’on dispose des mêmes technicités que l’Europe. Pour ce qui est du temps, la durée de production des Européens est de plus en plus réduite, puisqu’ils ont des engagements avec différentes chaînes, et Netflix notamment ».

Les prix proposés au Maroc sont également plus intéressants selon notre interlocuteur, mais ce critère ne semble pas être le plus important. En effet, « une personne qui fait de la 3D au Maroc dispose de la même qualité qu’un Européen, mais avec un salaire moyen qui est légèrement inférieur. D’autres pays, tels que la Thaïlande, proposent des prix moins élevés, mais le Royaume restethe best value’: un bon prix, avec une bonne qualité ».

« Certes, le travail avec les étrangers nous fait gagner sur l’export, en termes de paiement de taxes, ainsi qu’en matière d’expertise, mais notre vocation n’est pas de faire la petite main pour les Européens ».

« Nous avons les compétences pour faire notre propre production, au lieu de la modélisation pour les étrangers.  Notre objectif c’est d’exporter les réalisations locales à l’international à terme. Ainsi, si cette série plaît aux Marocains, et que les Saoudiens ou Congolais par exemple veulent l’avoir, on va la traduire dans leurs langues. C’est bien une série marocaine, mais qui s’adapte très bien à tous les éléments culturels internationaux ».

20 épisodes de 4 minutes chacun

D’après M. El Filali, « c’est un dessin animé familial, qui s’adresse à une large cible, allant de 5 à 77 ans ».

« La série compte 20 épisodes de 4 minutes chacun. Elle devrait être disponible en 2022, et on l’espère, avant le prochain Ramadan ».

Quant à son histoire, « elle parle globalement du Maroc dans un monde futuriste, et du Maroc d’aujourd’hui qui vont se rencontrer ».

« Derrière le scénario, il y a un ensemble de messages très importants. On fait rêver l’enfant marocain. On assoit les valeurs du pays, notamment la solidarité et la famille, mais on donne aux enfants de nouveaux éléments pour développer le pays de demain », conclut notre interlocuteur.

« A quoi ressemblera l’après-Covid » dans « Confidences de presse » mercredi 6 mai

Deux autres invités seront également au rendez-vous. Il s’agit de Nouzha Guessous, professeur universitaire, chercheure et consultante en droits humains et en bioéthique, et de Kamal Oudrhiri, chercheur et responsable des études au centre « Jet Propulsion laboratory » de la Nasa. 

Les trois invités de marque discuteront des enseignements à tirer de la crise du Covid-19, et à quoi ressemblera le monde de demain.

Samira Sitaïl quitte 2M

La rumeur courait depuis quelque temps. Le départ de Samira Sitaïl a été confirmé ce vendredi 31 janvier par la chaîne 2M.

Samira Sitaïl a rejoint 2M en mai 1990, en tant que journaliste présentatrice. En mai 2001, elle devient directrice de l’information de la chaîne.

« Aujourd’hui, elle entame une nouvelle étape académique avec un cursus spécialisé en sciences de l’information et de la communication à l’Institut Celsa-La Sorbonne, qui lui permettra de revenir et de relever de nouveaux défis au service du Maroc », lit-on dans un communiqué de 2M.

Comment l’arrivée de MBC5 rend vitale la recapitalisation de 2M par l’Etat

Avec 327 jours, la Soread-2M se situe et de loin, comme l’entreprise publique ayant le délai de paiement le plus élevé. Ce chiffre est inquiétant car il reflète la situation financière létale de la première chaîne de tv publique marocaine. Une situation qui risque de s’aggraver comme on va le voir. Et les enjeux dépassent largement le seul cadre de la chaîne de Aïn Sebaâ.

Depuis 2012, l’audiovisuel marocain subit une baisse de ses recettes, et une relative hausse de ses coûts, entre autres en raison de cahiers des charges qui ne tenaient pas compte des modèles économiques viables.

Les subventions étatiques se sont inscrites à la baisse. Comme partout dans le monde, l’audience de la télévision a subi une érosion constante, par les plateformes de streaming, les chaînes de sport en continu ou le digital.

Les chaînes marocaines arrivent à garder 55% du marché d’audience, le reste allant à des chaînes étrangères. Pendant le mois de Ramadan, la part marocaine frôle les 85% d’audience, grâce aux productions locales, notamment les fictions.

Sur ces chiffres, les meilleures audiences sont réalisées par 2M. En cours d’année, 2M réalise 30% de part d’audience en prime time (21% pour Al Aoula, source Marocmétrie octobre 2019). Pendant le mois de Ramadan, 2M occupe environ 60% de part de marché.

720 MDH de pertes cumulées

Au cours de l’exercice 2018, la Soread a subi 131 MDH de pertes. Les pertes cumulées s’élèvent désormais à 720 MDH, le double du capital social qui est de 359 MDH. Le 31 décembre 2016, une AGE avait décidé une augmentation de capital. Celle-ci n’a jamais eu lieu, l’Etat n’ayant jamais versé sa quote-part. Idem en juin 2018.

Juridiquement, il s’agit d’une entreprise dont le capital est majoritairement détenu par l’Etat et qui se trouve dans l’illégalité, ayant consommé ses capitaux propres depuis plusieurs années.

Le résultat net de la société est négatif depuis 2008 et la perte s’aggrave d’une année à l’autre. Les subventions de l’Etat couvraient 34% des dépenses globales de la société en 2000, contre 5% en 2012. Il fait dire qu’au cours de la période 2000-2008, la chaîne avait entrepris une politique d’expansion qui a fortement alourdi ses charges. La direction à une certaine époque, vers 2005-2008, s’était avérée incapable d’anticiper les changements à venir du modèle économique de l’audiovisuel.

AU cours des dix dernières années, la chaîne a reçu 45 MDH de subvention publique en moyenne annuelle et versé 35 MDH au Fonds de soutien à la production audiovisuelle dont elle n’a jamais perçu un Dirham.

Le nouveau cahier des charges de la chaîne, imposé en 2012, a mécaniquement aggravé les charges de la Soread et… baissé ses recettes : réduction du temps consacré aux spots, 20 minutes doivent séparer les pauses publicitaires, suppression de certaines séquences publicitaires…

Deux augmentations de capital de Soread 2M, décidées en décembre 2016 (217,5 MDH) puis en juin 2018 (380 MDH), n’ont pas été effectuées. L’Etat vote la recapitalisation mais ne verse pas sa quote-part. Plus le temps passe, plus la situation financière s’aggrave. Dans ces conditions, le maintien du niveau actuel de performance (parts d’audience), relève de la prouesse.

Une nouveauté qui s’appelle MBC5

Le groupe saoudien a annoncé récemment ses ambitions panarabes. Il a pris pied en Egypte, un pays au paysage audiovisuel extrêmement riche et diversifié, parfaitement saturé par les productions locales.

Après l’Egypte, il attaque le Maghreb central, en commençant par le Maroc.

Pourquoi un groupe médiatique aux moyens quasiment illimités veut-il émettre des programmes qui ciblent spécifiquement le Maroc ? Pas pour des raisons économiques, c’est évident. Le marché marocain est trop petit. La raison ne peut être que l’influence. Ce qui intéresse le groupe, ce sont les producteurs marocains, les artistes, ainsi que la part d’audience.

MBC ne cache pas son ambition : 10% du marché publicitaire, ou 200 MDH dès le prochain mois de Ramadan. Ramadan, c’est la haute saison de l’audience et de la publicité. Si MBC capte 200 MDH, c’est autant de manque à gagner pour la Soread-2M et la SNRT. Un coup fatal au paysage audiovisuel marocain.

L’intrusion de MBC5 ne respecte même pas le formalisme juridique. Le groupe saoudien n’a pas demandé une licence pour devenir une chaîne qui se soumet aux mêmes règles que les autres chaînes marocaines. Il va produire marocain, en effectuant des tournages en Egypte, avec des artistes marocains. Et il émettra par satellite. Bien sûr, les artistes marocains seront payés au prix fort et en devises. Un cas typique de concurrence biaisée.

MBC va attaquer le marché publicitaire à travers le prime time, là où il y a les audiences et les recettes publicitaires. Pendant que Soread et SNRT devront supporter l’insuffisance des ressources financières et l’obligation de service public, sans contrat-programme.

Les enjeux dépassent ceux de simples chaînes de télévision. Il s’agit d’un enjeu culturel et politique essentiel. Le Maroc ne peut pas abandonner ses audiences à l‘étranger. Dans le domaine des médias, le cas 2M symbolise celui d’un gouvernement qui n’arrive pas à se décider, qui n’a pas de vision, ce qui est d’ailleurs le cas pour sa gestion de l’ensemble du paysage médiatique.

Laâyoune: 2M va à la rencontre de ses téléspectateurs du sud 

Le journal de la mi-journée fera l’objet d’une édition spéciale de 135 minutes présentée par Sanaa Rahimi. 

 A partir de 12h45 et pendant ces 2 heures 15, les téléspectateurs pourront découvrir les acteurs du changement partout à travers les régions de Dakhla-Oued Eddahab, Laâyoune-Sakia El Hamra et Guelmim-Oued Noun.

 Des villes de Laâyoune ou Tarfaya en passant par Boujdour, Goulmim, Smara, Tan-Tan, Assa, Akhfennir ou encore Aousserd, 6 équipes de reportages ont sillonné les routes à la rencontre des habitants, des femmes et des hommes qui animent la vie de la communauté dans tous les domaines.

Qu’ils soient porteurs d’initiatives innovantes ou gardiens de la tradition, qu’ils soient jeunes ou qu’ils fassent partie de la génération des marcheurs de 1975, ils ont tous en commun le souci du développement de leur région et émettent l’espoir que la dynamique dans laquelle ils sont résolument inscrits, profite un jour à ceux des Marocains qui ont pour seul paysage des barbelés en territoire algérien.

Des reportages, mais également des invités sur le plateau installé en plein cœur de Laâyoune et des duplex depuis Dakhla et Goulmim. 

 Le second rendez-vous d’information retransmis depuis Laâyoune en direct dans la soirée est le magazine de débat « Moubacharatane Maakoum » présenté par Jamaa Goulahcen.

Avec Moulay Boubker Hamdani, président du Centre de réflexion stratégique et de défense de la démocratie à Laâyoune, Ballal Bent Khwalha, chercheure en droit et associative, Brahim Lebrih, journaliste à Laâyoune TV, Abdelhamid Jmahri, directeur de la rédaction du quotidien « Al Ittihad Al Ichtiraki » et  Mohamed Cherki, analyste politique et économique, 

Ils analyseront le discours prononcé par le Roi Mohammed VI à l’occasion de la Marche verte.

Pour assurer la réussite de cette opération de proximité, 2M a mobilisé 70 techniciens et journalistes, appuyés par les équipes des bureaux régionaux de Laâyoune, Dakhla et Agadir.

Union africaine de la mutualité : le Maroc risque de perdre la présidence et le siège de l’organisation

Sollicité pour son expertise de pionnier dans le domaine de la mutualité, le Maroc est censé apporter sa contribution au développement de la protection sociale dans le mouvement mutualiste africain. L’idée s’est imposé au sein des 15 pays d’Afrique de lui confier la présidence, le secrétariat permanent et le siège de l’Union africaine de la mutualité (UAM), mais des différences d’approche risquent de tout remettre en cause.

Dans un courrier confidentiel daté de septembre 2013 adressé au président de l’UAM, son vice-président Babassa Djikine demande des explications à Abdelmoula Abdelmoumni accusé de prendre des décisions unilatérales sans mandat des membres de l’UAM.

Il dénonce nombres d’irrégularités qui nuiraient au bon fonctionnement de l’organisme africain :

-Gel de l’activité de l’Union sans qu’aucune démarche n’ait été entreprise par le président conformément à ses obligations envers l’UAM,

-Entraves majeures au bon fonctionnement telles qu’une attitude irresponsable envers les instances de l'UAM,

-La fermeture du siège depuis son inauguration, soit depuis avril 2013,

-Le secrétaire permanent n’est pas en mesure d’exercer sa fonction et n’a pas accès au siège.

Ces agissements ont soulevé des protestations des membres qui font part de leurs difficultés à comprendre la pertinence et le bien fondé des faits et gestes de leur président envers les organes de et l’institution de l'UAM.

D’après des membres de l’UAM interrogés par Médias 24, cette attitude risque à terme de faire perdre le siège et la présidence de l’UAM au Maroc qui la préside depuis sa création.

Ils avancent que le comportement d’Abdelmoula Abdelmoumni irait à l'encontre de la politique africaine du royaume pour promouvoir l’assurance maladie, la prévoyance et tous les autres secteurs de la protection sociale en Afrique.

Sollicité par notre rédaction pour faire entendre sa version des faits, le président Abdelmoumni n’a pas donné suite à notre requête en restant aux abonnés absents.

L’émergence d’une structure mutualiste suprarégionale semble faire les frais d’un blocage de personnes qui ne profite pas ni à l’Afrique ni au Maroc pour défendre leurs intérêts auprès des organisations internationales.

Il est donc devenu urgent d'agir de manière concertée afin d’assurer un accès aux soins de santé au plus grand nombre de bénéficiaires en mettant de côté les susceptibilités personnelles.

Une union nécessaire et d’actualité

L’Afrique a entrepris de créer des mécanismes régionaux de protection sociale pour faire face à une tendance de fond mondiale, auquel le continent ne peut échapper car il dépense à peine 4,3% de son PIB pour la sécurité sociale contre 25% en Europe et 16,6% en Amérique du Nord.

Selon l’Organisation internationale du travail (OIT), seulement 5 % à 10 % de la population africaine active bénéficie d’une couverture sociale et 80 % de sa population est exclue des soins de santé. Précisons que la couverture de système d’assurance maladie des salariés du secteur formel ne couvre qu’environ 20% de la population totale du continent africain.

Afin d’endiguer une situation sanitaire déplorable, une politique commune visant à établir une protection sociale de base au niveau régional a vu le jour grâce à la création de l’UAM créée en 2007.

L’objectif affiché est de lutter contre les obstacles financiers pour favoriser l'accès aux soinsen mettant en place une stratégie d'appui aux mutuelles d’Afrique du nord, du centre et de l’ouest.

L’expérience marocaine qui remonte àla création de la Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (Cnops) en 1950 participeau développement de cette Union pour la promotion de la santé à l’échelle régionale africaine.


 

Bientôt une agence nationale pour l’évaluation de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique

La mise en place d'une Agence nationale pour l'évaluation de l'enseignement supérieur et la recherche scientifique est en cours de discussion au parlement, annonce la ministre déléguée auprès du ministre de l'Enseignement supérieur, Soumiya Benkhaldoun.

Cette agence servira de mécanisme de mise en œuvre des plans de renforcement et d'amélioration de la qualité dans le secteur de l'enseignement supérieur au Maroc.

Cette agence aura pour mission, entre autres, d'évaluer les établissements d'enseignement supérieur publics et privés ainsi que les établissements de recherche scientifique, tout en prenant en considération les particularités de chaque institution, notamment ses projets scientifiques et pédagogiques, selon le projet de loi portant création de cette agence.

(Avec MAP)
 

Le Maroc a toute l’attention du Roi Juan Carlos

Le chef de la diplomatie marocaine, Salaheddine Mezouar, a été reçu jeudi par le Roi Juan Carlos. Une rencontre au cours de laquelle il a été question des «excellents rapports» liant le Roi Mohammed VI au souverain espagnol.

Selon le ministre marocain des Affaires étrangères et de la coopération, le Roi Juan Carlos a tenu à s'assurer de la bonne dynamique enclenchée dans le cadre des relations bilatérales, en insistant sur la nécessité de maintenir un «contact permanent» entre les deux pays. Le Maroc aurait «la pleine attention» du chef d’Etat espagnol, toujours selon Salaheddine Mezouar.

Au cours de cette audience, qui s’est tenue au Palais de la Zarzuela à Madrid, le Roi Juan Carlos a également souligné les efforts déployés par les responsables marocains et espagnols au bénéfice de ces deux pays amis.

 

 

Dans le cadre de cette coopération, le ministre marocain a également été reçu par le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, ainsi que par le chef de la diplomatie José Manuel Garcia Margallo. Interrogé sur la position de l’Espagne concernant le conflit au Sahara, ce dernier a précisé que son pays soutenait «une solution stable, pacifique, durable et mutuellement acceptée par les deux parties, et qui reconnaitrait le principe d’autodétermination, dans le respect des résolutions des Nations-Unies».

L’Espagne est sortie de la récession au troisième trimestre

Cette hausse du PIB, «après neuf trimestres consécutifs de baisse», s’accompagne d’une légère amélioration sur le front du marché du travail, la Banque d’Espagne prévoyant que la destruction d’emplois a été la plus faible «depuis le début de la crise», même si le taux de chômage reste proche de son record historique (26,3% au deuxième trimestre).

Les données officielles sur la croissance au troisième trimestre seront publiées par l’Institut national de la statistique (INE) le 30 octobre, dans leur version provisoire, puis le 28 novembre de manière définitive.

La quatrième économie de la zone euro, frappée doublement en 2008 par l’éclatement de sa bulle immobilière et le démarrage de la crise financière internationale, connaît sa deuxième récession en cinq ans.

Mais «au troisième trimestre, l’économie espagnole a poursuivi son amélioration graduelle que l’on observe depuis le début de l’année, dans un environnement caractérisé par une certaine détente des tensions financières et une amélioration de la croissance», écrit la banque centrale dans son bulletin mensuel.

L’institution table sur un recul de la demande interne de 0,3% par rapport au trimestre précédent, alors que la consommation des ménages reste en berne, mais sur une hausse de 0,4% de la demande extérieure, stimulée par les exportations.

Sur l’ensemble de l’année, le gouvernement conservateur prévoit un recul du PIB de 1,3%, un peu mieux qu’en 2012 où il avait baissé de 1,6%. Il attend une croissance de 0,7% en 2014.

Mais le chômage restera le principal point noir de l’économie espagnole avec un taux prévu de 26,6% fin 2013 puis de 25,9% en 2014.

(Par AFP)