Chariot Energy lève 1 million de dollars supplémentaires

Chariot Energy a levé 1 million de dollars grâce à une offre publique de vente (OPV) réservée à ses actionnaires éligibles, comme l’a fait savoir la compagnie britannique dans un communiqué ce mardi 17 juin 2025.

En complément d’une levée initiale de 6,1 millions de dollars, cette offre publique a permis de sécuriser un total d’un million de dollars américains supplémentaires qui sera entièrement dédié au renforcement du besoin en fonds de roulement de Chariot.

L’offre publique a connu une sursouscription, avec des acceptations reçues de la part des actionnaires éligibles portant sur un total de 62.270.970 actions, représentant un taux de souscription de 119 % par rapport aux 52.279.027 actions initialement proposées.

Cependant, l’émission des actions proposées dans le cadre de cette offre publique est subordonnée à l’adoption lors de l’assemblée générale de Chariot, prévue pour le mercredi 18 juin 2025.

« Nous sommes très heureux d’annoncer les résultats de cette offre ouverte et tenons à remercier nos actionnaires pour leur soutien continu. Cela porte le total des fonds levés à 7,1 millions de dollars, et nous sommes impatients de concrétiser nos projets pour nos activités Upstream (amont) et Énergies renouvelables au cours des prochains mois », a déclaré Julian Maurice-Williams, directeur financier de Chariot Energy.

En priorité, Chariot devrait scinder ses activités en deux entités distinctes. La première sera dédiée aux énergies renouvelables, avec un projet actuellement en développement en Afrique du Sud, tandis que la seconde se concentrera sur les activités en amont dans le secteur de l’énergie (pétrole, gaz et hydrogène).

Dans les mois à venir, la compagnie britannique communiquera un nouveau plan de développement visant à relancer son activité après avoir récupéré les parts qu’Energean détenait dans les blocs Lixus et Rissana.

Tant attendue, cette opération permettra de relancer le développement du champ gazier d’Anchois, situé au large de Larache, en suspens depuis près d’un an malgré un potentiel estimé à au moins 18 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Chariot Energy boucle un financement stratégique avant le lancement d’un nouveau plan de développement gazier au Maroc

La société britannique Chariot s’apprête à relancer ses activités dans le cadre d’un nouveau plan de développement des ressources gazières, offshore et onshore, au Maroc.

Dans un communiqué publié le 29 mai 2025, Chariot Energy a annoncé la finalisation d’une levée de fonds accélérée, ayant permis de réunir 6,1 millions de dollars américains (soit 5,5 millions de dollars nets après frais) grâce au placement et à la souscription de 322.751.322 nouvelles actions ordinaires, au prix d’émission de 1,4 pence par action.

Venant compléter la levée initiale, une offre publique de vente réservée aux actionnaires éligibles va permettre de mobiliser jusqu’à 1 million de dollars américains supplémentaires, intégralement dédiés au renforcement du besoin en fonds de roulement du groupe.

Cette levée de fonds fait suite à la récupération des parts qu’Energean détenait dans les blocs Lixus et Rissana, permettant ainsi de relancer le champ gazier d’Anchois au large de Larache.

« Maintenant que nous avons regagné l’opérabilité et notre participation offshore, nous élaborons un plan pour notre portefeuille au Maroc et nous redéfinissons le mandat de notre nouvelle entreprise pour englober à la fois les actifs pétroliers et gaziers. Nous cherchons à redimensionner un développement potentiel du champ gazier d’Anchois, à faire progresser nos licences marocaines offshore et onshore, et nous poursuivrons également d’autres opportunités de croissance en amont tout au long de la chaîne de valeur », a déclaré Adonis Pouroulis, PDG de Chariot Energy.

En attente de l’annonce de ce nouveau plan, Chariot devrait prioritairement séparer son activité énergies renouvelables de ses autres activités par la création de deux entités autonomes. La première serait spécialisée dans les énergies renouvelables, développant actuellement un projet en Afrique du Sud, et la seconde serait dédiée à l’énergie en amont (pétrole, gaz et hydrogène).

« Nous allons maintenant de l’avant dans l’exécution de nos plans pour nos activités Upstream et Énergies renouvelables.  Notre objectif est de démarrer et de créer deux entités autonomes afin de libérer la valeur qui n’est actuellement pas reconnue au sein du groupe », a précisé Adonis Pouroulis.

Rappelons qu’au Maroc, Chariot détient trois licences : deux en offshore (Lixus et Rissana) et une en onshore (Loukos). Situé dans le bloc Lixus, le développement du champ gazier d’Anchois devrait révéler un potentiel d’au moins 18 milliards de mètres cubes de gaz. Ce projet constitue l’un des deux piliers de la feuille de route gazière nationale, avec le gisement de Tendrara dont la première production est attendue fin 2025.

Gaz naturel. Chariot reprend le contrôle du développement des licences offshore Lixus et Risana

Dans un communiqué publié le 14 mai 2025, la compagnie d’exploration Chariot a fait savoir qu’elle reprend le contrôle des licences Lixus et Risana d’Energean, qui a précédemment annoncé sa décision de se désengager de ses participations au Maroc.

En restituant ses parts, Chariot redevient opérateur du projet et augmente ses participations à 75 % dans chaque permis. L’ONHYM conserve sa participation de 25 % dans les licences offshore Lixus et Risana.

Avant l’arrivée d’Energean, Chariot avait déjà identifié des ressources contingentes estimées à 18 milliards de mètres cubes (637 milliards de pieds cubes) dans le champ Anchois, situé dans la licence Lixus. La société comptait sur l’appui d’Energean pour développer davantage ces ressources.

Carte montrant le projet de développement de gaz naturel de Chariot.

Energean, l’ancien opérateur, avait fait son entrée au Maroc en 2023 en concluant un accord avec Chariot pour l’acquisition de participations respectives de 45 % et 37,5 % dans les permis Lixus Offshore et Risana Offshore. En septembre 2024, Energean avait achevé les opérations de forage du puits Anchois-3. Bien que la présence de gaz ait été confirmée, les résultats se sont révélés inférieurs aux attentes.

Suite à ces résultats, en novembre 2024, Mathios Rigas, PDG d’Energean, avait déclaré que les résultats du puits d’exploration n’étaient pas satisfaisants pour sa compagnie malgré la présence de gaz. Cependant, aucune décision n’a été prise depuis, laissant le projet dans une pause forcée malgré le potentiel prouvé précédemment.

Répartition des réserves dans le gisement Anchois et la méthode de son acheminement à l’unité de traitement (source : Chariot).

En mars 2025, Energean, l’ancien opérateur, avait annoncé qu’à la suite d’échanges avec ses partenaires ONHYM et Chariot, il étudiait officiellement les options pour un transfert de sa participation dans les licences Lixus et Risana.

Après une période d’interruption d’environ neuf mois, Chariot, redevenu l’opérateur de ces blocs offshore, devrait relancer l’exploration et poursuivre le programme de travaux de développement de ces permis.

« Nos prochaines étapes consistent à définir ce périmètre en nous appuyant sur les ressources principales découvertes dans les trois puits, étayées par nos travaux antérieurs sur la conception technique, les autorisations environnementales et réglementaires, le financement du projet et la vente de gaz. Les fondamentaux du marché gazier au Maroc sont solides, avec une forte demande et d’excellentes conditions financières », a déclaré Adonis Pouroulis, PDG de Chariot.

Ce qu’il faut retenir de cette annonce, c’est qu’il s’agit d’une bonne nouvelle pour développer les ressources gazières nationales. Alors que le démarrage imminent du champ de Tendrara représente un succès, la production attendue ne couvrira pas l’ensemble des besoins actuels en gaz naturel. Dans ce contexte, le champ Anchois offre une opportunité stratégique pour sécuriser des ressources supplémentaires. Son développement pourrait significativement renforcer la feuille de route énergétique nationale, qui positionne le gaz naturel comme un pilier de la transition énergétique.

Hydrogène vert. Test concluant de l’électrolyseur du projet pilote de l’UM6P et Chariot Energy

À Grantham (Est de l’Angleterre), Oort Energy a mis en marche un électrolyseur d’une capacité de 1 MW, capable de produire de l’hydrogène vert à partir d’énergie solaire. Cet événement s’est déroulé en présence des représentants de l’UM6P et de Chariot Energy, partenaires qui développent un projet pilote de production d’hydrogène vert.

En 2023, Chariot Energy et l’UM6P avaient établi un partenariat, formalisé le 2 août, pour développer un projet pilote de production d’hydrogène vert sur le site industriel de l’OCP à Jorf Lasfar.

La start-up britannique Oort Energy, mandatée pour la construction de l’électrolyseur du pilote, dispose de plusieurs brevets dans ce domaine. L’année dernière, elle a livré à ses clients trois électrolyseurs d’une capacité de 1 MW chacun. Cette start-up, dont le partenariat avec l’université ne se limite pas à la construction d’un électrolyseur, assure une partie de la formation de l’UM6P dédiée à l’hydrogène vert.

D’autre part, la compagnie Chariot, en plus de son activité d’exploration d’hydrocarbures, a développé durant les dernières années plusieurs projets énergétiques vert, dont des projets de production d’électricité à partir des énergies renouvelables en Afrique du Sud et au Burkina Faso.

En ce qui concerne la production de l’hydrogène vert, Chariot, à travers sa filiale Chariot Green Energy, développe un projet de Noor avec TotalEnergies en Mauritanie avec une première phase de capacité renouvelable de 3 GW, alimentant jusqu’à 1,6 GW de capacité d’électrolyse, pour produire 150.000 tonnes d’hydrogène vert par an.

Au Maroc, Chariot Green Energy ambitionne de multiplier les projets pilotes au Maroc, en développant d’autres collaborations avec différents partenaires. Cette stratégie est renforcée par une stratégie nationale, qui favorise l’investissement dans l’hydrogène vert grâce à la mise en œuvre de l’Offre Maroc pour l’hydrogène vert.

Outre l’objectif de produire de l’hydrogène vert à moins de deux dollars, l’investissement dans des projets pilotes permet de réduire les risques en validant la faisabilité du projet et en identifiant la technologie la plus adaptée. Il permet également de générer des revenus précoces, jetant ainsi les bases d’un déploiement commercial à plus grande échelle.

Pour rappel, Chariot Energy dispose de trois licences d’exploration d’hydrocarbures : deux en offshore (Rissana et Lixus) et une en onshore (Loukkos). L’activité d’exploration offshore est actuellement en pause, en raison du choix d’Energean de devenir opérateur du projet offshore en 2023. En revanche, l’activité d’exploration onshore devrait reprendre pour rechercher un gaz biogénique, bien qu’en quantité moindre. Cette prospection de gaz biogénique permettra, à terme, de réaliser des monétisations rapides en vendant le gaz naturel comprimé, notamment aux industriels de la région de Kénitra.