X suspend le faux compte attribué à Aziz Akhannouch

La plateforme X a suspendu un compte usurpant l’identité du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. Ce compte frauduleux faisait la promotion d’une prétendue monnaie numérique marocaine et de transactions fictives.

Les services du chef du gouvernement avaient auparavant démenti ces allégations dans un communiqué, mettant en garde contre la propagation de fausses informations. Elle rappelle que l’unique compte officiel du chef du gouvernement sur X est @ChefGov_ma.

Le statut des fonctionnaires de la DGAPR au menu du prochain Conseil de gouvernement

Le premier projet de décret est relatif au statut des fonctionnaires de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), alors que le deuxième porte création de la délégation régionale du Tourisme, de l’artisanat, de l’économie sociale et solidaire, de la Jeunesse, de la culture et de la communication et fixation des attributions et de l’organisation de cette délégation.

Le troisième porte, quant à lui, sur la création de la délégation régionale du Commerce, de la production industrielle et extractive et de l’insertion économique, et la fixation de ses attributions et de son organisation, alors que le quatrième porte création de la délégation régionale de l’Équipement, de l’eau, du transport et de la logistique tout en fixant ses attributions et son organisation.

S’agissant du cinquième projet de décret, il modifie et complète le décret relatif à la fixation de la liste des décisions administratives nécessaires pour la réalisation des projets d’investissement, dont le délai de traitement des demandes y afférentes ne dépasse pas 30 jours, tandis que le sixième modifie et complète le décret fixant la liste des décisions administratives dont le traitement nécessite la prorogation du délai légal de leur délivrance en vue de réaliser une expertise technique ou une enquête publique.

Pour ce qui est du dernier projet de décret, il modifie et complète le décret fixant la liste des actes administratifs pour lesquels le silence de l’administration vaut accord à l’expiration du délai imparti pour le traitement des demandes de leur obtention.

Le Conseil achèvera ses travaux par l’examen de propositions de nomination à des fonctions supérieures.

Akhannouch s’entretient avec le Premier ministre de Sao Tomé-et-Principe

Lors de cette entrevue, les deux parties ont examiné les moyens à même de renforcer les relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, en droite ligne avec la vision du Roi Mohammed VI, visant à développer la coopération Sud-Sud au profit du continent africain, indique un communiqué du département du chef du gouvernement.

À cet égard, Aziz Akhannouch a fait part de la disposition du Maroc, sous le leadership du Roi, à partager son expertise avec les pays africains partenaires, se félicitant du bilan positif de la feuille de route de coopération entre le Royaume et Sao Tomé-et-Principe pour la période 2020-2022, et de la volonté commune d’aller de l’avant pour une feuille de route avancée qui priorise les secteurs clés de développement.

En outre, les deux parties ont exprimé leur satisfaction du niveau de concertation politique bilatérale, d’autant plus que le Maroc et Sao Tomé-et-Principe appuient, mutuellement et de manière coordonnée, leurs candidatures au niveau des différentes instances régionales et internationales.

Ces entretiens ont également été l’occasion de saluer le soutien de la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe à la marocanité du Sahara, comme en témoigne l’ouverture d’un consulat général de ce pays africain à Laâyoune en janvier 2020.

L’accent a aussi été mis sur l’importance de la mise en place d’un conseil d’affaires entre le Maroc et la République démocratique de Sao Tomé-et-Principe, afin de donner l’impulsion nécessaire aux échanges commerciaux bilatéraux et d’exploiter le potentiel économique des deux pays.

Au Parlement, Akhannouch défend les performances du commerce extérieur

Lors de la séance mensuelle dédiée à la politique générale, consacrée ce lundi 4 novembre au secteur du commerce extérieur, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a défendu un bilan positif des échanges extérieurs, saluant les réalisations économiques du pays « malgré un contexte mondial difficile ».

Le chef du gouvernement a décrit une « révolution économique et sociale » qui a propulsé le Maroc en tant que pôle d’attraction pour les investissements étrangers et en tant que carrefour stratégique pour le commerce intercontinental. Il a expliqué que la vision royale, à travers des projets structurants, a permis de construire une économie diversifiée et résiliente. La politique d’ouverture économique du Maroc, qualifiée de « choix stratégique irréversible », a contribué à une croissance de 3,4% en 2023 et à une réduction marquée de l’inflation, qui est passée de 6,1% en 2023 à 1,1% sur les neuf premiers mois de 2024.

Concernant les secteurs porteurs, le chef du gouvernement a mis en avant les performances des industries automobile et aéronautique. Les exportations automobiles, moteur clé de l’économie marocaine, ont augmenté de 7% en 2024 pour atteindre 115,4 milliards de DH. Le secteur aéronautique a également connu une forte progression, avec une croissance de 20% de ses exportations à septembre 2024, « illustrant le succès de la stratégie de diversification des exportations marocaines vers des produits à haute valeur ajoutée ».

Les importations, quant à elles, ont été maîtrisées, avec un total de 554 MMDH jusqu’en septembre 2024, aidées par une baisse notable des importations de produits énergétiques. Par ailleurs, les investissements étrangers ont bondi de 50,7%, atteignant 16,3 MMDH sur les neuf premiers mois de 2024, « renforçant ainsi l’essor industriel du pays ».

Le secteur touristique, bénéficiant d’une feuille de route « ambitieuse », a contribué à cette dynamique avec des revenus de 87,1 MMDH à fin septembre 2024, un niveau historique, rappelle le chef du gouvernement. Quant aux transferts de la diaspora marocaine, ils ont dépassé 115 MMDH en 2023, « démontrant la contribution cruciale des Marocains résidant à l’étranger à l’économie nationale ».

 

Akhannouch lance à Tata de nouveaux projets de développement

Au niveau du Centre hospitalier provincial de Tata, le chef de gouvernement a lancé le nouveau service de réanimation et visité le laboratoire et le service d’urgences dudit centre hospitalier après leur réaménagement et extension.

Sur le volet culturel et sportif, le chef du gouvernement a lancé le circuit du Bibliobus à partir de la Place « Al Alaouin », au centre-ville de Tata, qui vise à fournir un service de proximité convivial et à portée pédagogique et culturelle aux jeunes et aux enfants de la province pour contribuer au développement de la lecture dans les zones rurales et les périphéries de la ville.

Dans le même volet, le chef du gouvernement a visité l’école pionnière « El Jadida » située au cœur de Tata après sa réhabilitation. Cette visite a permis d’échanger avec l’équipe pédagogique et les élèves.

Aziz Akhannouch a suivi par la suite la présentation des projets de construction et d’équipement d’une salle omnisport et d’une piscine semi-olympique couverte dans le centre de Tata et visité le centre de formation des enseignants de Tata.

Dans la commune territoriale Tagmoute, le chef du gouvernement a visité le grenier collectif Ait Kine qui se distingue par son plan quadrangulaire régulier, ses 77 cases « ahanu » disposées autour d’une cour centrale, et sa structure en pisé. Une inscription datant de 1708 atteste de l’existence du grenier au début du 18e siècle, faisant de ce site un témoin précieux de l’histoire locale.

Le chef du gouvernement a assisté aussi à la présentation des projets de barrages M’salit et Akka-Issil qui s’inscrivent dans le cadre du programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation visant, à travers des petits barrages, des barrages souterrains et des lacs collinaires à soutenir l’agriculture locale et l’approvisionnement en eau potable, se protéger contre les inondations et procéder à la recharge artificielle de la nappe et l’alimentation en eau (eau potable, irrigation, cheptel, etc.).

Lors de cette visite, Aziz Akhannouch a été accompagné d’une délégation composée notamment du ministre de la Santé et de la protection sociale, Khaled Ait Taleb, du ministre de l’Éducation nationale, du préscolaire et des sports, Chakib Benmoussa, du ministre de l’Equipement et de l’Eau, Nizar Baraka, du ministre de la Jeunesse, de la culture et de la communication, Mohamed Mehdi Bensaid, du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohamed Sadiki, de la ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, du ministre délégué auprès de la ministre de l’Economie et des finances, chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, du Wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir Ida Outanane, Saaïd Amzazi, du président du conseil de la région Souss-Massa, Karim Achengli et du gouverneur de la province de Tata, Salaheddine Amal.

(Avec MAP)

La majorité à la Chambre des représentants place l’emploi en tête des priorités du travail gouvernemental

Les présidents des groupes de la majorité à la Chambre basse du Parlement ont souligné, dans un communiqué publié suite à leur réunion, la nécessité de faire de l’emploi une priorité pour le reste du mandat gouvernemental, et ont exprimé leur engagement à continuer de plaider efficacement pour toutes les questions qui préoccupent l’opinion publique nationale afin de renforcer la confiance et tenir les promesses.

L’organe a loué « l’harmonie, l’intégration et la coordination qui caractérisent le travail de la majorité gouvernementale et parlementaire, jetant les bases d’une nouvelle phase d’efficacité et de clarté dans le paysage politique national ».

Il a également valorisé ce qu’il considère comme une dynamique législative et de surveillance significative que connaissent les commissions parlementaires permanentes, « notamment à travers la poursuite de l’étude de divers textes législatifs importants présentés lors de la session législative actuelle et leur engagement à accélérer l’examen des propositions de lois ».

Les députés de la majorité se sont engagés à poursuivre « le plaidoyer efficace sur toutes les questions qui préoccupent l’opinion publique nationale pour renforcer la confiance et consolider la vertu de tenir les promesses ». Ils ont aussi souligné la nécessité de faire de l’emploi une priorité pour la seconde moitié du mandat gouvernemental en cours, comme l’a exprimé le chef du gouvernement.

La session de bilan intermédiaire du travail gouvernemental présentée par le chef du gouvernement devant les deux Chambres du Parlement a montré « concrètement le succès de notre pays à surmonter tous les contextes et crises exceptionnels et les conditions économiques mondiales complexes qui ont marqué le début de ce gouvernement ».

Cela a permis, ajoute la même source, de « continuer à renforcer les fondements de l’État social , et de transformer tous les défis en opportunités de développement reflétées par diverses données chiffrées et mesures concrètes présentées par le chef du gouvernement ».

Bilan mi-mandat : nouveau round entre Akhannouch et les députés

Après une première présentation le 24 avril dernier au Parlement, le chef du gouvernement est une nouvelle fois intervenu pour répondre aux divers questionnements, cette fois muni de planches (cartes et infographies) afin d’illustrer les chiffres et les données avancés.

Aziz Akhannouch a souligné que son gouvernement avait annoncé 40 engagements dans son programme gouvernemental, dont la majorité ont été honorés, notant que les dernières réalisations incluent la signature, à la veille du 1er mai, de l’accord sur le dialogue social.

Le chef du gouvernement a passé en revue les acquis réalisés au niveau social, notamment la protection du pouvoir d’achat des citoyens, à travers une revalorisation des salaires des secteurs public et privé, une hausse de 20% du salaire minimum dans les activités non agricoles et de 25% du salaire minimum dans les activités agricoles, outre un soutien direct au logement et à la stabilisation des prix de l’électricité et des transports.

Les efforts sont en cours pour assurer la viabilité financière des différents programmes sociaux, qu’il s’agisse de l’assurance maladie obligatoire, de l’aide sociale directe ou encore de l’aide au logement, que le gouvernement a mis en place au début de son mandat dans le cadre d’une démarche volontariste et de la vision stratégique ambitieuse du Roi Mohammed VI, a-t-il ajouté.

M. Akhannouch a relevé, à cet égard, que les ressources du fonds d’appui à la cohésion sociale sont en hausse, tandis que les dépenses d’aide directe se stabiliseront à 38 milliards DH à partir de 2026. La hausse des ressources budgétaires permettra de couvrir les dépenses en faveur du dialogue social.

Il a expliqué que la pérennité des programmes sociaux requiert l’amélioration par le gouvernement des ressources financières de l’Etat, à travers la bonne gestion des finances publiques et l’activation de la loi-cadre de réforme fiscale, soulignant que les recettes fiscales ont atteint près de 325 milliards DH en 2023, en hausse d’environ 100 milliards DH par rapport à 2020.

Le chef du gouvernement a indiqué que 70% des familles marocaines ont bénéficié des mesures du programme gouvernemental, estimant que les mesures gouvernementales, notamment après le récent accord social, ont un impact tangible sur la vie quotidienne de la plupart des familles.

Inflation: le taux sera proche de zéro en avril

Il a également souligné le succès du gouvernement dans la maîtrise de l’inflation, qui avait atteint 9,1% au cours des trois premiers mois de 2023, avant de baisser à 1,2% au 1er trimestre 2024, soulignant que ce recul est l’aboutissement des programmes gouvernementaux portant sur les secteurs de l’agriculture et des transports. « Cette baisse du taux d’inflation au Maroc survient alors que les pays voisins souffrent encore aujourd’hui d’un taux d’inflation élevé atteignant 30 % », a-t-il fait observer à juste titre. Il prévoit, pour le mois d’avril, un taux d’inflation proche de zéro.

D’autre part, le chef de l’exécutif a indiqué que lorsque le gouvernement a pris ses responsabilités en 2021, le déficit budgétaire atteignait 7%, mais il a été réduit à 4,4 % en 2024, et il est prévu qu’il baisse à 3% à la fin du mandat gouvernemental en 2026.

Interpellé plus tôt sur le taux d’endettement, il a rappelé qu’à la fin du gouvernement d’Abbas El Fassi en 2011, l’endettement était d’environ 52%, pour atteindre 72% en 2020. Le chef du gouvernement a expliqué que depuis son arrivée à la tête de l’exécutif, ce taux a diminué de 1,5 point, insistant -à raison- sur le fait que son gouvernement avait réduit l’endettement et non l’inverse.

Dans un autre registre, M. Akhannouch a souligné l’importance de créer des emplois déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale, garantissant aux salariés et à leurs familles tous leurs droits sociaux légitimes. Il a indiqué à cet égard que le gouvernement a réussi au cours des deux dernières années à créer plus de 621.000 postes d’emploi.

S’agissant de la promotion de l’investissement, le chef du gouvernement a noté qu’à la faveur notamment de la reprise de l’économie nationale l’année dernière et de l’amélioration de l’attractivité du climat des affaires, le début de 2024 est marqué par des signes très positifs avec une amélioration notable de 25 pc des investissements directs étrangers par rapport à la même période de l’année dernière.

« Nous avons le privilège de travailler sous les directives du Roi Mohammed VI »

En réponse au secrétaire général du parti du Mouvement populaire, Mohamed Ouzine, qui avait précédemment exprimé que ce bilan présenté par le gouvernement reflétait davantage les réalisations du Roi plutôt que celles du gouvernement lui-même, M. Akhannouch a souligné le privilège qu’il a de travailler sous une vision royale stratégique et proactive.

Il a ainsi expliqué que les gouvernements doivent être capables de percevoir les directives du Roi et de les intégrer harmonieusement dans leur gestion. Le chef du gouvernement a souligné que l’adhésion à la vision royale par son gouvernement est conforme à ses responsabilités constitutionnelles, puisque le Roi fixe les orientations et priorités politiques, insistant sur le fait que c’est aux différents gouvernements qui se succèdent au pouvoir de s’aligner sur cette vision et de répondre aux attentes des citoyens.

L’essentiel du passage de Aziz Akhannouch sur Al Aoula et 2M

Après avoir présenté un bilan chiffré du mi-mandat devant le Parlement, qu’il a qualifié de « satisfaisant », le chef du gouvernement était l’invité des chaînes nationales Al Aoula et 2M lors d’une émission spéciale diffusée le jeudi 25 avril.

Lors de ce passage, Aziz Akhannouch a fait le tour des différents projets lancés, dont la généralisation de l’AMO, les aides sociales directes, les aides au logement… livrant des données chiffrées des réalisations dans les secteurs prioritaires.

Sur la réforme de la compensation, il a affirmé que le budget réservé à la Caisse est passé de 14 milliards de DH à 25 MMDH actuellement. Il devrait passer à 29 MMDH en 2026, a-t-il noté, insistant sur une réforme « progressive de manière à assurer l’équilibre ».

Interrogé sur la vague de contestations sociales dans différents secteurs, le chef du gouvernement a assuré que le dialogue social se poursuivait. Il a cité, à ce propos, quatre principaux axes : l’amélioration des revenus, le traitement des crises des secteurs problématiques, la loi sur la grève et la réforme de la retraite. Aziz Akhannouch a exprimé son souhait de trouver un accord avec les syndicats d’ici le début de la semaine prochaine, dans la perspective d’avoir des textes réglementaires prêts en septembre.

Parmi les problématiques évoquées, celle de la crise des étudiants en médecine. « Sur les 50 revendications exprimées par les étudiants, un accord a été trouvé concernant 45 points. Aziz Akhannouch qualifie les points de discorde de « minimes » et affirme que son gouvernement reste ouvert au dialogue ». Le chef du gouvernement a, à cette occasion, appelé les étudiants à reprendre les cours et les stages, affirmant que 3.000 étudiants poursuivent leurs cours normalement.

Quelles priorités pour la prochaine étape ? Aziz Akhannouch se montre confiant et s’engage à « préserver les projets sociaux et l’équilibre macroéconomique ». De nouveaux chantiers seront entamés dans différents secteurs, dont celui de l’emploi qui représente le plus grand défi de l’agenda gouvernemental. « La couverture sanitaire, l’enseignement, la réforme de l’administration ne sont pas en reste », a assuré le chef du gouvernement.

 

Akhannouch reçoit une délégation du Congrès américain

Cette visite s’inscrit dans le cadre de l’examen des moyens de renforcer les relations stratégiques entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique, sous la conduite des deux Chefs d’Etat, le Roi Mohammed VI et le président américain Joe Biden, indique un communiqué du département du chef du gouvernement.

Au cours de cette rencontre, les deux parties ont mis en lumière les différents volets de la coopération bilatérale multisectorielle, exprimant leur satisfaction quant à l’évolution positive du volume des échanges commerciaux, qui sont passés de 43,4 milliards de DH en 2021 à 68,9 milliards actuellement, relève le communiqué.

Les deux parties ont également souligné la « capacité du Maroc à constituer une plateforme pour les investissements américains dans le continent africain, dans le cadre d’un partenariat mutuellement bénéfique ».

Le chef du gouvernement a assuré, lors de cette audience, que les relations bilatérales entre Rabat et Washington s’appuient sur une étroite coordination au sujet d’un ensemble de questions régionales et internationales, mettant en exergue le leadership du Maroc et sa contribution à la consolidation de la stabilité dans la région d’Afrique du nord et du Moyen-Orient, fait savoir la même source.

Il a également exprimé la considération du Royaume pour la position des Etats-Unis d’Amérique, qui ont reconnu fin 2020 la souveraineté du Maroc sur son Sahara et formulé leur soutien au plan d’autonomie en tant que solution sérieuse, réaliste et crédible.

Ces entretiens ont, de même, été l’occasion de souligner les relations séculaires entre les deux pays, depuis la signature en 1787 du traité de paix et d’amitié maroco-américain, qui constitue le plus ancien à avoir été signé par les Etats-Unis d’Amérique avec un pays tiers, ajoute le communiqué.

Cette rencontre s’est déroulée en présence de la ministre de la Transition énergétique et du développement durable, Leila Benali, et du ministre délégué chargé de l’Investissement, de la convergence et de l’évaluation des politiques publiques, Mohcine Jazouli.

Feu vert d’Akhannouch pour l’acquisition de Medi1 Radio par la SNRT

L’arrêté du chef du gouvernement autorisant cette opération a été publié au dernier Bulletin officiel.

Approuvée par le Conseil de la concurrence, cette prise de contrôle par la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) de Radio Méditerranée Internationale (RMI) porte, rappelons-le, sur l’acquisition de 86,3% de son capital social et des droits de vote afférents.

Ce projet de concentration s’inscrit dans le cadre de la création du futur pôle audiovisuel public. En mai 2021, Othman El Ferdaous, alors ministre de la Culture, avait annoncé que 2M et Medi1 TV passaient sous le giron de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT).

https://medias24.com/2023/06/18/pole-audiovisuel-public-ce-qui-a-ete-fait-ce-quil-reste-a-faire/

 

Dialogue social : la loi sur la grève, principal sujet du prochain round ?

Le 5 février dernier, lors de son intervention au Parlement, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a rappelé la prochaine ouverture d’un nouveau round de dialogue social. Les nouvelles rencontres avec les partenaires sociaux démarreront au mois d’avril.

Un nouveau round à fort enjeu pour les différentes parties et qui intervient après un épisode de tensions sociales qui a affaibli les syndicats et le gouvernement, celui des grèves des enseignants.

Cette expérience, douloureuse par ses multiples conséquences, va certainement peser sur les prochaines discussions surtout que l’un des dossiers chauds attendu est celui de la loi organique sur la grève. 

La loi organique sur la grève était d’abord et avant tout une revendication du patronat. Il semble qu’elle soit devenue, après les évènements des derniers mois, une priorité pour tous les partenaires, y compris les syndicats qui ont perdu du poids et de la légitimité face à des coordinations, légalement et réglementairement non représentatives, mais qui ont fait sur le terrain d’une grande démonstration de force.

Une démonstration de force qui a fait plier gouvernement et syndicats, qui n’ont pas pu mettre un terme aux grèves à cause du vide juridique. La grève est un droit constitutionnel, qui a besoin d’une loi pour l’organiser, le cadrer et définir les règles de son exercice. Elle a fait défaut.

Toujours pas de loi sur la grève

Malgré les promesses faites par le gouvernement en septembre 2023 à ce sujet, le processus de révision de ce projet de loi organique bloqué au parlement depuis des années, n’a pas été entamé.

Selon des sources proches des négociations, « plusieurs réunions bilatérales gouvernement/partenaire social ont été tenues et tous les articles du projet de loi ont été examinés. Le département du ministre Younes Sekkouri a centralisé les propositions d’amendements et la vision de chacun des partenaires sociaux. Maintenant, il reste à savoir ce qui sera fait de ces propositions ».

D’après de précédentes explications fournies à Médias24, le ministère de Younes Sekkouri devait centraliser les différentes propositions et venir au parlement avec des amendements de consensus,  fruit des différentes visions. S’ensuivra alors l’exercice législatif habituel dans les deux chambres du parlement. Discussion des amendements, vote et adoption.

Ce processus permettra, a priori, de changer fondamentalement le contenu du projet de loi déposé au parlement. La balle est donc dans le camp de Younes Sekkouri qui doit faire aboutir ce chantier.

La CGEM mettra certainement le focus sur ce point qu’elle attend depuis l’accord du dialogue social de 2019. Le second dossier porté par le patronat, et déjà inscrit dans l’accord social, est celui de la réforme du code du travail.

Quels seront les dossiers portés par les syndicats pour ce round ? Médias24 a contacté les syndicats représentatifs. Pour l’instant, seul l’UMT a répondu.

Miloudi Moukharik, secrétaire général de l’UMT, indique que l’augmentation des salaires, la revalorisation du SMIG et du SMAG, la revalorisation des pensions de retraite, ainsi que l’augmentation des salaires des enseignants de la formation professionnelle en particulier, sont leurs priorités pour ce nouveau round.

L’augmentation des salaires, priorité de l’UMT

« Pour l’UMT, ce nouveau round doit aboutir à des résultats concrets », déclare Miloudi Moukharik. « Nous avons accepté de reporter le round prévu en septembre dernier à la demande du chef du gouvernement, suite au séisme d’Al Haouz, mais à condition d’aboutir à des résultats concrets durant le round d’avril ».

« En tant qu’organisation syndicale, nous allons continuer à demander des augmentations générales de salaires« , poursuit notre interlocuteur.

« Pour l’UMT, la principale revendication qui va permettre aux salariés du public et du privé d’augmenter leurs revenus est la baisse de l’impôt sur les salaires« , ajoute Miloudi Moukharik, rappelant que « les salariés sont la seule catégorie sociale qui paie ses impôts à la source sans évasion fiscale, et que ces impôts peuvent atteindre jusqu’à 38%. C’est d’ailleurs l’une des recommandations des Assises de la fiscalité de 2019 ».

« Nous espérons atteindre un SMIG de 5.000 DH »

« Nous allons également continuer à demander la revalorisation du SMIG et du SMAG. Le SMIG de 3.140 DH ne permet plus aux gens de survivre. Nous espérons qu’un SMIG de 5.000 DH soit possible et réalisable de la part du patronat privé », indique encore Miloudi Moukharik.

« En outre, l’UMT va revendiquer la revalorisation des pensions de retraite. Les retraites sont gelées depuis 18 ans, et lorsque nous avons obtenu, durant le dialogue du mois d’avril 2022, une augmentation modeste de 5%, celle-ci n’a pas été versée de la manière souhaitée. Nous nous sommes alors retrouvés avec deux catégories de retraités, ce qui est inconcevable pour nous. Ceux qui ont arrêté de travailler avant 2019 ont perçu les 5%, tandis que ceux qui sont sortis après 2019 n’ont pas, à ce jour, perçu cette augmentation ».

« L’accord que l’on avait paraphé avec Aziz Akhannouch était clair et net : une augmentation générale de 5% pour les retraités. Nous allons donc revenir à la charge sur ce point« .

Sur les négociations sectorielles, priorité à la formation professionnelle

« Nous allons également demander au gouvernement d’ouvrir des négociations sectorielles, secteur par secteur. Nous avons néanmoins un secteur prioritaire, celui de l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail« , souligne Miloudi Moukharik.

« Les enseignants du public ont reçu des augmentations via l’amendement de leur statut. Les enseignants du supérieur, pour leur part, ont perçu une augmentation de 3.000 DH. En revanche, le secteur de la formation professionnelle n’a bénéficié d’aucune augmentation alors qu’il fournit les enseignants au secteur de l’enseignement supérieur notamment ».

« Pour protester, les enseignants de la formation professionnelle ont récemment tenu une grève générale dans tous les instituts et Cités des métiers et des compétences. Cette action a été suivie par de premiers contacts avec la direction de la Formation professionnelle, le ministre de l’Enseignement supérieur et le ministre délégué chargé des Finances, Fouzi Lekjaâ. Ces contacts doivent toutefois être déclinés en négociations », conclut Miloudi Moukharik.

La Fédération nationale de la formation professionnelle, affiliée à l’UMT, a en effet tenu le 18 janvier dernier une grève nationale de 24 heures en guise d’avertissement dans tous les établissements du secteur. Leur principale revendication est une revalorisation des salaires, à hauteur de 2.000 DH, ainsi qu’une amélioration des conditions de travail.

Akhannouch reçoit le chef de la diplomatie espagnole

Lors de cette rencontre, les deux parties ont salué les « relations d’amitié et de coopération privilégiées qui unissent les deux pays, ainsi que le partenariat stratégique bilatéral, que les dirigeants des deux pays, le Roi Mohammed VI et le Roi Felipe VI, entourent de leur haute sollicitude », indique un communiqué de la primature.

Les deux responsables se sont félicités de la concordance des vues au sujet des différents dossiers d’intérêt commun, poursuit la même source.

Ils ont également salué la « qualité du partenariat bilatéral, basé sur le bon voisinage, la confiance mutuelle et le dialogue permanent et constructif« , particulièrement après la visite effectuée en avril 2022 au Maroc par le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, à l’invitation du Roi Mohammed VI, conclut-on.