TAQA Morocco. RNPG en baisse de 17% au S1-2025

Au 30 juin 2025, TAQA Morocco a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 5,4 MMDH, en baisse de 4,8% par rapport à la même période en 2024.

Le résultat net consolidé s’élève à 577 MDH, en baisse de 15,9% par rapport à 686 MDH un an plus tôt.

Le résultat net part du Groupe ressort à 437 MDH, en recul de 17% en glissement annuel.

L’EBITDA recule de 9,7% à 1,65 MMDH, tandis que le résultat d’exploitation atteint 1,25 MMDH contre 1,4 MMDH un an plus tôt.

Au terme du premier semestre 2025, le gearing s’établit à 38%, contre 44% au 30 juin 2024.

Des facteurs externes défavorables

Cette contre-performance s’explique principalement par la baisse des cours du charbon à l’international, passés de 113 à 108 USD/tonne au premier semestre et par l’évolution défavorable de la parité USD/MAD.

Le taux de disponibilité global des Unités 1 à 6 s’établit à 91,7%, contre 94,1% au premier semestre 2024. Cette évolution reflète la réalisation du plan de maintenance, incluant une révision mineure planifiée de 25 jours sur l’Unité 6, ainsi que des inspections sur les Unités 1, 3 et 5.

Comptes sociaux

Sur une base sociale, le chiffre d’affaires ressort à 3 MMDH contre 3,1 MMDH un an auparavant. Le résultat net social s’établit à 161 MDH, en baisse par rapport aux 240 MDH enregistrés au premier semestre 2024, sous l’effet défavorable du taux de change.

Cap sur l’eau et les énergies bas carbone

TAQA Morocco poursuit sa stratégie de diversification en développant de nouvelles activités centrées sur les solutions bas carbone, en phase avec les priorités nationales pour la transition énergétique et la gestion durable de l’eau.

Dans ce cadre, le groupe évolue vers un modèle intégré multi-métiers, avec le déploiement progressif de quatre pôles : dessalement, énergies renouvelables, gaz naturel et transport d’eau et d’énergie bas carbone, en lien avec le partenariat stratégique signé le 19 mai 2025.

Mutandis. Un chiffre d’affaires en recul de 4% au T1 2025

Le chiffre d’affaires de Mutandis ressort en légère baisse de 4% au premier trimestre 2025, à 452 MDH, selon le communiqué publié ce 5 mai.

Les boissons pénalisées par un arrêt industriel prolongé

Le repli global de l’activité est principalement attribuable à la mise à l’arrêt de l’usine d’Aïn Ifrane pendant deux mois et demi, consécutive à une double panne machine ayant nécessité le remplacement définitif d’une ligne de production en fin de vie.

Cet arrêt a permis, selon Mutandis, de remettre l’ensemble des installations aux meilleurs standards.

La production n’a repris qu’à la mi-mars, amputant fortement le chiffre d’affaires du segment boissons, qui s’effondre de 58% à 36 MDH sur le trimestre. Le mois de mars, coïncidant avec le ramadan et marqué par une météo peu clémente, n’a pas permis un rattrapage.

Hygiène : une dynamique solide au Maroc

À l’inverse, l’activité hygiène affiche une progression robuste de 6%, à 183 MDH, portée par une forte hausse des volumes (+16%), en particulier dans les détergents liquides. Le groupe souligne également la montée en puissance continue de Vitaïa, sa marque dédiée à l’hygiène de la personne. Cette performance confirme la solidité de la demande domestique sur ce segment et la pertinence du mix de produits proposé.

Produits de la mer : bonne tenue aux États-Unis, ralentissement en Afrique et en Europe

Les produits de la mer, premier contributeur au chiffre d’affaires du groupe, progressent de 11% à 238 MDH.

La marque Season réalise un excellent trimestre aux États-Unis, avec des volumes et un chiffre d’affaires en hausse de 35%. La marque Marine progresse également au Maroc (+10% en valeur).

Toutefois, les livraisons vers l’Afrique et l’Europe accusent un recul important (-37 MDH), en raison d’un niveau de stock insuffisant en début d’année, contrairement à 2024. Mutandis rappelle que le premier trimestre reste historiquement peu significatif dans cette activité, du fait de l’arrêt biologique et des maintenances sur la flotte de pêche.

Par ailleurs, le groupe annonce l’achèvement de son usine d’hydrolysats de poisson à Dakhla. Les premières exportations sont attendues une fois l’homologation obtenue.

Capex en hausse, endettement maîtrisé

Les investissements du trimestre atteignent 37 MDH. La dette nette bancaire s’établit à 950 MDH au 31 mars 2025, contre 850 MDH à fin décembre 2024, un niveau jugé soutenable au regard du profil de croissance du groupe.

Perspectives : guidance inchangée

Malgré un démarrage en demi-teinte, Mutandis maintient sa guidance annuelle communiquée en février : un excédent brut d’exploitation (EBE) en hausse d’environ 10%, et un résultat net courant attendu en progression de 10% à 15%. Le groupe semble confiant dans la capacité de ses différentes activités à converger vers une croissance plus marquée au fil de l’année.

Mutandis a terminé 2024 avec une rentabilité en nette amélioration

Au 31 décembre 2024, le chiffre d’affaires de Mutandis a atteint 2.116 MDH, en léger recul de 2% par rapport à l’exercice précédent.

Le pôle hygiène s’impose comme l’un des moteurs de croissance, avec un chiffre d’affaires en hausse de 14% sur les marques propres.

Le succès des détergents liquides a porté cette dynamique, tout comme le lancement de Vitaïa, la nouvelle marque de shampoing qui s’est installée dans le paysage selon les attentes du groupe. En incluant les marques distributeurs et l’export, l’activité progresse de 11%, avec des volumes en hausse de 14%.

Durement touché en début d’année par le retard du retour de la ressource halieutique, le segment des produits de la mer a limité la casse. Après un premier semestre compliqué (-33% sur les volumes produits à fin juin), l’activité s’est redressée pour clôturer l’année à -7% sur les volumes et à -19% sur le chiffre d’affaires.

Les marques Season et Marine sont restées au cœur de la stratégie, avec un accent mis sur la rentabilité plutôt que sur les volumes.

Le segment des boissons a affiché une croissance robuste. Les volumes des boissons à base de fruits et de l’eau minérale ont bondi de 27%, portant le chiffre d’affaires à 26%.

La marque Frut et l’eau minérale Aïn Ifrane continuent de progresser, malgré les défis logistiques liés au déménagement de l’usine de Kénitra vers Berrechid et aux ajustements industriels à Ifrane.

Aux États-Unis, Mutandis a fait un choix clair : réduire les promotions sur la marque Season pour préserver ses marges. Conséquence : une baisse des volumes vendus de 16%, mais un chiffre d’affaires qui ne recule que de 4%, grâce à la hausse des prix. Une stratégie qui a permis d’améliorer significativement la rentabilité du segment, malgré un effet change légèrement négatif (-2%).

Ces choix stratégiques ont porté leurs fruits. L’excédent brut d’exploitation (EBE) grimpe de 24% pour atteindre 351 MDH, porté par la montée en gamme des produits et la réduction des promotions aux États-Unis.

Le résultat net courant suit la même tendance, avec une progression de 25% à 128 MDH, malgré une forte hausse des amortissements liée à la mise en service de trois nouvelles usines (Berrechid pour les détergents, l’hygiène de la personne et les boissons). En intégrant des éléments exceptionnels, notamment la plus-value sur la vente de l’activité bouteilles et bouchons, le bénéfice net atteint 159 MDH.

L’année 2024 a également été marquée par des investissements conséquents, avec 261 MDH engagés, dont la finalisation d’une quatrième usine à Dakhla dédiée aux hydrolysats de sardine. Dans le même temps, Mutandis a poursuivi son désendettement, ramenant sa dette nette bancaire à 850 MDH, contre 1.019 MDH un an plus tôt.

Côté actionnaires, le dividende reste stable à 10,5 DH par action, signe de la volonté du groupe de maintenir une politique de distribution régulière.

2025 : poursuite de la montée en puissance

L’année 2025 s’annonce sous le signe de la continuité. L’EBE est attendu en hausse de 10%, tandis que le résultat net courant devrait progresser de 10% à 15%.

L’entrée en production de l’usine de Dakhla viendra soutenir cette dynamique, tandis que le groupe maintient ses objectifs de moyen terme : un EBE entre 390 et 430 MDH d’ici 2027, et un RN courant autour de 200 MDH.

Immorente Invest : un portefeuille doublé et un rendement qui séduit à fin 2024

Immorente Invest, la foncière cotée à la Bourse de Casablanca, finalise 2024 avec une dynamique positive et des ambitions renforcées.

Le chiffre d’affaires consolidé a augmenté à 78,7 MDH, soit une progression de 9%, tirée par un portefeuille en expansion et des bureaux qui trouvent preneurs.

Pour sa part, le résultat net consolidé a augmenté de 10% pour atteindre 47,1 MDH à fin décembre 2024.

Les revenus locatifs, en hausse de 12%, traduisent un marché porteur et une gestion efficace des actifs.

Malgré cette croissance, le FFO (Funds From Operations) se stabilise à 46,5 MDH. Pourquoi ? Parce que les nouveaux investissements, financés par la dette, n’ont pas encore livré tous leurs effets.

Mais Immorente Invest garde le cap et offre à ses actionnaires un dividende de 5,2 DH/action. Ce dernier garantit un rendement de 5,8%.

En 2024, la foncière a réalisé trois investissements. Avec 330 MDH injectés dans son développement, la société joue sur plusieurs fronts.

L’objectif d’immorente Invest est de diversifier et rééquilibrer son portefeuille. En 2020, les bureaux représentaient 74% des actifs.

Désormais, les actifs industriels occupent 50% du mix, ce qui limite l’exposition aux fluctuations du marché tertiaire.

Avec un ratio Loan-to-Value (LTV) de 24%, Immorente Invest garde une marge de manœuvre confortable. La dette atteint 337,5 MDH, contre 42,4 MDH de trésorerie, preuve d’une politique financière réfléchie.

Côté valorisation, l’actif net réévalué (ANR) se hisse à 103,8 DH/action, confirmant la robustesse des actifs immobiliers de la foncière.

2025 : un horizon encore plus prometteur

Immorente Invest anticipe une nouvelle progression de son chiffre d’affaires en 2025, portée par l’extension de son portefeuille immobilier et la commercialisation d’actifs de bureaux réalisés fin 2024.

Dans cette lancée, le FFO attendu pour 2025 est de 5,3 DH/action, ce qui correspond à un rendement prévisionnel de 6%. Une perspective qui conforte la position de la foncière en tant que valeur sûre pour les investisseurs.

Les actionnaires peuvent compter sur un rendement stable, et le marché immobilier professionnel marocain voit en Immorente un acteur qui gagne en puissance.

OCP : hausse de 15% du CA au premier semestre 2024

Au deuxième trimestre 2024, OCP a enregistré une solide performance financière, avec un chiffre d’affaires en nette hausse à 23,6 MMDH, contre 19,3 MMDH au même trimestre de l’année précédente, indique un communiqué du groupe.

Cette croissance de 23% reflète des conditions de marché favorables, marquées par une reprise significative de la demande dans plusieurs régions importatrices, ainsi qu’une stabilité des prix des produits phosphatés, contribuant à renforcer la rentabilité du groupe, explique la même source.

Sur l’ensemble du premier semestre 2024, le chiffre d’affaires a atteint 43,3 MMDH, en progression de 15% par rapport aux 37,6 MMDH réalisés sur la même période en 2023. Selon le groupe, cette performance souligne la résilience d’OCP face aux défis du marché, tout en capitalisant sur des fondamentaux solides et une demande soutenue pour ses produits.

Le groupe a intensifié ses efforts d’investissement au cours du deuxième trimestre 2024, avec des dépenses en capital s’élevant à 10,4 MMDH, en nette augmentation par rapport aux 6,4 MMDH engagés à la même période de l’année précédente.

Cette hausse reflète l’engagement du groupe à exécuter son programme d’investissement visant à améliorer sa durabilité et sa contribution à la sécurité alimentaire mondiale, tout en augmentant ses capacités de production et en soutenant sa croissance à long terme.

Artisanat : hausse de 50% du chiffre d’affaires à l’export en 2021

« Après une année 2020 marquée par une inflexion (-25%) et un coup d’arrêt lié à la crise sanitaire et économique du Covid-19, le chiffre d’affaires à l’export des produits d’artisanat est reparti à la hausse en 2021, enregistrant une valeur dépassant les 893 MDH, soit un taux d’accroissement de 50% par rapport à l’année précédente », indique le ministère du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire dans un communiqué.

En comparaison à la période pré-pandémie (2019), les exportations d’artisanat témoignent de fortes progressions, à travers un taux d’accroissement à deux chiffres, soit 13%.

Durant l’année 2021, la quasi-totalité des produits affichent des performances remarquables à l’export, voire excellentes pour la majorité d’entre eux. Les produits de dinanderie ont connu une très forte demande à l’étranger. Cette dernière a été multipliée par 5 par rapport à l’année 2020, classant cette famille de produits au premier rang en termes d’évolution.

Des croissances très nettes ont également été enregistrées pour les produits en fer forgé, de vannerie, de poterie et pierre, qui ont vu leurs exportations augmenter respectivement de 95%, 91% et 74%.

Le tapis a, lui aussi, connu un réel regain de croissance, affichant une progression de 67% en glissement annuel, après deux années consécutives de régression. Les articles chaussants suivent le pas, avec un taux de croissance de 62%, suivis des articles en bois, en progression de 51% par rapport à 2020.

D’autres familles de produits ont enregistré des croissances plus modestes, telles que la maroquinerie (17%), la bijouterie (6%) ou encore les couvertures (1%).

En termes de parts de chiffre d’affaires à l’export, trois familles de produits pèsent pour plus de la moitié des exportations totales (56%). Il s’agit de la poterie et pierre, du tapis et de la vannerie (respectivement 29%, 14% et 12%).