Immobilier coté : un changement de comptabilité qui décale les revenus

Depuis l’entrée en vigueur du nouveau plan comptable du secteur immobilier en janvier 2025, les promoteurs immobiliers cotés à la Bourse de Casablanca présentent désormais leurs résultats financiers selon un référentiel unifié.

Le chiffre d’affaires est reconnu uniquement à la signature de l’acte authentique, les bénéfices ne peuvent plus être lissés d’un exercice à l’autre, et les stocks sont encadrés par des règles d’évaluation plus strictes, souvent validées par des experts externes.

Cette réforme découle d’un besoin exprimé par les établissements de crédit, mais aussi par les investisseurs, face à la difficulté de comparer les états financiers des opérateurs immobiliers, notamment ceux cotés en bourse.

Le cœur du problème résidait dans les disparités importantes dans les méthodes de comptabilisation du chiffre d’affaires, qui faussaient la lecture de la performance et de la viabilité des projets.

Mais six mois plus tard, que nous disent vraiment les premiers états de synthèse publiés sous ce nouveau cadre ? Ces nouvelles règles modifient-elles uniquement la présentation des chiffres ou traduisent-elles des évolutions réelles dans l’activité des groupes cotés ? Et surtout, quel impact concret peut-on observer sur les opérateurs immobiliers cotés en bourse, tant sur le plan financier que boursier ?

Un chiffre d’affaires en hausse, mais désormais redéfini

Au premier trimestre 2025, les trois principaux promoteurs cotés, Addoha, Alliances et RDS, ont tous enregistré une hausse du chiffre d’affaires publié par rapport à la même période en 2024. Mais cette progression, bien que réelle, n’est pas directement comparable avec les exercices précédents, en raison du changement de référentiel.

Le chiffre d’affaires généré par Addoha au T1-2025 s’élève à 722 MDH, contre 689 MDH un an plus tôt, soit une progression de 5%. Si l’on applique les anciennes règles de comptabilisation, le chiffre d’affaires aurait été de 851 MDH, ce qui représente une évolution de 24% sur un an. La différence liée au changement de méthode atteint donc 129 MDH, correspondant à des revenus non encore comptabilisés en raison du nouveau référentiel.

Alliances affiche un chiffre d’affaires de 715 MDH, en hausse de 10% par rapport aux 650 MDH de T1-2024. En référentiel retraité, ce chiffre aurait atteint 854 MDH, soit une croissance de 31%. L’écart entre les deux méthodes s’élève ainsi à 139 MDH.

Le cas de RDS est plus spécifique. Le chiffre d’affaires déclaré au T1-2025 est de 64 MDH, contre 54 MDH à la même période l’an dernier, soit une hausse de 19%. Cette évolution est liée à des livraisons de stocks disponibles. RDS précise que le nouveau plan comptable n’a pas modifié la structure de reconnaissance de ses revenus au cours du trimestre.

Un effet comptable, certes visible, mais avant tout temporel

« L’écart entre les chiffres d’affaires publiés en 2025 et ceux qui auraient été constatés selon l’ancien référentiel comptable ne traduit pas un ralentissement de l’activité. C’est, très clairement, un effet de calendrier, lié aux nouvelles règles d’enregistrement imposées par le plan comptable sectoriel immobilier (PCSI). Désormais, le chiffre d’affaires ne peut être reconnu qu’au moment de la signature définitive de l’acte de vente devant notaire », explique un analyste de marché.

Autrement dit, même si un bien est achevé, livré et partiellement payé, il ne sera pas comptabilisé tant que le contrat n’est pas signé. Auparavant, certains promoteurs pouvaient enregistrer le revenu dès la remise des clés ou sur la base d’une simple facture. Le changement introduit par le nouveau référentiel est donc strict, mais vise bel et bien à renforcer la lisibilité et l’uniformité des comptes.

« Prenons un exemple. Addoha, son chiffre d’affaires constaté au T1-2025 s’élève à 722 MDH. Mais en appliquant l’ancienne méthode, il aurait atteint 851 MDH. La différence de 129 MDH ne signifie pas une perte ou une sous-performance, mais reflète simplement des ventes dont la signature définitive interviendra dans les exercices suivants ».

« Ces nouveautés sont prises en compte par les bureaux de recherche dans l’élaboration de leurs prévisions ».

C’est donc une réalité nouvelle pour les analystes et les investisseurs : le chiffre d’affaires devient plus « juridique » que jamais, collé à l’acte de vente, ce qui limite toute anticipation ou gestion de clôture. Pourtant, cette contrainte ne remet pas en cause les fondamentaux du secteur.

« Il faudra désormais apprendre à lire les résultats avec ce filtre, en s’appuyant sur d’autres indicateurs clés comme les préventes, les unités livrées, le chiffre d’affaires sécurisé ou encore la production en cours. Car c’est bel et bien dans ces données que se reflète l’activité réelle. Le nouveau plan comptable n’efface rien , c’est juste qu’il redistribue simplement les temporalités ».

En bourse, une évolution globalement positive pour le secteur immobilier

Depuis le début de l’année, l’indice sectoriel immobilier à la Bourse de Casablanca progresse de 4,8%.

RDS enregistre une hausse notable de 43,9%, tandis qu’Alliances affiche une progression de 4,2%. De son côté, Addoha recule de 5,8%

« Le contexte actuel reste favorable à une poursuite de la croissance. La baisse du taux directeur décidée par Bank Al-Maghrib en mars assouplit les conditions de financement pour les ménages et les opérateurs. Par ailleurs, le déploiement progressif des aides directes à l’acquisition de logement est perçu comme un levier de soutien à la demande, en particulier pour le logement social et intermédiaire », estime l’analyste.

Selon les prévisions de BKGR, les trois principaux promoteurs immobiliers cotés présentent une trajectoire d’amélioration progressive de leurs fondamentaux boursiers.

Alliances affiche un Price Earning Ratio (PER) attendu de 22,6x en 2025, puis 17,5x en 2026, ce qui traduit une anticipation de forte croissance bénéficiaire. Le titre pourrait ainsi regagner en attractivité, d’autant que le DPA passerait de 4 DH à 6 DH sur la période, avec un rendement qui resterait modeste, autour de 1,2% en 2026.

Pour Addoha, la trajectoire est similaire, mais avec des niveaux de valorisation encore élevés. Le PER atteindrait 56,6x en 2025 puis 48,4x en 2026, malgré une amélioration progressive du dividende par action (de 1 DH à 3 DH), portant le rendement à 6,3%.

Enfin, RDS se distingue par une baisse marquée de son PER, de 23,4x à 15,6x, qui reflète l’ampleur attendue de la reprise bénéficiaire.

Perspectives 2025-2026 : une dynamique globale positive

Selon les estimations de BKGR, le secteur immobilier coté devrait connaître une nette reprise de ses fondamentaux au cours des deux prochaines années. Le chiffre d’affaires global des trois opérateurs cotés passerait de 5,1 MMDH en 2024 à 7,0 MMDH en 2025, puis 8,1 MMDH en 2026, soit une croissance cumulée de 60% sur deux ans. Le résultat net part du groupe triplerait quasiment sur la même période.

La croissance projetée d’Alliances reste régulière. Le chiffre d’affaires progresserait de 17% en 2025, puis de 11% en 2026, soutenu par une dynamique continue des projets résidentiels et touristiques. Le résultat net suivrait une pente similaire, avec 64% en 2025, puis 29% en 2026, dépassant la barre symbolique des 600 MDH.

Pour Addoha, les revenus augmenteraient également de 17% en 2025, pour atteindre environ 3 MMDH, avant de franchir 3,4 MMDH en 2026 (+13%). Toutefois, la croissance bénéficiaire serait plus modérée, soit 2,6% en 2025, puis 16,7% en 2026.

Enfin, RDS afficherait une reprise spectaculaire. Le chiffre d’affaires passerait de 136 MDH en 2024 à plus de 1,2 MMDH en 2025, puis 1,6 MMDH en 2026, soit une multiplication par douze en deux ans.

Le RNPG suivrait cette dynamique, atteignant 160 MDH en 2026, après avoir été négatif en 2024. Ces prévisions reflètent une accélération attendue des livraisons et un retour progressif à l’équilibre financier.

Addoha : chiffre d’affaires en hausse de 5% à fin mars 2025

Addoha a enregistré un chiffre d’affaires de 722 MDH au premier trimestre 2025, soit une hausse de 5% par rapport à la même période de 2024.

Cette croissance apparente masque toutefois un changement comptable important : depuis le 1er janvier 2025, les règles de reconnaissance du chiffre d’affaires dans le secteur immobilier ont été modifiées. Selon l’ancien référentiel, le chiffre d’affaires d’Addoha aurait atteint 851 MDH.

Les préventes ont augmenté de 13% en glissement annuel, atteignant 2.908 unités contre 2.574 un an plus tôt. Ce rebond provient principalement du segment Économique & Moyen standing, avec 2.651 unités vendues, tandis que le Haut Standing recule à 257 unités.

Le carnet d’affaires d’Addoha sécurisé s’élève désormais à plus de 9,6 MMDH, dont 6,1 MMDH au Maroc et 3,5 MMDH en Afrique de l’Ouest. Cette dernière zone représente également 26% des 19.240 unités actuellement en production, confirmant son rôle stratégique dans la croissance d’Addoha.

Parallèlement, le groupe Addoha poursuit sa trajectoire de désendettement. L’endettement net a reculé de près de 200 MDH entre fin décembre 2024 et fin mars 2025, passant de 4,1 MMDH à 3,9 MMDH.

Afric Industries : chiffre d’affaires en hausse de 10% au premier trimestre 2025

Au 31 mars 2025, le chiffre d’affaires consolidé d’Afric Industries s’établit à 10,7 MDH, contre 9,8 MDH un an auparavant. Une croissance notable dans un contexte marqué par des effets saisonniers défavorables, notamment les précipitations et le ralentissement d’activité durant le mois de Ramadan.

Malgré ces contraintes, le segment des accessoires en aluminium a fortement progressé, bénéficiant d’une dynamique commerciale soutenue. En revanche, l’activité historique des abrasifs, bien que résiliente, n’a pas connu d’évolution significative.

Du côté des investissements, aucun décaissement n’a été réalisé au cours du trimestre, contre 13.000 DH à la même période en 2024.

La trésorerie nette reste solide, atteignant 4,6 MDH à fin mars, en légère hausse de 9% sur un an. Une évolution attribuée à une gestion optimisée des stocks.

Pour rappel, Afric Industries est spécialisée dans la production et la commercialisation de solutions abrasives et d’accessoires industriels en aluminium. Elle est cotée à la Bourse de Casablanca et siège à Tanger.

LabelVie : chiffre d’affaires en hausse de 8,7% au T1 2025

Le chiffre d’affaires global de LabelVie atteint 4,16 MMDH sur les trois premiers mois de l’année, contre 3,83 MMDH un an plus tôt.

L’activité grande distribution (hors immobilier et ventes de carburants), cœur de métier du groupe, affiche une progression de 11,6%, avec des ventes en hausse de 11,4% à 3,62 MMDH. À périmètre comparable, la croissance ressort à 2%, ce qui montre une amélioration séquentielle portée par un environnement commercial plus favorable.

Cette performance s’explique notamment par l’impact des nombreuses ouvertures opérées en 2024, majoritairement concentrées au second semestre, et la bonne tenue de l’ensemble des formats exploités par le groupe.

28 nouveaux magasins ouverts depuis janvier

Le rythme d’expansion s’est accéléré début 2025 avec l’ouverture de 28 magasins sous enseigne Supeco. Le réseau de LabelVie compte désormais 298 points de vente dans 33 villes marocaines, pour une superficie commerciale globale de plus de 312.000 m², en hausse de 4.509 m².

Cette stratégie d’expansion multiformat et omnicanal s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2024-2028 du groupe, qui prévoit une augmentation de 15% à 20% de la surface de vente en 2025.

Des investissements soutenus, un endettement maîtrisé

LabelVie poursuit ses investissements à un rythme soutenu. Sur le trimestre, le groupe a engagé 331 MDH d’investissements nets, en légère hausse par rapport à la même période de 2024 (+0,9%).

Malgré cette intensification des dépenses, l’endettement net n’a progressé que de 195 MDH sur la période, pour s’établir à 4,31 MMDH au 31 mars 2025. Un niveau jugé maîtrisé au regard du rythme de développement.

Objectif 2025 : plus de 19 MMDH de chiffre d’affaires

Le groupe confirme ses ambitions pour l’ensemble de l’exercice 2025 avec un objectif de chiffre d’affaires supérieur à 19 MMDH. La marge d’EBITDA devrait rester alignée avec la Vision 2028, soit autour de 9,3%.

Un acteur structurant de la grande distribution au Maroc

Le groupe LabelVie est aujourd’hui le leader de la grande distribution multiformat au Maroc. Il exploite les enseignes Carrefour, Carrefour Market, Carrefour Express, Atacadao et Supeco. Coté à la Bourse de Casablanca, le groupe emploie plus de 9.000 personnes et déploie une stratégie RSE active dans les domaines social, environnemental et de gouvernance.

OCP : le chiffre d’affaires en hausse de 6%, les investissements augmentent de 62% en 2024

Le groupe OCP a clôturé l’année 2024 sur une dynamique de croissance, affichant un chiffre d’affaires de 96,9 MMDH, en progression de 6% par rapport aux 91,3 MMDH réalisés en 2023.

Cette évolution positive a été portée par un contexte de marché favorable, marqué par une reprise de la demande dans plusieurs régions importatrices et des prix fermes des engrais phosphatés.

Toutefois, au quatrième trimestre 2024, le chiffre d’affaires a enregistré un recul, s’établissant à 27,9 MMDH contre 30,2 MMDH à la même période en 2023.

Cette baisse s’explique principalement par des achats exceptionnels en fin d’année 2023, qui avaient artificiellement soutenu les ventes. En 2024, la tendance s’est normalisée, entraînant une contraction des revenus sur cette période.

Dans le cadre de sa stratégie de développement, OCP a accéléré ses investissements, avec des dépenses en capital atteignant 13,8 MMDH au quatrième trimestre 2024, soit une hausse de 53% par rapport aux 9 MMDH enregistrés sur la même période en 2023.

Cette augmentation s’inscrit dans la volonté du groupe de renforcer ses capacités de production tout en poursuivant ses engagements en faveur de la sécurité alimentaire mondiale. L’entreprise a également intensifié ses investissements dans des domaines stratégiques tels que la gestion de l’eau et les énergies renouvelables.

Delta Holding enregistre un chiffre d’affaires quasi stable en 2024

Le groupe industriel Delta Holding a terminé l’exercice 2024 avec un chiffre d’affaires consolidé de 3,1 MMDH, un niveau quasi stable par rapport à l’année précédente, selon la communication financière du groupe.

Cette évolution s’explique en partie par la cession, en avril 2024, de sa filiale française Isosign, spécialisée dans la signalisation et la sécurité routière. Cette opération, qui s’inscrit dans la stratégie de recentrage du groupe, a réduit le périmètre consolidé de Delta Holding.

En 2023, Isosign représentait 7% du chiffre d’affaires consolidé, soit 228 MDH. Sans cet effet, l’activité aurait affiché une croissance.

Les investissements ont atteint 100 MDH, dont 31 MDH au cours du dernier trimestre.

Sur le plan financier, le groupe a fortement réduit son endettement. L’endettement brut consolidé s’élève à 166 MDH, en baisse de 55% sur un an, tandis que l’endettement net affiche une amélioration spectaculaire de 327%, atteignant -234 MDH.

Du côté des comptes sociaux, le chiffre d’affaires ressort à 64 MDH à fin décembre 2024, en recul de 47% par rapport à l’année précédente. L’endettement brut a chuté de 96% à 3 MDH, tandis que l’endettement net affiche une réduction encore plus marquée de 330%, passant de 57 MDH à -131 MDH.

Tanger Med a traité 10 millions de conteneurs en 2024

Le complexe portuaire Tanger Med affiche des performances solides en 2024. Avec plus de 10 millions de conteneurs EVP traités, en hausse de 18,8%, et un volume global de 142 millions de tonnes manutentionnées, en progression de 16,2%.

La Tanger Med Port Authority (TMPA), filiale de la Tanger Med Special Agency chargée de la gestion des infrastructures portuaires, a vu son chiffre d’affaires augmenter à 1,1 MMDH au quatrième trimestre, soit une croissance de 9% par rapport à la même période en 2023.

Cette performance s’inscrit dans un contexte d’expansion des activités logistiques et d’optimisation des flux commerciaux.

Le port a enregistré une augmentation de 8,1% du nombre de camions TIR manutentionnés, atteignant 516.842 unités. Le secteur automobile a également bénéficié de cette dynamique, avec 600.872 véhicules neufs manutentionnés (4%).

Les escales de navires ont suivi la tendance, progressant de 3,4% pour atteindre 17.479 mouvements sur l’année.

Tanger Med poursuit sa stratégie d’innovation avec l’intégration de nouveaux outils digitaux. Parmi les avancées récentes, la mise en place d’un processus sécurisé et digitalisé pour le traitement des ordres de virement bancaire, ainsi que l’exploitation des données OT pour la gestion des infrastructures.

Dans la même optique, Tanger Alliance a rejoint la plateforme blockchain de Tanger Med, facilitant l’enlèvement des conteneurs et renforçant la traçabilité des flux logistiques.

Le port a renforcé son réseau de liaisons maritimes avec de nouvelles lignes en direction de l’Afrique de l’Ouest, opérées par Hapag Lloyd et Arkas.

L’extension du terminal roulier, soutenue par un partenariat avec la SFI (Société financière internationale) et la MIGA (Agence multilatérale de garantie des investissements), marque une étape clé pour la croissance de cette infrastructure.

Sur le plan financier, les investissements réalisés en 2024 se chiffrent à 5,8 MMDH, couvrant l’amélioration des infrastructures, des voiries et des réseaux IT. Parallèlement, l’endettement de TMPA a connu une légère baisse de 4%, pour s’établir à 9,2 MMDH, dont 4,6 MMDH sous forme d’emprunts obligataires.

Afriquia Gaz : un résultat net en hausse de 18% à fin 2024

Le conseil d’administration d’Afriquia Gaz s’est réuni le 31 janvier 2025 et a validé des résultats en progression sur l’année écoulée, aussi bien sur le plan opérationnel que financier.

Les ventes ont enregistré une légère hausse, atteignant 1,23 million de tonnes en 2024 contre 1,21 Mt en 2023.

Sur le plan financier, le résultat d’exploitation progresse de 25% pour s’établir à 957,9 MDH. Le résultat net suit la même tendance avec une augmentation de 18%, atteignant 613,7 MDH contre 520,6 MDH un an plus tôt.

Dans la même tendance, le résultat net progresse de 18% pour s’élever à 613,7 MDH, contre 520,6 MDH en 2023. Au niveau consolidé, la croissance est encore plus marquée. Le chiffre d’affaires progresse de 6% pour atteindre 8,77 MMDH, tandis que le résultat opérationnel bondit de 47% pour se fixer à 1,2 MMDH.

Le bénéfice net consolidé suit la même dynamique avec une progression de 55%, s’élevant à 747,4 MDH.

Côté bilan, les fonds propres consolidés atteignent 3,24 MMDH, en hausse de 9% sur un an.

Dans ce contexte de résultats en amélioration, Afriquia Gaz entend faire bénéficier ses actionnaires de cette dynamique. Le conseil d’administration proposera ainsi à l’assemblée générale la distribution d’un dividende de 175 DH par action, contre 140 DH un an plus tôt.

Forte de ces performances, Afriquia Gaz compte poursuivre sur cette lancée. L’entreprise mise sur l’amélioration continue de son efficacité opérationnelle et le renforcement de ses fondamentaux pour soutenir sa croissance et sa rentabilité à long terme.

Maghreb Oxygène. Le chiffre d’affaires consolidé progresse à 311,4 MDH en 2024

Maghreb Oxygène clôture l’année 2024 avec une progression de son chiffre d’affaires et une amélioration de sa rentabilité. Le chiffre d’affaires consolidé atteint 311,4 MDH, contre 290,6 MDH un an plus tôt, tandis que le résultat net consolidé s’établit à 12,4 MDH, en hausse par rapport aux 9,5 MDH réalisés en 2023.

L’activité commerciale bénéficie d’une hausse des ventes de gaz, en particulier dans le secteur industriel. Le chiffre d’affaires social progresse de 7% pour atteindre 317,2 MDH. Le résultat d’exploitation consolidé s’établit à 8,1 MDH, contre 4,1 MDH l’année précédente.

Cette amélioration s’explique notamment par l’impact non récurrent de la contribution au fonds spécial Séisme constatée en 2023.

Les fondamentaux financiers continuent de se renforcer. Les fonds propres consolidés atteignent 307 MDH, contre 297,9 MDH un an plus tôt. Le total bilan progresse également pour s’établir à 545,1 MDH.

Dans ce contexte, le conseil d’administration prévoit de maintenir un dividende de 4 DH par action, en ligne avec l’année précédente. Cette décision vise à assurer une rémunération stable aux actionnaires tout en poursuivant les investissements stratégiques.

Maghreb Oxygène entend poursuivre sur cette trajectoire en optimisant son efficacité opérationnelle et en consolidant ses performances financières, en accord avec ses objectifs de développement.

Delta Holding : hausse de 12% du chiffre d’affaires consolidé en 2023

Au cours du 4e trimestre 2023, le groupe Delta Holding a enregistré une hausse de 18% du chiffre d’affaires consolidé comparativement à la même période en 2022.

Le chiffre d’affaires consolidé de l’exercice 2023 s’établit à 3 123 millions MAD, en augmentation de 12% par rapport à l’exercice 2022.

Les dépenses d’investissement ont atteint 90 millions MAD, dont 37 millions MAD réalisés au 4e trimestre 2023.

L’endettement financier a connu une nette amélioration comparativement à l’exercice 2022, avec une réduction de 73% au niveau des comptes consolidés à 103 millions de MAD.

Al Omrane : légère hausse du chiffre d’affaires à fin juin 2023

« Dans un contexte économique marqué par la hausse des matières premières impactant de manière directe le secteur de l’immobilier et le pouvoir d’achat des ménages en général, le groupe Al Omrane finit le 2e trimestre 2023 avec une progression du chiffre d’affaires », annonce-t-il dans un communiqué.

Au titre de la même période, le groupe a réalisé des investissements à hauteur de 2,05 milliards de DH contre 2,58 MMDH durant le 1er semestre 2022.

Le groupe annonce un endettement qui s’établit à 4,37 MMDH à fin juin 2023, en légère baisse de 1% par rapport à la même période en 2022.

Managem : à fin juin le chiffre d’affaires recule de 23%

Au terme du 2ème trimestre 2023, le groupe Managem a enregistré une baisse de 23% de son chiffre d’affaires par rapport à la même période de l’année écoulée à 1.962 MDH. Une réduction qui s’explique par la réduction des cours des métaux, notamment un retrait de 49% pour le cobalt, 25% pour le zinc et 12% pour le cuivre.

Le chiffre d’affaires a également pâti de la suspension des activités opérationnelles au Soudan depuis le 20 avril, à cause des tensions politiques que connaît le pays.

Aussi, le 2ème trimestre de 2023 s’est caractérisé par la baisse des volumes vendus de l’or de la mine TRIK, atténuée partiellement par la hausse des volumes vendus de l’argent et la consolidation des productions des activités cobalt et métaux de base au Maroc.

Le groupe a toutefois pu bénéficier de l’appréciation de la parité de change USD/MAD de 4% sur la période.

Les investissements réalisés au cours du premier semestre 2023 s’établissent à 1.162 MDH dont 40% ont été alloués aux projets de développement du Groupe, notamment le démarrage des travaux du projet cuprifère de Tizert.

Le 25 avril, le groupe a également finalisé l’acquisition des actifs miniers Bambouk au Sénégal, acquis auprès de IAMGOLD pour un montant global de 197 millions de dollars américains dont près de 30 millions seront payés en différé.

En ce qui concerne l’endettement net consolidé, celui-ci s’établit à 6.588 MDH, en hausse de 2.241 MDH par rapport à fin 2022, marqué par le maintien de l’effort d’investissement du groupe pour accompagner les projets de développement et le paiement du prix d’acquisition des actifs Bambouk au Sénégal pour un montant de 1.701 MDH.