Akdital réalise la première téléchirurgie robot-assistée au Maroc
Le Dr Adil Ouzzane, chirurgien urologue et expert en chirurgie robotique, a réalisé, le vendredi 2 mai 2025, avec succès une prostatectomie radicale robot-assistée à distance. Depuis le Centre International d’Oncologie de Casablanca (CIOC), le Dr Ouzzane a mené une intervention chirurgicale complexe sur un patient pris en charge à la Polyclinique Internationale Laâyoune (PIL).
Le patient se porte bien et pourra quitter la polyclinique rapidement, a indiqué le groupe Akdital.
Une infrastructure technologique de pointe
Pour rendre cette opération réalisable, le groupe Akdital a investi massivement pour équiper les deux cliniques de Casablanca et de Laâyoune chacune d’un robot chirurgical de dernière génération. Celui-ci offre aux chirurgiens une plus grande amplitude de mouvement et une meilleure dextérité. Les bénéfices pour les patients sont nombreux, notamment un temps d’intervention plus court et une récupération plus rapide, précise Akdital.
La connectivité entre les deux cliniques a également été un élément primordial. Ainsi, la Direction des systèmes d’information du groupe Akdital a mis en place une architecture à haute disponibilité, avec un temps de réponse extrêmement court (20 millisecondes).
La technologie SD-WAN a été mobilisée, avec deux accès de connectivité privée distincts : l’un par fibre optique, l’autre sans fil (par faisceau hertzien). L’objectif était de garantir une opération sûre pour le patient, et une expérience simple et naturelle pour le chirurgien, comme s’il opérait directement à Laâyoune, ajoute le groupe.
L’intervention a été pilotée par le Dr Adil Ouzzane, chirurgien urologue et président de la Société marocaine de chirurgie robotique (MSRS). Il a brillamment manipulé la console robotisée depuis Casablanca, tandis que le chariot patient exécutait les commandes du chirurgien sur le patient à Laâyoune, à plus de 1.100 km de distance.
Le Dr Adil Ouzzane sedit « particulièrement fier d’avoir réalisé cette première au Maroc. Qu’un médecin à Casablanca puisse opérer son patient à Laâyoune était, il n’y a pas si longtemps, inimaginable. Aujourd’hui, c’est devenu une réalité ».
Dans le bloc opératoire de la Polyclinique Internationale Laâyoune, le patient de 52 ans était entouré du Dr Younes Tibari et du Pr Adil Mellouki, tous deux chirurgiens urologues, selon Akdital, prêts à intervenir en cas de rupture de connexion entre les deux établissements.
Le Dr Khalid Azizi, médecin réanimateur et directeur médical de la Polyclinique Internationale Laâyoune, a géré le volet anesthésie de cette opération complexe. S’ajoute à cela la mobilisation d’un staff paramédical expérimenté, sous la coordination de Siham Bouhtouri, directrice des soins du groupe AKDITAL.
« J’ai toujours rêvé que mes concitoyens marocains, même dans les zones les plus éloignées, puissent bénéficier des compétences de nos experts installés dans les grandes villes. Aujourd’hui, nous l’avons réalisé, et nous en sommes fiers. Cela ouvre la voie à une véritable décentralisation des soins de haute technologie pour tous, partout au Maroc », a déclaré le Dr Rochdi Talib, PDG du groupe Akdital.
Réimplantation avec succès d’une main entièrement amputée au CHU Mohammed VI de Marrakech
Cette intervention chirurgicale a permis la remise en place de la main droite d’un patient, entièrement amputée au niveau du poignet suite à un accident de travail à cause d’une scie électrique, indique un communiqué du CHU Mohammed VI.
Cette opération chirurgicale complexe a duré près de sept heures, précise la même source, ajoutant que le patient, âgé de 52 ans, a été, par la suite, placé sous contrôle médical rigoureux pendant dix jours afin que la main retrouve sa vitalité.
Et de poursuivre que le patient, qui se trouve actuellement en bonne santé, est toujours hospitalisé au service de traumato-orthopédie à l’hôpital Arrazi, où il bénéficie des soins nécessaires, y compris des séances de rééducation.
(Avec MAP)
Première implantation réussie d’une assistance cardio-circulatoire de longue durée à Rabat
Cette opération rentre dans le cadre des assistances circulatoires mécaniques, appelées communément LVAD (Left Ventricular Assist Device). Il s’agit d’une intervention chirurgicale à cœur ouvert où le chirurgien insère une pompe électrique à la pointe du cœur et précisément au niveau du ventricule gauche à partir duquel elle aspire le sang et l’injecte au niveau de l’aorte. Cette pompe est reliée par un câble à un module de contrôle externe alimenté par deux batteries rechargeables.
Cette technique révolutionnaire pratiquée en Amérique, en Europe et en Asie constitue une alternative à la transplantation cardiaque limitée par la pénurie de greffons au niveau mondial.
Le patient ayant atteint le stade terminal de l’insuffisance cardiaque ne pouvait plus mener une vie normale avec d’énormes difficultés dans l’accomplissement des tâches courantes de la vie.
Cette pathologie, qui réduirait aussi considérablement son espérance de vie, nécessitait des hospitalisations fréquentes pour poussées d’insuffisance cardiaque.
« Cette opération s’inscrit en droite ligne de la vision éclairée du Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces armées royales (FAR) qui porte un intérêt particulier à l’impératif d’offrir les meilleurs soins aux citoyens marocains en profitant des dernières techniques médicales », a déclaré le médecin colonel Younes Moutakiallah, chef du service de Chirurgie cardiaque.
L’opération a été réalisée par une équipe médico-chirurgicale multidisciplinaire de l’Hôpital militaire d’instruction Mohammed V et précisément du Centre de cardiologie que le Souverain a inauguré en 2017, a poursuivi le chirurgien cardiaque du staff ayant réussi cet exploit médical.
Il s’agit de la première implantation réussie dans le Royaume, vu que le patient est totalement rétabli à un mois de l’intervention et suit actuellement un programme de réadaptation et de réhabilitation, s’est félicité le professeur Moutakiallah.
Et d’assurer qu’il s’agit du début d’un processus à même de rendre ce genre de thérapies accessibles à tous, notant que le Maroc est doté de toutes les compétences requises pour assurer les implantations selon les meilleurs standards internationaux.
Pour sa part, le médecin-colonel, Mohamed Drissi, chef du service de Réanimation cardiovasculaire s’est dit fier d’appartenir à l’équipe médicale ayant effectué cette opération réussie, notant qu’il s’agit d’une intervention lourde qui requiert une prise en charge minutieuse préopératoire, au cours de l’opération et post-opératoire. Précisant que l’intervention dure en moyenne 4 heures avec une anesthésie lourde à haut risque, d’où l’importance d’une surveillance très rapprochée avec un monitorage très élargi, il a relevé que la prise en charge post-opératoire exige une grande expérience pour assurer la gestion des paramètres hémodynamique, neurologique et respiratoire du patient.
De son côté, le médecin-lieutenant-colonel Najat Mouine, cheffe du service de Cardiologie clinique a relevé que l’assistance ventriculaire gauche permet de récupérer une bonne qualité de vie à la faveur de l’amélioration de la fonction contractile du cœur.
Et de préciser que pour être éligible à cette opération, le patient souffrant qui fait l’objet d’une évaluation pré-chirurgicale et pré-opératoire, doit avoir une bonne fonction ventriculaire droite et une bonne fonction de la valve aortique.
L’assistance ventriculaire gauche exige un bilan pré-opératoire complet, une échographie bien détaillée pour déterminer les paramètres et les diamètres des différentes cavités et la fonction contractile, aussi bien du ventricule droit que du ventricule gauche et un cathétérisme cardiaque (cathétérisme droit) pour déterminer les pressions pulmonaires.
Après l’opération, le patient a besoin de séances de réadaptation et de réhabilitation cardiaques à hauteur de trois à quatre par semaine, des consultations à quelques semaines lors des premiers mois, des anticoagulants pour empêcher la coagulation du sang, des soins réguliers et minutieux au point de sortie du dispositif pour éviter toute infection et lui permettre de mener une vie active.
L’heureux bénéficiaire de cette innovation médicale, le caporal-chef, Mohammed Zorgane, a fait part de sa joie de pouvoir reprendre sa vie normale, précisant qu’avant l’opération, il pâtissait d’une fatigue chronique, des palpitations cardiaques, des douleurs et d’un essoufflement au moindre effort, en plus de l’insomnie.
Il a tenu à exprimer sa gratitude au le Roi Mohammed VI pour la haute sollicitude dont le Souverain entoure les citoyens marocains et ses remerciements à l’équipe médicale pour les efforts consentis afin d’assurer le succès de cette opération.
A la faveur de cet exploit, le Maroc fait partie désormais de la shortlist des pays dotés de compétences pour traiter et suivre tout patient national ou international ayant subi l’opération de l’implantation du dispositif d’assistance ventriculaire gauche.
(Avec MAP)
Première opération réussie à l’hôpital Moulay Youssef de Rabat pour traiter l’insuffisance de la valve tricuspide du cœur
Cette opération complexe, qui a duré près de cinq heures, a été supervisée par le professeur Mohamed Laaroussi, chef du service de chirurgie cardiaque du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Sina à Rabat, en collaboration avec une équipe médicale et soignante du Centre Hospitalier Moulay Youssef, indique un communiqué du ministère de la Santé et de la protection sociale.
L’intervention chirurgicale a été pratiquée sur un patient âgé de 63 ans et a nécessité un haut niveau de précision et de concentration en raison de sa complexité, précise la même source.
Premier du genre, cet exploit médical marque une avancée significative dans le domaine de la chirurgie cardiaque et vasculaire au Maroc, souligne le communiqué, expliquant que de telles interventions sont habituellement réalisées dans des centres hospitaliers universitaires spécialisés.
La réussite de cette opération témoigne ainsi du haut niveau de compétence du personnel médical et infirmier marocain, capable de gérer des cas médicaux complexes selon les standards de qualité les plus exigeants, affirme le ministère.
La Fondation Mohammed V pour la Solidarité entame ses campagnes médicales de proximité 2025
Dans ce cadre, une opération de chirurgie ambulatoire de la cataracte se tiendra du 17 au 19 janvier dans la province de Zagora. Cette initiative est spécifiquement destinée aux habitants des communes de Fezouata et Taghbalt, identifiés comme atteints de cataracte lors de leur suivi médical réalisé dans les unités de Tinfou El Berrania et Aït Mnada.
À travers cette action solidaire, la Fondation prendra en charge 150 interventions chirurgicales ophtalmiques, permettant à de nombreux patients de recouvrer la vue et d’améliorer leur qualité de vie.
Un dispositif conséquent a été déployé sur le site de l’UMMC-FMVS de Tinfou El Berrania, situé à 42 km de la ville de Zagora. Ce dispositif, respectant les normes de sécurité et de qualité sanitaires, inclut les installations existantes du centre ainsi que des espaces d’accueil et cinq unités médicales spécialement aménagées pour cette opération.
La campagne débutera par une phase d’examens, 48 heures avant les interventions. Ces examens incluront des consultations ophtalmiques et un bilan biologique pour évaluer l’état de santé des patients et valider leur éligibilité à la chirurgie.
Les unités déployées comprennent des blocs chirurgicaux, une unité de consultations en ophtalmologie, une unité de biologie et une pharmacie. Ces infrastructures sont organisées pour assurer un parcours de soins optimal avant et après les interventions chirurgicales.
Cette initiative s’inscrit dans les actions complémentaires du programme de santé numérique des Unités médicales mobiles connectées (UMMC-FMVS), mis en œuvre en novembre 2023. Pour faciliter l’accès des bénéficiaires au site, les autorités locales assureront le transport depuis les douars environnants.
L’opération mobilisera une équipe de 50 personnes, composée de médecins, d’assistantes sociales, de personnel logistique de la Fondation et de spécialistes bénévoles fournis par l’Association marocaine médicale de solidarité (AMMS). Parmi ces spécialistes figurent des ophtalmologues, des chirurgiens et des réanimateurs. L’AMMS contribue également au soutien logistique avec deux unités de chirurgie ophtalmique, comprenant quatre blocs opératoires.
En 2024, la Fondation a mené quatre campagnes similaires dans les provinces d’Amizmiz, Chichaoua, Sefrou et Boulemane, permettant la réalisation de 398 interventions chirurgicales et 833 consultations ophtalmiques.
Pour rappel, le programme UMMC-FMVS vise à améliorer l’accès aux soins dans les zones rurales et reculées en combinant une offre de soins locale en médecine générale et en télé-expertise dans différentes spécialités.
Ces efforts reflètent l’engagement continu de la Fondation pour rapprocher les soins de santé des populations démunies, améliorer leur qualité de vie et soutenir des initiatives médicales en partenariat avec les autorités locales, la délégation provinciale de la santé et l’AMMS.
La Fondation a également soutenu l’organisation de trois caravanes multidisciplinaires et de chirurgie de la cataracte dans les provinces de Tan-Tan, Tétouan et Benslimane, en collaboration avec des associations médicales partenaires.
Pr Khalid Sair : “L’objectif est d’atteindre en robotique entre 300 et 600 interventions par an” (eHealth forum)
Le directeur général de l’hôpital universitaire Cheikh Khalifa, Pr Khalid Sair, s’est livré à Médias24 sur la robotique au Maroc, les défis et son intégration dans le système hospitalier dans le cadre de la deuxième édition du « International eHealth Forum » organisé par la FM6SS et le centre d’innovation e-santé, en partenariat avec le ministère de la Santé et de la protection sociale.
Médias24: Vous nous avez expliqué tout à l’heure qu’il y a une différence entre robotique générale et robotique chirurgicale ? Pouvez-vous nous en dire plus ?
Pr Khalid Sair: Il faut savoir que les applications de la robotique dans le milieu hospitalier sont très larges. Concernant le robot chirurgical, on peut l’utiliser notamment dans la logistique hospitalière, comme pour le stockage du dispensaire en pharmacie, on peut en user pour la stérilisation. Le robot est d’ores et déjà utilisé pour la réhabilitation ou la rééducation.
Récemment, il y a eu l’introduction dans l’arsenal thérapeutique chirurgical du robot chirurgical au Maroc. C’est une première. Alors, la question qui se pose : Est-ce que l’humain reste toujours nécessaire avec l’émergence de ces nouvelles technologies ? En fait, lorsque nous parlons de robot chirurgical, c’est une télé chirurgie. L’homme garde sa technicité et agit à distance. Il lui en faut même plus parce qu’il faut être formé à l’activité robotique chirurgicale. Il faut que les médecins gardent leur place dans la décision.
-Comment la robotique a-t-elle été intégrée dans votre quotidien à l’hôpital ?
-Nous sommes actuellement sur un projet d’acquisition. Nous allons bientôt installer un robot chirurgical très performant dans notre structure, dans quelques mois, peut-être même dans un mois. On s’y prépare.
Pour ce faire, il faut des locaux spéciaux, avec une haute connexion. Il faut préparer un ensemble d’installations et le personnel (chirurgical, paramédical…). Le robot travaille pour plusieurs spécialités. Il peut y avoir des interventions d’urologie, de chirurgie thoracique, de chirurgie gynécologique. Par la suite, il y aura probablement l’arrivée de l’ORL et de la chirurgie cardiaque.
4 spécialités chirurgicales vont essentiellement bénéficier des nouvelles technologies
-Parmi ces spécialités que vous venez de citer, quelles sont les spécialités médicales qui vont le plus profiter de ces technologies ?
-Ce sont principalement quatre spécialités chirurgicales : l’urologie, la chirurgie digestive, la gynécologie et la chirurgie thoracique. Il va falloir former les chirurgiens qui vont accéder au bloc opératoire, chose que nous avons déjà entamée.
-Comment se passe cette formation ?
-D’abord, il faut commencer par la formation théorique, acquérir le diplôme qui donne le droit d’accéder au robot chirurgical. Dans cette formation, il y a beaucoup de stimulations. On fait appel à des proctors, c’est-à-dire des experts qui exercent sur le robot depuis longtemps. Ils viennent nous accompagner.
-Est-ce que vous avez des résistances du corps médical face à ces nouvelles technologies, à la robotique ?
-Je ne pense pas, surtout que nous sommes dans un hôpital digitalisé. Tout le monde travaille avec des machines connectées, avec un système d’information hospitalier. Tout le monde attend le robot. La plupart du personnel, qu’il soit médical ou paramédical, adhère à ce projet de robotisation. C’est une très bonne nouvelle.
-Est-ce qu’on peut dire aussi que les opérateurs privés marocains participent au développement ou à l’utilisation de la robotique médicale au Maroc ?
-Nous sommes sur l’introduction d’une machine connectée, donc nous allons impliquer nos ingénieurs biomédicaux. Nous allons enregistrer tout ce qu’on fait avec le robot et constituer une data. À partir de là, nous pourrons faire des recherches impliquant médecin et ingénieur.
-Quels sont les principaux défis auxquels vous faites face en termes d’intégration de la robotique médicale dans vos services ?
-On parle de défis, en termes de coût, d’infrastructure et de formation, surtout quand on fait rentrer le robot le plus performant, le plus coûteux. Si nous prenons les interventions à part, cela risque de générer un surcoût. Qui va le supporter ? Certes, nous sommes une institution à but non lucratif, mais il faut essayer de rentabiliser le robot. L’installation coûte très très cher. Là, nous avons pris le robot le plus performant, donc le plus cher. C’est énormément coûteux pour notre structure. Donc il faut des règles pour rentabiliser ce robot.
Il faut donc choisir les interventions à faire par ce robot. Il faut de la performance, un personnel bien formé. Le volume des interventions doit être étudié. Il faut qu’on atteigne un certain niveau dès la première année. Si on atteint 200 à 300 interventions, c’est une très bonne chose. L’objectif est d’atteindre une activité de robotique entre 300 et 600 interventions par an. Il faut préserver le matériel et essayer de prolonger la vie du robot au-delà de 15 ans, même s’il y en a actuellement qui travaillent pendant 20 ans et qui continuent, à condition qu’il y ait une maintenance.
-Est-ce qu’ils sont informés avant l’utilisation de ces robots ?
-Pas tous, mais une grande partie de la population est au courant. L’activité de la robotique a commencé 25 ans auparavant dans les hôpitaux occidentaux. Il y a même des patients ici, au Maroc, qui demandent à se faire soigner à l’étranger pour faire des interventions en robotique.
Le patient est mis au courant, il doit adhérer
-Ma question est par rapport à l’acte médical en soi, est-ce que le patient est au courant ?
-Nous avons une procédure obligatoire. Nous devons bien sûr tout expliquer au patient, et il doit adhérer, donc c’est dans la transparence totale. Ces actes chirurgicaux rentrent dans le cadre du consentement avant d’accéder à une intervention qu’elle soit robotique ou non. Nous sommes tenus d’expliquer le fonctionnement, l’apport par rapport à une intervention sous laparoscopie.
-A-t-on une idée sur la manière dont les patients au Maroc perçoivent l’utilisation de la robotique dans les soins médicaux ? Sont-ils ouverts à l’idée ou plutôt réticents ?
-Ceux qui demandent à aller à l’étranger pour se faire soigner par robotique connaissent très bien. Là, c’est notre rôle et celui des médias d’informer la patientèle des bienfaits de la robotique.
Le CHU d’Agadir se dote d’un robot chirurgical de pointe, une première en Afrique
Le Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Agadir vient de s’équiper du robot chirurgical Revo I. Une première historique non seulement au Maroc, mais également sur le continent africain, peut-on lire dans un communiqué du ministère de la Santé.
Le Revo I est doté d’une technologie chirurgicale de pointe qui promet de transformer le quotidien des patients et des chirurgiens, poursuit le communiqué. Conçu pour des interventions d’une précision inégalée, il permet de réaliser des opérations complexes tout en minimisant les risques et les douleurs post-opératoires, explique la même source.
L’un des principaux atouts de ce dispositif est sa capacité à exécuter des gestes chirurgicaux avec une précision extrême, réduisant ainsi le risque d’erreurs et améliorant les chances de récupération rapide pour les patients.
Le Revo I est conçu pour des interventions mini invasives, nécessitant des incisions plus petites, ce qui réduit la douleur et permet un rétablissement plus rapide, détaille le communiqué.
L’autre aspect novateur du Revo I réside dans sa vue en 3D haute définition, qui offre aux chirurgiens une visualisation optimisée de la zone opératoire. Cela réduit les risques d’erreurs humaines et garantit des interventions plus sûres et fiables.
Cette nouvelle technologie ne se contente pas de rehausser les performances chirurgicales. Elle propose également une plateforme de formation interactive pour les praticiens, leur permettant de se familiariser avec le robot et d’affiner constamment leurs compétences, ajoute la même source.
Par ailleurs, ce robot chirurgical de dernière génération est équipé d’un poste de commande ergonomique, permettant de réduire la fatigue du chirurgien lors des opérations prolongées. Cela garantit une meilleure concentration et optimise la performance tout au long de l’intervention. Il parvient également à s’adapter à une large gamme d’opérations, rendant possible une variété de traitements innovants pour répondre aux différents besoins médicaux des patients.
Le CHU Ibn Sina réalise deux transplantations hépatiques en 48 heures
Dans un communiqué, le CHU Ibn Sina a indiqué que dans la nuit du 9 au 10 septembre 2024, une transplantation hépatique réalisée en urgence a permis de traiter une hépatite fulminante chez une jeune femme de 19 ans, avec une défaillance hépatique aiguë au stade de coma, à partir du don de l’hémi-foie gauche de son père de 53 ans.
La même source a précisé qu’il s’agit d’une première au Maroc, soulignant que moins de trente-six heures plus tard, une deuxième transplantation hépatique a pu être réalisée en faveur d’une patiente de 65 ans atteinte d’une cirrhose décompensée grâce au don de l’hémi-foie droit de sa fille de 33 ans.
La préparation, la coordination, la conduite et la gestion pré et post-opératoire de ces quatre interventions complexes , »2 donneurs et 2 receveurs », a permis de clore avec succès un programme innovant de transfert d’expertise multidisciplinaire médicale, chirurgicale et infirmière « hépatologie, réanimation, anesthésie, chirurgie, radiologie et anatomopathologie » dans le domaine de la transplantation à partir du donneur vivant démarré en 2019 à l’Institut national d’oncologie à CHU Ibn Sina, selon la même source.
Le communiqué rappelle que le recours au don vivant apparenté permet d’offrir, dans des cas très sélectionnés, compatibilité biologique, compatibilité anatomique et validation médico-juridique, une alternative au don à partir de l’état de mort encéphalique pour les patients marocains inscrits en liste d’attente de transplantation hépatique.