Le CHU Ibn Rochd s’équipera d’un accélérateur de radiothérapie de pointe

Cet équipement médico-technique de pointe permettra la réalisation de thérapies 3D conformationnelles, à modulation d’intensité (IMRT) et par ArcThérapie volumétrique, des techniques reconnues pour leur précision et leur efficacité dans le traitement des cancers.

Le coût de cette acquisition est estimé à près de 21,9 millions de DH, auxquels s’ajoute une maintenance annuelle évaluée à 1,5 million de DH. Compte tenu de la complexité du matériel, le fournisseur devra assurer l’entretien de l’appareil pendant une durée initiale d’un an, renouvelable automatiquement jusqu’à trois ans.

Ce qu’a dit Amine Tahraoui sur le CHU Ibn Rochd

Lors de sa présentation sur la réforme du système de santé dans la soirée du 1ᵉʳ octobre au Parlement, le ministre de la Santé, Amine Tahraoui, a évoqué le cas du CHU de Casablanca, dont la situation suscite, depuis plusieurs années, le mécontentement des usagers et des patients.

« C’est un hôpital qu’il faut absolument réhabiliter. Un programme est certes en cours dans ce sens, mais il accuse du retard, par peur d’y arrêter l’offre de soins », a-t-il conclu à ce sujet.

« Le CHU de Casablanca est problématique », a-t-il affirmé. « On est partis avec un projet pour sa réhabilitation, mais c’est difficile de le mettre en œuvre », regrette-t-il.

« Il s’agit d’un centre hospitalier ancien, dont le plan date de nombreuses années, et qui se trouve à l’intérieur de la ville. Il souffre donc non seulement de la pression des patients qui arrivent de toutes les régions du Royaume, mais aussi de la contrainte de sa position géographique au centre de la ville, ce qui pose un problème de densité. Il est donc difficile de le réhabiliter ».

« J’ai demandé la réalisation d’une étude sur ce CHU auprès de la wilaya de Casablanca et de l’Agence urbaine de la métropole. J’ai également demandé à trouver un foncier à Casablanca pour envisager un nouveau projet, mais il est très difficile d’en trouver ».

Le CHU Ibn Rochd organise la Semaine de collecte de sang à partir du 10 juin prochain

La collecte de sang se déroulera du lundi 10 au vendredi 14 juin 2024.

Ouverture d’une procédure judiciaire au sujet du suicide du médecin résident Yassine Rachid

Lors du point de presse de ce jeudi 8 septembre, l’affaire Yassine Rachid a été évoquée par Mustapha Baitas, porte-parole du gouvernement. Médecin résident au service urologie du CHU Ibn Rochd à Casablanca, il a été retrouvé mort le jeudi 25 août à son domicile à Chartres, en France, où il effectuait un stage de spécialité en chirurgie urologique, à l’hôpital Louis Pasteur.

Le porte-parole du gouvernement a annoncé qu’une “procédure judiciaire a été lancée pour faire toute la lumière sur les causes de ce drame”.

La famille du défunt accuse en effet un employé du CHU Ibn Rochd d’avoir poussé leur fils au suicide, selon un communiqué diffusé par le frère de Yassine Rachid et reçu par Médias24.

Mustapha Baitas a par la suite précisé qu’une enquête interne avait été menée au CHU Ibn Rochd. Les résultats des investigations ont montré que “le défunt avait des états de service irréprochables”.

Et d’ajouter : “Il a réussi l’ensemble de ses examens et a eu de très bons résultats. De janvier à juin 2022,  il a participé à 27 opérations chirurgicales et a également effectué plusieurs gardes.”

L’enquête menée par le ministère de la Santé a également fait ressortir que le professeur assistant mis en cause dans cette affaire “n’avait aucun antécédent disciplinaire”, a conclut le porte-parole du gouvernement.

https://medias24.com/2022/09/07/ce-que-lon-sait-du-suicide-du-medecin-resident-yassine-rachid/

Ce que l’on sait du suicide du médecin résident Yassine Rachid

Yassine Rachid était médecin résident au service urologie du CHU Ibn Rochd à Casablanca. Depuis mai 2022, il effectuait un stage de spécialité en chirurgie urologique à l’hôpital Louis Pasteur à Chartres, en France.

Selon l’un de ses collègues de stage joint par Médias24, le corps de cet étudiant de 32 ans a été retrouvé sans vie à son domicile, dans la journée du jeudi 26 août 2022. Selon les premières constatations du médecin interne qui l’a découvert, son suicide remontait à 48 heures. Les funérailles de Yassine Rachid ont eu lieu vendredi 2 septembre à Casablanca.

Le lendemain du drame, “la faculté de médecine de Tours, dont Yassine Rachid dépendait pendant son stage, a ouvert une enquête sur les causes de son décès”, révèle notre source. L’hôpital Louis Pasteur a également mis en place une cellule d’écoute pour soutenir les collègues du défunt et s’assurer que son stage s’est déroulé dans de bonnes conditions”, ajoute-t-elle. De son côté, le directeur de l’hôpital Louis Pasteur, contacté par notre rédaction, nous a décrit “un jeune homme sans problème et apprécié de tous ses collègues”.

Sur les réseaux sociaux, le décès de Yassine Rachid a provoqué colère et indignation. Des internautes ont immédiatement fait référence à des accusations de harcèlement subi par l’étudiant et qui, selon eux, l’ont conduit à mettre fin à ses jours. D’après ces témoignages, le jeune homme était “harcelé quotidiennement” par l’un de ses supérieurs hiérarchiques à l’hôpital Ibn Rochd. C’est pour fuir ces abus qu’il a selon eux décidé d’effectuer en France son stage de spécialité en chirurgie urologique.

La famille du défunt, quant à elle, accuse un employé du CHU Ibn Rochd d’avoir poussé leur fils au suicide. Dans un communiqué diffusé par le frère de Yassine Rachid et reçu par Médias24, la famille annonce qu’elle usera des moyens juridiques et administratifs à sa disposition pour faire toute la lumière sur les causes de ce drame.

Pression au quotidien, des cas de harcèlement ?

De son côté, la Commission nationale des médecins internes et résidents (CNIR) appelle à l’ouverture d’une enquête. “Nous n’accusons personne. Nous appelons simplement à l’ouverture d’une enquête approfondie sur les conditions et les causes de la mort de Yassine Rachid”, déclare à Médias24 Abdessamad Ait Brik, vice-président de la CNIR.

Dans un communiqué conjoint daté du lundi 5 septembre, le CNIR et la Commission nationale des étudiants en médecine, médecine dentaire et pharmacie (CNEMEP), évoquent “certaines pratiques intimidantes et provocatrices subies par les étudiants en médecine sur leurs lieux de travail et de formation”. Le comportement critiquable de certains mandarins des hôpitaux publics est une réalité dans tous les pays du monde.

D’après l’une des sources sollicitées par Médias24, Yassine Rachid aurait pu avoir d’autres raisons, médicales, de se suicider.

Pour l’heure, il n’y a pas de lien formellement établi entre le décès de Yassine Rachid et le harcèlement dont il aurait été victime. Son suicide a délié les langues, et un mouvement de dénonciation des conditions de travail s’en est ensuivi avec des témoignages parfois poignants. Quel qu’en soit le motif, ce suicide aura levé le voile sur une réalité méconnue : le harcèlement professionnel dans la santé publique.

Cette problématique n’est pas spécifique au Maroc. Selon une enquête réalisée au Canada, “33% des médecins résidents sondés ont admis avoir eu des idées suicidaires pendant leur résidence, 18% ont avoué qu’ils avaient planifié la façon dont ils mettraient fin à leurs jours et 2,9% ont fait une tentative de suicide pendant leur résidence”.

Selon nos informations, le ministère de la Santé a lancé des investigations pour déterminer les circonstances qui ont conduit Yassine Rachid à mettre fin à ses jours. Ce mercredi 7 septembre, les étudiants en médecine, médecins internes et résidents au Maroc tiendront un sit-in en hommage à leur confrère dans tous les hôpitaux universitaires du pays.

Inauguration de nouveaux espaces extérieurs à l’internat El Faidouzi (CHU)

L’inauguration concerne un terrain omnisport en hommage au Pr Mohamed Moumen ; un espace de divertissement en hommage au Pr Fadma Abi ; un terrain de pétanque en hommage au Pr Mohamed Dkhissi, indique l’Association des médecins internes du Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Rochd de Casablanca.