CHU Ibn Sina : adoption du budget 2024-2025 et suivi de la transition vers le nouveau centre

Le conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire Ibn Sina (CHUIS) a tenu, mercredi 5 février à Rabat, sa session ordinaire, sous la présidence du ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui.

Les travaux de cette session ont porté sur l’évaluation du bilan d’exécution des décisions issues du conseil d’administration du 15 mai 2023 et l’approbation du procès-verbal de cette réunion, indique un communiqué du ministère de la Santé et de la protection sociale.

La réunion a été également marquée par la présentation du rapport des activités techniques, administratives et médicales au titre de l’année 2023, des comptes administratifs 2022 et 2023, et d’un résumé du modèle de comptabilité ordinaire au titre des exercices 2021 et 2022, outre les rapports d’audit financier et comptable pour 2021 et 2022.

De même, il a été procédé à l’adoption du budget du centre pour les années 2024 et 2025, du plan d’action couvrant cette période et à l’examen du projet du nouveau centre hospitalier universitaire.

Dans son allocution, le ministre a salué les efforts déployés par l’ensemble du personnel du centre, se félicitant du succès de l’opération de transfert des activités de l’hôpital Ibn Sina vers les différents établissements hospitaliers qui en dépendent, parallèlement à l’avancement des travaux de reconstruction du nouveau siège.

M. Tahraoui a indiqué que ce nouveau siège constitue une infrastructure hospitalière d’envergure reflétant l’intérêt particulier porté par le Roi Mohammed VI au développement du secteur de la santé afin de répondre aux attentes des citoyennes et citoyens, et de baliser la voie à la nouvelle phase marquée par la mise en place du système des groupements sanitaires territoriaux.

Il a également souligné les défis liés à « cette phase de transition » marquée notamment par la pression croissante sur les infrastructures et les ressources humaines, insistant sur la nécessité d’assurer un accès facile à des services de santé de qualité pour tous les citoyens de la région, dont la population s’élève à 5 millions d’habitants, en tenant compte de la forte demande en soins médicaux.

Le ministre a expliqué que la nouvelle structuration de l’hôpital vise à garantir une complémentarité optimale entre les établissements de santé et à développer un parcours de soins intégré, mettant en avant l’importance d’améliorer les conditions de travail des professionnels de la santé, de renforcer la formation continue et de mettre en place des mécanismes incitatifs pour attirer et retenir les compétences, en particulier dans les spécialités accusant un déficit de ressources.

Cette restructuration représente une opportunité pour repenser le modèle souhaité de gestion des établissements hospitaliers, grâce à son infrastructure moderne et performante, faisant de Rabat un centre médical de référence à l’échelle nationale et continentale, a-t-il poursuivi.

Et d’ajouter que la réussite de cette « phase de transition » dépend de la capacité à prendre des décisions réalistes et courageuses, tout en mobilisant l’ensemble des acteurs du secteur de la santé pour faire du CHU Ibn Sina un centre d’excellence, en mesure de répondre de manière efficace aux besoins des citoyens.

Le CHU Ibn Sina réalise deux transplantations hépatiques en 48 heures

Dans un communiqué, le CHU Ibn Sina a indiqué que dans la nuit du 9 au 10 septembre 2024, une transplantation hépatique réalisée en urgence a permis de traiter une hépatite fulminante chez une jeune femme de 19 ans, avec une défaillance hépatique aiguë au stade de coma, à partir du don de l’hémi-foie gauche de son père de 53 ans.

La même source a précisé qu’il s’agit d’une première au Maroc, soulignant que moins de trente-six heures plus tard, une deuxième transplantation hépatique a pu être réalisée en faveur d’une patiente de 65 ans atteinte d’une cirrhose décompensée grâce au don de l’hémi-foie droit de sa fille de 33 ans.

La préparation, la coordination, la conduite et la gestion pré et post-opératoire de ces quatre interventions complexes , »2 donneurs et 2 receveurs », a permis de clore avec succès un programme innovant de transfert d’expertise multidisciplinaire médicale, chirurgicale et infirmière « hépatologie, réanimation, anesthésie, chirurgie, radiologie et anatomopathologie » dans le domaine de la transplantation à partir du donneur vivant démarré en 2019 à l’Institut national d’oncologie à CHU Ibn Sina, selon la même source.

Le communiqué rappelle que le recours au don vivant apparenté permet d’offrir, dans des cas très sélectionnés, compatibilité biologique, compatibilité anatomique et validation médico-juridique, une alternative au don à partir de l’état de mort encéphalique pour les patients marocains inscrits en liste d’attente de transplantation hépatique.

Inauguration du centre Zahra de rééducation des enfants au CHU Ibn Sina de Rabat

Conçu sur une superficie totale approximative de 250 m3, ce projet a pour objectif de développer des prestations spécialisées fournies par les techniciens de santé et de les regrouper en un centre unique, conformément aux normes de bonnes pratiques en rééducation et en techniques de santé.

Le nouveau centre, qui vient faciliter l’accueil, la gestion des rendez-vous et la prise en charge des enfants malades au niveau de cette structure, comprend plusieurs unités spécialisées, à savoir dans la kinésithérapie, la psychomotricité, l’orthophonie, la diététique et l’orthoptie, ainsi qu’une unité d’accueil et d’admission, une salle d’attente et un espace de jeux pour les enfants.

S’exprimant lors de la cérémonie d’inauguration, le directeur du CHU Ibn Sina, le Pr Raouf Mohsine, a affirmé que cette initiative vise à constituer un centre de référence, d’encadrement et de recherche « en matière d’hyperspécialisation ».

« Ce centre va permettre d’assurer une prise en charge multidisciplinaire et post-thérapeutique des enfants patients à l’Hôpital des Enfants« , a-t-il indiqué dans une déclaration à la presse, précisant que le centre « se prépare à accueillir les enfants de la région Rabat-Salé-Kénitra, dans le cadre de la création des Groupements sanitaires territoriaux (GST)« .

De son côté, Naima Chahid, docteur à l’Hôpital des enfants du CHU Ibn Sina, a fait savoir que ce Centre a pour but de favoriser les consultations ambulatoires et le suivi des enfants patients après leur hospitalisation, notamment dans le cas des pathologies particulièrement complexes.

« Il s’agit également d’un centre formateur des étudiants stagiaires dans les différentes techniques de santé disponibles, afin d’échanger entre les centres de santé dans la région et agir de concert », ajoute Dr Chahid.

Le centre Zahra de rééducation et des techniques a pour missions d’offrir des soins de qualité aux patients, proposant des consultations spécialisées et pluridisciplinaires, notamment en kinésithérapie (respiratoire et fonctionnelle), orthophonie, psychomotricité, diététique et, pour la première fois au niveau de l’hôpital d’enfants, l’orthoptie.

En outre, le centre a pour vocation d’établir pour chaque patient un programme de soins personnalisé et gradué selon ses besoins et son état de santé, en plus de prévenir, conseiller et promouvoir la santé de la population.

(Avec MAP)

CHU Ibn Sina de Rabat : plus de 18 MDH pour l’installation du transport pneumatique

Dans le cadre du projet de construction du nouveau CHU, est prévue une connexion aux réseaux existants desservant les différents hôpitaux Avicennes enfants, maternité, pôle d’oncologie, hôpital des spécialités médicales avec lesquels le nouveau système de transport pneumatique devra être compatible.

L’ensemble des prélèvements sont regroupés dans un local technique puis envoyés au travers des anciennes galeries de chauffage vers l’hôpital Ibn Sina actuel. Afin de garantir un traitement optimal du flux, la technologie utilisée permet l’envoi de plusieurs cartouches en simultané dans les tubes. Deux lignes sont prévues : une aller et une retour, desservent les laboratoires actuels.

Le local technique du CHU aura sa propre station à destination des services techniques. Toutes les stations de toutes les lignes devront pouvoir communiquer entre elles.

Le prestataire aura à sa charge les études d’exécution, la fourniture, le transport à pied d’œuvre, le montage et le réglage de toute l’installation et des études nécessaires. Cette mission devra être réalisée dans un délai d’une année.

https://medias24.com/2024/02/15/chu-ibn-sina-de-rabat-186-mdh-pour-le-lot-des-ascenseurs-et-les-escaliers-mecaniques/

CHU Ibn Sina de Rabat : 186 MDH pour le lot des ascenseurs et des escaliers mécaniques

Il s’agit du 6e lot lancé par le ministère de la Santé et de la protection sociale dans le cadre des travaux de construction du nouveau CHU Ibn Sina de Rabat. Ce marché, dont le délai global de réalisation est fixé à 15 mois, mobilisera un budget de 186 millions de dirhams.

Le Roi Mohammed VI avait présidé, jeudi 5 mai 2022 à Rabat, la cérémonie de lancement des travaux de construction du très attendu hôpital Ibn Sina de Rabat. Ce projet futuriste renforcera l’offre sanitaire du Royaume avec une capacité d’accueil de plus de 1.000 lits.

Mobilisant des investissements de plus de 6 milliards de dirhams, ce projet, à forte portée sociale, s’inscrit dans le cadre d’une vision globale de renforcement de la structure sanitaire actuelle du Royaume. Il témoigne de l’intérêt particulier qu’accorde le Souverain au secteur de la santé, à travers notamment le développement des infrastructures hospitalières, le renforcement des services de santé de base et leur rapprochement des citoyens.

Nouveau CHU Ibn Sina : les travaux de gros œuvres sont à 50% d’avancement

Les deux sociétés sont chargées de sept gros lots, à savoir les gros œuvres, la charpente métallique, l’étanchéité, les cloisons sèches, le revêtement, le faux plafond et la peinture. D’après SGTM, ces travaux, qui devraient officiellement être achevés en 2026 selon le calendrier établi, pourraient l’être plus tôt.

Cet hôpital, dont la capacité d’accueil sera de 1.044 lits, dont 148 lits dans les unités des soins intensifs et de réanimation, sera doté d’une structure médicale de nouvelle génération. Il se distinguera par la présence d’une tour jardin bioclimatique dans un parc.

Cette tour de 140 m de hauteur, qui se déploiera sur un parc de 6,5 hectares, prendra la place de l’actuel CHU édifié en 1954, qui sera complètement rasé pour laisser place à des espaces verts.

Ce projet répond aux normes high-tech, et disposera d’une hélistation et d’un parking pouvant accueillir jusqu’à 1.300 véhicules.

Lancement de la première base de données électronique de l’hémophilie au Maroc

Ce projet a été lancé en vertu d’une convention de partenariat signée le 16 avril 2021 entre le CHU Ibn Sina et les laboratoires Novo Nordisk Pharma. Il s’inscrit dans le cadre de la stratégie du ministère de la Santé et de la protection sociale, qui prévoit dans l’axe 23 de son plan national “Santé 2025”, la mise en place d’un système national intégré de données sanitaires, peut-on lire dans un communiqué diffusé suite au lancement de la base de données.

Ce projet est mis en place au sein du service d’oncologie de l’Hôpital des enfants et de l’unité de soins d’urgence du CHU Ibn Sina de Rabat. Il vise à fournir des informations sur la prise en charge médicale de l’hémophilie et des autres maladies hémorragiques constitutionnelles. De plus, il permet de tracer la progression des plans nationaux mis en œuvre.

Cette base de données électronique s’articule autour de deux axes :

– la mise en place d’un système d’information pour collecter et partager l’information sur l’hémophilie,

– la production de matériel audiovisuel éducatif sur l’hémophilie, utilisables sur plusieurs supports (télévisions, smartphones, internet, etc.).

A cet égard, une version pilote du programme d’information pour la prise en charge des patients hémophiles, entièrement développée au Maroc, a été élaborée conformément aux recommandations émises par les experts marocains en la matière au CHU Ibn Sina de Rabat.

L’hémophilie au Maroc : 3.000 cas estimés

L’hémophilie est une maladie hémorragique héréditaire due à l’absence ou au déficit d’un facteur de la coagulation. Si c’est le facteur VIII qui est absent, on parle d’hémophilie A ; si c’est le facteur IX, on parle d’hémophilie B. Au Maroc, on estime à 3.000 environ le nombre de personnes hémophiles.

La personne hémophilique ne parvient pas à former un caillot solide au cours du processus de la coagulation. Les saignements constituent alors le signe principal de l’hémophilie. Ils peuvent apparaître n’importe où dans le corps. Leur gravité dépend beaucoup de leur localisation et de l’importance du déficit en facteur de la coagulation. Dans les formes sévères, les saignements surviennent après des chocs minimes et peuvent passer inaperçus.

Le diagnostic est souvent posé vers l’âge de la marche, lorsque le bébé commence à quitter les bras de sa mère, période qui l’expose aux premiers traumatismes. L’enquête familiale révèle la présence d’au moins un hémophile dans la fratrie, ou la famille en général (oncle, cousins, grands-parents). Seuls 10% des patients sont traités de façon régulière et préventive (en prophylaxie), tandis que la plupart des patients reçoivent un traitement à la demande (lors d’une hémorragie).