Amine Tahraoui annonce l’accélération des projets de CHU au Maroc (1/3)

M. Tahraoui a affirmé ce 1ᵉʳ octobre 2025 en commission parlementaire que « le projet de réforme du secteur de la santé, en cours de mise en œuvre, est le moyen d’offrir des services de qualité dans les différentes villes du pays », admettant toutefois que « les problèmes du secteur sont chroniques et cumulés ».

En ce qui concerne les CHU, le ministre a rappelé que le Royaume disposait à peine de quatre structures auparavant, dans les régions de Rabat, Casablanca, Fès et Oujda. Un nombre limité et insuffisant pour répondre aux besoins nationaux.

Cette situation a conduit, durant des années, les habitants de tout le pays à se tourner vers ces établissements, notamment pour accéder aux différentes spécialités, ce qui a accentué la pression sur les services d’urgences notamment.

« La réforme du système de santé ambitionne de doter chaque région de son CHU, afin de permettre aux citoyens de se soigner dans leur région », et mettre fin à ces problématiques, a ainsi souligné le ministre.

6 projets en cours ou programmés d’ici 2027

Au total, six grands projets sont prévus dans différentes régions du Maroc, dont certains sont en cours de réalisation, avec une capacité totale de plus de 3.500 lits :

Le CHU d’Agadir (867 lits): « nous essayons d’accélérer la construction de cet établissement, qui bénéficiera non seulement à la ville d’Agadir (500.000 habitants), mais aussi à toute la région », a souligné Amine Tahraoui. Il permettra de réduire la pression sur l’hôpital Hassan II et d’améliorer la qualité des soins ».

Le CHU de Laâyoune, avec une capacité de 500 lits. « Nous accélérons ce chantier, démarré depuis plusieurs années. Nous attendons son opérationnalisation dans les prochains mois, avant la fin de l’année (vers novembre 2025)« .

Le CHU de Rabat : « c’est un grand projet, qui avance dans des conditions difficiles. L’ancien CHU a été détruit et ses médecins ont été dispersés, ce qui a créé une pression sur d’autres établissements qui n’étaient pas qualifiés pour accueillir autant de patients. Lorsque je suis arrivé [à la tête du ministère en 2024, NDLR], j’ai trouvé ces problèmes, ainsi qu’une convention signée pour encadrer cette opération, mais qui n’était pas appliquée. J’ai changé les directeurs des établissements et revu la gouvernance de plusieurs hôpitaux, notamment celui de Moulay Youssef à Rabat. A présent, nous attendons l’ouverture du nouveau CHU vers mi-2026, avec une capacité de 1.044 lits ».

Le CHU de Guelmim : avec 376 lits. « La région ne disposait pas de CHU auparavant. Le centre régional de Guelmim a donc été transformé en CHU. Le chantier était déjà ouvert, mais nous avons revu le plan pour permettre cette transformation. »

Les derniers CHU programmés dans cette réforme sont ceux d’Errachidia (500 lits) et de Béni Mellal (520 lits), prévus d’être finalisés fin 2027.

Le CHU de Tanger, bien que nouveau, est déjà sous pression

« Le CHU de Tanger était, pour sa part, déjà opérationnel depuis 2023″, a précisé le ministre. « Il couvre actuellement les besoins de 6 millions d’habitants de la région, qui se dirigeaient auparavant à Rabat, Oujda ou Rabat. Cet établissement accueille jusqu’à 2.000 personnes par jour ».

« Les hôpitaux de la région souffrent toutefois de plusieurs problématiques », admet-il, « notamment en rapport avec la gouvernance.

« Prenons l’exemple de l’hôpital d’El Hoceima, qui dispose d’un service de radiologie avec tous les équipements nécessaires, mais pas de radiologues, parce qu’il y a un besoin urgent de cette spécialité. Les habitants de la ville sont donc obligés de se rendre au CHU de Tanger, notamment aux urgences, faute de régulation, ce qui crée une pression sur ce service ».

> Lire aussi :

https://medias24.com/2025/10/02/tahraoui-face-aux-deputes-dans-la-sante-la-gouvernance-est-le-principal-defi/

https://medias24.com/2025/10/02/infrastructures-de-sante-1-400-centres-rehabilites-dici-fin-2025-pour-renforcer-la-regulation-2-3/

https://medias24.com/2025/10/02/sante-plus-de-70-hopitaux-realises-ou-programmes-mais-une-capacite-encore-insuffisante-3-3/

CHU de Béni Mellal : 497 MDH pour les travaux de gros œuvre et d’étanchéité

Le projet du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Béni Mellal, lancé en février 2024, passe désormais à la phase de réalisation.

Les travaux de gros œuvre et d’étanchéité seront lancés pour un coût estimé à 497,375 millions de DH. Ils s’étaleront sur un délai de 20 mois.

La future infrastructure comprendra plusieurs pôles et services :

Nouvelle gestion du gardiennage et de la propreté dans les hôpitaux publics

L’information a été ébruitée, dans un premier temps, par Abdellah Bouanou, député de Meknès et président du groupement du PJD à la Chambre des représentants. Sur ses réseaux sociaux, mais aussi par le biais d’une tribune sur le site officiel de son parti, il indique que les directeurs régionaux du ministère de la Santé et de la protection sociale ont été sommés, par le ministre Amine Tahraoui, de « résilier » les contrats de gardiennage et de propreté passés par les établissements de santé sous leur tutelle.

Selon nos informations, il n’y a pas eu d’annulation. Il s’agit d’un regroupement de marchés arrivés à échéance. L’objectif est de massifier les contrats, pour une meilleure exécution.

« La décision a été notifiée par le ministre aux directeurs régionaux via WhatsApp et non par SMS comme le prétend Abdellah Bouanou. Ils ont été informés des grandes lignes de la réforme de ce secteur, avec la promesse qu’ils auront plus de détails dans un avenir très proche, soit à partir de cette semaine », affirment nos sources.

Pour schématiser, en attendant de plus amples éléments, notre source explique que le ministre prévoit une série de réunions avec les directeurs régionaux pour les mettre au courant des contours des nouveaux cahiers de charges encadrant les prestations de gardiennage et de propreté.

Par la suite, de nouveaux appels d’offres seront lancés avec de nouveaux critères de choix qui concernent surtout l’élément humain : qualifications, niveau d’instruction…

Selon nos informations, l’approche des marchés de ce secteur d’activité sera désormais basée sur deux facteurs :

– l’analyse de la pertinence du marché au regard de la bonne pratique et de la gouvernance ;

– la rationalisation des coûts pour éviter des dépenses inutiles.

« En fait, l’approche est très simple. Dans de très nombreux cas, ces marchés sont attribués à des sociétés locales qui n’ont rien à voir ni avec la sécurité ni avec le nettoyage. On se retrouve alors avec un service au mieux défaillant et au pire malveillant : les mauvaises pratiques s’installent à l’hôpital : mauvaise orientation des malades, divers trafics… C’est cela que nous combattons en durcissant l’accès à ces marchés et en augmentant l’exigence en qualité », a déclaré notre source.

Abdellah Bouanou évoque la révision des grilles des salaires des employés des sociétés de gardiennage qui devront être au moins de l’ordre du SMIG. Pour l’élu du PJD, cela signifierait des contrats plus coûteux et l’exclusion de PME qui ne sauraient réunir les conditions requises par les futurs nouveaux cahiers des charges.

« La question des salaires des employés des sociétés de gardiennage a été tranchée depuis une éternité, et c’est inclus dans tous les cahiers des charges encadrant les contrats passés dans ce sens », rappelle un ancien haut cadre du département de la santé.

Gardiennage dans les hôpitaux, « une approche biaisée dès le départ »

Interrogé par Médias24, Allal El Amraoui, député et président du groupe du parti de l’Istiqlal à la Chambre des représentants, estime que la démarche du ministre de la Santé arrive à point nommé pour faire de l’ordre dans ce secteur marqué par une grande anarchie et mettre fin à des pratiques dont souffrent, ensemble et partout, les citoyens et les corps médicaux.

Ceux qui suivent l’actualité du pays se rappellent sûrement du scandale qui avait secoué, en janvier 2024, la ville de Fès quand la BRPJ (antenne régionale de la BNPJ) était intervenue pour mettre fin aux agissements d’un réseau de chantage, dont les victimes étaient des patients d’un établissement de santé publique et des membres de leurs familles. Ce réseau de 30 personnes comprenait 18 agents de sécurité privée.

Cependant, pour Allal El Amraoui, qui a assumé de hautes responsabilités au sein du ministère de la Santé, dont celle de directeur du CHU de Fès, opter pour le gardiennage est une « approche biaisée dès le départ ».

« L’entrée d’un établissement de santé diffère de celle d’un supermarché, d’un cinéma ou d’une agence bancaire. C’est le premier contact entre le patient – et non le client – et cela nécessite une formation adéquate », explique notre interlocuteur.

Allal El Amraoui rappelle une première et unique expérience dans le genre quand, il y a une quinzaine d’années, le CHU de Fès avait mis en place un service d’accueil (et non de gardiennage) composé exclusivement de jeunes femmes qui avaient auparavant bénéficié d’une formation.

« C’était une expérience concluante qui, malheureusement, avait été abandonnée », se remémore notre interlocuteur.

Allal El Amraoui suggère une autre piste de travail pour atténuer la pression sur les établissements de santé publique, et donc modérer le recours aux agences de sécurité privée : que les services des urgences soient séparés des autres services et logés ailleurs, voire délocalisés dans des sortes de « trauma centers ».

Pas de vacance en attendant la transition

Dans ses sorties médiatiques, Abdellah Bouanou faisait part de sa crainte de voir les établissements de santé publique sans sécurité privée quand les contrats actuels seront résiliés et en attendant les nouveaux prestataires.

Notre source informée apporte là aussi des éclaircissements. « Le ministère va tout faire pour que cette transition se passe dans les meilleures conditions, et les établissements de santé continueront à bénéficier des prestations de gardiennage jusqu’à l’arrivée des nouveaux prestataires », affirme notre interlocuteur.

Aziz Akhannouch préside une nouvelle réunion dédiée au système de la santé

Aziz Akhannouch, qui présidait une réunion consacrée au suivi de la mise en œuvre du chantier de promotion du système de la santé, en concrétisation de la haute volonté royale, a souligné que l’enjeu demeure la garantie d’une prestation de santé publique de qualité, répondant aux attentes et aspirations des Marocains et contribuant à consolider les fondements de l’État social tel que voulu par le Roi Mohammed VI, indique un communiqué du département du chef de gouvernement.

À cet égard, il a appelé à faire preuve de diligence et d’efficience afin de porter à terme, avant les délais impartis, les projets relatifs à l’ensemble des niveaux de traitement médical et de prendre les mesures nécessaires pour assurer le bon accueil des usagers et faciliter leurs accès aux prestations médicales au niveau des établissements de santé publics.

Cette réunion a permis de faire le suivi des étapes pour la mise en œuvre des piliers de la réforme radicale du système national de la santé, à savoir la mise en place des instances de gouvernance, la poursuite du développement des infrastructures, la digitalisation du secteur, ainsi que l’augmentation des effectifs des professionnels de la santé, précise le communiqué.

En effet, le point a été fait sur les étapes franchies en matière de mise en œuvre de la bonne gouvernance instaurée par le gouvernement dans le secteur, et ce à travers la mise en place de la Haute Autorité de la santé et de l’Agence marocaine du sang et ses dérivés, en vue de consolider les mécanismes de réglementation et de contrôle de l’action des opérateurs et de renforcer la gouvernance hospitalière et la planification territoriale de l’offre de santé.

La réunion a également permis de prendre connaissance de l’état d’avancement des travaux de construction, d’extension et de réhabilitation de six centres hospitaliers universitaires et de 79 hôpitaux provinciaux et régionaux, ce qui permettra d’assurer une capacité d’accueil supplémentaire de 11.338 lits.

L’accent a été mis, en outre, sur l’état d’avancement du chantier de la digitalisation du système de la santé national, à travers la mise en place d’un système informatique intégré pour la collecte et le traitement de l’ensemble des données de base, qui donnera lieu à la signature d’une convention de partenariat entre le ministère de la Santé et de la protection sociale, le ministère de l’Économie et des finances et la CNSS en vue d’assurer la convergence et l’efficience financière pour la mise en œuvre de ce système.

Concernant la promotion des ressources humaines, la réunion a permis de se pencher sur la mise en œuvre du programme d’augmentation des effectifs des professionnels de la santé à l’horizon 2030.

À cet égard, des avancées sensibles ont été enregistrées au niveau des engagements contenus dans la convention-cadre relative à ce programme et signée en juillet 2022, visant à réduire le manque actuel des cadres de santé et à réformer le système de la formation.

La réunion a par ailleurs permis de prendre connaissance des avancées au niveau de la création de facultés de médecine et de pharmacie à Guelmim, Errachidia et Beni-Mellal, ainsi qu’au niveau de la réforme du cursus de formation des professionnels de la santé.

Session ordinaire du conseil d’administration du CHU Mohammed VI de Marrakech

Le conseil d’administration du Centre hospitalier universitaire (CHU) Mohammed VI de Marrakech a tenu le lundi 10 février sa session ordinaire, sous la présidence du ministre de la Santé et de la protection sociale, Amine Tahraoui.

Cette réunion a été consacrée à l’évaluation des réalisations de l’établissement, à l’approbation du procès-verbal de la session du conseil d’administration tenue le 13 décembre 2023, à la présentation des activités du Centre pour l’année 2023 et du compte administratif, ainsi qu’à l’évaluation de la mise en œuvre des décisions du Conseil au cours de la même année et des accords de coopération conclus par le CHU avec différents partenaires, indique un communiqué du ministère.

Dans une allocution prononcée à cette occasion, Amine Tahraoui a relevé que le CHU Mohammed VI de Marrakech passera du statut de prestataire de soins de troisième niveau à un coordinateur stratégique chargé de l’intégration des soins de santé primaires et spécialisés dans le cadre du système des pôles territoriaux de santé, ce qui permettra de coordonner les efforts des différents acteurs, d’assurer une meilleure utilisation des ressources humaines, matérielles et financières et de garantir une gouvernance adaptée aux besoins spécifiques de la région Marrakech-Safi.

« Les défis liés à la croissance démographique dans la région Marrakech-Safi nécessitent de redoubler d’efforts pour répondre à la demande croissante en services de santé », a-t-il soutenu, soulignant que « l’adoption d’un programme médical régional en phase avec les besoins de la population pour faciliter l’accès aux services de santé et assurer une couverture sanitaire équitable constitue désormais une priorité absolue ».

À cette occasion, le ministre et la délégation l’accompagnant ont visité les différentes installations et départements du CHU Mohammed VI, y compris le département de médecine nucléaire de l’hôpital d’oncologie et d’hématologie, où des explications ont été présentées sur l’évolution des services dans ces départements vitaux, en particulier après avoir été dotés d’équipements modernes, dont un pet-scan qui vient renforcer les équipements techniques de pointe disponibles au centre.

Le ministre s’est également informé du projet de réhabilitation du service des urgences, dont les travaux avancent à un « rythme soutenu ».

Khalid Aït Taleb va remettre sa blouse de chirurgien

Khalid Aït Taleb, ancien ministre de la Santé (SAP), envisage de reprendre le chemin des blocs opératoires, apprend Médias24 de sources sûres. « Il va reprendre dans un établissement de santé à Rabat ou à Fès après trois à quatre mois de repos », affirment nos sources.

« Ce que vous ne savez pas, c’est qu’il lui est arrivé d’opérer des proches, des amis ou des cas urgents même quand il était en poste », révèlent les mêmes sources.

Khalid Aït Taleb, remplacé le 23 octobre par Amine Tahraoui (RNI), a exercé les fonctions de ministre de la Santé au sein du gouvernement El Othmani II (2019 à 2021), puis au sein du gouvernement Akhannouch I (2021-2024). Il a eu de ce fait à gérer des situations sanitaires critiques pour le pays et surtout la crise du Covid 19.

Âgé de 58 ans, l’ancien ministre de la Santé compte parmi les meilleurs praticiens nationaux spécialistes en chirurgie viscérale. En 2009, il avait pris la direction du CHU Hassan II de Fès à l’ouverture de cet établissement de santé où il dirigeait en même temps le service de  chirurgie viscérale. Dix ans plus tard, il a été appelé à assurer l’intérim au secrétariat général du ministère de la Santé en remplacement de Hicham Nejmi.

En tant que ministre de tutelle (aux côtés de son ancien collègue à l’Enseignement supérieur), il a aussi eu à gérer la crise des études médicales et une série de mouvements de protestation des personnels de son département.

« De toutes les manières, il part la conscience tranquille après le travail colossal qu’il a fourni au ministère et les réformes qu’il a contribué à mettre en chantier », affirment ses proches.

Le CHU de Laâyoune à 65% d’avancement, les travaux de construction seront achevés fin 2025

Les travaux de construction du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Laâyoune seront achevés fin 2025, a fait savoir, mardi 1er octobre à Laâyoune, le ministre de la Santé et de la protection sociale, Khalid Ait Taleb

La réalisation de cette structure de santé avance à un rythme soutenu, a assuré M. Ait Taleb en marge d’une visite de terrain effectuée au chantier de ce projet d’envergure, notant que toutes les entreprises chargées de la construction se sont mobilisées pour accélérer la cadence de mise en place de cet établissement hospitalier

D’une capacité de 500 lits, le CHU de Laâyoune sera un véritable pôle médical qui servira la population des régions du Sud du Royaume, a-t-il souligné, ajoutant que ce projet qui s’inscrit dans le cadre d’une cartographie sanitaire régionale et dans le sillage de groupements sanitaires territoriaux, « sera doté des ressources humaines qualifiées et contribuera à tirer vers le haut les indicateurs de la santé ».

Par ailleurs, le ministre a indiqué que le CHU de Laâyoune sera une destination pour les professionnels de santé en provenance des pays de l’Afrique subsaharienne, et ce dans le cadre de la coopération Sud-Sud prônée par le Roi Mohammed VI.

Pour sa part, le représentant de la Direction régionale Laâyoune-Oued Eddahab de l’Agence nationale des équipements publics (ANEP), Belkhir El Assri, a fait savoir que les travaux de réalisation du CHU Laâyoune ont atteint 65% et avancent à grand pas, notant que ce projet qui s’étend sur une superficie de 180.000 m2, dont 95.000 m² couverte, mobilise une enveloppe budgétaire estimée à 1,2 milliard de DH.

Cette infrastructure sanitaire de cinq étages abritera de nombreux services spécialisés, notamment un pôle dédié à la mère et à l’enfant, un pôle médico-chirurgical et un pôle médical, ainsi qu’un hôpital du jour.

Cet établissement hospitalier universitaire dispose également du service des urgences, d’un bloc de soins intensifs et de réanimation, d’un bloc opératoire, et d’un bloc obstétrical, ainsi que d’un hôpital psychiatrique.

(Avec MAP)

Fès : un bus percute un taxi et chute dans un ravin, 60 blessés

L’accident est survenu près du cimetière de Bab Guissa, dans les environs de la médina de Fès, lorsqu’un bus a percuté un taxi avant de chuter dans un ravin, a-t-on constaté sur place.

Aussitôt informés, les autorités locales et les éléments de la Protection civile se sont rendus sur place pour porter secours aux blessés.

Selon la Direction régionale de la Santé et de la Protection sociale de Fès-Meknès, sur les 54 blessés qui ont été évacués vers l’hôpital provincial d’Al Ghassani, huit d’entre eux sont toujours hospitalisés, dont 5 sous surveillance et 3 autres souffrant de fractures.

D’après la même source, leur état de santé n’inspire pas d’inquiétude.

Par ailleurs, six autres personnes, légèrement blessées, dont un enfant, ont été admises au Centre hospitalier universitaire (CHU) Hassan II de Fès, ont précisé des sources médicales.

(Avec MAP)

Grands chantiers publics. Projets, entreprises, montants… qui fait quoi ? (Infographies)

De nombreux projets publics sont lancés depuis quelques années, dans le cadre des différentes stratégies de l’Etat dans les secteurs ferroviaire, portuaire, aérien ou encore de la santé. Certains vont bon train, tandis que d’autres ont fait face, en cours de route, à certaines difficultés et ont enregistré un retard. D’autres projets ont, pour leur part, été accélérés depuis quelques mois par l’annonce de l’organisation conjointe du Mondial 2030 par le Maroc, le Portugal et l’Espagne, ainsi que l’organisation par le Royaume de la CAN 2025.

Qui opère dans les deux grand projets de dessalement en cours ?

Le secteur hydrique est l’un des secteurs prioritaires pour le gouvernement marocain, notamment face à la rareté de l’eau à laquelle le pays est confronté depuis quelques années. Pour y remédier, le Maroc a entrepris de nombreux projets, dont la mobilisation des eaux, notamment par le dessalement.

À ce jour, plusieurs stations sont en cours de réalisation, comme celle de Casablanca, dont les travaux de construction ont été récemment lancés par le Prince Moulay El Hassan. Cette station sera réalisée par le groupement Acciona, Green of Africa et Afriquia Gaz pour 11 milliards de DH (MMDH), dont 6,5 MMDH concernent la composante usine.

La première société se chargera de la construction de l’usine, tandis que Green of Africa fournira de l’électricité verte. Le rôle d’Afriquia Gaz est pour sa part purement financier, selon nos sources dans un article précédent.

Cette structure devrait être opérationnelle en 2026, en ce qui concerne la première tranche, lors de laquelle la station atteindra une capacité de 548.000 m3 par jour (200 millions de m3 par an), extensible à 822.000 m3 par jour (300 millions de m3 par an) d’eau traitée dans une seconde phase.

L’autre projet d’envergure de dessalement est celui de Dakhla. Dotée d’un budget de 2 MMDH, cette structure, dont les travaux de construction devraient s’achever en 2025, assurera l’approvisionnement en eau d’irrigation sur 5.000 hectares, et en eau potable au profit de la ville de Dakhla et ses environs.

Cette station sera construite par la société Nareva, en consortium avec Engie. Elle n’utilisera que les énergies renouvelables pour produire 112.000 m3 d’eau douce par jour, grâce à un parc éolien de 60 MW.

D’autres stations sont par ailleurs au stade des études, telles que :

–  la station de dessalement de l’Oriental, avec une capacité de production d’eau estimée à 250 millions de m3/an, destinée à satisfaire les besoins en eau potable et d’irrigation, dont les études techniques sont réalisées par Novec, LPEE et Mapping pour 12,7 millions de DH (MDH) ;

– la station de Sidi Ifni, d’une capacité de 8.640 m3/jour (3,15 Mm3/an d’eau potable), dont l’assistance technique est réalisée par le groupement Fichtner et CID pour 3,82 MDH ;

– la station de dessalement de Rabat, dont les études techniques sont réalisées par CID pour 5 MDH ;

– la station de Tiznit, qui servira à sécuriser l’alimentation en eau portable de la ville de Tiznit et les centres liés.

 

Trois grandes sociétés pour les marchés de barrages

Toujours dans le secteur hydrique, outre les stations de dessalement, le Maroc poursuit sa stratégie de mise en place de barrages pour la collecte et le stockage des eaux. De nombreuses grandes structures sont en cours de réalisation, dont la plupart sont construites par trois sociétés, à savoir : la SGTM, STAM et Bioui Travaux.

Ci-dessous les plus grands barrages en cours de construction dans les différentes provinces :

– le barrage de Bouljir, dans la province de Assa Zag : réalisé par STAM pour 220 MDH ;

– le barrage de M’dez (Sefrou) : sa réalisation a nécessité une enveloppe budgétaire de 1,7 MMDH. Son achèvement a été attribué en 2022 à la SGTM pour 390 MDH ;

– le barrage de Ghiss (Al Hoceima), réalisé par Bioui Travaux pour 839 MDH ;

– le barrage Kodiet El Berna (Sidi Kacem), construit par la SGTM ;

– le barrage Boukhmiss (Khémisset), réalisé par Bioui travaux pour 1,5 MMDH ;

– le barrage Erretba (Taounat), attribué au groupement SGTM et STAM pour 4 MMDH ;

– le barrage Ribat Al Khayr (Sefrou), réalisé par STAM pour un peu plus de 949 MDH ;

– le barrage Boulaouane (Chichaoua), construit par STAM  pour 1,1MMDH ;

– le barrage Oued Lakhdar (Azilal), attribué également à STAM pour 1,16 MMDH.

Toujours en ce qui concerne les barrages, les travaux d’un grand projet ont été lancés en mars dernier dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, portant sur l’interconnexion entre les barrages Oued El Makhazine et Dar Khrofa, dans l’objectif de sécuriser l’alimentation en eau potable du Grand Tanger.

Il est réalisé par deux groupements, le premier composé de SNCE, SOGEA et SOGETRAMA, et le second de STAM et SAPEP, pour un budget total de 840 MDH. Ce projet devrait s’achever avant la fin de l’année courante.

Les opérateurs derrière la réalisation des Ports en cours de construction

Outre le secteur hydrique, le Maroc dispose d’une stratégie portuaire nationale à l’horizon 2030, qui vise l’accompagnement de l’évolution de l’économie, en anticipant la demande en infrastructures portuaires et en intégrant davantage le pays à la compétitivité mondiale. Dans le cadre de celle-ci, différents ports sont en cours de réalisation, notamment :

Dakhla Atlantique (NPDA), réalisé par la SGTM et Somagec Sud pour 12 MMDH, et dont les travaux devraient s’achever en 2029 ;

Nador West Med (NPNWMED), dont les travaux d’infrastructures sont réalisés par la SGTM, le turc STFA, et JDN  pour 7,6 MMDH, et dont la mise en service est attendue pour la fin de l’année en cours (2024) ;

Safi (NPS), réalisé par la SGTM et le turc STFA. Notons toutefois que d’autres acteurs ont rejoint ce projet qui a rencontré de nombreuses difficultés, et dont l’achèvement a connu un grand retard. Le budget global initial alloué à ce port s’élève à 4,1 MMDH. Il a toutefois dû être augmenté après l’arrivée d’autres acteurs, notamment TME, en vue de l’achever ;

Kénitra Atlantique (NPKA) : la réalisation de ce projet nécessitera un budget de plus de 7 MMDH, dont 5,7 MMDH pour la première tranche ;

– l’extension du port de Jebha dans la province de Chefchaouen, pour un budget de près de 330 MDH.

Ferroviaire : qui fait quoi

Le projet le plus important dans le secteur du ferroviaire est celui de la ligne à grande vitesse (LGV) qui reliera à terme Tanger à Agadir. Ce projet est constitué de deux grands axes, un premier reliant Kénitra à Marrakech, dont la réalisation coûtera environ 53 MMDH, et un second, reliant Marrakech à Agadir, pour 50 MMDH. Le plus avancé à ce jour, et qui a été accéléré par le Mondial 2030, est celui de Kénitra-Marrakech, prévu d’être achevé en 2029.

À ce jour, les plus grands projets attribués dans le cadre de la réalisation de la LGV se présentent comme suit :

– les travaux de dégagement et de préparation des emprises ferroviaires sur l’axe Kénitra-Marrakech, dont les cinq lots seront réalisés par différentes sociétés pour 140,8 MDH. Il s’agit de STAM, GRPT, Melatra, GRPT STDM, CTGR ;

– la prestation d’études d’avant-projet sommaire dans le cadre de l’axe Marrakech-Agadir, attribué à China Railway Design Corporation pour 85 MDH ;

– toujours sur le même axe, la reconnaissance géologique, hydrologique et géotechnique nécessaires aux études d’avant-projet sommaire attribué à LPEE pour 135,9 MDH, et le contrôle extérieur des études nécessaires à la liaison ferroviaire, réalisé par Gis Rail pour 28 MDH ;

– l’assistance à la maîtrise d’ouvrage pour le suivi environnemental et social du projet de la LGV, réalisée par Aremo Ingénierie pour 11,9 MDH ;

– la réalisation de prestations topographiques sur le parcours de la LGV Kenitra-Tanger, attribué à XP concept pour plus de 800.000 DH ;

– la fourniture du matériel roulant ferroviaire neuf : 250 wagons de transport de charbon par la Société chérifienne de matériel industriel et ferroviaire pour 338,8 MDH, et 100 wagons de transport des produits pétroliers par la même société pour 183,8 MDH.

Aérien : qui fait quoi

Nombre de projets dans le secteur aérien ont également été accélérés par le Mondial 2030. Le plus important reste toutefois celui de l’aéroport d’Agadir-Al Massira, dont les installations terminales connaîtront une extension et un réaménagement. Ces travaux sont en cours de réalisation par le cabinet Ala concept pour 800 MDH.

L’aéroport Mohammed V de Casablanca et celui de Marrakech-Ménara connaîtront également des travaux d’aménagement extérieurs ou intérieurs.

Pour ce qui est de l’aéroport de Casablanca, les travaux en cours ont trait à :

– l’aménagement de la station de taxis par Vias pour 7,8 MDH ;

– les travaux d’entretien des revêtements de la plateforme aéroportuaire par Ortis Maroc pour 3,17 MDH ;

– l’élaboration du programme de développement des infrastructures, attribué à Ingenieria y Economia del Transporte S.A. pour 724.800 euros.

En ce qui concerne l’aéroport de Marrakech, il s’agit de :

– la mise à niveau des infrastructures aéronautiques, attribuée à GTR pour près de 150 MDH ;

– les travaux de construction d’une brigade gendarmerie, réalisés par Kim Building pour 12,4 MDH.

Santé : les CHU en cours de construction

Dans le cadre de la réforme du secteur de la santé, le ministère de la Santé et de la protection sociale a lancé la construction de plusieurs CHU afin d’améliorer l’offre de soins dans les différentes régions du pays.

Le CHU Ibn Sina de Rabat est l’un des projets phares du ministère, qui remplacera l’actuel CHU. Plusieurs appels d’offres ont été attribués dans le cadre de ce projet. Le plus important est celui des gros œuvres, dont les travaux sont réalisés par les sociétés SGTM et TGCC pour 1,5 MMDH.

Le CHU d’Agadir est également très attendu par les habitants de la région Souss-Massa. Ce dernier, dont les travaux accusent du retard, a été accéléré vers la fin de l’année 2023. Cette structure est réalisée par la société TGCC pour 2,3 MMDH.

Le CHU de Fès bénéficiera quant à lui d’un réaménagement interne et externe, réalisé par Sometrav pour 1,8 MDH, tandis que le CHU de Laâyoune est réalisé par les sociétés Jet Contractors, Rouandi et Protelec pour plus de 300 MDH.

Le CHU d’Errachidia, qui devrait coûter près de 991 MDH, en est encore au stade des études. Plusieurs études relatives à sa réalisation ont ainsi été attribuées à ce jour, à savoir :

– les études techniques et le suivi des travaux de construction, réalisés par Omnium technologie pour 24,6 MDH ;

– les études géotechniques, la réception de fonds de fouilles et le contrôle de la qualité des travaux de construction, attribués à LPEE pour 8,2 MDH ;

– le contrôle et l’optimisation des études techniques et le contrôle des travaux de construction, réalisés par Socotec pour 7,8 MDH.

Enfin, le CHU de Béni Mellal n’a pour l’instant pas été attribué. Le concours architectural a été lancé pour un montant de 1 MMDH.

L’UIR signe un prêt de 681 MDH pour financer la construction de l’hôpital universitaire et des bâtiments d’enseignement

Un contrat de prêt pour le financement de l’hôpital universitaire et des bâtiments d’enseignement de l’Université internationale de Rabat (UIR) a été signé, le lundi 8 avril, par la filiale « Foncière hospitalière » de l’UIR avec le consortium Banque Populaire et CIH Bank.

Ce crédit à long terme de 681 millions de DH pour la construction d’un hôpital universitaire, de deux bâtiments d’enseignement, d’un centre de simulation médicale et d’un centre de recherche en sciences de la santé, s’inscrit dans le cadre du développement de l’UIR, et plus particulièrement de son Pôle Santé.

D’un coût total estimé à 1,6 milliard de DH, ce projet phare qui s’étend sur une superficie de 96.000 m2 vise à renforcer l’offre de formation en sciences de la santé, ainsi que l’offre de soins dans la région de Rabat-Salé-Kénitra. Il permettra ainsi d’accueillir plus de 4.500 étudiants dans différentes spécialités médicales et paramédicales.

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) de l’UIR ouvrira ses portes fin 2025 et devrait accueillir 20.000 patients avec 200.000 consultations par an, a indiqué le directeur général de la Foncière hospitalière, Mohamed Abdellaoui Andaloussi Maane, cité dans un communiqué.

Pour la Faculté de médecine et la Faculté de médecine dentaire, on compte environ 250 étudiants, alors que les écoles médicales et paramédicales accueilleront environ un millier d’étudiants, a-t-il ajouté, relevant que le Collège des sciences de la santé va compter environ 4.500 étudiants.

Le CHU devrait recruter environ 1.200 personnes, a-t-il en outre fait savoir.

Pour sa part, le directeur de l’Hôpital universitaire international de Rabat, Abdelkader Errougani, a expliqué que cette structure, qui compte 450 lits, est accessible à tous les étudiants, mais aussi aux médecins en formation, indiquant qu’elle devrait recruter 240 médecins, dont 140 médecins professeurs d’enseignement supérieur, professeurs assistants et professeurs agrégés.

L’hôpital offre 47 spécialités, dont 19 médicales, 15 chirurgicales, 6 biologiques et 7 odontologiques.

La FM6SS prépare des investissements massifs dans la santé à l’horizon 2026

La Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé entre en action moins d’un an après la complétion de son cadre légal.  Après la publication du Dahir de promulgation de sa loi (23-23), place aujourd’hui aux projets.

Ce ne sont pas moins de 6 Complexes Hospitaliers Universitaires ou Provinciaux qui sont dans le pipe.

Ainsi sur la période 2024-2026, la fondation compter investir dans la mise en place d’un CHU à Rabat, d’un autre à Dakhla et d’un troisième à Saïdia. Un CHU à Er Rachidia n’est pas exclu.

Sont également prévus des CHP à Smara, Bouarfa et Taza. Montant estimé de l’investissement : plus de 13 milliards de dirhams à financer intégralement ou partiellement par le recours à la dette bancaire.

La fondation est une institution d’utilité publique, à but non lucratif, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie financière. Elle a bénéficié, selon nos sources, d’une convention avec le ministère de l’économie et des finances qui prend en charge l’intégralité du service de la dette engagée par cette opération.

Discrète jusqu’à présent, la Fondation FM6SS, selon le texte de loi qui lui a donné naissance, « a pour vocation de contribuer, en collaboration avec les administrations et les organismes concernés, à la promotion des soins, au développement de l’enseignement et de la formation ainsi que de la recherche et de l’innovation ».

Parmi ses missions, on peut lire dans la loi qu’elle peut créer des établissements de soins, dont des complexes hospitalo-universitaires et gérer les établissements de soins qu’elle crée ainsi que tout autre établissement de même nature.

Pour ce faire, «la Fondation est habilitée à créer des sociétés ou prendre des participations dans leur capital et à tisser des liens de coopération avec tout organisme, association, établissement ou administration poursuivant au Maroc ou à l’étranger des buts similaires, notamment la Fondation Cheikh Zaid Ibn Soltan et la Fondation Cheikh Khalifa Ibn Zaïd».

Elle peut aussi se faire financer par les revenus des biens Habous constitués à son profit ; des revenus des biens meubles et immeubles qui forment son patrimoine ; des produits de ses prestations ; des revenus issus de ses prises de participations dans le capital des sociétés ; ainsi que des subventions de tout organisme national ou international, privé ou public, des dons et legs ; etc.

Elle a, par ailleurs, un cadre de gestion souple. Ainsi selon son article 13, elle « n’est pas soumise aux dispositions de la loi n° 69-00 relative au contrôle financier de l’Etat sur les entreprises publiques et autres organismes ».

Avec tous ces atouts, la Fondation se positionne clairement comme l’un des acteurs clés d’une nouvelle architecture du système de soins national. Un acteur privé à but non lucratif, avec les moyens publics tout en adoptant la gestion et les prestations du privé.

Les études techniques du CHU d’Errachidia confiées à Omnium Technologique

Trois entreprises étaient en concurrence pour l’élaboration des études techniques du CHU d’Errachidia : TPF Pyramide Ingénierie, Novec et Omnium Technologique Assistance & Etudes.

Omnium Technologique Assistance & Etudes s’est distinguée parmi ses concurrentes en présentant « le dossier administratif et technique et l’offre technique et financière » les plus avantageux.

La société LPEE a pour sa part été désignée pour prendre en charge l’étude géotechnique ainsi que la réception des fonds de fouilles et le contrôle de qualité des travaux de construction, pour un coût de 8,2 millions de DH.

Quant aux missions de contrôle et d’optimisation des études techniques et de contrôle des travaux de construction, l’Agence nationale des équipements publics (ANEP) les a confiées à la société Socotec Maroc pour un montant de 7,85 millions de DH.

Le projet du CHU d’Errachidia avait fait l’objet d’une convention signée en juin dernier, lors de la visite d’une délégation ministérielle conduite par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch.

La convention prévoit également de doter la province d’une faculté de médecine et de pharmacie pour un investissement de 445 millions de DH. Cette faculté permettra de renforcer de quelque 4.500 unités le nombre de sièges pédagogiques.