Philip Morris Maghreb célèbre le nouvel an amazigh dans ses magasins IQOS

Philip Morris Maghreb célèbre le nouvel an amazigh Yd’Ennayer 2975. Depuis le 12 janvier, les stores IQOS situés à Casablanca, Rabat et Marrakech mettent en avant la richesse et la splendeur de la culture de l’héritage Amazigh, indique un communiqué de Philip Morris Maghreb.

« Philip Morris Maghreb est profondément honoré de pouvoir partager cette expérience et de célébrer la richesse de la culture et du patrimoine Amazigh avec les utilisateurs adultes de notre technologie, IQOS « , a déclaré Faysal El Kawass, directeur des produits sans fumée chez PMI Maghreb, cité dans le communiqué.

Pour marquer le début de cette nouvelle année amazighe, des expériences exclusives sont proposées aux utilisateurs adultes qui visitent les stores. 

Yd’Ennayer coïncide cette année avec la célébration d’une décennie d’IQOS

Fiscalité du tabac. Les changements proposés dans le PLF 2025

“Même si le PLF 2025 ne prévoit pas de mesures fiscales relatives aux cigarettes à tabac de manière spécifique, cela ne veut pas dire que rien ne va changer. Un plan d’augmentation a été lancé à travers le PLF 2022 et ses effets continuent de s’appliquer sans les préciser dans chaque PLF”, indique à Médias24 un expert du secteur.

Cela dit, le projet de loi de finances 2025 prévoit de nouvelles mesures allant du marquage fiscal applicable à de nouveaux produits (cigarettes électroniques, substituts nicotiniques, etc.) à l’instauration de la taxe intérieure de consommation (TIC) sur les substituts nicotiniques sans tabac et aux cigarettes électroniques jetables.

Contacté par Médias24, cet expert décrypte les enjeux de ces propositions tant pour le secteur que pour les consommateurs.

Une mesure contre-productive ?

“Il y a deux nouveautés majeures dans la taxation de ce type de produits. La première concerne les sachets nicotiniques sans tabac”, indique notre source.

Les produits de nicotine sans tabac, concernés par cette mesure, se présentent sous forme de sachets constitués d’un mélange de nicotine, d’herbes végétales et d’arômes destinés à l’absorption de la nicotine par voie orale. Le taux proposé au titre de cette TIC est de 220 DH/1.000g.

“Ces produits ont le même effet que le tabac mais n’en contiennent pas. Ils n’étaient donc pas concernés par la fiscalité portant sur les produits constitués de tabac. Désormais, le législateur propose d’aligner la fiscalité de cette nouvelle catégorie sur celle constituée de tabac”, explique notre interlocuteur.

Le cas le plus intéressant est celui de la cigarette électronique jetable pour lequel le PLF 2025 prévoit une taxation de 50 DH par unité. “Cela signifie que pour chaque cigarette jetable, 50 DH de TIC seront ajoutés”, souligne notre source.

Et d’ajouter : “Or, comme pour les cigarettes, il y avait déjà une TIC appliquée aux cigarettes électroniques. Celle-ci concernait le liquide. In fine, la cigarette électronique jetable sera assujettie à une addition des deux TIC. Au total, il faudra s’acquitter de 90 ou 100 DH de taxe pour chaque cigarette électronique jetable, sachant que cette somme ne comprend ni le coût de fabrication, ni celui de la distribution, ni celui du marketing”.

Cela dit, notre source rappelle “la réalité du marché”, selon laquelle les produits concernés sont vendus à partir de 50 ou 60 DH par unité. “Cela signifie que les prix vont augmenter de 90 ou 100 DH, au minimum”.

Pour cet expert, des questions se posent quant à l’intention du législateur. “Cela donne l’impression, légitime, que le législateur veut en finir avec ce produit. Au lieu de l’encadrer avec des normes qui sont d’ailleurs attendues puisqu’en cours d’examen au sein de l’Institut marocain de normalisation (IMANOR), de telles mesures vont produire un effet paradoxal qui va encourager la consommation des produits les plus forts, à savoir ceux qui sont interdits dans d’autres pays, comme au Royaume-Uni ou au sein de pays de l’Union européenne”.

Un marquage fiscal étendu

Cette TIC de 50 DH, prévue par le PLF 2025, concerne toutes les cigarettes électroniques jetables, peu importe leur teneur. “Le client va choisir celle qui contiennent le plus de matière ou de ‘puffs’ [bouffées, ndlr] pour que l’impact de la taxe soit plus léger pour lui. Or, les cigarettes électroniques qui contiennent le plus grand nombre de bouffées sont généralement celles dosées à 50 mg. Ce sont les produits les plus forts qui ne sont pas autorisés dans plusieurs pays”.

Sachant que l’État est toujours attendu en matière de réglementation de ce secteur, il est incompréhensible, pour notre interlocuteur, qu’une équité fiscale vienne verrouiller les petits formats, tandis qu’une nécessité réglementaire risque d’en interdire les plus grands. “In fine, il ne restera plus rien dans ce marché”, souligne-t-on de même source.

La dernière disposition qui concerne le secteur est celle visant à assujettir des produits au marquage fiscal, à l’instar des catégories de tabac. Il est proposé, dans le texte, d’étendre l’obligation du marquage fiscal aux produits connexes du tabac, les liquides pour cigarettes électroniques, les substituts nicotiniques sans tabac et les cigarettes électroniques jetables.

Si elle est maintenue, cette mesure sera applicable à partir de janvier 2026.

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Le tabac à chauffer de Philip Morris sera commercialisé au Maroc avant la fin de cette année

Le groupe Philip Morris prépare une offensive au Maroc avec ses nouveaux produits sans combustion. Il s’agit du tabac à chauffer par le biais d’un appareil électronique sans fumée baptisé « IQOS ». « Notre produit de tabac à chauffer se présente sous forme de bâtonnets de tabac, les Heets. Ces derniers représentent « le consommable » à insérer dans l’appareil IQOS servant à chauffer le tabac sans le brûler», explique le service communication du groupe, joint par Médias24.

Ce produit est destiné « aux fumeurs adultes qui ne veulent pas arrêter de fumer. Au niveau mondial, nous estimons qu’à fin mars 2021, 14 millions de fumeurs sont passés exclusivement à cette solution sans combustion qui est aujourd’hui disponible à la vente dans 66 pays à travers le monde, dont les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, l’Angleterre, la Suède, le Japon et la Corée du Sud », ajoute-t-on de même source.

Le groupe précise, avec prudence: « Il est important de préciser que toute personne qui ne fume pas, ne doit certainement pas commencer. Le meilleur choix cependant pour tout fumeur adulte est d’arrêter complètement, et pour ceux qui ne le font pas, il est préférable de changer vers des alternatives moins nocives ».

Une alternative pas totalement inoffensive pour autant

Le Maroc en fera bientôt partie, assure le groupe. « L’un des projets sur lesquels nous travaillons est celui d’offrir aux 5,5 millions de fumeurs adultes marocains qui ne veulent pas arrêter de fumer, ces produits alternatifs à risque réduit développés sur des bases scientifiques », ajoute-t-on de même source.

« A risque réduit » ? Cela signifie donc que ces produits ne sont pas sans aucun risque pour la santé. Ce qui est réduit, c’est l’exposition du consommateur à des substances nocives ou potentiellement nocives contenues dans la fumée de cigarette. C’est une réduction significative – à hauteur de 95%. La différence entre la fumée de cigarette et l’aérosol des produits IQOS, c’est que pour produire de la fumée de cigarette, le tabac est brûlé, alors que dans le dispositif IQOS, le tabac est chauffé, ce qui permet de libérer la nicotine naturellement présente dans le tabac. »

« De toute façon, le risque zéro n’existe pas : la meilleure solution pour ne prendre aucun risque, c’est tout simplement d’arrêter de fumer. Ceci dit, les personnes qui ne peuvent ou ne veulent pas arrêter de fumer ont la possibilité de se tourner vers des produits alternatifs, parmi lesquels le tabac à chauffer », complète le service communication du groupe.

Par ailleurs, qu’entend le groupe Philip Morris lorsqu’il évoque des « bases scientifiques » ?

Réponse : « Le produit IQOS été identifié par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration, FDA) comme étant un produit de tabac à risque modifié. A l’heure actuelle, 98% de nos dépenses en recherche et développement sont dédiées aux produits sans fumée à risque réduit. Jusqu’à présent, le groupe a dépensé environ 8 milliards de dollars pour la conception de ce produit. Nous avons des scientifiques de haut rang qui travaillent à son développement. Parmi les études dont nous disposons, certaines ont suivi l’impact de la conversion aux produits IQOS par rapport à la cigarette classique. Elles ont été suivies par des scientifiques, des universitaires, des agences de santé, dont la FDA et l’Agence de santé en Grande-Bretagne. Toutes deux confirment que les produits IQOS sont une alternative moins risquée que les cigarettes classiques. » Autant dire que malgré la réponse prudente et non dénuée de franchise de Jalal Ibrahimi, directeur général de Philip Morris Maroc contacté par Médias24, nous n’en saurons guère davantage sur les « bases scientifiques » évoquées par le groupe.

En revanche, le groupe se montre plus précis sur les éléments qui distinguent ce produit des cigarettes électroniques : « Ces appareils sont complètement différents du vapotage. Le vapotage est à base d’un liquide qui contient de la nicotine, tandis que les appareils IQOS sont à base de tabac. En termes de rituel, pour un fumeur, ces produits sont beaucoup plus proche de la cigarette conventionnelle que ne le sont les cigarettes électroniques. »

Une alternative disponible au Maroc « certainement avant la fin de cette année »

La commercialisation de ce produit s’inscrit dans la volonté du groupe d’arrêter, sur le long terme, la vente de cigarettes conventionnelles.

« Nous avons annoncé publiquement, et à plusieurs occasions, que notre objectif global à long terme est d’arrêter la production et la vente de cigarettes pour les remplacer par des produits sans combustion à risque réduit. L’ancien président de Philip Morris International avait d’ailleurs annoncé en 2016, qu’un « monde dans lequel les cigarettes sont obsolètes est à portée de main. Avec le cadre réglementaire adéquat et le soutien de la société civile, nous pensons que les ventes de cigarettes peuvent cesser d’ici 10 à 15 ans dans de nombreux pays ». Dans ce sens, un objectif a été fixé : accompagner 40 millions de fumeurs adultes à arrêter de fumer en basculant vers des produits à risque réduit sans fumée et sans combustion d’ici 2025. Cela signifiera que notre production de cigarettes baissera partout dans le monde », fait savoir le groupe à Médias24.

En attendant, le prix des appareils IQOS n’a pas encore été défini pour le marché marocain, contrairement aux bâtonnets Heets, homologués pour la vente au Maroc au prix de 35 DH. « Dans les pays où ces appareils sont commercialisés, leur prix varie entre 60-70 et 120 euros. Certains de ces pays ont un revenu moyen par habitant comparable à celui du Maroc. Le prix de l’appareil ne devrait donc pas être une barrière pour les consommateurs marocains », souligne Jalal Ibrahimi.

Concernant la disponibilité dans les bureaux de tabac du royaume, le groupe annonce envisager de finaliser ce processus « dans les prochains mois, et certainement avant la fin de cette année ».