Le Maroc gagne 15 places dans l’Indice de liberté économique 2025

Ce rapport classe les pays en fonction de 12 facteurs de liberté économique, regroupés en quatre piliers : l’État de droit, la taille du gouvernement, l’efficacité réglementaire et l’ouverture des marchés.

Cette performance permet au Maroc de réintégrer la catégorie « Modérément libre », après avoir été classé « Principalement non libre » depuis 2022.

Sur le plan régional, cette amélioration confirme le leadership du Maroc en Afrique du Nord et le positionne au 6ᵉ rang en Afrique, derrière Maurice, le Botswana, le Cap-Vert, les Seychelles et Sao Tomé-et-Principe.

Dans le monde arabe, il occupe également la 6ᵉ place, devançant le Koweït, mais derrière les pays du Golfe.

Compétitivité du secteur privé

D’après Heritage Foundation, cette avancée s’explique par plusieurs réformes ayant renforcé la compétitivité du secteur privé. L’institution met en avant :

– la simplification des procédures de création et d’enregistrement des entreprises ;

– la stabilité monétaire, avec un taux d’inflation relativement maîtrisé ;

– la croissance soutenue et la compétitivité du secteur financier marocain, qui offre divers instruments de financement ;

– l’ouverture du marché financier, la Bourse de Casablanca n’imposant aucune restriction aux investisseurs étrangers ;

– les accords commerciaux préférentiels, qui témoignent d’une ouverture aux échanges internationaux.

Des défis structurels à surmonter

Malgré ces avancées, Heritage Foundation souligne la persistance de faiblesses structurelles nécessitant des réformes plus profondes :

– un marché du travail rigide, freinant la croissance de l’emploi et maintenant une grande partie de la main-d’œuvre dans l’informel ;

– le coût élevé des licences, malgré les efforts de simplification administrative ;

– la corruption, amplifiée par une réglementation insuffisante et un système judiciaire inefficace.

Si 2025 marque une avancée significative pour le Maroc, des efforts soutenus restent nécessaires pour pérenniser ces acquis. L’amélioration de la flexibilité du marché du travail, la réforme du système judiciaire et le renforcement de la lutte contre la corruption figurent parmi les priorités à même de consolider cette dynamique positive et d’assurer une croissance économique plus inclusive.

L’Indice de liberté économique, publié annuellement par Heritage Foundation depuis 1995, évalue le niveau de liberté économique dans 184 pays selon 12 critères répartis en quatre piliers : l’État de droit, la taille du gouvernement, l’efficacité réglementaire et l’ouverture des marchés. Les données couvrent généralement la période de juillet 2023 à juin 2024 et reposent sur des sources comme le Fonds monétaire international, la Banque mondiale, l’OMC, Freedom House et Transparency International.

Voilà ce que dit l’Atlas de la complexité économique sur le Maroc

Le président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et membre de la commission sur le Nouveau Modèle de développement, Ahmed Reda Chami, a cité, à l’occasion de sa participation à la Journée nationale de l’industrie, le classement du Maroc dans l’Atlas de la complexité économique. Le Maroc y est classé 80e, selon les chiffres de l’année 2020, les plus récents de ce classement publié par le Harvard Growth Lab.

L’indice de la complexité économique (ECI) classe les pays en fonction de la diversité et de la sophistication de leurs produits exportés. Il est aujourd’hui utilisé pour expliquer les différences de revenus entre les pays et pour prédire la croissance future.

Les produits les plus sophistiqués sont ceux qui requièrent des compétences et des connaissances avancées pour être fabriqués, tels que les produits technologiques, les produits pharmaceutiques, les avions, etc. En revanche, les produits les moins sophistiqués sont généralement des matières premières ou des produits de base, tels que les produits agricoles, les minéraux et les textiles.

Il s’agit aussi de mesurer la capacité productive d’un pays. Cette information est relative à la quantité de produits qu’il fabrique, mais aussi à l’ubiquité de ces produits, c’est-à-dire au nombre de pays qui exportent le produit.

Cet indice a été développé par des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), notamment Ricardo Hausmann et Cesar Hidalgo, dans le but de fournir une mesure plus approfondie de la compétitivité économique d’un pays que les indicateurs traditionnels, tels que le revenu national brut ou la croissance économique.

Un pays avec un indice de complexité économique élevé est considéré comme plus compétitif que celui avec un indice faible, car il a une capacité à produire et à exporter des produits plus avancés, qui ont une plus grande valeur ajoutée et sont plus difficiles à imiter par d’autres pays.

L’Atlas de la complexité économique mentionné par Ahmed Reda Chami est un outil de visualisation utilisé mondialement pour comprendre la structure économique d’un pays.

La construction automobile participe à l’amélioration du classement du Maroc

Les dernières données disponibles sont celles de 2020. Le Maroc y est classé à la 80e place au niveau mondial avec un ECI de [-0,33], réalisant un bond de neuf places, puisqu’en 2019, il était classé à la 89e place avec un score de [-0,52]. Dans ce classement, la Tunisie est classée 44e, l’Egypte 70e et l’Afrique du Sud 70e. Le top 5 du classement est constitué respectivement du Japon, de la Suisse, de l’Allemagne, de la Corée du Sud et de Singapour.

Classement du Maroc selon l’indice de la complexité économique de 2000 à 2020.

 

Comparaison de l’évolution du classement du Maroc par rapport à d’autres pays.

Le site visualise également les exportations marocaines par catégorie de produit, y compris les services. Voici le classement des cinq plus grandes catégories en valeur (avec la part sur les exportations) et l’indice de complexité de la catégorie de produit (PCI).

  1. Technologies d’information et de communication : 7,37 MM $ (17,5%) ; PCI : 0,0648
  2. Voyages et tourisme : 3,85 MM $ (9,1%) ; PCI : -0,763
  3. Fils électriques isolés : 2, 95 MM $ (7%) ; PCI : -0,342
  4. Fertilisants mélangés : 2,92 MM $ (6,9%) ; PCI : -0,912
  5. Véhicules : 2,88 MM $ (6,8%) ; PCI : 0,867
Distribution des exportations marocaines en 2020 par catégorie de produits.

Au cours des deux dernières décennies, le montant des exportations des services, des véhicules et de l’agriculture a augmenté, alors que celui du textile, qui figurait à la fin des années 1990 parmi les secteurs les plus exportateurs, a relativement stagné.

 

Evolution des secteurs exportateurs marocains.

En termes de parts de marché mondiaux et sur la même période, la hausse la plus remarquable est celle des exportations de véhicules. Le Maroc est en effet passé de quasi 0% à plus de 0,25%, tandis que le textile a enregistré la baisse la plus impressionnante, allant de 0,6% du marché mondial en 2003 à 0,4% en 2020.

Evolution des parts de marché au niveau mondial des exportations marocaines par secteur.

Puissance militaire : le Maroc perd six places en 2023 (Global Firepower)

Le Maroc recueille la 61e place sur les 154 Etats observés dans le cadre du classement « Global Firepower » des puissances militaires au titre de l’année 2023. Le score PwrIndx (score de l’indice de puissance) obtenu cette année par le Maroc est de 1,0524, sachant que le score idéal est fixé à 0,0000.

Le Royaume recule de six places par rapport à 2022, année durant laquelle il était classé 55e mondial, et de huit places par rapport à 2021 où il détenait alors la 53e place.

Sans surprise, les Etats-Unis conservent la première place du classement 2023 avec un score PwrIndx de 0,0712. Ils sont suivis de la Russie (0,0714), la Chine (0,0722) et l’Inde (0,1025).

L’Algérie se positionne quant à elle au 26e rang. Elle a obtenu le score PwrIndx de 0,3956.

Pour déterminer le score de l’indice de puissance d’une nation donnée, le classement Global Firepower se sert de 60 facteurs selon des catégories précises comme la quantité des unités militaires, la capacité financière du pays, son poids démographique, la capacité logistique et la géographie.

Etude de fiabilité J.D. Power : le groupe Hyundai-Kia vire en tête

Le résultat de l’édition 2022 réserve son lot de surprises : après des années de domination pratiquement ininterrompue, Toyota et son label premium Lexus cèdent leur fauteuil de leader au groupe Hyundai-Kia.

Les clients sondés ont en effet classé Kia à la première place, avec un score de 145 « problèmes pour 100 véhicules » (PP100), alors que la note moyenne du secteur est de 192. Buick monte sur la deuxième marche avec 147 PP100, devançant Hyundai d’un petit point.

Genesis, la division premium de Hyundai, arrive en 4e position avec 155 PP100, surclassant Toyota et Lexus, respectivement 5e et 6e avec des notes de 158 et 159 PP100. Porsche décroche le 5e rang, principalement grâce à la 911, modèle le mieux noté de tout le classement. Petit bémol : Tesla, dont la note pouvait donner une indication sur la fiabilité des véhicules 100% électriques, est absent du classement à cause d’un échantillon insuffisamment fourni.

Les changements dans le classement par rapport aux années précédentes sont en partie dus aux modifications intervenues dans la méthodologie de l’étude J.D. Power. Afin de s’adapter aux normes modernes, ses données intègrent désormais la fiabilité des aides à la conduite et celle des systèmes d’infodivertissement.

Or, ces derniers se sont révélés être les champions des dysfonctionnements : plus d’une voiture sur deux présentait au moins un problème avec son système multimédia.