Prépas scientifiques: Le lydex, potentiel rival des grands lycées parisiens ?

Il y a quelques jours, il étaient 17 étudiants du Lydex à avoir réussi les concours écrits et oraux de Polytechnique. Aujourd’hui, trois lauréats sur quatre qui caressaient, depuis la liste d’attente, le rêve de rejoindre la prestigieuse école parisienne, sont officiellement admis, ce qui porte à 20 le nombre de lauréats du Lydex qui s’envolent dans quelques semaines pour Paris.

Dans cet établissement qui veut mériter son nom, le directeur du Lydex a reçu quelques organes de presse ce vendredi 4 aout 2023 et a mis l’accent sur l’importance de l’accompagnement des étudiants, « marque de fabrique de l’établissement », selon lui. En effet, les nouveaux bacheliers admis à la prépa de BenGuerir sont encadrés dès les premiers jours au sein de l’établissement et ce, jusqu’à leur départ.

©Médias24

Dans le cadre du processus de sélection, « la mixité sociale et géographique est privilégiée, avec une discrimination positive pour les étudiants dont les parents sont dans le besoin ». L’établissement financé par la fondation OCP abrite d’ailleurs une majorité écrasante de boursiers qui, pour la plupart, sont exonérés de l’intégralité des frais de scolarité, nous fait-on savoir.

L’accompagnement, leitmotiv du Lydex 

Durant les deux années préparatoires aux concours des grandes écoles d’ingénieurs, « les étudiants reçoivent non seulement une formation de haut niveau avec des professeurs engagés tous marocains et issus de l’éducation nationale, mais sont également coachés pour développer des qualités communicationnelles et gagner en aisance à l’oral », tenait à préciser le directeur du Lydex.

Avant les concours écrits et oraux, les étudiants s’entrainent avec leurs professeurs comme dans toute autre prépa, mais ce qui distingue encore une fois le Lydex, c’est l’organisation de simulations avec d’anciens examinateurs aux concours de Polytechnique Paris, nous explique Taoufik Al Hakim, un des trois lauréats présents lors du point presse.

Deux lauréats du lycée Mohammed VI d’Excellence de BenGuerir (Lydex), admis à l’école Polytechnique de Paris. Crédit: Médias24

Cet exercice « a le mérite de mettre en confiance les étudiants et les outiller en leur donnant des conseils et recommandations qui reposent sur une expérience au sein de l’école Polytechnique », précise-t-il.

Très enthousiaste à l’idée de rejoindre les bancs d’X, ce brillant étudiant venu de Casablanca nous confie qu’en première année, il ne visait pas plus que Centrale Supélec, mais « le cadre qu’offre le lycée pousse les étudiants à se surpasser. La préparation mentale est primordiale au Lydex ».

Très plébiscitées par les étudiants qui visent les grandes écoles d’ingénieurs et de commerce, les classes préparatoires sont des programmes d’enseignement intenses et compétitifs. En raison du rythme de travail très soutenu et de la charge mentale qui en découle, il est fréquent que des étudiants abandonnent.

Pourtant, « au Lydex, il n’y a jamais eu d’abandons, dans le sens où le lycée offre également une série d’activités, notamment sportives pour décompresser et détendre l’esprit », explique Taoufik qui, pour sa part, sait très bien concilier travail rigoureux et pratique quotidienne du sport.

Son ambition après Polytechnique ? Aux antipodes de l’imaginaire collectif qui parle de fuites des cerveaux, Taoufik compte travailler dans le domaine de l’intelligence artificielle dans différents pays notamment l’Allemagne et la Chine avant de revenir s’installer au Maroc. Le retour au pays avec une panoplie d’expériences s’impose naturellement à lui et à ses amis futurs polytechniciens présents, nous confie-t-on.

Cpge.ma, le guide des classes prépas au Maroc

Destinée aux futurs bacheliers et parents d’élèves, cpge.ma permet aux utilisateurs d’accéder en ligne à toute l’information sur les dates d’inscription aux classes préparatoires des écoles marocaines.

Les utilisateurs peuvent aussi échanger avec des conseillers en orientation et réserver un RDV en ligne avec les écoles partenaires.

Le contenu de cpge.ma est proposé en 4 grandes rubriques:

– Annuaire des cpge privées (20 classes);
– Annuaire des cpge publiques (36 classes);
– Articles et conseils sur le choix des classes préparatoires;
– Quiz et test d’orientation.

Pour chaque cpge, une fiche détaillée est proposée avec la présentation de l’établissement, les conditions d’accès, les dates de concours, les frais de scolarité et financement (prêts et bourses).

A travers la rubrique « Articles et conseils », cpge.ma permet aux futurs bacheliers et parents d’élèves de s’informer sur les différents cursus des CPGE au Maroc: les différentes branches et filières des CPGE au Maroc, les conditions d’accès…

Grandes écoles françaises: les étudiants marocains se distinguent

Sur 51 élèves admis aux grandes écoles d’ingénierie et de commerce en France et ayant obtenu les meilleures notes au Maroc, 29 ont fait leurs classes préparatoires au Lydex de Benguerir. Il s’agit d’un établissement scientifique et technologique, avec un campus résidentiel intégré, lancé par la Fondation OCP en 2015-2016. Il comporte le secondaire qualifiant et des classes préparatoires aux grandes écoles.

Dans le détail, 25 étudiants, dont 15 issus du Lycée d’excellence (Lydex) de Benguerir, ont été admis à l’Ecole polytechnique de France (X), filière MP (Mathématique-physique).

Deux autres étudiants, issus du Lycée Omar Ibn Al Khattab de Meknès et du Lycée Moulay Youssef de Rabat, ont réussi les concours communs de X – Ecoles normales supérieurs (ENS) de Paris (Ulm), Paris Saclay, Lyon et Rennes, filière MP.

Egalement, 14 étudiants, dont 10 du Lydex de Benguerir, ont été admis aux concours ENS, filière TSI (Technologie et sciences industrielles). 

Trois autres ont réussi le concours Mines Ponts, filière PSI (Physique et sciences de l’ingénieur) dont un élève du lycée Omar Ibn Al Khattab de Meknès, un autre du lycée Ibn Timiya de Marrakech et un élève du Lycée d’excellence de Benguerir.

A noter que le concours Mines Ponts est chargé du recrutement pour dix grandes écoles d’ingénieurs suivantes: Ecole des Ponts ParisTech, Isae-Supaero, Ensta ParisTech, Telecom ParisTech, Mines ParisTech, Mines Saint Etienne, Mines Nancy, IMT Atlantique, Ensae ParisTech et Chimie ParisTech.

Trois étudiants marocains, dont deux du Lydex de Benguerir, ont réussi le Concours national commun (CNC), filières TSI, MP et PSI.

Le concours national commun est un concours ouvert aux candidats réguliers et libres, marocains et étrangers ayant effectué les deux années des classes préparatoires dans un centre public ou privé, au Maroc ou à l’étranger, dans les filières scientifiques et technologiques MP, TSI, PSI. Il permet d’affecter ces élèves dans les écoles d’ingénieurs.

Enfin, deux étudiants ont réussi le Concours nationale d’accès aux écoles de management (CNAEM), filières ECS (Economie et commerce, option scientifique) et ECT (Economie et commerce, option technologique). Il s’agit d’un élève du lycée Moulay Ismail de Meknès et d’un autre du lycée Omar Al Khayam de Rabat.

Le CNAEM est organisé pour affecter les élèves des classes préparatoires marocaines dans les écoles de commerce.

Classes préparatoires: ouverture des candidatures aux grandes écoles

Le ministère précise que le dépôt en ligne des candidatures doit s’effectuer avant le 10 juin courant, affirmant que le dossier doit être déposé via le portail e-CPGE ou sur le site électronique de l’espace Moutamadris.

L’accès à la première année des classes préparatoires est ouvert, après sélection sur la base de la moyenne du baccalauréat, aux candidats poursuivant leurs études en deuxième année du baccalauréat durant l’année scolaire 2018-2019, et aux titulaires d’un baccalauréat ou de son équivalent au titre de l’année 2019 et dont l’âge ne dépasse pas 21 ans au 31 décembre 2019, ajoute un communiqué de l’Education nationale.

Les candidats sont appelés à garder les demandes de candidatures afin de les présenter lors de l’inscription. Pour plus d’informations, les personnes concernées peuvent consulter la circulaire ministérielle publiée le 21 mai 2019 sur cpge.ac.ma.

Sans-papiers: lancement de la régularisation au Maroc

Les sans papiers qui résident actuellement au Maroc se verront éventuellement régulariser s’ils remplissent certaines conditions.

 

C’est à la préfecture de police de Rabat que Charki Draiss, ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur et Anis Birou, ministre chargé des MRE, ont procédé à l’inauguration officielle du bureau local des étrangers.

M. Draiss a indiqué à la MAP que « deux mois après l'initiative royale pour l'élaboration d'une nouvelle politique migratoire, une grande opération de sensibilisation et de formation a été menée en ce sens, aux côtés des efforts déployés pour doter les bureaux de moyens humains et matériels adéquats au niveau des différentes provinces et préfectures ».

Cette campagne de régularisation, annoncée en novembre dernier à Salé par le ministre de l’intérieur, Mohamed Hassad, fait suite à de nombreuses tensions sociopolitiques liées à la communauté étrangère résidant au Maroc. C’est notamment le cas à Tanger en décembre 2013, où le décès d’un ressortissant camerounais suite à une interpellation judiciaire a provoqué l’indignation de la communauté africaine résidant au Maroc, mais également des associations de défense des droits de l’homme.

Le nombre grandissant d’immigrés clandestins qui s’installent au Maroc dans l’espoir d’y vivre ou le temps de transiter en Europe a rendu nécessaire une régularisation urgente. Le ministère de l’intérieur indique que la communauté étrangère – dont beaucoup d’Africains et d’Asiatiques – compte entre 15 000 et 30 000 sans papiers.

Des conditions d’éligibilité élargies

Si les 250 demandeurs d’asile se verront automatiquement régularisés, il reste aux immigrés clandestins l’obligation de remplir un certain nombre de conditions. Pour bénéficier de papiers officiels, le ressortissant étranger doit prouver qu’il est conjoint de ressortissant marocain justifiant d’au moins 2 ans de vie commune, ou 4 ans de vie commune s’il vit avec un ressortissant étranger. Les enfants issus des deux cas sont également considérés comme « régularisables ».

Il en va de même pour les étrangers disposant de contrats de travail effectifs d’au moins 2 ans, ou ceux justifiant de cinq ans de résidence continue au Maroc. Enfin, les étrangers atteints de maladies graves et se trouvant sur le territoire national avant le 31 décembre 2013 bénéficieront également de la campagne de régularisation.

Anis Birou a invité les ressortissants étrangers en situation irrégulière à se présenter aux différents bureaux des étrangers des préfectures et provinces marocaines. La campagne de régularisation se prolongera jusqu’au 31 décembre 2014.


 

ANRT: La facture moyenne mensuelle par client internet a baissé de 21% au premier semestre 2013

Le WIFI outdoor, qui a été autorisé dernièrement aux trois opérateurs télécoms, va constituer un appui pour mieux généraliser l'accès à l'internet à haut débit, a précisé M. El Mountassir Billah dans un entretien accordé à l'hebdomadaire La Nouvelle Tribune paru jeudi.

«Il faut étendre l'accès à internet aux écoles, lycées, collèges et universités pour axer l'éducation et la formation sur l'utilisation de cet outil d'apprentissage d'envergure», a noté M. El Mountassir.

Pour ce qui est des services 4G, le DG de l'ANRT informe qu'ils seront opérationnels avant la fin 2014-début 2015, ajoutant que le business plan des opérateurs télécoms reposera sur la voix mais aussi et davantage sur internet.

«L'internet mobilisera le régulateur et tous les acteurs télécoms pour la prochaine décennie», a-t-il martelé, indiquant que l'internet est déjà un produit de diversification des activités des trois opérateurs.

M. El Mountassir Billah a, entre autres, mis l'accent sur la baisse réelle des tarifs de communication, précisant que sur la période 2008-fin juin 2013, le revenu moyen d'une minute de communication (ARPM) a chuté, sur le segment mobile, de près de 63%, passant de 1,27 DHHT/min à 0,47 DHHT/min, fin juin 2013, tandis qu'au niveau du fixe, la baisse est de près de 40%, passant de 1,13 DHHT/min à 0,68 DHHT/min.

(Avec MAP)
 

EXCLUSIF. Jet ski: Le dossier devant le tribunal de Tétouan le 19 juillet

 Médias 24 a pu apprendre auprès de diverses sources, notamment judiciaires, que l’accident qui a eu lieu au large de la plage entre Kabila et le port de Marina Smir entre deux embarcations de type jet-ski a donné lieu à la fuite du pilote du second engin, un homme d’une cinquantaine d’années qui avait loué son jet ski auprès de la société Marina Travaux Jet quelques minutes avant le drame qui est survenu vers 16H30 selon divers témoins. Rayan Ratibe décédera quelques heures plus tard à l’hôpital Saniat Rmel de Tétouan.

Au moment du drame, le jeune Rayan Ratibe suivait en jet ski le hors-bord Black Pearl à bord duquel se trouvaient notamment sa sœur et un ami.

Piloter un jet-ski : aucun permis requis

Médias 24 a pu également apprendre auprès de la gendarmerie royale et de connaisseurs des sports nautiques, qu’à ce jour, au Maroc, aucun permis ni licence ne sont requis pour piloter un jet-ski.

 Dans le cas français pour prendre un exemple familier, un permis de naviguer est nécessaire et la navigation de plaisance en jet ski doit se faire dans un espace situé entre 300 mètres de la côte et 2 miles nautiques au large.

Cela signifie notamment que sur les plages où il y a des jet-skis, des couloirs balisés d’entrée et de sortie entre la plage et le large sont établis.

Au terme des interrogatoires menées par la brigade maritime de la gendarmerie royale de Mdiq avec le pilote du jet-ski ainsi qu’avec l’ami du défunt Rayan Ratibe, un employé et le propriétaire de la société Marina Travaux Jet, le juge d’instruction du tribunal de Tétouan a entendu le pilote du jet ski avant de l’inculper d'homicide involontaire, de non-assistance à personne en danger et de délit de fuite.

Nos tentatives de joindre l’avocat du prévenu se sont révélées infructueuses ce mercredi 10 juillet dans l’après-midi.

La première audience devant le tribunal de Tétouan est prévue pour le 19 juillet.