La région de l’Oriental se rêve en pôle national de l’IA (Vidéos)

La région de l’Oriental connaît une effervescence dans le secteur de la formation et de la recherche dans le domaine du digital et de l’intelligence artificielle (IA). Après la création de l’Ecole nationale de l’intelligence artificielle et du digital à Berkane, le vice-président du conseil régional de l’Oriental, Alae Berkaoui, annonce la création d’un Centre de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé, dans le cadre d’une convention qui lie la région à celle du Grand-Est en France.

Celle-ci s’ajoute à d’autres projets qui ont été initiés dans le domaine du digital, à l’instar de l’Ecole de codage YouCode qui a ouvert ses portes cette année à Nador dans le cadre d’une convention qui lie la région au ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication, au ministère de la Transition numérique ainsi qu’à l’UM6P, et qui vise à moderniser les Maisons de jeunes.

Considérant le capital humain comme « le principal moteur d’une société numérique, innovante et inclusive », Alae Berkaoui a exprimé la volonté de positionner la région comme un pôle d’excellence numérique au niveau national et international, lors de son intervention au Symposium africo-européen sur la gouvernance responsable de l’IA (SAE’IA 2024), le 28 novembre dernier à Oujda. Cela passe, d’après lui, par la création des conditions nécessaires à cette transition, notamment à travers la signature de plusieurs conventions qui soutiennent la recherche, l’innovation, la formation et l’intégration professionnelle dans les métiers du digital.

L’Université Mohammed Premier renforce son engagement envers l’IA et le digital

Au sein du Campus du savoir, relevant de l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda, une école de codage baptisée Zone01 a été inaugurée début 2024. D’après ses responsables, elle est portée par la même équipe qui est à l’origine de la pédagogie « Peer to Peer » adoptée par les écoles 42 (France), 1337 ou encore YouCode.

Zone01 se distingue par le fait d’enchaîner avec un stage professionnel, rémunéré 7.500 DH/mois pendant un an, pour déboucher sur un CDI avec un salaire mensuel de 20.000 DH. La formation est gratuite, et l’insertion professionnelle à ces conditions est garantie grâce à des conventions avec le secteur privé.

Dans ce Campus du savoir, l’école de codage côtoie un fablab équipé de machines et matériels variés qui servent au prototypage et au développement de produits technologiques. À proximité, la Maison de l’IA fait office d’espace de découverte et d’apprentissage des applications et usages divers de l’intelligence artificielle. Elle organise également le Miathon qui incite les étudiants et les jeunes de la région à lancer leur start-up dans les domaines variés de l’IA.

Organisé par l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda en partenariat avec l’UNESCO, le SAE’IA 2024 a permis à l’université de renforcer son positionnement dans les domaines de l’IA et du digital, à travers de nouvelles conventions qui visent à enrichir son offre de formation et de recherche.

Les jeunes de la région innovent et créent des start-up dans l’IA

Le symposium comprenait également un espace d’exposition où des start-up présentaient leurs innovations. Médias24 en a rencontré quelques-unes.

LSTA Technologie est une start-up créée par des étudiants représentant plusieurs établissements de l’UMP d’Oujda. Elle développe des produits et services basés sur l’IA. Après avoir conçu des lunettes intelligentes pour malvoyants, elle a créé une solution qui permet aux entreprises de gérer intelligemment leur stock. Grâce à un système de capteurs RFID, les espaces de stockage sont optimisés, et la gestion des flux de marchandises est facilitée et sécurisée.

Mr Genius est une autre start-up oujdie qui produit localement des robots programmables, dans un objectif éducatif, à l’intention des élèves et des étudiants. Au Maroc, c’est un marché en pleine expansion, tirant parti de la volonté des parents de préparer leurs enfants à cette transition vers les métiers de l’IA. Aujourd’hui, c’est un marché dominé par deux multinationales étrangères. Mohammed Bouziani, fondateur de la start-up, développe une solution purement marocaine, produite actuellement grâce à des imprimantes 3D.

D’autre part, il a conçu un robot avatar prenant la forme d’un homme vêtu d’habits traditionnels locaux, à même d’accueillir les touristes et de leur fournir toutes les informations liées à la région de l’Oriental. Son ambition est de développer davantage ce concept afin que chaque région puisse disposer de son propre avatar pour accueillir et guider les touristes lors de la Coupe du monde 2030 au Maroc.

Des start-up venant d’autres régions du Maroc ont également exposé leurs solutions. Comme DoctorIA de Jad Tounsi, qui a développé une IA qui assiste les radiologues lors de la détection d’anomalies dans les images radiologiques, permettant ainsi de mieux prévenir et soigner les patients.

Zynerator est une autre start-up innovante et fort prometteuse. Son cofondateur Khalid Zouan nous explique comment elle facilite la vie aux développeurs en faisant de la conception d’applications un jeu d’enfant. Zynerator revendique de meilleures performances que celles des leaders internationaux.

Éduquer et communiquer pour garder l’humain au centre du développement de l’IA

L’institut Afriq’IA, fondé par Saïda Belouali, professeur à l’UMP d’Oujda, est un autre établissement qui s’ajoute à cet écosystème. À l’image de son grand frère, l’institut EuropIA, il aura pour mission de fédérer et de communiquer autour de l’IA en mettant l’accent sur l’humain et l’utilisation éthique de ces nouvelles technologies.

Une autre mission de cette nouvelle entité, comme nous l’explique Marco Landi, fondateur d’EuropIA, sera de superviser la création de nouvelles Maisons de l’IA partout en Afrique, avec l’objectif d’éduquer et de stimuler l’apprentissage chez les jeunes autour de l’IA, dans un objectif de développement inclusif.

Il faut dire que le thème principal du SAE’IA 2024 concernait principalement la gouvernance responsable de l’IA, afin de rassurer autour des risques et d’éviter les dérives qui peuvent venir d’une utilisation malsaine de l’IA. Plusieurs sujets ont été abordés comme l’inclusion, la santé, l’éducation et la créativité à l’ère de l’IA.

Dans une discussion avec Hakim Boulouiz, directeur de l’Ecole nationale d’architecture (ENA) d’Oujda, nous abordons quelques-uns de ces enjeux dans les secteurs de l’enseignement et de l’architecture. Des domaines où l’IA prend du terrain et où des questions légitimes se posent sur la créativité et la responsabilité à l’ère de l’IA. La machine va-t-elle remplacer l’architecte ? Où s’arrête l’assistance et où commence le plagiat ?

SAE’IA 2024 a été organisé et soutenu par plusieurs organisations nationales et internationales, dont l’UNESCO, la Commission européenne, la Fondation Anna Lindh et le conseil régional de l’Oriental. Il contribue, selon ses organisateurs, à mettre la ville d’Oujda et la région de l’Oriental dans les radars de la communauté internationale de l’IA et à renforcer ce positionnement.

Coding. Une journée type à YouCode de Safi qui s’offre un nouveau campus

YouCode est une école de code innovante et gratuite, faisant partie de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Créée par le Groupe OCP en partenariat avec Simplon.co, l’école a été lancée en 2018 et opère sur trois campus situés à Youssoufia, Safi et Nador. Sa mission est de fournir aux jeunes marocains des compétences numériques de haut niveau, leur ouvrant les portes du secteur technologique mondial.

En choisissant des régions comme Youssoufia, Safi et Nador, YouCode cible les zones où l’accès à l’éducation de haut niveau est limité, offrant ainsi une opportunité unique aux jeunes talents locaux.

« YouCode est une école de programmation informatique où les jeunes apprennent le développement et le codage », a expliqué dans une déclaration à Médias24, Adil Belkhadir, chef de projet à YouCode Safi.

La formation, ouverte à tous les jeunes âgés de 18 à 35 ans, s’étend sur deux années. « Au cours de la première année, les étudiants acquièrent les bases de l’informatique et les fondamentaux du codage. La deuxième année, quant à elle, est dédiée à la spécialisation. Elle est conçue pour aligner les compétences des apprenants avec les besoins réels du marché de l’emploi », indique le chef de projet.

Au cœur de YouCode se trouve une vision ambitieuse, celle de démocratiser l’éducation numérique et équiper les leaders de demain avec les outils nécessaires pour réussir dans un monde de plus en plus axé sur la technologie.

« Mon rôle en tant que formateur à YouCode est d’introduire deux principes clés chez nos apprenants », explique Ilyass Serhani, formateur à YouCode Safi.

Le premier principe repose sur l’utilisation de la méthode Scrum, largement adoptée dans le domaine du développement logiciel. « La méthode Scrum favorise la collaboration et la gestion agile des projets », souligne-t-il.

Le second principe est basé sur la pédagogie active, une approche qui valorise l’autonomie des apprenants. « Elle les incite à apprendre par eux-mêmes plutôt que de recevoir passivement des informations du formateur », précise le formateur.

Cette méthode, selon lui, est un levier clé pour préparer les apprenants à leur futur parcours professionnel. « Cette approche leur permet de mieux comprendre, assimiler et appliquer les compétences nécessaires dans leur futur parcours professionnel », ajoute-t-il.

Un processus d’admission accessible et inclusif

Le processus d’admission à YouCode est conçu pour repérer les talents passionnés par la technologie et les former aux exigences du secteur numérique. Il débute par une candidature en ligne, où les postulants soumettent leurs informations personnelles et expriment leurs motivations.

Les candidats présélectionnés passent ensuite des tests d’évaluation, portant sur leurs aptitudes logiques et leur capacité à résoudre des problèmes. À l’issue de cette étape, une évaluation immersive est organisée, durant laquelle les candidats réalisent de petits projets et sont évalués sur leurs compétences en collaboration.

Enfin, la décision finale repose sur une analyse globale des performances, garantissant une sélection basée sur le potentiel et la motivation des apprenants.

Un engagement fort pour les régions et l’inclusion

YouCode accorde une importance particulière à l’impact social et au développement des régions éloignées des grands centres urbains. Avec ses campus implantés à Youssoufia, Safi et Nador, l’école offre des opportunités éducatives de qualité aux jeunes des régions de l’intérieur, contribuant ainsi à leur autonomisation et à leur insertion professionnelle.

L’engagement de YouCode en faveur de la diversité est également illustré par des chiffres significatifs. 30 % des apprenants sont des femmes, un taux qui reflète la volonté de promouvoir l’inclusion dans un secteur souvent dominé par les hommes. En termes d’impact social, l’école peut se targuer d’un bilan très encourageant: plus de 400 diplômés, dont 90 % sont aujourd’hui intégrés dans le monde professionnel, que ce soit au sein de grandes entreprises, dans des startups ou à travers des projets entrepreneuriaux.

Une journée type à YouCode

A YouCode, chaque journée est organisée pour favoriser créativité, engagement et efficacité. Elle débute par un stand-up meeting, un rituel collectif où les étudiants partagent leurs avancées, exposent leurs éventuels blocages et renforcent la collaboration. Ce moment, court mais structurant, permet de clarifier les priorités et d’assurer une vision commune pour les projets en cours.

La matinée se poursuit avec une veille technologique, durant laquelle les apprenants explorent les dernières tendances et innovations de leur domaine. Ce travail est souvent suivi de travaux collaboratifs en binômes ou en trinômes, alliant apprentissage technique et développement de compétences transversales comme la communication et l’esprit critique.

Les étudiants consacrent ensuite une grande partie de leur journée à des projets structurés, conçus pour simuler des missions professionnelles réelles. Ces projets incluent des briefs détaillés, des phases de développement collaboratif et des présentations rigoureuses. Les soutenances, qu’elles soient classiques ou dans le cadre de soutenances croisées entre différents campus, offrent aux apprenants l’opportunité de présenter leurs réalisations devant des jurys composés de formateurs et, parfois, de professionnels externes. Ces exercices permettent de développer des compétences en gestion de projet et en communication, tout en se confrontant à des attentes proches du marché.

En fin de journée, une parenthèse réflexive est organisée pour permettre aux étudiants de revenir sur les apprentissages du jour, d’identifier les défis rencontrés et d’ajuster leurs méthodes de travail pour les jours suivants. Ce moment est essentiel pour ancrer les connaissances et maintenir une progression constante.

Les parcours de formation à YouCode

YouCode propose des parcours de formation innovants, conçus pour répondre aux besoins actuels du marché du numérique. Chaque programme combine théorie, pratique et collaboration afin de préparer nos étudiants aux défis du monde professionnel.

– Développeur Web et Web Mobile (DWWM) :

Le parcours Développeur Web et Web Mobile (DWWM) se déroule sur 10 mois et forme des professionnels capables de concevoir et de développer des sites et applications sécurisés pour le web et les appareils mobiles. Les étudiants maîtrisent les langages web, intègrent des principes d’éco-conception et de sécurité, et sont sensibilisés aux enjeux d’accessibilité, notamment pour les utilisateurs en situation de handicap. Ce parcours inclut également des compétences en gestion de projet et en communication, en français et en anglais.

– Concepteur, Développeur d’Applications (CDA) :

Le programme Concepteur, Développeur d’Applications (CDA) forme des spécialistes dans la conception et le développement d’applications sécurisées, qu’il s’agisse de logiciels d’entreprise ou d’applications mobiles. Les apprenants acquièrent une expertise dans le respect des contraintes de qualité, de coût et de délais tout en garantissant la sécurité des applications. Ce parcours met également l’accent sur la communication avec les clients et les parties prenantes, et prépare les étudiants à travailler dans un environnement collaboratif.

-Spécialisations Fullstack JS et Fullstack Java :

Les spécialisations Fullstack JS et Fullstack Java offrent aux étudiants une expertise approfondie dans le développement d’applications, du front-end au back-end. Les étudiants du parcours Fullstack JS se familiarisent avec des technologies comme Node.js, React.js, et MongoDB, tandis que ceux du parcours Fullstack Java explorent les frameworks Java tels que Spring Boot et Hibernate. Ces spécialisations préparent les étudiants à relever les défis techniques du développement d’applications modernes.

– Développeur DATA :

Le parcours Développeur DATA, d’une durée de 11 mois, forme des experts capables de concevoir des solutions de gestion et d’analyse de données. Les apprenants apprennent à créer des flux de collecte et de stockage des données, en mettant en place des solutions adaptées aux besoins des entreprises, du stockage au nettoyage des données. Ce programme répond aux besoins croissants du Big Data et prépare les étudiants à travailler dans divers secteurs, allant des startups aux grandes entreprises.

L’insertion professionnelle au cœur de YouCode

YouCode met l’accent sur l’insertion professionnelle de ses apprenants en collaborant étroitement avec des entreprises partenaires. Cette synergie permet de maximiser l’employabilité des étudiants grâce à un accompagnement ciblé et à des initiatives innovantes comme les Classes Entreprises.

Les Chargés de Médiation Entreprise (CME) jouent un rôle clé en identifiant les opportunités d’emploi ou de stage auprès des entreprises locales et internationales. Ils accompagnent les apprenants dans la rédaction de leurs CV, lettres de motivation et préparation aux entretiens. De plus, les CME collaborent avec les entreprises pour adapter les formations aux besoins du marché, tout en organisant des ateliers visant à renforcer les compétences transversales des apprenants.

Les partenariats stratégiques de YouCode avec des entreprises comme CEGEDIM et UX4MATION illustrent cette approche. CEGEDIM, par exemple, sélectionne des apprenants dès la première année pour des stages en immersion et des collaborations sur des projets réels. Ces stages permettent aux étudiants de se familiariser avec les défis professionnels avant une intégration potentielle. De son côté, UX4MATION forme ses apprenants à des outils spécifiques comme le CRM ServiceNow, garantissant ainsi une employabilité immédiate grâce à une certification reconnue.

Les Classes Entreprises sont une autre innovation phare de YouCode. Elles offrent aux étudiants une immersion dans la culture et les exigences du monde du travail. En travaillant sur des problématiques réelles proposées par les entreprises, les apprenants renforcent leurs compétences techniques et développent un réseau professionnel précieux. Ces interactions permettent également aux entreprises partenaires de repérer des talents et d’évaluer leur potentiel pour des recrutements futurs.

Grâce à ces approches innovantes, YouCode garantit à ses apprenants une formation alignée sur les besoins du marché, tout en maximisant leur employabilité et leur préparation au monde professionnel.

LionsGeek poursuit ses formations courtes et gratuites dans les métiers du digital

Pas moins de 70 étudiants ont été sélectionnés par l’initiative LionsGeek pour démarrer le deuxième cycle de formation dans les nouveaux métiers du digital, à partir de ce lundi 23 octobre, fait savoir le directeur exécutif de LionsGeek, Mahdi Bouziane, à Médias24.

Celui-ci se réjouit de voir l’effectif des étudiants doubler. « La première promotion avait démarré sa formation en avril dernier et la plupart sont aujourd’hui en stage ou ont déjà un premier pied dans le monde du travail. Nous en avons aussi gardé quelques-uns chez nous pour des besoins en interne. En somme, les premiers retours sont positifs. »

Développeur web en six mois top chrono

Les jeunes candidats sélectionnés ont le choix entre deux formations très prisées sur le marché de l’emploi : web développeur et digital content creator.

« Des formations courtes et gratuites, un parcours ouvert à tous et une forte insertion professionnelle » : c’est ce que promet l’association LionsGeek, dont l’objectif principal est de « former les jeunes aux compétences les plus recherchées dans l’industrie numérique afin de les aider à trouver un emploi durable », explique Mahdi Bouziane.

La formation « Web Développeur » vise à former des développeurs web capables de réaliser des sites web professionnels et des applications web de qualité en un temps record, poursuit notre interlocuteur. En six mois de cours intensifs de coding − cinq jours par semaine et de 9h à 17h −, les étudiants motivés acquièrent de « véritables compétences en développement web et sont prêts à l’insertion sur le marché du travail ».

Le métier de développeur web a le vent en poupe depuis quelques années ; « la demande est bien supérieure à l’offre », souligne Mahdi Bouziane. Pour répondre à des besoins en constante évolution, plusieurs écoles se sont donné pour mission de former rapidement de jeunes talents qui seront immédiatement opérationnels sur le marché du travail. LionsGeek fait partie de ces écoles, aux côtés de YouCode et de l’école de coding 1337.

Une formation gratuite et accessible à tous

Cette « école inclusive » dispense une formation gratuite. Ses portes sont ouvertes à des étudiants âgés de 18 à 30 ans, sans exigence de diplômes préalables.

Autrement dit, les personnes qui n’ont pas le niveau bac, les étudiants en cessation d’études et ceux qui ont un diplôme sont tous, sans distinction aucune, les bienvenus. Par ailleurs, aucune connaissance préalable dans le domaine de l’informatique n’est exigée ; seule la motivation des candidats est prise en compte. « La motivation est une prédisposition, même pas un prérequis », souligne Mahdi Bouziane.

Les candidats ont été sélectionnés en fonction de « leur motivation et leur capacité à suivre des formations assez chargées et intensives et à capter le maximum d’informations partagées. La plupart des candidats sélectionnés ont d’ailleurs des notions très basiques en informatique, voire aucune ».

Dans le détail, « nous invitons les jeunes candidats à participer à une semaine intensive durant laquelle ils travaillent sur un projet dans le domaine du digital. C’est à ce moment-là qu’on évalue leur motivation et leur rigueur mais aussi leur capacité à évoluer dans ce domaine ».

Pour rappel, LionsGeek est le fruit d’un partenariat entre la chaîne 2M, MolenGeek, CharleWood, la Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF), ainsi qu’entre le ministère de l’Inclusion économique, de la petite entreprise, de l’emploi et des compétences et la fédération Wallonie-Bruxelles à travers la Délégation générale Wallonie-Bruxelles au Maroc et l’Association pour la promotion de l’éducation et de la formation à l’étranger (APEFE).

Cette « école inclusive » s’inspire d’ailleurs de l’expérience de « MolenGeek » en matière de démocratisation de la tech, à Bruxelles, en Belgique.