Feuille de route du commerce extérieur : le Maroc table sur 160 MMDH d’exportations supplémentaires d’ici 2027

« Fruit d’une concertation avec 1.000 participants lors de nos tournées dans les 12 régions, la feuille de route basée sur 524 propositions permettra de développer nos exportations et de réduire notre déficit commercial », nous a déclaré le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, en ajoutant que l’horizon 2027 s’explique par l’échéance de fin du mandat électoral des régions.

 « Un potentiel d’exportation de 120 MMDH dans 22 pays identifiés »

Avant de revenir sur les priorités et les objectifs du plan d’action devant le chef du gouvernement et plusieurs ministres, Omar Hejira a affirmé qu’il s’imposait pour mieux exploiter l’important potentiel qui a été identifié.

Fort d’un réseau de 12 accords de libre-échange représentant un marché potentiel de 2,3 milliards de consommateurs, le Maroc a, selon lui, une marge de manœuvre importante sachant que 82% de ses exportations sont concentrées dans cent pays et que 92% d’entre elles émanent de six secteurs d’activité seulement.

Afin de réduire le déficit commercial, le secrétaire d’État a ajouté que le plan d’action a identifié 22 pays prioritaires et 200 produits à fort potentiel représentant un potentiel d’exportation de 12 MMDH vers l’Afrique et de 120 MMDH vers l’ensemble de la planète.

« 80 MMDH supplémentaires en 2026, puis en 2027 »

« L’objectif est d’élargir notre base exportatrice, avec 400 nouvelles sociétés d’export par an qui généreront 80 MMDH et 76.000 nouveaux emplois », a expliqué Omar Hejira en laissant entendre que 800 nouvelles entreprises et 152.000 emplois seront créés d’ici 2027 pour 160 MMDH d’exportations supplémentaires.

Reposant sur plusieurs nouveautés facilitant le processus d’exportation, le programme va mettre à la disposition des candidats à l’export une plateforme intitulée « One shop store export » contenant les potentialités d’exportation et des études de marché, ainsi qu’une assurance-export pour couvrir les risques de non-paiement des exportateurs.

Lancement de 27 missions de prospection pour élargir le spectre

En outre, 27 missions de prospection à l’étranger seront lancées en 2025 pour renforcer la présence des opérateurs sur les marchés traditionnels et pour explorer les opportunités existantes sur les nouveaux marchés.

Le contenu du plan d’action comprendra aussi des mesures de renforcement des exportations des produits de l’artisanat et la création d’offices régionaux d’appui au commerce extérieur dans l’ensemble des régions du Royaume.

« Un plan qui va améliorer le taux de couverture des importations »

Sollicité à son tour, le président de la CGEM a affirmé que ce plan allait totalement transformer le visage du secteur de l’exportation grâce à un accompagnement public qui était réclamé depuis longtemps par les opérateurs.

« Grâce aux nouveautés introduites par cette feuille de route, notamment au niveau de l’assurance et de la classification des marchés qui faciliteront la tâche aux exportateurs, nous allons faire un bond significatif en termes de chiffre d’affaires à l’export », a conclu Chakib Alj, pour qui sa mise en œuvre permettra, d’ici 2027, d’améliorer le taux de couverture des importations et de générer de nombreuses nouvelles opportunités d’emploi.

Feuille de route du commerce extérieur 2025–2027 : Aziz Akhannouch fait le point avec les départements concernés

Lors de cette réunion, selon un communiqué des services du chef du gouvernement, le secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, Omar Hejira, a présenté la feuille de route du commerce extérieur 2025-2027, articulée autour de trois objectifs stratégiques : la création de quelque 76.000 postes d’emploi nouveaux, l’élargissement de la base des exportations à travers la création chaque année de 400 nouvelles sociétés d’export, et la réalisation de 84 milliards de dirhams supplémentaires dans le secteur de l’export.

Le chef du gouvernement a souligné au cours de cette réunion que le gouvernement a œuvré, en application des hautes directives royales, à renforcer le commerce extérieur et à promouvoir les exportations nationales, en tant que levier de la croissance et du développement, mettant l’accent sur l’importance d’apporter un accompagnement et des encouragements aux petites et moyennes entreprises marocaines désireuses d’investir le domaine de l’export.

La feuille de route du commerce extérieur pour la période 2025-2027 comprend six chantiers de réforme, dont l’accélération de la digitalisation du commerce extérieur, la création de bureaux régionaux pour accompagner cette digitalisation et la promotion des exportations des secteurs de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire.

Commerce Maroc–Égypte : les secteurs et entreprises qui participent à la mission économique au Caire

Dans le cadre de la réévaluation des relations commerciales entre le Maroc et l’Égypte, et dans la continuité des efforts déployés pour rééquilibrer le déficit commercial, une nouvelle dynamique bilatérale est engagée.

Dans ce sens, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), en coordination avec le Secrétariat d’État chargé du Commerce extérieur, organise une mission économique et commerciale au Caire, en Égypte, du 3 au 5 mai 2025.

Conduite par Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, cette mission vise à faciliter l’accès des exportations marocaines au marché égyptien, identifié comme un pôle de croissance prometteur pour l’internationalisation des entreprises marocaines.

Temps fort de cette initiative : un forum d’affaires réunira les entreprises exportatrices marocaines issues de divers secteurs, et leurs homologues importateurs égyptiens, avec l’ambition de stimuler les échanges commerciaux bilatéraux et de bâtir de nouveaux partenariats économiques.

15 secteurs seront représentés par 28 entreprises qui comptent participer à la mission. Parmi elles : Margafrique, Dari Couspate, Michoc, TE Connectivity Morocco, Renault, STG Telematic, Colorado, Dislog, Anouar Invest, Batiplast…

Maroc-Égypte : le prochain voyage d’une délégation d’opérateurs permettra de réduire notre déficit commercial (source autorisée)

« Désireux de réduire le déséquilibre des échanges entre les deux pays, puis d’équilibrer à moyen terme le solde de leur balance commerciale, le ministère du Commerce extérieur va organiser, avant fin avril, un voyage en Égypte d’exportateurs marocains qui seront reçus par des opérateurs égyptiens », résume une source présente aux négociations ministérielles qui ont démarré le 27 février à Rabat.

Décideurs publics, exportateurs et ASMEX seront du voyage

Le ministère finalise, avec l’ambassadeur du Maroc en Égypte et les Affaires étrangères, la composition de cette importante délégation qui comprendra des acteurs publics, des membres de la Confédération générale des entrepreneurs marocains (CGEM) et l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX).

Une réunion a d’ailleurs été organisée au siège du ministère de tutelle avec tous les représentants des fédérations privées pour leur annoncer les résultats des négociations entre les deux pays et la programmation d’un voyage en Égypte avant la fin du mois d’avril.

L’objectif final de cette mission est, selon notre interlocuteur, de concrétiser les mesures décidées d’un commun accord lors de la réunion de haut-niveau et, in fine, de mettre en relation les hommes d’affaires marocains avec leurs homologues égyptiens pour accroître le niveau de leurs exportations.

Identification en cours du potentiel exportable sous-exploité par le Maroc

« Ayant d’autres atouts commerciaux que l’industrie automobile, le Maroc veut ainsi diversifier son offre de produits exportables en Égypte dans le cadre de l’accord de libre-échange », avance notre source en citant le potentiel sous-exploité relatif à l’agroalimentaire, à la chocolaterie, à la biscuiterie…

Et d’ajouter que le ministère est en phase de prospection pour déterminer les marchandises produites au Maroc intéressant le marché égyptien qui est obligé de les importer ailleurs, et pour permettre de combler le déficit en vue d’équilibrer la balance commerciale qui profite à l’Égypte.

Pour y arriver, les responsables vont s’appuyer sur les résultats d’une étude ministérielle qui a identifié l’ensemble des produits exportables, à l’instar des pièces de véhicules de transport fabriquées par des sous-traitants marocains susceptibles d’intéresser l’industrie automobile égyptienne.

Une fois achevé, ce travail préparatoire d’identification permettra aux exportateurs nationaux de faire des propositions concrètes aux importateurs égyptiens lors de leur séjour au Caire.

Le délai de réduction du déficit commercial dépendra des contrats signés en Égypte

Concernant le temps nécessaire pour résorber le déficit commercial actuel du Maroc, notre interlocuteur déclare que tout dépendra des contrats qui seront signés durant la visite en Égypte de la délégation marocaine.

S’appuyant sur « l’engagement très fort » du ministre égyptien de l’Investissement et du commerce extérieur d’aboutir à un rapide équilibre des échanges commerciaux bilatéraux, notre source s’attend à des résultats probants dans un avenir proche.

TijarIA, premier guichet IA dédié au commerce extérieur marocain

La plateforme digitale TijarIA a été officiellement lancée le vendredi 7 mars 2025 à Rabat, lors d’une réunion présidée par Omar Hejira, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur.

Conçue pour répondre aux besoins des opérateurs économiques, TijarIA offre un service disponible 24h/24 et 7j/7, permettant un accès rapide et personnalisé aux informations essentielles du commerce extérieur. Grâce à l’intelligence artificielle, elle traite efficacement les requêtes complexes, simplifiant ainsi les démarches et optimisant les opérations d’import-export, indique un communiqué du ministère.

Ce projet s’inscrit dans le cadre des recommandations issues des concertations régionales menées avec les acteurs du commerce extérieur, en vue d’élaborer la feuille de route 2025-2027 du secteur. Il a été développé par le Secrétariat d’État au Commerce extérieur, en partenariat avec le Guichet unique Portnet, ajoute la même source.

Selon le ministère, la plateforme met à disposition plusieurs services clés :

Dans un premier temps, TijarIA sera déployée sous forme de projet pilote avant d’être généralisée à l’ensemble des acteurs économiques.

À fin septembre 2024, les IDE chinois au Maroc bondissent de 150% par rapport à toute l’année 2023

La Chine occupe une place de plus en plus importante dans le paysage économique du Maroc. En l’espace de deux décennies, elle est passée du statut de fournisseur émergent à celui de deuxième fournisseur du Royaume, et de troisième partenaire commercial global en 2023.

Son influence s’étend bien au-delà des échanges commerciaux : les entreprises chinoises investissent massivement au Maroc, dans des secteurs stratégiques tels que l’automobile, les batteries électriques et l’industrie manufacturière, tandis que les IDE chinois affichent une croissance significative.

Dans ce sens, nous analysons trois dimensions majeures de cette transformation, à savoir les échanges commerciaux, les IDE chinois et l’implantation des entreprises chinoises au Maroc.

Échanges commerciaux : une progression spectaculaire

L’analyse des données relatives aux échanges commerciaux marocains sur la période 2000-2024 met en évidence une progression spectaculaire des flux avec la Chine, qui s’est imposée comme le troisième partenaire commercial du Maroc en 2023.

En 2023, le volume total des flux commerciaux (exportations + importations) entre les deux pays a atteint 79,57 MMDH, plaçant la Chine au troisième rang des partenaires commerciaux du Maroc, derrière l’Espagne et la France, et devant les États-Unis et l’Allemagne.

Source : Office des changes

→ Des importations en plein essor

L’analyse des données relatives aux importations marocaines sur la période 2000-2024 révèle une tendance haussière continue des importations en provenance de la Chine depuis le début des années 2000.

Contrairement aux flux commerciaux avec d’autres partenaires historiques du Royaume, tels que la France, l’Espagne ou les États-Unis, les importations chinoises n’ont pas connu de ralentissement, même au plus fort de la pandémie du Covid-19. Alors que le commerce mondial subissait de fortes perturbations, les exportations chinoises vers le Maroc sont restées soutenues.

Source : Office des changes

À fin 2023, la Chine s’est hissée au rang de deuxième fournisseur du Maroc, surpassant la France et se positionnant juste derrière l’Espagne. Le volume des importations en provenance de Pékin s’est établi à 76,02 MMDH, dépassant ainsi celles en provenance de la France, qui se sont élevées à 75,6 MMDH. Entre 2010 et 2023, ces importations ont enregistré une progression remarquable de 204,2%.

L’année 2024 vient confirmer cette tendance. Les données de l’Office des changes, arrêtées à fin septembre 2024, révèlent un écart encore plus marqué entre les importations chinoises et françaises : 65,2 MMDH pour la Chine, contre 53,2 MMDH pour la France.

→ Des exportations soutenues malgré des fluctuations

Source : Office des changes

Si les exportations marocaines vers la Chine restent modestes en comparaison des importations, elles affichent néanmoins une croissance significative depuis le début des années 2000. La dynamique exportatrice marocaine à destination du marché chinois suit une tendance haussière, marquée par plusieurs phases d’accélération et des ajustements conjoncturels.

En 2023, les exportations marocaines vers la Chine ont atteint environ 7 MMDHL’évolution des exportations marocaines vers la Chine s’explique principalement par la demande croissante en phosphates et dérivés, secteur stratégique où le Maroc détient une position dominante à l’échelle mondiale.

L’essor des entreprises chinoises au Maroc

Dans le cadre de l’initiative « Belt and Road« , l’implantation des entreprises chinoises au Maroc s’accélère. Plusieurs groupes investissent massivement dans des secteurs stratégiques tels que les batteries électriques et l’industrie manufacturière, parmi lesquels :

Le groupe Hailiang, spécialiste des composants en cuivre pour batteries, et Shinzoom, troisième producteur chinois d’anodes pour batteries lithium, investissent ensemble 910 millions de dollars dans la Cité Mohammed VI Tanger Tech. Hailiang déploie 450 millions de dollars pour une usine sur 30 hectares, tandis que Shinzoom consacre 460 millions de dollars à une unité sur 20 hectares, marquant une étape clé dans l’émergence d’un écosystème marocain dédié aux batteries électriques.

Dans le même secteur, BTR New Material, leader mondial des composants de batteries, engage 3 MMDH pour une usine de cathodes dans la même zone industrielle, avec une capacité annuelle de 50.000 tonnes et la création de 2.500 emplois.

Parallèlement, le fabricant Qingdao Sentury Tire investit 296,8 millions de dollars dans une usine de pneumatiques à Tanger, avec une production annuelle de 6 millions de pneus destinée à l’Union européenne, l’Afrique et les États-Unis.

Les IDE chinois au Maroc : une ascension fulgurante en 2024

L’analyse des flux annuels des IDE chinois au Maroc sur la période 2010-2024 met en évidence une hausse spectaculaire en 2024, avec 1,7 MMDH investis sur les neuf premiers mois, soit une augmentation de 149,7% par rapport à 2023.

Cette dynamique, portée par des investissements massifs dans l’industrie des batteries électriques, l’automobile et la transformation des métaux, devrait se maintenir d’ici la fin de l’année. En extrapolant les flux enregistrés jusqu’en septembre, les IDE chinois pourraient atteindre 2,21 MMDH en 2024.

Source : Office des changes

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Les données de 2024 (importations, exportations, IDE, etc.) sont arrêtées à fin septembre 2024 et ne prennent pas en compte le quatrième trimestre.

Automobile et phosphate continuent de tirer la hausse des exportations marocaines

La situation des échanges commerciaux de marchandises à fin novembre 2024 montre la poursuite du trend haussier que ce soit pour les importations ou les exportations. Ces dernières, malgré la hausse notable, augmentent moins vite que les importations creusant ainsi le déficit commercial.

En chiffres, voici ce qu’il faut retenir concernant le commerce extérieur à fin novembre 2024 :

  • Hausse des importations de biens de 5,7% (ou +37,4 MMDH) pour s’établir à 689,1 MMDH à fin novembre 2024 contre 651,7 MMDH une année auparavant.
  • Accroissement des exportations de 5,2% (ou +20,5 MMDH) pour atteindre 413,4 MMDH contre 392,7 MMDH à fin novembre 2023.
  • Augmentation du déficit commercial de 6,5% (-275,7 MMDH à fin novembre 2024 contre -258,8 MMDH un an auparavant).

L’essentiel de la hausse des exportations vient de l’automobile et le phosphate

Sur les 20 MMDH d’exportations supplémentaires entre novembre 2023 et novembre 2024, plus 15 MMDH sont engendrés par deux secteurs, l’automobile et le phosphate et dérivés.

Voici en détail les chiffres à l’export.

>> Automobile : 145,9 MMDH d’exportations, en hausse de 6,7% ou +9,1 MMDH. Cet accroissement est enregistré sur tous les segments à savoir le câblage (+3,2 MMDH), la construction (+3 MMDH) et l’intérieur véhicules et sièges (+1,4 MMDH).

>> Phosphates et dérivés : à fin novembre les ventes ont atteint 75,2 MMDH, en hausse de 9,1% ou +6,3 MMDH.  Cette évolution est due, principalement, à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+3,7 MMDH), des phosphates (+1,9 MMDH) et de l’acide phosphorique (+556MDH).

>> Aéronautique : A 24,2 MMDH, les ventes de ce secteur ont augmenté de 16,9% ou +3,5 MMDH, suite à l’accroissement des ventes du segment de l’Assemblage de plus 3,3 MMDH et des exportations du segment EWIS de +176MDH.

>> Agriculture et agro- alimentaire :  A fin novembre, les ventes de ce secteur montent à 77,9 MMDH, soit une hausse de 3,1% ou +2,4 MMDH. Ceci est dû à l’augmentation des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (+2,4 MMDH) et des exportations de l’industrie du tabac (+224MDH) conjuguée à la baisse du segment de la pêche et l’aquaculture (-164 MDH).

>> Electronique et électricité : Légère hausse des exportations de ce secteur pour s’établir à 16,6 MMDH (+399 MDH). Par segment, on constate une hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+327 MDH) et des fils et câbles (+256 MDH). Cette hausse est contrebalancée par la baisse des exportations des composants électroniques (-189 MDH).

>> Textile et cuir : Quasi-stabilité à 43,1 MMDH : légère hausse des exportations des vêtements confectionnés (+284 MDH), atténuée par la baisse des exportations des chaussures (-209 MDH).

La hausse des importations tirée par les produits finis

Les produits finis de consommation et d’équipement s’accaparent 30,4 MMDH des 37 MMDH supplémentaires enregistrés au niveau des importations.

>> Produits finis d’équipement : ce segment a enregistré une importante hausse des importations de +12,1% ou +17,63 MMDH pour s’établir à 162,7 MMDH. Hausse tributaire, selon l’office des changes, de l’augmentation des achats des voitures utilitaires (+36,3% ou +2,6 MMDH), des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+14,6% ou +1,9 MMDH) et des machines pour le travail du caoutchouc ou des plastiques (+1,6 MMDH)

>> Produits finis de consommation :  Avec une hausse de 8,8% ou +12,8 MMDH les achats de produits finis de consommation atteignent 159,5 MMDH. Hausse due à l’augmentation des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+9,4% ou +2,7 MMDH), des voitures de tourisme (+8,9% ou +1,8 MMDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+15,4% ou +1,3 MMDH).

>> Demi-produits: Avec des achats en hausse de 7,9% à 149 MMDH, l’accroissement fait suite, essentiellement, à la hausse des achats des produits chimiques (+2,4 MMDH), des demi-produits en fer ou en aciers non alliés (+1,7 MMDH) et des accessoires de tuyauterie et construction métallique (+1,42 MMDH).

>> Produits alimentaires: Les achats sur les onze premiers mois de l’année s’établissent à 82 MMDH en hausse de 1,8% ou +1,44 MMDH: Hausse des importations des animaux vivants (+2,2 MMDH), et du café (+ 855MDH). Cette hausse est contrebalancée par la baisse des importations des tourteaux (-1,7 MMDH) et du blé (-1,5 MMDH).

>> Produits bruts : Ils augmentent de 2,8% ou 819MDH pour s’établir à 30 MMDH. Hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+832 MDH) et des graines et fruits oléagineux (+445 MDH), atténuée par la baisse des achats d’huile de soja brute ou raffinée (-579 MDH).

>> Facture énergétique : En s’établissant à 104,4 MMDH, la facture énergétique a baissé de 5,9% ou -6,5 MMDH. Cette évolution fait suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en houilles; cokes et combustibles solides similaires de -25,6% sous l’effet prix en recul de -17,5%, conjugué à une baisse des quantités importées de -9,9%.

Medias24
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Procédures du commerce extérieur : un service en ligne pour la gestion des certificats de conformité

Au Parlement, Akhannouch défend les performances du commerce extérieur

Lors de la séance mensuelle dédiée à la politique générale, consacrée ce lundi 4 novembre au secteur du commerce extérieur, le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, a défendu un bilan positif des échanges extérieurs, saluant les réalisations économiques du pays « malgré un contexte mondial difficile ».

Le chef du gouvernement a décrit une « révolution économique et sociale » qui a propulsé le Maroc en tant que pôle d’attraction pour les investissements étrangers et en tant que carrefour stratégique pour le commerce intercontinental. Il a expliqué que la vision royale, à travers des projets structurants, a permis de construire une économie diversifiée et résiliente. La politique d’ouverture économique du Maroc, qualifiée de « choix stratégique irréversible », a contribué à une croissance de 3,4% en 2023 et à une réduction marquée de l’inflation, qui est passée de 6,1% en 2023 à 1,1% sur les neuf premiers mois de 2024.

Concernant les secteurs porteurs, le chef du gouvernement a mis en avant les performances des industries automobile et aéronautique. Les exportations automobiles, moteur clé de l’économie marocaine, ont augmenté de 7% en 2024 pour atteindre 115,4 milliards de DH. Le secteur aéronautique a également connu une forte progression, avec une croissance de 20% de ses exportations à septembre 2024, « illustrant le succès de la stratégie de diversification des exportations marocaines vers des produits à haute valeur ajoutée ».

Les importations, quant à elles, ont été maîtrisées, avec un total de 554 MMDH jusqu’en septembre 2024, aidées par une baisse notable des importations de produits énergétiques. Par ailleurs, les investissements étrangers ont bondi de 50,7%, atteignant 16,3 MMDH sur les neuf premiers mois de 2024, « renforçant ainsi l’essor industriel du pays ».

Le secteur touristique, bénéficiant d’une feuille de route « ambitieuse », a contribué à cette dynamique avec des revenus de 87,1 MMDH à fin septembre 2024, un niveau historique, rappelle le chef du gouvernement. Quant aux transferts de la diaspora marocaine, ils ont dépassé 115 MMDH en 2023, « démontrant la contribution cruciale des Marocains résidant à l’étranger à l’économie nationale ».

 

À fin mai 2024, les exportations marocaines en hausse de 4,4% tirées par l’automobile, les phosphates et l’aéronautique

Depuis quelques mois, la dynamique de hausse des exportations marocaines est plus forte que celle des importations, sans que les premières puissent rattraper les secondes. Cela dit, le gap se réduit même de façon mineure, permettant d’alléger le déficit commercial.

Les importations de marchandises ont atteint 308,8 MMDH à fin mai 2024 contre 301,9 MMDH une année auparavant. Soit une hausse de 2,3% ou +6,86 MMDH.

En ce qui concerne les exportations, celles-ci ont augmenté de 4,4% ou 8 MMDH pour passer à 191,7 MMDH contre 183,7 MMDH à fin mai 2023.

De ce fait, le déficit commercial s’allège de 1% (-117 MMDH à fin mai 2024 contre -118,2 MMDH un an auparavant).

Exportations : automobile, phosphates et aéronautique en hausse

Dans le détail, trois importants secteurs exportateurs enregistrent des hausses, tandis que pour d’autres, les baisses sont au rendez-vous :

>> Automobile : hausse à deux chiffres

Le secteur affiche un chiffre d’affaires à l’export de 67,5 MMDH enregistrant une hausse de 12% ou 7,3 MMDH. Cela est dû à l’accroissement des ventes du segment de la construction (+3 MMDH), du segment du câblage (+2,35 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+709 MDH).

>> Phosphates et dérivés : une reprise encourageante

Les ventes du secteur ont atteint 32 MMDH contre 30,3 MMDH une année auparavant. Ce qui fait une hausse de 5,3% ou 1,6 MMDH. Cette évolution est due principalement à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+1,6 MMDH) et des phosphates (+627 MDH). Cette hausse est atténuée par la baisse des ventes de l’acide phosphorique (-631 MDH).

>> Aéronautique : 27% de hausse pour le CA de l’assemblage

Sur les 5 premiers mois de l’année, les ventes du secteur ressortent à plus de 10,6 MMDH, soit une augmentation de 17,6% ou +1,6 MMDH suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de 1,5 MMDH, +27,8%, conjuguée à une légère hausse des exportations du segment de l’EWIS de 80 MDH.

>> Agriculture et agro- alimentaire : légère baisse

Les ventes du secteur reculent de 0,7% ou -313MDH. Cela s’explique par la baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-406 MDH) et de l’agriculture, sylviculture, chasse (-32 MDH). Ce recul est atténué par la hausse des ventes de l’industrie tabac (+124 MDH).

>> Électronique et électricité : près de 500 MDH en moins par rapport à 2023

Ce secteur affiche une baisse de 6,7% ou -492 MDH, en raison de la baisse des ventes des composants électroniques (-757 MDH). Cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+107 MDH).

>> Textile et cuir : baisse des ventes de 4% 

Le recul de 4% des ventes du secteur textile (-830 MDH) est tributaire, principalement, de la baisse des ventes des vêtements confectionnés (-494 MDH) et des chaussures (-183 MDH).

Commerce extérieur :

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Importations : baisse de la facture énergétique de 5%

Des hausses et des baisses sont constatées dans les différentes rubriques des importations marocaines :

>> Produits finis d’équipement : plus de 4,5 MMDH par rapport à 2023

À fin mai 2024, les importations des produits finis d’équipement ont augmenté de 6,8% ou +4,5 MMDH pour atteindre 71,8 MMDH. Une hausse tributaire de l’augmentation des achats des voitures utilitaires (+51,4% ou +1,5 MMDH), des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+18,7% ou +1 MMDH) et des moteurs à pistons (+9,4% ou +633 MDH).

>> Demi-produits : 1,5 MMDH de plus pour les achats de fer ou d’aciers

Cette rubrique a augmenté de 6,5% ou +4,1 MMDH à 66,8 MMDH. Cet accroissement fait suite, essentiellement, à la hausse des achats de demi-produits en fer ou en aciers non alliés (+1,5 MMDH) et des fils, barres, et profilés en fer ou aciers non alliés (+698 MDH).

>> Produits finis de consommation : une hausse de 5,2%

Les achats de l’étranger des produits finis de consommation ont augmenté de 3,4 MMDH pour atteindre 69 MMDH. Une hausse due à l’augmentation des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+11,1% ou +1,43 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+24,1% ou +839 MDH) et des tissus et fils de fibres synthétiques et artificielles (+9,1% ou +505 MDH ).

>> Produits bruts : baisse des importation de l’huile de soja

Les achats de produits bruts ont baissé de 8,5% ou 1,3 MMDH pour atteindre 13,7 MMDH contre 15 MMDH. Ce qui s’explique par la  baisse des importations de l’huile de soja brute ou raffinée (-873 MDH) et de ferraille, déchets et autres minerais (-485 MDH).

>> Produits alimentaires : baisse équivalente à 1,3 MMDH

Petite baisse de la valeur des achats de produits alimentaire de 3,3% ou 1,3 MMDH, qui s’explique par la baisse des importations de blé (-1,6 MMDH) et des tourteaux (-1,4 MMDH), atténuée par l’accroissement des achats d’orge (+797 MDH).

>> Facture énergétique : moins de 2,7 MMDH par rapport à l’an dernier

48,9 MMDH à fin mai 2024 contre 51,6 MMDH à la même période en 2023. Soit une baisse de 5,2% ou 2,7 MMDH. Cette évolution est attribuable à une baisse des approvisionnements en gaz de pétrole et autres hydrocarbures de 26,2% sous l’effet prix en recul de 25,4%, conjuguée à une légère baisse des quantités importées de 1%.

Le déficit commercial s’allège sur les dix premiers mois de l’année 2023

A fin octobre 2023, les échanges commerciaux de marchandises se sont contractés à la fois au niveau des importations et des exportations. Chiffres à l’appui : les importations s’établissent à 591 MMDH contre 615 MMDH à fin octobre 2022, ce qui représente un recul de 3,9% ou -24 MMDH. « Cette baisse est plus importante que celle enregistrée au niveau des exportations (-2,4% ou -8.577 MDH) », renseigne le nouveau document de l’Office des changes, ajoutant que le taux de couverture des importations par les exportations a gagné 0,9 point sur les dix premiers mois de l’année 2023.

Le repli des importations des produits énergétiques a pesé dans la balance

« La baisse des achats de biens est due, essentiellement, au recul des importations des produits énergétiques, des demi-produits et des produits bruts », explique-t-on. Dans le détail, les approvisionnements en produits énergétiques ont régressé de 22%. « Cette évolution fait suite, en grande partie, à la baisse des importations du gas-oils et fuel-oils de 16 MMDH. Cette dernière est tributaire du recul des prix de -17,4% conjugué à la baisse des quantités importées de 10,5% », avance-t-on encore de même source.

Autre explication de la contraction des importations de biens : les achats des demi-produits ont accusé une baisse de 12,6% suite à la diminution des achats de l’ammoniac de 61,5%. Cette tendance baissière concerne aussi les importations des produits bruts, sous l’effet du repli des achats des soufres bruts.

Sur un autre registre, les achats des produits alimentaires se sont stabilisés à 73 MMDH au cours des dix premiers mois de l’année 2023, tandis que les importations des produits finis de consommation se sont inscrites sur une trajectoire haussière de l’ordre de 12,1%. Il en est de même pour les achats des biens d’équipement, qui ont progressé de 14,6% à fin octobre 2023 (+16 MMDH).

Exportations automobiles: +30,5%

La source précitée indique en substance que « les exportations de marchandises se situent à 350 MMDH à fin octobre 2023 contre 358 MMDH un an auparavant, soit une baisse de 2,4% ou -8 MMDH ». A l’origine de cette baisse de régime, le recul des exportations des phosphates et dérivés. Concrètement, les ventes à l’étranger des phosphates et dérivés sont passées de 101 MMDH à fin octobre 2022 à 57 MMDH à la même période de 2023. Ce qui marque un net recul sous l’effet, entre autres, du reflux des prix des matières premières à l’échelle internationale.

Dans le même ordre d’idées, notons que les exportations des secteurs de l’agriculture et de l’industrie alimentaire ont reculé respectivement de l’ordre de -1,6% et -1,1% au cours des dix premiers mois de l’année 2023. Même son de cloche pour les autres extractions minières, qui ont aussi vu leurs ventes à l’étranger se tasser légèrement.

Par ailleurs, si les exportations du secteur de l’aéronautique se sont stabilisées à 17 MMDH à fin octobre 2023, on observe en revanche une bonne tenue du secteur textile et cuir dont les ventes à l’étranger ont augmenté de l’ordre de 2 MMDH. Cette même dynamique haussière est retrouvée au niveau de la branche de l’électronique et électricité dont les ventes ont bondi de 28,4%, atteignant 19 MMDH à fin octobre 2023.

Comme à l’accoutumée, l’industrie automobile a carburé à fin octobre 2023. Pour preuve, ses exportations ont progressé de 30,5% pour culminer à 116 MMDH.

En définitive, la meilleure nouvelle provient de la balance des échanges de services. Elle affiche un excédent en hausse de 23 MMDH, à 114 MMDH à fin octobre 2023.

 

 

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