Commerce de proximité : comment la start-up Woliz veut connecter “Moul Hanout” à l’économie digitale

Le commerce de proximité reste une pièce maîtresse de l’économie nationale, mais il traverse aujourd’hui une profonde mutation. Entre activité traditionnelle et digitalisation accrue, Moul Hanout cherche à préserver son rôle historique tout en s’adaptant aux nouveaux usages.

Dans cet entretien accordé à Médias24, Kamal El Hardouzi, fondateur de Woliz, explique comment sa start-up ambitionne de moderniser ces commerces sans les dénaturer, en les connectant à l’écosystème financier et logistique du pays.

Médias24 : Vous avez récemment noué des partenariats majeurs, notamment avec le ministère de l’Industrie et du commerce, Attijari Payment et Visa. En quoi consiste ce partenariat et que va-t-il changer concrètement pour les commerçants sur le terrain ?

Kamal El Hardouzi : Le commerce de proximité est un écosystème complexe mais riche. Nous travaillons depuis plus de deux ans avec le ministère, notamment via le programme MRTB, pour affiner le concept et l’aligner sur la vision nationale.

Nos partenariats s’inscrivent tous dans une stratégie collaborative où chaque acteur apporte une valeur spécifique. Le ministère ancre la démarche dans les priorités nationales ;

Attijari Payment, filiale d’Attijariwafa bank, et Visa renforcent l’inclusion financière et la numérisation des paiements ; Les partenaires FMCG enrichissent l’offre et fluidifient la relation commerçant-fournisseur.

Les commerçants accèdent ainsi plus facilement à des équipements et outils de paiement modernes, bénéficient de formations, gagnent en visibilité et accèdent à de nouveaux services financiers adaptés.

Notre objectif est d’accompagner à terme 110.000 commerçants dans cette transition et faire de Woliz un acteur central de la nouvelle génération du commerce de proximité au Maroc

– Quand on parle de « petit commerçant » aujourd’hui, de qui parle-t-on réellement ? Quelle est la réalité quotidienne de ces milliers d’épiciers, cafés ou points de vente traditionnels que vous côtoyez chaque jour ?

– Le commerce de proximité reste aujourd’hui le véritable socle du tissu économique marocain. Lorsqu’on parle de « petits commerçants », on évoque avant tout ces 200.000 détaillants, épiciers et points de vente de quartier, qui assurent quotidiennement l’approvisionnement des ménages marocains, y compris dans les zones les plus reculées du pays.

Ces commerçants jouent un rôle économique et social majeur. Ils ne se limitent pas à vendre des produits : ils soutiennent la vie quotidienne des Marocains en assurant la disponibilité des biens essentiels, et souvent même en finançant leurs clients à travers le fameux système traditionnel des Karni (carnet) de crédit.

Ils représentent ainsi un véritable cercle de confiance et de valeur auprès des consommateurs. Ils font en fait partie de notre identité marocaine et sont souvent appelés Moul Hanout, voire parfois Pissri. Le monde académique anglosaxon, principalement le Pr Jan Fransoo, les nomme nanostores.

Cependant, cette population demeure malheureusement souvent fortement fragilisée. Leur modèle économique, essentiellement établi sur des marges réduites et un système d’approvisionnement peu structuré, souffre particulièrement de la multiplicité des intermédiaires et du manque d’outils de gestion modernes.

Face à eux, nous avons l’arrivée depuis récemment de nouvelles chaines de distribution, beaucoup mieux organisées et technologiquement avancées, qui gagnent progressivement du terrain avec des offres plus diversifiées et proposant des services plus compétitifs.

Chez Woliz, nous considérons au contraire ce réseau comme un levier de développement. Nous voyons en effet dans ces commerçants de proximité un potentiel immense de modernisation et de structuration du commerce traditionnel.

Notre ambition est d’accompagner cette transformation à travers un concept innovant, déjà testé sur le terrain, qui vise à renforcer leur compétitivité et à les intégrer pleinement dans la nouvelle dynamique du commerce moderne.

–  Est-ce que ces commerçants avaient déjà entamé une transition numérique, ou étaient-ils encore largement ancrés dans des pratiques manuelles et informelles ?

– La majorité des commerçants de proximité au Maroc fonctionnaient selon un modèle traditionnel, profondément ancré dans la culture marocaine. Leur gestion reposait principalement sur la confiance, les relations de proximité avec la clientèle et un mode de financement familial. Les points de vente sont souvent tenus par plusieurs membres d’une même famille ou originaires de la même région, et la fidélisation se fait sur la base de la relation humaine, du service personnalisé et du fameux « Karni ».

Ce système, bien qu’il ait une valeur sociale indéniable et qu’il ait permis de maintenir une forte cohésion communautaire, présente aujourd’hui de nombreuses limites. Les pratiques de gestion restent en effet largement manuelles et informelles : absence de traçabilité des ventes, gestion approximative des stocks, utilisation massive du cash, et très faible intégration dans le système bancaire et digital.

Force est de constater que les initiatives numériques lancées ces dernières années, qu’elles soient publiques ou privées, n’ont eu qu’un impact limité. Elles ont souvent échoué à s’adapter à la réalité culturelle et économique de ces commerçants. Les applications et outils proposés ne prenaient en fait pas suffisamment en compte leurs habitudes, leur niveau de digitalisation et leurs contraintes quotidiennes. Résultat : la transition numérique du commerce de proximité reste encore embryonnaire, cantonnée surtout à certains axes dans les grandes villes.

Chez Woliz, nous avons justement voulu partir au contraire de cette réalité de Moul Hanoute. Notre approche repose sur une compréhension fine du terrain et une adaptation à la culture de ces commerçants, pour leur offrir des solutions simples, inclusives et réellement utiles et bénéfiques pour eux, qui leur permettent d’entrer progressivement dans l’économie digitale sans renier leurs pratiques et valeurs.

– Comment est née l’idée de Woliz ? Quel déclic vous a poussé à créer une solution spécifiquement pensée pour ces acteurs du commerce de proximité ?

– L’idée de Woliz est née directement du terrain, en collaboration avec de grands acteurs du secteur FMCG (Grande distribution), à partir d’un constat simple mais crucial : chaque commerçant de proximité fait face quotidiennement à la difficulté de s’approvisionner directement auprès des grandes marques et à la complexité du processus d’achat.

Nous avons donc lancé un test pilote pour répondre à ce besoin réel. Les premiers résultats ont été impressionnants, avec des résultats très positifs qui ont rapidement confirmé la pertinence du modèle. Cela nous a encouragés à étendre l’expérience à plusieurs régions du Maroc, afin d’en mesurer la portée et l’impact sur le terrain.

Ces réussites nous ont ainsi révélé le potentiel considérable de structuration du commerce de proximité. C’est à partir de là que nous avons pris la décision d’investir davantage dans une solution technologique et de l’ouvrir à l’écosystème national et international.

Dans cette dynamique, nous avons intégré dans un premier temps le programme MRTB du ministère de l’Industrie et du commerce, qui nous a permis de confronter la solution à différents partenaires et de l’enrichir grâce à l’accompagnement du programme Scale by Plug and Play.

La solution a été présentée aux équipes du MIT à Boston, qui en ont validé la faisabilité technique et la cohérence avec les meilleures expériences mondiales liées aux nanostoresCe parcours d’innovation nous a ainsi permis de franchir plusieurs étapes clés : de la conduite du changement auprès de Moul Hanoute à la mise en place d’un outil d’intelligence artificielle dédié à la passation des commandes.

Aujourd’hui, Woliz s’impose comme une véritable passerelle entre tradition et innovation, pensée pour accompagner durablement la modernisation du commerce de proximité marocain.

– Qu’est-ce que Woliz apporte à un petit commerçant marocain ? Comment votre plateforme transforme-t-elle son quotidien ?

– Aujourd’hui, Woliz apporte une réelle valeur ajoutée aux commerces de proximité, en agissant à la fois sur la transformation de son modèle économique, la digitalisation de ses opérations et la création de nouvelles sources de revenus.

Avant même d’aborder l’optimisation opérationnelle, nous avons travaillé sur un changement de mindset autour de Moul Hanoute : passer du statut de simple point de vente à celui de hub de services.

Grâce à ce repositionnement, le commerçant ne se limite plus à vendre simplement des produits, mais propose également des services financiers et de proximité, tels que le paiement de factures, le transfert d’argent ou encore l’encaissement électronique. Cette diversification lui permet de générer jusqu’à 30% supplémentaires de chiffre d’affaires par mois.

En parallèle, Woliz connecte directement Moul Hanoute à l’ensemble des acteurs de l’écosystème, notamment :

Sur le plan technologique, nous proposons une application de gestion complète du point de vente, intégrant le suivi des ventes, la gestion des stocks, le paiement électronique, et des outils d’aide à la décision.

L’ensemble de ces fonctionnalités est regroupé dans un terminal professionnel Woliz, développé en partenariat avec Attijariwafa Bank à travers sa filiale Attijari Payment, qui devient le cœur numérique du commerce de proximité.

En somme, Woliz transforme le quotidien de Moul Hanoute en lui offrant plus de contrôle, plus de revenus et plus de connectivité, tout en l’intégrant progressivement dans la nouvelle économie digitale marocaine.

– Le commerce de proximité est connecté aux grandes marques de produits de grande consommation (FMCG), aux distributeurs, et de plus en plus aux acteurs financiers. Où se positionne Woliz dans cet écosystème ?

– Dans un écosystème en pleine mutation, Woliz a fait le choix stratégique de placer le commerçant de proximité au centre de sa démarche. La plateforme agit comme un pont de connexion et de facilitation, favorisant ainsi la création de valeur partagée entre tous les acteurs de la chaine (FMCG, distributeurs, prestataires de services et institutions financières). L’objectif est clair : structurer un écosystème intégré et collaboratif où chaque intervenant contribue à renforcer la compétitivité et la durabilité du commerce de proximité.

Notre ambition n’est pas seulement de digitaliser le commerce de proximité, mais de le replacer au cœur d’un écosystème structuré et durable, où chaque acteur tire un bénéfice clair de la collaboration.

Derrière cette solution technologique, il y a une série de partenariats stratégiques réunissant des entreprises, des institutions et des acteurs publics partageant un même objectif : moderniser le commerce de proximité marocain et accélérer l’émergence d’un véritable écosystème “Retail Tech” national.

Notre modèle permet à Moul Hanout de capter une part significative de cette valeur, qu’elle soit directe (revenus supplémentaires, meilleure marge, accès facilité à l’approvisionnement) ou indirecte (digitalisation, visibilité accrue, inclusion financière).

En résumé, Woliz agit comme un trait d’union intelligent entre les acteurs économiques du retail et les petits commerçants, tout en garantissant une création de valeur partagée et pérenne pour l’ensemble du secteur.

– Sur le terrain, comment les commerçants accueillent-ils vos solutions ? Certains restent attachés au papier ou au cash : comment parvenez-vous à les convaincre que la digitalisation peut leur simplifier la vie sans bouleverser leur manière de travailler ?

– L’adhésion des commerçants à une solution digitale ne se fait évidemment pas du jour au lendemain. Il s’agit d’un changement de mindset profond, qui demande du temps, de l’accompagnement et une véritable conduite du changement.

C’est pourquoi, chez Woliz, nous avons choisi une approche progressive et inclusive.

En partenariat avec le ministère de l’Industrie et du commerce, nous développons actuellement un programme de formation dédié à l’adhésion des commerçants aux solutions digitales.

Ce programme vise en effet à sensibiliser, former et accompagner les commerçants tout au long du processus d’onboarding, à travers une plateforme de formation intégrée directement à Woliz.

D’un point de vue technologique, nous avons également misé sur la simplicité d’utilisation.

L’application Woliz est entièrement conçue en arabe, avec une interface très intuitive et adaptée au profil du commerçant marocain.

De plus, notre module d’intelligence artificielle comprend désormais la Darija, permettant aux commerçants de passer leurs commandes oralement : l’IA transforme ensuite ces instructions en bons de commande standardisés transmis automatiquement aux FMCG.

Mais au-delà de la technologie, nous croyons que c’est la création de valeur concrète qui va convaincre les commerçants d’adopter la solution.

– Quels sont les principaux obstacles que vous rencontrez aujourd’hui dans le déploiement de Woliz ?

– Comme pour beaucoup de start-up marocaines, notre principal défi aujourd’hui réside dans le financement de la transformation à grande échelle.

Le modèle que nous portons repose sur une infrastructure technologique solide, un programme de formation massif des commerçants, et une éducation du marché pour favoriser l’adoption du digital.

Nous avons également fait le choix d’équiper les commerçants de terminaux robustes et modernes, capables d’héberger la solution Woliz dans les meilleures conditions.

Mais cette démarche, bien qu’essentielle pour garantir la durabilité du projet, nécessite comme vous le savez des investissements importants.

En tant que start-up, nos capacités financières restent plus limitées que d’autres secteurs,  freinant notre réel potentiel de déploiement à grande échelle et retardant ainsi la généralisation de la solution à l’ensemble du territoire.

– Comment avez-vous structuré votre modèle économique ? Woliz repose-t-il sur un abonnement, sur des commissions liées aux transactions, ou sur un modèle hybride ? Et comment conciliez-vous la rentabilité avec votre mission d’inclusion et d’impact ?

Dès le départ, nous avons fait le choix fort de proposer une solution gratuite pour les commerçants, tout en leur permettant d’augmenter leurs revenus

Notre conviction est simple : la transformation digitale ne peut réussir que si elle crée de la valeur pour tous les acteurs, à commencer par Moul Hanout.

Le modèle économique de Woliz repose donc sur un principe de performance partagée.

Nous accompagnons les partenaires de l’écosystème, notamment les FMCG, les distributeurs, les prestataires de services et les institutions financières, à améliorer leur performance opérationnelle, réduire leurs coûts et optimiser leurs processus grâce à notre solution.

En contrepartie, Woliz se rémunère via des commissions de performance, sans jamais impacter le revenu du commerçant.

Ce modèle gagnant-gagnant assure à la fois la gratuité pour les commerçants, la création de valeur pour les partenaires, et la pérennité du système économique de Woliz.

Il s’agit d’un modèle inclusif, durable, agile et scalable, qui permet d’allier impact social, rentabilité économique et accélération de la digitalisation du commerce de proximité marocain.

– Pour accompagner cette croissance nationale, comment Woliz se finance-t-elle ? Avez-vous déjà levé des fonds, ou comptez-vous sur des partenariats institutionnels ? Et quelle est votre feuille de route à trois ans en termes de couverture et de nombre de commerçants actifs ?

– Woliz est une start-up 100% marocaine, fondée par de jeunes entrepreneurs marocains qui ont choisi, dès le départ, de financer eux-mêmes le lancement du projet. Ce choix stratégique nous a permis de préserver notre agilité, d’expérimenter librement, et de construire une solution solide adaptée à la réalité du terrain et surtout rentable dans un marché encore en phase d’émergence.

Cette première phase d’autofinancement nous a permis de valider notre modèle, de gagner en maturité et de prouver la pertinence de notre approche.

Après cette première phase de consolidation et de preuve terrain, Woliz est aujourd’hui en discussion avancée avec plusieurs investisseurs et fonds d’investissement nationaux et internationaux en vue d’une levée de fonds structurante. Nous étudions ces propositions avec attention afin de choisir le bon partenaire, en cohérence avec notre stratégie de développement et les orientations définies avec le ministère de l’Industrie et du commerce, avec lequel nous avons déjà signé une convention de partenariat.

Notre feuille de route pour les trois prochaines années est claire et ambitieuse :

Déployer la solution Woliz Pro auprès de 20.000 points de vente à travers le Maroc, en dotant chaque commerçant d’un terminal connecté et intelligent et étendre l’utilisation de l’application Woliz Pro à 90.000 commerçants, en y intégrant des fonctionnalités à forte valeur ajoutée :

Ce plan, représentant un investissement vise à faire de Woliz le partenaire de référence pour la modernisation du commerce de proximité au Maroc, et à consolider un écosystème Retail Tech national durable, inclusif et compétitif.

– Si on se projette à moyen terme, quelle serait pour vous la vraie réussite de Woliz ? 

– La réussite repose sur trois dimensions indissociables : adoption massive par les commerçants, intégration dans l’ensemble de la chaîne de valeur, des fournisseurs aux consommateurs, émergence d’un modèle de proximité plus moderne, connecté et durable qui redonne aux commerçants leur place centrale dans l’économie locale.

Les échanges commerciaux Maroc-Espagne atteignent un niveau historique en 2024

Les relations économiques entre l’Espagne et le Maroc atteignent en 2024 des niveaux historiques, tant sur le plan commercial qu’en matière d’investissements, selon les données récentes publiées par Eurostat, l’Agence espagnole des impôts (A.E.A.T.) et l’Office des changes.

Ce partenariat stratégique, en constante croissance depuis deux décennies, consolide le Maroc comme l’un des principaux partenaires extra-européens de l’Espagne.

Une balance commerciale en progression continue

Depuis cinq ans, les échanges commerciaux bilatéraux affichent une croissance solide, en dépit d’une baisse temporaire en 2020 due à la pandémie de Covid-19.

Entre 2020 et 2024, les exportations espagnoles vers le Maroc sont passées de 7.352 à 12.859 millions d’euros, une croissance remarquable ponctuée par une hausse de 24% en 2022, puis de 4% en 2023, et de 5% en 2024.

Ces exportations espagnoles se caractérisent par leur diversification : les combustibles représentent la première catégorie (18%), suivis des appareils mécaniques (12%), des véhicules (11%), des appareils électriques (9%) et des plastiques (6%). Ainsi, en 2024, les dix principaux chapitres exportés représentent 68% du total.

Les importations espagnoles depuis le Maroc connaissent également une évolution positive, passant de 6.372 en 2020 à 9.834 millions d’euros en 2024, avec une croissance annuelle de 19% en 2022, puis de 4% en 2023, et de 9% en 2024.

Ces importations, légèrement moins diversifiées avec 88% de concentration sur dix chapitres, incluent principalement des appareils électriques (30%), des vêtements non tricotés (15%), des véhicules (12%), du poisson (9%) et des fruits (6%).

Position stratégique du Maroc

En 2024, le Maroc atteint un niveau record en tant que client prioritaire pour l’Espagne, représentant 3,34% du total des exportations espagnoles mondiales.

Cela classe le Maroc au 7e rang mondial des clients de l’Espagne et au 3e hors UE, après le Royaume-Uni et les États-Unis. Notons qu’en un an, le Maroc a dépassé la Belgique et les Pays-Bas dans ce classement mondial, affirmant clairement sa position privilégiée.

Le Maroc est également le principal marché africain de l’Espagne, absorbant à lui seul 61% des exportations espagnoles vers le continent africain et 79% vers la région Afrique du Nord.

Par ailleurs, les achats au Maroc représentent désormais 2,32% des importations espagnoles mondiales. Ce niveau représente un record historique, plaçant le Maroc en tant que fournisseur au 10e rang mondial et au 4e hors Union européenne après la Chine, les États-Unis et le Royaume-Uni.

En une seule année, le Maroc a surpassé la Turquie dans le classement des principaux fournisseurs de l’Espagne.

Il est également le 1er fournisseur africain de l’Espagne, représentant 28% du total des importations africaines, devant l’Algérie (18%) et le Nigeria (16%).

De manière significative, 47% des importations espagnoles depuis l’Afrique du Nord proviennent du Maroc.

L’Espagne, acteur majeur du commerce européen avec le Maroc

À l’échelle de l’Union européenne, l’Espagne domine les échanges commerciaux du Maroc en 2024. Elle fournit à elle seule 37% des importations marocaines en provenance de l’Union européenne, laissant la France loin derrière avec 20%, puis l’Allemagne (10%) et l’Italie (8%).

En matière d’exportations, l’Espagne occupe également la première position parmi les partenaires européens du Maroc, en recevant 38% des biens marocains destinés à l’Europe. La France suit avec 27%, tandis que l’Italie atteint 9%.

À l’échelle mondiale, selon l’Office des changes du Maroc, l’année 2023 avait déjà confirmé cette prédominance. L’Espagne figurait en tête des fournisseurs du Royaume, avec 15,7% des importations marocaines, devant la Chine et la France, toutes deux à 10,6%. Les États-Unis et la Turquie suivaient, avec respectivement 8,4% et 5,1%.

Du côté des exportations, l’Espagne se hissait encore au 1er rang, absorbant 22,5% des produits marocains vendus à l’étranger. La France arrivait en seconde position avec 20,3%, suivie de l’Italie (5,2%), du Royaume-Uni (4,5%) et de l’Allemagne (4,3%).

Dynamique des investissements bilatéraux

Les investissements espagnols au Maroc se caractérisent par leur importance économique et leur impact sur l’emploi.

Le stock d’investissements espagnols au Maroc atteint 1.905 millions d’euros fin 2022, générant 27.655 emplois directs.

Le Maroc occupe ainsi la 29e position mondiale des destinations d’investissements espagnols et la première en Afrique, représentant 32% du total espagnol investi sur le continent.

Les secteurs clés de ces investissements sont variés : assurance, construction, fabrication de produits non métalliques, papier et boissons.

Quant aux investissements marocains en Espagne, ils s’élèvent à 152 millions d’euros à fin 2022, créant 667 emplois directs.

Le Maroc est ainsi le 62e investisseur mondial en Espagne et le 5e investisseur africain, représentant 6% du total des investissements africains en Espagne, après l’Afrique du Sud (48%), l’Algérie (15%), la Libye (14%) et l’Égypte (12%).

Ces investissements marocains restent concentrés principalement dans les services financiers, le commerce et les activités immobilières.

Marjane City : une expansion ambitieuse, avec 40 à 45 ouvertures par an

Le groupe Marjane poursuit son développement en misant notamment sur le concept Marjane City, un réseau de supérettes de proximité. Cette stratégie vise à répondre aux nouveaux besoins des consommateurs tout en se différenciant des modèles classiques de la grande distribution et des chaînes d’hyper proximité.

Après déjà six magasins ouverts à Rabat et Casablanca, Marjane ambitionne d’en ouvrir un total de 40 à 45 par an dans les différentes villes du Royaume, apprend-on de sources sûres.

Contrairement à BIM et Kazyon, qui entrent en concurrence directe avec les épiciers de par leur modèle d’hyper proximité axé sur l’agroalimentaire, les magasins Marjane City se concentrent principalement sur les produits frais (fruits, légumes, viandes…), s’appuyant sur l’expertise développée à travers la « filière M« .

Ces supermarchés ultra-urbains de petit format, avec une surface commerciale moyenne de 350 m2, permettent d’effectuer des courses rapides pour répondre aux besoins du quotidien et proposent une offre marché forte pour une clientèle de plus en plus exigeante. Le premier Marjane City a été inauguré en novembre 2023 à Rabat. Après deux ouvertures à Casablanca, le groupe ambitionne d’ouvrir, d’ici la fin de l’année, six nouveaux magasins dans la métropole.

« Le métier de la grande distribution est particulièrement complexe, notamment sur les produits frais », confient nos sources. « Le taux de démarque, c’est-à-dire les produits retirés de la vente, peut avoir un impact considérable. Dans une grande enseigne comme Marjane, ces pertes peuvent être absorbées, mais pour un petit magasin, cela représente un défi majeur ».

Nos sources assurent par ailleurs que le groupe, à travers l’enseigne Marjane City, offre un modèle différent par rapport à l’épicier, qui représente un tissu social important à préserver, d’autant que ce dernier ne vend pas de produits frais, ni de pâtisserie.

Ryad Mezzour : “Le Maroc a une compétitivité comparable à celle de la Chine”

Le ministre de l’Industrie et du commerce Ryad Mezzour s’est exprimé lors de l’allocution d’ouverture de la deuxième édition de la Journée nationale de l’industrie. L’événement s’est déroulé le mercredi 16 octobre à Benguerir. Le ministre a fait un état des lieux de l’industrie au Maroc. Voici quelques chiffres clés.

“Nous sommes passés de 185 milliards de dirhams en 1999 à 800 milliards en 2023. On a quadruplé le chiffre d’affaires”, annonce le ministre de l’Industrie et du commerce. Il explique qu’en termes d’exportations “c’est encore plus impressionnant” puisque le royaume est passé de 61 à 377 milliards de dirhams au cours des 25 dernières années.

44% des emplois dans l’industrie occupés par des femmes

Toujours selon la même source, le Maroc réalise 2 milliards de dirhams de chiffres d’affaires chaque jour, et 1 milliard de dirhams de chiffre d’affaires exporté. 88% de la valeur d’exportations de biens sont des exportations de produits transformés.

Il ajoute aussi que 44% des emplois dans l’industrie sont occupés par des femmes.

Le modèle de développement avait fixé un objectif de 55% d’exportations d’industries complexes. Ce chiffre a été atteint en 2023, alors qu’il était prévu pour 2035.

Le secteur automobile a une croissance à deux chiffres tous les ans et 150 milliards de dirhams de chiffre d’affaires. “On peut multiplier par 5 ce chiffre si on l’intègre à la fabrication de batteries dans le secteur automobile. Et ce dans les 3 prochaines années”, ajoute le ministre.

Pour Ryad Mezzour, le Maroc “a une compétitivité comparable à celle de la Chine, voire quelques fois meilleure”. Le royaume a aussi 69% d’intégration industrielle et 42% d’intégration locale en aéronautique.

Le futur objectif pour les prochaines années est de “pouvoir assembler de manière finale des avions” au Maroc.

Le CMI réduit « significativement » ses commissions auprès des commerçants

Cette décision intervient à la suite de la directive de Bank Al-Maghrib publiée le 25 septembre 2024, qui plafonne désormais le taux d’interchange domestique à 0,65%.

Concrètement, dès le 1er octobre, le CMI annonce avoir « appliqué une baisse significative à l’ensemble des commerçants concernés par cette révision tarifaire, en particulier ceux utilisant ses services d’acceptation tels que les terminaux de paiement électronique, les solutions de paiement en ligne et Tap to Mobile ». Le CMI ne donne pas des précisions exactes sur la baisse.

Le CMI rappelle à tous ses commerçants qu’il est strictement interdit, selon la réglementation en vigueur, de répercuter les frais de commission sur les clients. De plus, l’imposition d’un montant minimum (50 ou 100 DH) pour accepter un paiement par carte est formellement interdite.

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Le CMI lance la solution de paiement « Tap to mobile »

Cette innovation majeure s’accompagne de la généralisation de la dématérialisation des reçus de paiement, indique un communiqué du CMI.

Cette nouvelle technologie transforme les smartphones et les tablettes Android équipés de NFC (Near Field Communication) en terminaux de point de vente basés sur le logiciel Soft POS du CMI, sans contact et sans nécessiter de matériel ou d’infrastructure supplémentaire, explique la même source.

Grâce à « Tap to mobile », les porteurs de cartes bancaires ou de wallets, locaux ou internationaux, peuvent effectuer leurs paiements en approchant simplement leur carte ou leur dispositif mobile (téléphone, smartwatch, …) des smartphones ou tablettes des commerçants dotés de l’application de paiement sécurisée Soft POS fournie par le CMI.

« Le lancement de ‘Tap to mobile’ au Maroc vise à accélérer l’adoption des paiements digitaux et à équiper un nombre croissant de commerçants en leur fournissant des solutions de paiement inclusives. Il jouera également un rôle crucial dans la réalisation des objectifs de la stratégie nationale d’inclusion financière, en facilitant l’accès aux services de paiement pour tous’, explique Rachid Saihi, directeur général du CMI, cité dans le communiqué.

« Visa est très fier de collaborer avec le CMI pour lancer la technologie Soft POS pour la première fois au Maroc. Ce nouveau service d’acceptation changera la donne dans la numérisation des paiements pour les petits commerçants et les artisans, leur permettant de bénéficier des avantages de l’économie numérique, de prévenir les ventes perdues et d’améliorer leur trésorerie en acceptant des paiements sans contact n’importe où et n’importe quand », a ajouté Sami Romdhane, directeur général de Visa au Maroc.

« Conscient de sa responsabilité environnementale », le CMI dématérialise également les reçus de paiement existants. « Cette initiative permettra de réduire considérablement l’empreinte carbone des paiements numériques au Maroc, estimée annuellement à plus de 150 millions de reçus, tout en offrant à nos clients des solutions plus pratiques, sûres et accessibles à tout moment », précise Rachid Saihi, directeur général du CMI.

La politique commerciale du Maroc exposée à l’OMC

Il s’agit d’un exercice réalisé à intervalles réguliers, tous les 5 ou 6 ans, pour chacun des 164 actuels Etats membres de l’organisation.

Ainsi, une forte délégation marocaine, conduite par le Directeur Général du Commerce, Abdelouahed Rahal, prendra part aux travaux de ce 6ème Examen de la Politique Commerciale (EPC) du Maroc.

Cette délégation est composée de représentants des départements de l’Industrie et du Commerce, de l’Economie et des Finances, de l’Investissement, de l’Agriculture et de la Pêche, du Transport, ainsi que de la Direction Générale de la Douane, de l’Office des Changes, de l’Office National de Sécurité Sanitaire des produits Alimentaires, et de la Mission Permanente du Royaume du Maroc à Genève.

Cet Examen, conduit par un « Organe d’examen » représentant les membres de l’OMC, s’inscrit dans le cadre de l’interaction du Royaume avec les mécanismes de cette Organisation multilatérale à vocation commerciale et économique, et ce conformément à l’annexe 3 de l’Accord de Marrakech instituant l’OMC, et établissant le Mécanisme d’examen des politiques commerciales.

Dans cette perspective, l’OMC vient de publier un long rapport sur le Maroc. Ce à quoi s’ajoute une contribution par un rapport du gouvernement sur sa politique commerciale, démontrant la résilience de l’économie marocaine et sa capacité à surmonter rapidement les chocs exogènes et maîtriser ses équilibres macroéconomiques, dans un contexte marqué par la pandémie du Covid-19 et une conjoncture mondiale difficile.

Le Maroc a su asseoir, également, les fondements d’un nouveau modèle de développement multidimensionnel, basé sur la consolidation de la démocratie, le renforcement de la croissance économique et le développement humain, et qui se veut être un plan de développement économique, social et environnemental qui définit l’ambition nationale à l’horizon 2035.

Le rapport, chiffres à l’appui, met une emphase sur l’ouverture de l’économie du Maroc à travers de multiples accords de libre-échange, et sa croissance soutenue malgré des fluctuations conjoncturelles, consolidant sa position en tant qu’économie émergente en Afrique.

Cette expansion a été portée par plusieurs facteurs, notamment la stabilité politique, les réformes structurelles et sectorielles entreprises par le Maroc ces deux dernières décennies ainsi qu’à la diversification de l’économie et l’amélioration de la compétitivité.

Aussi, cet EPC du Maroc constituerait une tribune de communication à l’international sur la transformation profonde, durable et inclusive de l’économie nationale ainsi que sa résilience et ses équilibres macroéconomiques malgré des fluctuations conjoncturelles.

Le climat d’affaires, l’ouverture au commerce et le rayonnement de l’économie marocaine au niveau régional et international, seront mises en exergue dans le cadre desdits travaux.

Il s’agit de marquer l’avancement et les réalisations accomplis par le Maroc depuis son dernier examen de politique commerciale qui a eu lieu en 2016, y compris en termes de politique industrielle dynamique, visant le renforcement de l’intégration des filières industrielles et leur inscription dans une démarche d’innovation, consolidant le positionnement du Royaume comme base industrielle décarbonée et compétitive.

Créations d’entreprises : un démarrage maussade en janvier 2024

En 2023, les créations d’entreprises avaient stagné avec 93.675 entités enregistrées. A fin janvier 2024, le nombre d’entreprises créées a reculé de près de 2% par rapport au même mois en 2023 à 6.969 créations. Il s’agit, pour un mois de janvier, du chiffre le plus bas depuis 2017 et qui est en constante baisse depuis 2019.

Parmi ces nouvelles créations en 2024, 4.766 sont des entreprises personnes morales et 2.203 sont des entreprises personnes physiques.

Les deux tiers, soit 66,4% des entreprises créées en janvier 2024, sont des sociétés à responsabilité limitée à actionnaire unique (SARLAU), une tendance qui ne fait que s’accroître depuis plusieurs années. Pour rappel, lors du même mois cinq ans auparavant, 59,5% des entreprises créées étaient des SARLAU.

Un regain d’intérêt pour les entreprises du BTP

Dans le sillage des bonnes perspectives qui se dressent pour le secteur du « BTP et activité immobilières » avec la CAN et la CDM 2030, la part des créations d’entreprises dans ce secteur a progressé, passant de 15,97% en janvier 2023 à 17,66% en janvier 2024. Le secteur vient même détrôner celui des « services divers » à la seconde position des secteurs les plus attractifs.

Le secteur du commerce continue de perdre son attractivité malgré sa position de secteur le plus attractif. 36% des entreprises créées en janvier œuvrent dans ce secteur, contre 38,27% en janvier 2023.

Casablanca-Settat capte 27% des créations d’entreprises

La région de la capitale économique a dénombré 1.884 nouvelles entreprises créées en janvier 2024, soit 27% du total. Une part en baisse par rapport à l’année dernière, où la région accaparait 29,5% des créations d’entreprises.

Suit la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 1.164 créations, soit 16,7%. Une part en hausse par rapport à 2023 où elle se fixait à 15,4%

La région Marrakech-Safi arrive en troisième position avec 823 entreprises enregistrées courant du premier mois de l’année, soit 11,8% du total contre 11,3% en janvier 2023.

La légère baisse globale des créations d’entreprises en janvier est causée par plusieurs facteurs, notamment le phénomène durable d’incertitude depuis 2022.

Un contexte global encore défavorable pour les entrepreneurs et un accompagnement faible

Avec le début de la guerre en Ukraine, l’inflation et l’incertitude se sont installées de façon durable dans le monde. Pour Zakaria Fahim, président de l’Union des auto-entrepreneurs Bidaya, « il est clair que le contexte n’arrange rien. A la base, il n’y a pas une culture de l’entrepreneuriat ; beaucoup y vont par défaut car ils ne trouvent pas d’emploi dans le salariat. Et quand ils y vont, malheureusement, ils ne sont pas très bien armés. Si en plus de cela, le contexte est compliqué, avec une inflation qui s’est maintenue un certain temps à un niveau élevé, ça n’arrange rien ».

Pour lui, la stagnation du nombre de créations d’entreprises provient également d’un échec dans le développement du statut d’autoentrepreneur, censé être l’antichambre de la création d’entreprise. « Des erreurs ont été commises sur ce statut, notamment une paupérisation qui a été faite en limitant à 80.000 dirhams le chiffre d’affaires réalisable avec un seul client. Il y a eu le sentiment de devoir payer 30% à partir de 80.000 dirhams même si l’on est une toute petite entreprise. Les gens ont perdu confiance ; je crois qu’il y a un lien de causalité entre ces erreurs et les baisses de créations d’entreprises. L’auto-entrepreneuriat est l’antichambre de la création d’entreprise », explique Zakaria Fahim.

Pour notre interlocuteur, un accompagnement est nécessaire pour faire redémarrer les créations d’entreprises et permettre aux petits entrepreneurs de développer leurs marchés. « Souvent ils n’ont pas les codes, ni l’accompagnement adéquat pour s’en sortir, c’est pourquoi il faut revoir cette politique d’accompagnement de la TPME. Il y a une culture commerçante qui vise à vendre ce que l’on sait que le marché va consommer, et non une culture où l’on communique, où on promeut et on market le produit avant de vendre. Il y a un manque de valorisation. Il ne faut pas non plus donner de l’argent sans avoir un accompagnement non-financier », conclut-il.

https://medias24.com/2024/03/27/ompic-pres-de-7-000-entreprises-creees-a-fin-janvier-2024/

Le Maroc et la Chine explorent les moyens de renforcer leurs relations commerciales

Cette visite s’inscrit dans le cadre de la consolidation et du renforcement des relations bilatérales entre le Maroc et la  Chine, indique un communiqué du ministère de l’Industrie et du commerce.

Se félicitant de la « qualité de la coopération entre les deux pays » et afin de tirer le meilleur profit des opportunités importantes de mise en synergie, les deux pays se sont accordés sur la nécessité de raffermir davantage leur partenariat économique et commercial, en l’inscrivant dans une démarche « innovante, coordonnée, plus efficace et plus percutante ».

A cet effet, Ryad Mezzour a plaidé pour une approche partenariale commerciale maroco-chinoise repensée en faveur d’une accessibilité renforcée des entreprises marocaines sur le marché chinois, pour une compétitivité partagée et qui tient compte des défis qu’impose la conjoncture économique actuelle sur le plan international. L’objectif, a-t-il souligné, est de développer un partenariat commercial gagnant-gagnant en veillant, constamment, à observer une convergence objective des intérêts respectifs.

De son côté, Wang Wentao a souligné l’intérêt que représente le Maroc pour son pays en tant que « destination compétitive d’investissement et de production », mettant en avant l’opportunité de renforcer la coopération triangulaire Maroc-Afrique-Chine pour la prospérité et la compétitivité de tous.

Rob Butler nommé envoyé commercial du Royaume-Uni au Maroc

« Dans le cadre de l’accord d’association Royaume-Uni-Maroc, le commerce est à son plus haut niveau. Cette nomination démontre l’engagement du Royaume-Uni à renforcer nos relations bilatérales », a annoncé l’ambassadeur du Royaume-Uni au Maroc.

« Honoré et ravi d’avoir été nommé envoyé commercial du Premier ministre au Maroc. Les relations entre nos deux pays sont déjà extrêmement fortes. J’ai hâte de jouer mon rôle dans la création de davantage d’opportunités commerciales qui créent des emplois et génèrent de la richesse pour le Royaume-Uni et le Maroc », a déclaré de son côté Rob Butler.

OMPIC : 64% des entreprises nouvellement créées sont à associé unique

Selon les dernières statistiques de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), la création d’entreprises en personne physique ou morale, à fin septembre 2023, demeure stable par rapport à la même période en 2022.

Au total, 69.414 entreprises en personne physique ou morale ont été créées sur les neufs premiers mois de l’année. Un niveau très semblable, à quelques dizaines près, au niveau observé à fin septembre 2022. Parmi ces entreprises, 47.523 sont des entreprises en personne morale et 21.891 sont des entreprises en personne physique. Les parts des entreprises en personne morale et celles en personne physique, dans le total des entreprises créées, sont similaires à celles de l’an dernier.

À fin septembre 2023, on observe une démocratisation constante des créations d’entreprises à actionnaire unique, les SARLAU. Elles représentent 64% des entreprises créées contre 35,4% pour les SARL (société à responsabilité limitée, ndlr). Notons qu’il y a dix ans, à fin septembre 2013, 49,7% des entreprises créées étaient des SARL et 47,8% des SARLAU.

Des créations de plus en plus nombreuses dans le secteur des services

En termes de répartition, les créations, à la fin du troisième trimestre 2023, se maintiennent dans les secteurs habituels. Au total, 35,85% des entreprises créées concernent le commerce, 18,63% les services divers, et 17,43% le BTP et les activités immobilières.

Des chiffres qui demeurent globalement alignés sur ceux observés à la même période l’an dernier. Le commerce regroupait 35,8% des créations d’entreprises, suivi des services divers avec une part de 18,2% et enfin le BTP avec 16,68%.

La région Casablanca-Settat rassemble près de 29% des créations d’entreprises

Parmi les 69.414 créations d’entreprises enregistrées, près de 29% se situaient dans la région de Casablanca-Settat. Au total, 19.912 entreprises y ont été créées à fin septembre. La région connaît un dynamisme semblable à celui de la même période l’an dernier, en amélioration d’un point. À la même période en 2022, elle regroupait 27,8% des créations d’entreprises.

La seconde région qui regroupe le plus grand nombre de créations d’entreprises est Tanger-Tétouan-Al Hoceima, avec 10.095 entreprises créées sur la période, soit 14,5% du total. Cette part a très légèrement augmenté par rapport à la même période l’an dernier, où la région du Nord abritait 14% du total des entreprises créées.

En troisième position vient la région de Rabat-Salé-Kénitra avec 8.164 entreprises créées à fin septembre 2023. Un chiffre en nette baisse par rapport à la même période en 2022 où la région captait 9.389 créations, soit un retrait de 13%. Cette région capte 11,7% des entreprises créées à fin septembre contre 13,5% à la même période l’an dernier.

Plus de 49.000 entreprises créées à fin juin 2023 (OMPIC)

Ces créations d’entreprises sont réparties entre les personnes morales (33.565) et les personnes physiques (15.580), apprend-on du tableau de bord général de l’OMPIC. La classification sectorielle des entreprises créées s’établit comme suit :

– Commerce (36,33%) ;

– Bâtiment et travaux publics (BTP) et activités immobilières (18,83%) ;

– Services divers (17,88%) ;

– Transports (8,11%) ; 

– Industries (7,10%) ;

– Hôtels et restaurants (6,19%) ;

– Technologies de l’information et de la communication (2,83%) ; 

– Agriculture et pêche (1,75%) ;

– Activités financières (0,98%).

Par forme juridique, 63,7% des entreprises créées sont des sociétés à responsabilité limitée à associé unique (SARLAU), 35,9% des sociétés à responsabilité limitée (SARL), 0,2% des sociétés anonymes (SA) et 0,1% des sociétés en nom collectif (SNC).

Par région, Casablanca-Settat accapare 14.272 créations, devançant les régions suivantes :

– Tanger-Tétouan-Al Hoceima (7.268) ; 

– Rabat-Salé-Kénitra (5.777) ; 

– Marrakech-Safi (4.887) ; 

– Fès-Meknès (3.507) ; 

– Souss-Massa (3.099) ;

– L’Oriental (3.046) ; 

– Laâyoune-Sakia El Hamra (2.491) ;

– Draâ-Tafilalet (1.619) ; 

– Béni Mellal-Khénifra (1.563) ; 

– Dakhla-Oued Ed-Dahab (1.193) ;

– Guelmim-Oued Noun (423).