Casablanca : pourquoi tous les terrains non bâtis sont désormais taxés à 30 DH/m²

Adopté fin décembre par la commune de Casablanca, le nouveau barème de la TNB est entré en vigueur le 1er janvier 2026 comme prévu, nous confirme Sanaa Jaoui, chargée de la fiscalité au sein de la commune, jointe par Médias24.

Mais bien que cette réforme représente un levier de renforcement des ressources propres et d’incitation à la construction, elle est loin de faire l’unanimité. Plusieurs élus ont appelé en décembre dernier, lors de la tenue de la session extraordinaire du conseil de la ville de Casablanca, à revoir certaines modalités d’application, estimant que la réalité territoriale de Casablanca ne peut être traitée de manière uniforme.

Une réforme fiscale encadrée par la nouvelle loi 14.25

Le relèvement de la TNB s’inscrit dans le cadre de la loi 14.25 modifiant et complétant la loi 47-06 relative à la fiscalité des collectivités territoriales, publiée au Bulletin officiel en juin 2025.

L’article 45 de ce texte introduit une réforme structurelle de la TNB, en instaurant trois niveaux de taxation selon le degré d’équipement des zones, contre deux auparavant.

« Trois circulaires ministérielles ont été publiées pour accompagner l’entrée en vigueur du dispositif. La dernière, la circulaire n° 14969 du 17 octobre 2025, précise les modalités de préparation des décisions communales portant délimitation des zones selon leur niveau d’équipement », avait expliqué Nabila Rmili, maire de Casablanca, durant ladite session extraordinaire.

D’après elle, « cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large visant à rationaliser l’assiette fiscale, à améliorer la lisibilité des prélèvements locaux et à renforcer l’équité fiscale, conformément aux orientations de la loi-cadre 96.19 portant réforme fiscale ».

Fin du zonage urbanistique, place au niveau d’équipement

L’un des changements majeurs introduits par la loi 14.25 concerne le mode de calcul de la TNB. Jusqu’ici, la taxe était déterminée sur la base des plans d’aménagement (zones villas, zones immeubles, etc.). À Casablanca, la TNB était auparavant fixée à 20 DH/m² pour les zones immeubles, et à 12 DH/m² pour les zones villas, les zones industrielles et les autres zones.

Désormais, la TNB est fixée exclusivement en fonction du niveau d’équipement des zones, indépendamment des affectations prévues par les documents d’urbanisme.

Trois catégories sont prévues :

Zones entièrement ou majoritairement équipées (voirie, eau, électricité, assainissement, éclairage public, transport, écoles, centres de santé, collecte des déchets) : la TNB est comprise entre 15 et 30 DH/m².

Zones moyennement équipées, disposant essentiellement des réseaux d’eau, d’électricité et de routes : la TNB est comprise entre 5 et 15 DH/m².

Zones faiblement équipées : la TNB est plafonnée à 2 DH/m².

« La délimitation de ces zones relève d’une décision du président du conseil communal, soumise au visa des autorités compétentes, notamment le gouverneur ou le wali » avait expliqué Nabila Rmili.

Pourquoi tous les terrains non bâtis de Casablanca sont classés en catégorie 1

Selon les explications fournies par la maire de la métropole, « la classification de Casablanca repose sur un travail cartographique réalisé en coordination avec plusieurs administrations et opérateurs publics ».

« Les services fiscaux de la ville se sont appuyés notamment sur :

– les données de la Société régionale multiservices (SRM) pour les réseaux d’eau, d’électricité, d’assainissement et d’éclairage public ;

– les informations de la Direction régionale de la santé concernant la localisation des centres de santé et hôpitaux ;

– les données de Casa Tramway et d’Alsa pour le transport public ».

« La superposition de ces cartes a permis de conclure que l’ensemble des terrains non bâtis de Casablanca se situe dans des zones disposant de la majorité ou de la totalité des équipements requis, justifiant leur classement en catégorie 1« .

« Les décisions qui correspondent à cette classification ont été transmises au wali et visées », soulignait-elle.

Pour sa part, Abdelilah Safadi, président de la commission des finances, de la programmation et du budget au conseil communal, a précisé qu’il a été décidé de fixer la TNB à 30 DH/m² au niveau de tout le territoire de la métropole.

Une information confirmée par Sanaa Jaoui à Médias24. « Nous avons superposé les cartes obtenues auprès de la SRM, de la Direction régionale de la santé et des autres services concernés en une seule carte, mettant en évidence le niveau d’équipement de la métropole. Il en ressort que l’ensemble de la ville, ou du moins la majorité de ses zones, dispose des équipements nécessaires, notamment l’eau, l’électricité, l’assainissement, l’éclairage public, le transport, les écoles et les centres de santé ».

« C’est ce qui explique la classification de la métropole dans la première catégorie et la fixation de la TNB à 30 DH/m² au niveau de tout le territoire casablancais ».

Des ressources approximatives de 300 MDH prévues pour 2026

Pour Abdessadeq Morchid, secrétaire du conseil de Casablanca, intervenant lors de ladite session extraordinaire, « la TNB demeure avant tout une taxe incitative. C’est une taxe provisoire qui dure. Elle vise à encourager la mise en valeur du foncier. Quand le bâtiment fonctionne, toute l’économie suit ».

Et d’ajouter : « La réforme constitue surtout un levier budgétaire important. Les nouvelles grilles tarifaires devraient permettre à Casablanca de mobiliser environ 300 MDH supplémentaires, renforçant sa capacité de financement dans un contexte de pression croissante sur les budgets locaux et de préparation au Mondial 2030″.

Sanaa Jaoui, quant à elle, temporise. « Il s’agit d’un chiffre approximatif, d’autant que plusieurs changements peuvent survenir d’ici à la fin de l’année en cours. Des terrains non bâtis peuvent être construits, tandis que d’autres peuvent être démolis ». Il faudra donc attendre la fin de l’année pour connaître l’impact exact de la révision de cette taxe sur le budget de la ville.

Rappelons toutefois que les recettes issues de cette taxe ont oscillé entre 200 MDH et près de 260 MDH depuis le début du mandat du bureau actuel.

Des disparités territoriales à prendre en considération

Sur le terrain, plusieurs élus estiment toutefois que l’application uniforme du classement en catégorie 1 pose un problème d’équité fiscale. « Des zones comme Ahl Loughlam, Hay Hassani ou Sidi Moumen, bien que partiellement équipées, présentent une faible valorisation foncière », déplorait en décembre Ahmed Brija, élu du conseil de la ville.

Selon un autre élu, « des terrains sont parfois cédés à moins de 500 DH/m² ». « Traiter un terrain à Anfa ou au Maârif de la même manière qu’un terrain à Ahl Loughlam ne reflète donc pas la réalité du marché », estime ce dernier. Dans certains cas, la pression fiscale pourrait dépasser la valeur économique réelle du foncier, notamment pour les grands terrains détenus par plusieurs propriétaires.

Les élus ont donc appelé à réviser le zonage, à introduire des mesures correctives ou à tenir compte de situations sociales et foncières spécifiques, afin d’éviter que la TNB ne devienne un facteur de blocage plutôt qu’un outil de développement.

Terrain à Aïn Sebaâ : Bafella répond aux accusations et détaille son dossier judiciaire

Après avoir consacré un premier article à la version de la commune de Casablanca, et un deuxième à nos propres recherches sur l’historique du terrain, la situation actuelle et la société elle-même, Médias24 poursuit son enquête avec ce troisième volet qui donne la parole à Bafella SARL.

Nous avons pu joindre l’un de ses représentants qui nous a exposé la version des faits de l’entreprise, preuves à l’appui. Nous avons également pu consulter les documents juridiques afférents à ce dossier, dont il nous a parlé.

« Ce terrain appartient à la société Bafella SARL depuis les années 1990 »

Selon notre interlocuteur, « historiquement, le terrain appartient à la société depuis les années 1990″.  Dans un ancien plan d’aménagement, il a été déclaré d’utilité publique pour l’aménagement d’un espace vert, mais qui n’a pas été réalisé.

« Lors de son renouvellement en 2012-2013, le plan d’aménagement de l’arrondissement de Aïn Sebaâ a reconduit ce terrain en espace vert pour la deuxième fois consécutive, ce qui est illégal ».

« La loi est très claire ! », souligne notre source. « Un équipement qui n’a pas été réalisé ne peut être reconduit ».

« La société a alors présenté, en 2013, une requête visant à s’opposer à ce projet d’aménagement urbain, et la Cour de cassation a tranché en sa faveur en mai 2017″.

« La Cour a décidé d’annuler le décret 2.14.191 du 16 avril 2014 approuvant le plan d’aménagement et le règlement y afférent concernant l’arrondissement de Aïn Sebaâ, relevant de la commune urbaine de Casablanca, préfecture Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi, ainsi que la déclaration d’utilité publique publiée au Bulletin officiel n°6248, et ce, partiellement, en ce qui concerne le titre foncier C/8447, situé à Aïn Sebaâ, avec toutes les conséquences légales qui en résultent », lit-on sur ledit jugement, dont nous avons copie.

Dans ce jugement, la société Bafella explique que cette reclassification de son terrain en espace vert « a été programmée en violation des dispositions de l’article 28 de la loi 12-90 relative à l’urbanisme, alors même que le bien avait déjà été précédemment affecté à l’utilité publique par le décret du plan d’aménagement n° 2.89.155 du 17 mars 1989 relatif à Aïn Sebaâ ».

Elle ajoute que « conformément à l’article 28 précité, l’utilité publique prend fin à l’expiration d’un délai de dix ans à compter de la publication au Bulletin officiel du texte approuvant le plan d’aménagement. Il n’est pas permis de procéder à une nouvelle déclaration d’utilité publique pour le même objectif ».

« L’enquête publique pour le nouveau plan d’aménagement de Aïn Sebaâ avait été ouverte le 21 mars et s’était achevée le 19 avril 2013. La société Bafella avait présenté au président de la commune urbaine de Casablanca une requête datée du 3 avril 2013 visant à s’opposer à ce projet d’aménagement urbain. Mais l’administration n’y a accordé aucune attention« .

« Il s’agit donc d’un arrêt définitif« , souligne notre source.

Un projet de campus universitaire et d’hôtel toujours en attente de déblocage

« Sur cette base, Bafella a soumis à la commune, en 2018-2019, un projet de construction d’un campus universitaire et d’un hôtel sur ce terrain« , nous confie notre interlocuteur.

« Après deux ans de tractations, le projet est arrivé à son terme définitif, et a été approuvé par toutes les parties concernées« .

Le projet d’investissement a été déposé sur une plateforme de la commune de Casablanca, gérée par la Direction générale des services communaux. Consulté par nos soins, l’avis de la commission l’ayant examiné (datant de juillet 2021) montre que toutes les parties étaient favorables, à savoir :

– la Lydec ;

– la commune de Casablanca, qui avait précisé sur cet avis que le projet ne soulevait pas d’objections ;

– la préfecture Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi ;

– l’Agence urbaine de Casablanca ;

– Maroc Telecom de Casablanca ;

– le ministère du Tourisme de la région Casablanca-Settat.

« Les complications administratives commencent dès l’arrivée du bureau de Nabila Rmili »

« D’habitude, une fois qu’un projet est autorisé, la société paie ses taxes et récupère ses autorisations », nous explique notre source. « Mais les choses se sont compliquées à l’arrivée de l’équipe de Nabila Rmili, qui a entraîné plusieurs retardements et demandé plusieurs engagements ».

Le représentant de la société Bafella dit avoir été reçu par Nabila Rmili, maire de Casablanca, le 31 décembre 2024, nous assure-t-il.

Il affirme que la maire « lui avait assuré que la société aurait son autorisation rapidement, mais qu’entre-temps, une demande d’annexion, visant à intégrer ce terrain au patrimoine communal de Casablanca avait été signée par elle ».

Le représentant de l’entreprise Bafella fait valoir comme preuve le document de la demande d’annexion adressée par Nabila Rmili au conservateur.

Consultée par Médias24, cette demande concernait l’intégration des voies et des espaces non bâtis inclus dans le plan de lotissement relatif au titre foncier C/8447 dans le domaine communal. Aucune date n’est toutefois indiquée sur ce document.

« Cette demande n’a pas tenu compte de l’arrêt de 2017 de la Cour de cassation qui avait annulé la déclaration d’utilité publique de ce terrain, alors que ce jugement avait bien été reçu par la commune et son président le 12 septembre 2017« .

« Une fois que la demande de la commune a été déposée, le conservateur a appliqué l’article 44 de la loi 57-19 relative au régime du patrimoine immobilier des collectivités territoriales, et a transféré le terrain au nom de la commune« , poursuit notre interlocuteur.

Le retour à la propriété de Bafella

« La société s’est ensuite rendu compte du changement de propriété, et a déposé une demande auprès du tribunal administratif pour remettre le terrain à son état initial, en se fondant sur l’arrêt de la Cour de cassation de 2017, qui avait annulé l’utilité publique de ce terrain et confirmait qu’il lui appartient », raconte notre interlocuteur.

Selon nos informations, ce nouveau recours date d’avril 2025. Le terrain figurait au nom de la commune quelques jours plus tôt, comme le montre un certificat de propriété.

« Le tribunal a statué en notre faveur et a demandé au conservateur de remettre le terrain au nom de la société Bafella« .

Médias24 a consulté un certificat de propriété de ce terrain datant de 2021, soit à l’arrivée de l’actuel bureau du conseil de la ville de Casablanca (fac-similé ci-dessous).

Certificat de propriété du terrain portant le titre foncier C/8447 datant de 2021.

« Au final, le terrain n’est resté, en tout et pour tout, que quelques mois dans le patrimoine de la commune« , résume notre source.

Le terrain est inscrit, actuellement, au nom de la société immobilière Bafella SARL. Ci-dessous un récent titre de propriété obtenu ce 3 décembre 2025.

Certificat de propriété du terrain portant le titre foncier C/8447 datant du 3 décembre 2025.
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Historique, situation actuelle et acteurs impliqués : ce que l’on sait sur le terrain communal transféré à Bafella SARL

Le transfert d’un terrain communal casablancais à la société immobilière privée Bafella SARL suscite une vive polémique depuis plusieurs jours.

Lors d’une session extraordinaire du conseil de la ville, tenue le 2 décembre, Houcine Nasrollah, vice-président en charge du patrimoine et des affaires juridiques, était longuement revenu sur ce dossier. Médias24 a relayé fidèlement ses déclarations dans un précédent article.

Dans cet article, nous allons plus loin en répondant aux questions suivantes : que s’est-il réellement passé ? Que fait exactement Bafella SARL, et qui sont ses dirigeants ? Où en est le dossier aujourd’hui ?

En fait, le terrain appartenait initialement à une société privée, Bafella SARL. Avant de se retrouver propriété de la commune après un décret qui l’a déclaré d’utilité publique. Puis revenu à son propriétaire initial à la faveur d’une décision de justice.

Historique du terrain

Une affaire incompréhensible aux yeux des élus, qui ont tous exigé des explications lors de la session du 2 décembre. Il s’agit du transfert de propriété d’un bien dénommé « Tiziyi » (تزيى), enregistré sous le titre foncier C/8447 dans l’arrondissement de Aïn Sebaâ.

Le terrain au centre de la controverse se trouve près du nouveau zoo de Aïn Sebaâ. Des élus ont d’ailleurs appelé la maire Nabila Rmili, ce 2 décembre en session extraordinaire du conseil de la ville de Casablanca, à en faire un parking, puisque le zoo n’en dispose pas.

Voici où se trouve le terrain :

Médias24 a obtenu des informations exclusives qui éclairent sur l’historique de cette affaire.

Elle remonte à plusieurs années et illustre les tensions récurrentes autour de l’aménagement urbain et de la gestion du foncier public. Selon nos informations, dans un jugement datant du 3 avril 2025, Bafella SARL a obtenu gain de cause devant le tribunal administratif de Casablanca contre le Conservateur.

En 2017 déjà, elle avait obtenu un arrêt de la Cour de cassation, annulant un décret de 2014 qui déclarait ledit terrain d’utilité publique dans le cadre du plan d’aménagement de l’arrondissement de Aïn Sebaâ. La juridiction avait aussi invalidé, partiellement, la déclaration d’utilité publique publiée en 2014 au Bulletin officiel n° 6248.

En entreprenant les démarches pour investir son bien, elle a constaté que la commune avait procédé, le 5 juillet 2021, à la prise de possession du terrain, en vue de l’affecter à un projet d’espace vert conformément à un plan de lotissement. Par la suite, la propriété a été transférée à la commune de Casablanca, comme le prévoyait une demande d’inscription datant du 24 janvier 2025.

Face à cette situation, Bafella SARL a saisi le Conservateur foncier le 12 mars 2025 pour demander la radiation de cette inscription, estimant qu’elle est illégale puisqu’elle est basée sur un décret déjà annulé par la Cour de cassation plusieurs années plus tôt. Ce que le Conservateur a refusé, arguant que pour radier une inscription, il faut présenter « un contrat ou une décision de justice ayant acquis la force de la chose jugée ». Un argument que la justice jugera infondé par la suite.

En effet, le tribunal administratif de Casablanca a relevé que l’arrêt de la Cour de cassation du 11 mai 2017 a bel et bien annulé le décret servant de base au transfert de propriété. Autrement dit, les autorités locales n’avaient plus aucun fondement juridique pour s’approprier le terrain.

Le tribunal a également souligné que le Conservateur n’a fourni aucune justification valable à son refus, alors même que la loi l’autorise à radier toute inscription contraire à un jugement ayant force de chose jugée.

Dans son jugement, le tribunal administratif de Casablanca a ainsi déclaré la requête de la société Bafella SARL recevable, a annulé la décision du Conservateur prise le 24 janvier 2025, et a ordonné la radiation de l’inscription portée sur le titre foncier C/8447.

Au niveau de la Conservation foncière, ce bien figure à présent au nom de la société immobilière Bafella SARL, alors que plusieurs jours ou semaines plus tôt, il était au nom de la commune de Casablanca.

Où en est le dossier aujourd’hui ?

Jointes par nos soins, des sources proches du dossier nous confient que la commune de Casablanca a « orienté son avocat pour entamer une procédure d’intervention non étrangère au litige (التدخل الغير الخارج عن الخصومة) ».

Nos sources nous assurent qu’il s’agit « d’un conflit qui opposait uniquement la société [Bafella SARL, ndlr] et la Conservation foncière. La commune n’a, à aucun moment, été impliquée dans les étapes de ce dossier. Elle n’a donc pas eu l’occasion de présenter les documents renforçant sa position ».

« C’est pourquoi elle a demandé à son avocat de procéder à cette intervention, afin de réexaminer le dossier devant le tribunal administratif de Casablanca, avec pour objectif de récupérer le terrain au nom de la commune de Casablanca. À ce jour, le terrain concerné reste donc toujours au nom de la société immobilière ».

Et nos interlocuteurs d’ajouter : « En analysant le jugement du tribunal administratif, il apparaît que celui-ci ne se prononce jamais sur un transfert de propriété. Il a simplement ordonné au Conservateur de radier l’inscription effectuée par la commune. À aucun moment il ne lui a été demandé de changer de propriétaire ».

« La demande que la commune a adressée auparavant au Conservateur visait justement à transférer la propriété au nom de la commune. Le tribunal a seulement obligé le Conservateur à répondre favorablement à la demande de l’autre partie [Bafella SARL] de radier cette inscription. Le Conservateur a, lui, interprété cette décision comme un changement de propriétaire, alors qu’elle ne correspond pas à la traduction exacte du jugement ».

Qui est Bafella SARL ?

Outre l’histoire de ce terrain et de sa situation actuelle, qui est Bafella SARL, et qui sont ses dirigeants ? Bafella SARL est une société immobilière, immatriculée le 21 février 2000.

Elle a été fondée principalement par M. A. N. Au fil des ans, le capital a été ouvert aux membres de sa famille.

En 2016, la famille a restructuré ses affaires autour de holdings. Les personnes physiques laissent place à des structures à associé unique : Orchidée Invest, Lys Invest, Fresia Invest, Syflore Invest, Fushia Invest et Aloe Invest.

Notons que la majorité des six sociétés citées ci-haut ont été créées en 2015 et sont gérées par la même famille :

Fresia Invest est gérée par M. H. N., et s’active dans la gestion de valeurs mobilières.

Orchidée Invest  est gérée par M. A. N., et s’active dans le placement et la gestion de valeurs mobilières.

Fushia Invest est gérée par L. N., et s’active dans la location de terrains et d’autres biens immobiliers.

Syflore Invest est gérée par K. N. Elle exerce notamment des activités auxiliaires aux services financiers, à l’exception du secteur de l’assurance et du financement des pensions.

Lys Invest est gérée par F. S., et s’active notamment dans la promotion immobilière.

La nomination du père et de deux de ses fils en qualité de cogérants pour une durée indéterminée a par ailleurs été confirmée.

Nous n’avons toutefois pas été en mesure d’obtenir des informations sur la société  ni sur son gérant.

Notons que la famille est à la tête ou gère d’autres sociétés dans plusieurs secteurs, notamment :

GSM semences (graines de semence Maroc) ;

Manazil Acharaf (promotion immobilière) ;

Sudimex (sud import export) ;

Limouna (conditionnement et emballage des agrumes)…

En conclusion, il s’agit d’un véritable imbroglio juridique. Le terrain appartenant initialement à la société immobilière privée Bafella SARL a été déclaré d’utilité publique en vue de sa conversion en espace vert ou en parking. Or le décret le déclarant d’utilité publique a été annulé par la justice. Il y aura donc dans les semaines ou mois qui viennent une bataille juridique entre les deux parties.

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Casa Région Sport : la commune adopte la création de la société et ses statuts

Réuni en session extraordinaire ce 2 décembre, le conseil de la ville de Casablanca a adopté, à la majorité, la création d’une société des infrastructures sportives « Casa Région Sport » et ses statuts.

Cette société viendra remplacer la Sonarges et Casa Events dans la gestion des grands stades de la région, notamment le Complexe sportif Mohammed V, Laarbi Zaouli ou encore le futur grand stade Hassan II, en cours de construction à Benslimane. Cependant, elle ne sera pas en charge des stades de proximité.

Dans ce cadre, les élus ont appelé la commune à la création d’une société similaire, chargée de la gestion de ces stades de proximité, confrontés à de multiples problèmes.

« Cette société sera créée sur instructions du Chef du gouvernement », a précisé Nabila Rmili, maire de Casablanca à cette occasion. D’autres conventions seront élaborées pour préparer son entrée en service, qui seront probablement examinées lors d’une prochaine session extraordinaire.

En effet, comme expliqué par Médias24 dans un article précédent,  il s’agit d’une vision gouvernementale visant à garantir que la gestion des infrastructures sportives, qui accueilleront les matchs de la CAN 2025, respecte pleinement les normes de la FIFA et de la CAF.

La ville de Casablanca n’est pas la seule concernée. Toutes les villes hôtes de la CAN 2025 connaitront la création d’une société régionale similaire. Ce point est d’ailleurs déjà à l’ordre du jour de la session extraordinaire du conseil de la ville de Tanger, prévu le 5 décembre prochain.

Rappelons que les missions de cette nouvelle société sont les suivantes :

– la gestion, l’exploitation, la maintenance, la réparation, l’aménagement et l’administration des installations sportives réalisées ou prévues dans le cadre de l’organisation de la Coupe d’Afrique (CAN 2025) et de la Coupe du monde 2030, au niveau du territoire de la région ;

– La location et l’exploitation des espaces et salles relevant des installations sportives pour l’organisation de manifestations sportives, culturelles ou récréatives, conformément aux lois en vigueur ;

– la réalisation d’activités commerciales et de services directement liées à l’objet de la société, notamment le marketing, la publicité et la fourniture de services associés à l’exploitation des installations sportives.

– la fourniture de divers services, notamment en matière de billetterie, de contrôle des accès, et autres prestations, sans que cette liste soit limitative ;

– la conclusion de partenariats et conventions de coopération avec les fédérations, clubs, associations sportives, organismes et institutions publics ainsi que des acteurs privés, ainsi que toute opération nécessaire à la réalisation de l’objet de la société, garantissant une exploitation efficace et mutualisée des infrastructures sportives.

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Casablanca créera bientôt « Casa Région Sport », une société qui se chargera de la gestion de ses infrastructures sportives, remplaçant ainsi la Sonarges et Casa Events.

D’après des sources communales contactées par Médias24, la métropole n’est pas la seule ville concernée. « Il s’agit d’une vision gouvernementale, qui sera étendue à toutes les villes qui accueilleront la CAN 2025 et le Mondial 2030, notamment Marrakech, Agadir, Rabat, Fès et Tanger ».

Selon nos interlocuteurs, « les sociétés actuellement chargées de la gestion et de l’exploitation des grands stades dans ces villes et de ceux qui accueilleront les événements prévus en marge de la CAN 2025, notamment la Sonarges, ne sont pas en mesure de fournir des services conformes aux normes exigées par la FIFA et la CAF. C’est ce constat qui a motivé la décision de créer des sociétés régionales ».

Un capital de 20 MDH

Le capital de « Casa Région Sport » s’élève, selon nos sources, à 20 millions de DH (MDH), répartis comme suit :

– L’Etat, à travers le ministère des Finances, à hauteur de 50% ;

– La région de Casablanca-Settat à hauteur de 23%, représentant l’ensemble des communes qui en relèvent ;

– La Fédération royale marocaine de football (FRMF) à hauteur de 18% ;

– La commune de Casablanca à hauteur de 10%.

Son conseil d’administration sera présidé par le Wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia, et composé de représentants de la région, de la commune, et de la FRMF et du ministère des Finances.

Cette nouvelle société gèrera et exploitera le futur stade Hassan II à Benslimane

A Casablanca, cette nouvelle société remplacera la Sonarges et Casa Events dans la gestion des grandes infrastructures sportives, notamment le futur Grand stade Hassan II, en cours de construction à Benslimane, puisqu’il relève de la région de Casablanca-Settat. Elle gèrera également le Complexe sportif Mohammed V, ainsi que les stades Laarbi Zaouli, Père-Jégo et autres.

Par ailleurs, la SDL Casa Events sera mandatée par la commune de Casablanca pour réaliser un diagnostic des stades de proximité notamment, situés sur le territoire de la métropole. Une journée d’étude sera ensuite organisée afin d’adopter une feuille de route pour leur gestion.

À ce stade, la commune attend les conclusions de cette analyse pour décider si la gestion de ces stades sera confiée à la même société, transférée à la Sonarges ou attribuée à un autre acteur. Plusieurs scénarios sont encore à l’étude.

Quant aux conventions signées avec la Sonarges depuis 2023 pour la gestion et l’exploitation du complexe sportif Mohammed V et du stade Laarbi Zaouli, l’incertitude demeure. Sera-t-elle annulée ? La question sera examinée par les élus lors des réunions prévues avec le bureau de la commune ainsi qu’au cours de la prochaine session extraordinaire du conseil de la ville prévue le 2 décembre prochain.

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On en sait un peu plus sur Casa Région Sport. Glissée à l’ordre du jour de la session extraordinaire du 2 décembre du Conseil de la ville, sa création annonce un tournant dans la gestion des équipements sportifs de Casablanca, comme expliqué par Médias24.

À l’approche de la CAN 2025 et du Mondial 2030, la ville s’apprête à rompre avec un modèle éclaté. L’idée d’un opérateur unique, chargé d’unifier la gestion des infrastructures, marque un moment potentiellement décisif pour la métropole et sa région.

Réviser la gestion des infrastructures sportives à Casablanca

La session examinera quatre points qui dessinent les contours de ce nouveau dispositif :

– L’examen et le vote de l’annulation d’une décision relative à une convention de partenariat signée auparavant entre le ministère de l’Éducation nationale et du sport, la wilaya de Casablanca-Settat et la commune de Casablanca pour la délégation de Casa Events pour la gestion et l’entretien des infrastructures sportives dans le territoire de Casablanca.

– L’examen et le vote d’un projet de convention confiant à Casa Events la mission d’étudier l’état des infrastructures sportives et culturelles de Casablanca, de proposer une feuille de route pour leur gestion et d’instaurer des normes unifiées pour leur fonctionnement.

– L’examen et le vote sur la création d’une société des infrastructures sportives « Casa Région Sport » et sur la participation dans son capital.

– L’examen et le vote des statuts de la société « Casa Région Sport ».

Selon nos informations, cette société viendra remplacer la Sonarges et Casa Events dans la gestion des infrastructures sportives relevant de la commune. Les terrains de proximité ne sont toutefois pas concernés.

Un cadre juridique

Médias24 a consulté les statuts de cette société. Casa Région Sport sera une société anonyme (SA), régie par la loi 17‑95, relative aux sociétés anonymes, et ses modifications. On ne connaît pas encore le capital ni la composition du tour de table.

Mais ce qu’on peut dire à ce stade, c’est que le modèle en discussion est différent du système actuel, souvent jugé dispersé. À ce jour, deux sociétés gèrent les infrastructures sportives de Casablanca, à savoir la Sonarges et Casa Events. La délégation de ce secteur à une seule société permettra d’assurer une gestion unifiée de ces équipements.

Les principales missions de Casa Région Sport

Le périmètre d’action défini pour Casa Région Sport est large. Il implique la gestion, l’exploitation, l’entretien et la valorisation des installations sportives, mais aussi la location et l’exploitation d’espaces pour des événements sportifs, culturels ou récréatifs, des activités commerciales et des services autour des installations (marketing, billetterie, contrôle d’accès, etc.), des partenariats avec des fédérations, des clubs, des associations, et des institutions publiques ou privées.

Plus en détail, voici les missions, proposées à ce stade, pour cette nouvelle société :

– la gestion, l’exploitation, la maintenance, la réparation, l’aménagement et l’administration des installations sportives réalisées ou prévues dans le cadre de l’organisation de la Coupe d’Afrique (CAN 2025) et de la Coupe du monde 2030, au niveau du territoire de la région ;

– La location et l’exploitation des espaces et salles relevant des installations sportives pour l’organisation de manifestations sportives, culturelles ou récréatives, conformément aux lois en vigueur ;

– la réalisation d’activités commerciales et de services directement liées à l’objet de la société, notamment le marketing, la publicité et la fourniture de services associés à l’exploitation des installations sportives.

– la fourniture de divers services, notamment en matière de billetterie, de contrôle des accès, et autres prestations, sans que cette liste soit limitative ;

– la conclusion de partenariats et conventions de coopération avec les fédérations, clubs, associations sportives, organismes et institutions publics ainsi que des acteurs privés, ainsi que toute opération nécessaire à la réalisation de l’objet de la société, garantissant une exploitation efficace et mutualisée des infrastructures sportives.

C’est, entre autres, de quoi devait se charger la Sonarges, notamment au niveau du complexe sportif Mohammed V de Casablanca, depuis 2023.

Conseil d’administration et durée et gouvernance

Le conseil d’administration de cette société devra se composer de 3 à 12 membres. Le président du conseil d’administration doit obligatoirement être une personne physique, élue sur proposition du conseil. Des comités techniques internes pourraient également être créés pour étudier des dossiers spécifiques.

La société sera créée pour une durée de 99 ans, à partir de son immatriculation au registre de commerce, sauf dissolution anticipée ou prolongation.

Par ailleurs, bien qu’elle soit créée en fin d’année, ses statuts soulignent qu’exceptionnellement, sa première année financière démarrera dès son enregistrement au registre de commerce pour s’achever le 31 décembre de la même année. Lors d’une année normale, l’année financière de la société commence le 1er et s’achève le 31 décembre.

Si le projet offre une base juridique claire, sa réussite dépendra largement de la gouvernance et de la capacité des différentes parties, notamment les autorités publiques et les élus, à travailler ensemble, sans retour aux pratiques anciennes.

Casa Région Sport : la commune doit trancher un virage majeur dans la gestion des stades

La commune de Casablanca tiendra, le 2 décembre prochain, une session extraordinaire pour l’examen de plusieurs projets relatifs notamment à la réalisation et à l’aménagement d’équipements sportifs au niveau de différents arrondissements, des projets socio-économiques, plusieurs points portant sur la gestion des équipements et des services publics ainsi que des projets de plan d’aménagement.

À la demande du wali de la région Casablanca-Settat, Mohamed Mhidia, la commune devrait également examiner la création d’une nouvelle société pour la gestion des équipements sportifs.

Vers la création de la société « Casa Région Sport »

Dans un courrier adressé le 24 novembre à Nabila Rmili, présidente du conseil de la ville de Casablanca, Mohamed Mhidia l’appelle à introduire un nouveau point à la session extraordinaire de ce 2 décembre.

Ce point concerne la création d’une nouvelle société dédiée aux équipements sportifs à Casablanca, baptisée « Casa Région Sport ». Celle-ci sera chargée de la gestion, de l’exploitation, de l’entretien ainsi que de la valorisation des infrastructures sportives de la ville.

Selon des sources bien informées jointes par nos soins, l’idée est de remplacer la Société nationale de réalisation et de gestion des équipements sportifs (Sonarges) et Casa Events, qui gèrent les différentes infrastructures sportives de la métropole, par cette nouvelle société.

Des réunions internes pour se pencher sur les contours du projet

À l’heure de la publication de cet article, un certain flou persistait autour de cette société et de l’étendue exacte de ses prérogatives.

Selon des élus de la ville, contactés par Médias24, la maire a tenu, ce mercredi 26 novembre, une réunion avec son bureau pour discuter davantage de ce point, de ses implications et de ses détails. Ces derniers, ne disposant pas encore des détails du projet, attendent encore la tenue de cette réunion.

Une réunion de la commission des affaires sociales, culturelles, sportives et sociales de la commune est par ailleurs prévue le vendredi 28 novembre prochain. Ses membres y prendront connaissance des détails du projet et procéderont à son examen.

Plusieurs questions en suspens

Plusieurs questions restent ainsi en suspens concernant ce projet :

– Cette nouvelle société remplacera-t-elle réellement la Sonarges et Casa Events ? Sera-t-elle en charge de toutes les infrastructures sportives de la métropole, ou d’une partie seulement ?

– Si oui, quelles sont les raisons du retrait de la gestion et de l’exploitation de ces infrastructures, notamment à la Sonarges, alors que cela fait à peine deux ans qu’elle s’était vu confier la gestion du stade Mohammed V, de la Casablancaise des sports et du stade Larbi Zaouli ?

– Que signifie exactement ce retrait ?

– Entrera-t-il en vigueur avant la CAN 2025, prévue de démarrer le 21 décembre ?

– Si oui, cela ne risque-t-il pas de perturber la gestion de ces stades lors de cet événement d’envergure ?

– Quelles sont aujourd’hui les infrastructures gérées par la Sonarges et celles encore administrées par Casa Events ?

– La wilaya vise-t-elle à unifier la gestion de ces équipements afin d’en améliorer le service, la performance et la rentabilité ?

– Dans cette optique, pourquoi la gestion de l’ensemble des stades de la ville n’a-t-elle pas été confiée directement à la Sonarges, qui a pour mission d’exploiter et de gérer les grands stades du Royaume ?

En effet, la Sonarges s’est vu confier la gestion du Complexe sportif de Casablanca en 2023 à la suite d’une convention signée notamment avec la commune. Il s’agit d’une convention de dix ans, qui devait être évaluée après cinq ans. Rappelons que la gestion de ce stade relevait auparavant de Casa Events. Elle avait donné lieu à plusieurs couacs.

Par ladite convention, la commune a ainsi mis à la disposition de la Sonarges le Complexe et ses installations pour sa gestion, sa réhabilitation et son entretien, en préparation à la CAN. Parmi les engagements de cette société, dans le cadre de cette convention, figurait ce qui suit :

– la gestion et l’entretien du Complexe pendant toute la durée de la convention ;

– l’exploitation, la commercialisation et la direction artistique des événements sportifs organisés au niveau du Complexe, tout en garantissant leur sécurité ;

– la mise en place de programmes continus d’entretien du Complexe et de ses installations, tout en les rénovant pour garantir la qualité et la continuité des services ;

– la signature de contrats d’assurance qui couvrent tout le Complexe et ses installations, ainsi que ses équipements, les ressources humaines qui y travaillent et les événements sportifs qui y sont organisés ;

– la coordination avec l’arrondissement d’Anfa pour les événements sportifs et culturels qui seront accueillis par le Complexe ;

– la coordination avec les associations, clubs sportifs, universités et autres organismes qui exploitent le Complexe et ses installations de manière régulière ou à titre périodique ;

– assurer des recettes fixes au Complexe, en signant des conventions et des contrats de publicité.

La Sonarges s’est également vu confier, en 2024, la gestion du stade Larbi Zaouli et de ses équipements pour une durée de dix ans, ainsi que la Casablancaise des sports, récemment rénovée. Elle devait par ailleurs prendre en charge d’autres stades de la métropole, mais aucune information détaillée n’a été communiquée à ce sujet.

Qu’en est-il de Casa Events ? Gère-t-elle encore des infrastructures sportives majeures à Casablanca ? Son portail n’étant pas actualisé, il est difficile de connaître précisément l’étendue de ses missions actuelles.

Affaire à suivre…

Casablanca advertising: 200 million dirhams in revenue, reform to curb illegality

In Casablanca, the outdoor advertising market has long been marked by uneven practices, occasional illicit occupation of public space, and a strong concentration in central districts.

The sector is currently undergoing a major overhaul as Casablanca prepares to host major events such as the 2025 Africa Cup of Nations and the 2030 World Cup. Regulation of this sector has become a significant economic and aesthetic issue.

In this context, Malika Mezzour, Vice President of the City Council for economic affairs, explains to Medias24 the reform launched, the issues flagged in 2021 when the current council took office, and the municipality’s ambitions to structure a market worth more than 200 million dirhams in annual revenue.

Strong concentration in central districts, while other areas remain under-equipped

Medias24: What is the current state of Casablanca’s outdoor advertising market?

Malika Mezzour, Vice President of the Casablanca City Council for economic affairs: Casablanca’s outdoor advertising market is vast, dynamic, and undergoing major changes. It now comprises several categories:

Together, these categories make up the advertising domain. Several operators are active, with a strong concentration in central districts such as Anfa, Maarif, Sidi Belyout, while other areas remain under-equipped.

Our objective is clear. We aim to rebalance the use of public space across a metropolitan area, notably through zoning with more attractive fees in less-demanded districts, to encourage investors and ease saturation in the city center.

– Since your election in 2021, what key issues did you face at the outset?

– Upon our arrival, we found a market that was insufficiently structured and lacking transparency. LED screens were not authorized, and therefore neither declared nor subject to municipal fees. Some operators occupied public space without regularizing fees, creating unfair competition for compliant companies.

We then acted on three major fronts:

Nearly 40% of Casablanca’s potential advertising revenue was slipping away from the municipality.

The objective was to combat tax evasion, often tied to unjustified fee increases. This phase was conducted in a spirit of partnership and dialogue, to establish a clearer, fairer, and genuinely win-win market.

This approach allowed the city to secure revenue, and operators to benefit from a stable environment to invest, innovate and create jobs.

– You mentioned securing revenues. What proportion of municipal revenues currently comes from this sector, and how much do you estimate is lost due to illegal or poorly regulated advertising?

– The advertising domain generates around — or even more than — 200 million dirhams (MDH) a year. It is one of the municipality’s main own resources. Historically, nearly 40% of the potential revenue was lost to the community through illegal or undeclared activities.

Our priority now is to secure and sustain these revenues. An organized sector also benefits operators, as stability and visibility enable them to expand their activities, directly contributing to supporting the local economy and jobs.

– How is the market currently managed? Does the municipality directly oversee the spaces, or are they delegated to private operators?

– The municipality remains the owner of the public domain. Use of locations is governed by authorizations and agreements that regulate installation, aesthetic and technical standards, and tax fees.

These agreements, issued before 2021, remain valid as long as the operator’s tax status is compliant. Since 2021, no new authorizations have been granted in the public domain, except for relocations imposed by urban development works, to respond to citizens’ complaints, or to accommodate the introduction of new 4×3 LED screens.

– A new specifications document for operating in this market is being prepared. At what stage is the process?

– Indeed. Under law 57-19 [on the regime of real estate assets of local authorities, Editor’s note] concerning temporary occupation of the public domain, we [the city council, Editor’s note] have developed two specifications documents, approved by the Council.

The new specifications will take into account major events, including the 2025 Africa Cup of Nations and the 2030 World Cup

They will take effect once approved by the competent authorities, following regulatory clearance and official publication.

The locations set out in these specification documents correspond to media previously removed because operators were in irregular tax situations, to preserve the municipality’s tax potential.

– What are the main innovations planned in these new specifications? Do they take into account major events scheduled in the city, including the 2025 Africa Cup of Nations and the 2030 World Cup?

– The new specifications include several innovations, notably:

Coming soon: an integrated system for the advertising sector

– How will these new provisions help the municipality restore order in certain areas of Casablanca?

– In parallel with these new specifications and new regulatory provisions, we have launched a cleanup campaign, based on:

These actions rely on the essential role of local authorities, in accordance with Article 110 of Organic Law 113-14 on municipalities, and Articles 27 and 28 of Law 57-19 governing local authority assets.

We are also preparing an integrated information system linking the three key units, namely economic affairs, tax services, and administrative police. This will allow for smooth, consistent, and real-time control.

– Some areas and boulevards in Casablanca are better equipped with advertising media than others. Is the city planning to expand coverage in less‑equipped districts, and is there a clear roadmap?

– Yes. A territorial rebalancing plan is underway to deploy modern media across the districts.

– The city aims to ease congestion in central areas, boost the local economy and ensure equitable visibility.

– An aesthetic charter will guide the rollout to guarantee harmonious integration.

– What about prices? How does the municipality plan to make this market a stable and sustainable source of municipal revenue?

– The city council’s vision rests on three pillars:

We aim for an attractive, balanced, and responsible market, both an aesthetic showcase of Casablanca and a sustainable economic engine, with potential to generate more than 200 million dirhams annually for the benefit of residents.

Affichage publicitaire à Casablanca : plus de 200 MDH de recettes communales, une réforme en cours pour freiner l’illégalité

À Casablanca, le marché de l’affichage publicitaire a longtemps été marqué par des pratiques hétérogènes, une exploitation parfois illégale et une forte concentration dans les quartiers centraux.

Il est aujourd’hui au cœur d’une refonte majeure, alors que la ville se prépare à accueillir des événements d’envergure tels que la CAN 2025 et le Mondial 2030. La régulation de ce secteur devient un enjeu économique et esthétique de premier plan.

C’est dans ce contexte que Malika Mezzour, vice-présidente du Conseil de la ville chargée des affaires économiques, détaille pour Medias24 la réforme engagée, les problématiques identifiées en 2021 à l’arrivée du bureau actuel, ainsi que les ambitions de la commune pour structurer un marché qui génère plus de 200 MDH de recettes communales par an.

Forte concentration dans les arrondissements centraux, tandis que d’autres zones restent sous-dotées

Médias24 : Comment se présente aujourd’hui le marché de l’affichage publicitaire à Casablanca ?

Malika Mezzour, vice-présidente du Conseil de la ville de Casablanca chargée des affaires économiques : Le marché casablancais de l’affichage publicitaire est vaste, dynamique et en pleine mutation. Il se compose désormais de plusieurs catégories :

L’ensemble constitue le produit du domaine publicitaire. Plusieurs opérateurs sont actifs, avec une forte concentration dans les arrondissements centraux (Anfa, Maarif, Sidi Belyout), tandis que d’autres zones restent sous-dotées.

Notre objectif est clair. Nous souhaitons rééquilibrer l’occupation du domaine public à l’échelle métropolitaine, notamment via un zonage avec des redevances plus attractives dans les zones moins demandées, afin d’encourager les investisseurs et de désaturer le centre.

– Votre bureau a été élu en 2021. Quelles ont été les principales problématiques que vous avez identifiées dès votre prise de fonction ?

– A notre arrivée, nous avons trouvé un marché insuffisamment structuré et peu transparent. Les écrans LED n’étaient pas autorisés, donc ni déclarés ni redevables, et certains opérateurs occupaient le domaine public sans régularisation des redevances, créant un dumping au détriment des sociétés en règle.

Nous avons alors agi sur trois axes majeurs :

Près de 40% des revenus potentiels de l’affichage à Casablanca échappaient à la collectivité 

L’objectif était de limiter la fraude fiscale, généralement liée à des hausses injustifiées des redevances. Cette phase a été menée dans un esprit de partenariat et de dialogue, afin d’établir un marché plus clair, plus juste et véritablement win-win.

Cette approche a permis à la ville de sécuriser ses recettes, et aux opérateurs de bénéficier d’un environnement stable pour investir, innover et développer l’emploi.

– Vous avez parlé de sécurisation des recettes. Quelle part des recettes communales provient aujourd’hui de ce secteur et à combien estimez-vous les pertes dues à l’affichage illégal ou mal encadré ?

– Le produit du domaine publicitaire avoisine, voire dépasse, 200 millions de dirhams (MDH) par an. C’est d’ailleurs l’une des premières ressources propres de la commune. Historiquement, près de 40% du potentiel échappait à la collectivité à cause de l’illégal ou du non-déclaré.

Notre priorité est aujourd’hui de sécuriser et de pérenniser ces recettes. Un secteur organisé est également bénéfique aux opérateurs, puisque la stabilité et la visibilité leur permettent de développer leur activité, ce qui contribue directement à soutenir l’économie locale et l’emploi.

– Comment est organisée la gestion du marché actuellement ? La commune gère-t-elle directement les espaces ou les délègue-t-elle à des sociétés privées ?

– La commune demeure propriétaire du domaine public. L’exploitation des emplacements se fait via des autorisations et conventions qui encadrent aussi bien l’implantation que les obligations esthétiques et techniques et les redevances fiscales.

Ces conventions existaient avant 2021 et restent actives tant que la situation fiscale de l’exploitant est régulière. Depuis 2021, aucune nouvelle autorisation n’a été délivrée dans le domaine public, sauf pour les changements d’emplacements imposés par les travaux d’aménagement urbain, pour répondre aux réclamations des citoyens, et pour accompagner l’introduction des nouveaux supports LED 4×3.

– Un nouveau cahier des charges pour l’exploitation de ce marché est en préparation. Où en est le processus ?

– En effet. Dans le cadre de la loi 57-19 [relative au régime du patrimoine immobilier des collectivités territoriales, NDLR] portant notamment sur l’occupation temporaire du domaine public, nous [le conseil de la ville, NDLR] avons élaboré deux cahiers des charges, votés par le Conseil de la ville.

Les nouveaux cahiers des charges prendront en compte les grands événements, notamment la CAN 2025 et le Mondial 2030

Ils entreront en vigueur une fois validés par les instances compétentes, après obtention du visa réglementaire et publication officielle.

Les emplacements prévus dans ces cahiers des charges correspondent à des supports retirés auparavant parce que les exploitants étaient en situation fiscale irrégulière, afin de préserver le potentiel fiscal de la commune.

– Quelles sont alors les principales nouveautés prévues par ces nouveaux cahiers des charges ? Prennent-ils en considération les grands événements prévus dans la ville, notamment la CAN 2025 et le Mondial 2030 ?

– Ces nouveaux cahiers des charges prévoient plusieurs nouveautés, notamment :

Bientôt un système d’information intégré pour superviser le secteur de l’affichage

– Comment ces nouvelles dispositions permettront-elles à la commune de mettre fin à l’anarchie dans certaines zones de Casablanca ?

– En parallèle avec ces nouveaux cahiers des charges et des nouvelles dispositions réglementaires, nous avons lancé une opération d’assainissement globale. Elle repose sur :

Ces actions s’appuient sur le rôle essentiel des autorités locales, conformément à l’article 110 de la loi organique 113-14 relative aux communes, et aux articles 27 et 28 de la loi 57-19 relative au régime du patrimoine des collectivités territoriales.

Nous préparons également un système d’information intégré reliant les trois unités clés, à savoir les affaires économiques, les services fiscaux et la police administrative. Cela permettra un contrôle fluide, cohérent et en temps réel.

– Certaines zones et certains boulevards de Casablanca sont mieux dotés en affichage publicitaire par rapport à d’autres. Casablanca envisage-t-elle d’étendre l’affichage dans les zones moins dotées ? Y a-t-il une feuille de route claire dans ce sens ?

– Oui. Un plan de rééquilibrage territorial est en cours pour déployer des supports modernes dans les arrondissements.

L’objectif de la ville est de désencombrer les zones centrales, de dynamiser l’économie locale, et d’offrir une visibilité équitable sur tout le territoire.

Une charte esthétique accompagnera ce déploiement pour garantir une intégration harmonieuse des supports.

– Quid des prix ? Quelle est la stratégie de la commune pour faire de ce marché une source stable et durable de revenus municipaux ?

– La vision du conseil de la ville est claire dans ce sens, elle repose sur trois piliers suivants :

Nous voulons un marché attractif, équilibré et responsable, à la fois vitrine esthétique de Casablanca et moteur économique durable, capable de dépasser largement les 200 MDH/an au service des Casablancais.

 

 

Un budget de 5,3 MMDH pour la ville de Casablanca en 2026

Le conseil de la ville de Casablanca a tenu ce 22 octobre la deuxième réunion de sa session ordinaire. Parmi les principaux points votés, son budget au titre de l’année 2026, lequel est en augmentation de plus de 200 millions de DH par rapport à l’année précédente, où il s’établissait à 5,04 MMDH.

« Le budget n’est pas simplement un ensemble de chiffres », a déclaré, lors de cette session, la présidente du conseil, Nabila Rmili. « Il traduit les efforts des élus pour mettre en œuvre des projets structurants, qui nécessitent des investissements ».

« Pour l’élaboration du budget au titre de l’année 2026, le conseil a pris en compte plusieurs considérations », a-t-elle souligné, « afin d’assurer un équilibre entre les revenus et les dépenses, entre les différents arrondissements, entre les besoins et les ambitions, entre les différents axes de travail mais aussi, entre les dettes et les engagements ».

« Un ensemble de mesures ont également été prises pour rationaliser les dépenses, en se concentrant sur les projets prévus d’être réalisés dans le cadre des conventions avec les sociétés de développement local (SDL), ou par les services de la commune elle-même ».

Un budget en augmentation de 4% en 2026

D’après Nabila Rmili, les revenus du conseil au titre de l’année 2026, y compris les comptes spéciaux, sont estimés à 6,520 MMDH.

« Le budget de la commune de Casablanca continue de croître d’année en année », a-t-elle rappelé. « À notre arrivée, nous avons démarré avec 3,5 MMDH. En 2025, nous avons atteint 5,040 MMDH. Et en 2026, nous ambitionnons d’atteindre 5,255 MMDH« .

Nabila Rmili a également salué le travail de Sanaa Jaoui, vice-présidente du conseil chargée notamment du recouvrement, grâce à qui « le recouvrement au profit de la ville de Casablanca a connu une augmentation de 40% entre 2022 et 2025″.

« Nous sommes passés de 900 MDH en 2022 à 1,5 MMDH en 2025 », a souligné la présidente du conseil. « En 2026, nous ambitionnons d’atteindre 1,6 MMDH. C’est un travail important qui est fait au quotidien, notamment avec l’aide des présidents des arrondissements ».

4,7 MMDH de dépenses obligatoires

Du côté des dépenses, Nabila Rmili a précisé que les dépenses de fonctionnement prévues pour l’année 2026 s’élèvent à 4,7 MMDH. « Ce sont des dépenses obligatoires, nécessaires à la bonne gestion du conseil ».

« Parmi ces dépenses obligatoires, figurent celles relatives au personnel, à l’eau et à l’électricité (300 MDH), à la collecte des déchets ménagers qui a atteint 1,3 MMDH en 2025, et qui passera à plus de 1,6 MMDH en 2026 avec le lancement du projet du centre de valorisation des déchets, dont la gestion coûtera 350 MDH par an ».

« Il y a également le déficit du transport en commun qui est pris en charge par la commune afin d’éviter d’augmenter le prix du ticket de bus et du tramway. Ce déficit s’établit à 220 MDH/an. Il est obligatoire et doit être payé par la commune pour garantir la continuité du service ».

« Les dettes sont également des dépenses obligatoires », a ajouté la maire de Casablanca, précisant qu’en « 2026 elles atteindront 430 MDH« , réparties comme suit :

« Ce sont des dettes accumulées depuis plusieurs mandats par les différents conseils », a-t-elle conclu.

Notons qu’il s’agit, à ce stade, d’un projet de budget, adopté à la majorité en session ordinaire par les membres du conseil de la ville de Casablanca. Pour être validé, puis pouvoir être exécuté, il doit d’abord être visé par le ministère de l’Intérieur. 

Le registre des propriétés foncières de Casablanca finalisé et présenté en février (Rmili)

Le registre des propriétés foncières de la ville de Casablanca devrait être finalisé d’ici février prochain pour le présenter lors de la prochaine session du conseil, assure Nabila Rmili lors de la deuxième réunion de la session ordinaire du conseil de la ville de Casablanca, tenue ce 22 octobre.

La maire de la métropole a souligné qu’un « travail important est actuellement réalisé par Houcine Nasrollah », son vice-président en charge du patrimoine et des affaires juridiques. « Il travaille sur plusieurs opérations de rattachement, concernant des équipements datant des années 60 notamment, qu’il s’agisse de routes, de lotissements ou d’espaces verts ».

« Un grand chantier sera mené dans les prochains jours, pour recenser l’ensemble des terrains relevant de la commune de Casablanca, avant d’entamer l’opération de rattachement », a-t-elle conclu, précisant qu’il « est essentiel que ce registre soit à jour d’ici la prochaine session du conseil, prévue en février ».

Outre le centre de valorisation des déchets, la commune de Mejjatia accueillera une plateforme pour les ferrailleurs

Sans cette opération, le projet de centre de valorisation des déchets de Casablanca restait bloqué. L’acquisition du foncier qui sera dédié à la construction du futur centre de valorisation, révélée en primeur par Médias24, a été confirmée par Nabila Rmili ce 22 octobre, lors de la deuxième réunion de la session ordinaire du conseil de la ville.

580 MDH pour 260 hectares

« Nous avons acquis le terrain dédié à ce centre de valorisation. C’est un terrain de 260 hectares inscrit aujourd’hui au nom de la commune », a-t-elle déclaré.

« Ce terrain nous a coûté 580 millions de DH. Nous avons déjà payé la première tranche, et nous paierons les autres tranches dans les trois prochaines années », précise-t-elle.

Cette acquisition marque le lancement imminent des travaux de construction de ce centre par le groupement Nareva-Hitachi-Yutofo, mettant un terme à des années de calvaire pour les riverains de la décharge de Médiouna, mais aussi pour l’ensemble des Casablancais.

Voici où se situe le terrain qui accueillera ce projet :

Une plateforme pour les ferrailleurs sur 50 ha

Nabila Rmili a par ailleurs annoncé que « 50 ha de ce foncier [de 260 ha, ndlr] seront dédiés à un autre projet important, sur lequel la commune est en train de travailler ».

« Il s’agit d’une plateforme pour les ferrailleurs qui y sera construite, l’objectif étant d’y rassembler toutes les ferrailles de la ville, notamment celles de Ain Sebaa, de Sidi Moumen, et de Sbata ».

« Le projet sera bientôt examiné par les élus du conseil, et son cahier des charges sera élaboré, pour le présenter dans les prochaines sessions du conseil », conclut-elle.