L’agence urbaine de Marrakech relance l’étude de son schéma directeur d’aménagement urbain

C’est la troisième fois en l’espace d’un an que l’Agence urbaine de Marrakech relance l’appel d’offres pour l’achèvement de l’étude du schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) de l’aire métropolitaine du Grand Marrakech.

Le dernier appel d’offres a été lancé en août 2025, alors que l’ouverture des plis était prévue le 1ᵉʳ octobre 2025. Cet appel s’est révélé infructueux en raison de la non-conformité du dossier technique du seul soumissionnaire.

Par rapport à l’appel d’offres précédent, l’agence urbaine a décidé de réduire la durée de l’étude de 19 à 15 mois, ce qui permettra théoriquement de ne pas avoir un impact dans les délais de réalisations précédents. 

L’importance stratégique du SDAU pour la ville de Marrakech et ses environs

La ville de Marrakech s’est récemment dotée de plusieurs plans d’aménagement, dont le dernier en date est celui de Marrakech Ouest, qui ont mis fin à une longue période d’absence de documents d’urbanisme.

Si le plan d’aménagement a une durée de vie de 10 ans, le SDAU, quant à lui, fixe les orientations de l’urbanisme sur un horizon bien plus long, pouvant aller jusqu’à 25 ans, et sert de cadre pour la planification des projets et des infrastructures.

Ce document détermine les choix et les options d’aménagement, il ouvre de nouvelles zones d’urbanisation, permet de créer de grands équipements publics, précise les actions prioritaires à mener, identifie les secteurs à restructurer ou à rénover… (cf. article 4 de la loi 12.90 d’urbanisme).

Le SDAU du Grand Marrakech, qui couvrira une superficie de 2.332 km², est destiné à remplacer l’ancien SDAU adopté en 1995. Il établira le cadre réglementaire de l’aménagement pour onze communes de la préfecture de Marrakech et huit communes de la province d’Al Haouz.

Ce que le nouveau SDAU doit corriger dans le Grand Marrakech

Le cahier des prescriptions spéciales dresse un état des lieux des principaux défis de la région. L’étude du futur SDAU devra proposer des réponses concrètes : comment gérer la croissance démographique et la pression immobilière, tout en protégeant les espaces naturels, agricoles et environnementaux ?

Elle devra répondre à un nombre considérable de questions, parmi lesquelles :

La réponse à ces problématiques et exigences devra être développée au travers de plans d’action sectoriels, d’un schéma d’orientation et de stratégies d’aménagement pour les espaces urbains, périurbains et ruraux.

Également, le nouveau SDAU du Grand Marrakech devrait saisir l’opportunité de la Coupe du monde 2030 pour moderniser les infrastructures, lancer de nouveaux pôles urbains et renouveler et requalifier certaines zones sur le plan environnemental.

Les bonnes pratiques prévues pour l’élaboration du SDAU du Grand Marrakech

Dans ce contexte, le SDAU devra innover en intégrant les objectifs de développement durable (ODD), les principes du nouveau modèle de développement (NMD), le schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT) et la charte d’investissement.

Le SDAU doit aussi mettre en lumière les liens entre les différentes communes et proposer des modèles d’intercommunalité. Il s’agit de définir des programmes de développement communs pour améliorer la qualité des territoires et des projets qui s’inscrivent dans cette approche.

Afin de faciliter la compréhension du SDAU, l’examen par les comités de suivi (CCS et CLS) et les délibérations communales devraient être simplifiés grâce à l’élaboration de fiches-projets et de fiches-communes :

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Plan d’aménagement Marrakech Ouest : les habitants du quartier militaire de Guéliz refusent leur relogement en périphérie

La session d’octobre du conseil communal de Marrakech a été agitée, ce 7 octobre, marquée par la colère de plusieurs habitants des douars du quartier militaire qui ont perturbé et interrompu la session. Ils rejettent leur relogement dans la périphérie de la ville, près de la nouvelle gare routière d’Al Azzouzia, prévu par le nouveau plan d’aménagement de Marrakech Ouest, alors qu’ils étaient au centre-ville.

Les vidéos de la session montrent l’intervention de certains habitants, qui a entravé à plusieurs reprises l’avancement des débats, et particulièrement la prise de parole de Fatima Ezzahra El Mansouri, malgré une réunion préalable tenue juste avant la session, selon la maire.

De Guéliz à Al Azzouzia : les habitants des Bin Lakchali rejettent le nouveau Plan d’aménagement de Marrakech Ouest

Situé au cœur de Marrakech, le quartier militaire jouit d’un emplacement stratégique. Il abrite actuellement des casernes et des installations militaires, ainsi que des logements pour d’anciens militaires, sur une superficie totale de 260 hectares.

Le nouveau plan d’aménagement considère que la dynamique urbaine actuelle ne justifie plus la présence d’installations militaires au cœur des zones résidentielles, et encore moins dans un quartier aussi attractif que Guéliz. Il paraît donc plus pertinent de déplacer ces installations en dehors de la ville et de reloger les habitants concernés à proximité de la nouvelle gare routière d’Al Azzouzia.

Après la délocalisation des entités militaires, cette zone libérée (identifiée par le sigle ZPU6 dans le Plan d’aménagement) deviendra un pôle urbain multiservices. Celui-ci comprendra, outre des logements, des équipements d’intérêt général, des commerces, divers services et toute autre activité visant à renforcer sa vocation de pôle urbain structurant.

La localisation de la zone concernée par la relocalisation des installations militaires d’après le projet de plan d’aménagement de Marrakech Ouest.

Cependant, le projet de relogement des habitants du quartier militaire (Camp Tachfine) dans une nouvelle zone (identifiée par le sigle ZPU1 dans le Plan d’aménagement), située près d’un projet résidentiel en cours de réalisation par l’Agence du logement et des équipements militaires (ALEM), est rejeté par plusieurs habitants de Bin Lakchalli.

La zone de projet pour relocaliser les habitants du quartier militaire de Guéliz.

En raison de l’éloignement du site et de l’absence d’équipements de base, plusieurs résidents demandent la restructuration de leur habitat sur place, bien qu’ils n’aient pas la propriété du foncier qu’ils occupent depuis des décennies.

Située au nord-ouest de la ville, la zone d’Al Azzouzia accuse un important retard de développement. La nouvelle gare routière, pourtant achevée, n’a toujours pas été mise en service, faute d’un réseau de transport adapté pour y accéder.

Le plan d’aménagement prévoit plusieurs projets destinés à renforcer la connectivité et la mobilité urbaine dans cette partie de Marrakech. Il devra intégrer les nouvelles orientations en matière de déplacements et s’articuler avec l’écosystème d’intermodalité créé par les futurs grands projets de transport de l’ouest de la ville, notamment le bus à haut niveau de service (BHNS) et la gare LGV.

Les explications de Fatima Ezzahra El Mansouri sur le sujet

Dans ses déclarations à la presse régionale, la présidente du conseil communal de Marrakech, Fatima Ezzahra El Mansouri, a reconnu la complexité du dossier et appelé à la patience et à la concertation pour parvenir à des solutions durables.

Elle a précisé que les autorités locales n’ont en aucun cas imposé le relogement, mais ont proposé une démarche volontaire. Les habitants concernés pouvaient ainsi choisir de s’installer dans la zone d’Al Azzouzia, avec la possibilité de devenir propriétaires, en contrepartie de l’abandon de leurs logements actuels, occupés sans titre foncier. « D’autres voies étaient possibles pour les autorités, notamment le recours à la justice, mais nous avons préféré une approche participative », a-t-elle expliqué.

Selon elle, « une partie importante des familles concernées a accepté cette proposition, car ils obtiennent un terrain, une aide financière et la possibilité de construire un R+3. D’autres, en revanche, refusent et demandent une restructuration sur place », a déclaré Fatima Ezzahra El Mansouri.

Les habitants opposés au projet rejettent le nouveau plan d’aménagement, qui modifie la vocation de leur zone en la classant comme zone de projet urbain (ZPU), ouvrant ainsi la voie à leur relogement. « Le plan d’aménagement n’a pas gelé la zone, il l’a définie comme une zone de projet urbain. C’est un cadre de gouvernance locale où le Wali, l’agence urbaine et les élus décident ensemble du devenir de ce territoire », a précisé la présidente du conseil communal.

Fatima Ezzahra El Mansouri a indiqué vouloir temporiser avant de trancher définitivement. Elle propose de finaliser d’abord le relogement des ménages volontaires ayant accepté la proposition des autorités, puis de soumettre le dossier au Wali de la région pour évaluer les scénarios possibles, y compris celui d’une restructuration in situ.

Le Plan d’aménagement de Marrakech Ouest attend son homologation finale

À ce jour, le plan d’aménagement de Marrakech Ouest n’est pas encore adopté et il est maintenant en phase finale, où le département de l’urbanisme statue sur les remarques en coordination avec l’Agence urbaine de Marrakech et la commune, avant la publication au Bulletin officiel pour produire ses effets.

Le projet a été adopté à l’unanimité par le conseil communal lors d’une session exceptionnelle tenue le 23 juin 2025. Cette approbation des élus a été accompagnée d’une requête de l’arrondissement de Ménara, ainsi que de plusieurs remarques soulevées, afin que la version finale du plan d’aménagement prenne en considération ces observations.

Parmi les remarques soulevées par les élus figurent l’indemnisation insuffisante des habitants de certains douars et des logements menaçant ruine. Cette situation risque de faire proliférer l’habitat insalubre dans d’autres zones et d’entraver les efforts déployés.

Durant la phase d’enquête publique, du 12 mai au 11 juin 2025, 783 observations et oppositions ont été formulées par les citoyens.

Outre le quartier militaire, le plan d’aménagement de Marrakech Ouest prévoit de traiter et de restructurer l’ensemble des habitats insalubres situés au sein du périmètre. Pour les douars implantés dans des propriétés privées, soit le relogement sur place, soit le relogement dans d’autres projets, conformément aux engagements contractuels des opérateurs privés, tels qu’établis lors de l’autorisation de leurs projets.

Pour les douars implantés sur du foncier privé encore non urbanisé, le plan a précisé qu’aucune urbanisation ne pourra y être autorisée sans une convention préalable conclue et validée par l’ensemble des parties prenantes, garantissant le relogement des habitants concernés.

D’autre part, d’autres douars comme les douars Bouchareb, Azib Goundafi et Aït Ssi, situés dans l’arrondissement de Ménara, bénéficieront d’un programme de requalification piloté par les pouvoirs publics.

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Plan d’aménagement de Marrakech-Ouest : nouvelles prescriptions pour les commerces et les habitations

En phase d’enquête publique jusqu’au 11 juin 2025, le nouveau plan d’aménagement de Marrakech couvrant la partie ouest de Guéliz et l’arrondissement de Ménara devrait donner un nouveau souffle à l’urbanisme dans les dernières zones de la ville non couvertes par un document d’urbanisme valide.

Dans un article précédent, nous avions présenté les principaux projets urbains qui sont prévus pour rénover une grande partie de la ville. Ces nouveaux projets devront d’abord redynamiser les alentours de la nouvelle gare routière par des projets de logements et de mobilité destinés à rendre la zone plus attractive qu’auparavant. Ce nouveau document devra également renforcer la centralité de Guéliz par de nouveaux équipements structurants, en relocalisant les casernes militaires du quartier, en accentuant la vocation verte de la ville et en résorbant l’ensemble des habitats insalubres. La réorganisation des activités informelles devra également être entreprise en vue de leur intégration dans le tissu économique et de l’amélioration de l’ordre urbain.

Dans la continuité de la lecture de ce nouveau document, nous présentons les prescriptions architecturales qui y figurent. Les nouveaux projets de construction de bâtiments sont invités à respecter ses dispositions pour permettre une production architecturale de qualité, compatible avec le patrimoine de la ville datant de l’époque protectorale, qui correspond à la création du premier quartier en dehors des murailles historiques de la médina.

Les prescriptions architecturales définies dans le plan d’aménagement de Marrakech-Ouest

Le nouveau plan d’aménagement Marrakech-Ouest conserve les tons de rouge emblématiques de Marrakech. En dehors des murailles de la médina, les styles architecturaux autorisés sont les styles arabo-mauresque, oasien et Art déco.

Les palettes de couleurs autorisées par le plan d'aménagement de Marrakech-Ouest
La palette de couleurs autorisées par le plan d’aménagement de Marrakech-Ouest.

Dans le quartier Guéliz, le style architectural admis est le style Art déco. Le plan d’architecte doit donc renseigner clairement sur trois éléments principaux : la base inférieure, le corps de la façade, les couloirs et le couronnement.

Composition type de la façade selon le style architectural Art Déco
Composition type de la façade selon le style architectural Art déco.

Afin de préserver la valeur historique du quartier Guéliz, une liste des bâtiments et équipements à valeur patrimoniale a été établie. Par ailleurs, d’autres constructions seront soumises à l’examen d’un comité scientifique, désigné par arrêté du gouverneur, qui déterminera le type d’action et la nature des interventions à mener pour chacune d’elles.

Au niveau des nouvelles constructions, l’épaisseur des murs doit être supérieure à 20 cm, ce qui permet de réaliser des formations et des décorations plus variées sur les murs eux-mêmes. Cette épaisseur facilite également l’intégration des mécanismes de murs-rideaux et des protections métalliques des fenêtres à l’intérieur des cavités des portes et des fenêtres.

Les colonnes des portiques doivent présenter une formation classique claire, comprenant la base, le corps de la façade et le couronnement. Le style et la forme des colonnes doivent s’harmoniser avec le style dominant du reste de la façade. Il est préférable d’utiliser des colonnes circulaires ou rondes pour les portiques, ou des colonnes à sections polygonales pour les colonnes engagées.

De leur côté, les balcons et loggias doivent être aménagés d’une manière à ne pas nuire à la composition de la façade et à son rythme visuel, et le choix du type de balcon doit correspondre aux autres éléments de la façade et à la composition volumétrique générale.

À cela s’ajoutent des recommandations environnementales préconisant l’utilisation de volumes, de pergolas, de velums et de plantations bien ombragés, ainsi que des loggias, des jardins et des toits-terrasses ombragés, et l’encouragement à l’installation de systèmes de chauffage d’eau solaire.

Les prescriptions architecturales relatives aux façades des bâtiments

Comme dans d’autres villes marocaines, le plan d’aménagement interdit toute installation visible d’équipements techniques sur les façades. Cette interdiction concerne notamment les antennes paraboliques, les systèmes de ventilation pour restaurants, les unités de climatisation extérieures, les boîtiers de fibres optiques, les câbles électriques apparents, les chauffe-eau et les antennes individuelles.

Les installations techniques sur les façades sont désormais interdites dans les arrondissements de Guéliz et de Ménara.
Les installations techniques sur les façades sont désormais interdites dans les arrondissements de Guéliz et de Ménara.

Dans les nouvelles constructions, les concepteurs doivent prévoir, dès la phase de conception, des espaces dédiés aux équipements techniques. Plus précisément, il faut aménager des conduits techniques, des cavités murales ou des cages spécialement conçues à cet effet. En ce qui concerne les antennes paraboliques, lorsqu’elles sont installées en toiture, elles doivent être placées à au moins 3 mètres en retrait de la ligne de façade. Pour les logements collectifs, une antenne commune est obligatoire, et les installations individuelles sont strictement interdites.

Au niveau de chaque projet de construction, la façade doit clairement exprimer la destination du bâtiment, qu’il s’agisse d’un usage résidentiel ou de bureaux, tout en maintenant une harmonie avec son environnement immédiat.

Le style de la façade doit reseigner sur sa destination
Le style de la façade doit renseigner sur son utilisation.

En ce qui concerne les angles des bâtiments, ils doivent être traités de manière spécifique : les angles droits et les formes libres sont à proscrire au profit d’angles tronqués ou arrondis. De plus, le traitement des angles doit être cohérent entre les bâtiments adjacents.

les angles de la façade, ils ne devraient pas montrer des angles droits ou de formes libres ainsi que des dortiques à largeur ou nombre variable d'une façade à l'autre.
Les angles de la façade ne devront pas montrer des angles droits ou des formes libres, ni des portiques à largeur ou au nombre variable d’une façade à l’autre.

D’autre part, le plan d’aménagement fixe des limites strictes concernant les surfaces vitrées. La superficie totale des fenêtres ne doit pas excéder 33% de la surface de façade. Par ailleurs, tous les éléments vitrés, y compris les murs-rideaux et les grandes baies vitrées, doivent présenter une forme verticale proportionnelle à leur ouverture et s’intégrer harmonieusement à l’ensemble.

La charte architecturale pour les commerces dans le quartier de Guéliz

Le nouveau plan d’aménagement a prévu une charte architecturale commerciale contraignante afin d’organiser principalement les enseignes et affichages publicitaires des commerces, que les architectes et investisseurs devront strictement appliquer.

Par cette charte, l’affichage sur les façades est désormais encadré : seules les devantures commerciales prévues à cet effet peuvent accueillir des publicités, tandis que le corps principal des façades reste vierge de toute enseigne. Les devantures doivent respecter l’alignement des bâtiments et se maintenir en retrait, sans jamais masquer les éléments structurels ou verticaux de l’architecture.

L'emplacement des enseignes des commerces doit être homogène sur la façade.
L’emplacement des enseignes des commerces doit être homogène sur la façade.

Les enseignes sont limitées aux espaces entre les piliers des galeries et doivent être positionnées dans la partie inférieure des vitrines. Les signalétiques, quant à elles, sont strictement confinées à la façade principal,e en évitant toute interférence avec les colonnes des passages.

La conception des enseignes doit s’harmoniser avec celle de la façade, tandis que leur design pourra épouser le style architectural du bâtiment, pouvant intégrer des éléments naturels ou identitaires spécifiques au commerce, mais toujours dans le respect de l’unité esthétique globale.

Exemple d'enseigne compatible avec le style architectural de la ville ocre.
Exemple d’enseigne compatible avec le style architectural de la ville ocre.

Les panneaux publicitaires doivent avoir des dimensions standardisées proportionnées à leur emplacement, sans aucun débordement en hauteur ou en largeur, et rester en retrait des bordures. Une interdiction totale s’applique aux publicités sur les piliers des galeries.

Cette réglementation stricte vise à concilier visibilité commerciale et préservation du cadre bâti, garantissant une intégration harmonieuse des activités commerciales dans le quartier historique de Guéliz.

Après l’homologation de ce document, Marrakech tournera une page : celle d’une longue période marquée par l’absence de documents de planification. Cette situation a engendré de nombreux obstacles et des opportunités manquées pour le développement économique d’une ville qui porte pourtant le flambeau de l’attractivité touristique du Maroc. Ce plan d’aménagement de Marrakech-Ouest constituera la dernière pièce du puzzle, intégrant des projets qui devront repenser la ville en profondeur, notamment en vue des échéances majeures que connaîtra Marrakech en tant que ville hôte de la Coupe du monde 2030.

Marrakech : le marché de construction du parking de Arset Lamaâch attribué pour 75,4 MDH

Un premier appel d’offres pour ce marché a été déclaré infructueux en mars dernier, mais il a été relancé par la commune de Marrakech.

Le maître d’ouvrage vient de l’attribuer au groupement formé par les sociétés GITP et ENTRAM. En lot unique, le coût de ce projet sera de 75,4 millions de dirhams.

https://medias24.com/2025/02/21/marrakech-se-prepare-a-la-can-2025-avec-dimportants-projets-damenagement/