La construction du plus grand complexe muséal d’Afrique a commencé (Qotbi)

« Après avoir enfin obtenu le feu vert de l’UNESCO pour démarrer le chantier de ce complexe muséal qui sera le premier du genre en Afrique, le wali, qui s’est beaucoup engagé dans sa réalisation, m’a annoncé, il y a une quinzaine de jours, avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires et que la construction pouvait commencer », nous déclare Mehdi Qotbi, ajoutant que les camions et pelleteuses sont en piste depuis deux semaines.

Si le Maroc est déjà une incontournable porte d’entrée pour tous les investisseurs de la planète désireux de développer des échanges économiques et commerciaux avec l’Afrique, ce projet initié par le Souverain permettra au Royaume, ajoute notre interlocuteur, de devenir le premier poumon culturel du continent.

Jet Contractors et Karim Chaqor aux manettes

L’entreprise en charge du chantier a été désignée en juillet 2023. Il s’agit de Jet Contractors. Le volet architectural du projet est mené par Karim Chakor.

Le complexe culturel sera adjacent au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI). Il sera composé de plusieurs édifices culturels dont le Musée de Rabat, le Musée du continent africain, regroupant l’art africain dans toute sa diversité, et le Centre de formation et de conservation du patrimoine muséographique dédié aux métiers de la conservation et de la restauration.

Il comprendra également les bureaux de la Fondation nationale des musées ainsi que des ateliers, réserves, archives, locaux techniques, etc.

Par ailleurs, le complexe communiquera par un passage souterrain avec le MMVI, grâce à la mise en place d’une galerie sous l’avenue Moulay El Hassan.

Plan de masse du complexe muséal Rabat – Karim Chakor

Voici les entreprises opérant sur le chantier :

  • La maîtrise d’œuvre : l’architecte Karim CHAKOR et le Bureau d’études techniques TPF PYRAMIDE INGENIERIE.
  • La muséographie : AVESTA GROUP.
  • BET SSI : SEPSI.
  • Le contrôle technique : SOCOTEC MAROC SA.

Ci-après, les images de l’existant, avant transformation.

https://medias24.com/2022/04/27/les-batiments-de-la-fnm-bientot-amenages-en-un-complexe-museal/

Complexe muséal de Rabat : le début des travaux suspendu à plusieurs autorisations imminentes

« Nous sommes toujours suspendus à l’accord de l’Unesco, qui doit être communiqué à la Direction du patrimoine avant de pouvoir démarrer le chantier du complexe muséal », nous déclare Mehdi Qotbi.

Avant d’être en mesure de se prononcer, l’Unesco doit en effet étudier la nature des changements architecturaux souhaités, par la fondation des musées, qui lui ont été soumis dans le cadre d’un dossier déposé depuis plusieurs mois.

Lesquels travaux concerneront l’ancien bâtiment du siège de la Marine royale à Rabat, qui devra être connecté par un tunnel au Musée d’art contemporain Mohammed VI afin de créer un ensemble muséal, nous explique-t-il.

Le président de la fondation nationale des musées attend également l’autorisation « imminente » de la mairie de la capitale pour que les bétonnières puissent emprunter les rues adjacentes qui sont normalement interdites à la circulation pour ce genre de camions.

Malgré le manque de visibilité, notre interlocuteur estime cependant que le début des travaux, qui doivent durer deux ans, ne serait « plus qu’une question de semaines au plus tard ».

 

Mehdi Qotbi : le chantier du plus grand complexe muséal d’Afrique démarre dans un mois

En vertu d’une convention conclue en 2022 avec plusieurs partenaires publics, le président de la Fondation nationale des musées du Maroc (FNMM) nous confirme que les bâtiments relevant de cette dernière seront bientôt aménagés en un complexe muséal consacré à la culture, qui sera le plus important du continent africain.

« Nous attendons l’accord imminent de l’UNESCO »

Avant le début prochain des travaux, Mehdi Qotbi révèle avoir déjà obtenu le permis de construire de la mairie. Selon lui, il ne manque que l’accord de l’UNESCO, qui a été sollicitée par le wali de la capitale dans le cadre d’un dossier attestant que la façade des bâtiments historiques de la Marine royale ne sera pas touchée.

« Nous voulons retirer un mur d’enceinte de l’ancien siège de la Marine royale pour faciliter sa communication et son accès au musée Mohammed VI dart moderne et contemporain (MMVI) ; or, Rabat étant classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, nous avons dû solliciter l’organisation internationale pour valider les travaux de réaménagement des anciens bâtiments militaires qui se transformeront en un énorme complexe muséal« , explique Mehdi Qotbi, en insistant sur le fait que la façade architecturale de la Marine royale sera sauvegardée en l’état actuel.

Ces bâtiments centenaires proches du centre-ville abriteront un pôle culturel qui comprendra un musée du continent regroupant tout l’art africain, le musée de la capitale, un centre de formation panafricain dédié aux métiers de la conservation et de la restauration, un centre de recherche avec des laborantins, des boutiques, un espace restauration, une résidence artistique et enfin une réserve nationale d’œuvres d’art, explique Mehdi Qotbi.

Les locaux du futur ensemble muséal comprendront également les bureaux actuels de la Fondation nationale des musées du Maroc qui devront, selon Mehdi Qotbi, être déménagés à la fin des travaux.

« Le futur pôle culturel sera fonctionnel dans deux ans »

Mehdi Qotbi qui souhaite créer une synergie entre le futur complexe muséal et le MMVI adjacent nous confirme que l’aménagement d’une liaison physique directe souterraine entre les deux édifices, qui sera construite sous l’avenue Moulay El Hassan, est toujours d’actualité.

« Ce pôle communiquera en effet par un passage souterrain avec le MMVI qui, de son côté, sera entièrement voué à l’art moderne et contemporain avec une salle permanente dédiée à la peinture marocaine et à son histoire », nous apprend notre interlocuteur, en précisant que le chantier de réaménagement sera lancé dans moins d’un mois et devrait s’achever avant fin 2025.

Et de conclure que les travaux du plus grand complexe muséal du continent africain qui ont été confiés à la société Jet Contractors et à l’architecte Karim Chakor nécessiteront une durée de vingt mois et une enveloppe budgétaire estimée à une centaine de millions de dirhams.