Souad El Hamdi nommée associée de Forvis Mazars en charge des « Legal Services »

Depuis son arrivée à Forvis Mazars au Maroc il y a plus de sept ans, Souad El Hamdi a développé avec succès, sous la supervision de Naoufal El Khatib, associé Financial Advisory, la practice juridique (Legal Services) dans un environnement de plus en plus complexe et réglementé, indique un communiqué de Forvis Mazars. Elle a structuré et développé une practice juridique « solide en apportant une expertise reconnue dans différents domaines du droit. Elle a accompagné plusieurs projets stratégiques, tout en développant des services adaptés aux besoins de l’entreprise dans un environnement dynamique », poursuit la même source. Cette nomination fait suite à son rôle au sein de Forvis Mazars au Maroc. Elle reflète le développement d’une « Legal Practice » conçue comme un levier d’expertise intégré des activités d’audit et de conseil de Forvis Mazars.

Avec une approche centrée sur les besoins des clients, Souad El Hamdi est « reconnue pour son engagement, son expertise et sa capacité à proposer des solutions pragmatiques et stratégiques », souligne le communiqué. Passionnée par son métier de conseil, elle a développé une maîtrise pointue dans des domaines clés comme le droit des affaires (opération M&A, restructuration d’entreprises, gestion des problématiques de gouvernance), le droit du travail, le droit commercial (rédaction et négociation de contrats, conformité en matière de protection des données personnelles et protection des consommateurs) et le droit public des affaires (accompagnement des partenariats et projets impliquant des institutions publiques).

Diplômée en droit des Universités françaises, Souad El Hamdi bénéficie de plus de 16 ans d’expérience au Maroc et en France, acquise en cabinet d’avocats, en entreprise ainsi qu’en administration publique.

Pour Abdou Souleye Diop, Managing Partner de Forvis Mazars au Maroc : « Cette nomination marque une étape cruciale et excitante dans un parcours exemplaire, où l’expertise dans le domaine juridique et une attention constante à la qualité du service client se conjuguent harmonieusement. Souad El Hamdi continuera à incarner les valeurs d’excellence et de confiance qui sont au cœur de Forvis Mazars. Nous sommes fiers de la réussite de Souad et de sa contribution remarquable à notre équipe. La cooptation d’une Associée dans les « Legal Services » (après celles en Outsourcing, Consulting, Industries and Services, Financial Advisory et Actuariat les années précédentes) renforce la position de pionnier dans la multidisciplinarité que notre cabinet apporte à sa clientèle. Cette accession à la partnership démontre encore une fois notre ferme engagement dans la promotion des talents et la construction des prochaines générations de leaders, assurant ainsi un avenir brillant et durable pour notre Cabinet. Je remercie à ce titre mes différents associés qui sont engagés à faire émerger au quotidien ces différentes pépites ».

Procurations et sociétés civiles immobilières au menu du Conseil de gouvernement de ce jeudi

Au début de ses travaux, le Conseil suivra un exposé du ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, Abdellatif Miraoui autour de la rentrée universitaire 2024-2025.

Par la suite, le Conseil examinera quatre projets de décret, le premier concerne les modalités d’organisation et de tenue du registre des sociétés civiles immobilières, alors que le deuxième fixe les modalités d’organisation et de tenue du registre national des procurations liées aux droits réels et du registre national électronique des procurations.

Quant au 3e projet de décret, il porte sur le contrôle interne des départements ministériels, tandis que le dernier texte concerne le schéma régional de développement et de gestion de la pêche et de l’aquaculture continentales.

Le Conseil poursuivra ses travaux en examinant un accord sous forme d’échange de notes entre le Maroc et l’Espagne modifiant l’accord sous forme d’échange de notes du 8 mars 2004 sur la reconnaissance réciproque et l’échange des permis de conduire nationaux, signé à Madrid les 29 février et 6 mars 2004, ainsi qu’un projet de loi portant approbation de l’accord susmentionné.

Le gouvernement tiendra, à l’issue des travaux du conseil, une réunion dédiée à l’examen de certaines propositions de nomination à des fonctions supérieures.

(Avec MAP)

L’AMMC détaille le nouveau dispositif régissant le conseil en investissement financier

Mardi 14 mars, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) organisait une conférence pour présenter le nouveau dispositif régissant les conseillers en investissement financier (CIF) suite à la publication au BO de la circulaire 01/20 de l’AMMC.

La présidente de l’AMMC, Nezha Hayat, a situé le cadre dans la présentation d’introduction en définissant l’activité de CIF. « Ces professionnels ont pour mission de fournir à leurs clients des conseils personnalisés aussi bien sur des activités d’investissement que sur des solutions de financement via le marché des capitaux », explique la présidente de l’AMMC.

Organisée dans l’objectif de faciliter les démarches d’obtention du nouveau statut de CIF et de clarifier les conditions d’exercice de cette activité, cette conférence a également été l’occasion de présenter les principales composantes du dispositif et de sensibiliser les acteurs sur les enjeux de cette profession.

Deux catégories de CIF et des champs d’application des activités bien définis

Le dispositif en place distingue deux catégories de CIF. Premièrement, la catégorie des conseils aux investisseurs, basée sur l’accompagnement dans la prise de décision relative à la gestion de patrimoine et portefeuille financier. Concernant ces champs d’application, ce dernier peut assister son client dans l’évaluation d’une stratégie de gestion de portefeuille, élaborer un mandat de gestion ou sélectionner un mandataire pour la mise en place de l’exécution d’une stratégie d’investissement en ligne avec les objectifs de l’investisseur.

Dans un second temps, la catégorie du conseil aux sociétés (émetteurs) pour la réalisation d’opérations financières sur le marché des capitaux (IPO, ingénierie financière, appel à l’épargne, etc…). Ce dernier peut également assister son client pour optimiser sa structure financière et ses flux financiers à travers des opérations de marché comme le reprofilage de dettes, la conversion ou le rachat de titres émis. Il peut aussi prodiguer des conseils sur l’optimisation du portefeuille d’activités, notamment à travers des opérations de marché telles que les cessions, fusions ou acquisitions.

« Un CIF pourra opter pour l’exercice de l’une ou l’autre des activités ou  cumuler les activités relevant des deux catégories, sous réserve de respecter les conditions inhérentes aux activités qu’il envisage d’exercer », poursuit Nezha Hayat.

Ce cadre réglementaire vise à structurer et à instaurer la confiance dans l’exercice des CIF, et à améliorer l’attrait et l’efficience du marché. « La fourniture de certaines prestations de conseils sur le marché des capitaux, que ce soit à des investisseurs ou à des sociétés désirant réaliser des opérations financières, est désormais réservé exclusivement aux acteurs enregistrés ou déclarés auprès de l’AMMC. Cet enregistrement constitue un gage de crédibilité dans la mesure où il permet de s’assurer que le CIF dispose des moyens humains, matériels et organisationnels suffisants pour exercer ses activités avec soin, diligence et compétence », précise la présidente de l’AMMC.

Les CIF qui seront enregistrés auprès de l’AMMC seront représentés par la nouvelle association professionnelle « APCIF » (Association professionnelle des conseillers en investissement financier).

Comment s’enregistrer ?

Premièrement, il faut savoir que les CIF ne peuvent être représentés que par des personnes morales dont le siège social est situé au Maroc et enregistré auprès de l’AMMC.

Par le biais de son représentant légal, le requérant souhaitant s’enregistrer en tant que CIF doit adresser une demande d’enregistrement accompagnée d’un dossier déposé au siège de l’AMMC.

Ce dossier doit pouvoir permettre d’identifier le CIF, ses actionnaires et ses dirigeants, et d’apprécier les moyens humains, techniques et financiers mis en œuvre ou à mettre en œuvre pour assurer l’exercice de CIF. Il doit également permettre d’évaluer l’adéquation de l’organisation du conseiller et de son dispositif interne de contrôle pour l’exercice des activités de conseils pour lesquelles l’enregistrement a été demandé dans le respect des règles déontologiques en vigueur. La viabilité des activités en conseil en investissement financier pour lesquelles l’enregistrement est demandé devra également être évalué.