Le Covid-19 pourrait devenir endémique (expert)

Le Pr Belyamani s’exprimait dans une publication, commentant les résultats d’une étude récente du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies Guangdong, publiée le 12 juillet en tant que pré-print sur MedRxiv et virological.org, intitulée « Viral infection and transmission in large well-traced Outbreak caused by the Delta Sars-Cov-2 variant« .

Sur leurs comptes Facebook, Ahmed Rhassane El Adib, professeur en anesthésie-réanimation au CHU Mohammed VI de Marrakech et Pr. Lahcen Belyamani, également président de la Société marocaine de la médecine d’urgence (SMMU), y apportent les explications suivantes.

Les auteurs de cette recherche « ont étudié 62 personnes et leurs contacts étroits, qui ont été infectés par le variant Delta à Guangzhou (ville en Chine, NDLR), du 21 mai au 18 juin. Ces contacts ont été testés quotidiennement par PCR et les données ont été comparées à un échantillonnage similaire de 63 personnes infectées par une version antérieure du virus, de la première vague en 2020 », explique Pr. El Adib.

Ces chercheurs ont constaté que « la charge virale du premier test positif était 1.260 fois plus élevée pour Delta, par rapport à la variante de la vague initiale d’infections », ce qui signifie selon Pr. Belyamani que « le variant Delta pourrait être plus infectieux au stade précoce de l’infection« .

Il a également été démontré que « le délai entre l’exposition d’une personne au virus et le premier test PCR positif était plus court, estimé à environ 4 jours pour Delta, contre 6 jours pour le virus d’origine ».

« Tout cela suggère un taux de réplication plus rapide, une période d’incubation réduite et une plus grande excrétion virale, tous des facteurs qui contribuent à l’infectiosité et à la transmissibilité accrues du variant Delta », ajoute Pr. Adib.

« Si les gens excrètent 1.000 fois plus de virus, la probabilité qu’un contact étroit soit exposé à une dose infectieuse est beaucoup plus élevée.  Si les gens deviennent contagieux plus rapidement après l’exposition, ils peuvent avoir plus de chances d’infecter les autres. »

« La transmissibilité accrue de Delta est également étayée par des preuves épidémiologiques du Royaume-Uni, qui ont révélé que ce variant était environ 64% plus transmissible que le variant Alpha (B.1.1.7). Alpha était déjà estimé à 50% plus transmissible que le virus de type sauvage, ou la souche D614G, ce qui rend Delta environ deux fois plus transmissible que le virus de type sauvage. »

Pr. Belyamani estime pour sa part que « le scénario le plus probable est que la maladie deviendra endémique », ce qui signifie qu’il pourrait rejoindre les rangs des coronavirus légers, responsables du rhume.

« Les découvertes de ces chercheurs ne font que rendre le besoin de se faire vacciner plus urgent, car les personnes complètement vaccinées ont des titres élevés d’anticorps neutralisants et des réponses matures des cellules B et T à mémoire. Il est beaucoup plus difficile pour Delta de surpasser ces défenses en lançant simplement plus de virus sur eux », souligne Pr. Adib.

Lahcen Belyamani rappelle quant à lui que « toute infection chez le vacciné agira comme une dose de ‘rappel’, augmentera ainsi son immunité et lui donnera une protection plus durable et plus robuste ».

Notons que le ministère a annoncé ce lundi 26 juillet le lancement de la vaccination pour la tranche 25-30 ans. A la même date, 12.061​​.160 personnes ont reçu la première dose, et ​​9.864.912 la seconde injection.

Covid-19. Le variant indien est moins létal que les variants anglais et sud-africain (étude)

Dans ce rapport, la « Public Health Englend », relevant du ministère britannique de la Santé, se base sur les chiffres officiels relatifs à la situation épidémiologique au Royaume-Uni, publiés entre le 1er février et le 21 juin 2021.

Ce suivi est effectué dans le cadre de la surveillance de la propagation du variant Delta, en passe de devenir dominant dans le pays.

Le document démontre d’abord que ce variant indien représente environ 95% des cas séquencés durant cette période.

Il démontre également ce qui suit:

– 219.570 cas confirmés du variant anglais (Alpha) ont été détectés durant ladite période, contre 5.515 cas probables, soit un total de 225.085 cas du variant Alpha, dont 4.262 morts, soit un taux de létalité de 1,9%, tout âge confondu.

– 892 cas confirmés du variant sud-africain (Bêta) ont été enregistrés, contre 54 cas probables, soit un total de 946 cas, dont 13 sont morts. Le taux de létalité pour ce variant est estimé à 1,4%.

– Concernant le variant Delta, déjà détecté dans 95 autres pays, 20.283 cas confirmés ont été enregistrés contre 41.773 cas probables, soit un total de 92.056 cas, dont 117 sont décédés. Le taux de létalité est donc de 0,1%.

– 180 cas confirmés du variant brésilien (Gamma) enregistrés, contre 45 cas probables, soit un total de 225 cas, dont 12 sont morts. Le taux de létalité est estimé entre 0 et 1,6%. 

Bien qu’il soit plus contagieux que tous les autres variants, le variant indien reste moins létal que les variants anglais et sud-africain.

Dans une publication sur son compte Facebook, Pr. Lahcen Belyamani, Chef de service des urgences à l’hôpital militaire de Rabat et président de la Société marocaine de la médecine d’urgence (SMMU) estime, d’après cette étude, que « le variant indien (Delta) est 19 fois moins létal que le variant anglais, et 14 fois moins que le sud-africain ». 

Joint par nos soins, il nous explique que « pour avoir une immunité collective, 50% de la population marocaine doit être vaccinée. Pour avoir un mur immunitaire, 70% de la population doit être vaccinée. Bien sûr, tout le monde cherche le mur immunitaire, mais en attendant, une immunité collective est souhaitable pour au moins diminuer la mortalité. Les Anglais ont atteint 50,4% de la vaccination » et se dirigent vers l’assouplissement des restrictions mises en place, notamment la fin prochaine du port du masque dans ce pays. « L’ouverture [au Maroc, NLDR] est donc proche« , a-t-il ajouté, insistant toutefois sur la nécessité du respect des mesures barrières pour « ne pas perdre tout ce qui a été réalisé jusqu’à présent« .

Lors d’un exposé devant le Roi Mohammed VI, à l’occasion du lancement et de la signature de conventions relatives au projet de fabrication et de mise en seringue au Maroc du vaccin anti-Covid19 et autres vaccins, le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, a déclaré lundi 5 juillet que « la gestion de la pandémie et la campagne de vaccination ont permis d’atteindre une performance de rang mondial avec un taux de vaccination final de 34% malgré l’incertitude des approvisionnements du fait de la rareté et la faible production mondiale », peut-on lire sur une dépêche MAP.

Lire aussi:

Covid-19: « Le variant Delta finira par devenir dominant au Maroc » (experts)

Variant indien: quelques cas au Maroc, il faut rester vigilants 

Covid. Plus de 181.000 nouvelles vaccinations ce samedi 22 mai, baisse des cas en réanimation

L’administration de la première dose du vaccin anti-Covid se poursuit. Ce samedi 22 mai, 168.206 personnes supplémentaires ont reçu la première dose du vaccin. Le cumul depuis le démarrage de la campagne atteint 7.635.674 personnes.

En parallèle 13.567 personnes ont reçu leur deuxième dose du vaccin. Le cumul depuis le début s’établit à 4.831.397 personnes.

363 nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été détectés , portant le cumul à 516.812 cas, soit 1.420,7 par 100.000 habitants.

Sur les dernières 24 h, l’incidence est de 1 cas par 100.000 habitants. La majorité des nouveaux cas (154) ont été détectés à Casablanca.

D’autre part, 11.365 tests ont été effectués. Le taux de positivité est de 3,19 %.

4 nouveaux décès ont été enregistrés, portant le cumul à 9.119 décès et le taux de létalité reste stable à 1,8%.

293 nouvelles guérisons ont été annoncées, soit un total de 505.050 guérisons et un taux de rémission de 97,7%.

Le nombre de cas actifs augmente ainsi à 2.643 cas et celui des cas sévères ou critiques baisse à 164. Le taux d’occupation des lits de réanimation dédiés au Covid 19 est de 5,2%.

18 nouveaux cas sévères ou critiques ont été admis sur les dernières 24 h. 5 sont sous intubation et 90 sous ventilation non invasive.

 

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Etude. Covid: Les pays qui ont opté pour des restrictions sévères ont de meilleurs résultats que les autres

Les stratégies de lutte contre la pandémie du coronavirus, adoptées dans de nombreux pays depuis l’apparition de la pandémie en 2020, se sont révélées différentes. Certains ont mieux réussi que d’autres dans la gestion de cette crise, tant sur le plan sanitaire qu’économique.

Selon les éléments d’une récente étude, publiée le 28 avril sur The Lancet, c’est la stratégie d’élimination du virus, et non son atténuation, qui crée les meilleurs résultats pour la santé, l’économie et les libertés civiles.

Cette étude a comparé le taux de mortalité due au Covid-19, la croissance du PIB et la sévérité des mesures restrictives, au cours de la première année de la pandémie, entre les pays membres de l’OCDE. 5 d’entre eux (l’Australie, l’Islande, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la Corée du Sud) ont fait le choix d’éliminer le virus, tandis que les 32 autres ont opté pour une stratégie d’atténuation qui vise à vivre avec.

“Les pays qui visent l’élimination ont généralement mieux réussi”

“La santé publique, la croissance économique, la solidarité démocratique et les libertés civiles sont des facteurs importants lors de l’évaluation des réponses à une pandémie. (…) Les pays qui visent systématiquement l’élimination – c’est-à-dire une action maximale pour contrôler le SARS-CoV-2 et arrêter la transmission communautaire le plus rapidement possible – ont généralement mieux réussi que les pays qui optent pour l’atténuation – c’est-à-dire l’action qui augmente de manière progressive et ciblée pour réduire les cas afin de ne pas submerger les systèmes de santé”, indique l’étude.

Pour ce qui est des décès dus au Covid-19, l’étude souligne que les 5 pays de l’OCDE qui ont opté pour l’élimination du virus ont connu un taux de décès 25 fois plus faible que dans les 32 pays favorisant l’atténuation.

Ci-dessous, deux courbes représentant les décès par millions et par jour entre 2020 et 2021. La courbe bleue correspond aux pays de l’OCDE ayant choisi l’atténuation et la rouge représente les pays ayant opté pour l’élimination du virus.

Croissance du PIB: Retour au niveau pré-pandémie dans les 5 pays de l’OCDE

Selon cette étude, “il existe un consensus croissant sur le fait que l’élimination est préférable à l’atténuation, par rapport à la performance économique d’un pays”.

En effet, la comparaison réalisée dans le cadre de cette étude montre que “la croissance du PIB est revenue, début 2021, aux niveaux d’avant la pandémie dans les cinq pays qui ont opté pour l’élimination, alors que la croissance est toujours négative pour les 32 autres pays de l’OCDE”.

La figure ci-dessous représente le changement hebdomadaire du PIB entre les pays de l’OCDE dont la stratégie de lutte vise l’élimination du virus (en rouge) et ceux ayant choisi de vivre avec (en bleu).

Néanmoins, malgré ses avantages sanitaires et économiques, la stratégie d’élimination a été critiquée en raison des restrictions des libertés civiles qu’elle impose.

Or selon cette étude, “les libertés ont été le plus gravement touchées dans les pays qui ont choisi l’atténuation”, car ceux qui ont opté pour la stratégie d’élimination du virus ont mis en place des mesures de plus courtes durées.

Selon la figure suivante, les pays ayant choisi de vivre avec le virus (courbe bleue) ont un niveau de sévérité des mesures plus élevé que chez les pays ayant favorisé l’élimination du virus (en rouge).

“Il est important de noter que l’élimination a été conçue comme une approche de solidarité civique qui restaurera les libertés civiles le plus rapidement possible; cette focalisation sur un objectif commun est souvent négligée dans le débat politique”, indique l’étude.

Cela dit, “l’action nationale à elle seule est insuffisante”. L’étude estime qu’un “plan mondial clair” doit nécessairement être mis en place pour “sortir de la pandémie”. A défaut, ce sont les pays qui choisissent de vivre avec le virus qui constitueront une menace pour les autres, notamment ceux qui n’ont pas accès à la vaccination, surtout que celle-ci “ne peut, à elle seule, rapidement contrôler le virus”.

C’est pourquoi une “combinaison de mesures de santé publique » est nécessaire pour maîtriser le virus.

Variant indien du coronavirus: ce que l’on sait sur le « variant double mutant »

“Il est clair que les vaccins Covaxin et Covishield ainsi que l’immunité naturelle créée par une précédente infection protègent contre le B.1.617 [variant indien]”, indique Dr Rakesh Mishra, directeur du Center for cellular and molecular biology en Inde, en partageant une prépublication sur la protection de Covaxin ainsi que les résultats préliminaires et encourageants relatifs à la protection de Covishield.

Pour Pr Ahmed Rhassane El Adib, ces premiers résultats représentent une “bonne nouvelle”, qui vient rassurer les plus inquiets quant à l’apparition du variant indien, également appelé “double mutant”, dans une vingtaine de pays, dont le Maroc qui compte officiellement deux cas confirmés.

Le variant indien, de son vrai nom B.1.617, suscite non seulement des inquiétudes mais aussi des interrogations. Est-il responsable de la situation épidémiologique en Inde? S’agit-il d’un variant plus dangereux que le britannique, le brésilien et le sud-africain ? Peut-il être neutralisé par les vaccins ?

Variant indien: plus contagieux mais pas plus inquiétant

La situation épidémiologique dans laquelle l’Inde a été plongée est certes sans précédent et dramatique, mais son lien avec le variant indien n’a pas encore été scientifiquement établi, comme le confirme Dr Tayeb Hamdi.

Selon lui, il y a “au moins deux raisons évidentes” pour expliquer la flambée de l’épidémie en Inde. La première est l’apparition du variant indien et la seconde est “les grands rassemblements politiques, religieux et socioculturels” qui ont eu lieu dans le pays ces dernières semaines, « sans respect des mesures barrières individuelles et collectives ».

Les chercheurs s’attèlent à la tâche, notamment pour déterminer les caractéristiques scientifiques de ce “double mutant”, apparu en octobre 2020 en Inde mais qui n’a été signalé que récemment.

Pour l’instant, l’OMS n’a pas intégré le variant indien dans la catégorie des variants préoccupants qui comprend le variant britannique, brésilien et sud-africain. Il est, à ce jour, considéré comme “variant d’intérêt”, même si l’OMS indique que le variant “B.1617 a un taux de croissance plus élevé que les autres variants en circulation en Inde”. Autrement dit, « le double mutant » a « une plus grande contagiosité ».

Selon l’ONU, “un variant est considéré comme inquiétant s’il est plus contagieux, provoque un plus grand nombre de cas graves de Covid-19, parvient à contourner les défenses du système immunitaire ou réduit l’efficacité des traitements développés jusqu’à présent. (…) C’est la raison pour laquelle des recherches supplémentaires, notamment sur la contagiosité, la sévérité et le risque d’une réinfection du variant indien sont nécessaires pour comprendre le rôle qu’il joue dans la crise sanitaire en Inde”.

C’est justement ce qui a été fait par des chercheurs du CCMB, en Inde, qui ont observé la protection contre le variant double mutant à la fois chez les personnes déjà infectées et chez celles vaccinées par Covishield, le vaccin développé par AstraZeneca et l’Université d’Oxford et fabriqué par le Serum Institute of India. Il s’agit d’un des vaccins approuvés en Inde, mais aussi au Maroc.

« Des résultats préliminaires mais encourageants »

Le biologiste et directeur du CCMB, Dr Mishra, a publié le 22 avril dernier un aperçu des premiers résultats “utilisant un test de neutralisation in vitro”, qui montrent qu’une infection antérieure et la vaccination par Covishield “offrent une protection contre le variant B.1617”.

Pour Dr Mishra, “l’étude, bien que préliminaire, montre que la vaccination avec Covishield offre une protection contre le variant à double mutant. Les gens devraient donc aller de l’avant et se faire vacciner rapidement”, rapporte le journal indien “The Hindu”.

Le 28 avril, Dr Mishra a renforcé sa conclusion en publiant celle d’autres chercheurs indiens. Celle-ci affirme que le vaccin Covaxin, inventé et développé par la société Bharat Biotech, permet également d’acquérir l’immunité contre le variant indien.

Lire aussi:

Officiel: Deux cas du variant indien du coronavirus détectés à Casablanca

Variant indien: la vaccination mondiale risque de ralentir (Dr. Tayeb Hamdi)

Covid-19: les eurodéputés se prononcent en faveur d’un certificat sanitaire européen

Le Parlement européen a adopté sa position par 540 voix, contre 119, et 31 abstentions sur ce certificat sanitaire, selon les résultats annoncés jeudi 29 avril.

Selon les eurodéputés, le nouveau « certificat européen Covid-19 » (ou certificat vert numérique, tel que proposé par la Commission européenne) devait être mis en place pour une durée de douze mois, pas plus.

Ce document, en version papier ou numérique, attestera qu’une personne a été vaccinée contre le coronavirus ou qu’elle a reçu récemment un test négatif ou encore qu’elle s’est remise de l’infection, soulignent les députés. Toutefois, le certificat ne servira en aucun cas de document de voyage et ne sera pas un prérequis à l’exercice de la liberté de circulation« .

« Les titulaires d’un certificat européen Covid-19 ne devraient pas être soumis à des restrictions de voyages supplémentaires, telles que la quarantaine, l’autoconfinement ou le dépistage », plaident les élus européens. Afin d’éviter toute discrimination à l’encontre des personnes non vaccinées ou pour des raisons économiques, ils réclament que les pays de l’UE garantissent « un dépistage universel, accessible, rapide et gratuit ».

(Avec agences)

Covid. L’utilisation des tests antigéniques rapides peut réduire la transmission (études)

Dans une récente publication sur Facebook, Ahmed Rhassane El Adib, professeur en anesthésie-réanimation, au CHU Mohammed VI de Marrakech, explique, 3 études scientifiques à l’appui, que l’utilisation des tests antigéniques rapides qui ont une sensibilité élevée (supérieure à 97%), notamment les salivaires, peut permettre de détecter les cas de charge virale élevée et ainsi réduire, considérablement, la transmission du virus et les nouvelles infections.

En effet, entre 10 et 20% des cas causent 80% de la transmission, c’est ce qu’indique une récente étude sur l’hétérogénéité de la transmissibilité et de l’excrétion du SARS-CoV-2, via les gouttelettes et les aérosols, publiée le 16 avril sur le journal scientifique “eLife”.

Cette transmission est, généralement, réalisée par voie aérienne. Selon une étude publiée le 15 avril sur The Lancet, c’est la transmission aéroportée du virus qui domine.

Ainsi, lorsque les 20% de cas qui causent 80% de la transmission sont hautement infectieux, on parle alors de « super-propagation ».

Selon l’étude publiée sur eLife, la charge virale est un “facteur virologique intrinsèque, facilitant une plus grande propagation du SRAS-CoV-2”. La détection des cas de charge virale élevée, via les tests antigéniques rapides, va donc permettre de réduire les contaminations et ainsi alléger les restrictions strictes mises en place.

Disponible sur “MedRxiv”, une prépublication, datée du 2 mars 2021, compare entre 6 tests antigéniques rapides et rapporte que, la plupart d’entre eux, “ont montré une bonne sensibilité (supérieure à 90%), aux charges virales inférieures à 25, avec une sensibilité augmentant à plus de 95% par rapport aux échantillons infectieux”.

Pour Pr El Adib, “ces nouvelles études confirment ce que nous disions, depuis longtemps !”.

« Les individus hautement infectieux libèrent des dizaines à des milliers de virions de SRAS-CoV-2 par minute »

L’étude scientifique, publiée sur eLife, indique que “de nombreux cas de Covid-19 présentent, intrinsèquement, un risque de transmission minimal, tandis que les individus hautement infectieux libèrent des dizaines à des milliers de virions de SARS-CoV-2 par minute, via des gouttelettes et des aérosols tout en respirant, en parlant et en chantant”.

La figure ci-dessous montre, d’une part, le taux de particules expulsées par les activités respiratoires; à savoir la parole (A), le chant (B), la respiration (C) et la toux (D) et, d’autre part, une comparaison entre les taux d’émission d’aérosols due au chant et à différentes amplitudes de parole (E).

Les chercheurs derrière cette étude ont effectué une analyse comparative des données, sur les charges virales respiratoires du SARS-CoV-2, du SARS-CoV-1 et de la grippe A (H1N1) de 2009.

Cette comparaison permet de distinguer entre le temps estimé pour un cas de A (H1N1) pour expulser un virion (particule infectieuse d’un virus), via des gouttelettes ou un aérosol (B) et celui estimé, pour un cas de SARS-CoV-2 (D).

Transmission aéroportée: Les preuves sont là! 

La transmission par voie aérienne est “susceptible d’être la plus dominante”, selon une étude publiée le 15 avril sur The Lancet.

Elle conclut que, le fait de considérer qu’il existe un manque de preuves directes sur la transmission aérienne du SARS-CoV-2 est “une erreur scientifique”.

“Il existe des preuves, cohérentes et solides, que le SARS-CoV-2 se propage par transmission aérienne. Bien que d’autres voies puissent y contribuer, nous pensons que la voie aérienne est susceptible d’être dominante. La communauté de la santé publique doit agir, en conséquence, et sans plus tarder”, alerte les chercheurs.

Pour étayer leur position, ces derniers listent les preuves répertoriées dans ce sens. Il s’agit, notamment, des résultats d’analyses détaillées des comportements humains, de la taille des pièces, l’aération ainsi que d’autres variables, dans les concerts de chorale, les navires de croisière, les établissements correctionnels etc.

Selon ces résultats, la propagation du SARS-CoV-2 ne peut pas être suffisamment expliquée par les gouttelettes et les fomites, puisque “l’incidence élevée de tels événements suggère, fortement, la prédominance de la transmission par aérosol”.

Aussi, “la transmission à longue distance du virus entre des personnes, dans des chambres adjacentes, mais jamais en présence l’une de l’autre, a été observée dans des hôtels de quarantaine”.

Autre preuve: la transmission asymptomatique ou pré-symptomatique du virus, par des personnes qui ne toussent pas ou n’éternuent pas, est susceptible de représenter au moins un tiers, et peut-être jusqu’à 59%, de toutes les transmissions dans le monde et est un moyen clé par lequel le SARS-CoV- 2 s’est répandu dans le monde entier, soutenant ainsi un mode de transmission, principalement, aéroporté. Sachant que le fait de parler produit des milliers de particules d’aérosol et quelques grosses gouttelettes, “ce qui soutient la voie aérienne”, souligne l’étude.

Celle-ci précise également que le virus a été identifié dans des échantillons d’air provenant de pièces occupées par des patients atteints du Covid-19 ainsi que de la voiture d’une personne infectée et que le SARS-CoV-2 a été identifié, dans les filtres à air et les conduits des bâtiments, dans les hôpitaux avec des patients atteints de la Covid-19.

“Ces emplacements ne pouvaient être atteints que par des aérosols”, lit-on dans l’article.

Au vu de ces éléments, les chercheurs recommandent, pour réduire la transmission aérienne du virus, de mettre en place des mesures pour éviter l’inhalation d’aérosols infectieux, y compris par l’aération, la filtration de l’air, la réduction des rassemblements et du temps passé à l’intérieur, l’utilisation de masques à l’intérieur, la qualité des masques et une protection de haut niveau, pour le personnel de santé et travailleurs de première ligne.

Pour sa part, Pr El Adib conclut que, pour arriver à réduire considérablement les cas ainsi que les interventions strictes à l’échelle populationnelle, il convient de détecter, via tests antigéniques rapides, les 20% de cas, à forte charge virale responsables de 80% de transmission.

Variant britannique: symptômes, transmissibilité, immunité… Ce qu’il faut savoir (The Lancet)

Publiée le 12 avril sur The Lancet public health, la première étude sur la symptomatologie, les taux de réinfection et de transmissibilité du variant britannique (B.1.1.7), révèle que le protocole de dépistage et de surveillance mis en place pour détecter les cas Covid-19 peut rester inchangé pour le variant et que ce dernier ne modifie pas le risque de réinfection. Autrement dit, “les vaccins sont susceptibles de rester efficaces contre le variant”.

Quant à sa propagation, les résultats de cette étude confirment que le variant B.1.1.7 est, effectivement, plus transmissible mais qu’en période de confinement le Rt tombe en dessous de 1.

Cette étude britannique est basée sur des données relatives à la nature et à la durée des symptômes, obtenues à partir des rapports de 36.509 utilisateurs de l’application “Covid symptom study” qui se sont déclarés positifs, à la suite d’un test entre le 28 septembre et le 27 décembre 2020, “durée au cours de laquelle la prévalence du variant britannique a le plus augmenté, notamment dans certaines parties du Royaume-Uni”, souligne l’étude.

Cette dernière vise à apporter des éléments aux pays où le variant B.1.1.7 commence à peine à s’installer, afin de leur permettre de mettre en place les réponses efficaces de santé publique.

Au Maroc, rappelons-le, 115 cas confirmés et 1.500 quasi-confirmés du variant britannique ont été annoncés par le Chef du gouvernement ce lundi 12 avril 2021.

« L’immunité construite par la vaccination peut être efficace contre le variant » 

Nul besoin de changer le protocole de dépistage, ni la durée d’isolement car les résultats de cette étude montrent que la contamination au variant britannique ne se présente pas avec de nouveaux symptômes et la durée de leur manifestation est similaire aux variants pré-existants.

Les vaccins développés et utilisés dans le monde restent également efficaces contre le variant, car les chercheurs britanniques concluent, en analysant les cas de 249 personnes sur les 36.509 utilisateurs de l’application « Covid Symptom Study », qu’il n’y a “pas de corrélation entre le taux de réinfection et le variant”. Ce dernier “ne modifie pas le risque de réinfection”.

En effet, le taux de réinfection n’est modifié ni en fonction de la région ni en fonction du temps. « Ce qui est cohérent avec l’hypothèse, selon laquelle la réinfection n’est pas plus probable, dans le contexte du variant B.1.1.7. Cela peut signifier que, si une immunité adéquate est construite pendant la première infection, elle pourrait être suffisante pour se protéger contre la réinfection en présence du variant B.1.1.7”, indique l’étude qui y voit « un signe positif », puisque « l’immunité construite par la vaccination contre les variants préexistants pourrait également être efficace contre le variant B.1.1.7”.

Dans la figure ci-dessous, publiée dans l’étude britannique, les barres bleues indiquent le nombre de possibles réinfections rapportées chaque semaine, dans différentes régions du Royaume-Uni. Les courbes montrent le nombre total de tests positifs signalés, via l’application « Covid Symptom Study » (en vert) et la proportion d’infections avec le variant B.1.1.7, durant la même période (en rose).

Ces données conduisent les chercheurs à conclure que « les occurrences de réinfection étaient plus corrélées, avec l’augmentation régionale globale des cas qu’avec l’augmentation régionale de la proportion d’infections avec le variant B.1.1.7 ». Autrement dit, l’augmentation des cas de contamination au variant n’implique pas une augmentation des cas de réinfection.

Les confinements efficaces contre la propagation du variant 

Déjà constaté, à travers de précédentes études auxquelles la présente fait référence, le taux de transmissibilité du variant britannique est effectivement plus élevé.

« Nous avons constaté une augmentation multiplicative moyenne du Rt, associée au variant B.1.1.7, par un facteur de 1,35 par rapport aux variants préexistants ».

Cela dit, ce taux de transmissibilité est tombé en dessous de 1 durant les confinements nationaux (du 5 novembre au 2 décembre 2020 qui était le 2e confinement national du Royaume-Uni, ainsi que le 3e mis en place à partir du 5 janvier 2021).

« Pendant le confinement national, ayant débuté le 5 janvier 2021, nous avons constaté que le Rt était d’environ 0,8 dans les trois régions d’Angleterre dans lesquelles au moins 80% des infections sont dues au variant B.1.1.7 ».

La figure ci-dessous représente le nombre total des cas dans les 3 régions les plus infectées par le variant, de mi-octobre 2020 (avant le 2e confinement) au 16 janvier 2021 (pendant le 3e confinement).

Comment expliquer la réduction du Rt ? Est-ce dû à une meilleure adhésion au confinement ? Existe-t-il une immunité communautaire suffisante pour le réduire ? Ce sont des pistes proposées par les chercheurs derrière cette étude qui soulignent, par ailleurs, l’importance de les approfondir.

Covid-19: le taux d’incidence monte au Maroc

La persistance de la hausse du nombre de cas positifs à la Covid-19 au Maroc durant les deux dernières semaines appelle à plus de vigilance et à un plus grand respect des dispositions restrictives, a indiqué le chef de la division des maladies transmissibles à la direction de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies, Abdelkrim Meziane Bellefquih.

Présentant le bilan bimensuel relatif à la situation épidémiologique, il a souligné que cette hausse inquiétante perdure pour la 6e semaine consécutive.

Cette évolution a concerné neuf régions du Royaume, à savoir Souss-Massa (49,5%), Dakhla-Oued Eddahab (42,2%), Laâyoune-Sakia El Hamra (39,3%), Guelmim-Oued Noun (27,8%), Rabat-Salé-Kénitra (27,7%), Béni Mellal-Khénifra (27,6%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (15%), Casablanca-Settat (10,9%) et Marrakech-Safi (5,6%), a précisé M. Bellefquih, relevant qu’une augmentation a été enregistrée au niveau du nombre des cas actifs, qui sont passés de 3.364 cas il y a deux semaines à 4.736 jusqu’à lundi 12 avril, soit une hausse de 40%.

Même tendance haussière pour les cas critiques ou sévères admis aux unités de soins intensifs, qui ont augmenté de 6% ces deux dernières semaines, a-t-il ajouté. Le taux d’incidence a, également, connu une légère hausse, passant de 9,7 cas par 100.000 habitants fin mars à 10,8 la semaine dernière.

Le taux de reproduction stagne

Le taux de reproduction a connu une stagnation, se stabilisant à des niveaux +1, alors que le plan national de la lutte contre la pandémie ambitionne de réduire cet indice à moins de 0,7, a noté M. Bellefquih.

Pour sa part, la courbe des décès a poursuivi sa tendance baissière durant la même période, enregistrant une baisse de 3,8%.

Le responsable a fait état de 502.277 cas positifs enregistrés au Maroc jusqu’au 12 avril, soit un taux d’incidence de 1.381 par 100.000 habitants, faisant savoir que ces données placent le Maroc à la 39e position mondiale et 2e continentale en termes de cas positifs.

En outre, M. Bellefquih a indiqué que jusqu’à lundi, 8.909 décès ont été enregistrés, soit un taux de létalité de 1,8%, contre un taux mondial de 2,2%, soulignant que le taux de guérison s’est stabilisé à 97,3 avec 488.632 personnes guéries.

Le responsable a, également, abordé d’autres points, tels que la détection du variant britannique du virus dans 7 régions et la poursuite de la campagne nationale de vaccination.

Face à la situation épidémiologique inquiétante, le ministère de la Santé exhorte tous les citoyens à continuer à respecter les mesures restrictives durant le mois de Ramadan et poursuivre les efforts consentis et prendre toutes les dispositions nécessaires, afin d’endiguer la propagation de la pandémie dans notre pays, a conclu M. Bellefquih.

(Avec MAP)

Au Parlement, El Otmani explique les restrictions décidées pendant le Ramadan

Les deux chambres du Parlement ont tenu une séance commune consacrée à la présentation par le chef du gouvernement, Saâd Dine El Otmani, de la « situation épidémiologique de la covid-19 ».

Rappelant la dégradation de la situation épidémiologique dans le Royaume, le chef du gouvernement est revenu sur les restrictions imposées pour lutter contre la propagation de la Covid-19.

Il a également rappelé les mesures de prévention et d’accompagnement face à la crise sanitaire.

Covid. L’administration précoce de l’hydroxychloroquine réduit les probabilités de décès et d’hospitalisation (étude)

Selon une étude iranienne, dont les résultats ont été récemment publiés sur la revue scientifique éditée par Elsevier « International immunopharmacology », les patients atteints de la Covid-19 dans sa forme légère, qui ont reçu l’hydroxychloroquine (HCQ) dans les 3 à 7 jours suivant l’apparition des symptômes, ont vu les probabilités d’hospitalisation et de décès réduites, respectivement de 38% et de 73%.

« Cette étude est une enquête rétrospective de cohorte nationale multicentrique basée sur une population de 28.759 adultes atteints de la Covid-19 légère, entre mars et septembre 2020, dans tout l’Iran », lit-on dans l’article mis en ligne.

Un total de 7.295 (25,37%) patients qui ont présenté une forme légère de la Covid-19 dans les 3 à 7 jours suivant l’apparition des symptômes ont reçu du HCQ (400 mg deux fois par jour le 1er jour, puis 200 mg deux fois par jour pendant les quatre jours suivants et ont ensuite été suivis pendant 14 jours).

Les principaux critères d’évaluation étaient l’hospitalisation ou le décès, surveillés pendant six mois.

Il en ressort que 523 patients (7,17%) ayant reçu l’hydroxychloroquine ont été hospitalisés, contre 2.382 (11,10%) chez « les non-receveurs ».

Aussi, 27 des patients ayant reçu le traitement (soit 0,37%) sont décédés, tandis que 287 morts parmi les « non-receveurs » ont été enregistrés (1,34%).

Restrictions, vaccin AstraZeneca, … le point sur la pandémie dans le monde

Le mois de mars a été de loin le pire pour le Brésil aux prises avec une épidémie de coronavirus incontrôlable qui a fait exploser tous les compteurs, avec plus de 66.000 morts, deux fois plus que le pire mois jusqu’à présent, celui de juillet 2020.

« Nous sommes au pire moment, avec des records de morts et de contaminations, ce qui signale qu’avril sera encore très mauvais », déclare à l’AFP l’épidémiologiste Ethel Maciel, professeure à l’Université fédérale d’Espirito Santo (UFES).

-France: écoles fermées 

Fermeture des écoles pour trois à quatre semaines, extension des restrictions à toute la métropole, déplacements limités: Emmanuel Macron a annoncé mercredi 31 mars, un nouveau tour de vis face à l’épidémie du Covid-19, appelant les Français à « fournir un effort supplémentaire » mais sans confinement strict.

Grâce à cette « mobilisation de chacun en avril », le chef de l’Etat a promis la réouverture de certains lieux de culture et des terrasses de bars et de restaurants à partir de la mi-mai.

Se faire vacciner contre le Covid-19 « n’invalide pas le jeûne » du ramadan, ont par ailleurs affirmé le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et les imams de la Grande Mosquée.

-La Grèce va rouvrir ses commerces: 

La Grèce a annoncé qu’elle allait rouvrir la plupart de ses commerces et alléger les restrictions concernant les loisirs.

De son côté, l’Italie a décidé de prolonger les restrictions en vigueur jusqu’au 30 avril.

En Belgique, le tribunal de première instance de Bruxelles a condamné mercredi l’Etat à revoir le cadre légal de ses mesures anti-Covid dans un délai de trente jours, après une plainte d’organisations de défense des droits humains.

-AstraZeneca: pas de risque spécifique lié à l’âge:

Les experts enquêtant sur des liens présumés entre le vaccin AstraZeneca et des caillots sanguins n’ont pas trouvé de facteurs de risque spécifique, y compris l’âge, mais poursuivent leurs analyses, a annoncé l’Agence européenne des médicaments.

Le Covid-19, 3e cause de décès aux Etats-Unis: 

Le Covid-19 a été la troisième cause de décès aux Etats-Unis en 2020, derrière les maladies cardiovasculaires et le cancer, selon des chiffres provisoires communiqués par les autorités sanitaires.

Le président Joe Biden a proposé mercredi d’investir quelque 2.000 milliards de dollars dans les infrastructures, avec l’objectif affiché de créer des millions d’emplois, de tenir tête à la Chine et de lutter contre le changement climatique.

-Une ville chinoise en quarantaine: 

La ville chinoise de Ruili, à la frontière de la Birmanie, a été placée en quarantaine après la détection de six cas de Covid-19, ont annoncé les autorités, qui vont lancer une campagne de vaccination générale.

-Plus de 2,8 millions de morts: 

La pandémie a fait au moins 2.805.004 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan de l’AFP à partir de sources officielles mercredi en milieu de journée.

Les Etats-Unis sont le pays comptant le plus de décès avec 550.998 morts, devant le Brésil (321.515), le Mexique (202.633), l’Inde (162.468) et le Royaume-Uni (126.670).

Ces chiffres sont globalement sous-évalués. Ils se fondent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sans inclure les réévaluations reposant sur des bases statistiques.

(AFP)