Décès de Jamal Ba-amer, ancien dirigeant de la Samir

Jamal Mohamed Ba-amer, ancien Directeur général de la Samir, est décédé lundi 15 septembre des suites d’un arrêt cardiaque. Il a été inhumé ce mardi 16 septembre 2025 à Jeddah, en Arabie saoudite, a appris Médias24.

Saoudien, Mohamed Jamal Ba-amer était ingénieur en chimie. Il a dirigé la raffinerie de Mohammedia pendant plus d’une décennie, en tant que représentant du groupe Corral, actionnaire majoritaire.

L’homme d’affaires a quitté le Maroc quelques jours avant la liquidation judiciaire du raffineur, prononcée en mars 2016.

Son décès intervient alors que le dossier de la Samir reste toujours en suspens devant les juridictions commerciales, sur fond de tentatives de cession et de discussions politiques autour de l’avenir du raffinage au Maroc.

Jamal Ba-amer selon plusieurs témoignages de ses proches, était connu en Arabie saoudite et au Maroc, pour ses actions humanitaires.

En ces douloureuses circonstances, Médias24 présente ses condoléances à sa famille et à tous ses proches et prie le Tout-Puissant de l’accueillir en Sa sainte miséricorde.

Corral vs Maroc : au Cirdi, Al Amoudi réplique à la demande de suspension de la sentence

Au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), l’examen du litige entre Corral et le Maroc connaît un nouveau développement. La société suédoise dirigée par Mohammed Al Amoudi vient de déposer ses observations quant à la demande du maintien du sursis à exécution formulée quelques jours plus tôt par le Royaume.

Condamné à verser plus de 150 millions de dollars à son adversaire, le Maroc souhaite suspendre l’exécution de cette sentence prononcée en juillet 2024. Cette suspension lui avait été accordée concomitamment à son recours en annulation partielle soumis contre sa condamnation.

Pour le Maroc, l’objectif est de prolonger cette mesure qui lui permet de repousser le remboursement du dédommagement le temps que le recours en annulation soit tranché par le comité Ad Hoc.

Corral a déposé une réplique à la demande de prolongation le 2 mars, apprend-on sur le site du CIRDI.
Pour l’heure, nous n’avons pas eu accès au contenu des observations énoncées par la holding d’Al Amoudi, le dossier étant confidentiel. Veut-il lever la suspension pour entamer l’exécution de la sentence ?
Les décisions arbitrales du CIRDI ont une portée obligatoire. Corral pourrait procéder à des saisies sur les biens du Royaume là où ils se trouvent, dans tous les États signataires de la convention CIRDI, et ce sans solliciter un exequatur.

CIRDI : le Maroc veut maintenir le sursis à exécution dans son litige face à Corral

Au CIRDI, le Maroc veut maintenir le sursis à exécution de la sentence l’ayant condamné, l’été dernier, à verser plus de 150 millions de dollars à son adversaire Corral Morocco Holding, société suédoise dirigée par Mohammed Al Amoudi.

Cette requête a été déposée le 18 mars devant le comité ad hoc chargé d’instruire le recours en annulation partielle du Maroc contre ladite sentence.

Pour l’heure, cette sentence n’a pas été exécutée. Tout en introduisant le recours en annulation, la partie marocaine, assistée par le cabinet A&O Shearman, avait obtenu « un sursis à exécution » en attendant la décision du comité ad hoc. L’objectif de la nouvelle requête du Maroc est de maintenir ce sursis en misant sur l’annulation partielle de la sentence arbitrale.

En cas d’annulation de la sentence par le comité ad hoc, le différend sera soumis à un nouveau tribunal arbitral du CIRDI. À défaut, le Maroc devra payer le dédommagement tel qu’il a été fixé dans la sentence initiale.

Les décisions arbitrales du CIRDI ont une portée obligatoire. Corral pourrait procéder à des saisies sur les biens du Royaume là où ils se trouvent, dans tous les États signataires de la convention CIRDI, et ce sans solliciter un exequatur.

Maroc vs Corral : de nouveaux protagonistes pour un nouveau round au CIRDI

La sentence rendue dans le litige opposant le Maroc à Mohammed Al Amoudi sera-t-elle (partiellement) annulée ? Au CIRDI, l’examen de ce recours initié par le Royaume s’apprête à démarrer.

Les membres du comité ad hoc qui statuera sur cette demande ont été nommés. Il s’agit de Matthias Scherer (Suisse), désigné en tant que président, de Claudia Annacker (Autriche) et de Sofia Martins (Portugal). Ce trio a été mandaté le 5 février par le président du Conseil administratif du CIRDI.

Comme le veut le règlement du centre, aucun membre de ce comité ne figure dans la composition du tribunal ayant rendu la sentence contestée. Le Maroc souhaite annuler « partiellement » cette décision rendue en juillet 2024, et qui l’avait condamné à régler la somme de 1,5 MMDH à Corral Morocco Holding, société suédoise détenue par Al Amoudi, ancien PDG de la raffinerie marocaine Samir.

Pour l’heure, cette condamnation n’a pas été exécutée. Tout en introduisant le recours, la partie marocaine, assistée par le cabinet A&O Shearman, a obtenu « un sursis à exécution » en attendant la décision du comité ad hoc. En cas d’annulation, le différend sera soumis à un nouveau tribunal. À défaut, le Maroc devra payer le dédommagement tel qu’il a été fixé dans la sentence initiale.

Les décisions arbitrales du CIRDI ont une portée obligatoire. Corral pourrait procéder à des saisies sur les biens du Royaume là où ils se trouvent, dans tous les États signataires de la convention CIRDI, et ce sans solliciter une exequatur.

Les motifs de la démarche du Royaume n’ont pas été communiqués. Les demandes d’informations formulées par nos soins sont restées sans suite.

En principe, la demande d’annulation est initiée pour vice dans la constitution du tribunal, excès de pouvoir manifeste du tribunal, corruption d’un membre du tribunal, inobservation grave d’une règle fondamentale de procédure ou défaut de motifs.

Avant ce recours en annulation, la partie marocaine avait soumis une demande de rectification qui avait déjà conduit à une légère révision des montants de la condamnation. Ce volet touchait spécifiquement les taux d’intérêt assortis au montant du dédommagement.

Début novembre 2024, la sentence avait ainsi été rectifiée de manière à appliquer un taux préférentiel à l’égard du Royaume du Maroc. La sentence imposait le taux LIBOR USD, sujet à plusieurs controverses et abandonné depuis septembre dernier.

Exclusif. Au CIRDI, le Maroc a refusé de transiger avec Al Amoudi qui réclame 2,7 MM$

Rattachée au nom de son dirigeant, l’homme d’affaires saoudien Mohammed Al Amoudi, Corral Morocco Holding est une société suédoise connue pour être le principal actionnaire de la Samir, entité acquise auprès de l’Etat marocain (privatisation en 1997).

Aujourd’hui en liquidation, la raffinerie de Mohammédia est d’ailleurs au cœur du litige. Corral reproche au gouvernement marocain de l’avoir « expropriée ». Sa défense invoque une convention bilatérale de protection des investisseurs, signée en 1990 entre le Maroc et la Suède. Le demandeur réclame un dédommagement de 2,7 milliards de dollars, apprend-on de source proche du dossier.

Ce risque financier, entre autres enjeux, rend ce dossier complexe et sensible. C’est également une affaire confidentielle. Le Maroc n’a jamais communiqué sur ce contentieux. À quelques jours d’une sentence potentiellement historique, nous avons sollicité l’éclairage d’une source proche du dossier sur la position de la partie marocaine.

Celle-ci repose essentiellement sur les efforts consentis par le Royaume au profit de la Samir, et ce, depuis sa privatisation à quelques semaines de sa mise en liquidation, actée par un jugement en mars 2016. Ces concessions, parfois lourdes, ont été confrontées à des engagements jamais tenus par le principal actionnaire qui, d’investisseur, s’est progressivement transformé en négociateur, pour rester dans les limites de la correction.

Devant le tribunal arbitral, « le Royaume du Maroc a exposé de façon claire sa position sur le dossier, en rappelant l’ensemble des ressources mobilisées et des démarches entreprises par les pouvoirs publics depuis 2002, visant à préserver et à développer l’activité de la raffinerie », affirme cette source proche du dossier.

Ces efforts ont « été maintenus en dépit de la situation précaire de la Samir », déplore notre interlocuteur, citant notamment « les facilités de crédit d’enlèvement de droits de douane et le soutien d’institutions bancaires ».

« Le Royaume du Maroc a systématiquement œuvré pour assurer la pérennité de la raffinerie et a toujours accompagné cette entreprise en agissant de bonne foi ».

Au CIRDI, c’est la fermeté qui prévaut à l’évocation de la position marocaine. La preuve : il n’y aura pas de tentative de règlement amiable. « Le Maroc a refusé de transiger avec Al Amoudi qui, pendant de nombreuses années, a agi en méconnaissance des intérêts de la Samir, en précipitant l’entreprise vers la faillite », révèle notre source.

En réalité, malgré les spéculations, la piste de la transaction a été écartée d’office par la défense du Royaume. « Il n’y a jamais eu de volonté » en ce sens, affirme notre source. Et pour cause ! Pour le Maroc, la situation de la Samir est surtout la conséquence de dérives de gestion imputables à ses dirigeants.

Un constat entériné par des décisions judiciaires : Al Amoudi et d’autres administrateurs sont aujourd’hui sous le coup de sanctions patrimoniales (extension de la liquidation et déchéance commerciale), en lien avec des fautes de gestion avérées. Ces dérives, à connotations parfois pénales, ont entraîné le raffineur dans sa chute. Ces faits sont documentés dans plusieurs rapports judiciaires.

« Le Maroc est victime de sa bonne foi« , déplore cette source. « On a ouvert les robinets à Al Amoudi parce qu’il s’agissait d’une entreprise stratégique. En contrepartie, il s’était systématiquement engagé par écrit à remettre des fonds propres dans l’entreprise, sans jamais respecter ses engagements« .

La requête de Corral au CIRDI constitue une ultime carte qui pourrait permettre à l’intéressé de soutirer davantage mais, cette fois-ci, directement aux caisses de l’Etat. Le tribunal arbitral va-t-il se ranger du côté d’Al Amoudi ? La réponse ne saurait tarder. 2,7 milliards de dollars sont en jeu.

Le CIRDI est un mécanisme d’arbitrage qui participe à la création d’un climat d’affaires favorable et d’un cadre sécurisant pour les investisseurs. C’est dans ce sens que le Maroc respecte ses engagements de manière à rassurer les investisseurs internationaux.

https://www.medias24.com/2015/11/12/samir-al-amoudi-na-pas-verse-sa-quote-part-de-laugmentation-de-capital/

https://medias24.com/2016/01/01/maroc-samir-laugmentation-de-capital-nest-plus-a-lordre-du-jour/

https://medias24.com/2015/11/27/samir-letat-a-assoupli-sa-position-a-legard-dal-amoudi/

Au CIRDI, le litige entre Al Amoudi et le Maroc déclaré « clôturé »

La décision de clôture a été actée le 18 juin par le tribunal arbitral, qui examine le dossier depuis octobre 2018.

Le Centre international pour le règlement des différends relatifs à l’investissement (CIRDI) avait été saisi par Hussein Al Amoudi, dirigeant de Corral Morrocco Holding, société suédoise et actionnaire majoritaire de la Samir.

Pour l’heure, nous ne connaissons pas les motifs exacts de ce dernier développement. Sur le site du centre basé à Washington, on apprend que le « Tribunal déclare la procédure close conformément à l’article 38 du Règlement d’arbitrage du CIRDI ».

Contacté par nos soins, un praticien nous explique que la clôture de l’instance survient lorsque « la présentation de l’affaire par les parties est terminée« . C’est-à-dire lorsque que « l’affaire est en état d’être jugée« , ajoute notre source.

Le dossier entame donc sa dernière ligne droite. Al Amoudi reproche à l’Etat marocain d’avoir, « dans sa conduite de l’investissement de Corral, violé de nombreuses protections accordées » à cette société en vertu du traité bilatéral conclu en 1990 entre la Suède et le Maroc.

Les griefs soulignés dans la requête de Corral concernent la Samir, raffinerie qu’il avait acquise dans le cadre de la privatisation en 1997 et placée depuis en liquidation judiciaire.

Corral réclame un dédommagement estimé à plus de vingt milliards de dirhams.

Samir : le Maroc va-t-il transiger avec Al Amoudi ?

C’est l’un des verdicts les plus attendus par la scène juridique marocaine. Il concerne l’action initiée par Corral Morroco Holding contre le gouvernement Marocain au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), centre d’arbitrage rattaché à la Banque mondiale. La société suédoise détenue par Al Amoudi souhaite une importante indemnisation pour la perte supposée de son investissement au Royaume, à savoir la raffinerie Samir.

A l’examen depuis octobre 2018, ce litige aux enjeux potentiellement explosifs n’a toujours pas débouché sur une décision finale. A vrai dire, le dernier développement notable du dossier remonte à plus d’un an. En mars 2023, les parties avaient procédé à leurs déclarations respectives des coûts de la procédure d’arbitrage (sommes réclamées au titre des sommes générées par la procédure, dont les frais d’avocats, les rémunérations des arbitres, les déplacements, les frais de traduction, les frais d’expertise, etc.).

Cette démarche permet au tribunal arbitral, au moment de se prononcer sur le fond du litige, de rendre également une décision concernant la prise en charge des coûts déclarés. Généralement, ils sont mis partiellement ou intégralement (plus rare) à la charge de la partie qui perd.

« Lorsque l’on arrive à la déclaration des coûts, cela signifie que la procédure arbitrale arrive bientôt à son terme, qu’il s’agisse du CIRDI ou d’un autre centre », nous explique un juriste qui représente le Maroc dans plusieurs dossiers similaires.

Dans le litige opposant Corral au Royaume, le dossier est en suspens depuis la déclaration en question.

Malgré nos relances incessantes, aucune des parties concernées n’a souhaité faire le point sur l’état d’avancement de la procédure. Un mutisme qui, chez plusieurs observateurs avertis, nourrit les spéculations autour de négociations en cours pour résoudre amiablement le conflit. Une piste qui revient avec insistance mais que nous n’avons pas réussi à vérifier.

L’affaire est extrêmement sensible. Les différentes fuites portant sur le dossier suscitent les crispations, parfois même les protestations des protagonistes qui souhaitent un traitement discret. Ni la partie marocaine assistée par Me Hicham Naciri (Allen & Overy), ni Al Amoudi et ses avocats du cabinet Gibson Dunn, n’ont souhaité répondre à nos questions malgré nos multiples relances.

Attaqué plusieurs fois au CIRDI, le Maroc a souvent opté pour la solution transactionnelle en vue de résoudre ses conflits. Un mécanisme qui permet de revoir à la baisse, parfois de manière spectaculaire, les montants de dédommagements déboursés au profit de la partie requérante. Le cas de Carlyle est un exemple édifiant. Le fonds d’investissement avait initialement réclamé 4 MMDH. Après négociations, le Maroc, là aussi assisté par Me Hicham Naciri, n’a versé « que » 140 MDH.

Dans le cas de Corral, les montants sont plus conséquents. Le risque de condamnation pour le Maroc est d’au moins une dizaine de milliards de dirhams. Al Amoudi avait réclamé près de 15 MMDH dans sa requête initiale déposée en octobre 2018. Cinq ans plus tard, nos confrères du Desk ont rapporté un montant à plus de 27 MMDH.

Généralement, le tribunal arbitral est informé par les parties de l’entame des tractations. Ce qui donne lieu à la suspension de la procédure. Une fois scellée, la transaction est suivie de la clôture de la procédure, synonyme de fin du litige. Pour l’heure, on n’en est pas à ce stade.