Coupe Arabe 2025. Message de félicitations du Roi Mohammed VI à l’équipe nationale après son sacre
Dans ce message, le Souverain exprime aux membres de l’équipe nationale ses chaleureuses félicitations et Sa considération pour leur belle victoire à la Coupe Arabe-Qatar 2025, offrant ainsi au Maroc son deuxième sacre au titre de ses participations à ce championnat et « réalisant un exploit renouvelé qui conforte la place honorable du football marocain aux niveaux arabe et international ».
Le Roi Mohammed VI se félicite, à cette occasion, du patriotisme exemplaire et du professionnalisme exceptionnel dont ont fait montre les joueurs champions de la sélection nationale pour être à la hauteur des aspirations des supporters passionnés, saluant les efforts des cadres techniques nationaux qui ont confirmé leur capacité à encadrer les talents et à signer les prouesses du football marocain dans toutes ses catégories, et appuyé la forte présence, sur la scène internationale, des potentialités et des hautes compétences dont regorge le Maroc dans ce domaine, tant sur les plans du rendement sportif et de l’encadrement technique que de la gestion administrative.
En cette heureuse occasion, le Souverain salue les supporters marocains qui ont accompagné et soutenu l’équipe nationale pour la réalisation de ce grand sacre dans l’Etat du Qatar frère, louant leur fort patriotisme habituel pour la défense du maillot national et leurs encouragements enthousiastes et distingués, devenus une source d’admiration et de considération pour les supporters amoureux de football ainsi qu’un exemple à suivre.
Réitérant, avec grande fierté, ses chaleureuses félicitations aux membres de l’équipe nationale pour ce sacre mérité, le Souverain leur souhaite davantage de réussite et de succès dans leurs efforts continus et soutenus pour hisser tout haut le drapeau national dans les différentes manifestations régionales, continentales et internationales.
Football. Le Maroc remporte la Coupe Arabe 2025 face à la Jordanie (3-2)
Sous une pluie drue, ce jeudi 18 décembre à Lusail au Qatar, le Maroc est sorti gagnant d’un véritable combat de boxe en finale de la Coupe Arabe 2025 face à la Jordanie (3-2).
Oussama Tannane a été le premier à se mettre en évidence d’un magnifique lob au-delà de la ligne médiane alors que les gants du portier adverse étaient encore froids.
هدف |
منتخب المغرب يتقدم 1 – 0 على الأردن في الدقيقة 4 عبر تصويبة قوية ورائعة من أسامة طنان
Puis Abderrazak Hamed Allah est sorti du banc pour permettre à ses coéquipiers de recoller au score et de prendre l’avantage en inscrivant un doublé de pur renard des surfaces (88’, 100’).
هدف |
منتخب المغرب يدرك التعادل 2 – 2 أمام الأردن في الدقيقة 87 عبر عبدالرزاق حمدالله
Tarik Sektioui a donc guidé l’équipe nationale A’ au succès en Coupe Arabe trois mois après avoir mené les locaux au Championnat d’Afrique des nations 2024.
Deux trophées qui sublimeront le palmarès du football national. D’une grande valeur, le dernier a été acquis au terme d’une rencontre au scénario échevelé.
Il fallait avoir le cœur solide pour suivre cette affiche à couper le souffle qui symbolise l’apothéose d’un tournoi où le trophée semblait prédestiné aux Marocains, tant ils avaient fait preuve d’une force de caractère inébranlable, quelles que soient les circonstances.
Le Maroc a parfaitement lancé son match
Bien qu’elle ait montré un tout autre visage en deuxième mi-temps, la Jordanie a fait preuve de fébrilité d’entrée de jeu, à l’image de son gardien sur l’ouverture du score.
Lorsque Oussama Tannane a fait jaillir la lumière dans une journée grisâtre d’une inspiration sublime.
Profitant d’une perte de balle plein axe, il a déclenché de 60 mètres un lob lumineux qui est venu transpercer le rideau de pluie à une vitesse de 75 km/h.
Yazid Aboulaila a failli ne pas s’en relever, heurtant son montant gauche dans une tentative désespérée de dévier ce ballon téléguidé.
À l’évidence, le staff de Tarik Sektioui sait mettre ses cadres en confiance. Les Lions de l’Atlas semblaient portés par une force qui rendait l’impossible évident.
En dépit de la réalisation d’Oussama Tannane, le Maroc a continué de pousser. Sans une intervention miracle de la défense, Walid Azzaro était à deux doigts de reprendre un ballon mal repoussé par le gardien.
Un peu plus tôt, Aboulaila avait déjà dû s’employer sur une tentative de Karim El Barkaoui (11’).
Visiblement dans un grand soir, Tannane a encore accéléré le tempo par une talonnade bien sentie pour trouver El Barkaoui.
Malheureusement, ce fut la dernière action du natif d’Agadir. Touché à l’adducteur, il a cédé sa place à Achraf El Mahdioui.
Une blessure qui a forcé une restructuration du Onze
Ce changement a forcé Tarik Sektioui à réajuster son bloc. Anas Bach a glissé sur le côté droit, tandis que Mohamed Boulascout s’est installé plus haut sur l’aile.
En sortant un attaquant pour un milieu de terrain, Sektioui a choisi de renforcer le cœur du jeu pour verrouiller la rencontre.
Piqués au vif, les hommes de Jamal Sellami sont montés en intensité. Mais malgré leur pressing et leur agressivité, ils se sont heurtés à un mur.
Incapables de trouver de l’espace dans le bloc défensif marocain, ils ont été réduits à des tentatives lointaines facilement captées par El Mehdi Benabid.
À l’autre bout du terrain, le portier jordanien a continué de souffrir. Son défenseur Issam Smeri a même dû sauver la mise sur sa ligne (40’) pour empêcher Tannane de s’offrir un doublé avant la pause.
Mais si le Maroc a rapidement pris l’avantage dans le match, il s’est fait rejoindre avec autant de célérité au retour des vestiaires.
Un manque de maîtrise lors du second acte
La manière de se défendre des Marocains sur le corner, joué à deux, à l’origine de la tête rageuse d’Ali Alwan (47’) était pour le moins inhabituelle.
Avec des erreurs de marquage assez évitables. En tout cas, tout était à refaire certes, mais rien n’était encore perdu.
Marwan Saâdane en était convaincu lorsqu’il a tenté de dévier un centre de Walid Azzaro (51’). Mais sans succès.
Dans une rencontre où la tension était à son comble, le Maroc n’a pas courbé l’échine malgré l’égalisation de la Jordanie.
Mais il ne pouvait pas deviner qu’Achraf El Mahdioui allait contrer de la main un ballon dans la surface de réparation.
Quelques minutes et une intervention plus tard, Ali inscrivait un doublé en prenant à contre-pied El Mehdi Benabid.
C’était la première fois que les protégés de Tarik Sektioui étaient menés dans cette compétition. On attendait donc une réaction à la hauteur de leur talent.
Une réaction de champion
Il y a bien eu quelques mouvements intéressants entre des joueurs offensifs frais, notamment Hamed Allah et Mounir Chouiar.
Mais il manquait toujours un petit quelque chose afin de mettre à contribution le dernier rempart jordanien.
Sans confondre à aucun moment vitesse et précipitation, le Maroc a patiemment attendu son heure.
Et comme cette finale était complètement folle, Hamed Allah et ses coéquipiers ont dû retenir leur respiration le temps que l’arbitre accorde au natif de Safi son deuxième but de la compétition.
Et bien plus important, l’égalisation au bout du temps additionnel. Tout allait s’écrouler si Ali Alwan n’avait pas vendangé une occasion franche dans le cœur de la défense marocaine.
Dans l’autre surface, Hamed Allah s’est écroulé pour décrocher un penalty mais l’arbitre n’a pas bronché avant de siffler la fin du match et faire place aux prolongations.
Prolongations lancées par un boulet de canon de Mohamed Abutaha qui n’a laissé aucune chance à Benabid. Heureusement que le corps arbitral avait décelé une main de l’attaquant plus tôt dans l’action.
Mais c’était la deuxième fois que les Marocains étaient cueillis à froid. Ça commençait à faire beaucoup.
Cependant, pour le plus grand bonheur des supporters et des observateurs qui n’ont pas eu trop le temps de cogiter, Abderrazak Hamed Allah a surgi au second poteau pour reprendre un ballon qui traînait dans la surface de réparation et offrir la Coupe Arabe 2025 au Maroc.
Coupe arabe 2025. Maroc-Jordanie : Tarik Sektioui, l’homme des finales
Le Maroc et la Jordanie se retrouvent ce jeudi 18 décembre (17h) pour la finale de la Coupe arabe 2025, à Lusail, au Qatar. Un duel fratricide entre deux techniciens marocains au sommet de leur art.
Devenu, par la force des choses et des titres, l’homme des rendez-vous où l’échec est interdit, Tarik Sektioui a prolongé sur le banc la réussite qui l’accompagnait déjà sur le pré lors des finales.
Face à la Jordanie dirigée par son ami Jamal Sellami, le sélectionneur national sera animé par une double volonté : remporter une nouvelle finale et, surtout, s’imposer pour la première fois face à son homologue.
Si l’on y ajoute la médaille de bronze historique glanée lors des Jeux olympiques de Paris 2024 avec les U23, un match pour le podium qui avait tout d’une finale, le bilan de Tarik Sektioui prend une dimension vertigineuse.
Avec neuf finales au compteur entre ses deux carrières, son pourcentage de réussite frôle la perfection. Durant sa carrière de joueur, le natif de Fès se montrait tout simplement imbattable lorsqu’un titre était en jeu.
Pourtant, il n’a que très rarement été aidé par les circonstances. Il n’hésitait pas à relever des défis malgré de nombreuses contraintes, dont un temps de préparation réduit à peau de chagrin et des joueurs qu’il découvrait au fil de la compétition.
Une configuration qui ne l’a pas empêché d’exceller lors du Championnat d’Afrique des nations 2024 et des Jeux olympiques de Paris 2024.
Un taux de victoire en finale presque parfait
Gagner, c’est son lifestyle, tordant ainsi le cou à l’adage selon lequel il faudrait perdre pour apprendre à gagner. Tarik Sektioui a remporté les quatre finales qu’il a disputées comme joueur :
CAN U20 (1997) : Champion d’Afrique avec les Lionceaux face à l’Afrique du Sud.
Supercoupe du Portugal (2006) : lauréat avec le FC Porto.
Coupe du Portugal (2009) : succès avec Porto (1-0 face à Paços de Ferreira).
Coupe de la Confédération CAF (2011) : il boucle la boucle avec le MAS de Fès au terme d’une campagne héroïque.
Cinq ans après avoir raccroché les crampons, l’ancien joueur du FC Porto a ensuite transposé cette réussite sur le banc, prouvant sa capacité à transformer la pression des matchs couperets en trophées, avec un taux de réussite avoisinant les 90%.
Coupe du Trône (2016) : sacré avec son club de cœur, le MAS de Fès (2-1 face à l’OC Safi).
Coupe de la Confédération CAF (2020) : il offre le titre à la RS Berkane (1-0 face à Pyramids FC).
CHAN 2024 : il mène le Maroc A’ au sommet de l’Afrique (3-2 face à Madagascar).
JO Paris 2024 : une démonstration de force pour décrocher le bronze olympique (6-0 face à l’Égypte).
Sa seule fausse note demeure la Supercoupe de la CAF 2021 avec la RS Berkane, perdue face à l’ogre égyptien Al Ahly.
Tarik Sektioui n’a jamais battu Jamal Sellami
En somme, un bilan à l’image du personnage. Brillant, sans jamais verser dans l’arrogance ni la démagogie.
Des valeurs encore illustrées lors de sa conférence de presse d’après-match, le lundi 15 décembre. Un modèle du genre, dont certains de ses confrères gagneraient à s’inspirer.
Une prise de parole mesurée, empreinte d’humilité malgré l’euphorie de la qualification, au cours de laquelle Tarik Sektioui n’a que très rarement cherché à capter la lumière.
Préférant braquer les projecteurs sur ses joueurs, sa fédération, les journalistes et même son futur adversaire.
« C’est un ami, et surtout un grand entraîneur », s’est réjoui le sélectionneur national au moment d’évoquer Jamal Sellami.
Fraîchement qualifié pour la Coupe du monde avec la Jordanie, ce dernier a d’ailleurs renvoyé l’amabilité à son homologue, en lui prédisant un avenir à la tête de la sélection A.
Une perspective que Tarik Sektioui a gentiment écartée, préférant y voir une tentative de déstabilisation de la part de son vis-à-vis.
À l’évidence, l’amitié est sincère entre les deux anciens internationaux qui se sont côtoyés sous le maillot de l’équipe nationale, et ce, malgré quelques piques échangées par médias interposés qui attestent de leur mentalité de gagnant.
D’autant que Tarik Sektioui a une série noire à interrompre. Jamal Sellami est en effet l’entraîneur contre lequel il a disputé le plus de rencontres au cours de sa carrière.
Avec Walid Regragui et Amine El Karma, il fait également partie des techniciens face auxquels le sélectionneur national ne s’est encore jamais imposé.
En sept confrontations, les équipes de Tarik Sektioui se sont inclinées à quatre reprises devant les formations dirigées par Jamal Sellami, pour trois résultats nuls.
Pour conjurer le signe indien, on doute toutefois que le sélectionneur national se fourvoie en croyant que ce sera une formalité, sous prétexte que la Jordanie a perdu son meilleur joueur à l’issue des quarts de finale.
Car cette sélection n’est pas une simple somme d’individualités, mais bel et bien un collectif soudé, homogène, à l’expression collective bien huilée.
Le Maroc et la Jordanie, une finale attendue
La finale disputée lors de la dernière Coupe d’Asie, sous la houlette de Houcine Ammouta, n’était pas un cas isolé. Le football jordanien est en plein développement, porté notamment par une formation qui s’est nettement améliorée ces dernières années.
Pour preuve, de plus en plus de joueurs sont désormais en Europe, à l’image de Musa Al-Taamari (Rennes). Et malgré l’absence des internationaux évoluant hors des pays arabes, la Jordanie n’a pas particulièrement souffert au Qatar.
Dès le début du tournoi, les hommes de Jamal Sellami ont affiché leur capacité à élever leur niveau de jeu. Après avoir survolé le groupe C grâce à trois victoires, les Blancs et Rouges ont davantage peiné lors du second tour.
Malgré la grave blessure de Yazan Al-Naimat, considéré comme la principale menace offensive jordanienne, les Rouges et Blancs ont su prolonger leur aventure en s’appuyant sur un collectif soudé et riche en qualité.
Ce n’est pas un hasard s’ils possèdent la meilleure attaque de la compétition (11 buts) et la deuxième meilleure défense (2 buts encaissés), derrière le Maroc (1 but).
L’analyse technico-tactique dessine les contours d’une équipe aux caractéristiques finalement assez proches de celles des Lions de l’Atlas. À l’image du Maroc, la Jordanie affiche des phases de possession légèrement inférieures à celles de ses opposants (41,9%).
Malgré une ligne de cinq défenseurs, la Jordanie reste vulnérable sur les ailes
Son bloc s’articule autour d’une défense à trois axiaux, épaulés par des pistons très actifs. Le double pivot assure l’équilibre, tandis que deux attaquants gravitent autour d’un avant-centre.
La Jordanie évolue en 3-4-3 en phase d’attaque ou en 5-4-1 en phase défensive.
Il s’agit d’une équipe courageuse, dotée d’une forte personnalité, capable de faire la différence balle au pied grâce à des joueurs habiles, avec une réelle capacité d’élimination.
En témoignent leurs statistiques dans les duels offensifs. Un taux de réussite de 48,6% dans les un-contre-un, supérieur à celui du Maroc (47,5%), tout en tentant deux fois plus de dribbles (24 par 90 minutes contre 12).
L’équipe nationale devra également se méfier d’un adversaire qui n’hésite pas à tenter sa chance, cadrant près d’un tir sur deux. Sur 11,5 frappes tentées par match, la Jordanie en cadre 45%, quand la moyenne du tournoi dépasse à peine les 36%.
Vous l’aurez compris, le Maroc s’apprête à affronter l’une des rares équipes ayant maintenu un niveau constant tout au long de la compétition. Et dont la victoire face à l’Arabie saoudite fut aussi heureuse que mémorable.
Cela étant, les Jordaniens ne sont pas invincibles. S’ils se montrent redoutables en transition et dans le jeu long, ils affichent davantage de fragilité lorsqu’il s’agit de défendre les couloirs.
Si la défense à cinq verrouille la largeur, la ligne médiane s’expose dès que le repli manque de réactivité.
Sans surprise, les deux buts encaissés sont intervenus sur des situations où les centreurs adverses n’étaient pas suffisamment gênés.
Si le 5-4-1 en phase défensive permet à la ligne de cinq de couvrir toute la largeur, la ligne de quatre apparaît plus poreuse lorsque le repli n’est pas effectué avec suffisamment de promptitude.
Coupe arabe 2025. Le Maroc s’impose face aux Émirats arabes unis (3-0) et file en finale
Le Maroc s’est logiquement imposé contre les Émirats arabes unis (3-0) en demi-finale de la Coupe arabe 2025, ce lundi 15 décembre à Al Rayyan, au Qatar.
Après avoir joué la petite finale contre les perdants de l’autre demi-finale opposant la Jordanie à l’Arabie saoudite, le jeudi 18 décembre, les coéquipiers de Nicolas Jimenez se poseront tout de même devant leur téléviseur pour assister à une finale que le Maroc disputera à Lusail (17 h).
Entre-temps, ils ressasseront sans doute le scénario d’une demi-finale qu’ils avaient bien lancée avant que l’équipe nationale ne reprenne le jeu à son compte et ne s’offre un premier avantage par l’intermédiaire de Karim El Barkaoui (30’).
Achraf El Mahdioui (83) et Abderrazak Hamed Allah (90’+3) ont anéanti les derniers espoirs des Émirats arabes unis.
Au-delà des difficultés à se créer des espaces dans le demi-terrain offensif, les Émiratis ont particulièrement souffert des dédoublements des latéraux marocains et de leur position très haute sur le terrain. Cela a eu pour effet d’étirer le bloc défensif des Émiratis.
Dans cette entreprise victorieuse, tous les compartiments étaient au diapason. Des défenseurs qui, globalement, ont muselé leurs opposants, un milieu de terrain tout en maîtrise et une ligne offensive très active.
Tarik Sektioui aligne quasiment le même Onze de départ
Mis à part Walid El Karti, qui a pris place sur le banc au profit d’Anas Bach, le sélectionneur national Tarik Sektioui a reconduit le même Onze qu’en quart de finale.
La première fois que les Marocains ont réussi à faire trois passes de suite et à sortir du pressing émirati, Karim El Barkaoui a mis à contribution le portier adverse d’une tentative à l’entrée de la surface de réparation, en conclusion d’un mouvement côté gauche (6’).
Anas Bach y est également allé de son tir lointain, mais là encore, facilement capté par Hamad Al-Meqbaali (10’).
Si pendant les dix premières minutes les Lions de l’Atlas ont accepté de se laisser dicter le tempo du match par les Émirats arabes unis, cela n’aura pas duré longtemps.
Au fur et à mesure que le match avançait, les Marocains se sont montrés de plus en plus dangereux en posant le pied sur le ballon. Les sorties de balle limpides de Mohamed Rabie Hrimate ont grandement contribué à cet état de fait.
Toutefois, Tarik Sektioui, peu satisfait de la production de ses joueurs, n’a pas manqué de leur faire savoir.
A contrario, le technicien marocain ne pouvait pas leur reprocher un repli et une discipline collective de tous les instants.
Il est vrai que ses protégés ont suscité un frisson dans les gradins du stade Khalifa lorsqu’ils ont étonnamment été mis hors de position sur une action conclue par un tir non cadré (20’).
Une piqûre de rappel sans conséquence à l’adresse d’une équipe nationale encore prise à défaut sur deux passes verticales qui ont ouvert à Bruno le chemin du but, où El Mehdi Benabid était bien placé pour bloquer la frappe à ras de terre du Brésilien.
C’est alors que le Maroc a su faire ce qu’il savait faire de mieux, à savoir ouvrir le score dans la foulée d’un temps fort adverse (29’).
Signé Karim El Barkaoui d’une magnifique tête croisée, cette réalisation rappelle fortement le but inscrit par le premier nommé face aux Comores en phase de groupe.
Sur le coup, le déplacement de Walid Azarou, qui a embarqué avec lui deux défenseurs au premier poteau, était aussi décisif que le centre parfait de son coéquipier.
Très remuant sur le front de l’attaque, Amine Zahzouh a fait briller Hamad Al-Meqbaali d’une puissante frappe (35’).
Au retour des vestiaires, les Émiratis se sont jetés dans la bataille corps et âme. Surpris par l’intensité mise, la défense de l’équipe nationale s’est fait surprendre par une séquence côté gauche, conclue dans la surface par une volée repoussée du bout des doigts par El Mehdi Benabid.
Survoltés, Bruno et ses coéquipiers ont pesé de tout leur poids sur l’arrière-garde marocaine, qui a su malgré tout résister pour endiguer les vagues émiraties.
D’autant qu’après dix minutes de jeu en seconde mi-temps, le souffle de la révolte des Asiatiques était retombé. On a donc retrouvé une configuration de jeu semblable à la dernière demi-heure de la première mi-temps.
Un scénario où le Maroc porte le danger contre toute attente, à l’image de la tête plongeante de Walid Azarou, passée à quelques centimètres au-dessus des cages émiraties (57’).
Une occasion qui souligne la faculté de cette équipe à être menaçante aussi bien en phase de transition rapide que sur attaque placée.
Inutile de vous mentir, hormis le but du break inscrit par Achraf El Mahdioui sur un contre et la première réalisation de Hamed Allah dans ce tournoi, les vingt dernières minutes n’ont pas été endiablées.
Mais ce ne sont pas les hommes de Tarik Sektioui qui s’en plaindront. Difficile de faire la fine bouche en ayant atteint la finale de la Coupe arabe 2025, ce jeudi 18 décembre à Lusail, au Qatar (17 h).
Coupe Arabe 2025. Maroc-EAU. Quelle heure, quelles chaînes
Le Maroc est à une marche de la finale de la Coupe Arabe 2025. Pour cela, les hommes de Tarik Sektioui devront écarter les Émirats arabes unis, ce lundi 15 décembre (15h30) à Al Rayyan au Qatar.
Le stade international Khalifa abritera une opposition à laquelle est apte Abderrazak Hamdallah.
En revanche, bien que l’état de Tarik Tissoudali se soit amélioré après la commotion cérébrale qu’il a reçue en quart face à la Syrie, il a davantage de chances de prendre place sur le banc.
Au vrai, peu de gens auraient parié sur cette affiche au moment où les Émiratis affrontaient l’Algérie en quart de finale. Mais le pays du Golfe a réussi l’impensable en écartant le tenant du titre, au bout d’une prestation bien meilleure que ses devancières.
Car c’est à l’arraché que les protégés du sélectionneur roumain, Cosmin Olăroiu, se sont extirpés de la phase de groupes. Une performance qu’ils ont réitérée en quart de finale après avoir été dominés dans les grandes largeurs.
Avec une prolongation dans les jambes en plus et un jour de récupération en moins, les Émiratis risquent d’être émoussés.
Pour en profiter, l’équipe nationale A’ sera dans l’obligation de mettre la pression en première mi-temps afin de rapidement prendre l’ascendant arithmétique et psychologique.
À contrario, il ne faudra pas laisser l’armada de joueurs naturalisés émiratis prendre la confiance et le jeu à leur compte.
En ce sens, les Marocains seraient inspirés de réduire l’emprise de l’Argentin d’origine, Nicolás Giménez, sur le jeu de son équipe.
Le match entre le Maroc et les Émirats arabes unis est prévu ce lundi 15 décembre à 15h30, au stade Khalifa à Al Rayyan au Qatar. Une affiche à suivre sur les chaînes suivantes :
Coupe Arabe 2025. Maroc-EAU. Des remplaçants irremplaçables
À chaque conférence de presse de la Coupe Arabe 2025, le sélectionneur du Maroc, Tarik Sektioui, loue la détermination et l’ambition de l’ensemble de son groupe.
Des valeurs essentielles qui le seront plus que jamais, dans la confrontation avec les Émirats Arabes Unis, en demi-finale, ce lundi 15 décembre sur la pelouse du stade Khalifa à Al Rayyan au Qatar.
Une affiche à laquelle postule Abderrazak Hamdallah et, dans une moindre mesure, Tarik Tissoudali, dont l’état s’est amélioré après sa commotion cérébrale subie face à la Syrie.
Le point presse qui précède ce rendez-vous a donc encore une fois été propice aux louanges du sélectionneur, qui étaient pour le coup avérées après les entrées remarquées de Walid Azaro, Mounir Chouiar et Sabir Bougrine.
« Cela traduit le très bon état d’esprit qui anime ce groupe et surtout l’homogénéité en termes qualitatifs », a expliqué en substance le technicien marocain.
« Il n’y a pas de bon ou de mauvais joueur dans ce groupe. La prestation des uns et des autres est conditionnée par la nature de l’adversaire et la physionomie du match », poursuit-il.
Le Maroc possède un banc de touche décisif
En quart, Sabir Bougrine (RCA) et Mounir Chouiar (RSB) ont personnifié cette capacité du banc des Lions de l’Atlas à redonner un second souffle à une attaque qui éprouvait des difficultés à mettre en danger la Syrie.
Plus juste dans les petits espaces et disponible entre les lignes, le milieu offensif du Raja a amélioré la connexion entre la défense et l’attaque.
Pour sa part, l’attaquant de la Renaissance Sportive de Berkane a secoué le cocotier par ses accélérations et ses prises de balle, toujours dans le sens du but.
Sans complexe, alors qu’il disputait ses premières minutes du tournoi, Mounir Chouiar a été à l’origine de l’unique but de la rencontre en décochant une puissante frappe des 25 m, repoussée par le portier adverse dans les pieds de Walid Azaro, qui ne s’est pas fait prier pour donner un avantage définitif à ses coéquipiers.
Et ce n’est pas tout. Par sa puissance et son allant offensif, Mohamed Bentayeg a également mis sous pression la défense syrienne par ses débordements.
L’entrée d’Achraf El Mahdioui n’a pas été neutre non plus. Par sa lecture de jeu et son calme, il a contribué à stabiliser un bloc équipe qui commençait à se déliter. Ce n’est pas un hasard s’il est en tête dans la catégorie statistique des interceptions dans ce tournoi.
Tarik Sektioui dispose ainsi d’une panoplie de profils afin de faire face à tous les scénarios. Et le manque de vitesse sur le front de l’attaque semble un lointain souvenir depuis que Mounir Chouiar a retrouvé tous ses moyens.
Sans surprise, Sektioui fait partie des sélectionneurs à avoir utilisé quasiment toutes ses possibilités de changements, confirmant qu’une victoire ne s’acquiert pas seulement en se reposant sur onze joueurs.
Cela sera d’autant plus important qu’en face, les Émirats Arabes Unis auront eu un jour de repos en moins tout en ayant disputé des prolongations et une séance de penalties en plus.
De là à dire que le Maroc est largement favori de cette affiche, il y a un pas que seul le terrain pourra confirmer face à une équipe dépassée à chaque fois que l’adversaire met du rythme et de l’intensité (5 buts encaissés)
En tout cas, le parcours des Émiratis n’en fait pas forcément un obstacle insurmontable. Qualifiés sur le fil en phase de groupes, les hommes du sélectionneur roumain, Cosmin Olăroiu, ont peiné pour éliminer le tenant du titre algérien.
La discipline tactique sans ballon n’est pas la première qualité des Émiratis
Au terme d’une séance de penalties irrespirable, précédée par 120 minutes de domination algérienne, dont deux buts annulés par la VAR pour hors-jeu.
Et pourtant, c’est sans aucun doute la meilleure production défensive des Émiratis, en s’appuyant notamment sur un portier qui était dans une grande soirée.
Mais avant de s’incliner et de perdre son titre, l’Algérie a mis en lumière les lacunes d’une arrière-garde émiratie où la discipline n’est pas une vertu immuable.
Dans cette équipe cosmopolite, où l’on retrouve plusieurs joueurs sud-américains naturalisés, mais aussi un Marocain (Issam Ajman) et un Ghanéen (Richard Akonnor) notamment, la rigueur tactique sans ballon n’est pas la première qualité (deux penalties concédés).
Contrairement à l’équipe nationale, meilleure défense du tournoi en s’appuyant sur un bloc compact et agressif, qui sait parfaitement gérer ses temps faibles, les joueurs émiratis semblent plus à l’aise avec le ballon que sans.
Car une fois qu’ils l’ont perdu, la phase de transition attaque-défense est souvent mal gérée en raison d’une balance offensive défaillante, avec une équipe coupée en deux.
En une passe vers l’avant, c’est la moitié de l’équipe émiratie qui se retrouve derrière le ballon (ligne jaune) et hors de position pour couvrir une défense livrée à elle-même.
Sur certaines actions, c’est donc la moitié de l’équipe qui se retrouve éliminée en une seule passe. En outre, le marquage préventif est loin d’être un modèle du genre.
Et même avec une ligne défensive en supériorité numérique sur certaines séquences, le manque de communication et de mouvements coordonnés ouvre des brèches dans une défense qui n’est pas très bien protégée par le double pivot au milieu de terrain.
Sur cette séquence de jeu, qui n’est pas un cas isolé, la ligne défensive des EAU est largement en supériorité numérique. Mais le manque de communication a ouvert une brèche (flèche blanche), consécutive à un déplacement adverse mal géré (flèche jaune).
De l’autre côté du terrain, il faudra garder un œil sur Nicolas Giménez, le meneur d’origine argentine. Meneur de jeu haut ou reculé, son activité et sa vision de jeu fluidifient le jeu de son équipe.
Principal pourvoyeur de ballons pour ses attaquants, il a une relation privilégiée avec le brésilien naturalisé émirati, Caio Lucas (deux passes décisives et un but), dont les appels tranchants et la technique poseraient des problèmes à n’importe quelle défense, même à l’arrière-garde marocaine. Espérons qu’elle le reste encore pour au moins une rencontre.
Coupe arabe 2025. Le Maroc écarte la Syrie (1-0) et rejoint les demis
Ce jeudi 11 décembre, la courte victoire du Maroc sur la Syrie (1-0) en quart de finale de la Coupe arabe 2025 a été acquise au terme d’une rencontre âpre et disputée.
Un combat de tous les instants qui, à défaut de faire briller les yeux, a tenu en haleine les supporters, de Rabat à Damas, en passant par ceux présents au stade Khalifa à Al Rayyan, au Qatar.
Si les Syriens y ont mis beaucoup d’énergie, principalement à défendre leur but, ce sont les Lions de l’Atlas qui ont finalement décroché leur billet pour le dernier carré.
Ils y croiseront, le lundi 15 décembre, le vainqueur de l’autre quart de finale opposant l’Algérie, tenante du titre, aux Émirats arabes unis, le vendredi 12 décembre.
Walid Azaro a été l’auteur de l’unique but de la rencontre, en profitant d’une erreur du gardien syrien qui n’a vraiment pas démérité.
À vrai dire, les deux équipes ont été tiraillées entre la volonté de mettre beaucoup d’intensité et d’impact dans chaque séquence offensive, et la prudence généralement de mise dans ces affiches couperets.
Un rendez-vous sur le fil, sans lendemain, qui a mis du temps à se décanter. Des situations à la pelle, mais peu d’occasions nettes. Le salut des deux équipes dépendait de l’efficacité dans les deux surfaces de réparation.
Le retour dans le Onze d’Oussama Tannane a été bénéfique. C’est d’ailleurs lui qui a été à l’origine du premier tir cadré, signé Marwan Saâdane, à la réception d’un corner parfaitement botté (11’).
La reprise de la tête d’Amine Zahzouh a également fait passer un frisson dans la défense syrienne. Mais Elias Hadaya l’a détournée d’une claquette en corner (12’).
Largement au-dessus techniquement, le milieu de terrain marocain a été prépondérant dans la progression des attaques. Du moins durant le premier quart d’heure, avant que cette maîtrise ne s’estompe au fil des minutes.
Sortie prématurée de Tarik Tissoudali
La commotion cérébrale subie par Tarik Tissoudali, contraint de céder sa place à Walid Azaro, a refroidi les ardeurs marocaines et cassé leur élan initial.
C’est comme s’ils avaient perdu le fil d’un match dont ils tenaient pourtant les rênes. Pas suffisamment toutefois pour ouvrir le score, la faute à une pelletée d’approximations techniques dans le dernier tiers, où la défense syrienne donnait l’impression d’être inexpugnable.
Bien aidée, il est vrai, par l’absence de réussite d’Amine Zahzouh et de ses partenaires, auxquels il manquait toujours quelques centimètres, ou une pointure de plus, pour transformer leurs occasions.
En vert, les statistiques du Maroc.
En même temps, difficile de ne pas en vouloir non plus aux joueurs syriens qui ont décidé de ne pas… jouer. Recroquevillés devant leurs cages, ils ont rendu un hommage appuyé à l’expression « parquer le bus ».
Le Maroc était tout proche de prendre l’avantage sur une action en deux temps, où Elias Hadaya s’est interposé devant le tir lointain d’Amine Zahzouh puis sur la tentative de Walid Azaro.
Sur cette séquence, le portier syrien a été parfaitement suppléé par sa défense, qui a sorti le ballon sur sa ligne.
Le Maroc a logiquement ouvert le score
Quelques minutes plus tard, Walid Azaro a échoué à cadrer sa tête sous le regard préoccupé de Tarik Sektioui, assis sur une glacière à la manière de Marcelo Bielsa, le célèbre technicien argentin.
Sektioui n’a d’ailleurs pas hésité à procéder à trois changements d’un coup, en lançant Mohamed Bentayeg, Mounir Chouiar et Achraf El Mahdioui. Ce dernier a été à l’origine de la situation marocaine la plus dangereuse en seconde mi-temps, en servant en retrait Oussama Tannane, dont la frappe fut difficilement repoussée par le gardien syrien (70’).
شووف|
محمد مفيد لاعب المغرب يحصل على البطاقة الحمراء بعد التدخل القوي على لاعب سوريا
Karim El Barkaoui n’a pas fait mieux dans la foulée puisqu’il n’a même pas cadré sa volée en pivot (71’). Meilleur gardien de la compétition, Elias Hadaya n’a pu que suivre des yeux la tentative d’El Barkaoui, mais il fut décisif pour repousser la reprise sur corner de Marwan Saâdane (76’).
Puis, logiquement, vint la libération pour le Onze national grâce à une réalisation de renard des surfaces, signée Walid Azaro, qui était bien placé pour reprendre une faute de main du gardien syrien, après un tir tendu de Mounir Chouiar (79’).
Dans une fin de match plus ouverte, les Marocains étaient plus proches du deuxième but que la Syrie de l’égalisation.
Et l’expulsion de Mohamed Moufid n’a pas eu d’effet. Place aux demi-finales, le lundi 15 décembre, contre le vainqueur du quart opposant l’Algérie aux Émirats arabes unis.
برنامج المجلس | QNB
حديث طارق السكتيوي مدرب المغرب بعد الفوز على سوريا وبلوغ نصف نهائي كأس العرب
Au risque de contredire le sélectionneur national Tarik Sektioui, ce ne sont évidemment pas « trois points » qui seront en jeu lorsque le Maroc affrontera la Syrie, ce jeudi 11 décembre en quart de finale de la Coupe arabe 2025.
La formule, lâchée en conférence de presse, a fait sourire plus qu’elle n’a inquiété. On se doute bien que le sélectionneur n’a pas confondu match de groupes et rencontre à élimination directe.
Il s’agit sans doute d’un simple glissement de langage, rien de plus. Car sur la pelouse du stade international Khalifa, à Al Rayyan, l’équipe nationale n’aura strictement aucun droit à l’erreur. Une défaite renverrait les Lions de l’Atlas dans leur tanière.
Au fond, Sektioui voulait probablement souligner l’ambition de son groupe de faire la différence avant la séance de tirs au but, si jamais le match devait aller jusqu’aux prolongations. Une façon comme une autre d’afficher la volonté de plier l’affaire dans le jeu.
« On espère que l’on fera honneur au maillot et aux supporters en se qualifiant au bout d’une bonne production », souhaite le sélectionneur.
Mais rien n’est moins sûr. En face, les Lions de l’Atlas affronteront une équipe dont le style de jeu leur a souvent posé problème.
D’autant que « dans le football moderne où les niveaux se sont rapprochés, il n’y a plus de petites équipes », prévient Tarik Sektioui, à la fois par humilité et pour se prémunir en cas de mauvaise surprise.
D’ailleurs, il ne faudra pas s’attendre à un feu d’artifice offensif, compte tenu des nombreuses absences qui handicapent le groupe.
Les Mehry, Bencherki ou encore Lamlioui n’auraient certainement pas été de trop pour dynamiser une attaque parfois atone dès qu’elle manque d’espace.
C’est pourtant face à ce genre d’adversaire que le Maroc tentera de décrocher une place parmi les quatre meilleures équipes du tournoi.
La Syrie est passée par les barrages pour atteindre la phase de groupe
Pour la Syrie, qui a dû passer par un barrage pour intégrer la compétition, atteindre ce stade relève presque de l’exploit. Mais à y regarder de plus près, leurs performances relèvent davantage de la logique.
Il n’est finalement pas surprenant de voir cette équipe se qualifier au second tour dans un groupe où la Tunisie, pourtant favorite, a quitté la compétition prématurément, battue par la Palestine mais aussi par la Syrie.
L’analyse de ce match met en évidence l’inefficacité criante des Aigles de Carthage, mais surtout la discipline tactique des Syriens et leur capacité à exploiter les espaces en transition.
Leur équipe est clairement construite en ce sens. La possession n’est pas une priorité. L’idée est de capitaliser sur la vitesse des joueurs de couloir tout en assurant une protection constante de leur surface de réparation.
Le bloc défensif, en 4-4-2 médian à bas et plus enclin à reculer qu’à défendre en avançant, a posé de sérieux problèmes à la Tunisie.
Une configuration qui pourrait gêner le Maroc, comme ce fut le cas face à Oman en première période, lorsque les Lions manquaient de solutions contre un bloc bas.
À la perte, les Syriens se replient dans un bloc défensif moyen à bas, articulé autour d’un système en 4-4-2.
Le système syrien n’est toutefois pas totalement impénétrable. Son efficacité repose principalement sur la rapidité de circulation du ballon vers les côtés.
Face à ce type d’animation défensive, la clé se trouve sur les côtés. Mais encore faut-il faire circuler le ballon rapidement pour exploiter les décalages.
Dès que le rythme baisse, les Syriens récupèrent systématiquement la possession. Nous avons évoqué plus tôt que leur bloc ne défend pas en avançant, mais il existe une exception notable.
Notamment lorsque le milieu adverse reçoit le ballon dos au jeu, le joueur syrien le plus proche déclenche un pressing immédiat et intense.
Par séquences, un joueur syrien sort comme une balle si un milieu de terrain adverse reçoit le ballon plein axe et dos au jeu.
Une fois la récupération effectuée, les Syriens ne s’égarent pas. Face à une Tunisie déséquilibrée dans ses transitions, le porteur du ballon n’était pas toujours pressé, ce qui lui permettait de lancer directement ses coéquipiers en profondeur.
Leurs courses, parfois à vide mais très coordonnées, perturbent les défenses adverses.
À la récupération, les joueurs syriens se projettent très vite vers l’avant, avec des courses même dans le vide (flèches noires) pour ouvrir d’autres espaces (flèches jaunes). Une stratégie efficace surtout si le premier relanceur n’est pas cadré.
Bien que la Syrie allonge souvent le jeu, elle n’hésite pas, par séquences, à repartir proprement de derrière. Et c’est dans ces phases-là que sa défense semble la plus vulnérable.
Les Tunisiens l’avaient bien compris. Ils orientaient la relance syrienne vers le défenseur central droit, tout en coupant la ligne de passe vers Elmar Abraham, véritable plaque tournante de l’équipe.
En phase de construction basse, la Syrie a été prise à défaut à plusieurs reprises par les Tunisiens, qui ont obligé le relanceur à jouer sur le côté en lui fermant des lignes de passes (flèche noire).
Une stratégie qui avait porté ses fruits. Du moins pour la Tunisie. Reste à savoir si le Maroc sera capable, à son tour, d’imposer son jeu face à une équipe particulièrement difficile à manœuvrer et dont le portier possède l’un des meilleurs taux d’arrêts du tournoi.
Coupe arabe 2025. Le Maroc s’impose 1-0 face à l’Arabie saoudite et rejoint les quarts
Décidément, le Maroc a le don de répondre présent lorsque ça compte vraiment. En témoigne sa victoire sur l’Arabie saoudite (1-0), ce lundi 8 décembre à Lusail au Qatar, dans le cadre de la 3ᵉ journée du groupe B de la Coupe arabe 2025.
Un succès acquis au bout d’une fin de match étouffante, qui vaut une qualification en pole position en quarts de finale, où l’attend la Syrie, jeudi 11 décembre (15h30), au Stade international de Khalifa, à Al Rayyan au Qatar.
Karim El Barkaoui a fait rugir les supporters des Lions de l’Atlas en ouvrant le score (11). Bien servi au point de penalty par un Tarik Tissoudali qui n’a pas tout réussi, mais quelle débauche d’énergie !
هدف|
منتخب المغرب يتقدم 1-0 على السعودية عن طريق كريم البركاوي في الدقيقة 11
Il est vrai que le sélectionneur de l’Arabie saoudite, Hervé Renard, avait largement fait tourner son effectif. Mais ses habituels titulaires se sont heurtés à une équipe bien en place et d’une redoutable efficacité.
En revanche, Tarik Sektioui n’a voulu prendre aucun risque en lançant dans l’arène une équipe type qui n’a pas manqué de se faire surprendre dès les premières minutes de la rencontre.
Sur un service millimétré en profondeur, repris par Saleh Abu Al-Shamat, Mehdi Benabid n’a pu qu’accompagner du regard la tête lobée de l’attaquant saoudien qui s’écrasa sur la transversale du portier du WAC, parti à la pêche (6’).
شووف|
العارضة تحرم منتخب السعودية من تسجيل هدف التقدم على المغرب
La première action de ce match au sommet tombait sous le sens de la physionomie des dix premières minutes où le Maroc n’a quasiment pas sorti la tête de l’eau.
Acculés dans leur camp, Anas Bach and co ont subi comme jamais dans cette compétition. Mais c’était peut-être le scénario qu’ils espéraient, au regard de l’ouverture du score de Karim El Barkaoui, consécutive à un débordement suivi d’un centre au premier poteau de Tarik Tissoudali.
Une action en deux temps, illustrant cette façon commune aux équipes nationales de s’engager goulûment en phases de transition avec des courses à haute intensité.
Difficile d’imaginer meilleur déroulé pour les Lions de l’Atlas dans un match rythmé et engagé entre les 22 acteurs, dont certains ont l’habitude de se croiser sur les terrains des championnats du Golfe.
Le Maroc a opposé à l’Arabie saoudite une défense d’airain
Le onze aligné par Hervé Renard a été construit de sorte à mettre de la vitesse sur les côtés avec des pistons qui arrivent lancés.
C’est sans doute la raison pour laquelle l’ancien sélectionneur du Maroc a installé une défense à trois centraux.
Sauf que les ambitions offensives des Saoudiens se cognaient à un bloc défensif discipliné et aux lignes resserrées.
Les Lions de l’Atlas coulissaient d’un côté comme de l’autre tel un seul homme dans le but d’assurer des prises à deux sur les flancs, afin de protéger leur dernier rempart qui n’était pas à son aise, que ce soit dans ses sorties aériennes ou son jeu au pied.
Durs sur l’homme et dotés d’une bonne lecture de jeu, Soufiane Bouftini et Marwan Saâdane, son compère de la défense centrale, ont fait preuve d’une solidité d’airain.
Dans une forme de découragement, les Saoudiens ont multiplié les tentatives de loin qui échouèrent loin derrière les cages de Mehdi Benabid.
L’adversaire misait sur la fébrilité du gardien marocain qui s’est confirmée peu avant l’heure de jeu, lorsque Saleh Al-Shehri a devancé Benabid sur un corner.
On se demande encore comment la sortie totalement manquée du portier n’a pas été sanctionnée par Al-Shehri dont la reprise est passée au-dessus de la transversale.
Cela a eu le don de réveiller les coéquipiers de Benabid qui étaient à deux doigts de faire le break mais le coup de tête sans puissance de Tarik Tissoudali n’a pas inquiété Abdulrahman Al Sanbi (64’).
Avant comme après cette action, les Saoudiens ont réclamé deux penaltys sur des situations litigieuses. La seconde fut la bonne à cause de l’intervention défensive manquée d’Amine Zouhzouh.
Le plus incroyable dans tout cela fut la Panenka complètement manquée par Abdullah Al-Hamdan (69’). Ce n’était pas encore fini, mais les Lions de l’Atlas étaient toujours en tête du groupe B à cet instant.
Et ils ont même fait briller le gardien d’en face. À l’image du boulet de canon signé Hamza El Moussaoui, difficilement dévié par Abdulrahman Al Sanbi (76’).
Comme on pouvait s’y attendre, l’Arabie saoudite a poussé en fin de match. Et, tout aussi logiquement, le Maroc a tenu jusqu’au bout pour s’assurer la première place du groupe B. Place désormais à la Syrie, le jeudi 11 décembre (15h30) à Al Rayyan, au Qatar.
Maroc-Arabie saoudite. Les clés du match (Coupe arabe 2025)
Après une semaine de compétition, on en saura un peu plus sur la valeur de cette équipe du Maroc en Coupe arabe 2025.
Le calendrier du groupe B lui a réservé le meilleur et le plus dur pour la fin, avec un dernier test face à l’Arabie saoudite, ce lundi 8 décembre (18 h), à Lusail au Qatar.
Plombés par l’expulsion de Abderrazak Hamed Allah et par leur inefficacité sur les rares occasions qu’ils s’étaient créées contre Oman (0-0), les coéquipiers d’Anas Bach se retrouvent dans une position inconfortable, où leur dernier match du premier tour sera tout sauf une formalité.
Certes, le scénario d’un retour prématuré à la maison reste moins probable que celui d’une qualification pour la suite de la compétition, mais l’équipe nationale s’est elle-même compliqué la tâche au moment d’affronter le grand favori du tournoi.
Avec quatre points au compteur et une différence de buts positive (+2), le Maroc aborde cette dernière journée en position favorable avant de défier l’armada d’Hervé Renard, ancien sélectionneur des Lions de l’Atlas.
Plusieurs configurations peuvent l’envoyer en quarts de finale, où il croisera la Syrie s’il finit premier de son groupe en venant à bout de l’Arabie saoudite, ou la Palestine s’il termine 2ᵉ :
En cas de victoire ou de match nul face à l’Arabie saoudite, la qualification est automatique, quel que soit le résultat de Oman contre les Comores. Le Maroc terminera dans tous les cas parmi les deux premiers ;
En cas de défaite par un but d’écart, le Maroc resterait à 4 points avec une différence de buts encore positive ou neutre ;
En cas de défaite par deux buts d’écart, le Maroc finirait avec une différence de buts de 0. Oman pourrait revenir à 4 points en battant les Comores, tout en améliorant sa différence. Dans ce cas, les deux équipes seraient à égalité et le classement se ferait à la différence générale.
Pour doubler le Maroc, Oman doit gagner avec au moins trois buts d’écart (car une victoire 2-0 mettrait Oman à +1 et le Maroc à 0 ; une victoire 3-0 les mettrait devant ; 2-1 les garderait derrière). Ainsi, une défaite 0-2 face à l’Arabie saoudite ne serait éliminatoire que si Oman gagne par trois buts ou plus ;
En cas de défaite par trois buts d’écart ou plus, le Maroc tomberait à une différence de buts négative. Dans ce cas, la qualification dépendrait entièrement d’un faux pas d’Oman. S’il ne s’impose pas, le Maroc passe. En revanche, si Oman gagne, même par un but, le Maroc serait éliminé.
Un onze du Maroc à l’identité incertaine
Afin d’éviter une déconvenue qui trancherait avec les récents résultats positifs des sélections dirigées par Tarik Sektioui, le staff marocain avance avec prudence.
Le technicien n’a d’ailleurs cessé de marteler en conférence de presse que le meilleur moyen de rentrer prématurément à la maison serait… de viser le strict minimum.
« Si on entre sur le terrain avec l’ambition de jouer le match nul, on risque d’avoir une mauvaise surprise », prévenait le natif de Fès.
Dans ces conditions, la composition du onze de départ relève presque de la quadrature du cercle. Faut-il aligner les meilleurs éléments pour sécuriser la qualification et éviter tout suspense inutile ?
Ou bien, à l’inverse, profiter de ce dernier match du premier tour pour faire tourner et ménager ceux qui tirent physiquement la langue en vue de la phase à élimination directe ?
Jusqu’à hier, le sélectionneur n’avait pas encore son équipe de départ en tête, excepté le poste de gardien, dont il a clarifié la hiérarchie.
« Avant même le début du tournoi, la hiérarchie entre les trois gardiens était déjà établie. Mehdi Benabid est le titulaire du poste, puis viennent Salah-Eddine Chibab et Rachid Ghanimi », assure Tarik Sektioui.
« Mais en raison de l’arrivée tardive de Benabid dans le groupe, nous avons préféré aligner Chihab lors du premier match », poursuit-il, en précisant que le gardien du Wydad sera dans les cages aujourd’hui.
Pour le reste, des changements à toutes les lignes ne sont pas à exclure. Le staff technique doit en effet composer avec un groupe aux états de forme très hétérogènes.
Et le dilemme de la gestion des forces vives s’impose désormais avec acuité, dans une compétition au calendrier infernal.
Ces dernières semaines, certains internationaux étaient sur le pré tous les trois jours, notamment ceux engagés dans les compétitions continentales avec leurs clubs. Ils arrivent à Lusail avec un gros volume de minutes dans les jambes.
Des temps de jeu à gérer prudemment
À l’inverse, d’autres ont eu un temps de jeu famélique et manquent clairement de rythme, ce qui complique encore un peu plus les choix du sélectionneur.
Dans la première catégorie, on retrouve la ligne défensive, où trois joueurs ont enchaîné les matchs avec leurs clubs avant d’être titularisés deux fois d’affilée. On pense à Mohamed Bouleacsout, Soufiane Bouftini et Hamza El Moussaoui.
En milieu de terrain, il devient évident que Mohamed Rabie Hrimate et Anas Bach accusent le coup, notamment après avoir évolué près d’une mi-temps en infériorité numérique lors du nul concédé face à Oman.
Idem pour Walid El Karti, dont la prestation a laissé à désirer.Le secteur offensif n’est certainement pas épargné.
Karim El Barkaoui a été moins en jambes et moins décisif que lors de la victoire face aux Comores, tandis qu’Amine Zouhzouh est passé totalement inaperçu. Et Oussama Tannane, auteur de passes décisives contre les Comores, a disparu des radars.
Bref, l’incertitude règne dans quasiment tous les secteurs de jeu, y compris au poste d’avant-centre.
Dans ces conditions, deviner la composition exacte de l’équipe relève du casse-tête, même pour le sélectionneur. Mais on peut être sûr que Tarik Sektioui alignera la meilleure formation possible pour valider son ticket pour les quarts de finale.
En face, l’Arabie saoudite, presqu’au complet sous la houlette de l’ancien sélectionneur du Maroc, Hervé Renard, affiche une volonté de tourner la page sur ses déboires passés au Qatar.
Un pays limitrophe qui ne réussit pas tellement aux Faucons verts. Le Mondial 2022 et la dernière de la Coupe arabe ont vu les Faucons verts être éliminés prématurément au premier tour.
Pourtant, les dernières sorties de l’équipe saoudienne n’ont rien eu de transcendant. Elles ont mis en lumière des forces offensives certaines, mais aussi des lacunes défensives, avec notamment des joueurs excentrés dont le repli est intermittent.
Une stratégie saoudienne qui a autant d’avantages que d’inconvénients
Ce n’est pas un hasard si la 60ᵉ nation au classement FIFA affiche cinq buts marqués, mais aussi deux encaissés en un peu plus de 180 minutes. Ces statistiques s’expliquent par un bloc équipe où le repli des attaquants n’est pas systématique.
Si l’Arabie saoudite aime prendre le jeu à son compte (65 % de possession, meilleure équipe du tournoi dans ce domaine), elle reste également dangereuse sur les phases de transition.
Cette stratégie repose sur le positionnement avancé de Salem Al-Dawsari à gauche et de Saleh Abu Al-Shamat ou Abdulrahman Alobud à droite.
Quel que soit le titulaire, ces joueurs restent très hauts, même lorsque leur équipe perd le ballon, gagnant ainsi un temps d’avance précieux dans les transitions.
Cet arrêt sur image illustre le positionnement très haut de Salem Al-Dawsari. À la récupération, il bénéficie d’un précieux temps d’avance sur le latéral comorien, qui se rend compte un peu trop tard de son retard à la perte du ballon.
Cette configuration profite pleinement à la complicité entre Al-Dawsari-Al-Buraikan. Le premier (4 passes décisives et un but) bénéficie des appels tranchants de son avant-centre, tandis que ce dernier exploite la qualité de passe de son meneur excentré.
Une connexion à haut débit qu’il faudra absolument neutraliser, au même titre que celle qui lie Al-Dawsari à Mohamed Kano (2 buts).
Pour cela, les latéraux marocains adopteront probablement la même prudence que lors du dernier match. Mais leur rôle restera crucial, non seulement sans ballon, mais aussi en phase offensive.
À l’inverse, avec des joueurs offensifs au repli intermittent, les déséquilibres dans la défense saoudienne deviennent criants, notamment sur les côtés.
Projections et dédoublements sur les ailes seront essentiels pour créer des situations de deux contre un et mettre à mal une défense saoudienne parfois déséquilibrée.
En somme, ce choc s’annonce comme fondateur pour une équipe marocaine qui n’a pas encore atteint son plein potentiel.
Les Lions de l’Atlas auront à cœur de rééditer leur victoire sur l’Arabie saoudite lors de la dernière édition, pour aller le plus loin possible dans cette Coupe arabe.
Coupe arabe 2025. Le Maroc tenu en échec par Oman (0-0)
On peut voir le verre à moitié vide ou à moitié plein, après que le Maroc et Oman se sont quittés dos à dos sur un score vierge, ce vendredi 5 décembre à Al Rayyan au Qatar, en Coupe arabe 2025.
Réduit à dix après l’expulsion de Abderrazak Hamed Allah en début de seconde mi-temps, le Onze national a gardé ses cages inviolées et ses chances de qualification au second tour intactes.
D’un autre côté, l’équipe nationale A’ a laissé passer l’opportunité de composter son billet pour les quarts. Elle a montré un visage inquiétant, sans rythme et sans idées.
Désormais, le Maroc devra absolument éviter de subir la loi de l’Arabie saoudite, à l’occasion de la troisième journée du groupe B, le lundi 8 décembre (18 h), afin de ne pas faire ses valises prématurément.
Un Onze du Maroc largement remanié
Le sélectionneur national Tarik Sektioui a procédé à plusieurs changements dans toutes les lignes de son Onze.
En lançant notamment Mehdi Benabid dans les buts, mais aussi Marwan Saâdane en charnière centrale, Walid El Karti au poste de milieu offensif et Abderrazak Hamed Allah en pointe.
Sans surprise, les Omanais ont laissé la possession aux Marocains qui ont joué sur un rythme de sénateur, en raison d’une circulation de balle assez lancinante et une précision dans les transmissions qui laissait franchement à désirer.
Surtout qu’en dépit d’une pression adverse modérée, les Lions de l’Atlas ont parfois privilégié le jeu long, mais sans grande réussite. Tandis que les latéraux étaient portés disparus.
En outre, les lignes de passes vers Walid El Karti dans le cœur du jeu, qui auraient pu aider à la progression offensive de son équipe, étaient évidentes pour tout le monde sauf pour les premiers relanceurs des Lions de l’Atlas.
Vexé par l’entame totalement ratée de ses joueurs, Tarik Sektioui avait noirci son bloc-notes au bout d’un quart d’heure de jeu, dont l’éclaircie est venue des pieds de Walid El Karti.
En récupérant un ballon à l’entrée de la surface de réparation, le milieu offensif de Pyramid FC a vu sa tentative contrée in extremis par la défense omanaise.
Peu mobile sur le front de l’attaque, Abderrazak Hamed Allah fut le symbole des difficultés offensives de son équipe. Introuvable et peu touché par ses coéquipiers, l’avant-centre n’a quasiment eu aucune occasion à se mettre sous la dent.
Et les rares fois où il aurait pu aider à la progression du jeu de son équipe, il était systématiquement dépossédé du ballon. À sa décharge, ses coéquipiers censés lui mettre des galettes étaient peu inspirés.
Notamment Karim El Barkaoui et Amine Zouhzouh. Hamed Allah a bien eu l’opportunité d’ouvrir le score en étant servi en profondeur sur une phase de transition express. Mais le natif de Safi a perdu son duel face à Ibrahim Al Mukhaini (29’).
Une expulsion logique de Abderrazak Hamed Allah
C’était la première véritable situation nette de but pour le Maroc au bout d’une demi-heure où l’équipe nationale a certes eu la maîtrise, mais sans pour autant convertir sa mainmise sur le match en but.
La permutation d’Amine Zouhzouh et de Karim El Barkaoui a donné un coup de fouet à l’équipe nationale. Comme sur ce débordement côté droit, suivi d’un centre repris spontanément par Hamed Allah qui fait briller le portier omanais (38’).
Mais c’était trop peu pour une équipe dont l’ambition est d’aller très loin dans cette compétition. Bref, le spectacle était plus dans les gradins que sur la pelouse.
Après avoir failli mettre en échec l’Arabie saoudite, la défense de Oman confirmait ses bonnes dispositions avec beaucoup d’agressivité sur le porteur du ballon et une solidarité de tous les instants.
Le Sultanat a même mis à contribution Mehdi Benabid au retour des vestiaires sur un coup franc cadré, dévié en corner par le gardien du Wydad Athletic Club.
Et pour ne rien arranger, Abderrazak Hamed Allah s’est fait logiquement expulser après s’être essuyé les crampons sur le visage de Moussab Al Chamssi en tentant une aile de pigeon qui n’était vraiment pas indispensable.
Un geste davantage dû à une maladresse qu’à une véritable envie de faire mal à son opposant (53’).
Bref, la situation commençait à devenir critique pour le Maroc qui avait déjà souffert pour franchir le bloc défensif omanais à onze contre onze. Et ce malgré une évidente supériorité numérique sur le papier. Que Walid El Karti et ses coéquipiers n’ont jamais su traduire sur le pré.
Et les entrées conjuguées de Tarik Tissoudali et Achraf El Mahdioui, précédant celle de Walid Azaro, n’y ont rien changé. Car depuis l’expulsion de Hamed Allah, le rapport de forces avait basculé en faveur de Oman. Cela dit, on comprendrait que Tarik Sektioui se satisfasse de ce point qui aura son importance dans le décompte final.
À moins que ses joueurs ne s’imposent face à l’Arabie saoudite, le lundi 8 décembre (18 h), lors de la dernière journée du groupe B.
Coupe arabe 2025. Maroc-Oman : quelle heure, quelles chaînes ?
En dépit des blessures et des ennuis administratifs qui ont quelque peu perturbé son entrée en lice dans la Coupe arabe 2025, le Maroc a l’opportunité de valider son ticket pour le second tour, dès la 2e journée du groupe B, ce vendredi 5 décembre (15h30) face à Oman.
Sur la pelouse du stade de la Cité de l’éducation à Al Rayyan au Qatar, les Lions de l’Atlas seront soutenus par les encouragements nourris des centaines de supporters présents. À l’image de la victoire inaugurale contre les Comores.
Trois précieuses unités qui ont lancé le Maroc sur de bons rails. De son côté, Oman a longtemps résisté à l’Arabie Saoudite avant de s’incliner dans le dernier quart d’heure, après être revenu au score (2-1).
Une nouvelle défaite est donc proscrite pour les protégés de Carlos Queiroz, s’ils souhaitent éviter que leurs espoirs de qualification ne soient anéantis.
Pour ce match décisif d’un côté comme de l’autre, Tarik Sektioui déplore plusieurs absents, dont Achraf Bencharki, Youssef Mehri et Hamza Hannouri qui devront sans doute quitter leurs coéquipiers.
En revanche, Mounir Chouiar est à disposition du sélectionneur. Tout comme plusieurs joueurs qui n’étaient pas aptes à disputer plus d’une vingtaine de minutes, dont Mahmoud Bentayg, Walid El Karti, Marwane Saadane et Abderrazak Hamed Allah.
Dans l’autre rencontre du groupe B, l’Arabie Saoudite rencontrera les Comores en début de soirée (19h30), au stade Al Bayt, à Al Rayyan.
Pour ce qui est de la rencontre entre le Maroc et Oman, elle sera à suivre à partir de 15h30 sur les chaînes suivantes :