Mondial 2026 : voici le calendrier complet du premier tour du Maroc sur la côte Est américaine

Après avoir dévoilé le tirage au sort de la Coupe du monde 2026, qui a placé le Maroc dans le groupe C, aux côtés du Brésil, de l’Écosse et de Haïti, la Fédération internationale de football (FIFA) a révélé l’ensemble du calendrier de la compétition planétaire, ce samedi 6 décembre à Washington.

D’ailleurs, c’est sur la côte Est des États-Unis que l’équipe nationale posera ses valises, du moins lors du premier tour. L’ensemble des matchs des Lions de l’Atlas sont programmés à 23h GMT, comme suit :

C’est un moindre mal pour les supporters marocains qui n’auront pas la chance de se rendre sur place. Sur la côte Est, le décalage horaire est le moins pénalisant, avec seulement cinq heures d’écart par rapport au Maroc en été.

Et si le climat est moins doux que sur la côte Ouest, il reste tout de même beaucoup plus clément que dans la zone centrale.

De toute manière, comme on a pu le voir avec la Coupe du monde des clubs l’été dernier, il fera très chaud et humide dans les Amériques pendant la saison estivale.

Le Maroc ne pourra pas dire qu’il n’était pas prévenu, car il devra performer dans des conditions quasiment similaires à la dernière Coupe d’Afrique des nations 2023 en Côte d’Ivoire.

Pour éviter toute forme de polémique, la FIFA a précisé que la programmation des matchs a pris en compte plusieurs critères, dont le temps de récupération des joueurs, mais aussi des déplacements équilibrés entre toutes les équipes.

En tout cas, le sélectionneur national, Walid Regragui, s’attend à un premier tour ardu. “Dans cette compétition, on tombe à chaque fois contre l’un des ogres. Là, c’est le Brésil. Ce sera un gros match pour nous”.

Et de conclure : “Il faudra être humble et respecter l’adversaire pour passer ce premier tour. Et ensuite ce sera une autre compétition. On a des ambitions, forcément, avec la Coupe du monde qu’on a faite en 2022, on est attendus donc il faudra qu’on respecte notre rang”.

Coupe du Monde 2026. Le Maroc dans le groupe C avec le Brésil

Le Maroc a hérité du groupe C, ce vendredi 5 décembre, lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2026, organisé à Washington, aux États-Unis.

Une poule d’où il sera tout de même aisé de s’extirper, puisque les Lions de l’Atlas y retrouveront le Brésil (5e au classement FIFA) pour leur entrée en lice, avant d’affronter l’Écosse (36e) et enfin Haïti (84e).

Un tirage qui n’est pas sans rappeler celui de l’édition 1998, où le Maroc avait déjà croisé la Seleção et l’Écosse.

Pour l’instant, le calendrier publié par la FIFA indique que les matchs du Maroc se dérouleront :

En outre, toutes les rencontres des Lions de l’Atlas sont prévues sur la côte Est des États-Unis, dans trois des cinq villes suivantes :

S’agissant des groupes des autres pays africains : 

Au début de la cérémonie, il y a eu d’interminables shows musicaux. Puis des formules de politesse et autres échanges d’amabilités qui traînaient en longueur entre Gianni Infantino et Donald Trump.

Mais une fois que le président de la FIFA a décerné un prix de la paix spécialement conçu pour Donald Trump, les chefs des gouvernements des trois pays organisateurs, Mark Carney (Canada), Claudia Sheinbaum (Mexique) ainsi que Donald Trump, ont lancé le tirage au sort tant attendu de la Coupe du monde 2026.

Compétition dont le coup d’envoi sera donné dans un peu moins de six mois, le 11 juin 2026, à Mexico City, avec un Mexique–Afrique du Sud en ouverture.

La présence du comédien américain Kevin Hart et les apparitions successives d’une brochette de stars du monde du sport, comme celles du football, n’ont pas aidé à détendre l’atmosphère du Kennedy Center où se mêlaient plus de 2.000 personnes.

Sur les visages des sélectionneurs présents, on pouvait lire une certaine appréhension. Car même s’il est plus difficile d’être éliminé que de se qualifier au second tour dans cette édition inédite à 48 nations, le tirage au sort demeure une étape cruciale.

Elle conditionne en grande partie l’entrée en lice de chaque sélection, dessine les premiers équilibres et détermine parfois les contours d’un parcours plus ou moins escarpé.

Les murmures dans la salle en disaient long sur le soulagement de certains et la frustration à peine voilée des autres.

Walid Regragui semblait quant à lui heureux de faire face à une opposition aussi relevée. Mais bien qu’il ait déjà démontré sa capacité à mener ses joueurs vers des succès de prestige, le Maroc sera beaucoup plus attendu que lors de la dernière édition, conclue à une quatrième place historique.

Toutefois, dans un premier tour où non seulement les deux premiers mais aussi les huit meilleures troisièmes verront la phase à élimination directe, une élimination du Maroc serait une immense contre-performance.

Mais nous n’en sommes pas encore là. En attendant, voici l’ensemble des groupes du Mondial 2026 :

Groupe A : Mexique, Afrique du Sud, République de Corée, Barragiste Europe voie D (Danemark, Macédoine du Nord, Tchéquie ou République d’Irlande) ;

Groupe B : Canada, Barragiste Europe voie A (Italie, Irlande du Nord, Pays de Galles ou Bosnie-et-Herzégovine), Qatar, Suisse ; 

Groupe C : Brésil, Maroc, Haïti, Écosse ;

Groupe D : États-Unis, Paraguay, Australie, Barragiste Europe voie C (Turquie, Roumanie, Slovaquie ou Kosovo) ; 

Groupe E : Allemagne, Curaçao, Côte d’Ivoire, Équateur ; 

Groupe F : Pays-Bas, Japon, Barragiste Europe voie B (Ukraine, Suède, Pologne ou Albanie), Tunisie ; 

Groupe G : Belgique, Égypte, RI Iran, Nouvelle-Zélande ; 

Groupe H : Espagne, Cap-Vert, Arabie saoudite, Uruguay ; 

Groupe I : France, Sénégal, Vainqueur du Tournoi de barrage de la FIFA 2 (Bolivie, Suriname ou l’Iraq), Norvège ; 

Groupe J : Argentine, Algérie, Autriche, Jordanie ; 

Groupe K : Portugal, Vainqueur du Tournoi de barrage de la FIFA 1 (Nouvelle-Calédonie, Jamaïque ou République démocratique du Congo), Ouzbékistan, Colombie ; 

Groupe L : Angleterre, Croatie, Ghana, Panamá.

World Cup 2026: Best and worst possible draw for Morocco

On Dec. 5, the Kennedy Center in Washington will host the final draw for the 2026 World Cup. The tournament, held in Canada, Mexico and the United States, runs from June 11 to July 18, 2026.

Meanwhile, FIFA has confirmed the pots and procedures for the draw. Morocco is in Pot 2, ranked 11th in the world.

Here is the composition of the four pots:

Pot 1: Canada, Mexico, United States, Spain, Argentina, France, England, Brazil, Portugal, Netherlands, Belgium, Germany.

Pot 2: Croatia, Morocco, Colombia, Uruguay, Switzerland, Japan, Senegal, Islamic Republic of Iran, Republic of Korea, Ecuador, Austria, Australia.

Pot 3: Norway, Panama, Egypt, Algeria, Scotland, Paraguay, Tunisia, Ivory Coast, Uzbekistan, Qatar, South Africa.

Pot 4: Jordan, Cape Verde, Ghana, Curaçao, Haiti, New Zealand, winners of European play-offs A, B, C, and D, plus winners of FIFA play-off tournaments 1 and 2.

Achieving seeded status was out of reach for Morocco, which required a place in FIFA’s top four. The team, however, had a chance to enter Pot 1 by climbing to 10th and overtaking Germany.

Morocco missed chance to be in Pot 1

Yet, the Atlas Lions were not strategic in selecting opponents to maximize points. Still, Walid Regragui’s men now hold the record for 18 consecutive wins.

But not all victories carry the same weight in the FIFA’s ranking. Beating France or Brazil does not yield the same reward as beating Mozambique.

Nevertheless, Morocco is assured of a place in Pot 2 for a competition unprecedented in many respects.

Firstly, because, for the first time in history, it will be played across three countries, similar to the following edition, which will be co-hosted by Morocco, Spain, and Portugal in 2030.

Secondly, the global event will feature 48 teams divided into 12 groups. The expansion offers hope to nations that struggled to reach a 32-team World Cup, such as Cape Verde or Curaçao.

However, many football enthusiasts have criticized FIFA’s decision, arguing that the World Cup should pit the best from each confederation against one another. In other words, the overall level may decline.

But we are not there yet. Morocco must first learn the identity of its opponents on Friday, December 5, before FIFA unveils the following day, Saturday, December 6, the updated match schedule with the timings and venues for each match.

How will the draw take place?

According to FIFA, the draw procedure will start with the host countries. The green ball representing Mexico will be the first drawn and placed in Group A, position A1.

The red ball representing Canada is then drawn and placed in Group B at position B1, followed by the blue ball representing the United States, which is placed in Group D at position D1.

The remaining nine teams from Pot 1 are then drawn. Once placed in their respective groups, the draw continues with the teams from Pots 2, 3, and 4, in that order, with each pot needing to be emptied before moving on to the next.

The draw concludes once all teams from Pot 4 have been assigned to a group. FIFA ensures, as far as possible, that no group contains multiple teams from the same confederation.

This principle applies to all confederations except UEFA, which is represented by 16 teams.

« Each group must have at least one UEFA representative, but no more than two. Thus, four of the 12 groups have two UEFA representatives (including the four future winners of the European play-offs), » FIFA specifies.

The best and worst draw for Morocco

Given FIFA’s constraints — no two African nations facing each other in the group stage, and a maximum of two European representatives per group — the most favorable scenario for the Atlas Lions would be:

A group well within reach for Achraf Hakimi’s teammates, against modest or inexperienced opponents at this level. Such a draw would give Walid Regragui’s men a genuine chance to aim for the top spot and approach the second round with full confidence.

Conversely, the most daunting scenario would place the Atlas Lions against global giants and in-form opponents such as Norway.

A true « group of death, » where the national team would have to battle the reigning world champions, a strong European side, and a four-time world champion seeking redemption after missing the last two editions. First, however, they must navigate through the play-offs.

It is worth noting that the top two teams from each group, along with the eight best third-placed sides, will advance to the second round.

Coupe du monde 2026. Le pire et le meilleur tirage possible pour le Maroc

Le vendredi 5 décembre, le Kennedy Center à Washington aux États-Unis accueillera la cérémonie du tirage au sort final de la Coupe du monde 2026, organisée en Amérique du Nord (Canada, Mexique et États-Unis), du 11 juin au 18 juillet 2026.

En attendant, la Fédération internationale de football (FIFA) a officialisé les chapeaux et les modalités du tirage au sort. Le Maroc a été placé dans le 2ᵉ sur la base de son classement FIFA (11e).

Voici la composition des quatre chapeaux :

Chapeau 1 : Canada, Mexique, États-Unis, Espagne, Argentine, France, Angleterre, Brésil, Portugal, Pays-Bas, Belgique, Allemagne.

Chapeau 2 : Croatie, Maroc, Colombie, Uruguay, Suisse, Japon, Sénégal, République islamique d’Iran, République de Corée, Équateur, Autriche, Australie.

Chapeau 3 : Norvège, Panama, Égypte, Algérie, Écosse, Paraguay, Tunisie, Côte d’Ivoire, Ouzbékistan, Qatar, Afrique du Sud.

Chapeau 4 : Jordanie, Cap-Vert, Ghana, Curaçao, Haïti, Nouvelle-Zélande, vainqueurs des barrages européens A, B, C et D, vainqueurs du Tournoi de barrage de la FIFA 1 et 2.

Si le fait de parvenir à décrocher le statut de tête de série était impossible, car il nécessitait que le Maroc soit parmi les quatre premiers du classement FIFA, l’équipe nationale avait la possibilité d’intégrer le chapeau 1 en se classant 10e, coiffant par conséquent au poteau l’Allemagne (10e).

Le Maroc a manqué l’opportunité de faire partie du 1er chapeau

Les Lions de l’Atlas n’ont toutefois pas été pertinents dans le choix de leurs adversaires afin de pouvoir engranger un maximum de points. Certes, les hommes de Walid Regragui détiennent désormais le record du nombre de succès consécutifs (18).

Mais toutes les victoires ne se valent pas dans le classement FIFA. Battre la France, le Brésil, le Japon ou le Mozambique n’offre évidemment pas la même rétribution.

Quoi qu’il en soit, le Maroc est assuré d’être dans le chapeau 2 à l’occasion d’une compétition inédite à bien des égards.

D’abord car, pour la première fois de l’histoire, elle sera disputée dans trois pays, à l’image de la suivante, qui sera co-organisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal en 2030.

Ensuite parce que l’évènement planétaire comptera 48 équipes réparties en 12 groupes. Un élargissement qui fait le bonheur de plusieurs nations incapables de se qualifier à un Mondial à 32 équipes, à l’image du Cap-Vert ou encore de Curaçao.

Mais nombreux sont les amateurs de football à avoir fustigé la décision prise par la FIFA, prétextant que le Mondial doit mettre aux prises les meilleurs de chaque confédération. Autrement dit, le niveau moyen risque d’en pâtir.

Mais on n’en est pas encore là. Le Maroc devra d’abord connaître l’identité de ses prochains adversaires, le vendredi 5 décembre, avant que la FIFA ne dévoile le lendemain, samedi 6 décembre, la version mise à jour du calendrier des matchs avec l’horaire et le site de chaque match.

Comment se déroulera le tirage au sort ?

Selon le communiqué de la FIFA, la procédure de tirage au sort commencera avec les pays hôtes. La boule verte représentant le Mexique est la première tirée au sort et est versée dans le Groupe A, à la position A1.

La boule rouge représentant le Canada est alors tirée au sort et placée dans le Groupe B à la position B1, suivie de la boule bleue représentant les États-Unis, qui est placée dans le Groupe D à la position D1.

Les neuf équipes restantes du chapeau 1 sont ensuite tirées au sort. Une fois qu’elles ont été placées dans leur groupe respectif, le tirage se poursuit avec les équipes des chapeaux 2, 3 et 4 (dans cet ordre), chacun devant être entièrement vidé avant de passer au suivant.

Le tirage au sort s’achève lorsque toutes les équipes du chapeau 4 ont été affectées à un groupe. Dans la mesure du possible, la FIFA veille à ce qu’aucun groupe ne contienne plusieurs équipes de la même confédération.

Ce principe s’applique à l’ensemble des confédérations à l’exception de l’UEFA, qui est représentée par 16 équipes.

« Chaque groupe doit compter au moins un représentant de l’UEFA, mais pas plus de deux. Ainsi, quatre des 12 groupes comptent deux représentants de l’UEFA (y compris les quatre futurs vainqueurs des barrages européens) », précise la FIFA.

Le meilleur et le pire tirage pour le Maroc

Compte tenu des contraintes imposées par la FIFA (aucune confrontation entre deux pays africains en phase de groupes, et un maximum de deux représentants européens par groupe), le scénario le plus favorable pour les Lions de l’Atlas serait :

Un groupe largement à la portée des coéquipiers d’Achraf Hakimi, face à des adversaires modestes ou peu expérimentés à ce niveau. Ce tirage offrirait aux hommes de Walid Regragui une réelle opportunité de viser la première place et d’aborder le second tour avec le plein de confiance.

À l’inverse, le scénario le plus redoutable placerait les Lions de l’Atlas face à des géants mondiaux et des adversaires en pleine forme, à l’image de la Norvège.

Un véritable « groupe de la mort », où le Onze national devrait batailler contre les champions du monde en titre, une nation européenne en pleine forme et un quadruple champion du monde, revanchard après avoir raté les deux dernières éditions. Mais encore faut-il qu’il s’extirpe du barrage.

À noter que les deux premiers de chaque groupe, ainsi que les huit meilleurs troisièmes, se qualifieront pour le second tour.

Coupe du Monde 2026. Le Maroc dans le 2e chapeau

La Coupe du monde 2026 sera organisée du jeudi 11 juin au dimanche 18 juillet 2026, mais elle accapare d’ores et déjà toutes les attentions.

Surtout depuis le mercredi 25 novembre, jour de l’officialisation des quatre chapeaux à partir desquels le tirage au sort des douze groupes sera effectué le vendredi 5 décembre.

Douze, car pour la première fois de son histoire, l’événement le plus suivi sur la planète sera élargi à 48 équipes.

Pour l’heure, le Maroc est placé dans le chapeau 2, ce qui lui évite de rencontrer en phase de groupes des nations comme la Croatie, la Colombie, l’Uruguay ou encore le Japon.

Sans oublier les équipes africaines, puisque hormis les pays européens, deux sélections d’une même confédération ne peuvent pas se rencontrer pendant le 1er tour.

Avec un timing moins serré, l’équipe nationale (11e) aurait pu accéder au premier chapeau en dépassant l’Allemagne (10e).

Mais c’est le dernier classement FIFA qui a été pris en compte, dans lequel le Maroc n’a pas réussi à rattraper le retard qu’il avait sur la Mannschaft.

Certainement peu aidé par le pedigree des adversaires rencontrés ces deux dernières années, dont la faiblesse n’a pas permis aux hommes de Walid Regragui d’engranger davantage de points.

En tout cas, si les favoris sont connus et placés dans le premier chapeau, dont l’Argentine, la France et le Brésil, le chapeau 4 est quant à lui incomplet, en attendant les derniers billets accordés aux barragistes.

D’ailleurs, si l’Italie, la Turquie et le Danemark finissent par se qualifier, ils seront reversés comme tous les barragistes dans le chapeau 4. Et ils seront donc considérés comme des épouvantails, bien plus dangereux que Curaçao ou Haïti.

Football. Maroc-Congo, un record à battre

La dernière fois que le Maroc n’a pas gagné un match, c’était il y a plus d’un an et demi, le 26 mars 2024, contre la Mauritanie (0-0). Depuis, l’équipe nationale a enchaîné quinze victoires consécutives.

Les hommes de Walid Regragui égalent ainsi l’Espagne de la fin des années 2000, qui avait elle-même dépassé le Brésil (1997), la France (2003-2004) et l’Australie (1996-1997), dont les séries s’étaient arrêtées à quatorze succès d’affilée.

En cas de victoire contre la République du Congo, ce mardi 14 octobre au Complexe Prince Moulay Abdellah de Rabat (20 h), le Maroc écrira donc une page inédite dans le livre des records du football mondial.

Il est vrai que le Maroc n’a pas pris le même chemin que l’Espagne pour arriver au même endroit. La Roja avait affronté des adversaires d’un autre pedigree pour établir un record qui ne devrait toutefois pas tenir plus longtemps.

En raison des fortes probabilités que le Maroc l’emporte ce soir face à une République du Congo dont la qualification à la Coupe du monde 2026 est d’ores et déjà compromise.

Un record, mais deux époques différentes

Cependant, comparer les exploits d’une époque à une autre reste un exercice délicat. Le football évolue à la vitesse grand V.

Les contextes changent, mais les exigences demeurent. Et il ne faut pas oublier que le Maroc ne choisit pas ses adversaires en phase de qualification. Il affronte ceux que le tirage lui désigne.

D’autant qu’aujourd’hui, battre n’importe quelle équipe n’a rien d’évident. Le niveau moyen mondial s’est considérablement élevé, les « petites » nations ne le sont plus vraiment, et chaque match demande rigueur et concentration.

Les méthodes d’entraînement, la préparation physique, la tactique et même la mentalité des joueurs ont évolué sur tout le continent africain, et ne sont plus les mêmes qu’il y a une quinzaine d’années.

Peut-être que dans un siècle, lorsque les générations futures se retourneront pour analyser ce record, s’il tient encore, les équipes qui sont aujourd’hui au fond du classement FIFA seront encore plus fortes demain.

« C’est pour cela qu’un record est un record », affirme à Médias24 Jean-Marc Nobilo, directeur du football dans plusieurs pays (Liban, Guinée…) et ancien manager des sélections du Bénin notamment.

L’ancien directeur technique de l’Académie du Raja estime que le record qui est en passe d’être battu témoigne de la force collective, de la rigueur et du mental d’acier qui sont désormais la marque de fabrique des Lions de l’Atlas.

Car malgré le renouvellement d’une large partie de l’effectif des Lions de l’Atlas ces derniers mois, « ce record est un gros indicateur de performance et une illustration du très haut niveau atteint par le Maroc », insiste-t-il. Qui plus est, dans le football de sélection, où le temps est un luxe.

Pendant que les sélectionneurs dirigent une vingtaine de séances d’entraînement réparties sur cinq rassemblements par an, les entraîneurs de club les cumulent en un mois. Ce qui en dit long sur la difficulté de créer des automatismes et une cohésion durable en sélection.

« Le temps des sélectionneurs est limité. Ils ont trois jours pour former une équipe et préparer un match, quand ils en ont. Donc ils doivent être hyper efficaces dans le choix des joueurs et dans ce qu’ils font à l’entraînement », confirme Jean-Marc Nobilo.

« Ils doivent combiner plusieurs aspects pour préparer leurs matchs », reprend-il. « Il y a le terrain, la partie vidéo qui est hyper importante, et la partie data ». Une recette qui a fait le succès du sélectionneur national, Walid Regragui. 

Au haut niveau, quoi qu’on en dise, la priorité, c’est le résultat

Un technicien dont le travail est parfois sous-estimé, selon notre interlocuteur. « Je suis fan de Walid Regragui, parce que d’abord, il a des résultats exceptionnels. Il fait une demi-finale de Coupe du monde. Là, il va être sur un record. Il a été parmi les premiers qualifiés au Mondial 2026″, énumère-t-il.

« Aujourd’hui, son bilan en termes de résultats est assez fantastique », s’enthousiasme Jean-Marc Nobilo, qui ne comprend pas forcément la pluie de critiques sur le fond de jeu de l’équipe nationale.

« C’est un peu sévère, parce que le Maroc tourne à trois buts de moyenne par match. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Et au haut niveau, quoi qu’on en dise, la priorité, c’est le résultat. L’idéal, bien sûr, c’est d’allier le style de jeu et la performance, mais au haut niveau, c’est le résultat qui prime. Et à travers ce prisme, personne ne peut lui faire un seul reproche ».

Equipe Nationale avant Maroc Congo
Record: 15 victoires consécutives

En outre, il ne suffit pas d’avoir de bons joueurs, il faut aussi les convaincre d’adhérer à un projet et à une vision commune. « Walid Regragui dispose de joueurs de très haut niveau. Mais il lui fallait créer un groupe, un état d’esprit, donner des bases tactiques solides, un plan de jeu », ajoute Jean-Marc Nobilo.

Alors comment le sélectionneur arrive-t-il à les garder en éveil quand l’enjeu diffère d’un match à l’autre ? « C’est un coach très exigeant dans le travail, mais qui, d’après ce que je ressens de l’extérieur, doit aussi avoir une très bonne relation avec les joueurs », avance-t-il. « Je pense qu’à chaque début de stage, il cadre bien les objectifs, à la fois dans le comportement, l’état d’esprit et la performance ».

Enfin, le débat sur le pedigree des adversaires a également enflammé les réseaux sociaux, certains minimisant la portée d’un éventuel record marocain en comparaison à celui de l’Espagne.

« Quinze victoires d’affilée, que ce soit en Europe, en Afrique, en CONCACAF ou en Asie, ça reste un record, et respect pour ce record », conclut notre interlocuteur. En somme, une victoire contre la République du Congo, ce mardi 14 octobre, mettrait tout le monde d’accord.

Les Lions de l’Atlas sous la loupe : notre tableau de bord interactif exclusif

Si les statistiques ne peuvent à elles seules résumer le profil complet d’un joueur, elles demeurent de précieux indicateurs pour mieux cerner ses points forts, ses axes d’amélioration ainsi que sa complémentarité avec ses coéquipiers évoluant dans le même secteur de jeu.

Médias24 met à votre disposition des dashboards interactifs regroupant des données pertinentes et approfondies sur les joueurs convoqués par Walid Regragui, dans la perspective des matchs amicaux contre la Tunisie et le Bénin, programmés les vendredi 6 et lundi 9 juin au complexe sportif de Fès.

Les données compilées couvrent l’ensemble de la dernière saison pour chaque poste et seront actualisées à chaque rassemblement de l’équipe nationale, jusqu’au coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui se tiendra au Maroc du 21 décembre 2025 au 18 janvier 2026. Bien entendu, ces chiffres doivent être interprétés avec nuance.

De nombreux facteurs tels que le style de jeu de l’équipe, le niveau du championnat ou le rôle tactique du joueur peuvent influencer leur compréhension. Prenons un exemple : Achraf Hakimi affiche un nombre d’interceptions par match inférieur à celui de Omar El Hilali. Cela ne reflète pas une faiblesse défensive du récent champion d’Europe, mais s’explique plutôt par le jeu de possession (65%) du Paris Saint-Germain qui l’expose moins aux phases défensives.

À l’inverse, Omar El Hilali, avec l’Espanyol Barcelone, évolue dans un contexte différent, son équipe affichant une possession moyenne de seulement 42%. Il est donc naturellement davantage concerné par ces phases et amené à intervenir plus souvent sans le ballon.

En somme, toutes les données que nous avons compilées doivent être lues à la lumière du contexte tactique, du niveau d’adversité, du rôle spécifique confié à chaque joueur, mais aussi de la dynamique individuelle du moment. Autant de facteurs qui influencent considérablement les performances statistiques, mais aussi leur compréhension.

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Commençons par les gardiens de but. El Mehdi Benabid (WAC), bien qu’un cran en retrait par rapport à ses aînés, dispose encore d’une belle marge de progression, notamment dans son jeu au pied. À 25 ans, le temps joue en sa faveur. De leur côté, Yassine Bounou (34 ans) et Munir El Kajoui (36 ans) font preuve d’une constance remarquable, que ce soit dans les airs ou sur leur ligne, indépendamment du poids des années.

Si Yassine Bounou et Munir El Kajoui parviennent à maintenir ce haut niveau de performance, le Maroc peut aborder les prochaines échéances avec sérénité. Certes, le portier d’Al Hilal (Arabie saoudite), récemment placé sous les ordres de Simone Inzaghi (ex-Inter Milan), encaisse actuellement plus de buts que prévu selon les données d’expected goals.

Mais cet écart reste minime et n’entame en rien sa valeur. D’autant qu’il compense avec un jeu au pied de très haut niveau, un taux élevé d’arrêts réflexes et une réelle autorité dans la gestion de sa ligne défensive. De son côté, Munir El Kajoui sort d’une saison remarquable sous les couleurs de la Renaissance sportive de Berkane (RSB).

Son choix de rejoindre le récent champion du Maroc n’a nullement affecté ses performances, bien au contraire. Décisif aussi bien en Botola Pro qu’en Coupe de la CAF, il se distingue par son leadership et sa technique sur sa ligne. Dans un contexte où des incertitudes demeurent au sein de la ligne défensive des Lions de l’Atlas, la forme étincelante de ses gardiens représente un gage de sécurité.

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Justement, la défense demeure le principal chantier auquel doit s’attaquer le sélectionneur national. Et pas seulement pour ce rassemblement de juin. Trouver une charnière centrale fiable risque bien de hanter les nuits de Walid Regragui pendant encore de longs mois.

En réalité, l’enjeu est de trouver le partenaire idéal pour Nayef Aguerd, pilier défensif incontournable. Le sélectionneur est en quête d’un complément solide, régulier et tactiquement compatible, capable de former une paire centrale stable à l’horizon de la CAN 2025 et du Mondial 2026.

Toutefois, en l’absence d’Aguerd, il sera compliqué de tester toutes les associations possibles en défense. Néanmoins, cela n’empêchera pas le staff de l’équipe nationale d’évaluer le comportement du nouveau venu, Abdelhak Assal, qui s’est illustré cette saison par une domination dans les duels, aussi bien au sol que dans les airs.

Le natif de Casablanca renforce un secteur défensif déjà composé de deux autres défenseurs centraux de métier, Jawad El Yamiq et Abdel Abqar. En plus de Adam Masina, latéral reconverti en défenseur central axial gauche dans une défense à trois avec le Torino (Italie). Ce dernier peut également dépanner au poste d’arrière gauche en cas de besoin.

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Ce besoin risque de se faire sentir, puisque le sélectionneur n’a convoqué que Youssef Belamri pour pallier le forfait de Noussair Mazraoui. Or, si Omar El Hilali ne constitue pas une option fiable sur le flanc gauche, Achraf Hakimi pourrait dépanner à ce poste, tout comme Zakaria El Ouahdi, même si tous deux sont droitiers.

Mais il serait surprenant que Walid Regragui choisisse de priver son capitaine de son poste de prédilection pour l’exiler à gauche. Une option qui a déjà été expérimentée par le passé, mais dans des contextes bien différents. Quoi qu’il en soit, le Maroc est armé sur la droite de sa défense.

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C’est nettement moins évident au poste de milieu défensif, où les options disponibles semblent plus restreintes. Jusqu’à présent, Sofyan Amrabat s’est imposé comme une sentinelle indispensable, particulièrement face aux équipes qui misent sur des contres rapides à la récupération du ballon.

Grâce à sa vision du jeu, son positionnement précis et son sens tactique, Amrabat est le pilier de l’équilibre défensif marocain. Cependant, les alternatives à ce poste restent malheureusement peu nombreuses. Outre Oussama El Idrissi, qui peut être utilisé en défense centrale, Oussama Targhaline a également démontré de très bonnes dispositions dans ce rôle, notamment lors des Jeux olympiques de Paris 2024. Mais son manque d’expérience des joutes continentales chez les A pourrait être un handicap.

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Concernant Amir Richardson, qui a également le profil, il n’y est pas tout à fait à son aise, contrairement à un rôle de milieu central ou relayeur. Cependant, la concurrence sera rude, entre lui, Ismail Saibari, Bilal El Khannouss et Azzedine Ounahi dont les dernières prestations laissaient quand même à désirer. La profusion de talents est aussi perceptible sur les ailes, du moins au moment de l’annonce de la liste.

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Car depuis, le médecin de l’équipe nationale, Christophe Boudoux, a acté le forfait de Brahim Diaz (remplacé par Amine Zouhzouh des FAR) et annoncé Abde Ezzalzouli comme “très incertain” en raison d’une blessure contractée en finale de la Conférence League européenne contre Chelsea (1-4). Il reste quand même du beau monde, avec Soufiane Rahimi, Eliesse Ben Seghir et Osame Sahraoui.

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À la pointe de l’attaque, Maroan Sannadi sera incontestablement l’une des attractions de ce rassemblement. Avoir son rond de serviette en équipe nationale est déjà une victoire pour un joueur qui n’a disputé que six mois au très haut niveau. Cela dit, il ne faut pas perdre de vue que, dans l’esprit du sélectionneur, il ne sera pas simple de supplanter Youssef En-Neysiri et Ayoub El Kaabi. Preuve en est, le temps de jeu famélique de Hamza Igamane (8’).

Mais “Maroan nous apportera un profil différent, qui nous permettra aussi de l’associer à un second attaquant de pointe”, a souligné Walid Regragui lors de l’annonce du groupe retenu pour les deux prochains matchs amicaux. À l’évidence, ces rencontres s’annoncent comme des rendez-vous d’importance capitale, même s’ils sont amicaux.

Équipe nationale. Une attaque pas si inoffensive

De l’avis des spécialistes, jouer contre une défense en bloc bas est l’un des défis les plus complexes et persistants du football moderne. L’équipe nationale ne fait pas exception. Malgré une pléthore de talents, certaines prestations offensives des Lions de l’Atlas laissent à désirer. En particulier lorsqu’il faut affronter des équipes qui privilégient d’abord la défense avant l’attaque.

En témoignent les deux récentes victoires des hommes de Walid Regragui contre le Niger (2-1) et la Tanzanie (2-0) lors des éliminatoires du Mondial 2026. Des succès qui rapprochent l’EN du continent américain, mais qui ont été acquis après des productions offensives peu convaincantes. Cela dit, la quête du résultat est rarement compatible avec l’esthétisme, surtout dans le football de sélection.

À l’image des Pays-Bas de Johan Cruyff (1974) ou encore plus récemment de la génération dorée belge (2018), l’histoire du football regorge de ces beaux perdants qui ont fait briller les yeux de leurs supporters sans pour autant parvenir à inscrire leur nom dans la colonne des vainqueurs.

À contrario, la France et l’Italie n’ont pas eu besoin de produire un jeu flamboyant pour être sacrées respectivement à la Coupe du monde 2018 et à l’Euro 2020. Seule l’Espagne, au tournant des années 2010, a réussi à allier résultats et beau jeu, à la faveur d’un onze de départ composé essentiellement de joueurs du FC Barcelone.

Une particularité qui favorise les automatismes et une certaine cohésion tactique et technique. Des aspects difficiles à développer dans le football de sélection, où le temps de travail est limité par rapport à celui d’un club. Toutefois, les critiques à l’égard des difficultés éprouvées par l’équipe nationale face aux défenses recroquevillées devant leur but ne sont pas totalement infondées.

Bien que les statistiques n’offrent qu’une vision partielle, elles restent un bon indicateur. Nous allons donc examiner l’affirmation selon laquelle le Maroc peine face au bloc bas, à travers cinq indicateurs de performance (ICP) :

– Possession du ballon ;

– Buts ;

– Expected Goals (xG) ;

– Tirs et tirs cadrés ;

– Nombre de ballons touchés dans la surface de réparation.

Ces indicateurs nous permettront par la suite de comparer l’animation offensive de l’équipe nationale par rapport à celle des tenants des titres continentaux :

– La Côte d’Ivoire, championne d’Afrique ;

– L’Espagne, championne d’Europe ;

– Le Qatar, champion d’Asie ;

– L’Argentine, championne du monde et d’Amérique du Sud.

C’est quoi un bloc bas déjà ?

Mais avant d’en arriver là, que désigne-t-on exactement par « bloc bas » ? Selon la plateforme Training FIFA, il s’agit d’une stratégie défensive consistant à faire déjouer une équipe forte offensivement. L’idée est de se positionner en bloc bas afin de réduire au maximum les espaces derrière les défenseurs ainsi que les espaces entre les lignes.

Une organisation défensive qui nécessite de la patience, de la discipline et une bonne communication entre les joueurs, car ils doivent être capables d’ajuster constamment leur positionnement en fonction de plusieurs paramètres, dont le ballon, l’adversaire, l’espace et leurs coéquipiers.

Sur cette séquence de jeu, les Tanzaniens (en bleu) sont à dix dans leurs propres 30 mètres, obligeant Sofyan Amrabat à tenter sa chance de loin.

L’objectif est de maintenir un bloc compact au sein duquel l’adversaire rencontrera des difficultés à trouver des espaces pour progresser vers le but. Cela dit, cette tactique n’est pas forcément un signe de faiblesse. Les entraîneurs l’adoptent aussi pour s’adapter aux qualités de leurs joueurs, surtout s’ils sont rapides et capables de prendre la profondeur.

Parce que l’agressivité des joueurs dans cette configuration permet de récupérer le ballon et d’exploiter la position haute de l’adversaire sur le terrain, en attaquant les espaces dans son dos. Par exemple, l’équipe de France, championne du monde en 2018, a misé sur un bloc médian à bas pour attirer l’adversaire et permettre à Kylian Mbappé de se retrouver dans les meilleures conditions pour exploiter sa vitesse fulgurante.

Néanmoins, les équipes perdent en maîtrise ce qu’elles gagnent en solidité défensive. D’ailleurs, la possession du ballon est l’un des cinq indicateurs de performance clés que nous avons sélectionnés pour vérifier si le Maroc peine vraiment face à des blocs bas.

Des difficultés face au bloc bas ? 

L’analyse prend en compte les dix derniers matchs du onze national, avec un seuil de possession fixé à 65 %. Sur cette période, l’équipe nationale a atteint ce seuil de possession à six reprises. Soit autant de fois que l’opposant décide volontairement de laisser le ballon aux Marocains et défendre en bloc bas.

La comparaison des données montre que les statistiques offensives des Marocains reculent en effet dès qu’ils rencontrent des équipes qui optent pour cette stratégie. Cela dit, la différence n’est pas flagrante. Elle ne l’est pas non plus lorsqu’on compare les performances offensives chiffrées de l’EN avec celles des tenants de titres continentaux. Encore une fois, notre comparatif a pris en compte les dix derniers matchs de ces équipes, parmi lesquels seule l’Espagne possède un style de jeu affirmé et rodé depuis des décennies.

Pour les autres, on observe plutôt un jeu qui combine possession du ballon et transitions rapides vers l’avant. Le résultat est que le Maroc fait partie du haut du panier. Cependant, cette conclusion doit être nuancée, car les dix derniers adversaires de l’Espagne ou encore de l’Argentine sont, pour la plupart, nettement supérieurs à ceux rencontrés par les Marocains.

En somme, l’équipe nationale doit encore améliorer et varier ses travaux d’approches offensives face aux défenses en bloc bas. Et selon les chiffres, Brahim Diaz et ses coéquipiers sont sur le bon chemin.

Walid Regragui : « Les portes de la sélection nationale sont ouvertes à tous, y compris à Hakim Ziyech et Sofiane Boufal »

Durant la conférence de presse qui a suivi le match comptant pour la 6ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du Monde qui s’est soldé par une victoire du Maroc 2-0 contre la Tanzanie, Walid Regragui a affirmé qu' »il est devenu normal, pour les Marocains, de se qualifier à la Coupe du monde, ils n’ont même pas célébré cette qualification. C’est la preuve que nous sommes devenus une grande sélection. Les Marocains doivent tout de même célébrer cette qualification imminente, qui coïncide avec l’Aïd el-Fitr. Les joueurs ont livré une grande performance et ont fait plaisir au public en assurant une troisième qualification consécutive au Mondial, ce qui est une première dans l’histoire du football marocain ».

« Je suis heureux de voir que le public marocain est en colère contre la performance de l’équipe », a-t-il déclaré. « Je me souviens qu’à l’époque où j’étais adjoint de Rachid Taoussi, les supporters étaient descendus dans la rue pour fêter une simple qualification à la CAN après une victoire contre le Mozambique. Aujourd’hui, ils considèrent une qualification à la Coupe du monde comme normale, ce qui montre que nous avons grandi comme sélection. Ils ont aussi le droit d’être frustrés même en cas de victoire 2-0. »

Walid Regragui a également tenu à rappeler que la porte de la sélection restait ouverte aux joueurs cadres : « Les portes de la sélection nationale sont ouvertes à tous, y compris à Hakim Ziyech et à Sofiane Boufal. Leur retour dépendra de leur forme physique et de leur niveau habituel. Je n’ai peur d’aucune sélection africaine et je ne fais pas de calculs étroits : j’ai confiance en mes joueurs ».

Abordant le volet offensif, le sélectionneur a insisté sur la nécessité d’une contribution collective aux buts marqués : « Je crois que tous les joueurs doivent être capables de marquer, peu importe leur poste. Ce n’est pas un signe de faiblesse de notre sélection, ni le reflet d’un déséquilibre dans notre attaque. Si nous comptons sur un seul joueur pour marquer, alors nous sommes en danger ».

Concernant les joueurs binationaux, Walid Regragui a été clair : « Nous ne pensons pas à intégrer certains joueurs uniquement pour sécuriser leur engagement avec le Maroc. Si un joueur envisage de quitter la sélection, cela signifie que nous avons commis une erreur en le convoquant dès le départ ».

À quelques mois de la Coupe d’Afrique des nations, le technicien marocain a tenu à recadrer les attentes autour de la rotation de l’effectif : « Nous ne sommes pas une sélection de jeunes destinée à donner leur chance à chaque rassemblement à un nouveau joueur. Nous nous préparons pour la Coupe d’Afrique des nations, donc nous devons aligner la meilleure équipe possible. Nous avons dominé la possession et livré une meilleure prestation que lors du précédent match contre le Niger. Le premier but a facilité le match, même si nous avons connu un relâchement en fin de rencontre. Il faudra améliorer certains aspects, notamment sur le plan offensif ».

La sélection marocaine a pratiquement validé son billet pour la Coupe du monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique, après sa victoire 2-0 contre la Tanzanie, lors de la sixième journée des qualifications africaines.

Le Maroc a récolté 15 points en 5 matchs, avec un parcours sans faute. Un simple match nul lors de la prochaine trêve internationale suffirait pour sceller définitivement la qualification, et ce, deux journées avant la fin des éliminatoires. Ce serait un fait inédit dans l’histoire de la sélection marocaine, qui a souvent dû batailler jusqu’au bout lors des précédentes campagnes qualificatives.

De plus, jamais dans son histoire le Maroc ne s’était qualifié pour trois coupes du monde consécutives. La participation au Mondial 2026 serait donc la troisième d’affilée après celles de 2018 en Russie et 2022 au Qatar, preuve de la continuité du travail sérieux engagé pour développer le football national.

Football. Le Maroc s’impose difficilement face au Niger mais assure l’essentiel (2-1)

Comme ce fut le cas ce vendredi 21 mars au stade d’honneur d’Oujda, on signerait sans hésiter si le Maroc l’emportait à chaque fois dans les arrêts de jeu, tant que la victoire est au bout. Mais le but libérateur de Bilal El Khannouss face au Niger (2-1) a autant mis en lumière le coaching gagnant de Walid Regragui et de son staff que les difficultés rencontrées par ses hommes.

Car si les Lions de l’Atlas devaient à chaque fois attendre les derniers instants du match pour venir à bout de leur adversaire, ils iraient au-devant de grandes désillusions. Cela dit, il faut également souligner la combativité du Onze national, qui n’a rien lâché, même après avoir concédé l’ouverture du score au retour des vestiaires, par l’intermédiaire du Nigérien Youssef Oumarou (47’).  

Heureusement que le staff du sélectionneur national, n’a pas fait dans la dentelle pour apporter du sang neuf à un collectif mené, afin de rapidement recoller au tableau d’affichage, grâce à Ismail Saibari, l’un des trois joueurs lancés à l’heure de jeu.

Un début de match pied au plancher

Offensivement, articulés autour d’un 4-4-2, avec deux milieux excentrés sur le papier mais évoluant majoritairement à l’intérieur du jeu, les Lions de l’Atlas avaient entamé la rencontre pied au plancher, confisquant rapidement le ballon.

Soufiane Rahimi a failli ouvrir le score dès la première minute, après un numéro de Eliesse Ben Seghir sur le côté droit, mais l’attaquant marocain a trop enlevé sa frappe.

Sans complexe, les Nigériens ont immédiatement répliqué, obligeant Yassine Bounou à s’interposer sur une action rondement menée.

Comme attendu, les Marocains ont dirigé leur pressing vers l’axial droit adverse afin de le contraindre à allonger. Toutefois, le Onze national s’est montré friable dans la récupération des seconds ballons, concédant ainsi plusieurs situations dangereuses. La maîtrise initiale a progressivement laissé place à une surprenante fébrilité technique.

Il a fallu attendre un missile de Nayef Aguerd s’écrasant sur la barre transversale, suivi d’une volée de Eliesse Ben Seghir frôlant le cadre (14’), pour voir les Lions de l’Atlas retrouver un semblant de dynamisme. Mais ce regain d’énergie n’a pas suffi à corriger un manque de justesse technique dans les petits espaces, entraînant des pertes de balle dans des zones à risque et offrant aux attaquants du Niger des opportunités en profondeur. 

Au fil des minutes, le contre-pressing marocain s’est avéré de plus en plus inefficace. Ce léger retard à la perte du ballon a permis aux Mena de ressortir proprement et de se projeter vers l’avant. La physionomie de cette première période aurait pu être toute autre si la défense adverse n’avait pas privé Youssef En-Nesyri d’un but tout fait, après une remise intelligente de Soufiane Rahimi (43’). 

Ce dernier, le Lion de l’Atlas le plus en vue du premier acte, a incarné à lui seul les quelques éclairs dans une organisation offensive globalement défaillante, où Azzedine Ounahi a quasiment raté tout ce qu’il avait tenté. Au retour des vestiaires, le Niger a logiquement validé sa bonne première mi-temps en ouvrant le score suite à une tête suivie d’un tir à bout portant de Yousouf Oumarou (47′), qui n’a laissé aucune chance à Yassine Bounou. 

Walid Regragui n’a pas hésité à changé trois joueurs d’un coup

Trop peu influent et dominé physiquement, Brahim Diaz a pour une fois été quelque peu absent des débats. Il a été toutefois à l’origine des deux buts marocains. Aux antipodes d’Eliesse Ben Seghir qui s’est démené tout au long de la rencontre, malgré un déchet important. Il a d’ailleurs été à l’origine de la première vraie occasion dangereuse en seconde mi-temps, sur un tir difficilement repoussé par le portier, Mouhamadou Tanja. 

Face à l’apathie de ces attaquants, Walid Regragui n’a pas hésité à changé trois joueurs d’un coup à l’approche de l’heure de jeu, en lançant Ismail Saibari, Abdessamad Ezzalzouli et Bilal El Khannouss, à la place de Azzedine Ounahi, Eliesse Ben Seghir et Soufiane Rahimi. Le technicien marocain a eu le nez fin, puisque son coaching a été rapidement validé par I. Saibari, qui a coupé au second poteau un centre de Brahim Diaz, prolongé par la tête de Youssef En-Neysiri, qui a été crédité d’une passe décisive sur le coup (60’). 

Le but égalisateur a également mis en relief l’entrée dynamique de Bilal El Khannouss, dont la précision et la rapidité des transmissions a fait du bien et a participé à l’accélération de la circulation des transmissions de l’équipe nationale, qui a délaissé son animation offensive à deux attaquants de pointe pour retrouver une organisation à un avant-centre et deux ailiers purs, plus conforme à l’aptitude de ses joueurs offensifs. 

Plus à l’aise dans cette configuration, Youssef En-Neysiri était à deux doigts de donner l’avantage à ses coéquipiers, mais l’avant-centre de Fenerbahçe a étonnamment raté son face-à-face avec le dernier rempart Nigérien (83’), certainement par manque de lucidité. Raison pour laquelle il a laissé sa place à Hamza Igamane dont c’était la première cape.

Mais c’est Bilal Al Khannouss qui a finalement volé la vedette pour offrir à ses coéquipiers une précieuse victoire en reprenant un ballon de la tête, seul au second poteau, dans un copier-coller du but égalisateur, illustrant la lecture de jeu exemplaire du staff de l’équipe nationale. Une bonne habitude à conserver, même s’il serait préférable d’éviter un tel scénario à l’avenir.  

Le Maroc garde la tête du groupe E avec une large avance sur le deuxième:

Prochains matches du Maroc:

25 mars 2025: Maroc – Tanzanie à 21H30.

5 septembre: Maroc – Niger.

8 septembre: Zambie- Maroc.

13 octobre: Maroc- Congo.

L’Erythrée faisait partie du groupe mais elle a déclaré forfait. Il y a donc 8 matches par équipe, le Maroc en a déjà joué 4.

Le Mondial 2026 sera élargi à 48 équipes, pour la première fois. L’Afrique y disposera de 9 places. Le Maroc sera qualifié s’il arrive en tête de son groupe. La victoire de ce vendedi soir le rapproche fortement de la qualification.

 

Niger-Maroc : à quelle heure et sur quelles chaînes

Cette rencontre sera diffusée à partir de 21 h 30 sur Arryadia Live HD, SSC Extra 1 HD et L’Equipe TV.

Lors de la 6ᵉ journée des éliminatoires, les Lions de l’Atlas affronteront la Tanzanie le mardi 25 mars prochain au même stade d’Oujda.

Après trois matchs, la sélection nationale occupe la tête du groupe E avec 9 points.

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Football. Maroc-Niger : un pas de plus vers une qualification historique

Le Maroc a l’occasion de réaliser une performance historique, en se qualifiant pour une troisième phase finale consécutive d’un Mondial. Pour y parvenir, la bande à Regragui devra faire le plein lors des deux prochaines journées des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. À commencer par la confrontation face au Niger, ce vendredi 21 mars (21h30), à Oujda.

Cette rencontre, comptant pour la 5e journée du groupe E des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, devait se disputer en Afrique de l’Ouest. Cependant, à défaut d’avoir un stade satisfaisant comme l’exige le cahier des charges de la Confédération africaine de football (CAF), le Niger jouera son match à domicile… au stade d’honneur à Oujda.

Une aubaine pour les Marocains qui ont fait carton plein depuis qu’ils ont investi l’arène de l’Oriental. Mais ce ne sera pas une sinécure pour autant. Achraf Hakimi and Co seront opposés à un collectif en pleine bourre, après avoir empêché le Ghana de se qualifier pour la Coupe d’Afrique des nations 2025. Une compétition à laquelle le Niger ne s’est toutefois pas qualifié.

Dirigé par Badou Zaki, le Niger n’a pas fait le déplacement pour « prendre des photos et faire de la figuration », a averti le technicien marocain dont les protégés joueront crânement leur chance pour revenir à hauteur des Lions de l’Atlas (9 points). Ce qui promet une opposition de styles intéressante, mettant en lumière la qualité des entraîneurs marocains et qui ne devrait pas rajeunir Badou Zaki, qui retrouvera, sur le banc d’en face, un de ses anciens joueurs, notamment lors de la cruelle épopée à la CAN 2004.

Walid Regragui ne sera pas non plus insensible à ces retrouvailles avec son ancien sélectionneur. Mais l’émotion sera de courte durée, car un ticket direct pour la plus belle des compétitions est en jeu. Le sélectionneur n’hésitera pas à aligner son équipe type. Objectif ? Composter son billet pour la Coupe du monde 2026 et clore rapidement ce chapitre afin de se concentrer exclusivement sur la préparation de la CAN 2025, dont le coup d’envoi sera donné à Rabat, le 21 décembre 2025.

À cet effet, il faudra non seulement une victoire sur le Niger, son poursuivant direct, mais aussi sur la Tanzanie (3e), mardi 25 mars. De quoi donner une avance confortable pour voir venir la compétition continentale avec l’esprit tranquille. Mais chaque chose en son temps. Pour l’heure, il s’agit de l’emporter face aux Mena (une espèce d’antilope sahélienne, ndlr). Une issue loin d’être utopique, du moins sur le papier. Même si les Nigériens ont des qualités à faire valoir.

Une bataille intense sur les seconds ballons

Les hommes de Walid Regragui sont prévenus : en deux ans et huit matchs à la tête du Niger, Badou Zaki a formé une équipe athlétique, dotée d’une intéressante flexibilité tactique. Sur le plan de l’animation offensive, ils ont changé leur système de jeu quatre fois lors des cinq dernières rencontres.

Le Niger a changé plusieurs fois de système de jeu lors des cinq dernières rencontres. Avec une préférence pour le 1-4-3-3

Mais avec une préférence pour le 1-4-3-3, notamment face à des équipes dominantes techniquement, afin de renforcer l’entrejeu. Dans cette stratégie, la place du 1, qui correspond au gardien, est capitale. En effet, dans l’animation de ce système de jeu qui oscille entre un style de jeu direct et de conservation, le gardien de but, Mahamadou Tandja, qui évolue dans le club local de l’AS Fan, brille par ses relances à la main.

L’axial gauche et la pointe basse du milieu de terrain sont à surveiller car ils s’occupent de la relance vers les côtés.

Cependant, lorsque le Niger opte pour une relance courte, avec un circuit de passe préférentiel de l’axe du terrain vers les côtés, cette tâche est principalement dévolue à deux joueurs clés : le défenseur central axe gauche, Oumar Sakho (Rostov, Russie), mais aussi la pointe basse du triangle au milieu de terrain, notamment Mohamed Ali.

L’un comme l’autre représentent des cibles privilégiées du Onze national en vue d’instaurer un pressing intense dès le début de la rencontre. L’objectif est de les mettre dans l’inconfort ou bien de les isoler afin que les premières relances soient effectuées par des joueurs moins copains avec le ballon, à l’image de Abdoulaye Boureima Katkoré.

Pour éviter le pressing, le Niger se résoudra sans doute à sauter les attaquants et les milieux de terrain marocains en jouant des ballons longs. Dans ce cas, les Lions de l’Atlas devront être prêts à batailler pour récupérer le deuxième ballon. D’autant que les Mena sont souvent en nombre dans le camp adverse sur cette phase de jeu.

Idem sur les remises en jeu après que le ballon soit sorti en touche dans les 20 mètres adverses, où Badou Zaki va jusqu’à demander à sept joueurs de se répartir entre la surface de réparation et ses abords, afin d’exploiter les longues touches dont ils sont des spécialistes.

Sur les longues touches, les Nigériens se placent en nombre dans et aux abords de la surface de réparation.

Un manque de compacité entre les lignes

À la perte du ballon, les Mena n’ont pas une attitude particulièrement agressive. Le Onze national aura l’occasion de manœuvrer à sa guise. Mais plus rapidement il trouvera des solutions de passe dans le sens de la verticalité, moins il laissera le temps à l’opposant de se recroqueviller dans sa moitié de terrain. Qui plus est, sachant que la gestion de la profondeur n’est pas la qualité première de leur portier.

Souvent en bloc bas, la défense du Niger est efficace à la récupération mais devant sa surface de réparation.

Sinon, Brahim Diaz et ses coéquipiers devront se montrer patients pour trouver des solutions dans un bloc à la hauteur basse et dont la principale zone de récupération se situe juste devant sa surface de réparation, à la faveur d’une animation défensive en 1-4-5-1. Et des fois même en 1-6-3-1, puisque les deux milieux de terrain excentrés reculent pour constituer une ligne défensive composée de six joueurs.

Une ligne défensive parfois composée de six joueurs

La faible intensité de pressing du Niger permettra donc aux Lions de l’Atlas de faire circuler le ballon sans trop d’accroc. Mais la rapidité et la justesse des transmissions, jumelées aux déplacements coordonnés des attaquants pour créer des espaces, seront salutaires.

Les Marocains auront des solutions entre les lignes

En plus, le manque de compacité entre les lignes défensives de leur adversaire offrira également aux Marocains des solutions entre les lignes et sur les côtés, car la gestion de la largeur des joueurs de Zaki n’est pas un modèle du genre. Ils sont en difficulté même dans des situations de 2 contre 1. Les ailiers marocains auront à charge d’en profiter.

Le Niger a des lacunes en termes de communication, notamment sur des situations de 2 contre 1 sur les côtés.