Benslimane entame la revalorisation de son paysage urbain

L’Agence urbaine de Berrechid-Benslimane a récemment lancé une série d’appels d’offres concernant l’aménagement urbain de plusieurs axes dans la province de Benslimane, qui se prépare à accueillir le futur Grand Stade d’Afrique, candidat pour abriter la finale de la Coupe du monde 2030.

Initiés par l’Agence urbaine, ces projets, d’un coût global d’environ 12,9 millions de DH, visent à accompagner la dynamique de développement catalysée par ce mégachantier dont les travaux devraient s’achever à l’horizon 2027.

L’Agence entend revaloriser ce territoire provincial à travers six projets urbains situés principalement dans la ville de Benslimane et à Bouznika, cette dernière constituant la principale façade côtière de la province.

Projet 1 : aménagement de la route menant au futur Grand Stade Hassan II

Dans le cadre de l’amélioration des infrastructures et de l’attractivité territoriale de la province de Benslimane, ce projet vise un aménagement stratégique de la route régionale 313 (RR313). Il s’inscrit en cohérence avec la dynamique nationale de modernisation urbaine en prévision de la Coupe du monde 2030.

Avec un flux actuellement faible, cette route régionale doit évoluer pour devenir un corridor structurant capable d’absorber le futur flux accru de déplacements liés aux événements internationaux prévus et au développement territorial imminent de la région.

L’aménagement devra penser trois actions prioritaires : l’élargissement de la voie, l’aménagement des places et espaces verts, et l’ordonnancement et la mise en cohérence des façades bordant la voie.

Au terme de ce projet, la province de Benslimane se dotera d’une stratégie opérationnelle qui définira une vision urbanistique et paysagère pour la mise à niveau fonctionnelle et architecturale de cette route stratégique.

Elle identifiera également les besoins en infrastructures au travers de projets qui seront par la suite validés par l’Agence avant leur montage technique et financier.

Projet 2 : aménagement des traversées de la ville de Benslimane

En plus de la route régionale 313, l’agence urbaine devra réaménager les autres axes traversant la ville de Benslimane l’avenue Hassan II (RN23), la RR404, la RP3318, la RP3331 et la voie de connexion RR313/Hassan II.

Ces axes, essentiels à l’organisation spatiale et fonctionnelle de Benslimane, optent pour le renouvellement de la vocation résidentielle et sportive de la ville de Benslimane, dont les principaux accès sont actuellement peu valorisés et caractérisés par des dysfonctionnements de flux.

Avec la réalisation du Grand Stade Hassan II, l’enjeu de ce projet est de transformer ces traversées en véritables espaces de vie et de représentation urbaine, renforçant le rôle structurant de la ville face aux exigences de développement et d’accueil liées à l’événement mondial.

L’aménagement de ces axes a pour ambition de renforcer la cohérence urbaine et paysagère, de valoriser les entrées de ville, et d’instaurer une image moderne et durable pour préparer Benslimane à accueillir la Coupe du monde 2030.

Cette approche stratégique intégrée doit transformer les voies d’un simple rôle de transit en de véritables corridors de mobilité et de développement. Afin de garantir une vision d’ensemble cohérente, l’aménagement portera sur les axes ainsi que sur leur environnement immédiat dans un rayon de 500 mètres de part et d’autre de ces voies.

Il inclut l’aménagement de l’emprise des traversées (avec voirie et circulation douce), la mise en place d’un ordonnancement urbain des façades pour une cohérence architecturale, et la conception/aménagement des équipements publics le long de ces trames stratégiques.

Projet 3 : aménagement des traversées de la ville de Bouznika

Située à une dizaine de kilomètres de Benslimane, la ville de Bouznika est appelée à bénéficier de la dynamique urbaine générée par l’organisation de la Coupe du monde 2030. Dans cette perspective, l’Agence urbaine de Berrechid-Benslimane a lancé un projet d’aménagement des principaux axes de cette ville balnéaire.

Cette ville stratégique, située entre Rabat et Casablanca, fait face à une forte saisonnalité (afflux estival vs période résidentielle) qui engendre des déséquilibres et dysfonctionnements importants, notamment en matière de circulation et d’utilisation des équipements.

Les axes concernés par ce projet sont la route nationale nᵒ 1 (RN1) menant à Mohammédia et Casablanca, et la route nationale nᵒ 23 (RN23) menant vers Benslimane.

L’aménagement proposé opte pour un équilibre durable entre sa vocation touristique et son rôle de ville vivante à l’année. Il se déploiera selon trois échelles d’intervention complémentaires :

  1. L’aménagement de l’emprise des traversées, incluant la réorganisation de la voirie, des voies de circulation douces (piétons et cyclistes), du stationnement…
  2. La mise en place d’un ordonnancement urbain des façades qui bordent les deux axes, dans le but de créer une cohérence architecturale et paysagère, de renforcer l’attractivité visuelle des traversées et de valoriser le tissu urbain environnant.
  3. La conception et l’aménagement des équipements publics, permettant de structurer les abords, d’offrir des lieux de détente et de sociabilité, et d’améliorer le cadre de vie des habitants.

Projet 4 : aménagement de la corniche maritime de Bouznika et de Cherrat

L’aménagement de la corniche de Bouznika et de Cherrat s’inscrit dans la perspective de l’organisation de la Coupe du monde 2030, car il pourrait faciliter la création de fan zones aux environs du Grand Stade Hassan II.

D’une durée de neuf mois, ce projet déterminera les interventions nécessaires pour la mise à niveau de ces deux corniches, qu’il s’agisse de la sécurité, de l’accessibilité ou de l’amélioration de l’environnement urbain.

En tant que destinations côtières, Bouznika et Cherrat bénéficient d’un potentiel touristique important, bien que ce dernier soit souvent saisonnier. L’aménagement des deux corniches devra donc prendre en considération deux défis majeurs :

Projet 5 : aménagement de la zone touristique du lac d’Oued Maleh

Sur une superficie de 900 hectares, le lac du barrage d’Oued Maleh représente une opportunité touristique majeure, principalement pour la clientèle en provenance de Casablanca, mais dont le potentiel de développement reste encore insuffisamment exploité.

À travers ce plan d’aménagement de la zone touristique du lac d’Oued Maleh, la province de Benslimane se dotera d’une feuille de route stratégique pour la reconquête et la valorisation de ce territoire, articulée autour des axes suivants :

Projet 6 : plan de mobilité urbaine et interurbaine durable de la province de Benslimane

En complément des projets d’aménagement, la province de Benslimane s’engage dans l’élaboration d’un Plan de mobilité urbaine et interurbaine durable (PMUID). Ce document stratégique a pour objectif d’anticiper et d’accompagner l’évolution des besoins en déplacements, en intégrant les impératifs liés à l’organisation de la Coupe du monde 2030, tout en construisant une vision pérenne pour la période post-événementielle.

Le PMUID a vocation à instaurer une mobilité durable, inclusive, intelligente et résiliente, pleinement mise au service du développement économique, de la cohésion sociale et de la transition écologique du territoire. Sa mise en œuvre se concrétisera par les actions structurantes suivantes :

  1. Un schéma directeur de mobilité durable intégrant l’ensemble des modes de déplacement : marche, vélo, transports collectifs (dont BHNS et RER), plateformes de mobilité partagée, logistique urbaine et solutions d’intermodalité.
  2. Une stratégie de mobilité événementielle dédiée à l’accueil et à la gestion des flux exceptionnels générés par la Coupe du monde 2030 (supporters, délégations, touristes), tout en garantissant la continuité du service pour les déplacements quotidiens des habitants.
  3. Un programme d’actions opérationnelles, structuré par horizons temporels (court, moyen et long terme), en précisant les conditions de mise en œuvre, les partenariats institutionnels nécessaires et les sources de financement potentielles.

Ce plan de mobilité devrait s’articuler avec les principes et pratiques promus par l’initiative Mobilise Your City (MYC), une initiative climatique mondiale pour une planification intégrée de la mobilité urbaine.

En adoptant cette initiative, le plan de mobilité de Benslimane disposera des outils les plus efficaces afin de protéger l’environnement urbain et d’améliorer le cadre de vie des citoyens tout en promouvant une utilisation plus rationnelle de l’énergie et en maîtrisant les impacts négatifs des déplacements, notamment les nuisances sonores, la pollution de l’air, l’insécurité routière, la dégradation du paysage urbain et la congestion chronique…

Marrakech lance l’aménagement des environs de son grand stade

L’Agence urbaine de Marrakech a annoncé, ce lundi 13 octobre 2025, l’ouverture d’un appel d’offres international pour l’élaboration d’un schéma de cohérence de la zone d’influence du grand stade de Marrakech.

Le coût global de cette étude s’élève à 2,5 millions de dirhams et nécessitera une durée de 6 mois pour sa mise en œuvre.

Le domaine d’action de ce nouveau plan est la commune Ouahat Sidi Brahim abritant le grand stade de Marrakech, et qui nécessite une impulsion de son développement économique et social à travers une planification étudiée et judicieuse.

Ce schéma permettra ainsi de statuer sur une planification urbaine intégrale à même de renforcer la cohérence et l’intégration des domaines territoriaux mitoyens à cette zone, et de garantir une organisation harmonieuse et équilibrée de l’espace à l’horizon 2030.

Il devra également repenser la gestion des foules de spectateurs, l’organisation des espaces qui les accueilleront, la gestion de la mobilité et la circulation les jours des matchs et leurs déviations vers les pénétrantes menant au centre-ville de Marrakech, qui nécessitent une planification avérée et adéquate de cet espace afin de satisfaire aux exigences de l’organisation de la Coupe du monde 2030.

Concrètement, le schéma de cohérence devra traiter plusieurs axes d’amélioration, tels que :

Afin de satisfaire ces besoins, ce plan prévoit d’ouvrir de nouvelles zones d’urbanisation, de créer une zone d’activités commerciales attractive, de revoir la gestion de la circulation, d’élaborer des plans de mobilité, d’aménager des espaces paysagers et de développer de nouveaux espaces publics…

Au terme de cette étude, les orientations urbaines retenues seront déclinées en projets urbains, lesquels se traduiront en plans d’action sectoriels et en fiches de projets détaillées.

Le secteur cimentier devient le deuxième moteur des bénéfices de la cote, derrière les banques

Le secteur cimentier marocain s’impose désormais comme l’un des principaux moteurs de la profitabilité des sociétés cotées.

Au premier semestre 2025, il occupe la deuxième place dans la contribution à la croissance des bénéfices de la cote, juste derrière les banques.

Porté par les performances solides de ses deux acteurs cotés, LafargeHolcim Maroc et Ciments du Maroc, il a généré à lui seul 329 MDH de la hausse globale des profits, sur un total d’environ 3 MMDH pour l’ensemble du marché.

Pour la première fois depuis la crise du Covid-19, le ciment retrouve une place centrale dans la dynamique bénéficiaire, confirmant l’amorce d’un nouveau cycle de croissance après près d’une décennie d’atonie.

Cette évolution montre le rôle stratégique d’un secteur historiquement cyclique et étroitement lié à l’investissement, à la construction et à l’activité économique.

LafargeHolcim Maroc a réalisé un RNPG de 918 MDH et Ciments du Maroc un RNPG de 601 MDH, soit un total de 1.519 MDH pour les deux cimentiers au premier semestre 2025.

Une dynamique soutenue par la reprise de la demande et un environnement plus porteur

« Alors effectivement, le secteur du ciment retrouve sa place. C’est une évolution logique au regard de la période et des projets que le pays traverse, largement favorisée par l’important programme d’infrastructures lié aux prochaines grandes compétitions de football, notamment la CAN 2025 et la Coupe du monde 2030″, explique un analyste du marché.

« La forte contribution du ciment à la croissance des bénéfices cette année s’explique aussi par un environnement macroéconomique nettement plus favorable », poursuit-il. « L’inflation s’est stabilisée sous les 1% et la politique monétaire est restée accommodante. Ce duo a créé des conditions idéales pour relancer l’investissement et soutenir les grands chantiers ».

Cette amélioration conjoncturelle s’est rapidement répercutée sur la demande intérieure. « L’activité dans le bâtiment, les travaux publics et l’immobilier est repartie à la hausse. Les livraisons de ciment progressent sur la plupart des mois de 2025 par rapport à 2024, ce qui montre que la demande domestique s’intensifie ».

Les cimentiers ont aussi profité d’une amélioration de leurs marges opérationnelles. « Après les années de tension sur les coûts, la détente sur les prix de l’énergie et des matières premières, combinée à des politiques internes d’efficacité industrielle, a permis d’accroître significativement la rentabilité », explique un autre analyste.

« C’est ce cocktail de croissance, de demande soutenue et d’efficacité opérationnelle qui a permis au secteur de retrouver une place centrale dans les bénéfices agrégés ».

Un secteur qui suit naturellement les cycles économiques

« Le ciment reste un secteur par essence cyclique. Ses performances sont directement liées au rythme de l’investissement, à la dynamique de la construction et à l’évolution de la conjoncture. Quand les chantiers se multiplient et que les projets publics s’accélèrent, la demande s’envole ; lorsque l’activité ralentit, l’impact est immédiat sur les volumes et les bénéfices ».

« D’ici 2030, la succession de programmes d’infrastructures, les besoins massifs en logements et les investissements liés aux événements sportifs vont continuer de soutenir la demande et d’alimenter la croissance. Au-delà de cette échéance, la dynamique urbaine, les chantiers de modernisation des territoires et les besoins en infrastructures de transport ou d’énergie devraient maintenir un socle solide d’opportunités pour l’industrie cimentière marocaine », poursuit notre interlocuteur.

« L’hypothèse d’une poursuite de la baisse de la facture énergétique reste un élément de soutien important pour les résultats des cimentiers ».

En parallèle, leurs parcours boursiers montrent qu’ils disposent encore d’un potentiel d’appréciation significatif : Ciments du Maroc n’a progressé que de 3,7% depuis le début de l’année, tandis que LafargeHolcim affiche un repli d’environ 4,5%.

Avec des valorisations jugées attractives autour de 26x pour Ciments du Maroc et 21x pour LafargeHolcim.

« Ces deux titres restent parmi les valeurs de qualité les plus sous-valorisées du marché, portées par des fondamentaux solides et des perspectives de croissance visibles », souligne l’analyste.

Des fondamentaux solides et une politique de distribution attractive

L’amélioration des performances opérationnelles de LafargeHolcim Maroc et de Ciments du Maroc s’accompagne d’une stratégie claire de création de valeur pour les actionnaires.

Les analystes de la place prévoient pour les deux cimentiers une hausse régulière de leurs dividendes sur les prochaines années, signe de leur confiance dans la solidité de leurs résultats et dans la visibilité de leur croissance.

Pour Ciments du Maroc, le dividende par action (DPA) passerait de 60 DH en 2024 à 70 DH en 2025, puis à 75 DH en 2026, soit une progression de plus de 25% en trois ans.

« Cette trajectoire traduit la capacité du groupe à générer des cash-flows solides et récurrents, tout en maintenant une politique de distribution généreuse. Le rendement atteindrait ainsi près de 3,8% à horizon 2026, ce qui est significatif pour une valeur industrielle dans un contexte de taux toujours attractif ».

LafargeHolcim Maroc adopte la même logique, avec un DPA attendu en hausse de 70 DH à 82 DH sur la même période.

« Oui, l’entreprise présente un profil de valeur de rendement. La hausse progressive des dividendes reflète une grande visibilité sur les résultats futurs et une volonté de maintenir l’actionnariat engagé sur le long terme. Dans son cas, le rendement dépasserait les 4% à l’horizon 2026« .

La dynamique de distribution s’accompagne d’une amélioration progressive des valorisations. Pour Ciments du Maroc, le PER devrait reculer à 23,4x en 2026, tandis que celui de LafargeHolcim resterait à 21x sur la même période.

Sur le plan fondamental, les perspectives restent solides. Ciments du Maroc verrait son chiffre d’affaires dépasser les 5,1 MMDH en 2026 (+8%), avec un RNPG attendu à 1,209 MMDH (+32% par rapport à 2024).

LafargeHolcim Maroc, de son côté, dépasserait 9,3 MMDH de revenus et 2,15 MMDH de bénéfices à la même échéance, confortant son statut de leader incontesté.

Malgré un budget de santé en forte hausse, des soins toujours défaillants

Dès le début des manifestations lancées par GenZ212, les manifestants demandent un meilleur accès à la santé. Dans leurs slogans, les jeunes opposent même les investissements dans d’autres secteurs comme le sport à ceux dans les secteurs de la santé et de l’éducation, demandant que les moyens financiers soient orientés vers ces secteurs.

Le secteur de la santé souffre d’importants dysfonctionnements et a été tout récemment au cœur de scandales qui nécessitent des enquêtes et une publication des résultats de ces enquêtes. Le dernier en date, le décès de 8 femmes dans le service de maternité d’un établissement public de santé à Agadir, suite auquel plusieurs responsables régionaux ont été limogés.

Pourtant le secteur de la santé est au cœur d’une réforme d’ampleur impliquant de conséquents budgets. Comme nous allons le voir ci-dessus, des budgets non négligeables, même conséquents, sont mobilisés.

Pourquoi donc la santé pâtit-elle encore de tous ces maux et problèmes alors même que les budgets dédiés à ce secteur augmentent ?

Évolution du budget de la santé

Le budget de la santé suit une trajectoire ascendante et ce depuis des années. Entre 2021 et 2025, le budget de la santé a progressé d’environ deux tiersSelon les documents relatifs aux morasses budgétaires des années précédentes, le budget de la santé s’élevait à 19,8 MMDH en 2021. Il est passé à 23,5 MMDH en 2022, à 28,1 MMDH en 2023 et à 30,7 MMDH en 2024, puis à 32,6 MMDH en 2025.

Entre 2021 et 2025, l’enveloppe budgétaire dédiée au ministère de la Santé et de la protection sociale, couvrant à la fois le fonctionnement et l’investissement, est donc passée de 19,8 MMDH à 32,6 MMDH, soit une progression de 64,6%. Ces constats suffisent à invalider l’idée d’un vase communicant où les stades viendraient siphonner les hôpitaux.

Le vrai problème de la santé n’est pas l’argent, la corruption gangrène les hôpitaux

Un budget encore en deçà des standards de l’OMS

Il convient de souligner un point essentiel dans ce débat. En pratique, une grande partie du budget de la santé est absorbée par les dépenses liées au personnel, qu’il s’agisse des salaires, des primes ou encore des frais de déplacement.

La marge restante, constituée des crédits de fonctionnement dédiés au matériel et aux dépenses diverses, ainsi que des crédits d’investissement, est celle qui a un impact direct sur la qualité des soins. Ce sont ces enveloppes qui conditionnent la disponibilité des médicaments et des vaccins, l’acquisition d’outils de diagnostic, l’entretien et l’équipement des locaux, ou encore l’accès à des ressources matérielles capables de se traduire en services concrets pour les citoyens.

À titre d’exemple, en 2025, le crédit de fonctionnement alloué au personnel s’élève à 15,8 MMDH. Il couvre essentiellement les salaires, les primes ainsi que les frais de déplacement et autres charges liées aux ressources humaines.

 

Le matériel et les dépenses diverses représentent 7,8 MMDH, couvrant l’achat de médicaments, d’équipements médicaux, de consommables ainsi que l’entretien et le fonctionnement quotidien des structures de santé. Le budget d’investissement, fixé à 9 MMDH, est destiné à la construction et à la modernisation des hôpitaux, à l’acquisition de matériels lourds et au développement des infrastructures sanitaires.

Par ailleurs, à la question de savoir si le budget général de l’État alloué à la santé est suffisant ou pas, l’OMS dans son rapport « Stratégie de coopération entre le Maroc et l’OMS pour la période 2023-2027 » souligne que malgré l’effort budgétaire consenti ces dernières années, le niveau de financement demeure en deçà du seuil de 12% recommandé par l’organisation.

Mondial 2030 : « Le Maroc prêt en terme d’infrastructures, mais accuse un retard sur le capital humain »(experts)

Participant au North Africa Smart Infrastructure Summit 2025, organisé les 10 et 11 septembre à Rabat, des experts en formation et en logistique ont souligné que, dans la perspective de la Coupe du Monde 2030, le véritable défi ne réside plus seulement dans les infrastructures, mais plutôt dans le capital humain. Ils estiment que la réussite de l’événement dépendra d’une anticipation de la formation de l’ensemble de l’écosystème, bien au-delà des seuls métiers régaliens, afin de garantir un service fluide et sécurisé.

Former le personnel au-delà des métiers régaliens

« Deux volets sont importants à considérer en préparation au Mondial 2030 », a souligné Yassine Dinar, directeur général de Foresight Strategy Engineering Management Academy, un bureau d’études marocain spécialisé dans le développement des organisations, le diagnostic stratégique, les études prévisionnelles, les analyses sectorielles et la formation.

« Le premier est le volet sécuritaire et le second a trait à la formation et à la préparation. Sur le volet sécuritaire, le Maroc dispose d’une grande expérience et peut donc le gérer de manière fluide. »

« Toutefois, ce qu’il faut prendre en considération, c’est le personnel additif auquel on va faire appel, qui n’est pas intégré dans l’écosystème. Sur ce volet, je tire la sonnette d’alarme. Il faut envisager une formation accélérée pour ces personnes afin de les préparer à d’éventuels incidents, qu’ils soient numériques ou physiques. »

« Les infrastructures sont là, comme le système sécuritaire. Il faut maintenant penser sérieusement à ces personnes qui ne seront pas suffisamment prêtes ni à la hauteur de ce grand événement », a-t-il conclu à ce sujet.

« Il est temps d’investir dans la formation continue des métiers annexes et connexes »

Un constat confirmé par El Mostafa Fakhir, expert international et formateur certifié à Laminfo. « Aujourd’hui, nous parlons de budgets faramineux dédiés à la construction des infrastructures, mais je n’ai jamais entendu parler d’un plan budgétaire ou d’une planification stratégique du capital humain pour accompagner tout cela. Et c’est là où réside le problème ».

Il rappelle qu’une étude de McKinsey, réalisée il y a quelques années, avait déjà mis en évidence le fait que le Maroc investit massivement dans ses infrastructures, mais très peu dans la formation technique.

« Prenons l’exemple de l’écosystème aéroportuaire et du transport aérien. À ce jour, on ne dispose pas d’un répertoire ou d’un référentiel métier pour les professions liées aux aéroports et au transport aérien. Bien sûr, il y a des métiers techniques régaliens comme les contrôleurs aériens, les pilotes, les hôtesses de l’air ou le personnel de sécurité. Mais quid des autres métiers qui assurent le quotidien ? »

« Il n’existe pas, par exemple, de formation initiale spécifique pour une femme de ménage travaillant dans un aéroport. Doit-elle avoir les mêmes compétences que celle qui travaille dans un immeuble de bureaux ? L’aspect sécuritaire n’est pourtant pas le même ».

Selon lui, le Maroc doit investir davantage dans la formation continue et la mise en place de référentiels métiers, notamment pour les métiers annexes et connexes, encore largement négligés. « Il y a beaucoup à faire sur ce volet dans le Royaume. On a un écosystème de formation initiale qui est là, et on s’en réjouit. Mais tout ce qui est formation continue et métiers annexes et connexes, on n’a ni référentiel métier, ni répertoire emploi-compétence. Mais je crois qu’on a encore le temps de s’y atteler », a-t-il conclu.

Sonasid et la FRMF : une alliance pour « porter haut les couleurs du Maroc »

Le groupe Sonasid annonce la signature d’un partenariat stratégique pluriannuel avec la Fédération royale marocaine de football (FRMF). À travers cette alliance, le sidérurgiste devient partenaire officiel des équipes nationales marocaines de football, accompagnant ainsi les Lionnes et Lions de l’Atlas dans leurs ambitions sportives, tant sur la scène nationale qu’internationale.

Ce partenariat réunit la force d’un acteur industriel national et la dimension fédératrice du football, autour d’un objectif commun : « faire rayonner le Maroc par la performance et l’engagement ».

Sonasid et la FRMF partagent des valeurs fortes telles que l’esprit d’équipe, le dépassement de soi, la rigueur et l’excellence, mais aussi une fierté profonde d’œuvrer pour un Maroc tourné vers l’avenir. En s’associant aux équipes nationales, Sonasid affirme également sa mission sociétale, en faveur de la jeunesse, de l’éducation et de l’inclusion par le sport.

« Ce partenariat va bien au-delà d’une simple collaboration. Il réunit deux forces qui font rayonner le Maroc : une industrie qui construit avec passion, innovation et résilience, et des équipes nationales qui fédèrent toute une nation dans la ferveur, la fierté et l’émotion. Il s’agit d’un engagement fort de Sonasid envers la jeunesse et le football, pour porter haut les couleurs du Royaume  », souligne Ismail Akalay, directeur général de Sonasid.

Depuis plus de cinquante ans, Sonasid accompagne les grandes transformations du tissu industriel marocain. À travers sa signature « Construire le Maroc« , l’entreprise affirme son implication dans les projets structurants du Royaume, notamment les infrastructures sportives, dont plusieurs stades emblématiques.

Nous attendons le démarrage de la construction du Grand Stade de Casablanca. On y sera, bien sûr

« Nous sommes présents aujourd’hui sur tous les terrains qui sont en construction. Le rond à béton de Sonasid et les armatures de Longometal Armatures, notre filiale spécialisée, sont utilisés pour les structures des stades », a indiqué Ismail Akalay. Cette présence concerne notamment les infrastructures prévues pour la Coupe d’Afrique des nations 2025 et la Coupe du monde 2030.

Sonasid se prépare également à accompagner le chantier du futur Grand Stade Hassan II de Casablanca, destiné à accueillir les plus grandes compétitions internationales. « Nous attendons le démarrage de la construction du Grand Stade de Casablanca. On y sera, bien sûr », a affirmé Ismail Akalay.

Il a enfin rappelé que l’histoire du groupe avec les équipements sportifs ne date pas d’hier. « La plupart des stades construits depuis 1980 ont utilisé le rond à béton de Sonasid ».

Youssef Hbabi, directeur financier du groupe, a pour sa part exposé les fondements industriels et sociétaux de cette alliance. Ce partenariat s’inscrit dans une dynamique de transformation plus large portée par l’entreprise, en cohérence avec ses engagements environnementaux, économiques et humains.

Sonasid, qui accompagne les grands chantiers du Royaume depuis plus de cinquante ans, a investi près de 1 milliard de dirhams sur les cinq dernières années. Son résultat net dépasse aujourd’hui les 150 millions de DH, en amélioration continue. Sa capitalisation boursière a récemment franchi le seuil symbolique des 10 milliards de DH, confirmant sa solidité financière.

Le premier axe mis en avant par le directeur financier concerne l’engagement pour un monde plus sûr et plus inclusif. Sur le volet sécurité, l’entreprise déploie des efforts constants pour prévenir les accidents, en investissant dans des dispositifs adaptés et en formant notamment des pompiers volontaires. « Nous avons un objectif permanent de zéro accident, et nous mettons tout en œuvre pour y parvenir », affirme Youssef Hbabi.

Ces pompiers volontaires ont notamment été mobilisés lors du séisme d’Al Haouz. À cela s’ajoutent des initiatives en faveur de l’accès à l’eau dans les zones rurales, du soutien à l’entrepreneuriat féminin, de la rénovation d’espaces publics, ou encore de l’intégration des enfants dans les établissements pénitentiaires.

Sonasid participe également à la construction d’écoles et d’unités préscolaires, notamment à El Jadida, et soutient des structures comme SOS Village. Plusieurs actions sont aussi menées dans le domaine du sport. « Nous croyons au pouvoir fédérateur du sport, et nous voulons l’utiliser pour avoir un impact concret sur nos territoires ».

Nous sommes le premier recycleur au Maroc et notre ambition est claire : éviter chaque année plus d’un million de tonnes d’émissions de CO2

Ce partenariat avec la FRMF vient ainsi renforcer un engagement déjà ancien dans le domaine sportif, à travers des événements comme le Sonasid Trail. Il s’inscrit dans un projet global où le sport devient un vecteur d’impact et de cohésion.

Le deuxième pilier de la stratégie de Sonasid porte sur la décarbonation. Plus de 90% de l’énergie consommée par le groupe est aujourd’hui d’origine renouvelable. Cette performance place Sonasid parmi les acteurs de référence sur le plan international en matière d’acier bas carbone. « Nous sommes le premier recycleur au Maroc, et notre ambition est claire : éviter chaque année plus d’un million de tonnes d’émissions de CO2« , souligne le directeur financier.

La performance industrielle constitue le troisième axe structurant. Dans un environnement fortement concurrentiel, Sonasid renforce sa compétitivité à travers l’innovation et la rigueur opérationnelle. La production a progressé de 23% par rapport à 2024.

Le groupe a également développé un laboratoire de R&D dédié à la sidérurgie et prépare le lancement d’un rond à béton parasismique, conçu pour répondre aux exigences de sécurité dans les zones exposées aux risques sismiques.

« Nous entraînons nos équipes comme dans le sport : battre des records, viser la performance, cultiver l’excellence », explique Youssef Hbabi. Il a également mis en avant le développement de nouveaux produits à haute valeur ajoutée, dont certains à base de cuivre ou d’aluminium, en dehors du cœur de métier historique de l’entreprise.

Nous croyons à un Maroc fort, moderne, fier de son industrie comme de son sport. Ce partenariat incarne cette vision commune

Quant au quatrième pilier, il concerne le leadership et la croissance. Sonasid est présent dans les projets structurants du pays, qu’il s’agisse d’infrastructures portuaires, d’équipements de santé ou de stades. Le groupe participe notamment à la construction des enceintes sportives qui accueilleront la Coupe d’Afrique des nations et, potentiellement, la Coupe du monde.

« Nous sommes fiers d’apporter notre pierre à l’édifice, dans tous les sens du terme, en accompagnant les projets emblématiques du Royaume », déclare-t-il.

À travers ce partenariat, Sonasid entend consolider ses engagements en matière de responsabilité sociale, de promotion de la jeunesse et de rayonnement du Royaume. « Nous croyons à un Maroc fort, moderne, fier de son industrie comme de son sport. Ce partenariat incarne cette vision commune », conclut Youssef Hbabi.

Mondial 2030 : le Royaume-Uni appuie le Maroc pour l’organisation et les infrastructures

Signé par le ministre délégué au Budget, Fouzi Lekjaa, et le secrétaire d’État britannique aux Affaires étrangères, au Commonwealth et au développement, David Lammy, cet accord marque une nouvelle étape dans la dynamique de coopération bilatérale en matière de sport, d’infrastructures et de développement économique.

À travers ce mémorandum, le Royaume-Uni exprime sa volonté de mobiliser son expertise technique, son écosystème d’entreprises et ses capacités d’accompagnement pour contribuer à la réussite de ce projet d’envergure.

Les deux parties ont convenu de collaborer étroitement autour d’un ensemble de projets, notamment en ce qui concerne les stades, les infrastructures de transport ainsi que les services liés à la gestion d’événements internationaux.

Cet engagement mutuel illustre une ambition partagée : faire de la Coupe du monde 2030 une réussite sportive, logistique et humaine, porteuse d’opportunités économiques et de partenariats durables, dans le respect des valeurs universelles de solidarité, d’excellence et d’inclusion.

La cérémonie de signature s’est tenue au Complexe Mohammed VI de football à Salé, en présence de hauts responsables des deux parties.

(Avec MAP)

Coupe du monde 2030 : plus de 322 MMDH d’investissements recensés à ce jour

Selon nos premières estimations, établies à partir des chiffres officiels disponibles, le volume global des investissements liés, directement ou indirectement, à la Coupe du monde 2030 atteignent environ 322,4 MMDH.

Il s’agit d’une compilation indicative des montants annoncés publiquement. Ce travail n’est ni exhaustif ni définitif, et peut comporter des risques de surestimation (par effet de doublons) ou de sous-estimation (en raison d’omissions, d’informations incomplètes ou non disponibles).

Médias24 poursuivra l’actualisation et l’enrichissement de ce travail au fur et à mesure de la disponibilité de nouvelles données officielles.

Les investissements liés à la Coupe du monde 2030

Dans le cadre des investissements liés directement à la Coupe du monde 2030, plusieurs projets sont en cours ou en préparation. Ces investissements concernent notamment la construction et la mise à niveau des stades de football, ainsi que le développement d’infrastructures autoroutières destinées à améliorer la connectivité des sites sportifs.

Le programme de modernisation des infrastructures sportives représente un montant global de presque 30 MMDH, réparti comme suit en fonction des chantiers du Mondial 2030:

-Avant la CAN 2025 : 19 à 20 MMDH.

-Après la fin de la CAN 2025 : un budget global d’environ 10 MMDH sera mobilisé pour moderniser et développer les infrastructures sportives. Il concernera la mise aux exigences FIFA des stades de Fès, de Marrakech, d’Agadir et du Grand stade Hassan II. Les autres stades (Tanger et stade Moulay Abdellah de Rabat) auront déjà été mis aux exigences FIFA dès cette année 2025.

Au-delà des stades, les préparatifs incluent également des projets autoroutiers stratégiques, destinés à fluidifier les déplacements entre les grandes villes hôtes et à améliorer l’accès aux sites sportifs.

Il s’agit de :

Le financement de ces projets est partagé entre plusieurs parties prenantes: le budget général de l’Etat (notamment le ministère de l’Équipement et de l’eau, le ministère de l’Économie et des finances), la Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) et les conseils régionaux concernés. La part du budget général de l’État est majoritaire.

En plus des infrastructures physiques, le Maroc prévoit d’importants investissements dans la connectivité numérique à l’horizon 2030. L’objectif est de porter à 5,6 millions le nombre de ménages éligibles à la fibre optique, d’atteindre 70% de couverture 5G et de garantir un débit minimal de 20 Mbit/s, contre 2 Mbit/s actuellement. Aucun chiffre officiel n’a toutefois été communiqué sur le montant total de cet investissement dont la plus grande partie, si ce n’est la totalité, sera à la charge des opérateurs privés.

Les investissements de développement

Outre les investissements directement liés à la Coupe du Monde, de nombreux projets d’infrastructures figuraient déjà dans les plans nationaux. L’événement joue ici un rôle de catalyseur, en accélérant leur mise en œuvre sans en être l’origine. Cela concerne notamment le ferroviaire, le transport aérien, les infrastructures aéroportuaires, le tourisme, ainsi que d’autres secteurs structurants.

Voici les investissements par secteur :

⇒Ferroviaire (2025-2030)

96 MMDH : est le budget prévu pour le développement de l’infrastructure ferroviaire à l’horizon 2030. Il couvre l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech, la création de nouvelles lignes de type RER régionales, la connexion ferroviaire du nouveau port de Nador West Med, et l’acquisition de 158 trains.

⇒Tourisme

4,7 Md€ : 2,2 milliards des investissements prévus sont destinés à développer l’attractivité et l’animation et 2,5 milliards consacrés à l’augmentation de 25% de la capacité hôtelière, soit 100.000 lits de plus contre 300.000 actuellement.

⇒Transport aérien

28 MMDH : pour le développement de la flotte aérienne nationale à l’horizon 2030. Ce programme vise à porter la flotte de la RAM à 100 avions d’ici 2030 (contre 50 en 2024), et à 200 avions à l’horizon 2037.

⇒Aéroports

Il s’agit de 28 MMDH, répartis comme suit :

⇒BTP

20 MMDH : destinés à financer plus de 140 marchés répartis selon plusieurs secteurs d’activité.

Voies et autoroutes

L’investissement du ministère de l’Équipement et de l’eau dans les infrastructures devrait dépasser les 70 MMDH en 2025.

Il convient de souligner que l’ensemble des investissements présentés ici s’étalent sur la période 2025–2030, à l’exception de ceux du ministère de l’Équipement et de l’eau, dont les 70 MMDH concernent uniquement l’exercice budgétaire de l’année 2025.

Le pic d’investissements et d’appels d’offres est prévu pour la période 2025-2027. A partir de 2028, le nombre d’appels d’offres devrait baisser.

Il est également à noter que si l’on élargit le périmètre d’analyse à l’ensemble des investissements, y compris ceux indirectement stimulés par l’effet d’entraînement de la Coupe du monde et par la dynamique économique qu’elle génère en termes d’écosystèmes et d’opportunités (textile, batteries, énergie, etc.), le volume global est estimé à environ 600 MMDH.

Mondial 2030. Eduard Dervishaj, nouveau coordinateur espagnol pour l’organisation tripartite

Actuellement directeur des relations institutionnelles et des projets internationaux de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Eduard Dervishaj assurera le rôle de principal interlocuteur de la Fédération espagnole auprès de la FIFA, avec pour objectif de renforcer la coopération entre les pays organisateurs et d’assurer une coordination harmonieuse, précise la RFEF sur son site officiel.

Disposant de plus de trois décennies d’expérience dans le domaine du football international, Eduard Dervishaj a occupé plusieurs fonctions de haut niveau au sein de la FIFA, de l’UEFA et de la Fédération albanaise de football, dont il a été le secrétaire général entre 1992 et 1997, après une carrière de joueur et d’entraîneur au Dinamo de Tirana.

Arrivé à la RFEF en 1997 en tant que directeur de l’aire internationale, il a piloté l’organisation de trois finales masculines de la Ligue des champions, deux de la version féminine, ainsi que le projet de l’Euro 2020 à Bilbao.

Selon Rafael Louzán, président de la RFEF, cette nomination donne un nouvel élan à l’organisation du Mondial 2030, en renforçant la coopération avec la FIFA et les pays partenaires, dans l’objectif de faire de cette édition « la meilleure Coupe du monde de l’histoire ».

Chantiers CAN 2025 et Mondial 2030 : la CGEM et la FRMF vont rencontrer les entreprises marocaines

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), en partenariat avec la Fédération royale marocaine de football (FRMF), organise un événement dédié à la présentation des projets liés à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2025 et de la Coupe du monde 2030 au profit des entreprises marocaines.

Selon nos sources, cet événement, prévu pour le mois de mai à Rabat, a pour objectif de rassembler l’écosystème entrepreneurial marocain autour des perspectives économiques offertes par ces deux compétitions. L’initiative ambitionne de mettre en lumière les chantiers d’infrastructures, de logistique, de services et de technologies pour encourager la participation du secteur privé national.

Ce rendez-vous permettra de clarifier le rôle que les entreprises marocaines pourraient jouer dans la préparation et la réussite de ces événements sportifs d’envergure mondiale.

Abdellatif Hammouchi reçoit le patron du renseignement de la Garde civile espagnole pour sa première visite à l’étranger

Cette visite revêt un intérêt particulier en ce sens qu’il s’agit de la première visite à l’étranger de ce haut responsable sécuritaire espagnol depuis sa nomination, indique un communiqué du pôle DGSN-DGST, soulignant que le choix porté sur le Maroc pour ce premier déplacement témoigne de la solidité des relations de coopération stratégique entre les deux pays, particulièrement dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé transfrontalier.

Les échanges entre les deux responsables ont porté sur le renforcement des mécanismes de coopération bilatérale dans le domaine sécuritaire et du partenariat entre les deux pays, à même de garantir la concertation et la coordination des efforts pour faire face aux défis sécuritaires liés au voisinage régional commun et aux menaces terroristes dans les zones de conflits mondiaux, notamment la région sahélo-saharienne.

Les discussions ont également abordé les différentes opérations sécuritaires conjointes entre le Maroc et l’Espagne, qui ont montré leur réussite et leur efficacité dans la neutralisation des menaces sécuritaires aux niveaux régional et international.

Les entretiens ont aussi porté sur les mécanismes de coordination et de consolidation des efforts bilatéraux visant la réussite de la Coupe du monde 2030, qui sera organisée au Maroc, en Espagne et au Portugal, notamment pour ce qui est de la lutte contre les risques et menaces visant la sécurité publique.

Cette rencontre témoigne ainsi de l’importance primordiale de la coopération bilatérale maroco-espagnole dans le domaine sécuritaire. Une coopération régulière et efficace s’agissant de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et la migration irrégulière.

Cette coopération reflète aussi la conviction inébranlable des deux pays quant à l’action de coordination et d’anticipation dans la lutte contre les différentes menaces et dangers communs.

Glovo Startup Lab : un tremplin vers l’international pour les startups marocaines

Médias24 a reçu sur son plateau M24 Live Studio au Gitex Africa Adnane Lachheb, responsable du programme Tech Catalyst chez Glovo, ainsi que Nassiba Benabdelhafid, CEO de Logistiqa, l’une des startups bénéficiaires du programme Glovo Startup Lab. Interview croisée.

Adnane Lachheb. Le Glovo Startup Lab est un programme de mentorat lancé lors du Gitex 2024. Pour Glovo, c’était une manière de partager notre savoir-faire, notre expertise et de contribuer à l’essor de l’écosystème entrepreneurial marocain.

L’objectif était de sélectionner des startups marocaines, de les inviter à notre siège à Barcelone afin qu’elles rencontrent d’autres startups issues des pays où nous opérons, et qu’elles découvrent l’écosystème local barcelonais, ville d’origine de Glovo. Le cœur du programme, c’est le partage de notre playbook : nos stratégies, notre approche, nos échecs, nos bonnes pratiques. Le premier pilote a eu lieu en septembre dernier.

Adnane Lachheb. Durant le programme, nous avons organisé des sessions de mentorat avec des experts de Glovo, chacun spécialisé dans un domaine spécifique. Les startups choisissaient les thématiques qui les intéressaient, et nous mettions en place les sessions adaptées.

Par exemple, le CTO de Glovo a animé des séances axées sur le produit, d’autres portaient sur l’expansion à l’international, ou encore sur la stratégie d’entrée sur de nouveaux marchés.

Un volet important concernait également l’impact. Nous avons collaboré avec Impact Hub Barcelona pour accompagner les startups sur cette dimension, afin qu’elles intègrent pleinement la notion d’impact dans leur modèle et puissent ainsi mieux convaincre les investisseurs.

Adnane Lachheb. Dans le cadre du partenariat signé lors du Gitex 2024, nous avons défini des critères généraux : le business model, le secteur d’activité et la maturité de la startup. Chaque partenaire local a été invité à proposer trois startups répondant à ces critères. Logistiqa, fondée par Nassiba Benabdelhafid, a ainsi pu bénéficier du programme.

Adnane Lachheb. L’idée est de transmettre notre expérience, d’inspirer et d’encourager les startups à franchir le pas de l’internationalisation. En les connectant avec des startups étrangères confrontées à des défis similaires mais qui y répondent différemment, on crée une dynamique d’émulation. C’est un vrai mentorat, un partage d’inspiration, qui pousse les startups à se projeter et à accélérer leur développement.

Adnane Lachheb. Absolument. Nous préparons une nouvelle édition en septembre prochain. D’autres startups marocaines pourront se rendre à Barcelone pour y participer.

Glovo, entreprise espagnole bien implantée au Maroc et au Portugal, vient de signer un partenariat avec le ministère marocain de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration. L’idée est de capitaliser sur la dynamique créée par la Coupe du monde 2030 pour fédérer les acteurs de l’écosystème méditerranéen.

Nous envisageons d’organiser à Casablanca un événement d’envergure rassemblant des acteurs du Maroc, du Portugal et de l’Espagne. Ce sera l’occasion de stimuler les échanges de bonnes pratiques et d’attirer des investisseurs.

Retour d’expérience avec une des startups bénéficiaires

Nassiba Benabdelhafid. Logistiqa est une solution cloud pensée pour les très petites entreprises. Elle leur permet d’optimiser leur supply chain et leur logistique de manière simple. Elle intègre la gestion des ventes, des achats et des stocks, et favorise ainsi leur digitalisation.

Notre cible est proche de celle de Glovo : les petites structures, notamment dans le retail. Nous travaillons sur l’optimisation des flux, la réduction des coûts et l’amélioration de la qualité de service.

Nassiba Benabdelhafid. Le programme a réuni des startups de plusieurs pays : Kazakhstan, Kirghizistan, Ukraine… La première leçon a été de constater que, malgré la distance géographique, nous partageons les mêmes défis. Cela a permis de créer des synergies, et même de nouer des partenariats, y compris avec des startups du Kirghizistan ou du Kazakhstan.

La richesse de l’expérience Glovo, à travers leurs réussites mais aussi leurs erreurs, a été très formatrice. Nous avons pu échanger avec des experts impliqués dans leurs opérations et leur stratégie.

Nassiba Benabdelhafid. Absolument. Nous sommes une entreprise à impact : nous accompagnons les coopératives, les petites entreprises, dans leur transition digitale. Le fait d’échanger avec des personnes qui partagent cette vision nous a énormément apporté. Elles ont partagé, de manière ouverte et généreuse, des clés concrètes. C’est ce dont les startups ont besoin : un savoir transmis sans filtre.

Nassiba Benabdelhafid. Oui, clairement. Avec Glovo, nous travaillons actuellement à un partenariat qui vise à créer des synergies entre nos services. Mais le réseautage s’est aussi fait entre startups. Nous explorons des pistes de collaboration technologique et nous avons beaucoup appris en découvrant les écosystèmes d’autres pays. Cela a été une vraie valeur ajoutée.