Coupe du monde U17. Cruel épilogue pour le Maroc, éliminé par le Brésil en quarts (1-2)

Comme lors de l’édition précédente, le Maroc ne verra malheureusement pas le dernier carré de la Coupe du monde U17, après sa défaite (1-2) en quart de finale devant le Brésil, ce vendredi 21 novembre à Doha, au Qatar.

Alors que les deux équipes se dirigeaient vers la séance de penalty, Dell a surpris la défense marocaine pour envoyer ses coéquipiers en demi-finale face au Portugal.

Jusqu’ici, le score était de un partout. Ziyed Baha avait répondu à l’ouverture du score de Dell, auteur d’un doublé.

Les Lionceaux de l’Atlas auront sans doute des regrets dans le vol retour en ressassant ce match. Mais ils peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli.

Une entame de match énergique pour le Maroc

En démarrant la rencontre sur les chapeaux de roues, l’équipe nationale a mis sous pression la défense brésilienne, qui aurait dû concéder un penalty dès la 2e minute du match.

Malgré l’instance du banc marocain et le carton vert brandi par Nabil Baha, l’arbitre italien Andrea Columbo a estimé que le contact sur Ziyed Baha était réglementaire.

Une décision étonnante, qui n’a pas troublé la concentration des Lionceaux de l’Atlas. Positionnés dans un bloc bas à médian, ils alternaient entre des transitions rapides et des phases de possession à la récupération du ballon.

L’intensité mise par les 22 acteurs transpirait dans chaque duel et contact. Les fautes se sont multipliées, hachant le rythme d’une rencontre qui avait pourtant bien commencé.

Si les Brésiliens se sont appliqués à renverser systématiquement le jeu afin de bouger le bloc marocain et étirer ses lignes, Elyes Saidi et ses coéquipiers ne sont que très rarement tombés dans le panneau.

Mais ils ont toutefois été piégés sur une passe en profondeur dans le dos de Moncef Zekri, suivie d’un centre de Ruan Pablo, dévié en une touche par Dell, qui a grillé la priorité à Youssef Bellahsen (16’).

Une ouverture du score largement évitable, sur laquelle Chouaib Bellaarouch n’a rien pu faire. Ce coup de massue a quelque peu refroidi les ardeurs des champions d’Afrique.

Abdelali Eddaoudi a essayé de secouer ses coéquipiers en allant chercher très haut un centre de Moncef Zekri. Mais il a manqué quelques centimètres au natif de Rabat pour cadrer sa tête (29’).

En plus de confisquer le ballon, le Brésil n’a pas cessé d’être menaçant pour autant, notamment par l’intermédiaire de Tiago (32’), Arthur Ryan (34’) ou encore Ruan Pablo (38’).

Les difficultés éprouvées par l’équipe nationale tenaient à son incapacité à trouver des relais dans le cœur du jeu, pour faire le lien entre les défenseurs et les attaquants.

À chaque fois qu’un Marocain était touché derrière la ligne du milieu de terrain brésilien, il était instantanément cadré et agressé.

Et lors des rares séquences où un joueur réussissait par miracle à s’extirper de la surveillance de ses adversaires, il manquait de justesse dans le dernier geste.

À trop reculer, le Maroc a fini par céder

Mais ils ont continué à croire en leur bonne étoile jusque dans les dernières minutes du temps additionnel de la première mi-temps.

Le moment choisi par l’homme en noir pour accorder un penalty au Maroc, après une faute sur Ismaïl El Aoud dans la surface de réparation.

Ziyed Baha s’est chargé d’égaliser juste avant de rejoindre les vestiaires. Niveau timing, difficile de faire mieux (45+5).

Les supporters Auriverde crieront sans doute à la compensation par rapport au penalty non sifflé par Columbo en début de match. Mais la faute était évidente dans un cas comme dans l’autre.

Encore plus important, le Maroc a prouvé une nouvelle fois sa force mentale en recollant au score.

Et défensivement, la production de l’équipe nationale s’est améliorée au fil de la rencontre grâce aux ajustements opérés par Nabil Baha à la source du problème.

En vue d’empêcher les centraux brésiliens de relancer dans du coton, à l’instar du premier but, il a modifié son pressing en nombre, avec une première ligne de pression composée de trois joueurs au lieu de deux auparavant.

Mais aussi en hauteur, au-delà de la ligne médiane. En conséquence, le Maroc a récupéré davantage de ballons et trouvé plus rapidement la profondeur.

Comme sur cette action où Abdelali Eddaoudi a glissé le ballon à Ziyed Baha, dont la reprise fut contrée in extremis par la défense Auriverde (58’).

Ce rapport de forces en faveur du Maroc n’a malheureusement pas duré longtemps. À mesure que le temps s’égrenait, les Lionceaux de l’Atlas reculaient.

Les entrées conjuguées d’Abdellah Ouazane (pour son génie) et d’Ahmed Mouhoub (pour son activité dans l’entrejeu) n’ont pas eu une grande prise sur le déroulement du match, du moins dans le demi-terrain offensif.

Alors qu’il restait un quart d’heure dans le temps réglementaire, bien malin celui qui aurait prédit l’épilogue d’un match où la pression du résultat prenait le pas sur le jeu.

Les Marocains ont même terminé la rencontre recroquevillés devant leur cage, incapables de porter l’estocade, chose que Dell a réussi à faire au bout du temps additionnel.

Mais ce n’est pas la fin pour les Lionceaux de l’Atlas . Ce n’est que le début d’une longue histoire, et les défaites en font partie.

Coupe du monde U17. Maroc-Brésil. Une ascension fulgurante

Quelle que soit l’issue du quart de finale de la Coupe du monde U17, opposant le Maroc au Brésil, ce vendredi 21 novembre à Doha au Qatar (16h45), sur le terrain numéro 7 de l’Aspire Zone, les Lionceaux de l’Atlas auront largement réussi leur compétition. Surtout au vu de la manière dont ils l’ont commencée.

Si le sacre de leurs aînés tombait sous le sens d’un parcours remarquable, Abdelali Eddaoudi et ses amis ont appris à perdre pour gagner. Une défaite n’est pas seulement définie par le résultat. Car ce n’est pas la chute qui compte mais plutôt la façon dont on se relève.

Et cette joyeuse bande de copains a largement démontré sa capacité à apprendre de ses erreurs et élever son niveau de jeu. À progresser tout simplement. Mentalement. Mais aussi techniquement et tactiquement.

Inutile de vous mentir, on ne donnait pas cher de leur peau après la défaite contre le Portugal (6-0), précédée par la déroute face au Japon (2-0). Les défaillances collectives et individuelles étaient trop nombreuses pour espérer atteindre le second tour.

Notamment l’incapacité des protégés de Nabil Baha à se rebeller contre le cours des événements ou, à minima, à recoller au score. Ils n’avaient pas été confrontés à ce type de situation en écrasant la Nouvelle-Calédonie (16-0).

C’était une équipe nationale remaniée qui avait battu le record de buts lors d’une victoire en Coupe du monde. Mais les prémices d’un renouveau étaient déjà visibles. La mue d’un collectif enfin soudé, qui commençait à croire en son étoile.

Le Maroc a su déjouer les pronostics

Qualifiés parmi les huit meilleures troisièmes, ils étaient donnés perdants face aux États-Unis et au Mali. Mais ils ont su déjouer les pronostics à chaque fois. La faim de victoire les a réveillés et l’appétit les a mobilisés.

Comme des héros de mangas dos au mur, les Lionceaux de l’Atlas se sont surpassés. En témoigne l’égalisation d’Abdellah Ouazane devant les États-Unis. Un instant de génie fondateur.

C’était la première fois que le Maroc revenait au score dans la compétition. Les choix forts pris par le sélectionneur national et son staff n’y sont pas étrangers.

Au moment de trancher, Nabil Baha n’a pas hésité à mettre sur le banc deux de ses meilleurs joueurs, le milieu de l’Ajax et Ziyad Baha. Il n’a pas eu à le regretter.

Le premier a égalisé dans les derniers instants du temps additionnel en seizième. Et le second a été l’auteur de l’ouverture du score au tour suivant. Des choix de management risqués donc, mais au bout du compte payants.

Solide derrière et imprévisible devant, le Maroc n’a évidemment pas gommé toutes ses faiblesses d’un coup de baguette magique. Les oublis dans le marquage, la communication perfectible et les relances manquées plein axe sont toujours d’actualité.

Une fascinante mue collective

Cela dit, les progrès sont tangibles et la transformation fascinante. Brahim Yamani résume parfaitement cette évolution.

« Sur le plan mental, les joueurs ont montré beaucoup plus d’abnégation, de générosité, d’efforts et de concentration », souligne l’ancien directeur technique de la formation au Fath Union Sport (FUS) et de l’Ittihad Riadi de Tanger (IRT).

« Et tactiquement, nous avons vu un bloc bien plus compact, avec des lignes resserrées, des intervalles réduits et un bloc bas-médian géré avec patience, capable de se projeter rapidement en transition à la récupération du ballon ».

Une montée en puissance, corroborée par les chiffres (voir infographie). Plusieurs indices de performance dessinent une trajectoire ascendante, illustrant le nouveau palier franchi. Que ce soit en termes de xG, de tirs cadrés ou de duels :

xG :

Vs Japon : 0,2

Vs Portugal : 0,6

Vs États-Unis : 0,9

Vs Mali : 2,4

Tirs cadrés :

Vs Japon : 1

Vs Portugal : 3

Vs États-Unis : 4

Vs Mali : 6

Duels gagnés (off+def) :

Vs Japon : 73

Vs Portugal : 71

Vs États-Unis : 103

Vs Mali : 103

Duels défensifs gagnés :

Vs Japon : 27

Vs Portugal : 40

Vs États-Unis : 49

Vs Mali : 50

Un adversaire aux attaques protéiformes

Autant dire que le Brésil n’a qu’à bien se tenir. Même si, en réalité, les auriverdes partent favoris. Sortis premiers d’un groupe assez faible au premier tour, les Brésiliens ont peiné pour atteindre les quarts.

Venant difficilement à bout du Paraguay puis de la France au terme de deux séances de penalties irrespirables.

Douze des treize buts marqués par le Brésil l’ont été pendant la phase de groupe.

La trajectoire de forme des Brésiliens est quelque peu descendante. Mais cela ne doit pas empêcher l’équipe nationale de redoubler de vigilance, surtout face à une attaque où le danger peut venir de tous les côtés.

Ils savent aussi bien marquer de loin que dans la surface de réparation. Mais aussi sur du jeu de position ou de transition. En tout cas, c’est une équipe qui aime avoir le ballon (59 % de possession moyenne), bien qu’elle n’y arrive pas toujours.

Dans ce cas, le Brésil sait attendre son heure et gérer ses temps faibles. Sans surprise, il s’agit de l’une des meilleures défenses de la compétition (2 buts encaissés).

Elle doit cette solidité également à son gardien, auteur de deux arrêts contre la France pendant la séance de tirs aux buts et d’un taux de plus de 90 % d’arrêts jusqu’ici dans la compétition (7/8).

En somme, cet alléchant quart de finale entre le Maroc et le Brésil s’annonce disputé.

Entre deux équipes qui ont su maintenir une fraîcheur physique. Les staffs techniques ont bien géré les temps de jeu des joueurs. Le Brésil est l’équipe qui a effectué le plus de changements en cours de match (24), derrière le Maroc (25).

Coupe du Monde U17. Le Maroc élimine le Mali (3-2) et défie le Brésil en quarts

En huitièmes de finale de la Coupe du Monde U17 contre le Mali (3-2), ce mardi 18 novembre à Doha au Qatar, le Maroc s’est transformé l’espace d’une rencontre en une machine à marquer sur coup de pied arrêtés.

Avec leur maillot rouge, les Lionceaux de l’Atlas avaient des faux airs de Gunners d’Arsenal, leaders de la Premier League et équipe la plus prolifique en la matière.

Vendredi 21 novembre, le Maroc rencontrera le Brésil en quart de finale. Les Auriverde ont battu la France quelques heures plus tôt.

Ziyed Baha, imité par Ismaïl El Aoud, était très bien placé pour reprendre des centres parfaitement exécutés et envoyer leurs amis en quart de finale du Mondial U17.

En lévitation, El Aoud (Valencia U18) acheva les derniers espoirs du Mali, d’une magnifique reprise de volée des 25 m (65’). Malgré la réduction du score par Seydou Dembélé dans les arrêts de jeu, précédée en première mi-temps par l’égalisation de Raymond Bomba.

Pourtant, l’équipe nationale ne partait pas avec un avantage en haute altitude, laissant sur le papier quelques centimètres aux Maliens. Cela ne les a pas empêchés de faire peser une menace constante dans la surface adverse.

Mais pas dès le début de la rencontre. Des deux gardiens, Chouaib Bellaarouch fut le premier à se mettre en évidence sur un tir au premier poteau, repoussé en corner, signé Raymond Bomba (5’).

Cependant, le Maroc semblait plus sûr de ses forces, en quadrillant le terrain efficacement. Défensivement, couper les lignes de passes intérieures était le fil conducteur.

Les travaux d’approche des Lionceaux de l’Atlas étaient intéressants. Ils essayaient de contourner la densité axiale mise en place par le Mali.

Mais lorsque le ballon arrivait dans la boîte, il manquait le dernier geste, à l’image de la glissade de Ziyed Baha alors qu’il était en bonne position pour tenter sa chance (10’).

Efficaces sur coups de pied arrêtés

En dépit de quelques frayeurs sur des relances interceptées plein axe, les Marocains ont essayé d’être appliqués afin de progresser dans le demi-terrain offensif.

C’est ce qui a permis à Zakaria El Khalfioui d’alerter Lamine Sinaba, qui a dû s’y prendre à deux fois pour capter le puissant tir de l’attaquant (21’).

Mais le Maroc s’est surtout montré dangereux sur coups de pied arrêtés. Sans grande réussite au début.

Les protégés de Nabil Baha étaient pleinement rentrés dans leur match. On ne leur tiendra pas rigueur d’avoir vendangé quelques belles situations de marquer.

Car à force de tenter, ils ont fini par faire hurler leurs supporters de joie, par l’intermédiaire de Ziyed Baha, dont la tête croisée à la réception d’un coup franc excentré n’a laissé aucune chance au portier du Mali (28’).

Les Aiglons ont failli recoller au score dans la foulée, profitant de la déconcentration de la défense sur un long ballon.

Quasiment tout le stade a poussé un grand ouf de soulagement lorsque la tentative de Bomba a frôlé la base du montant gauche de Chouaib Bellaarouch.

Sous pression, le Maroc a su faire le dos rond pour étouffer la rébellion du Mali. Cernés par les supporters marocains, les fans maliens avaient l’œil noir.

D’autant que Ziyed Baha a encore une fois mis à contribution Lamine Sinaba, à la réception d’un centre millimétré d’Ismaïl El Aoud (34’).

Quelques minutes avant qu’Elyes Saidi n’en fasse de même (39’). Contrairement à ce qui était prévu, les Marocains ont été dominants dans le jeu aérien (16 coups francs à 7), malgré un net déficit de taille.

Cela traduit autant leur sens du timing que leur détermination. Un état d’esprit conquérant qu’ils ont transposé dans tous les compartiments du jeu.

En témoignent les nombreux sauvetages juste avant un centre ou un tir dangereux.

Ismaïl El Aoud a survolé ce huitième de finale

Parfois même un peu trop. En voulant dégager au loin un ballon qui traînait dans la surface de réparation d’un geste acrobatique, Abdelali Eddaoudi a été sanctionné pour jeu dangereux.

La demande de révision de Nabil Baha a été infructueuse. Et Bomba ne s’est pas fait prier pour tromper Bellaarouch et égaliser (45’+6), juste avant de rentrer aux vestiaires.

Dans l’intervalle, le sélectionneur national a grillé son deuxième carton vert en demandant à l’homme en noir de transformer un carton jaune en rouge, sur un tacle appuyé où Hamza Bouhaddi s’est tordu la cheville.

Mais la joie qui était la leur sur le coup franc qui a suivi fut telle que cela en a fait oublier cet épisode. Puisqu’Ismaïl El Aoud redonna l’avantage à ses coéquipiers (45’+6).

Après une fin de mi-temps complètement folle, la seconde repartait sur les mêmes bases. Mais ce sont davantage les Maliens qui ont été à l’initiative à deux reprises par Bomba.

Le Maroc a eu quelques opportunités d’assurer sa qualification peu après l’heure de jeu. Deux occasions manquées plus tard, Ismaïl El Aoud reprenait d’une sublime volée un mauvais renvoi des Aiglons atterrés (65’).

Les dernières minutes de la rencontre s’apparentaient à un calvaire pour les Maliens, qui butaient inlassablement sur l’arrière-garde marocaine sans la mettre en danger.

Les huit minutes de temps additionnels et la superbe réduction du score de Seydou Dembélé n’ont rien changé au fait que c’est le Maroc qui défiera le Brésil en quarts, vendredi 21 novembre.

Coupe du monde U17. Maroc-Mali, les clés du remake de la CAN

Le Maroc et le Mali ne se quittent plus. Après l’avoir rencontré en finale de la Coupe d’Afrique des nations U17, l’équipe nationale se coltinera à nouveau le même adversaire, en huitième de finale de la Coupe du monde de la catégorie, ce mardi 18 novembre (16h45).

Prévu sur le terrain numéro 7 de l’Aspire Zone, à Doha au Qatar, ce remake de la dernière CAN promet d’être âpre et indécis.

Contrairement a ce qu’a maladroitement fait le sélectionneur Nabil Baha, on évitera pour notre part de motiver les Lionceaux de l’Atlas en leur faisant miroiter des grasses matinées d’ici à un éventuel quart de finale au lieu d’aller à l’école en cas d’élimination.

Car il n’y aura pas de place pour tout le monde au très haut niveau. Dès lors, avoir un diplôme ou apprendre un métier est beaucoup plus important que toutes les Coupes du monde.

Cela dit, on ne serait vraiment pas contre le fait qu’ils allient les deux.

Si, pour sûr, un emploi du temps chargé les attend dans leurs établissements scolaires respectifs en vue de rattraper les cours manqués, l’indécision qui accompagne cette affiche rend les choses encore plus excitantes.

Le trophée glané par le Maroc pendant la CAN U17 doit autant à la résilience de ses joueurs qu’à une supériorité technique sur l’adversaire.

Certes, le Maroc avait dominé la rencontre, comme en témoignent le nombre de tentatives (17 à 7) et de score xG (1,3 à 0,3).

Alors, six mois plus tard, doit-on s’attendre à une autre histoire ? Certes, chaque match s’écrit sur une nouvelle page blanche. Mais entre-temps, tout n’a pas changé du tout au tout non plus.

La moindre erreur risque d’être payée cash

Les effectifs sont globalement les mêmes. Malgré quelques variantes, le style de jeu des deux équipes n’a pas totalement changé non plus. Et la pression qui accompagnera les 22 acteurs sera au moins aussi importante.

Parce que dans ces matchs sur un fil, où le destin d’une équipe ou l’autre peut basculer à tout moment, la moindre erreur risque d’être payée cash. C’est d’ailleurs la première clé de cette rencontre.

A savoir, la capacité des deux équipes à commettre le moins d’impairs possible et surtout dans des zones de terrain peu dangereuses. Justement, pour en arriver là, les Aiglons ont quasiment tout bien fait.

Qualifié en tant que 2e du groupe L, le Mali a parfaitement entamé sa compétition face à la Nouvelle-Zélande (3-0) avant d’assurer sa qualification pour le second tour en venant à bout de l’Arabie saoudite (2-1).

Entre-temps, les protégés d’Adama Diallo avaient subi la loi de l’Autriche, encaissant une cuisante défaite (0-3), pleine d’enseignement pour l’équipe nationale, à l’instar de la qualification acquise devant la Zambie (3-1), en seizième.

Pour faire simple, la rencontre est susceptible de se jouer sur la faculté du Maroc à :

– Endiguer la supériorité numérique du Mali au milieu de terrain ;

– Gérer au mieux les appels des attaquants adverses dans la profondeur ;

– Sauter la première ligne de pression avec du jeu long et être présent sur les deuxièmes ballons en faisant remonter le bloc.

Des combinaisons axiales à surveiller

S’agissant du premier point, dans le 4-2-3-1 déployé par les Maliens, les attaquants excentrés rentrent souvent à l’intérieur du jeu pour servir de relais et permettre des combinaisons axiales.

C’est extrêmement efficace si le Maroc ne réussit pas à fermer les lignes de passes et à orienter le jeu sur les côtés.

Les joueurs excentrés du Mali rentrent dans le cœur du jeu pour assurer une supériorité numérique.

L’autre situation de jeu à prendre en considération afin de mieux apprécier le rapport de force entre les deux équipes réside dans les déplacements assez justes d’Abel Salim Nyirongo notamment.

C’est le genre de situation qu’il faut éviter pour la charnière centrale marocaine, qui ne doit pas laisser trop d’espace permettant un appel en profondeur adverse.

Toujours en mouvement et assez insaisissable, cet avant-centre risque de donner du fil à retordre à la charnière axiale marocaine.

Cette dernière doit non seulement éviter qu’il n’y ait trop d’espace entre les joueurs qui la composent, mais aussi communiquer afin d’éviter des situations où l’un remonte pour jouer le hors-jeu tandis que l’autre recule car l’adversaire n’est pas cadré.

Ce genre de mésentente est assez courant, même en Ligue des champions. Il faudra donc y faire très attention. Offensivement, le Maroc peut compter sur la vitesse de ses joueurs face à des défenseurs maliens assez lents.

En outre, l’équipe nationale aura des possibilités s’il décide de jouer long pour sauter la première ligne de pression du Mali.

Sur cette séquence de jeu, le Mali presse très haut.
L’option du jeu long choisie par l’Autriche a été efficace, car les Maliens, en infériorité numérique, ont perdu le duel aérien puis le deuxième ballon avant de concéder un penalty.

Et pour cause, les Aiglons ont tendance à prendre trop de risques en pressant haut, ce qui les met en grand danger s’ils perdent le premier duel aérien et le deuxième ballon.

Mais pour ce faire, l’équipe nationale doit absolument faire monter tout son bloc pour être présente à la retombée.

Le Maroc en huitième de finale de la Coupe du Monde U17

Le Maroc a fait énormément de progrès en peu de temps dans cette Coupe du Monde U17. Assez pour éliminer les États-Unis en seizième de finale, ce vendredi 14 novembre, à Doha.

L’équipe nationale poursuit donc son aventure au Qatar. Elle croisera le Mali en huitième, mardi 14 novembre.

Jude Terry a été l’unique buteur côté États-Unis et Abdellah Ouazane a égalisé sur une action de grande classe en fin de match. Juste avant la séance des tirs au but.

Ziyad Baha a été le premier à s’élancer avec réussite. Goo Villa a fait de même pour les Américains.

Ismail El Aoud a eu également la bonne idée de transformer son pénalty car dans la foulée, Chouaib Bellaarouch a repoussé la tentative de Cooper Sanchez.

L’avantage fut donné par Wissam Dardak. Alors que les États-Unis avaient recollé au tableau d’affichage, le Maroc rata l’occasion d’enfoncer le clou.

Mathis Albert égalisa pour son équipe en prenant à contre-pied Bellaarouch après avoir raté un penalty pendant la deuxième mi-temps.

Tout était à refaire. Et Ilias Hidaoui ne manqua pas l’occasion de tromper le gardien adverse. Chouaib Bellaarouch s’étira de tout son long pour offrir la qualification au Maroc.

Les Lionceaux de l’Atlas, pris parfois en grippe par l’arbitre, dormiront certainement mieux que d’habitude ce soir en ressassant le film d’un match assez fou. Leur meilleur du tournoi.

Ils peuvent être fiers du visage affiché et du rebond dont ils ont été capables après leur catastrophique entame de compétition. N’oublions pas qu’à un âge où on n’a pas encore le droit d’avoir le permis, le résultat ne pèse pas bien lourd face à l’apprentissage.

Réduire les espaces et jouer rapidement vers l’avant à la récupération

Dans un stade acquis à la cause marocaine, le 4-1-4-1 bas et compact mis en place par Nabil Baha, qui a décidé de lancer la majorité des joueurs vainqueurs de la Nouvelle-Calédonie, a particulièrement gêné les États-Unis en réduisant les espaces, quitte à délaisser le contrôle du ballon.

De toute façon, il valait mieux attirer l’adversaire pour le prendre dans le dos en capitalisant sur la vitesse d’Abdelali Eddaoudi.

D’ailleurs, à la domination territoriale des Américains, le Maroc a opposé application et concentration, tout en se projetant rapidement par séquences, à l’image de la tête croisée de Nahel Haddani qui a frôlé la base du montant droit d’Aidan Stokes (5’).

Le portier américain a certainement poussé un ouf de soulagement en voyant Moncef Zekri dévisser sa tentative de volée. Conclusion d’un contre rondement mené (18’).

Le Maroc était bien entré dans son match. Mais les protégés de Nabil Baha concédaient un peu trop de coups francs aux abords de leur surface de réparation.

Chouaib Bellaarouch a dû s’interposer à deux reprises pour capter des tirs cadrés. Sauf qu’il n’a rien pu faire sur le but de Jude Terry (21’), étrangement esseulé au point de penalty, à la réception d’un centre en retrait.

Une ouverture du score logique au vu de la mainmise des États-Unis sur ce début de match. Mais frustrante dans un sens, car le Maroc avait eu les meilleures occasions jusque-là.

Pour se sortir de l’ornière, l’équipe nationale était obligée de se faire davantage violence afin de revenir au score, alors que Oulad Ibn Salah et ses coéquipiers n’avaient jamais réussi à le faire dans cette compétition.

Que ce soit contre le Japon ou le Portugal en phase de groupe, ils ont plutôt tendance à baisser les bras et subir dans des proportions encore plus importantes.

L’enjeu résidait donc à savoir si les Marocains avaient appris de leur erreur. En ce sens, il y a eu du mieux.

Le Maroc a laissé filer un momentum favorable

Les percées plein axe balle au pied d’El Khalfaoui ont contribué à créer des brèches dans la défense américaine et donner l’impression à ses amis qu’ils avaient encore toutes leurs chances.

Cependant, les esprits se sont échauffés à la demi-heure de jeu. Et ce n’était pas forcément à l’avantage du Maroc qui avait laissé filer un momentum favorable.

Les Américains ont bien joué le coup en amenant les Marocains sur un terrain dont ils ne raffolent pas.

Pour peu qu’ils aient gardé leur calme, la stratégie offensive de l’équipe nationale qui consistait à fixer sur un côté avant de trouver le joueur libre de l’autre avait du sens et commençait à porter ses fruits.

En rentrant au vestiaire, le Onze national était encore en vie dans un match particulièrement éprouvant sur le plan mental. Un premier acte où l’équipe nationale a fait jeu égal avec les États-Unis au nombre de tirs cadrés (5).

Le staff de l’EN avait pour mission de convaincre ses joueurs de lâcher les chevaux. Car au fond, c’était un peu miraculeux qu’ils soient aujourd’hui sur le terrain.

Malgré une entame énergique, le Maroc était à deux doigts de voir ses rêves en partie envolés lorsque par deux fois, Chouaib Bellaarouch s’interposa magistralement devant les attaquants américains.

Malheureusement, Zakaria El Khalfaoui n’a pas bonifié les arrêts de son gardien dans la continuité. Sa déviation au premier poteau (54’) fut sortie par Aidan Stokes.

Bellarouch et Ouazane, héros de la soirée

On avait la sensation à ce moment que le Maroc avait laissé passer sa chance. Mais pour le plus grand bonheur des supporters présents, Mathis Albert a complètement manqué l’occasion d’aggraver le score sur un pénalty concédé par Bilal Sokrat (57’).

L’espoir était toujours permis. Moncef Zekri pensait avoir ravivé la flamme en égalisant à la 64e. Son but a été toutefois refusé pour une position de hors-jeu.

Alors qu’il restait une vingtaine de minutes à jouer, le Maroc était plus près de l’égalisation que du gouffre. Les entrées conjuguées d’Abdellah Ouazane et d’Ismail El Aoud ont pesé dans le demi-terrain offensif.

C’est d’ailleurs sur une déviation aérienne de Ouazane pour Hamza Bouhaddi que le tir de ce dernier a heurté un bras américain dans la surface. Mais la carte verte brandie par Nabil Baha n’a pas suffi à changer l’avis de l’arbitre.

Pourtant, on a vu des penaltys sifflés pour moins que ça. Ce n’était que partie remise. Avant qu’il ne quitte sa bande de copains sur blessure, Abdellah Ouazane a eu un éclair de génie.

Il s’est occupé de tout pour égaliser d’un tir croisé légèrement dévié à l’entrée de la surface, en sortie d’un dribble qui a éliminé trois joueurs d’un coup (90’).

Le public exulta au moment où le banc de touche sautait de joie. Tant mieux, car le Maroc avait besoin de soutien pour poursuivre sur sa lancée.

Wassim Derdak a bien tenté sa chance mais sans grande réussite. C’était avant que Chouaib Bellaarouch ne nous gratifie de deux arrêts décisifs lors de la séance des tirs au but pour qualifier ses amis au prochain tour.

Coupe du monde U17. Maroc-États-Unis, le dilemme de Nabil Baha

En vue du seizième de finale de la Coupe du monde U17, opposant le Maroc aux États-Unis sur le terrain numéro 7 de l’Aspire Zone, ce vendredi 14 novembre (16h45) à Doha, au Qatar, le sélectionneur national, Nabil Baha, devra résoudre une sorte de quadrature du cercle.

Que faire lorsque ce sont les remplaçants qui l’emportent, alors que le célèbre adage dit que l’on ne change pas une équipe qui gagne ?

Faut-il accorder sa confiance au onze qui s’est qualifié en marquant l’histoire du Mondial par l’ampleur de sa victoire sur la Nouvelle-Calédonie (16-0), ou miser sur les titulaires habituels, quitte à froisser certains de ses protégés ?

Le sélectionneur du Maroc se retrouve ainsi confronté à un véritable casse-tête. Le défenseur central Driss Aït Cheikh, le latéral gauche Moncef Zekri, le milieu de terrain Abdellah Ouazane et l’avant-centre Ziyad Baha sont les principaux éléments de cette équation.

Présents mais sans être là lors des défaites subies devant le Japon (0-2) et le Portugal (0-6), ces champions d’Afrique de la catégorie n’ont certainement pas perdu leur talent du jour au lendemain.

Mais leur prestation fut loin des standards auxquels ils nous avaient habitués. Voici quelques statistiques issues des deux premières rencontres qui en attestent :

–  Driss Aït Cheikh : seulement 30 % de duels défensifs remportés ;

–  Moncef Zekri n’a réussi aucun des deux centres qu’il a tentés et n’a remporté aucun duel aérien ;

–  Abdellah Ouazane n’a réussi qu’une passe dans le dernier tiers et aucune en direction de la surface de réparation ;

–  Ziyad Baha n’a cumulé que 0,07 xG lors des deux premières rencontres. Soit une bribe d’occasion de but. Aucun tir cadré ni dribble réussi.

Bref, chacun de ces joueurs a failli là où on l’attendait le plus. Un par ligne, cela fait tout de même beaucoup. Certes, Baha et Ouazane ont participé au festival avec leurs coéquipiers face à la Nouvelle-Calédonie en inscrivant chacun un doublé.

Mais face à une équipe réduite à neuf et complètement désunie et démotivée.

Le niveau des joueurs est assez homogène dans l’effectif

Alors, quelle attitude le technicien marocain doit-il adopter ? Il y a répondu de manière sibylline lors de la conférence de presse d’avant-match. « Le match face à la Nouvelle-Calédonie a redonné un élan à toute l’équipe et les joueurs sont désormais plus en confiance ».

Autrement dit, pas seulement aux remplaçants qui ont qualifié le Maroc, mais aussi aux titulaires déchus. Une manière de mettre tout le monde dans le même panier et de préparer le retour des titulaires dans le onze.

De toute façon, « le niveau des joueurs est assez homogène dans l’effectif. Quel que soit le joueur qui sera lancé, il sera capable de faire une bonne prestation », assure l’un des entraîneurs de jeunes qui a notamment participé à l’éclosion de Ziyad Baha, du temps où il était à l’Académie du Fath Union Sport (FUS) de Rabat.

Notre interlocuteur insiste sur la capacité de rebond de l’attaquant de 16 ans, qui a rejoint en début de saison les U19 de Calavera FC en Andalousie (Espagne), en provenance du Betis de Séville.

On attend également que Abdellah Ouazane en fasse de même et qu’il mette enfin derrière lui sa signature avortée au Real Madrid lors du dernier mercato estival.

Il y a fort à parier que les Marocains ont besoin de perdre pour apprendre à gagner. Il s’agit désormais de capitaliser sur l’écrasant succès précédent pour écrire une nouvelle page de leur histoire dans ce Mondial au Qatar.

« Le groupe avait besoin de croire en ses capacités et d’avoir le déclic pour gagner des matchs, et ils l’ont fait contre la Nouvelle-Calédonie », assure le sélectionneur national.

En fait, la réussite des Marocains passera par leur capacité à transformer le passé en un tremplin pour un avenir radieux. Outre la phase de groupes, cela devrait également leur permettre de mieux appréhender le choc qui les attend contre les États-Unis.

D’autant que les Américains auront certainement aussi à cœur de venger leurs compatriotes U20 et U23, qui ont respectivement subi la loi du Maroc en quart du Mondial U20 et des Jeux olympiques de Paris 2024.

Des sauts de concentration à exploiter

Au premier tour, les États-Unis ont dominé leurs adversaires pour finir premiers d’un groupe comprenant la République tchèque, le Burkina Faso et le Tadjikistan.

Une poule au niveau relativement faible, comparée à celle du Maroc. Mais pour leur 18e participation à l’épreuve planétaire dans la catégorie U17, les Américains ne cachent pas leur volonté d’aller un peu plus loin que la 4e place atteinte à l’issue de l’édition 1999.

Pour ce faire, ils pourront compter sur une défense globalement solide. Les protégés de Gonzalo Segares n’ont encaissé qu’un seul but en plus de 270 minutes de jeu.

Néanmoins, c’est l’une des équipes qui concède le plus de tirs par match, la faute à des sauts de concentration. Pour preuve, cette séquence qui s’est répétée à plusieurs reprises, notamment lors de leur match face au Burkina Faso.

Sur cette action, et alors qu’ils doivent presser chacun son homme, les Américains commettent deux oublis et ne sont pas à distance d’intervention.

Un pressing haut où les positions des Américains ne sont pas optimales. Le marquage est assez léger, ce qui a permis aux Burkinabès de ressortir le ballon et de se retrouver dans une situation de supériorité numérique face à la défense américaine.

Une occasion qui n’a pas été correctement exploitée, mais qui révèle l’une des failles dans le système défensif des États-Unis.

Dans la foulée, les Burkinabès se sont retrouvés en supériorité numérique dans le camp américain.

Offensivement, comme nous l’expliquions auparavant, le futur adversaire de l’EN essaye de récupérer le ballon assez haut sur le terrain. Mais il peut également défendre bas, en bloc médian, afin de capitaliser sur la rapidité de certains de ses joueurs offensifs.

À l’image de Cavan Sullivan. Entré en jeu pour inscrire le but décisif du succès 1-0 contre le Burkina Faso, tout juste 48 heures après avoir participé à un match de MLS avec le Philadelphia Union.

Le meneur de jeu américain est assez précis dans la demi-terrain offensive (70 % de passes réussies).

Vif, rapide et doté d’une bonne vision de jeu, il brille également par sa justesse dans la prise de décision. En tout cas, il sera à surveiller comme le lait sur le feu par la bande à Nabil Baha.

Coupe du monde U17. Le Maroc entrevoit la qualification en balayant la Nouvelle-Calédonie (16-0)

Le Maroc a rempli son contrat ce dimanche 9 novembre, sur le terrain numéro 1 de l’Aspire Zone à Doha, au Qatar. En match de clôture du groupe B, l’équipe nationale a retrouvé de l’allant offensif en balayant la Nouvelle-Calédonie (16-0) pour le plus grand bonheur de supporters marocains extatiques, enfin récompensés après deux matchs frustrants.

Un résultat jamais vu dans cette compétition et acquis grâce à six doublés inscrits par Oualid Bin Salah (11’, 18’), Abdelali Eddaoudi (41’, 42’), Ziyad Baha (45+2’, 50’), Nahel Haddani (56’, 60’), Ismaïl El Aoud (80’, 90’) et Abdellah Ouazane (73’, 92’).

Sans oublier les réalisations de Zakaria El Khalfioui (48’), Ilyas Hidaoui (44’), Bilal Soukrat (3’) et un but contre son camp de Steeve Andrew (76’).

La théorie de la bouteille de ketchup, bien connue dans le milieu du football, illustre ces moments où une équipe peine à marquer. Puis, dès qu’elle parvient enfin à débloquer la situation, les buts s’enchaînent, comme lorsque le ketchup finit par couler d’un coup après être longtemps resté coincé dans la bouteille.

C’est exactement ce qui s’est produit pour le Maroc, resté inoffensif lors de ses deux premières sorties avant d’exploser face à une équipe calédonienne limitée défensivement et réduite à neuf avant la pause.

Cela tombe bien, puisque le Maroc devait absolument l’emporter par au moins quatre buts d’écart afin de raviver l’espoir d’une qualification en seizièmes de finale, parmi les huit meilleurs troisièmes.

Mais si la différence de buts est désormais largement positive (+8), la qualification n’est pas encore complètement validée tant qu’il y a encore des matchs à jouer dans les autres groupes.

Car plusieurs troisièmes de poule ont déjà glané au moins un point lors de leurs deux premiers matchs, à l’image du Qatar, du Costa Rica et de l’Ouganda, tandis que la Colombie en possède deux.

Seule l’Indonésie, au moment où l’on écrit ces lignes, est troisième avec aucune unité au compteur, à la faveur d’une meilleure différence de buts que le Honduras.

Un onze de départ remanié

Le sélectionneur national Nabil Baha a largement remanié son onze de départ afin d’impliquer l’ensemble de son groupe dans ce tournoi. L’un des nouveaux entrants a rapidement ouvert le score en reprenant un centre venu du côté gauche au cœur de la surface de réparation (2’).

Abdelali Eddaoudi a failli doubler la mise dans la foulée, mais son plat du pied s’est envolé au-dessus des cages calédoniennes (4’).

Grâce à des appels tranchants et une justesse technique qui leur manquaient jusqu’ici, les Marocains ont mis une grosse pression sur leur adversaire, se créant une troisième occasion en cinq minutes par l’intermédiaire d’Ilyas El Arbaoui, dont la reprise a frôlé le cadre.

C’était avant que le latéral marocain ne voie sa volée repoussée par la défense (8’). Ilyas Hidaoui y est lui aussi allé de sa tentative d’une belle tête croisée, magistralement repoussée par Nicolas Kutran.

Vous l’avez certainement compris, les Lionceaux de l’Atlas ont fait beaucoup plus en dix minutes que lors des deux précédentes rencontres. Bien leur a pris puisqu’ils ont doublé la mise avant le quart d’heure de jeu grâce à Oualid Ibn Salah, qui envoya au fond des filets un ballon mal dégagé (12’).

Totalement désemparée face à l’intensité mise par le Maroc, la Nouvelle-Calédonie n’a que très rarement dépassé la ligne médiane, perdant rapidement le ballon au plus grand bonheur des Marocains, qui ne se sont pas faits prier pour les exploiter.

À l’image de cette rageuse tête de Oualid Ibn Salih sur un centre millimétré d’Abdelali Eddaoudi (18’). À 3-0, l’équipe nationale aurait pu desserrer son étreinte. Mais il fallait absolument poursuivre sur cette lancée pour se donner une chance de se qualifier en seizièmes de finale, au vu de la différence de buts qui était encore négative et défavorable (-5).

Suite à une remarquable combinaison sur le côté de Abdelali Eddaoudi, El Aoud héritait d’un nouveau ballon au point de penalty, mais son tir a cette fois-ci fui le cadre. Bien aidé par le pétage de plomb de Typhan Dreuko, expulsé suite à une agression sur Hamza Bouhaddi, le Onze national a pesé de tout son poids dans la surface calédonienne.

Les tentatives se sont enchaînées en rafale, mais tout cela manquait quelque peu de précision. Même si c’est l’envolée du portier adverse qui a empêché Soukrat de s’offrir un doublé sur un plat du pied bien placé (28’).

Peu de temps après, Nabil Baha demanda à l’arbitre de revoir une faute de Jean Cahemaz, qui méritait bien plus qu’un carton jaune. L’arbitre s’est rangé derrière cet avis et a expulsé le milieu de terrain, qui laissa ses coéquipiers à 9 contre 11.

Le tableau d’affichage arborait un score jamais vu dans le Mondial de la catégorie U17

Le Maroc avait ainsi un boulevard afin d’empiler les buts et de se rapprocher encore plus d’une qualification.

Abdelali Eddaoudi (34’, 38’), Nahel Hassani (36’, 37’) et Ahmed Mouhoub (38’), juste avant de quitter ses coéquipiers pour Ziyad Baha, s’y sont tous essayés, mais sans succès.

À l’inverse de Abdelali Eddaoudi, qui avait réglé la mire pour inscrire le 4e puis le 5e but coup sur coup. À cet instant du match, l’équipe nationale avait rempli les conditions nécessaires pour espérer voir le second tour.

Cela dit, il fallait aussi attendre les résultats des autres rencontres de la phase de groupes. Mais en alourdissant le score, les protégés de Nabil Baha se donnaient encore plus de chances de réaliser un exploit improbable jusqu’ici.

Ilyas Hidaoui l’avait bien compris et ne s’est pas fait prier pour tromper une sixième fois le portier d’en face d’une belle tête croisée (44’), quelques minutes avant le 7e but est signé Ziyad Baha.

Muet jusqu’ici, Ziyad Baha a gêné la vue du gardien adverse afin de permettre au coup franc excentré de Zakaria El Khalfioui de finir au fond des filets pour le 8 à 0, au retour des vestiaires.

Sans transition, l’avant-centre de l’équipe a inscrit un doublé pour donner encore plus d’ampleur à la victoire de ses coéquipiers (49’). Après quelques minutes à reprendre leur souffle, les Marocains ont repris leur marche en avant.

Le 12e but de la rencontre a été inscrit par Abdellah Ouazane, sorti du banc après des prestations largement en deçà des attentes (73’). Il a été imité par Steeve Andrew, contre son camp (76’).

Le tableau d’affichage, à cet instant, arborait un score jamais vu dans le Mondial de la catégorie, alourdi par le doublé d’Ismaïl El Aoud (80’, 90’) et un dernier but d’Abdellah Ouazane (92’).

Et si le Maroc rate la qualification malgré tous ses efforts, il aura tout de même marqué de son empreinte ce raout mondial.

Coupe du monde U17. Le Maroc au pied du mur face à la Nouvelle-Calédonie

Et si le Maroc décrochait son billet pour les seizièmes de finale de la Coupe du monde U17, ce dimanche 9 novembre (14h30), face à la Nouvelle-Calédonie, sur le terrain numéro 1 de l’Aspire Zone, à Doha au Qatar ?

Une telle éventualité s’apparente à une illusion tant les Lionceaux de l’Atlas n’ont quasiment rien montré lors de leur défaite devant le Japon et le Portugal dans le groupe B.

Cela dit, il y a quelques motifs d’espoir, même s’ils sont assez minces. En foulant la pelouse sous le soleil de Doha, les protégés de Nabil Baha seront en quatrième place avec zéro point au compteur. Un pécule synonyme de retour à la maison.

C’est la seule équipe africaine dans ce cas avec la Côte d’Ivoire à l’issue des deux premières journées.

Sachant que les huit meilleurs troisièmes se qualifient également en seizième de finale, le Maroc a l’obligation de l’emporter par au moins quatre buts d’écart pour revenir dans la course et atténuer sa différence de but négative (-8).

Et ce n’est pas tout. Il faudra également que toutes les planètes s’alignent dans les autres groupes, notamment que le Qatar, l’Indonésie, le Burkina Faso ou le Paraguay ne gagnent pas à l’occasion de leurs derniers matchs.

Bref, vous l’aurez compris, même une large victoire de l’équipe nationale n’empêchera pas les calculs d’apothicaire. Mais avant d’en arriver là, il va bien falloir marquer pour gagner.

Une tendance à baisser les bras un peu trop rapidement face au vent contraire

Jusqu’à présent, les productions offensives du Maroc ont été affligeantes : 8 buts encaissés et aucun marqué sur 9 tirs et seulement 4 cadrés en plus de 180 minutes de jeu.

À cela s’ajoutent les défauts de la jeunesse des Lionceaux de l’Atlas. Un manque de maturité mais aussi et surtout une tendance à baisser les bras un peu trop rapidement face au vent contraire.

Le manque d’intensité et de combativité ont également contribué à la perte des deux premières rencontres, en particulier la dernière.

« Nous avons manqué d’intensité. Dès les premières minutes de jeu, on n’a pas réussi à gagner un seul duel », a déploré le sélectionneur national en conférence de presse.

L’ancien international marocain n’est pas exempt de tout reproche sur cet aspect. Et pour cause, il a convoqué plusieurs joueurs qui manquaient de rythme dans leurs clubs.

Au vu de ces éléments, difficile de mettre une pièce sur une éventuelle qualification ou du moins une victoire du Maroc. Mais l’imprévisibilité qui fait le charme du sport le plus populaire au monde ressemble à une lumière au bout du tunnel.

Afin d’éclairer une bien terne participation jusqu’ici, plusieurs pistes sont à explorer par le staff de l’équipe nationale qui les a sans doute identifiées.

Une compacité du bloc à retrouver et surtout à maintenir

À commencer par la compacité du bloc équipe. L’une des difficultés rencontrées par le Maroc réside dans les distances trop importantes entre ses joueurs et ses lignes.

Souvent coupés en deux, les Marocains ont éprouvé toutes les peines du monde afin de récupérer le ballon et de dérouler un jeu de transition qui sied parfaitement à leurs qualités.

Ce fut le cas par séquences, notamment lors de la première mi-temps contre le Japon. Mais cette discipline tactique s’est étiolée au fil des minutes. Le Maroc serait inspiré de la retrouver.

Alors que le Maroc était mené d’un but et pouvait revenir au score, le manque de compacité de son bloc, coupé en deux, lui a été fatal contre le Portugal sur cette action.

Les nombreuses prises de risques inutiles, en particulier sur des passes axiales, sont également à proscrire. Mais cela ne veut pas forcément dire être timide dans le demi-terrain offensif.

D’autant que la défense de la Nouvelle-Calédonie est loin d’être impériale. Outre les six buts encaissés dans le premier match contre le Portugal, les joueurs de Leonardo Lopez ne doivent leur match nul et vierge devant le Japon qu’à la maladresse de leurs adversaires.

Car le pays situé dans le Pacifique Sud, qualifié après avoir fini troisième du Championnat de la Confédération du football d’Océanie, est largement prenable malgré une défense à trois centraux.

Même s’ils étaient en supériorité numérique sur cette séquence de jeu, les Calédoniens ont trouvé le moyen de laisser un attaquant japonais libre de tout marquage dans la surface de réparation.

À l’image de leurs homologues marocains, les Calédoniens ont des sauts de concentration exploitables à condition de trouver de la justesse technique dans les petits espaces.

Et en dépit d’une densité défensive devant leur but, ils ont souvent du mal à gérer les différents appels dans la petite profondeur. Autrement dit, les quelques mètres qui séparent les défenseurs de leurs gardiens dans la surface de réparation.

Une fragilité qui peut offrir au Maroc quelques occasions à même de lui permettre de rêver à une qualification une fois le match terminé, en attendant les résultats des autres équipes.

Maroc–Nouvelle-Calédonie. Quelle heure, quelles chaînes. (Coupe du monde U17)

Le Maroc affronte la Nouvelle-Calédonie, ce dimanche 9 novembre (14h30), dans le cadre de la 3ᵉ journée du groupe B de la Coupe du monde U17, sur le terrain numéro 1 de l’Aspire Zone, à Doha, au Qatar. 

Malgré deux défaites contre le Japon (0‑2) et le Portugal (0‑6), l’équipe nationale peut encore voir le second tour.

En effet, cette édition du Mondial de la catégorie, qui sera dorénavant organisée à une fréquence annuelle, présente un format qui permet à chaque équipe de croire en ses chances de qualification en huitième de finale, jusqu’au bout.

Les huit meilleurs troisièmes de groupe sont classés de 1 à 8 selon un index de performance générale, 1 représentant la position la plus haute (meilleur troisième de groupe) et 8 la position la plus basse parmi les troisièmes de groupe qualifiés, sur la base des critères suivants :

– Le plus grand nombre de points marqués à l’issue de tous les matches de groupe ;

– La meilleure différence de buts à l’issue de tous les matches de groupe ;

– Le plus grand nombre de buts marqués à l’issue de tous les matches de groupe ;

– Le plus grand nombre de points de fair-play obtenus sur la base des cartons jaunes et rouges reçus par les joueurs et officiels de l’équipe à l’issue de tous les matches de groupe ;

– Un tirage au sort par la FIFA.

Les protégés de Nabil Baha, méconnaissables dans ce tournoi en comparaison à la Coupe d’Afrique des nations qu’ils ont remportée, peuvent donc encore se qualifier. Mais ce ne sera pas une mince affaire.

Les huit buts encaissés lors des deux premiers matchs ne leur facilitent pas la tâche. Ils ne peuvent en réalité s’en prendre qu’à eux‑mêmes d’avoir lâché mentalement, en particulier contre le Portugal.

Avec un peu plus de maturité, Abdellah Ouazane et ses coéquipiers auraient pu mieux défendre leur cage pour éviter que le score ne s’aggrave et que la différence de buts devienne aussi importante (-8).

Quoi qu’il en soit, pour se qualifier parmi les huit meilleures troisièmes, le Maroc :

– Doit absolument gagner contre la Nouvelle-Calédonie ;

– Le faire avec une large différence de buts (minimum +4, idéalement +5 ou +6) ;

– Tout en espérant que des équipes comme le Qatar, l’Indonésie, le Burkina Faso ou le Paraguay ne prennent pas plus de 1 point lors de leurs derniers matchs.

L’affiche entre le Maroc et la Nouvelle-Calédonie est à suivre ce dimanche 9 novembre, à partir de 14h30, sur les chaînes suivantes :

– Arryadya (TNT) ;

BeIN Sport ;

– FIFA+ (Streaming).

Coupe du monde U17. Le Maroc rate son entame face au Japon (0-2)

Le Maroc peut se mordre les doigts d’avoir concédé une défaite dès son entrée en lice dans la Coupe du monde U17 face au Japon (0-2). Car ce lundi 3 novembre à Doha au Qatar, l’équipe nationale a perdu un match qu’elle pouvait gagner.

Le champion d’Afrique a finalement subi la loi du dernier quart de finaliste de la Coupe d’Asie, qui a pris l’avantage grâce à Daigo Hirashima (57′) et Taiga Seguchi (98′). Comme quoi, il n’y a pas de hiérarchie préétablie dans un tournoi aussi relevé. 

Espérons que cette règle joue cette fois en faveur du Maroc face au Portugal, champion d’Europe, le jeudi 6 novembre (13h30), lors de la deuxième journée du groupe B, une rencontre déjà capitale pour espérer voir le second tour.

Le sélectionneur Nabil Baha a aligné un onze somme toute attendu, structuré autour d’un système de jeu modulable. À la base, c’est un 4-3-3 sur les phases offensives et un 4-1-4-1 si l’on met de côté le gardien.

Mais défensivement, les Marocains ont fait preuve d’une intelligence situationnelle pour bloquer les pistons japonais, en passant parfois à une organisation et à une ligne défensive composée de six joueurs à plat, les attaquants excentrés venant se placer aux deux extrémités de cette ligne.

Très appliqués dans leurs transmissions, malgré quelques prises de risques dans leur propre camp, les Lionceaux de l’Atlas semblaient sûrs de leur force face à une équipe qui, elle, était sur un fil, en particulier dans le premier acte. 

D’autant que l’arrière-garde japonaise ne transpirait vraiment pas la sérénité, malgré trois défenseurs centraux. 

Zakaria El Khalfioui a été le premier à tenter sa chance sur un coup franc excentré côté gauche, mais son tir est passé de peu au-dessus des cages de Shuji Muramatsu (3’).

Un coup franc glané à la suite d’une action collective rondement menée, au bout de laquelle Moncef Zakri avait débordé dans le bon tempo.

Le latéral avait déjà obligé un peu plus tôt le portier adverse à sortir un arrêt remarquable sur un tir des 25 mètres qui prenait la direction de la lucarne. 

Abdellah Ouazane fantomatique

Quelques minutes plus tard, c’est l’appel en profondeur de Abdelali Eddaoudi qui a mis au supplice une défense nippone dont la vitesse n’est pas la qualité première.

Mais la tentative à ras de terre de l’attaquant marocain a été détournée en corner par le portier adverse (8’). La rapidité et les appels incessants du joueur du Fath Union Sport ont dynamisé les phases offensives de ses coéquipiers, dont le calme et la sérénité tranchaient avec l’enjeu de la rencontre.

Chacun savait ce qu’il avait à faire, où se placer, quand presser et comment. Bref, une équipe bien en place et un collectif aussi talentueux que solidaire. Car dans le haut niveau, l’un ne va pas sans l’autre. Mais cela a manqué de consistance sur la durée. On y reviendra. 

D’ailleurs, le sélectionneur national n’était pas pour autant satisfait, au vu des multiples consignes adressées à ses protégés lors de la pause fraîcheur.

Une pause intervenue après une demi-heure de jeu, où le Maroc a donc été le plus dangereux. Petit bémol, la prestation de Abdellah Ouazane laissait à désirer.

Coupable de plusieurs pertes de balle, il n’a pas eu l’habituel rayonnement au milieu de terrain ni la mainmise sur le jeu de son équipe.

Et lorsqu’il était touché dans le demi-terrain offensif, il n’était pas juste dans ses choix ni dans l’exécution, à l’instar de l’avant-centre, Ziyad Baha.

Le principal fait d’armes du Sévillan a été une remise au cœur de la surface de réparation pour El Aoud. Mais ce dernier a manqué le cadre (40’).

Le Japon a accéléré en seconde mi-temps

Ceci contrairement à Minato Yoshida, qui a mis à contribution pour la première fois Chouaib Bellaarouch à la réception d’un corner dans les derniers instants de la première mi-temps.

Le meneur de jeu japonais a remis ça au retour des vestiaires. Le portier marocain était encore une fois vigilant afin de sortir du pied une frappe vicieuse qui a précédé une autre en pivot de Hiroto Asada. 

Ainsi, en moins de cinq minutes, le Japon venait de se créer plus d’occasions que lors des 45 premières. Une double piqûre de rappel qui a fait son effet puisque le Maroc a repris sa marche en avant ,en mettant d’abord le pied sur le ballon avant d’essayer de trouver les appels en diagonale de leurs attaquants dans la surface de réparation. 

C’est à travers ce schéma qu’Ismaïl El Aoud a créé un vent de panique dans la défense japonaise à plusieurs reprises. Mais à ce niveau, chaque erreur est directement sanctionnée.

À la suite d’une perte de balle de Elyes Saidi au milieu de terrain, le décalage créé a permis à Taïga Seguchi d’être esseulé à l’entrée de la surface marocaine et de tromper Chouaib Bellaarouch d’une merveille de ballon enroulé (57’). 

Autant il ne pouvait rien sur l’ouverture du score, autant le dernier rempart de l’équipe nationale est totalement sorti à contre temps au devant de Minato Yochida qui a doublé la mise.

Le re-visionnage de l’action a mis en évidence une main de l’attaquant nippon. Le but étant refusé, le Maroc avait encore une chance de revenir au score.

Mais pour y parvenir, il était nécessaire de percer le coffre-fort japonais. Une mission qui devenait quasi impossible au fur et à mesure que les minutes s’égrenaient. 

Les changements opérés par Nabil Baha n’ont pas eu l’effet escompté. Pis, le Japon a doublé la mise par l’intermédiaire de Taïga Segushi sur un contre éclair en fin de match.

Une mauvaise nouvelle pour le goal-average même si rien n’est encore fait. Le Maroc peut se rattraper dès la prochaine journée, ce jeudi 6 novembre face au Portugal.

Maroc-Japon. Quelle heure, quelles chaînes (Coupe du monde U17)

Mohamed Ouahbi et ses hommes ont définitivement placé le Maroc sur la carte du football mondial de jeunes en étant sacrés champions du monde U20. Moins d’un mois plus tard, c’est à l’armada de Nabil Baha de reprendre le flambeau et de confirmer cette montée en puissance lors de la Coupe du monde U17, au Qatar.

À partir du lundi 3 novembre et excepté la finale, l’ensemble des rencontres de cette 20e édition se dérouleront sur les terrains du complexe de l’Aspire Zone situé à Al Rayyan, à environ neuf kilomètres du centre de Doha.

L’une des premières rencontres opposera d’ailleurs le Maroc, champion d’Afrique, au Japon, sur le terrain numéro 5 de l’Aspire Zone, dans le cadre de la première journée du groupe B.

Une poule où les Lionceaux de l’Atlas croiseront également le Portugal (jeudi 6 novembre) et la Nouvelle-Calédonie (dimanche 9 novembre).

Sachant que cette édition du Mondial U17 est inédite au regard du nombre de participants (48), non seulement les deux premiers de chaque groupe mais aussi les huit meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les seizièmes de finale.

Pour l’heure, le Maroc serait bien inspiré de ne pas voir plus loin que le Japon, qui participe à son 10ᵉ Mondial de la catégorie à la faveur de son parcours lors de la dernière Coupe d’Asie U17, qui l’a mené jusqu’en quart de finale.

Une victoire permettrait aux Marocains d’envisager avec davantage de sérénité une qualification au second tour. Une ambition partagée par l’ensemble des pays africains qualifiés.

 

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Notamment, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Mali, l’Ouganda, le Sénégal, la Tunisie et la Zambie.

Sans oublier donc le Maroc, qui entrera en lice ce lundi 3 novembre à partir de 14h30 face au Japon. Une rencontre à suivre sur les chaînes suivantes :

– Arryadia (TNT) ;

beIN SPORTS XTRA 1 ;

– FIFA+ (streaming).

Coupe du monde U17. Début de l’aventure pour le Maroc face au Japon

Qui succèdera à l’Allemagne dans le palmarès de la Coupe du monde U17 ? Le Maroc peut nourrir de telles ambitions, surtout après le titre de champion du monde de ses aînés, décroché il y a quelques semaines au Chili.

Mais avant de rêver plus loin, Abdellah Ouazzane et ses coéquipiers devront bien lancer leur compétition ce lundi 3 novembre (14h30) face au Japon, pour le compte de la première journée du groupe B, sur le terrain numéro 5 du complexe Aspire Zone à Al Rayyan, au Qatar.

À l’instar de l’ensemble des matchs de cet événement planétaire, devenu annuel, tous les matchs jusqu’à la finale se déroulent sur les terrains du complexe Aspire Zone, à Al Rayyan, à environ neuf kilomètres du centre de Doha.

Seule la finale se jouera au stade Khalifa International, également situé sur le site de l’Aspire Zone. Un écrin qui n’est pas sans rappeler la formidable épopée du Maroc à l’occasion de la Coupe du monde 2022. Les A y avaient subi une défaite lors de la petite finale contre la Croatie.

Cette fois, les Lionceaux de l’Atlas veulent écrire leur propre histoire et rêvent de fouler cette pelouse pour y décrocher la victoire et rejoindre les U20 sur le toit du monde.

« Après ce que les U20 ont accompli au Chili, on a envie de les imiter. Disputer une Coupe du Monde, il n’y a rien de mieux », assure Ilyas El Arbaoui (Athletic Bilbao) dans un entretien accordé à la Fédération internationale de football (FIFA).

Mais il ne faut pas se leurrer. La tâche s’annonce encore plus ardue car cette compétition est nettement plus exigeante que sa devancière. Beaucoup plus que ce que certains pourraient imaginer.

Une compétition bien plus relevée que le Mondial U20

Sans minimiser l’exploit des hommes de Mohamed Ouahbi, « les meilleurs joueurs de moins de 20 ans au monde n’étaient pas tous présents lors du Mondial U20″, nous explique un formateur de jeunes.

Et pour cause, « les plus grands espoirs de cette catégorie sont quasiment tous titulaires dans les équipes premières de leurs clubs respectifs qui n’ont d’ailleurs pas voulu les libérer tant ils sont devenus indispensables. Mais pour le mondial U17, il faut s’attendre à voir les meilleures moins de 17 ans », ajoute notre interlocuteur.

Dès lors, le Maroc fera face à un niveau de compétition beaucoup plus élevé. La FIFA ne se trompe vraiment pas en le décrivant comme le tournoi des futures stars du ballon rond. Cela dit, les motifs d’espoir sont toutefois légion pour l’équipe nationale.

Déjà, parce que le continent africain a toujours fait bonne impression dans cet évènement. Pour preuve, sept des 19 éditions sont tombées dans l’escarcelle de pays africains, notamment le Nigéria (5) et le Ghana (2).

De surcroît, le Maroc aborde le tournoi avec une confiance renforcée, quelques mois seulement après son sacre à la Coupe d’Afrique des nations U17, obtenu au terme d’un parcours jalonné de trois victoires et trois matches nuls, avec 11 buts inscrits pour un seul encaissé.

« Remporter ce titre, c’était spécial, mais ça l’était encore plus car nous avons été la première équipe du Maroc à y parvenir dans cette catégorie d’âge », explique le sélectionneur national, Nabil Baha.

“Le bilan que nous en avons fait, c’est que nous avons une génération très prometteuse, d’autant que huit des joueurs de notre groupe sont de 2009. Nous connaissons nos forces et nos faiblesses, et nous avons confiance dans notre capacité à affronter sans peur n’importe quel adversaire », poursuit-il.

Les deux premiers et les huit meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les seizièmes de finale

Cet état d’esprit conquérant sera nécessaire pour s’extirper dans un premier temps d’un groupe B, où le Maroc affrontera donc le Japon, mais aussi les champions d’Europe portugais (jeudi 6 novembre) et la Nouvelle-Calédonie (dimanche 9 novembre).

« On va se préparer de la même manière pour les trois matches, avec la même ambition de les remporter pour finir en tête, en ne laissant aucune chance à nos adversaires. C’est notre état d’esprit », promet Ilyas El Arbaoui.

Ce ne sera pas une mince affaire, même si les chances de qualification au second tour sont plus grandes que jamais. Encore plus que lors de la dernière édition, qui avait vu les Lionceaux de l’Atlas atteindre les quarts de finale, où ils s’étaient inclinés de justesse contre le Mali (1-0).

 

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En effet, pour la première fois dans l’histoire de la compétition, le Mondial U17 met aux prises 48 équipes. Les deux premiers de chaque groupe et les huit meilleurs troisièmes seront qualifiés pour les seizièmes de finale.

Cependant, le Maroc aurait tout intérêt à l’emporter dès son entrée en lice face au Japon, afin de ne pas jouer ses chances de qualification face au Portugal, l’ogre du groupe B, lors de la 2ᵉ journée.

Une victoire d’entrée du Maroc ne serait pas saugrenue, au regard du pedigree du Japon, qui s’est qualifié en tant que quart-de-finaliste de la Coupe d’Asie U17.

Le pays du Soleil levant compte déjà dix participations à la Coupe du monde de la catégorie, avec pour meilleur parcours les quarts de finale atteints en 1993 et 2011.

Le Japon produit un jeu qui a les défauts de ses avantages

Certes, cela traduit une forme de continuité et une amélioration de la formation Nippone, mais les générations se suivent mais ne se ressemblent pas forcément. Et puis le Japon produit un jeu qui a les défauts de ses avantages.

Les Japonais adoptent un style de jeu protéiforme porté vers l’attaque, qui met l’accent sur la rapidité et la technicité de leurs joueurs. Mais on y retrouve aussi une certaine naïveté dans la conception du football. 

Ils peuvent parfois se montrer vulnérables face à des équipes capables de punir les espaces laissés derrière leur ligne défensive.

C’est précisément le point fort du Maroc, qui peut compter sur la vision de jeu d’Abdellah Ouazzani et sur le sens du placement et les appels incessants de Ziyad Baha pour exploiter ces failles.

Pour le coup, on regrette le forfait d’Elyesse Belmokhtar, qui se serait sans doute régalé face à la défense nippone.

Mais le Maroc dispose d’autres atouts pour inscrire son nom au panthéon des grandes nations et produire une génération qui fera les beaux jours des A.

À l’image de Cesc Fàbregas (Espagne) ou Toni Kross (Allemagne), qui ont été Ballons d’or du Mondial U17 mais qui ont aussi connu une brillante carrière internationale. C’est tout le mal que l’on souhaite à la bande de Nabil Baha.