Tourisme : quel avenir pour Casablanca à l’aube de la Coupe du monde 2030 ?
Comment mettre à profit la Coupe du monde 2030 ? Que faire pour que Casablanca devienne une destination touristique de référence ? Quels sont les points les plus urgents à travailler pour le secteur touristique à l’aube de cet événement international majeur ? Éléments de réponse avec Mohamed Saouti.
Médias24 : Casablanca est la capitale économique et un hub aérien majeur. Quel rôle la ville sera-t-elle appelée à jouer dans la Coupe du monde 2030 sur le plan touristique ?
Mohamed Saouti : Le Maroc est en train de se préparer pour le Mondial 2030. Le Royaume est déjà une destination très sollicitée, mais elle le sera encore plus à l’arrivée du Mondial. D’ailleurs, dans quelques semaines, le Maroc va abriter la Coupe d’Afrique des nations (CAN) et le pays dispose de l’infrastructure nécessaire pour l’accueillir bien comme il se doit.
Nous avons classé nombre d’hôtels ces derniers temps, en vue de la Coupe du monde 2030. Nous nous préparons en termes de capacité, et en termes de qualité des prestations de nos hôtels.
Aujourd’hui, la loi 80-14 a remplacé la loi 61-00. Cette dernière incite tous les hôtels, tous les établissements d’hébergement touristique classés à se remettre à niveau, pour pouvoir offrir une bonne prestation.
Mohamed Saouti, vice-président du Conseil régional du tourisme de Casablanca-Settat et président de l’Association régionale de l’industrie hôtelière de Casablanca-Settat. Ph: DR
– En chiffres, quel état des lieux pour le secteur ?
– Au niveau du Maroc, nous sommes à peu près à 4.500 unités hôtelières. 30% ou 35% des hôtels ont bénéficié de la subvention octroyée aux hôtels. Aujourd’hui, les hôteliers sont acharnés sur les rénovations, sur les remises à niveau, même au niveau des ressources humaines.
Toutefois, nous avons un problème de ressources humaines au niveau de notre parc hôtelier, au niveau du Royaume. Nous vivons ce problème depuis la période du Covid. Le parc hôtelier était complètement fermé pendant pratiquement un an et demi. Donc, nos talents au niveau du secteur se sont orientés vers le Moyen-Orient.
Nous avons perdu beaucoup de profils vraiment adaptés aux besoins de nos hôtels. Ils se sont installés à Dubaï.
– Comment peut-on mettre à profit la Coupe du monde pour la transformer en véritable levier de rayonnement international pour la destination Casablanca ?
– Il faudrait que notre aéroport international Mohammed V puisse abriter aussi des vols low-cost, afin de mieux vendre la destination Casablanca, et l’élargir à d’autres compagnies aériennes.
Le tourisme interne au Maroc représente 34%. Nous sommes en train de faire en sorte que la ville puisse connaître davantage de tourisme interne, par exemple, instaurer des week-ends Casablanca.
Et je mentionnerai l’élargissement des plages pour faire en sorte que la capitale économique devienne une station balnéaire comme les autres, que ce ne soit pas uniquement une ville d’affaires.
– Au-delà du football, comment comptez-vous mettre en valeur l’offre hôtelière de Casablanca ?
– Tout d’abord, l’offre hôtelière devrait être déjà développée par la qualité et les nouvelles normes qui sont en train de voir le jour. Nous sommes en train de nous aligner sur les normes européennes. Nous tentons de sensibiliser tout le monde, tous les hôteliers, tous les opérateurs. Il faut qu’un 3 étoiles soit au standard d’un 3 étoiles à l’international, par exemple.
Le Maroc est en train de se développer avec la volonté de sa Majesté et de toutes les parties prenantes, les ministères de tutelle, l’individu lui-même au Maroc. Il faut que nous puissions accueillir les touristes dans des normes adaptées aux besoins de cette clientèle, qu’ils proviennent de la clientèle d’affaires ou pour le Mondial.
Tout le monde devrait se retrousser les manches pour que ce mondial puisse se dérouler dans les meilleures conditions.
– Y a-t-il une stratégie spécifique pour prolonger la dynamique post-Coupe du monde et éviter l’effet « one shot » ? Comment faire pour que les touristes tombent amoureux de la région de Casablanca ?
– Aujourd’hui, il faut créer beaucoup d’animations, développer tous les sites touristiques un peu partout, dans toutes les régions, notamment Casablanca.
Il faudrait développer la région et ne pas rester uniquement sur Casablanca. Il y a El Jadida et sa cité portugaise, Boulaouane avec sa kasbah, et il y a Benslimane avec le futur grand stade.
Je sais que la FIFA avait des exigences pour qu’il y ait 3 unités hôtelières pas loin de ce grand projet. Benslimane est une ville verte, pas très connue, mais elle mérite de l’être. Je dirais qu’il faudrait travailler aussi cette région pour qu’elle puisse être sollicitée après le Mondial.
Il ne faut pas se limiter au mondial. Il faut anticiper, il faut voir à long terme. Si aujourd’hui nous travaillons un petit peu Benslimane et d’autres régions, dans le cadre du mondial, cela veut dire qu’il va y avoir beaucoup de valeurs ajoutées au niveau du secteur pour la région de Casablanca-Settat.
– À votre avis, que manque-t-il encore à Casablanca pour être perçue comme une destination touristique incontournable ?
– Il faudrait améliorer l’existant, c’est-à-dire notre parc hôtelier, notre parc artisanal, et également étudier les prix.
Pour avoir des étrangers, il faudrait leur préparer une infrastructure, une richesse au niveau des sites, de la restauration, des sites sportifs, pour qu’ils puissent trouver des endroits où ils peuvent consommer, mais être dans de très bonnes conditions. Ce qui n’a pas été le cas aujourd’hui, au niveau du tourisme interne.
Au Maroc, nous avons une âme partout. Ce n’est pas le cas en Europe, sauf en Espagne. Nous avons l’avantage d’être polyglottes. Nous parlons toutes les langues, mais c’est le sourire qui importe le plus. Quand le Marocain sourit, il parle votre langue.
Il faudrait revoir les prix en fonction de la demande parce que cela est exagéré. Il faut fixer des tarifs qui s’adaptent à la prestation.
Coupe du monde 2030 : Lekjaa défend une vision de développement au-delà du football
Quel intérêt pour l’organisation de la Coupe du Monde et de la CAN ? Pourquoi alloue-t-on autant de moyens pour ces compétitions alors que ces moyens peuvent être déployés ailleurs ? Etc.
Ces questions sont la trame de fond d’un débat qui a animé l’opinion publique ces dernières semaines. Et Fouzi Lekjaa a eu l’occasion d’y répondre lors de la réunion de la Commission des finances et du développement économique, consacrée à la discussion générale du projet de loi de finances pour 2026.
Voici l’important à retenir.
Coupe du monde 2030 : une vision de développement au-delà du football
Lekjaa insiste sur la dimension stratégique de l’accueil du Mondial pour le Maroc et refuse toute lecture réduite au seul prisme du football.
« Réduire la Coupe du monde à des stades et à des matchs de 90 minutes est réducteur. Le Maroc cherche à l’organiser depuis 30 ans. Nous avons tenté notre chance six fois et cette quête pour organiser la Coupe du monde reflète une stratégie d’ouverture de notre Royaume sur le monde », explique-t-il.
Selon Lekjaa, le BID reflète une feuille de route de développement où les politiques publiques s’articulent. Il en souligne un prérequis non négociable, à savoir la conformité du système de santé aux hauts standards internationaux.
« L’organisation du Mondial est une feuille de route où interagissent toutes les composantes du développement économique. Tout cela figure dans le BID présenté avec l’Espagne et le Portugal et ratifié par la FIFA. Ce BID comporte des engagements, dont le premier concerne la santé. Si notre système de santé ne répond pas aux exigences, nous ne pouvons pas organiser la Coupe du monde », poursuit-il.
Lekjaa valorise la maîtrise d’ouvrage nationale et l’écosystème d’entreprises mobilisées sur le stade Moulay-Abdellah, illustrant une montée en compétences locale. « Le stade Moulay-Abdellah a été conçu et réalisé par des cadres marocains et par plus de 100 entreprises, toutes marocaines« .
Par ailleurs, Lekjaa clarifie le traitement budgétaire des dépenses liées au Mondial. Selon lui, la construction des stades n’entre pas dans le budget général, tandis que le projet inscrit environ 3 MMDH pour 2026, principalement pour l’ONCF et des remboursements aux institutions ayant investi.
« Le coût des stades ne relève pas du budget général. En lisant le budget détaillé, on trouve un coût d’environ 3 MMDH lié à la Coupe du monde, dont 1,6 MMDH pour l’ONCF et près de 1 MMDH de remboursements aux institutions ayant investi dans la construction des stades. Nous honorerons des remboursements totalisant 23 MMDH sur une période de 20 ans », souligne-t-il.
Lekjaa défend la soutenabilité financière des stades, anticipant des recettes supérieures aux loyers annuels. « S’agissant des recettes attendues des stades, je suis sûr qu’elles dépasseront la charge de loyer annuelle », ajoute-t-il.
Il replace par la suite les investissements indirects (transport, aménagements, services, etc.) dans une logique d’intérêt général.
« L’infrastructure indirectement liée à la Coupe du monde doit être réalisée avec ou sans Mondial. Plusieurs projets nécessaires n’auraient pas été engagés maintenant. L’organisation du Mondial agit comme un catalyseur pour les réaliser plus vite. Ces projets généreront de la richesse, de la valeur ajoutée, de la croissance et de l’emploi », précise le ministre.
CAN 2025 : l’opportunité d’une double saison touristique
Lekjaa voit dans la CAN un levier conjoncturel pour lisser et amplifier la saisonnalité touristique, avec des retombées en chaîne.
« Nous devons tirer pleinement parti de la CAN pour créer deux saisons touristiques. La première, en décembre et janvier, attirera des centaines de milliers de visiteurs et profitera à l’ensemble de l’écosystème, du tourisme à l’artisanat. La seconde correspondra à la saison estivale habituelle. C’est ainsi que cette compétition peut devenir une véritable opportunité pour le pays », indique-t-il.
Il revient par ailleurs sur la campagne médiatique qui a suivi l’attribution de la CAN et qui se poursuit encore aujourd’hui.
« Après la décision d’octroyer au Maroc l’organisation de la Coupe d’Afrique, notre pays a été la cible d’une campagne médiatique. Certains sont allés jusqu’à appeler au boycott des matchs et des joueurs. Or ces joueurs sont nos enfants, l’un vient d’Aït Bouguemez, un autre de Khémisset. Pourquoi les boycotter ? », s’interroge-t-il.
Lekjaa oppose aux critiques des indicateurs concrets de demande, citant la Fan ID et la vitesse d’écoulement des billets, en particulier pour la sélection nationale.
« Quand la critique n’est ni objective ni étayée, elle ne tient pas. Pour la CAN, 500.000 Fan ID ont été émises, dont un tiers à des étrangers. La réalité diffère de ce qui se dit. Les billets des matchs de la sélection nationale ont été vendus une heure après l’ouverture des ventes », conclut-il.
L’avenir de Rabat à l’aube de la Coupe du monde 2030
D’année en année, Rabat se métamorphose. En 2022, la Ville Lumière était la capitale culturelle de l’Afrique. En 2030, elle sera l’une des villes hôtes de la Coupe du Monde 2030. Les chantiers se multiplient à 5 ans de l’échéance.
D’ailleurs, récemment, le royaume s’est engagé dans une transformation majeure de sa mobilité urbaine et interurbaine, avec l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) jusqu’à Marrakech, mais aussi le lancement de l’ambitieux projet du réseau express régional (RER). Sa mise en service est attendue d’ici 2030. Ce projet feroviaire répond à la demande croissante qui risque d’augmenter davantage durant la période de la Coupe du monde 2030.
Concernant Rabat, la ville se prépare, doucement mais sûrement, à ce grand rendez-vous. Médias24 a échangé avec Nourredine Sridi, délégué régional du tourisme de Rabat-Salé-Kénitra pour comprendre les enjeux et la transformation attendue à l’aube de cet événement sans précédent dans le Royaume.
Médias24. Rabat fait partie des villes hôtes de la Coupe du monde 2030. Quel rôle stratégique peut-elle jouer ?
Nourredine Sridi. Oui, Rabat est bien l’une des villes hôtes officielles de la Coupe du monde 2030. Elle accueillera plusieurs matchs dans un stade entièrement reconstruit : le nouveau complexe sportif Prince Moulay Abdellah, d’une capacité de 68.500 places, avec des tribunes couvertes, des loges VIP, des équipements technologiques de dernière génération et une conformité totale aux normes FIFA.
En tant que capitale politique, culturelle et institutionnelle du Royaume, Rabat occupera également une place stratégique dans le dispositif global : accueil des délégations, organisation d’événements diplomatiques, centre média et base logistique de haut niveau.
– Quel est l’état actuel de l’offre hôtelière et touristique dans la région, et quels efforts sont en cours pour la renforcer d’ici 2030 ?
– La région Rabat-Salé-Kénitra dispose aujourd’hui d’environ 12.000 lits touristiques, dont plus de 70% sont concentrés dans la ville de Rabat. Cette capacité est répartie sur une offre hôtelière riche, équilibrée et très diversifiée.
Nous disposons d’hôtels de luxe et haut de gamme tels que le Ritz Carlton, le Marriott, le Sofitel, le Fairmont Marina, The View, le Conrad, le Four Seasons Bab Al Bahr, le Waldorf Astoria Rabat-Salé et, bientôt, le Royal Mansour Rabat, en cours de construction. Nous avons aussi des hôtels 3 et 4 étoiles bien positionnés, offrant un excellent rapport qualité-prix.
Il faut noter qu’il existe une offre croissante d’appart-hôtels et de maisons d’hôtes, notamment dans la médina et les quartiers résidentiels, et une offre complémentaire en arrière-pays, dans les provinces de Khemisset, de Tamesna ou de Sidi Bettach, avec des gîtes ruraux, des fermes hôtes et des villages de vacances.
Dans la perspective de la Coupe du monde 2030, les autorités locales mettent en œuvre un plan de développement touristique intégré, visant à renforcer l’hébergement en capacité et en qualité, à diversifier la restauration, du gastronomique à la street-food, et à créer des espaces d’animation touristique et culturelle dans les zones stratégiques.
– Peut-on s’attendre à une hausse significative du tourisme dans la région ? Quel positionnement souhaitez-vous mettre en avant ?
– Oui, une hausse significative du tourisme est attendue, grâce à la Coupe du monde, mais aussi aux efforts structurels engagés.
Un levier clé sera l’extension de l’aéroport international de Rabat-Salé, qui triplera sa capacité en passant de 1,5 à 4 millions de passagers par an d’ici 2030, avec un nouveau terminal de 69.000 m² et des parkings modernes. Cette transformation permettra de plus que doubler les arrivées internationales poste-frontière, faisant de Rabat un véritable troisième hub touristique national.
Rabat se positionne comme une destination culturelle premium, durable et connectée, à la croisée des influences arabes, andalouses et africaines, avec plus de 20 sites classés à l’UNESCO et un patrimoine architectural et artistique vivant. La ville développe également une offre forte dans le tourisme de luxe, avec des prestations exclusives et un art de vivre raffiné, dans le tourisme d’affaires (MICE), avec des infrastructures modernes, connectées et accessibles, et enfin dans le tourisme de loisir, autour du patrimoine, de la nature, du littoral, du shopping et de la création contemporaine.
– Comment Rabat peut-elle capitaliser sur cet événement footballistique pour renforcer son attractivité économique et touristique ?
– La Coupe du monde 2030 représente une opportunité historique pour repositionner Rabat sur la scène internationale, bien au-delà du sport. Elle offre une visibilité mondiale exceptionnelle, qui doit être exploitée pour accélérer la transformation de la destination, structurer son offre, attirer de nouveaux publics et inscrire son nom durablement dans l’esprit des voyageurs et des investisseurs.
Sur le plan économique, Rabat pourra attirer de nouveaux investissements directs dans les secteurs stratégiques (hôtellerie, restauration, culture, mobilité, digital, événementiel, etc), dynamiser l’écosystème entrepreneurial local, avec des retombées directes pour les PME, artisans, startups et prestataires, stimuler l’emploi local, à travers les chantiers liés aux infrastructures, à l’accueil, aux services et à la culture. La capitale aura la capacité de renforcer son image de capitale d’affaires, de conférences et de diplomatie, grâce à ses équipements et à son positionnement institutionnel.
Sur le plan touristique, Rabat pourra s’affirmer comme une destination à part entière, alliant patrimoine, nature, art de vivre et innovation, déployer une stratégie de marketing territorial puissante, s’appuyant sur des contenus immersifs, des ambassadeurs de la destination et des campagnes ciblées sur les marchés prioritaires. La Ville Lumières pourra créer une programmation culturelle et événementielle autour de la Coupe du monde, valorisant les atouts identitaires de la ville : patrimoine UNESCO, musées, design, artisanat, musique, gastronomie, et mettre en œuvre des expériences visiteurs fluides et mémorables, pour fidéliser et encourager le retour.
L’objectif est de faire de la Coupe du monde un accélérateur de rayonnement, et de Rabat une destination référence sur la carte du tourisme méditerranéen et africain — moderne, humaine, inspirante et durable.
Rabat se positionne comme une destination culturelle premium, durable et connectée, à la croisée des influences arabes, andalouses et africaines, avec plus de 20 sites classés à l’UNESCO et un patrimoine architectural et artistique vivant. Ph : Pexels
– Quels secteurs clés de l’économie locale pourraient bénéficier en priorité de cette dynamique ?
– La Coupe du monde 2030 va agir comme un accélérateur économique pour Rabat et sa région, en générant des investissements directs, en dynamisant les filières liées à l’accueil et en créant des opportunités pour les entreprises locales. Plusieurs secteurs clés bénéficieront de cette dynamique :
1. Le BTP et les infrastructures
• La reconstruction complète du Complexe Moulay Abdellah et des autres terrains de foot, l’extension de l’aéroport de Rabat-Salé, les aménagements urbains autour des axes touristiques et les nouvelles infrastructures hôtelières représentent un investissement estimé à plus de 4 milliards de dirhams.
• Les retombées concernent aussi bien les grandes entreprises que les sous-traitants et artisans locaux du bâtiment, du génie civil, de la signalétique ou de l’éclairage public.
2. L’hôtellerie, la restauration et les services touristiques
• L’afflux attendu de visiteurs étrangers et nationaux stimulera la demande sur l’ensemble de la chaîne d’accueil : hôtels, maisons d’hôtes, restaurants, cafés, traiteurs, services de transport privé, guides touristiques.
• Ce secteur sera un générateur important d’emplois directs et indirects, avec un potentiel de plus de 1 000 créations de postes dans les prochaines années.
3. La culture, l’artisanat et les industries créatives
• Rabat, déjà capitale culturelle du Royaume, verra ses musées, ses festivals, ses lieux d’art contemporain et son artisanat mis en valeur auprès d’un public international.
• Cela renforcera la demande pour les créateurs, artistes, designers, producteurs locaux, mais aussi pour les marchés de la médina, les coopératives et les circuits de découverte culturelle.
4. Le digital, la tech et les solutions intelligentes
• La Coupe du monde 2030 nécessitera des outils technologiques avancés pour la gestion des flux, la billetterie, la sécurité, les traductions en ligne, les visites immersives, ou encore les applications mobiles de destination.
• Ce contexte crée des opportunités pour les start-ups, développeurs, agences digitales et acteurs du numérique dans la région, en lien avec la vision de Rabat comme ville intelligente et connectée.
5. Le commerce et les entreprises de proximité
• L’augmentation du trafic touristique stimulera les secteurs de la vente au détail, des souvenirs, du textile, des produits du terroir, des transports locaux, des agences réceptives, etc.
Rabat. La ville se prépare, doucement mais sûrement, pour la Coupe du monde.
– Quelles actions sont prévues pour capter la clientèle internationale à Rabat et ses alentours ?
– Afin de tirer pleinement profit de la Coupe du monde 2030 et de capter une part significative des visiteurs internationaux, plusieurs actions concrètes sont mises en œuvre à l’échelle de la ville et de sa région. Ces actions sont articulées autour de trois axes : visibilité, accessibilité et expérience.
Des fanzones seront mises en place dans différents quartiers de la ville. Elles seront bien plus que de simples espaces de retransmission : elles offriront une ambiance festive, une immersion culturelle et une vitrine vivante du patrimoine local à travers des concerts, des animations artistiques, des stands gastronomiques et des activités interactives.
Pour permettre aux visiteurs de découvrir pleinement la richesse du territoire, un programme structuré de plus de 10 circuits touristiques est en cours de développement. Ces circuits seront conçus comme de véritables portes d’entrée vers l’identité plurielle de la région, en s’appuyant sur 12 expériences complémentaires. Chaque circuit bénéficiera de supports en plusieurs langues, d’un encadrement professionnel et sera progressivement intégré dans les circuits des tour-opérateurs et des plateformes de voyages.
D’autre part, des campagnes de communication ciblées seront menées en coordination avec le Centre régional de tourisme (CRT), l’Office national marocain de tourisme (ONMT), les compagnies aériennes et les tour-opérateurs. Elles viseront à intégrer Rabat dans les offres touristiques liées à la Coupe du monde, à renforcer la visibilité de la destination dans les marchés émetteurs prioritaires (Europe, Amérique du Nord, Golfe, Afrique) et à positionner Rabat comme une ville à vivre avant, pendant ou après les matchs.
Et pour finir, des partenariats sont en cours avec les agences de voyages, les plateformes digitales et les réseaux de distribution pour promouvoir Rabat et proposer des séjours sur mesure. Un accueil spécifique est aussi envisagé pour les groupes, délégations, médias et clients VIP.
– En termes de mobilité, d’accueil et d’expérience touristique, quels sont les chantiers prioritaires du CRT pour les années à venir ?
– Pour garantir une expérience fluide, moderne et qualitative aux visiteurs attendus pendant la Coupe du monde 2030 et au-delà, Rabat et le CRT travaillent sur plusieurs chantiers prioritaires, articulés autour de trois grands axes : la mobilité, l’accueil et l’amélioration de l’expérience touristique.
1. Mobilité et accessibilité
• Le chantier d’extension de l’aéroport international de Rabat-Salé, qui fera passer la capacité de 1,5 à 4 millions de passagers par an, est au cœur de la stratégie d’accessibilité. Ce projet fera de Rabat le 3ᵉ hub aérien du pays, après Casablanca et Marrakech.
• Le développement de nouvelles lignes aériennes internationales est en cours, avec un objectif de 15 liaisons directes d’ici 2030.
• La mobilité interne est également une priorité : la ville poursuit l’amélioration du réseau tramway, du transport public et la promotion de la mobilité douce (marche, vélo, circuits piétons touristiques).
• L’un des projets emblématiques est le déploiement d’un bus touristique à impériale, qui permettra aux visiteurs de découvrir les principaux sites d’intérêt de Rabat à travers des circuits commentés, accessibles, pratiques et attractifs.
2. Qualité de l’accueil et signalétique
• Un plan d’amélioration de l’accueil touristique est en cours, ciblant les gares, l’aéroport, les médinas, les plages, les musées et les pôles hôteliers.
• Ce plan prévoit la mise en place de guichets d’information multilingues, une signalétique urbaine moderne et cohérente, et la digitalisation des supports d’orientation (QR codes, cartes interactives, info en temps réel).
• Des dispositifs spécifiques seront mis en place pour l’accueil des groupes VIP, des délégations officielles et des visiteurs internationaux pendant les événements.
3. Expérience visiteur et hospitalité
• La formation des professionnels est un axe prioritaire, avec un objectif de plus de 1 000 personnes formées d’ici 2028 dans les métiers de l’accueil, du guidage, de la restauration et du service.
• L’amélioration de l’expérience passe aussi par l’usage du digital : outils de réservation en ligne, cartographie géolocalisée, informations multilingues, audioguides, etc.
• Enfin, les autorités travaillent à renforcer les standards de qualité dans les hôtels, restaurants, espaces publics et zones de forte fréquentation touristique.
L’objectif est clair : offrir aux visiteurs une expérience fluide, sécurisée, conviviale et immersive, à la hauteur des standards internationaux, et faire de Rabat une destination de référence au-delà de l’événement sportif.
-Selon vous, quels sont les défis majeurs à relever pour que Rabat devienne une destination touristique incontournable sur la carte mondiale ?
-Rabat possède des atouts indéniables pour devenir une destination touristique de premier plan : patrimoine classé à l’UNESCO, capitale culturelle et politique du royaume, offre balnéaire, nature, architecture contemporaine, gastronomie, art de vivre… Mais pour concrétiser cette ambition à l’échelle mondiale, plusieurs défis stratégiques doivent encore être relevés. Tout d’abord, celle de changer la perception internationale de Rabat : Aujourd’hui, Rabat souffre encore d’une image perçue comme principalement administrative.
Le premier défi est donc de faire émerger une nouvelle identité de destination, centrée sur la culture, la modernité, la nature, la sécurité et la qualité de vie. Il s’agit de passer du statut de ville “institutionnelle” à celui de capitale inspirante, humaine et vibrante, à l’image de ce qu’est réellement Rabat.
La capitale a un fort besoin d’amélioration de l’accessibilité aérienne. L’attractivité touristique passe aussi par l’accessibilité. Le chantier d’extension de l’aéroport Rabat-Salé est un pas décisif, mais il devra être accompagné d’une ouverture plus large aux compagnies internationales, d’une politique de promotion des lignes directes et d’une meilleure desserte interrégionale. L’objectif est d’atteindre 1 million de passagers à l’horizon 2030 et de faire de Rabat un point d’entrée compétitif par rapport à Marrakech ou Casablanca.
Il est nécessaire de structurer une offre touristique forte et cohérente. Le potentiel existe, mais il reste parfois dispersé. Le défi est de structurer une offre lisible, segmentée et commercialisable, avec des produits adaptés aux différentes clientèles (loisir, affaires, luxe, culture, sport, famille…). Cela implique la création de packages, la digitalisation de l’offre, et une coordination entre les opérateurs privés et les institutions.
Améliorer la qualité de service et la formation est aussi un défi majeur. L’hospitalité est un pilier de l’expérience touristique. Le renforcement de la formation continue, le développement d’une culture de service, et l’adoption de standards internationaux dans l’accueil, la restauration, l’accompagnement, et la propreté urbaine seront essentiels pour fidéliser les visiteurs.
Le défi restant est de renforcer la promotion et la présence sur les marchés internationaux. Rabat doit être plus visible. Cela implique une présence continue dans les salons professionnels, une stratégie digitale ciblée, une mobilisation d’ambassadeurs de la ville, et des campagnes créatives pour mettre en valeur sa singularité.
Ces défis sont à la fois techniques, organisationnels et symboliques. Mais ils sont à la hauteur du potentiel exceptionnel de Rabat. La Coupe du monde 2030 est une fenêtre stratégique pour accélérer cette transformation et inscrire durablement Rabat sur la carte des grandes capitales touristiques mondiales.
– Enfin, qu’aimeriez-vous que les visiteurs étrangers retiennent de leur passage à Rabat pendant la Coupe du monde 2030 ?
– Nous souhaitons que chaque visiteur reparte de Rabat avec un souvenir vivant, émotionnel et profond. Qu’il ne s’agisse pas seulement d’un match ou d’un séjour, mais d’une rencontre authentique avec une ville à dimension humaine, enracinée dans l’histoire et tournée vers l’avenir.
Nous voulons qu’ils retiennent que Rabat est une capitale élégante et accueillante, qui conjugue patrimoine et modernité ; Une ville ouverte, tolérante, cosmopolite, au carrefour des cultures arabe, andalouse et africaine ; Une destination calme, inspirante, sûre et verte, où il fait bon se promener, s’émerveiller, déguster, échanger et revenir.
Qu’ils se souviennent de l’hospitalité chaleureuse de ses habitants, de la beauté de ses paysages, de l’émotion d’un coucher de soleil sur le Bouregreg, du silence majestueux d’un monument, ou encore du goût d’un plat typique partagé dans une médina vivante.
Notre ambition, au-delà de l’événement sportif, est que Rabat marque les esprits, touche les cœurs et donne envie d’y revenir — et d’en parler. Que la Coupe du monde soit pour beaucoup une première visite… mais jamais une dernière.
Boom, bulle, correction : comment l’organisation de grands événements sportifs bouleverse l’immobilier
L’organisation d’événements sportifs d’envergure nécessite d’investir dans de nombreuses infrastructures routières, de transport, d’aménagement urbain qui vont profiter à la ville et au pays.
Cela suppose également d’accueillir un nombre important de visiteurs, que ce soit des personnes qui travaillent dans l’organisation de l’évènement, mais également les supporters pendant la durée de la manifestation sportive.
Dans un premier temps, cette organisation s’accompagne d’un impact économique majeur profitant au marché immobilier. L’évènement sportif permet à la ville et au pays de bénéficier d’une visibilité internationale, ce qui améliore son image et sa notoriété, contribuant à stimuler le tourisme par la suite.
Rappelez-vous, les Jeux olympiques de 1992 avaient complètement transformé Barcelone. Des quartiers entiers comme Poblenou ont été réhabilités, les infrastructures de transport modernisées, et le littoral réaménagé. Les prix de l’immobilier ont fortement augmenté dans les zones rénovées.
L’effet sur l’immobilier repose sur l’intégration des infrastructures à long terme. À Athènes, certaines infrastructures n’ont plus été utilisées après les Jeux olympiques de 2004. Cette ville a connu une hausse des prix dans les années précédant les jeux. S’en est ensuivi un effondrement progressif lié à la crise économique de 2008, renforcé par les dettes liées à l’organisation.
De puissants catalyseurs
Les grands événements sportifs sont des catalyseurs puissants de transformation urbaine. Cependant, leur effet sur l’immobilier dépend fortement de la planification à long terme, de l’intégration des infrastructures dans la vie locale et de la capacité à éviter les dérives spéculatives. L’histoire des villes européennes montre que ces événements peuvent autant revitaliser un territoire que laisser derrière eux des crises immobilières.
Plus récemment, lors de la dernière Coupe du monde à Doha, la ville a connu une flambée des loyers et des prix de vente.
Le pays avait toutefois opté pour la mise à disposition de logements temporaires, évitant une construction excessive. Doha a ainsi pu pallier la baisse de l’offre qui aurait pu contribuer à l’effondrement des prix de vente.
Comment expliquer la hausse des prix ?
Les pays hôtes d’événements sportifs d’envergure suivent un cycle classique sur les marchés. Une fois l’événement sportif annoncé, la ville connaît progressivement une augmentation des prix de vente qui s’explique par plusieurs mécanismes psychologiques et économiques, souvent liés à la spéculation anticipée.
Dans un premier temps, l’arrivée massive de touristes et de travailleurs, le développement des infrastructures créent une anticipation d’une hausse de la demande future. Les propriétaires se disent alors « si je ne vends pas maintenant, je pourrai vendre encore plus cher plus tard », et augmentent le prix dès l’annonce.
Certains propriétaires cherchent à profiter de l’effet médiatique ou de la tension sur le marché pour vendre « au bon moment », quand les prix semblent grimper. C’est un phénomène proche de la bulle immobilière, où le prix ne reflète plus la valeur réelle du bien, mais les attentes de gains futurs.
D’ailleurs, quand quelques biens augmentent leurs prix dans un secteur, les autres suivent, même sans justification réelle. Ce comportement mimétique incite le marché à s’emballer, surtout dans les quartiers proches des infrastructures sportives (stades, villages olympiques, etc.).
L’annonce d’un événement sportif agit comme un signal économique et émotionnel fort, déclenchant des attentes de plus-value, un effet de rareté (même artificiel) et une vague de comportements spéculatifs.
Une fois l’événement passé, le marché immobilier procède toujours à une correction. La demande diminue, les loyers baissent et les volumes et valeurs de transactions également. Cette situation s’explique par une offre excédentaire résultant de la frénésie de construction liée à l’évènement sportif et de la spéculation effrénée que connaît le marché sur une très courte période sans véritable fondement économique structurel.
Mondial féminin de foot 2039 : une candidature Maroc-Espagne-Portugal à l’étude
Alors que les hôtes intéressés devaient se faire connaître « au premier trimestre », selon les documents de la FIFA, « nous avons reçu un dossier valide pour 2035« , a expliqué le patron du football mondial en ouverture du 49ᵉ congrès de l’UEFA à Belgrade.
La seule « candidature valide » pour 2035 vient « d’Europe, des nations d’origine » du football, selon Gianni Infantino, une périphrase désignant le dossier officialisé par les fédérations d’Angleterre, d’Irlande du Nord, d’Écosse et du Pays de Galles.
Le projet de coorganisation Maroc-Espagne-Portugal n’a pas été évoqué. Dans un communiqué publié ce jeudi 3 avril, la Fédération portugaise de football (FPF) a annoncé être en pourparlers avec la Fédération royale espagnole de football et la Fédération royale marocaine de football (FRMF) en vue de présenter une candidature commune pour accueillir la Coupe du monde prévue en 2039.
En mars dernier, le président de la Fédération royale espagnole de football, Rafael Louzán, avait déclaré que l’Espagne « voulait accueillir le Mondial féminin en 2035, avec le Portugal et le Maroc ».
Les sources marocaines de haut niveau que nous avions contactées après la déclaration espagnole n’avaient ni confirmé ni infirmé cette déclaration.
La FIFA désignera officiellement l’hôte (ou les hôtes) des Coupes du monde 2031 et 2035 lors de son 76ᵉ congrès, prévu au deuxième trimestre de 2026. Les fédérations membres auront jusqu’au 5 mai 2025 pour présenter officiellement leur candidature.
Protéger les données personnelles : l’autre défi du Mondial 2030
Pour le Maroc, l’organisation (conjointe) de la Coupe du monde 2030 recèle des défis qui ne se limitent pas uniquement à la qualité des infrastructures. La validation du dossier marocain s’est jouée sur d’autres critères, parfois méconnus du grand public. La protection des données personnelles fait partie de ces enjeux sur lesquels le Maroc sera fortement sollicité et scruté.
Comment garantir la sécurité des données liées aux énormes flux de personnes attendues pour l’un des plus grands événements mondiaux ?
« La protection des données à caractère personnel est une valeur importante liée aux citoyens et aux spectateurs », nous avait lancé, en octobre, Omar Seghrouchni, président de la CNDP. « Nous avons répondu aux informations qui nous ont été demandées par la Fédération royale marocaine de football (FRMF) », a-t-il ajouté pudiquement dans la même interview.
En réalité, la question a fait l’objet d’un traitement spécifique, visant à renforcer l’offre marocaine auprès de la FIFA. « La FRMF a procédé à des déclarations et demandes d’autorisation auprès de la CNDP, ce qui a permis au Royaume d’être jugé positivement sur ce volet dans le dossier de candidature », rapporte une source.
Dans ces démarches, le département de Fouzi Lekjaa a été accompagné par la branche marocaine de Fidaroc Grant Thornton, une multinationale spécialisée dans l’audit, le conseil et la fiscalité. Cette information a été révélée par cette même firme via sa page LinkedIn. L’équipe juridique était dirigée par l’avocat Moulay El Amine El Hammoumi Idrissi (anciennement chez Allen & Overy), assisté de Othmane Tazi.
« Toutes les personnes qui viendront en 2023 doivent être assurées que leurs données seront bien protégées. Il était donc nécessaire que le dossier de candidature soit en conformité avec la réglementation applicable en la matière », explique ce spécialiste sollicité par Médias24.
Concrètement, la FIFA devait notamment examiner la conformité de la fédération avec le traitement des données personnelles des membres du comité de candidature d’une part, pour le BID et, d’autre part, les engagements futurs en relation avec l’événement. Sur ce deuxième point, il s’agit précisément des données du public, des joueurs, des fédérations, des membres des différents staffs, des officiels, etc.
« La protection des données prendra tout son sens si le Maroc venait à développer une application similaire à ‘Hayya’, utilisée lors du Mondial 2022 au Qatar, notamment au regard des exigences du Règlement général sur la protection des données qui s’applique en Europe de manière extra-territoriale.
Cela inclut les visiteurs en Espagne et au Portugal, ainsi que les visiteurs européens dans le Royaume », préconise notre spécialiste.
Selon nos informations, les organisateurs examinent effectivement la possibilité de déployer une version marocaine de cette application. Mais, pour l’heure, elle n’a ni été développée ni validée.
En 2022, l’application ‘Hayya’ a été un élément clé de l’organisation logistique et de la gestion des spectateurs tout au long de la Coupe du monde au Qatar. Elle a servi de plateforme centrale pour les spectateurs et les participants, offrant des fonctionnalités telles que l’achat de billets, la gestion des transports, l’accès aux stades, ainsi que des informations sur la santé et la sécurité.
Elle a également permis de collecter et de gérer les données personnelles des utilisateurs, dans le respect des protocoles sanitaires et des exigences de sécurité liées à l’événement.
Futsal. Les Lions de l’Atlas dominent l’Iran et se qualifient pour un choc en quart de finale contre le Brésil
Les Lions de l’Atlas ont brillamment surclassé l’équipe iranienne, classée 4e mondiale, dans un match palpitant dont le dénouement s’est joué dans les toutes dernières secondes.
Les Iraniens ont ouvert le score par Mohammadhossein Derakhshani à la 4e minute de jeu. Le Maroc n’a pas tardé à remettre les pendules à l’heure par le biais de Khalid Bouzid (7e). Un but contre son propre camp de Alireza Rafieipour a donné l’avantage au Cinq national à la 11e minute. Soufiane El Mesrar (17e) et Idriss Raiss El Fenni (20e) ont triplé et quadruplé la mise.
Dès l’entame de la seconde période, Hossein Taybi (21e) et Moslem Oladghobad (22è) ont réduit l’écart à un but pour l’Iran, maintenu par les Lions de l’Atlas jusqu’à la fin de la rencontre.
Le Maroc affrontera désormais la sélection brésilienne, numéro un mondial, en quart de finale ce dimanche 29 septembre à 13h30.
Grand Stade de Tanger : les travaux d’aménagement extérieur confiés au groupement STAM-IGASER
Ce marché a été attribué le 24 septembre et officialisé le 25 du même mois par l’antenne régionale de l’Agence nationale d’exécution des projets (ANEP, rattachée au ministère de l’Equipement et de l’eau).
Il a été remporté par le groupement STAM (Société des travaux agricoles marocains) et IGASER, une entreprise de génie civile basée à El Jadida.
Le coût de ce marché a été fixé à un peu plus de 200,8 millions de DH.
Aziz Akhannouch s’entretient à New York avec le président de la FIFA
Dans une déclaration à la presse à l’issue de cette rencontre, tenue en marge de la 79e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, M. Infantino s’est réjoui des projets en cours dans les différentes villes du Royaume, se disant “sûr que le Maroc sera un hôte magnifique”.
À cet égard, le président de la FIFA a exprimé ses remerciements au Roi Mohammed VI, “un passionné du football, comme tous les Marocains”, pour tout ce qu’il fait “pour notre sport, et pour le sport de tous les Marocains, le football”.
Rappelant que la décision du congrès de la FIFA concernant la Coupe du Monde 2030 est attendue au mois de décembre prochain, M. Infantino a indiqué que “suite à mes discussions, et comme on connaît le Maroc, pays de football, tout est prêt”.
“On va accueillir le monde chez nous au Maroc. C’est pour ça qu’on se réjouit déjà. De beaux projets, de beaux stades, des villes magnifiques, des gens qui vont accueillir tout le monde”, a dit le président de la FIFA.
Plus tôt dans la journée, Aziz Akhannouch a eu des entretiens avec le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.
L’organisation conjointe de la Coupe du Monde 2030 a été au centre des discussions, qui ont également porté sur les moyens de raffermir davantage les relations entre Rabat et Madrid, ainsi que sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun.
Un placer volver a reunirme con el primer ministro de Marruecos, Aziz Akhannouch, con quien hemos repasado el magnífico estado de las relaciones bilaterales, las mejores en décadas.
Hemos abordado la gestión de flujos migratorios y la apuesta por una migración ordenada y segura.… pic.twitter.com/rKJ1UeqxNA
Mondial féminin U20 : le Maroc dans le groupe C avec l’Espagne, les Etats-Unis et le Paraguay
Le groupe C comprend l’Espagne (tenante du titre), les Etats-Unis (triple vainqueur de l’épreuve) et le Paraguay, selon le tirage au sort effectué mercredi 5 juin à Bogotá.
La sélection nationale féminine de football U20 avait signé, en janvier dernier, une qualification historique à la Coupe du monde U20. Malgré sa défaite au match retour du quatrième et dernier tour des éliminatoires africaines du Mondial Colombie-2024 face à son homologue éthiopienne, l’équipe du Maroc a arraché la qualification grâce à sa précieuse victoire (2-0) en aller, au stade El Abdi à El Jadida.
Voici, par ailleurs, la composition des six groupes :
Groupe A : Colombie, Australie, Cameroun, Mexique
Groupe B : France, Canada, Brésil, Fidji
Groupe C : Espagne, États-Unis, Paraguay, Maroc
Groupe D : Allemagne, Venezuela, Nigeria, République de Corée
Groupe E : Japon, Nouvelle-Zélande, Ghana, Autriche
Groupe F : Corée du Nord, Argentine, Costa Rica, Pays-Bas.
U17. Maroc-Algérie : à quelle heure et sur quelle chaîne
Le match Maroc-Algérie sera retransmis en direct sur la chaîne Arryadia à partir de 20 h.
Lors du tour ayant précédé ces éliminatoires, la sélection nationale féminine U17 avait pris le meilleur sur son homologue du Niger, en s’imposant (11-0) à l’aller et au retour.
Le Mondial féminin U17-2024 aura lieu en République Dominicaine du 16 octobre au 3 novembre prochains. Les sélections qualifiées de la zone Afrique seront connues à l’issue du quatrième et dernier tour en juin prochain.