La plateforme de création d’entreprises en ligne enfin généralisée

Cette plateforme électronique constitue une interface unique pour toutes les démarches requises pour la création d’entreprises, auprès des administrations et organismes concernés, à savoir l’OMPIC, le ministère de la Justice à travers les tribunaux chargés des registres locaux du commerce, le Secrétariat général du gouvernement à travers l’imprimerie officielle, la Direction générale des impôts (DGI) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), précise un communiqué de l’OMPIC.

Et de rappeler que le lancement du projet de création des entreprises par voie électronique a été mené de façon progressive, notant que sa mise en œuvre a été précédée, en février 2023, d’une phase pilote qui a concerné en premier lieu la ville de Rabat et les professionnels concernés (notaires, avocats, experts-comptables et comptables agréés) pour être étendue en 2024 à Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger, Fès, Oujda, Laayoune, Beni Mellal et Dakhla avant d’être généralisée à toutes les villes du Royaume.

Depuis son lancement, plus de 12.000 entreprises ont été créées électroniquement via cette plateforme et plus de 2.400 professionnels se sont inscrits en vue d’utiliser les services fournis, fait savoir la même source.

Ce projet s’est accompagné d’une réforme importante du cadre juridique relatif à la création et à l’accompagnement des entreprises par voie électronique, articulée autour de trois lois, de deux décrets et de deux arrêtés.

OMPIC : plus de 31.400 entreprises créées à fin avril 2024

Ces entreprises se répartissent entre 22.856 personnes morales et 8.625 personnes physiques, indique l’OMPIC dans le tableau de bord général de son baromètre sur la création des entreprises.

La répartition sectorielle révèle une prédominance du commerce avec une part de 34,73%, suivi des services divers (19,23%), du bâtiment et travaux publics (BTP) et des activités immobilières (18,85%), des transports (8,14%), des industries (7,24%), des hôtels et restaurants (5,46%), du secteur des technologies de l’information et de la communication (2,68%), des activités financières (2,05%) et de l’agriculture et pêche (1,61%).

Par région, Casablanca-Settat domine le classement avec 9.714 entreprises créées à fin avril dernier, devant Tanger-Tétouan-Al Hoceima (4.596), Marrakech-Safi (3.639), Rabat-Salé-Kénitra (3.607), Fès-Meknès (2.219), Souss-Massa (2.096), l’Oriental (1.882), Laâyoune-Sakia El Hamra (1.283), Béni Mellal-Khénifra (927), Drâa-Tafilalet (761), Dakhla-Oued Ed-Dahab (513) et Guelmim-Oued Noun (244).

Quant à la répartition par forme juridique, la société à responsabilité limitée à associé unique (SARLAU) arrive en première position avec une part de 65,3% des entreprises créées, suivie de la société à responsabilité limitée (SARL) avec 34,1%, et de la société anonyme (SA) avec 0,2%.

https://medias24.com/2024/03/27/ompic-pres-de-7-000-entreprises-creees-a-fin-janvier-2024/

Création d’entreprises par voie électronique : voici les dispositions du projet de décret

Trois textes étaient à l’ordre du jour du Conseil de gouvernement ce jeudi. Deux ont été approuvés, contrairement au troisième, relatif aux modalités de création d’entreprises par voie électronique, qui a seulement été examiné par les membres du gouvernement.

Ce projet de décret sera rediscuté lors d’une réunion prévue avec les parties prenantes, qui sera présidée par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch. Au moment de la publication de cet article, la date de cette rencontre n’avait pas encore été dévoilée. Mais selon nos informations, il y a consensus sur le contenu de ce texte.

Un texte en application de la loi 88.17

Constitué de 5 chapitres et de 22 articles, ce projet de décret entre dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de la loi 88.17, relative à la création et à l’accompagnement d’entreprises par voie électronique, à travers le portail directentreprise.ma, créé à cet effet. Rappelons-le, ce texte est impatiemment attendu par le milieu professionnel, les décrets d’application de la loi ayant été annoncés pour janvier 2020.

Consulté par Médias24, ce projet de décret fixe les modalités et les procédures relatives à la création d’entreprises par voie électronique, notamment en ce qui concerne :

– le fonctionnement de la plateforme électronique dédiée à la création électronique d’entreprises et à leur suivi ;

– l’inclusion, via la plateforme électronique, des données relatives à la création électronique d’entreprises et à leur suivi ;

– le dépôt et le traitement des autorisations liées à la création d’entreprises par voie électronique et à leur suivi.

Ses principaux axes comprennent ainsi :

– la délivrance de certificats, de copies et d’extraits aux parties concernées par le biais de la plateforme électronique en remplissant le formulaire dédié à cet effet ;

– la définition de la composition de la Commission nationale de suivi et de coordination, ainsi que ses missions dans le suivi du processus de création d’entreprises par voie électronique et son rôle dans l’amélioration de la qualité des services fournis par la plateforme dédiée ;

– la création d’une cellule de vigilance permanente au sein de la Commission nationale de suivi et de coordination, chargée d’intervenir immédiatement pour traiter les cas urgents entravant le bon fonctionnement de la plateforme.

De plus, ce projet de décret énonce la liste des documents à joindre par différentes catégories via la plateforme électronique, ainsi que les modifications ultérieures qui peuvent être apportées par décision conjointe des administrations compétentes.

Comment fonctionne la plateforme électronique ?

Dans le détail, les modalités et les procédures fixées par ce texte concerne notamment :

– les procédures pour déclarer la création d’une entreprise ;

– la liste des documents à joindre à cette déclaration via la plateforme électronique ;

– les demandes d’inscription ultérieures et la façon de les déposer de manière électronique ;

– les procédures de demande des certificats et des extraits relatifs à la création d’entreprises, et de leur remise.

Le projet de décret détaille également le fonctionnement du portail électronique. Directentreprise, qui « adopte un système d’échange électronique d’informations, de données et de documents », permet aux demandeurs de création d’entreprises par voie électronique de « sauvegarder leurs données et documents pour compléter la procédure ou apporter des modifications à tout moment, sauf confirmation de cette demande, en respectant les conditions et délais prévus par les textes législatifs et réglementaires en vigueur ».

Elle met également à « la disposition des parties prenantes un guide pratique, notamment sur la manière d’y accéder et d’utiliser ses services. Un espace y est ainsi réservé aux professionnels afin de leur permettre de bénéficier des services qu’elle propose, notamment en ce qui concerne la gestion et le suivi des dossiers de leurs clients. Chaque administration ou entité compétente dispose de ce fait d’un compte spécifique lui permettant d’accéder à cette plateforme de manière sécurisée, et d’y traiter les demandes directement ou par le biais de ses propres systèmes informatiques ».

Et d’ajouter : « L’inclusion des données dans le formulaire électronique dédié à la création d’entreprises via cette plateforme, et leur accompagnement des documents requis, constituent une demande pour :

– obtenir un certificat négatif délivré par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) ;

– enregistrer les statuts de la société ou les règles de gestion de l’organisme d’administration économique ;

– s’inscrire au registre professionnel ;

– s’inscrire au registre de commerce ;

– faire une déclaration fiscale de création ;

– publication au Journal officiel ;

– adhérer à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

La demande d’autorisation de création d’entreprises se fait par voie électronique

Selon ce texte, la déclaration de création d’entreprises se fera désormais comme suit :

– la personne concernée, son mandataire disposant d’une procuration spéciale, ou un professionnel (notaire, avocat, expert-comptable ou encore comptable agréé) s’enregistre sur la plateforme électronique afin d’obtenir un compte utilisateur et un mot de passe ;

– le compte utilisateur est activé après la signature d’un engagement déposé sur la plateforme. Les modalités de dépôt diffèrent d’une catégorie à une autre ;

– la personne concernée, son mandataire ou le professionnel sélectionne la procédure requise et remplit le formulaire correspondant, qui doit être accompagné d’autres documents, selon le cas ;

– la personne concernée, son mandataire ou le professionnel peut compléter ou modifier les procédures de demande ultérieurement ;

– la personne concernée, son mandataire ou le professionnel s’acquitte des frais, des droits et des honoraires dus électroniquement, selon les textes légaux en vigueur, approuvés par l’OMPIC ;

– le demandeur reçoit ensuite un accusé de réception via cette plateforme, comprenant le nom, le prénom, le numéro de la carte nationale d’identité du déposant, le numéro, la date et l’heure de dépôt, ainsi que la liste des documents déposés et le montant versé.

Dès leur réception, chaque administration ou entité, dans son domaine de compétence, commence à traiter les demandes déposées via la plateforme électronique.

L’état de la demande peut être consulté sur cette plateforme, ainsi que le suivi des procédures qui y sont liées. De plus, toutes les notifications et correspondances relatives à cette demande sont envoyées par courrier électronique. Le demandeur est ainsi automatiquement informé de l’acceptation de sa demande, et peut également télécharger le certificat ou l’attestation selon le cas, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Si la demande déposée n’est pas complète, ce dernier est informé par courrier électronique des documents à fournir sous peine de rejet de sa demande. En cas de rejet, le demandeur est aussi informé par courrier électronique des raisons de ce rejet.

Toute demande de création d’entreprises par voie électronique est ainsi faite via la plateforme mentionnée. Après traitement de l’entité compétente, le demandeur reçoit électroniquement la version, l’extrait, le certificat ou le document requis qui doivent contenir un code de vérification permettant de vérifier l’exactitude des données qui y sont mentionnées.

La Commission nationale de suivi et de coordination, sa composition, ses fonctions

Ce décret définit par ailleurs la procédure de nomination des membres de la Commission nationale de suivi et de coordination, et son fonctionnement.

Les autorités responsables de la création d’entreprises et de leur suivi, représentées par cette Commission, sont les suivantes :

– le ministère de la Justice ;

– le Secrétariat général du gouvernement ;

– le ministère de l’Économie et des finances ;

– le ministère de l’Industrie et du commerce.

Chacune de ces autorités est représentée au sein de cette Commission par son directeur central ou par son délégué. Les établissements publics sont également représentés par leurs directeurs, tandis que le représentant de l’organisation professionnelle la plus représentative est sélectionné par le chef du gouvernement, sur proposition de l’organisation elle-même.

Cette commission se réunit sur convocation de son président au moins deux fois par an, ainsi qu’à chaque fois que nécessaire. Elle élabore son règlement intérieur qui précise l’organisation de ses travaux et les modalités de son fonctionnement, ainsi qu’un rapport annuel sur la création d’entreprises et leur suivi via la plateforme électronique, qu’elle transmet au chef du gouvernement avant la fin du mois de mars de l’année suivante.

Au sein de cette commission, une cellule de vigilance permanente est créée, qui fonctionne en continu et dont les missions sont définies conformément au règlement intérieur qui sera préparé. Elle intervient notamment de manière immédiate pour traiter les cas urgents entravant le fonctionnement normal de la plateforme électronique, en particulier en ce qui concerne l’exécution des procédures et le traitement des demandes.

Cette cellule est composée de représentants des secteurs gouvernementaux chargés de la Justice, du Secrétariat général du gouvernement, des Finances, et de l’OMPIC.

En plus de la cellule de vigilance permanente, la Commission nationale de suivi et de coordination peut créer des sous-commissions en fonction des besoins, notamment une commission chargée de surveiller et d’encadrer l’accès à la plateforme électronique.

Quelques exemple de documents requis

L’annexe de ce projet de décret détaille également les documents à déposer pour chaque catégorie pour chaque procédure. Cette liste peut être complétée ou modifiée par une décision conjointe du ministre de la Justice, du secrétaire général du gouvernement, du ministre de l’Economie et des finances et du ministre de l’Industrie et du commerce.

Prenons l’exemple des documents à fournir pour l’enregistrement initial des entrepreneurs individuels au registre de commerce :

– certification d’inscription au tableau de l’ordre professionnel soumis électroniquement via la plateforme électronique ;

– copie de la carte nationale d’identité pour les commerçants marocains ou de la carte d’enregistrement pour les étrangers résidant au Maroc, ou encore du passeport ou d’un document équivalent pour prouver la nationalité des étrangers non résidents ;

– attestation négative ne dépassant pas 90 jours en cas de choix d’un logo ou d’une dénomination commerciale ;

– copie de l’autorisation et/ou du diplôme ou certificat requis pour l’exercice de l’activité, le cas échéant ;

– copie de l’extrait du contrat contenant les informations financières pour les commerçants étrangers, le cas échéant ;

– l’autorisation accordée par le président du tribunal si le commerçant étranger est mineur au regard de la loi marocaine ;

– certificat de propriété ou copie du contrat de location signé conformément à la législation en vigueur et enregistré auprès de l’administration d’enregistrement, ou copie du contrat de domiciliation signé conformément à la législation en vigueur et enregistré auprès de l’administration d’enregistrement ou tout autre document prouvant la présence du local ;

– en cas de déclaration de l’adresse du domicile comme lieu d’exercice de l’activité, la personne concernée doit informer le propriétaire du local de son intention de le transformer en siège de son entreprise ;

– certificat de conformité des travaux auprès de l’ancien propriétaire ou de la structure d’origine du commerce dans le cas de l’acquisition, du partage, de la vente aux enchères, de la donation ou de la succession de la propriété commerciale.

Les documents communs à toutes les procédures sont les suivants :

– copie de la procuration, si nécessaire, signée conformément à la législation en vigueur et enregistrée auprès de l’administration d’enregistrement ;

– copie du document d’identification du mandataire, le cas échéant.

Entrée en vigueur

Ce texte entre en vigueur trois mois après sa publication au Bulletin officiel. Il remplacera ainsi le décret n° 2.02.350 approuvant le formulaire unique de création d’entreprises

Trois projets de décrets au menu du prochain Conseil de gouvernement

Au début de ses travaux, le Conseil examinera trois projets de décrets : le premier détermine les conditions de l’aptitude physique et du contrôle médical des marins-pêcheurs. Le second détermine les modalités et formalités de création d’entreprises en ligne, ainsi que de leur accompagnement, tandis que le troisième modifie et complète le décret relatif à l’attribution du titre de docteur honoris causa par les universités.

En sus, le Conseil examinera une convention de coopération judiciaire en matière civile, commerciale et administrative, signée entre le Royaume du Maroc et la République de Sierra Leone le 28 avril 2023 à Dakhla, ainsi que le projet de loi approuvant ladite convention, précise le communiqué.

À l’issue de ses travaux, le Conseil examinera des propositions de nomination à des fonctions supérieures.

Plus de 49.000 entreprises créées à fin juin 2023 (OMPIC)

Ces créations d’entreprises sont réparties entre les personnes morales (33.565) et les personnes physiques (15.580), apprend-on du tableau de bord général de l’OMPIC. La classification sectorielle des entreprises créées s’établit comme suit :

– Commerce (36,33%) ;

– Bâtiment et travaux publics (BTP) et activités immobilières (18,83%) ;

– Services divers (17,88%) ;

– Transports (8,11%) ; 

– Industries (7,10%) ;

– Hôtels et restaurants (6,19%) ;

– Technologies de l’information et de la communication (2,83%) ; 

– Agriculture et pêche (1,75%) ;

– Activités financières (0,98%).

Par forme juridique, 63,7% des entreprises créées sont des sociétés à responsabilité limitée à associé unique (SARLAU), 35,9% des sociétés à responsabilité limitée (SARL), 0,2% des sociétés anonymes (SA) et 0,1% des sociétés en nom collectif (SNC).

Par région, Casablanca-Settat accapare 14.272 créations, devançant les régions suivantes :

– Tanger-Tétouan-Al Hoceima (7.268) ; 

– Rabat-Salé-Kénitra (5.777) ; 

– Marrakech-Safi (4.887) ; 

– Fès-Meknès (3.507) ; 

– Souss-Massa (3.099) ;

– L’Oriental (3.046) ; 

– Laâyoune-Sakia El Hamra (2.491) ;

– Draâ-Tafilalet (1.619) ; 

– Béni Mellal-Khénifra (1.563) ; 

– Dakhla-Oued Ed-Dahab (1.193) ;

– Guelmim-Oued Noun (423).

6910 nouvelles sociétés créées au Maroc en janvier 2023

Ces entreprises se répartissent sur les personnes morales avec 4.409 unités et les personnes physiques (2.501), précise le tableau de bord général de l’OMPIC.

Ce tableau de bord fait état d’une domination du secteur du Commerce avec une part de 38,84%, suivi des services divers (17,35%), du bâtiment et travaux publics (BTP) et activités immobilières (16,76%), des transports (8,26%), des industries (7,12%), des hôtels et restaurants (6,01%), du secteur des technologies d’information et de communication (2,86%), de l’agriculture et pêche (1,81%) et des activités financières (0,99%).

Par forme juridique, les entreprises créées sont à 57,8% des sociétés à responsabilité limitée à associé unique (SARL-AU), 41,8% des SARL et à 0,3% des sociétés anonymes (SA). Par région, le tableau de bord fait ressortir que Casablanca-Settat a enregistré 2.065 créations, devant Tanger-Tetouan-Al Hoceima (1.077), Rabat-Salé-Kénitra (755), Marrakech-Safi (690), Fès-Meknès (471), Souss-Massa (458), l’Oriental (433), Laâyoune-Sakia El Hamra (330), Béni Mellal-Khénifra (209), Dakhla-Oued Ed-Dahab (177), Drâa-Tafilalet (174) et Guelmim-Oued-Noun (71).

(Avec MAP)

Lancement du portail national d’appui à la création et au développement d’entreprises

Le ministère de l’économie et des finances a lancé, ce jeudi 17 décembre, le Portail national d’appui à l’entreprenariat, baptisé  »Al Moukawala ». L’objectif principal est de faciliter l’accès à une information  »pertinente » à travers une plateforme électronique sous forme de  »guichet unique » accessible et adapté aux besoins des différentes cibles.

Plus précisément, le portail Al Moukawala a pour objectif d’informer, à distance, les entrepreneurs et potentiels entrepreneurs sur les différents outils qui leur sont dédiés.  »Le portail a été conçu pour constituer un guichet unique des instruments d’appuis publics pour les entreprises, afin de renforcer la visibilité et la communication dans les différentes régions du Royaume, en particulier auprès des jeunes porteurs de projet, des entrepreneurs et des autres parties prenantes de l’écosystème entrepreneurial », a déclaré Hicham Talby, chef de la division du financement sectoriel et de l’inclusion financière au ministère de l’Économie et des finances.

La conception du portail a été faite de façon à  »mettre l’utilisateur au centre des préoccupations grâce à un parcours optimisé ». En trois mots, la plateforme se veut  »intégrale, simple et pertinente », selon Hicham Talby. Elle se décompose sous la forme d’un site web, d’une application mobile et d’un recueil.

Un portail, quatre étapes

Le parcours se décompose quant à lui en quatre étapes : une fois sur le site, l’utilisateur sélectionne d’abord son profil : TPE, PME, start-up, porteur de projet, autoentrepreneur, exploitant agricole ou personne physique. Dans un second temps, il sélectionne son cycle de vie : projet de création d’entreprise, création d’entreprise, démarrage de l’activité, exploitation et développement/croissance. Puis ses besoins : investissement, ressources humaines, production, import/export et internationalisation, innovation/technologie/R&D et environnement et développement durable. Enfin, dans un quatrième et dernier temps, l’utilisateur du portail doit renseigner quelques informations complémentaires dans le cadre d’une recherche avancée : âge de l’entreprise, forme juridique, secteur d’activité, chiffre d’affaires.

Passé ces quatre étapes, le portail met à disposition des options en fonction du profil, du cycle de vie et des besoins de l’entreprise déjà créée ou sur le point de l’être. Ces options concernent les offres de subventions, de garanties ou de prêts, ainsi que celles mises en place par l’État, les avantages fiscaux et les procédures douanières, ainsi que le domaine foncier. Une foire aux questions et un glossaire sont également disponibles sur le site, pour familiariser les porteurs de projets et entrepreneurs au jargon de l’entreprenariat.

Des instruments existants mais méconnus

Hicham Talby est parti d’un un constat récurrent qui ressort des différentes études et enquêtes en matière d’entreprenariat et de politiques publiques :  »Les porteurs de projets et plus largement les différentes catégories ciblées par les programmes d’appui à l’entreprenariat ont des connaissances limitées sur les différents instruments et mesures d’appui à l’entreprise. Nous recensons au moins une centaine d’instruments de ce genre mais ces informations ne sont pas accessibles aux personnes cibles. L’entreprenariat est un écosystème assez compliqué, marqué par une multitude d’intervenants qui fait qu’un jeune entrepreneur ou même un entrepreneur avéré se retrouve souvent perdu. »

 »Malgré l’existence d’une variété de mesures, celles-ci demeurent globalement méconnues par certaines entreprises et cantonnées à certaines régions, ce qui affecte l’atteinte des objectifs de développement qui sont à la base de leur mise en place », a-t-il également souligné.

Les certificats délivrés aux entreprises de BTP prolongés pour six mois

L’agrément des bureaux d’études dont la date de validité a expiré ou expire entre le 20 mars et le 30 novembre 2020, est également concerné.

Cette prolongation ne s’applique pas aux entreprises, laboratoires et bureaux d’études dont les dossiers ont été traités par les commissions et dont les certificats y afférents ont été émis avant la publication de ce communiqué.

« Les certificats concernés par cette prolongation ne peuvent pas être présentés aux appels d’offres ouverts avant la publication de ce communiqué », précise le département. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des mesures préventives visant à limiter la propagation de la pandémie de Covid-19 pour assurer la sécurité des fonctionnaires du ministère et des usagers.

(MAP)

La recherche et développement, clé de voûte de l’entrepreneuriat de demain

Le Maroc de demain ne se construira pas sans un solide appui à l’innovation et à la recherche et développement. C’est le message porté par les quatre intervenants d’une webconférence organisée mardi 9 juin par le groupe X-Maroc, l’Association marocaine des anciens élèves de l’École polytechnique.

Pendant deux heures, Nadia Fassi-Fihri, présidente-directrice générale du groupe Inwi, Mohamed Mamoune Bouhdoud, ingénieur et ancien ministre délégué aux Petites entreprises et à l’intégration du secteur informel, Hicham El Habti, secrétaire général adjoint du groupe OCP et secrétaire général de l’université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), et Ismail Douiri, directeur général d’Attijariwafa bank, tous anciens élèves de l’École polytechnique, ont souligné l’importance de développer l’innovation et la recherche et développement (R&D) au Maroc et appelé à lever les freins auxquels se heurte encore cette composante.

Pas assez de doctorants et d’universités

Avec un premier chiffre, qui donne le ton : le royaume consacre environ 0.65% du PIB à la R&D et dénombre moins de 2.000 doctorants lauréats chaque année, toutes disciplines confondues, selon les chiffres communiqués par Hicham El Habti.  »Il faut augmenter la part de doctorants et susciter chez eux de l’intérêt. Comment ? En revoyant à la hausse leur salaire et en leur attribuant une bourse doctorale afin de faire de la recherche et rien que de la recherche, car les doctorants au Maroc sont nombreux à faire autre chose en parallèle et à abandonner leurs travaux en cours de route », a rappelé Hicham El Habti.

Ce dernier a également appelé à augmenter le nombre d’universités au Maroc, 25 actuellement, qu’il imagine comme des viviers de chercheurs-entrepreneurs. Car au-delà du volet R&D, c’est surtout en faveur du développement de l’entrepreneuriat que ces quatre intervenants ont plaidé, qu’ils jugent nécessaire de conjuguer à la recherche.  »Il faut développer une mentalité de chercheurs-entrepreneurs ; il faut oser intéresser les chercheurs pour détenir des parts dans les entreprises qu’ils auront développées à partir de leurs innovations. Les universités et les entreprises ont tout intérêt à les accompagner ; les bureaux de transferts technologiques et les incubateurs ont toute leur place au sein des universités », a encore déclaré Hicham El Habti.

Pour Nadia Fassi-Fihri,  »la résilience d’une entreprise, c’est sa capacité à encaisser les chocs, à surmonter les conséquences d’évènements graves, à se réinventer… » Et la R&D a tout un rôle à jouer pour donner un coup d’impulsion aux entreprises marocaines, parfois assommées par la lourdeur administrative :  »S’il n’a pas autour de lui des personnes de qualité, une administration réactive, un accès aux financements, le meilleur entrepreneur du monde n’ira pas loin. Si on veut encourager l’entrepreneuriat, il faut mettre en place toutes les mesures pour pouvoir avancer ; on ne pourra pas avoir un potentiel énorme sur le front entrepreneurial tant qu’on aura des signatures à légaliser », a tranché Mohamed Mamoune Bouhdoud.

Hub régional

Ismail Douiri, lui, voit plus loin encore en suggérant de faire du Maroc un hub régional en matière d’innovation et de R&D :  »Un hub, c’est un nœud, une intersection, des rencontres. Cela implique qu’il y ait un centre et une périphérie ; une concentration autour de ce centre et des interactions avec la périphérie. »

Encore faut-il que le Maroc lui-même voit grand, même s’il ne dispose pas des mêmes moyens que les mastodontes américains ou japonais. Pour Ismail Douiri, la question ne se pose pas en termes de moyens, mais d’orientation de ces moyens.  »Cette notion de hub régional est née au sein des pays de l’OCDE. Nous, Marocains, avons tendance à avoir un complexe d’infériorité en se disant que jamais nous n’atteindrons la taille ou l’efficacité de la France, sans parler des Etats-Unis et du Japon. Eh bien non ! Au Maroc, la part du PIB dédiée à la R&D était de 0.8% en 2017 ; c’est plus que beaucoup d’États américains, mais bien sûr moins que d’autres », a relevé le directeur général d’Attijariwafa bank.

Ce dernier de poursuivre sa comparaison :  »Si on observe la dispersion de cette mesure à l’intérieur même des Etats-Unis, la part du PIB consacrée à la R&D dans certains États est inférieure à 0.3%, tandis qu’elle atteint 7% au Nouveau-Mexique. Ce dernier possède trois laboratoires et trois universités qui concentrent l’essentiel de la recherche américaine en matière d’armement et d’aérospatial. Ils ont été créés pour des raisons bien précises et ont été pérennisés : par exemple, les Laboratoires Sandia ont été fondés dans les années 1940 pour le développement d’armes nucléaires et sont désormais axés sur la sécurité et les systèmes de défense notamment. »

L’émergence d’un hub régional est aussi conditionnée par la fructification de ses matières premières, à savoir les ressources humaines, le financement et la connaissance, le savoir.  »Les ressources humaines qualifiées doivent pouvoir se fixer à un endroit propice à leur travail et à leur épanouissement personnel. Il faut choisir des lieux de concentration pour ces ressources humaines, qui répondent à leurs attentes », estime Ismail Douiri.

L’enjeu est aussi de pérenniser les financements, qu’ils soient publics ou privés.  »Des pays voisins pourraient-ils financer des travaux de recherche et développement basés au Maroc ? Pour l’instant, on en voit très peu. En Europe, on en voit beaucoup. La recherche et développement, c’est avant tout un investissement ; ce n’est pas une dépense. Le développement du financement de la recherche privée est étroitement lié au processus d’accueil des investissements directs étrangers. Les efforts de promotion des IDE doivent automatiquement être liés à des facteurs de type création d’emploi et renforcement des capacités de R&D dans le pays. »

Enfin, il ne sert à rien d’être un chercheur isolé ; il faut être reconnu et pouvoir être publié, insiste Ismail Douiri.  »Pour ça, il faut que des universités de rattachement aient un domaine d’excellence connu et des chercheurs reconnus qui puissent devenir des parrains sur certains thèmes. Ils ne sont pas forcément de nationalité marocaine ; il suffit de les avoir chez nous. Le retour au pays de nos chercheurs est important, afin de faire d’eux des têtes de liste capables de chapeauter les chercheurs et de leur permettre de publier leurs travaux, de rencontrer d’autres chercheurs dans leurs domaines. »

Tribunal de commerce de Casablanca : reprise sous le signe de la digitalisation

Annoncée il y a quelques semaines dans nos colonnes, la reprise de l’activité du tribunal de commerce est placée sous le thème de la digitalisation. Celle-ci est considérée comme étant « un mécanisme fondamental pour gérer l’après confinement ».

Le tribunal a mis en place un programme d’orientation du travail judiciaire et administratif. Ce programme comporte deux grands axes : celui de la digitalisation des procédures judiciaires et administratives et celui de la digitalisation du registre de commerce et ses services.

Le premier concerne l’exploitation des portails électroniques pour les échanges entre les greffes et les professionnels (avocats et huissiers) d’une part, ainsi qu’entre les magistrats et greffes d’autre part.

Le portail dédié aux avocats leur permet entre autres de déposer des requêtes et d’y joindre des documents, d’échanger des mémoires ou encore de procéder à des paiements électroniques.

Les huissiers de justice ont aussi accès à un portail qui permet de procéder à la notification électronique des convocations aux audiences.

Une source autorisée au tribunal de commerce de Casablanca indique que cette plateforme sera prochainement développée pour permettre la notification électronique des ordonnances et des jugements.

Création d’entreprises : le dépôt des demandes à distance

La création des entreprises en ligne est désormais possible, assure-t-on. A défaut d’avoir une plateforme dédiée à ce service, le tribunal de commerce de Casablanca a créé des adresses e-mail pour débloquer la situation.

« Pendant le confinement, les intéressés se déplaçaient au tribunal et nous ne traitions que les cas d’urgence. Désormais, ce service est opérationnel et accessible à tous », déclare la même source.  

Le dépôt des formalités légales d’immatriculation peut se faire via les adresses électroniques suivantes :

>> Pour les sociétés : immatriculation.ste@gmail.com

>> Pour les commerçants: immatriculation.pp@gmail.com

Le dépôt des formalités légales de modification ou de radiation peut être effectué à travers les adresses e-mails suivantes : 

>> Pour les sociétés : modification.ste@gmail.com 

>> Pour les commerçants : modification.pp@gmail.com 

Lorsque le dossier est accepté, le déposant recevra une invitation par e-mail pour présenter les documents originaux au tribunal. Il devra également procéder au paiement de la taxe judiciaire prévue par la loi pour finaliser sa demande. 

Par ailleurs, en attendant une dématérialisation générale pour couvrir toutes les formalités, le tribunal de commerce de la capitale économique continue à assurer les services en ligne relatif au dépôt des états de synthèse ainsi que les demandes de certificats du registre de commerce.

« Depuis la création des services de demande de certificats en ligne en 2016 et jusqu’au 2 juin 2020, nous avons délivré 51.068 certificats, tous signés et payés électroniquement. Pendant le confinement 13.443 certificats ont été délivrés à distance. Durant ces 4 dernières années, 20.866 dépôts de bilan ont été effectués en ligne, dont 752 pendant la période de confinement », précise la même source.

Difficultés de l’entreprise : les dossiers gérés à distance

Compte tenu des effets de la pandémie sur l’économie, la situation de certaines entreprises va les pousser à recourir aux dispositions du livre V du Code de commerce, relatif aux difficultés de l’entreprise.

Conscients de la quantité de dossiers et donc de l’afflux des citoyens auquel seront exposés les services du tribunal, des adresses électroniques ont été créées pour gérer à distance ce type de dossiers.

Les intéressés pourront communiquer et prendre rendez-vous avec experts, juges commissaires, et syndics du tribunal à travers les adresses électroniques suivantes :

 >> Pour les experts: expertise.tccasablanca.ma@gmail.com

>> Pour les juges commissaires: 

– bouhamria.jugcom.tccasa@gmail.com

– salim.jugcom.tccasa@gmail.com

– jaliby.jugcom.tccasa@gmail.com

>> Pour les syndics du Tribunal: 

– elamraoui.syndic.tccasa@gmail.com

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TGV. Etat des lieux.

Il ne sert à rien de fouiller dans le site d’information dédié par l’ONCF à la Ligne grande vitesse Tager-Rabat, pour s’enquérir de l’état d’avancement du projet.

En fait, il n’y a aucun canal de communication mis en place pour garder l’opinion publique informée sur un TGV qui a pourtant suscité beaucoup de polémique.

Tout ce qu’on sait, c’est que certains aspects techniques et juridiques liés notamment aux opérations d’expropriation ont retardé certains chantiers. Un retard global d’un an, faisant passer le délai de livraison de la ligne de fin 2015 à fin 2016.

Les 12 rames fabriquées par Alstom attendent toujours dans les entrepôts de la multinationale française à Belfort, à cause de retards dans la livraison de l’atelier de maintenance, qui devait être mis en place à Tanger.

Des sources de Médias 24 affirment que Alstom est même en train de facturer les frais d’entreposage du matériel roulant, déjà prêt. Il nous a été impossible de confirmer cette information auprès de l’ONCF.
L’atelier de maintenance devait être prêt, selon le rétroplanning du TGV élaboré par Alstom et la SNCF, en mars 2014. Contacté par Médias 24, un cadre de TGCC qui construit l’atelier aux côtés de JET ALU, a affirmé que le matériel roulant va commencer à être réceptionné dès le début 2015, “Après l’assemblage et l’installation de chaque rame, il faudra prévoir 2 mois avant d’assembler la suivante” affirme notre source. A ce rythme, on aura besoin de 24 mois pour que le matériel roulant soit opérationnel et prêt aux derniers tests…

(O.R.)


 

Parlement, le projet de loi organique sur les commissions d’enquête fustigé par le PAM

Parmi les points soulevés par le parlementaire de l’opposition, Abdelatif Wahbi, on retrouve le défaut de respect de la confidentialité des commissions travaillant sur la collecte d’informations relatives à la Défense et la Sécurité nationales. Il souligne par ailleurs le non respect du principe de l’indépendance des pouvoirs entre le judiciaire et le législatif.

Premier point. Il annonce d’emblée que le projet de loi organique sur les commissions d’enquêtes parlementaires est en contradiction avec la constitution. L’article 68 du texte fondamental stipule la confidentialité des réunions des commissions d’enquête. Et que la diffusion des informations ne peut se réaliser qu’exceptionnellement. Et ce à la demande des certaines personnes désignées par le règlement intérieur du parlement.

Il fait référence à une réunion d’une commission parlementaire durant laquelle étaient présentes des personnes étrangères à la commission, dont ni le titre, ni les fonctions ne justifiaient la présence.

Deuxième point. Selon Abdelatif Wahbi, la disposition 9 du projet de loi organique sur les commissions d’enquêtes parlementaires est en violation avec les articles 53 et 54 de la Constitution. L’article 9 de la loi organique énonce que les commissions d’enquête portant sur des informations relatives à la Défense et à la sécurité nationale peuvent en référer au chef du gouvernement. Quant à l’article 54 de la constitution, il accorde cette option au haut conseil de la sécurité, devant être créé, qui se doit de gérer les situations de crise et veiller à la bonne gouvernance sécuritaire.

L’article 9 de la loi organique contredit également la disposition 53 de la Constitution. Laquelle disposition attribue au Roi la qualité de chef suprême des forces armées royales, FAR, aussi lui revient la prérogative de statuer sur les questions de défense nationale. Aussi selon M. Wahbi, l’article 9 s’inscrit en porte à faux avec les deux dispositions de la constitution sur la base des conséquences juridiques pouvant en découler.

Troisième point. Les articles 16 et 17 du projet de loi organique sur les commissions d’enquêtes parlementaires sont contradictoires avec les dispositions 107, 109 et 119 de la constitution. L’article 16 de la loi organique pose que le président de la commission peut présenter le rapport d’enquête, le déposer auprès du bureau de la commission ou encore le transférer à la justice. L’article 17 de la loi organique et ce en conformité avec l’article 67 de la Constitution, prévoit un délai de deux semaines pour que le rapport soit discuté en séance plénière.

Toutefois, l’article 1 du texte fondamental pose le principe de l’indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir législatif. Aussi, la discussion en plénière porte préjudice au travail d’enquête du parquet. Ce dernier dispose de prérogatives sur la recherche et l’enquête qui reposent sur le secret de l’instruction.

De même, les conséquences touchent aux droits des parties et à la présomption d’innocence. Les politiques n’ont plus droit aux commentaires quand la justice se saisit d’une affaire. Par conséquent, l’article 19 du projet de loi organique qui vise l’audience publique viole la séparation des pouvoirs consacrée par l’article 109 de la constitution. Ce dernier interdit l'ingérence dans les affaires devant la justice.

M. Wahbi prend le cas du renvoi d’un rapport devant le conseil supérieur de la magistrature. Cette procédure met un terme à toutes discussions parlementaires. Par conséquent, les articles 16 et 17 du projet de loi organique sont en contradiction avec la Constitution.