La plateforme de création d’entreprises en ligne enfin généralisée

Cette plateforme électronique constitue une interface unique pour toutes les démarches requises pour la création d’entreprises, auprès des administrations et organismes concernés, à savoir l’OMPIC, le ministère de la Justice à travers les tribunaux chargés des registres locaux du commerce, le Secrétariat général du gouvernement à travers l’imprimerie officielle, la Direction générale des impôts (DGI) et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), précise un communiqué de l’OMPIC.

Et de rappeler que le lancement du projet de création des entreprises par voie électronique a été mené de façon progressive, notant que sa mise en œuvre a été précédée, en février 2023, d’une phase pilote qui a concerné en premier lieu la ville de Rabat et les professionnels concernés (notaires, avocats, experts-comptables et comptables agréés) pour être étendue en 2024 à Casablanca, Marrakech, Agadir, Tanger, Fès, Oujda, Laayoune, Beni Mellal et Dakhla avant d’être généralisée à toutes les villes du Royaume.

Depuis son lancement, plus de 12.000 entreprises ont été créées électroniquement via cette plateforme et plus de 2.400 professionnels se sont inscrits en vue d’utiliser les services fournis, fait savoir la même source.

Ce projet s’est accompagné d’une réforme importante du cadre juridique relatif à la création et à l’accompagnement des entreprises par voie électronique, articulée autour de trois lois, de deux décrets et de deux arrêtés.

Création en ligne des entreprises. Le service généralisé à tout le Maroc fin février

Ne plus avoir à se déplacer pour créer son entreprise : cette ambition est devenue une réalité avec la plateforme DirectEntreprise, lancée par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC). L’objectif affiché est de simplifier et d’accélérer les procédures administratives afin d’encourager l’investissement et d’améliorer la compétitivité des entreprises.

Généralisation totale d’ici fin février

Le déploiement du service de création des entreprises en ligne continue de s’étendre progressivement. Après une phase pilote à Rabat en février 2023, le service couvre désormais une trentaine de localités et atteindra l’ensemble du territoire d’ici fin février 2025.

Contacté par Médias24, l’OMPIC précise qu’il ne reste plus qu’à déployer le service au niveau des tribunaux de première instance de trois régions seulement. Il s’agit de la région Guelmim-Oued Noun où le service sera lancé le 24 du mois en cours, mais aussi de la région de DraâTafilalet (le 26 février 2025) et de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra où le service sera déployé le 28 février.

Suite au lancement de sa phase pilote, à Rabat, en février 2023, ce service a été étendu aux tribunaux de commerce de Marrakech, Agadir, Tanger, Fès, Oujda et Casablanca entre janvier et février 2024. Progressivement, les tribunaux de commerce d’autres villes ont pu en bénéficier. Il s’agit notamment de Dakhla, Béni Mellal et Laâyoune, en septembre 2024.

Le déploiement a ensuite été étendu aux tribunaux de première instance à partir de décembre 2024 dans la région de Casablanca-Settat, avant de se généraliser progressivement à d’autres régions depuis janvier 2025.

Plus de 10.600 entreprises créées en deux ans

Durant toutes ces phases, plus de 10.600 entreprises ont été créées en ligne. C’est ce que nous indique l’OMPIC qui précise, par ailleurs, que 2.300 professionnels (notaires, avocats, experts-comptables) se sont inscrits sur la plateforme.

Il convient de rappeler que l’OMPIC gère la plateforme et la mise en œuvre de ce projet en collaboration avec plusieurs administrations :
• Le ministère de la Justice, via les tribunaux chargés des registres du commerce.
• le Secrétariat général du gouvernement, via l’Imprimerie officielle.
• La Direction générale des impôts et la Caisse nationale de sécurité sociale, pour assurer l’intégration fiscale et sociale des nouvelles entreprises.

“Le projet de création et d’accompagnement des entreprises par voie électronique au Maroc vise à améliorer l’environnement des affaires, à encourager l’investissement et à renforcer la compétitivité des entreprises nationales. Pour atteindre ces objectifs, une plateforme électronique a été mise en place pour dématérialiser et simplifier les procédures administratives relatives à la création et à la vie des entreprises”, nous indique-t-on de même source.

Pour rappel, cette transition numérique repose sur un cadre juridique adapté. Il s’agit de :

Plusieurs décrets et arrêtés d’application ont suivi, dont :

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Création en ligne des entreprises : des textes promulgués, d’autres attendus

Bloquée en attendant la publication des textes législatifs nécessaires, la plateforme “directentreprise.ma” est désormais largement utilisée, notamment par les professionnels.

Il convient de rappeler qu’entre mars et septembre 2024, deux nouveaux textes ont vu le jour pour compléter l’arsenal législatif relatif à la création en ligne des entreprises, encadrant ainsi l’usage de la plateforme gérée par l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) et qui semble satisfaire ses utilisateurs.

Dix juridictions concernées

Après l’adoption du décret d’application de la loi 88-17 en mars 2024 (n°2.22.92), un récent arrêté a été publié au Bulletin officiel du 23 septembre 2024 (n°7337). Celui-ci porte sur la liste des juridictions concernées par la création des entreprises en ligne. Il s’agit de tribunaux commerciaux de première instance dans chacune des dix villes suivantes : Rabat, Casablanca, Fès, Oujda, Tanger, Marrakech, Béni Mellal, Agadir, Laâyoune et Dakhla.

Même si d’autres textes sont attendus pour compléter cet arsenal juridique conformément à ce que prévoit le décret 2.22.92, l’avancement de la digitalisation de cette procédure permet déjà aux utilisateurs de créer leurs entreprises à distance.

Une plateforme opérationnelle

“La plateforme ‘directentreprise.ma’ est opérationnelle depuis trois ans, mais à l’époque, elle était limitée à la demande du nom commercial. Depuis le mois de juin, je l’utilise pour toutes les formalités relatives à la constitution de la société”, indique à Médias24 une source professionnelle. “Les clients signent et légalisent les documents juridiques et nous saisissons toutes les informations requises par la plateforme. Nous téléversons les documents juridiques, procédons à la validation, au paiement, et c’est tout”.

Concernant le temps d’attente, notre source indique qu’il faut compter “une dizaine de jours”. Par la suite, “l’on reçoit, au fur et à mesure, des e-mails d’information concernant l’avancement du traitement du dossier et les documents disponibles et téléchargeables, comme l’attestation d’enregistrement des statuts, les attestations du Registre de commerce, l’IF, etc. De plus, l’équipe technique continue d’assister les utilisateurs et reste à notre écoute”.

Selon cette même source, seule l’annonce légale reste à faire par le concerné (qu’il soit directement intéressé ou qu’il s’agisse d’un professionnel ou un mandataire).

Par ailleurs, notre interlocuteur note que “le contrat de la domiciliation ou le procès-verbal de l’assemblée générale constitutive doivent être enregistrés au bureau d’enregistrement avant de les téléverser sur le site. Ce qui n’est pas le cas des statuts qui sont enregistrés par les services de la plateforme sur cette dernière”. C’est le seul point que déplore notre interlocuteur qui se dit “impatient que de nouveaux services soient lancés”.

Il convient de rappeler que si cette plateforme était tant attendue, c’est parce qu’elle a pour objectif de faciliter l’échange des données et des documents entre les administrations et les instances concernées, mais aussi de décharger les citoyens de la présentation physique de ces documents.

D’autres services attendus

Le décret adopté en Conseil de gouvernement en mars dernier encadre les modalités et les formalités de création d’entreprises en ligne, ainsi que leur accompagnement. Il prévoit des dispositions relatives à la déclaration de création d’une entreprise, faite par le concerné, son mandataire ou un professionnel qui s’enregistrent sur la plateforme pour créer et obtenir un nom d’utilisateur et un mot de passe.

Selon ce décret, l’identité de l’utilisateur est vérifiée à travers le portail national de l’identité numérique. Le compte est activé après la signature d’un engagement mis à la disposition de l’utilisateur via la plateforme électronique. Ensuite, le concerné remplit le formulaire relatif à la procédure choisie, auquel il devra joindre les documents prévus dans l’annexe du décret, en fonction des cas.

Il convient de noter qu’il sera possible, pour l’utilisateur, de compléter une déclaration ou de la modifier. Il pourra également signer électroniquement le dossier déposé en ligne sur la plateforme. Celle-ci met à sa disposition un guide dans lequel figurent toutes les modalités d’accès et d’utilisation.

Ce sont ces services “prévus pour le futur” que notre interlocuteur, comme ses confrères, attendent impatiemment. “Cela va nous permettre de procéder aux modifications en ligne et d’éviter d’attendre le délai de traitement de nos demandes qui sont actuellement prises en charge par un bureau de l’Ordre des experts comptables au sein du tribunal de commerce. Nous n’avons plus besoin de prendre des rendez-vous en ligne pour déposer nos dossiers de modification du registre de commerce, mais le problème est que le temps de traitement est long”.

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