Affaire Dimagaz : Crédit Agricole arrache une contre-expertise

Insatisfaite du montant déterminé par la première expertise judiciaire dans le litige l’opposant à Dimagaz – 197,5 millions de dirhams contre plus de 315 MDH réclamés –, Crédit Agricole du Maroc a obtenu une contre-expertise. Le tribunal de commerce de Casablanca l’a ordonnée par un jugement avant dire droit rendu le 23 octobre.

La nouvelle mission a été confiée à Abdelmajid Rais, expert notamment connu pour son intervention en tant que syndic chargé du redressement du groupe City Club. De leur côté, les parties se retrouveront le 20 novembre pour la prochaine audience.

Si Crédit Agricole et Dimagaz ainsi que ses dirigeants sont les parties principales au litige, le dossier compte également plusieurs intervenants appelés en cause par la défenderesse, dont la conservation foncière et la Banque nationale pour le développement économique (BNDE).

Dans le cas de la BNDE, Dimagaz soutient que la banque – aujourd’hui en liquidation – aurait été impliquée dans le crédit litigieux, une hypothèse écartée par la première expertise.

En parallèle, Crédit Agricole a déjà diligenté plusieurs saisies conservatoires et exécutoires sur les biens de l’entreprise, mais aussi sur le patrimoine personnel de son dirigeant Najib El Jirari, poursuivi en qualité de garant.

Parmi toutes les banques en contentieux avec Dimagaz, Crédit Agricole est la dernière à attendre une décision judiciaire pour conforter sa créance. Les autres établissements (notamment Bank of Africa, Saham Bank, Banque Centrale Populaire ou Attijariwafa bank) ont déjà obtenu des jugements définitifs dans leurs actions respectives. Le total de ces créances avoisine les deux milliards de dirhams.

En attendant l’issue du volet Dimagaz, Crédit Agricole a déjà obtenu un jugement favorable contre sa société sœur Sonomac. La banque a provoqué la condamnation de cette entité du groupe El Jirari à lui verser 139,5 MDH. Son dirigeant, Najib El Jirari, devra s’acquitter personnellement de 120 MDH au profit du même demandeur.

Affaire Dimagaz : l’expertise coupe dans la créance de Crédit Agricole

197,5 millions de dirhams : c’est le montant retenu par l’expertise judiciaire au profit de Crédit Agricole du Maroc (CAM) dans son conflit face à Dimagaz, apprend Médias24 de source proche du dossier.

L’expertise a été versée le 8 septembre devant le tribunal de commerce de Casablanca. Les parties préparent leurs observations quant aux conclusions du rapport dressé par l’expert Abdellatif Aissi. Une audience décisive est prévue pour ce jeudi.

Le montant est inférieur à la créance réclamée par la banque, qui table sur plus de 315 MDH. Médias24 est en mesure d’annoncer que CAM, insatisfait, prépare une demande de contre-expertise.

CAM dirige son action en paiement contre Dimagaz en tant que créancier principal, mais souhaite obtenir une condamnation solidaire de ses administrateurs, dont le dirigeant Najib El Jirari.

Parmi les parties au litige, on note la présence de la Banque nationale pour le développement économique (BNDE), une structure pourtant en liquidation depuis 2007.

Cette entité a été appelée en cause (intervention forcée) par Dimagaz, qui estime que cet établissement est concerné par les contrats de crédits litigieux. Réfutées par la défense de la BNDE, ces prétentions ont également été écartées par l’expertise judiciaire, laquelle attribue lesdits contrats à CAM.

L’expertise, si elle éclaire les juges, n’engage pas ces derniers sur leurs décisions qui relèvent de « l’intime conviction ».

CAM n’est pas l’unique banque en contentieux avec Dimagaz.

Le distributeur de gaz butane fait face à de nombreux contentieux, pour un endettement total dépassant les 2 milliards de dirhams.

Liée à Dimagaz, Sonomac dans le collimateur des banques

Après Dimagaz, c’est au tour de sa société sœur, Sonomac (Société du nord marocain pour le commerce et l’industrie), de tomber sous les coups des créanciers. Le tribunal de commerce de Casablanca vient de condamner cette entité du groupe El Jirari à verser 139,5 millions de DH à Crédit Agricole du Maroc. Son dirigeant, Najib El Jirari, devra s’acquitter personnellement de 120 MDH au profit du même demandeur.

Le jugement a été rendu le 17 juillet 2025. Il fait suite à une action en paiement initiée trois mois plus tôt par Crédit Agricole du Maroc. Et intervient quelques mois seulement après la mise en redressement judiciaire de Sonomac, actée après la résiliation de son plan de sauvegarde.

Sonomac n’en est pas à son premier contentieux bancaire. Début 2025, ce distributeur de gaz essuyait déjà une condamnation de 37 MDH au profit de Banque Populaire Fès-Meknès. À l’époque, elle avait été reconnue débitrice solidaire aux côtés de Dimagaz et de Najib El Jirari.

Active depuis les années 1970 dans le secteur du GPL, Sonomac est notamment propriétaire de la marque Zerga. Jusqu’au début des années 2010, elle affichait un chiffre d’affaires annuel compris entre 200 et 500 MDH, avec des résultats bénéficiaires.

Aujourd’hui en redressement, Sonomac bénéficie d’une période d’observation de huit mois, en attendant l’adoption éventuelle d’un plan de continuation, d’une cession ou d’une liquidation. Le choix du tribunal dépendra du bilan économique et social établi par le syndic Samir Joudi.

Mais Sonomac n’est qu’un maillon d’un ensemble plus vaste. Depuis plusieurs années, les banques marocaines poursuivent une à une les sociétés du groupe El Jirari, à commencer par Dimagaz, l’entité historique, au centre du contentieux.

Les premières procédures remontent à 2020, avec une série d’actions judiciaires engagées contre Dimagaz et Najib El Jirari, donnant lieu à de multiples condamnations et à des saisies d’actifs, notamment des terrains agricoles hypothéqués dans plusieurs régions du Maroc.

Selon les éléments révélés par Médias24, la dette bancaire cumulée de Dimagaz dépasse les 2 milliards de DH, répartie entre plusieurs établissements : 1,1 MMDH pour Banque Populaire, 332 MDH pour Bank of Africa, 315 MDH pour Crédit Agricole du Maroc, 205 MDH pour Société Générale Maroc (devenue Saham Bank), entre autres.

Le contentieux s’est depuis étendu à d’autres sociétés du groupe, dont Sonomac et Salama, également visées par des procédures engagées par les créanciers bancaires.

La structure du groupe reste difficile à reconstituer. Jusqu’en 2018, Dimagaz contrôlait directement Sonomac et Salama, avant de céder ses participations à une entité familiale faîtière, Al Munjarid SARL. Ces opérations ont été contestées par des actionnaires minoritaires, qui ont saisi la justice pour abus de biens sociaux et présentation d’états financiers falsifiés.

En ce sens, deux procédures ouvertes devant le tribunal de Meknès ont donné lieu à des jugements rendus en décembre 2023 et mars 2024, qui ont constaté l’extinction de l’action publique pour prescription.

Affaire Dimagaz : le Crédit agricole veut 315 MDH, une expertise en cours

Empêtrée dans les dettes bancaires, Dimagaz est sous pression. Le distributeur de gaz dirigé par la famille El Jirari attend un nouveau jugement dans un dossier qui l’oppose au Crédit agricole du Maroc.

En cours depuis novembre 2023, le procès vient de connaître un tournant majeur. Le tribunal de commerce a ordonné une expertise pour vérifier le bien-fondé de la créance invoquée par la banque, soit plus de 315 millions de dirhams.

Actée le 20 mars 2025, la mission a été confiée à Abdellatif Aissi, fondateur du cabinet de conseil Juristec. L’intéressé procédera à une « expertise bancaire ». Ses honoraires devront être réglés dans les quinze jours par CAM. L’examen du dossier se poursuivra quant à lui le 17 avril 2025.

Le Crédit agricole du Maroc a dirigé son action en paiement contre Dimagaz, mais également contre son dirigeant Najib El Jirari en sa qualité de caution personnelle. D’autres membres de la fratrie El Jirari sont mis en cause par la banque pour les mêmes motifs. Pour l’établissement bancaire, l’objectif est d’obtenir le paiement solidaire de ses adversaires.

En attendant le jugement, CAM a déjà procédé à la saisie de plusieurs biens appartenant à Najib El Jirari. L’opération la plus récente remonte au 6 mars 2025. Elle concerne la vente aux enchères d’un terrain de 15 hectares situé dans la province de Fkih Ben Salah, proposé pour un prix initial de 1,5 MDH. La vente aux enchères est programmée pour le mercredi 26 mars et se tiendra au tribunal de première instance de la même ville.

À vrai dire, CAM se livre à une course au remboursement impliquant plusieurs établissements de la place. Entre BCP, AWB, BOA, SGMB, Dimagaz totalise une dette bancaire avoisinant les 2 milliards de dirhams. Contrairement au CAM, toutes ces banques ont déjà obtenu des jugements validant leurs créances respectives.

Certaines, comme BOA, ont même déjà concrétisé des ventes judiciaires visant des biens de Najib El Jirari. Le patrimoine de ce dernier est valorisé à plus de 100 MDH, rien que pour les biens recensés par BOA.

Crédit Agricole du Maroc : 29% de croissance du PNB consolidé en 2024

Selon le communiqué financier, à fin 2024, l’encours des crédits distribués par le CAM s’élève à 118 MMDH, en hausse de 4% par rapport à fin 2023, où il s’établissait à 113 MMDH.

Cette performance confirme l’engagement du groupe en faveur du financement de l’ensemble des secteurs économiques, avec un accent particulier sur la petite agriculture, confrontée à des défis majeurs comme le déficit hydrique et les effets des changements climatiques.

Côté épargne, l’encours mobilisé par le CAM atteint 117 MMDH, soit une progression de 9% par rapport à fin 2023.

La collecte nette des dépôts à vue a augmenté de 18%, tandis que les dépôts à terme ont reculé de 11%, reflétant une amélioration de la structure des dépôts de la banque.

Le produit net bancaire social du CAM s’élève à 1,2 MMDH au quatrième trimestre 2024, en progression de 27% par rapport au même trimestre de 2023, où il s’établissait à 0,9 MMDH.

Sur l’ensemble de l’année, le PNB social atteint 4,5 MMDH, soit une hausse de 32% par rapport à l’exercice précédent, où il s’élevait à 3,4 MMDH.

Le PNB consolidé, quant à lui, affiche une progression de 31% au quatrième trimestre 2024, atteignant 1,3 MMDH, contre 1 MMDH au quatrième trimestre 2023.

Sur l’année, le PNB consolidé s’établit à 4,8 MMDH, en hausse de 29% par rapport à 2023, où il s’élevait à 3,7 MMDH.

Ces performances s’expliquent principalement par la progression des revenus des activités de marché et l’amélioration de la structure des dépôts de la banque. Le Crédit Agricole du Maroc confirme ainsi sa position de leader dans le secteur bancaire marocain, avec une stratégie axée sur le soutien à l’économie et l’innovation durable.

Parmi les faits marquants de l’année, le CAM a renforcé ses fonds propres réglementaires grâce à l’émission réussie d’un emprunt obligataire subordonné d’un montant de 1 MMDH, destiné aux institutionnels. Cette opération s’inscrit dans une stratégie visant à consolider la position financière du groupe.

En outre, le CAM a signé un partenariat stratégique avec l’Agence française de développement (AFD) pour soutenir l’investissement et l’innovation dans le secteur agricole. Ce partenariat vise à accompagner les opérateurs économiques dans leur transition écologique, renforçant ainsi l’engagement du CAM en faveur d’une agriculture durable et résiliente.

Le groupe a également conclu un accord de prêt de 50 millions d’euros avec la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Ce financement est destiné à soutenir les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), dont 65% sont situées dans les zones touchées par le séisme d’Al Haouz en septembre 2023.

AFD-Crédit Agricole du Maroc : 2,1 millions d’euros pour soutenir la transition écologique des agriculteurs

Suite à la signature en avril 2024 au SIAM de deux conventions de crédit (70 M€) entre l’Agence française de développement et le Crédit Agricole du Maroc (CAM) en faveur de l’agriculture durable et résiliente, les deux institutions renforcent leur partenariat à travers le financement d’un programme d’assistance technique pour un montant total de 2,1 millions d’euros destiné à accompagner les agriculteurs éligibles au financement du CAM, indique un communiqué conjoint.

Le nouveau programme a été lancé le 29 novembre 2024 en présence de Mohamed Fikrat, président du directoire du Crédit Agricole du Maroc, de Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc et de Quiterie Pincent, directrice de la représentation de l’Agence française de développement à Rabat.

Centré sur l’utilisation rationnelle de l’eau d’irrigation ainsi que sur l’amélioration de la gestion des risques climatiques, sociaux et environnementaux par le CAM, ce programme d’assistance technique permet également de promouvoir et d’inciter financièrement des projets innovants, s’inscrivant dans le programme Istidama porté par le CAM (économies d’énergie et production d’énergies renouvelables, développement de l’agriculture biologique et valorisation des déchets), poursuit le communiqué.

« Dans un contexte de changements climatiques, ce partenariat renforcé permettra au groupe CAM de poursuivre son engagement au service de la résilience de l’agriculture marocaine en accompagnant les opérateurs économiques dans leur transition écologique », a déclaré Mohammed Fikrat, président du directoire du CAM, cité dans le communiqué.

Quiterie Pincent, directrice de la représentation de l’AFD au Maroc, a souligné : « Avec ce nouveau programme d’appui, qui mobilise pour une  partie des ressources provenant du Fonds Vert pour le Climat, nous approfondissons un partenariat qui va de l’avant depuis plus de 10 ans, au service de l’adaptation de l’agriculture marocaine au changement climatique ».

Crédit Agricole du Maroc lance son offre d’affacturage à travers sa filiale « CAM Factoring »

Lancée lors d’une cérémonie sur le thème « L’affacturage, un financement innovant au service d’un développement durable », en présence notamment du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Mohammed Sadiki, du président du directoire de Crédit Agricole du Maroc (CAM), Mohamed Fikrat, et du gouverneur de la préfecture de Meknès, Abdelghani Sebbar, cette nouvelle offre vient compléter la palette des produits proposés par le groupe bancaire en vue de financer le cycle d’exploitation des entreprises.

À travers « CAM Factoring », le groupe CAM s’engage à soutenir activement la croissance et la prospérité des activités de ses clients, plus particulièrement celles liées aux secteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie, en offrant des services financiers flexibles et compétitifs.

Cette filiale de CAM offre des solutions d’affacturage sur mesure, adaptées aux besoins de financement à court terme des entreprises, améliorant ainsi la gestion de leur trésorerie tout en réduisant le risque de crédit lié à leurs débiteurs, via une plateforme digitalisée performante.

S’exprimant à cette occasion, Sadiki a mis l’accent sur l’importance du lancement de « CAM Factoring » dans le soutien aux investisseurs, producteurs et acteurs du secteur agricole, rappelant que le groupe CAM a pu diversifier son offre avec plus de 200 produits bancaires, chacun étant adapté à une catégorie spécifique de clients et aligné sur les programmes de soutien de l’État.

De son côté, Mohamed Fikrat a mis l’accent sur l’importance du Factoring en tant que produit financier essentiel hautement sollicité sur le marché, notamment dans les secteurs agricole et agribusiness, où la gestion de trésorerie est cruciale.

Il a, dans ce sens, expliqué que le Factoring permet à la banque, sur présentation d’une facture et d’un dossier répondant à certaines conditions, de débloquer une grande partie du montant de la facture avant d’être remboursée à l’échéance. Ce service facilite la gestion quotidienne des entreprises, favorisant ainsi leur fluidité opérationnelle et renforçant leur résilience.

À son tour, le président de l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF), Abdellah Benhamida, a mis en exergue la pertinence du Factoring en tant que mode de financement alternatif qui connaît une demande croissante de la part des entreprises marocaines visant à soutenir leur cycle d’exploitation.

Et de préciser qu’actuellement, le marché du Factoring au Maroc est composé de huit opérateurs, dont quatre sont membres de l’APSF.

(Avec MAP)

2e édition du concours Green Start-up dédié à l’entrepreneuriat vert au Maroc

Ce concours vise à promouvoir l’entrepreneuriat vert au Maroc en soutenant les initiatives innovantes des jeunes, qui allient développement économique et préservation des ressources forestières, conformément à la stratégie Forêts du Maroc 2020-2030, souligne un communiqué de l’Agence nationale des eaux et forêts.

 

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 17 mai 2024 pour les jeunes porteurs de projets innovants dans la conservation et la valorisation des ressources forestières, avec un accent sur l’impact environnemental, économique et social, notamment dans les zones rurales et montagneuses.

Les cinq lauréats sélectionnés recevront des prix pour soutenir le développement et la réalisation de leurs projets.

Ce concours est organisé en partenariat avec le groupe Crédit Agricole du Maroc, l’Agence allemande de la coopération internationale (GIZ) et le Green Energy Park de l’Université Mohammed VI Polytechnique.

Crédit Agricole du Maroc signe des partenariats avec quatre associations professionnelles

Il s’agit de :

– l’Association de la zone industrielle d’Ain Sebaâ Hay Mohammadi (AZIAN), créée en 2016 pour donner une nouvelle impulsion de développement et représenter l’ensemble des acteurs économiques de la zone industrielle.

– la Fédération nationale de la santé (FNS), qui représente les fabricants de produits pharmaceutiques génériques.

– l’Association marocaine du médicament générique (AMMG), qui offre des solutions alternatives sûres, efficaces et à la portée du malade marocain.

– l’Association professionnelle des industries céramiques (APIC), créée il y a plus de vingt-cinq ans, regroupe la quasi-totalité des industriels opérant dans le secteur céramique avec une capacité de production annuelle de 100 millions de m².

Grâce à ces conventions, les adhérents de ces associations, ainsi que leurs salariés, bénéficieront d’offres de financement spécifiques adaptées à leurs différents besoins avec des conditions tarifaires avantageuses sur ses produits de financements et ses services bancaires.

Plus de 7 MMDH mobilisés par le Crédit agricole pour le financement de la campagne agricole 2021-2022

Ces chiffres ont été dévoilés par le Crédit Agricole du Maroc (CAM), en présence de Mohammed Sadiki, ministre de l’Agriculture, lors de la cérémonie de lancement de la campagne agricole 2022-2023, organisée ce mercredi 19 octobre dans la commune rurale d’Aghbalou Aqourer, à une dizaine de kilomètres de Sefrou.

Pour le financement de la campagne agricole 2021-2022, le groupe Crédit agricole a mobilisé 7,3 MMDH de prêts dont 6,8 MMDH ont été accordés via Crédit Agricole du Maroc (CAM), 333 MDH l’ont été via la filiale Tamwil El Fellah et 216 MDH par la Fondation ARDI.

En ce qui concerne le bilan du financement accordé par la banque dans le cadre du programme d’urgence pour réduire l’impact de la sécheresse, le montant des prêts accordés a atteint 5,74 MMDH, répartis comme suit :

S’agissant des prêts accordés en tant qu’avance sur le déblocage des subventions du Fonds de développement agricole (FDA), d’un taux d’intérêt de 3,5%, le CAM a mobilisé 2,5 MMDH à septembre 2022. Un chiffre en constante augmentation en comparaison avec les années précédentes.

Les avances à fin septembre 2022 dépassent ce qui a été réalisé tout au long de l’année 2021 et des années précédentes :

Concernant le bilan du programme “Al Moustatmir Al Qaraoui”, le volume de prêts débloqués fin août 2022 atteint 777 MDH. Ce programme a pour objectifs d’accompagner financièrement des entreprises et de les conseiller en matière de croissance et de création d’emplois.

La BEI appuie le Crédit Agricole du Maroc dans l’évaluation des risques climatiques

Cette assistance technique a été lancée lundi 12 septembre par la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque du climat et le Crédit Agricole du Maroc (CAM).

D’une durée de 18 mois, cette mission d’appui aidera le CAM à améliorer sa méthodologie d’évaluation des risques physiques et de transition liés au climat, ainsi qu’à mettre en place un système de reporting et de publication conforme aux meilleures pratiques internationales.

Ce nouvel appui s’inscrit dans le cadre du partenariat signé entre la BEI et le CAM en septembre 2020, portant sur un financement de 200 millions d’euros au profit des entreprises marocaines dans le secteur de l’agriculture et de la bio-économie.

Cet appui permettra de renforcer la capacité du CAM à mieux se préparer aux risques liés au changement climatique et à l’évolution des réglementations nationales et internationales, peut-on lire dans un communiqué conjoint.

Il s’agira notamment de développer des outils d’analyse du portefeuille du CAM dans une perspective de finance verte, et de fournir un manuel de processus pour un système d’évaluation et de mesure des risques.

Crédit Agricole du Maroc : levée de 1,5 MMDH à travers deux émissions obligataires

Le Crédit Agricole du Maroc a mobilisé avec succès 1,5 milliard de dirhams auprès des institutionnels lors de deux émissions obligataires clôturées le 15 juillet 2022. Il s’agissait de deux émissions distinctes :

– émission obligataire subordonnée pour 1,2 milliard de DH ;

– émission obligataire subordonnée perpétuelle pour 300 millions de DH.

Grâce à ces deux émissions, le Crédit Agricole du Maroc a procédé au renforcement de ses fonds propres, en ligne avec le plan d’action spécifique aux ratios réglementaires. Il se donne ainsi les moyens de financer et d’accompagner le monde rural et le secteur agricole et agro-industriel.

A ce titre, la Banque ambitionne d’étendre encore plus son engagement citoyen à travers la multiplication des actions et des initiatives en faveur du développement de l’économie nationale et du secteur agricole et rural, et plus spécifiquement en faveur de l’entrepreneuriat et des TPME dans le monde rural.